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Paris, le 12 décembre 2008
POUR une
politique éducative ambitieuse
Paris, le 11
décembre 08
Le
service public d’Education subit des attaques tout azimut, de la maternelle à l’université,
en passant par le collège, le lycée, sans épargner les mouvements d’éducation
populaire.
L’enseignement
professionnel est lui aussi durement touché. En effet, la contre-réforme
généralisant les baccalauréats pro 3 ans et supprimant les sections BEP, se met
en place à la rentrée 2009, au détriment de la quantité et de la qualité de
formation des élèves. Ces attaques s’amplifient sur tout le territoire au
mépris des principes d’égalité entre les personnes, participant ainsi à
l’aggravation des inégalités sociales et à la ghettoïsation.
Le
SNUEP-FSU dénonce ces politiques éducatives néfastes pour tous et qui n’ont
d’autre objectif que de réaliser des économies.
Le
SNUEP-FSU exige une politique éducative ambitieuse qui permette la réussite de
tous les élèves garantissant un diplôme national et l’accès à une poursuite
d’études dans l’enseignement supérieur.
Le
SNUEP-FSU soutient les élèves, leurs parents et les personnels, déjà en lutte
dans plusieurs académies
Conseil supérieur de l’éducation du
11 décembre 2008
Cette réunion du Conseil Supérieur de
l’Education intervient au lendemain d’une nouvelle journée d’action remarquable
et dans un contexte marqué par des mobilisations multiformes. Elle intervient
aussi au lendemain d’élections professionnelles marquées par deux
caractéristiques : d’une part leur taux de participation en augmentation
montre l’attachement des enseignants aux organisations syndicales et constitue
un cinglant démenti à tous les propos ministériels qui les dénigrent ou
cherchent à les contourner ; d’autre part la FSU se trouve confirmée comme
l’organisation incontestablement la plus représentative des personnels.
Je ne peux donc laisser cette séance
s’ouvrir sans rappeler deux idées : d’abord le rejet et la contestation de
la politique aujourd’hui menée en matière d’éducation ; d’autre part
l’exigence d’une véritable écoute et d’un dialogue social respectant à la fois
les personnels et les représentants qu’ils se sont donnés.
Reprendre ce dialogue et manifester cette
écoute implique sans attendre que cessent les mesures imposées unilatéralement,
dans la précipitation et que soient faits des gestes forts, lisibles et
concrets notamment sur le budget, le maintien des RASED, la reconnaissance de
l’école maternelle, la réforme des lycées, le report d’un an des nouveaux
concours de recrutement des enseignants, le respect et la revalorisation des
différents métiers, le respect du paritarisme…
Les sujets en débat aujourd’hui nous donnent
l’exemple de ce avec quoi il faut rompre tant sur la forme que sur le
fond : il n’est pas possible qu’un
texte sur les grilles horaires des bacs pro soit présenté en Commission Spécialisée
des Lycées sans avoir été même transmis au préalable et que la concertation
en ait été réservée à des organisations qui ne représentent qu’une minorité des
personnels et nous renouvelons notre demande de report de l’examen de ces
textes. Il n’est pas plus admissible
qu’ils ignorent ce qu’est la spécificité de l’enseignement professionnel,
former le futur citoyen et le futur travailleur à travers la préparation de
diplômes à l’incontestable valeur et permettant des poursuites d’études.
Je souhaite vivement que l’on prenne
là-dessus le temps de la concertation et qu’au-delà soit entendu le message
exprimé par les personnels et leur attente d’une autre politique.
Bac Pro 3
ans
X. DARCOS décide d’en donner encore
moins aux lycéens de l’enseignement professionnel
COMMUNIQUE
COMMUN

Paris,
le 9 décembre 2008
Après avoir diminué
d’un quart le volume de la formation des lycéens en lycée professionnel en supprimant les formations BEP,
et en passant de 4 ans à 3 ans la préparation au bac pro après la 3ème,
au nom de « l’égale dignité des voies de formation », X. Darcos
décide d’en donner toujours moins !
