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Paris, le 27 octobre 2008
par l’académie de Bordeaux
L’appel
à la mobilisation pour la défense de l’éducation nationale contre les réformes
du gouvernement a été entendu. Déterminés, nous étions 80 000 le 19 octobre à
manifester dans les rues de Paris pour dire « non » au dépeçage de
l’école par la politique de Darcos.
Ce dimanche 19 octobre, le soleil est
au rendez-vous et inonde la place d’Italie, lieu de départ du cortège. Chacun
sort son drapeau, sa banderole… On cherche les collègues, les copains, son
département.
Au 45 avenue des
Gobelins, c’est le lieu de rassemblement de l’Aquitaine. Des éclats de fanfare
résonnent joyeusement. C’est le 64 qui a monté une mini bandas. Le cortège
s’ébranle dans la musique. Enseignants de l’école maternelle à l’université,
parents, lycéens, étudiants, quelques élus défilent au coude à coude.
Solidaires, ils dénoncent tous la rentrée 2008 avec ses
11 200 postes de
moins. Ils dénoncent les suppressions annoncées pour la rentrée 2009 qui
s’élèveront à 13 500 postes. Ils dénoncent la carte scolaire. Ils dénoncent la suppression des RASED. Ils
dénoncent la réforme du lycée à venir… Solidaires, ils sont venus de toute la
France pour défendre l’Ecole, service public le plus important.
De 2004 à
l’horizon 2009, ce sera une perte sèche de
35 000 postes que
subiront les collèges et lycées. Et en 2012, ce seront 40 000 postes
supplémentaires qui auront été laminés. Des classes, des sections, des filières
professionnelles ferment. Les classes de langues se retrouvent à 30 élèves et
plus, les profs avec plus de 8 classes à gérer dans leur semaine. Les collègues
que l’on rencontre dans le cortège nous confient : « c’est de plus
en plus dur. Il faut tout le temps être au top ! Devant 25 ou 30 élèves,
nous n’avons pas le droit à une faiblesse ». D’autres parlent de la
recrudescence des incivilités. Une autre des pressions diverses… Un couple de
parents parisiens nous arrêtent pour discuter des coups portés par ce
gouvernement sur tous les services publics.
Alors oui, nous
nous sommes levés de bonne heure, les tarbais à 4 heures du matin, mais nous
vivons intensément cette manifestation, ces rencontres et ces discussions. Nous
ne sommes pas seuls.
Parents, personnels de l’école, élèves, tous ces
porteurs de banderoles croient en une Ecole de la République qui laisse à tous
les mêmes chances. 47 organisations ont réussi leur rendez-vous pour
« défendre l’école et son avenir ». La lutte ne fait que commencer,
nous reviendrons.
Suite à une erreur de notre part, le tableau
publié dans le journal 46 en page 11 reprenait les chiffres de l’année
précédente. Voilà donc les bons chiffres pour les heures supp’.
Heures supplémentaires en euros Catégorie Code 1ère heure HSA HSA HSE PLP HC 78 1 402,02 1 168,35 40,57 PLP
CN 14 1 274,57 1 062,14 36,88 MA1 47 1 083,44 902,87 31,35 MA2 54 972,06 810,05 28,12 MA3 61 851,82 709,85 24,64 CONTRACTUEL
1ère catégorie 122 1499,86 1249,88 43,39 CONTRACTUEL
2ème catégorie 119 1287,23 1072,68 37,24 CONTRACTUEL
3ème catégorie 97 1191,03 992,52 34,46
Mutations 2009
Respecter l’égalité de traitement, la
transparence et le paritarisme

Le ministère vient de communiquer aux
organisations syndicales le projet de note de service sur les mutations 2009.
Si elles étaient entérinées, les dispositions nouvelles qu’il contient
aboutiraient à soustraire de fait les mutations et affectations des personnels
du second degré à tout contrôle et à tout examen contradictoire avec les élus
du personnel dans les commissions paritaires. Ce projet ouvre la porte à des
affectations discrétionnaires, à une individualisation des situations en dehors
de toute transparence et sans garantie de règles communes et équitables,
notamment avec :
· des barèmes totalement indicatifs ;
· la généralisation du profilage des postes attribués « hors
barème » ;
· la fin d’un mouvement commun à tous en
traitant « à part » les affectations des néo-titulaires, les
rapprochements de conjoints… et toute situation individuelle qui serait jugée
particulière par les recteurs, y compris en dehors des commissions paritaires.
C’est donc la porte ouverte au fait du
prince, à tous les passe-droits et clientélismes.
Au printemps dernier, nous avons réussi,
ensemble, à imposer à la fonction publique le retrait d’un texte gouvernemental
qui visait à supprimer définitivement tout rôle aux CAP en matière de mutation.
Aujourd’hui, face à cette nouvelle tentative, nous exigeons un mouvement
fondé sur des règles et des barèmes :
·
prenant en compte la diversité des situations de manière
équilibrée,
·
garantissant la transparence et l’égalité de traitement
pour tous les collègues,
·
permettant aux élus du personnel d’exercer un véritable
contrôle sur les décisions de l’administration.
Les soussignés exigent que le ministère
abandonne son projet et revienne aux principes qui fondent le paritarisme.
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SIGNATURE |
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Pétition à renvoyer
au SNUEP-FSU 12 RUE CABANIS 75014 PARIS
Intervention
de René Pasini pour la FSU
Au
conseil supérieur de l’éducation du 23 octobre 2008
Monsieur
le Directeur,
Mesdames
et Messieurs les membres du CSE
L’ordre du jour de
cette séance porte essentiellement sur les projets de décrets relatifs à la
rénovation de l’enseignement professionnel. J’interviendrai donc très
rapidement sur l’orientation générale des textes qui nous sont soumis puis sur
la composition du Comité Interprofessionnel Consultatif qui nous posent
actuellement problème. Nous interviendrons plus précisément lors de l’examen de
chacun des projets de décrets.
Nous
regrettons le départ de Monsieur NEMBRINI de cette séance car nous avions des
analyses contradictoires sur les raisons du profond bouleversement de la voie
professionnelle du Service Public.
Notre syndicat de l’Enseignement
Professionnel n’a pas signé le protocole de discussion et ne se retrouve donc
pas dans le protocole d’accord. Nous avions à l’époque un désaccord profond sur
le fond et sur la forme. On ne présente pas ex nihilo, selon nous, un projet de
cette envergure sans une véritable réflexion en amont sur la voie
professionnelle. Dès septembre – Octobre 2007, les projets ministériels,
devrais je dire gouvernementaux étaient bouclés et figuraient dans les diverses
circulaires et dans le protocole de discussion. Nous avons suivi avec grande
attention les consultations qui se sont déroulées avec quelques organisations
syndicales et nous en avons examiné les aboutissements. Force est de constater
qu’aujourd’hui nous sommes de retour à la case départ puisque les textes que
nous examinons sont en parfaite adéquation avec les décisions initiales. Aucune
modification majeure n’est intervenue, ce qui montre la justesse de notre
analyse sur le processus de négociation.
Il ne suffit pas, comme le fait très souvent
Monsieur le Ministre, de donner quelques concepts généraux auxquels chacun
d’entres nous souscrit pour faire avancer la réflexion et améliorer la voie
professionnelle. Qui actuellement s’opposerait en effet à l’élévation des
qualifications ou à la lutte contre les sorties sans qualification d’un nombre
d’élèves encore trop important du système éducatif ?
Nous sommes ici pour examiner en profondeur
des dispositions qui devraient aller dans le sens de l’intérêt des élèves et
vos propositions qui ne répondent pas à une logique éducative risque d’aller
dans l’autre sens pour une frange d’élève non négligeable. Il suffit d’analyser
avec précaution les flux d’élèves issus de la classe de troisième pour se
rendre compte qu’une grande partie d’entre eux auront besoin de temps pour
appréhender le baccalauréat professionnel et se retrouver alors en situation de
réussite, situation indispensable pour la poursuite d’études. Certains élèves
peuvent sans doute préparer un baccalauréat en trois ans mais il faut maintenir
des sections de préparation en quatre années (BEP + BAC) pour une grande partie
des élèves. Comme je l’ai indiqué à la commission des lycées, il ne faut pas
adapter les élèves aux structures mais adapter les structures aux élèves. Il
est tout fait possible de proposer des parcours en quatre ans dans les lycées
professionnels.
Comme je l’ai mentionné, vous n’avez pas
modifié les dispositions initiales. Je prendrai deux exemples :
Vous maintenez les suppressions des sections
de BEP, le diplôme étant maintenu, mais ce dernier apparaît comme une
« certification intermédiaire » ce que nous contestons. Le terme de
certification apparaissait d’ailleurs dans vos textes dès la rentrée 2007. En
matière d’évaluation vous faites toujours appel au Contrôle en Cours de
Formation qui pose à nos collègues de nombreux problèmes. Nous avions demandé
depuis longtemps un bilan en la matière et des texte oserais je dire « plus moralisateur », mais nous
n’avons rien vu venir. Certes nous sommes pour la prise en compte des résultats
de l’élève en cours de scolarité, mais cela dans un autre contexte. Certes nous
devons prendre en compte les compétences dès élèves à l’occasion d’une
évaluation mais nous devrions nous assurer que les candidats ont acquis des
connaissances relatives à un programme d’enseignement.
Affirmer que les trois voies de formation
seront traitées à égale dignité est une excellente chose mais encore
faudrait-il que l’une d’entres elles, la voie professionnelle, ne soit pas
amputée d’une formation initiale de base indispensable et que des élèves soient
mis en difficulté pour poursuivre leurs études.
L’apparition d’une épreuve orale de contrôle
au baccalauréat professionnel est une bonne chose. Elle permet une certaine
équité entre tous les baccalauréats. Encore faudrait-il définir davantage les
modalités de cette épreuve qui risque de devenir une simple attribution du
diplôme alors que l’ensemble des enseignements généraux et professionnels
devraient être pris en compte.
Notre syndicat de l’Enseignement
Professionnel est demandeur d’une vraie réflexion sur la voie professionnelle
publique qui réponde aux réels besoins des élèves et qui leur permette
d’acquérir les savoirs fondamentaux qui leur permettront, non seulement des
poursuites d’études, mais de s’insérer valablement dans tous les processus de
formation continue tout au long de la vie.
Les
projets de décrets qui nous sont proposés aujourd’hui ne vont pas dans le bon
sens et nous ne pouvons exprimer que notre profond désaccord.
Sur la composition du Comité
Interprofessionnel Consultatif, nous tenons à rappeler notre demande. Par
deux fois, notre Secrétaire Général, Gérard ASCHIERI, s’est adressé par
courrier à Monsieur le Ministre en évoquant la composition de cette instance.
En effet, la FSU, première Fédération de
l’Education Nationale, n’y est pas représentée en tant que telle, alors que
les textes définissant sa composition le prévoient.
A ce jour, le Ministre n’a pas daigné nous
répondre. Il serait inadmissible qu’il ne nous réponde pas avant la prochaine
séance du C.I.C prévue pour le 8 décembre.
COMMUNIQUE DE PRESSE du 24 octobre 2008
Conseil
supérieur de l’éducation
Le SNUEP-FSU
a pris connaissance des votes émis lors de l’examen des textes relatifs à la
« rénovation de la voie professionnelle par le Conseil Supérieur de
l’Education du 23 octobre 2008. Le Conseil a donné un avis largement négatif
sur les trois textes fondamentaux.
Les orientations pour la voie professionnelle
correspondent parfaitement aux volontés ministérielles affichées dès la proposition
aux organisations syndicales d’un protocole de discussion. Il est clair que les
consultations engagées avec quelques organisations syndicales signataires n’ont
amené aucune modification majeure, contrairement d’ailleurs, à ce que tente de
faire croire un syndicat spécifique et autonome de l’Enseignement Professionnel
non représenté au CSE.
Les positions et les analyses du SNUEP-FSU s’en trouvent donc
confortées et les personnels de l’Enseignement Professionnel s’en souviendront
probablement lors des prochaines élections professionnelles.
Le SNUEP-FSU
considère comme une erreur historique la disparition des sections de
préparation au Brevet d’Etudes Professionnelles. Ce n’est pas la possibilité de
préparer un BEP, voire un CAP, lors de la préparation d’un baccalauréat
professionnel en trois ans qui sera de nature à apporter une réponse positive
aux difficultés des élèves qui nous sont confiés. Considérer le BEP comme une simple « certification intermédiaire »
validée à grand renfort de Contrôle en Cours de Formation condamne
définitivement ce niveau de qualification. Même la formation au baccalauréat
professionnel sera fragilisée et la tâche des enseignants sensiblement
alourdie.
Le SNUEP demande énergiquement au Ministre
de l'Éducation de respecter l’avis du Conseil Supérieur de l’Education et
d’engager une véritable rénovation de la voie professionnelle qui permettrait
d’apporter de réels remèdes aux sorties sans qualification en adaptant les structures
pédagogiques aux élèves et non l’inverse et en maintenant des structures
préparant au CAP et au BEP.
Le Ministre
respectera-t-il les votes du Conseil Supérieur de l'Éducation ou suivra-t-il
l’avis d’un Syndicat Général de l’Education Nationale ?
Le Bureau National du SNUEP-FSU.
Société
QUELLE
SANTE NOUS EST PROPOSEE ?
La réforme
hospitalière et le matraquage idéologique
Depuis une vingtaine d’années les pays
européens réorganisent leur système de santé mais ils le font dans une logique
de marchandisation et de privatisation.
En France, le projet de loi HPST1
va être présenté à l’assemblée nationale (fin 2008) et au sénat (début 2009).
Il s’inscrit dans une politique de changement profond de l’organisation et du
pilotage de la santé, comme de celui de la sécurité sociale. Le but essentiel
de cette réforme est de contenir les dépenses de la sécurité sociale plombée
par le déficit de recettes dû au poids des exonérations de cotisations et à une
croissance économique quasi nulle.
Bien sûr, ce projet affiche des objectifs de
santé que l’on peut partager, comme le constat des inégalités d’accès aux soins
(le dépistage en milieu scolaire, expérimentation de consultations à 9 ans et à
15 ans pour les élèves en situation de précarité, etc., voire contrôle de la
présence d’amiante dans les bâtiments pour le moment en suspens) mais il ne
donne pas les moyens financiers, humains ou organisationnels pour les mettre en
oeuvre.
Plus grave,
la nouvelle organisation hospitalière va à l’encontre de cet objectif,
les hôpitaux devront fonctionner comme des entreprises, tout en donnant de
larges pans d’activités au secteur privé. Le directeur managera un
« directoire », nommera les membres, et n’aura de compte à rendre
qu’à l’ARS2. Volonté aussi de confier des missions hospitalières
publiques aux cliniques privées, déjà mises en œuvre dans le plan
précédent « hôpital 2007 ». Les cliniques privées vont choisir
les opérations les plus rentables mais les hôpitaux laisseront aussi de côté
certains secteurs pour satisfaire aux critères d’économie de lits de l’ARS.
Certains secteurs sont regroupés dans un seul centre, comme les maternités,
annonçant la fin des hôpitaux de proximité. C’est toute la carte territoriale
qui est remise en cause par les restructurations hospitalières.
Les répercussions sont aussi sur la prise en
charge. L’Etat affirme, ici comme ailleurs, « le partage des
risques », qui n’est en fait que le transfert de pans entiers de la
sécurité sociale sur les organismes complémentaires. Nous voyons resurgir le
lobbying des assurances privées renforçant encore l’inégalité des personnes
devant la santé.
Ce
n’est pas ce type de santé que nous voulons.
Le SNUEP-FSU refuse de voir la
solidarité réduite à des minima compassionnels ou charitables, ou à une prise
en charge seulement des malades (déremboursements, franchises, ticket
modérateur…). Le SNUEP-FSU souhaite une réforme du système de santé qui
permette l’égalité de tous dans l’accès aux soins, ce qui suppose aussi de
donner une place plus grande à la prévention. Le SNUEP-FSU demande le
développement de la médecine scolaire et d’une médecine du travail digne de ce
nom, particulièrement déficiente à l’éducation nationale.
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31 articles reprenant les différents rapports (Larcher, Ritter, Valencien)
répartis en 4 titres : modernisation des établissements de santé, accès de
tous à des soins de qualité, prévention et santé publique, organisation territoriale
du système de santé ;
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Agence Régionale de Santé qui fixera des contrats
d’objectifs et donnera des moyens, c’est elle qui sera compétente pour la politique de santé et la
gestion de l’ensemble des risques, y compris le secteur sanitaire et social.
Les caisses de la sécurité sociale n’auront plus qu’un rôle de payeur.