Le ministère a
présenté en
commission des Lycées du Conseil Supérieur de l’Education, sans
concertation préalable avec l’ensemble des organisations syndicales, les
grilles qui devraient s’appliquer dès la rentrée 2009 dans le cadre de la
généralisation du BAC PRO 3 ans. En
contradiction complète avec les objectifs affichés, il décide de fragiliser l’enseignement de
certaines disciplines, risquant ainsi fortement
d’hypothéquer les poursuites d’étude dans l’enseignement supérieur. Sont
plus particulièrement touchées des disciplines d’enseignement général porteuses
de contenus culturels variés et riches comme le français, l’histoire
géographie, les arts appliqués et l’EPS.
Contrairement au
texte précédent, ce projet globalise les horaires sur trois ans et abandonne
toute référence à un horaire hebdomadaire, il ne définit rien en terme de
dédoublements nécessaires aux apprentissages, ni de projet interdisciplinaire
et renvoie toutes ces questions à l’autonomie de l’établissement. La promesse
d’une dotation supplémentaire attribuée aux LP,
toujours aléatoire, ne saurait garantir la possibilité d’assurer un
enseignement de qualité partout et l’égalité de traitement sur l’ensemble du
territoire. Il ne dit rien sur l’organisation des enseignements en liaison avec
la certification intermédiaire de niveau V.
Ce projet aboutirait
à l’annualisation du service des enseignants, qui se ferait au nom d’une
meilleure gestion administrative de la mixité des publics (scolaire,
apprentissage), dans le cadre de l’organisation en lycées de métiers, cela au
détriment des conditions de travail des enseignants, de leurs possibilités
d’investissement professionnel et de l’acquisition des contenus de formation
par les élèves.
Une
fois de plus, la spécificité de l’enseignement professionnel sous statut
scolaire
- former le futur citoyen et le futur travailleur
à travers la préparation d’un diplôme de haute qualification permettant des
poursuites d’études - est remise en cause au profit de l’immédiateté d’une
insertion dans le travail.
De
plus, contrairement, à ce qui avait été annoncé dans de nombreuses académies,
le ministre veut appliquer, dès la rentrée 2009, ces nouveaux horaires dans chacune des années du baccalauréat en 3
ans.
L’ensemble de ces
dispositions aboutira à plusieurs milliers de suppressions de postes de
professeurs enseignant en LP et à l’impossibilité d’assurer la formation des
jeunes telle que prévue dans les programmes votés il y a quelques semaines.
Le SNUEP et le SNEP
exigent, avec les organisations non signataires du protocole, le report de
l’examen du texte au CSE, assorti de l’ouverture d’une réelle négociation avec
toutes les organisations.
Le SNUEP et le
SNEP appellent l’ensemble de celles-ci à
se rencontrer au plus vite. Ils alertent immédiatement les enseignants de LP et
débattront avec eux des formes de mobilisation à engager pour des horaires
d’enseignement général en bac pro à la hauteur des exigences de formation.
HORAIRES D’ENSEIGNEMENT EN
BACCALAUREAT PROFESSIONNEL
HONTEUSE
MANIPULATION GOUVERNEMENTALE ET MINISTERIELLE
DANS UN CONTEXTE
DE GLOBALISATION
COMMUNIQUE
Paris,
le 3 décembre 2008
Alors qu’il figurait à
l’ordre du jour de la commission des Lycées du Conseil Supérieur de
l’Education, le projet d’arrêté relatif aux enseignements dans les formations
préparant au baccalauréat professionnel 3 ans, n’avait pas été communiqué aux
membres de la commission.
Le Ministère de l’Education a attendu le lendemain
des élections professionnelles pour le
rendre public sans aucune concertation officielle des organisations syndicales.
Le projet de grilles horaires (cf. documents ci-après) officialise une globalisation
totale des heures d’enseignement dans le cadre d’une autonomie accrue des
établissements. Si une organisation syndicale a cautionné, même officieusement,
cette pratique, elle devra en rendre compte.
Lors de la dernière commission des lycées, et tout particulièrement lors
de la séance du Conseil Supérieur de l’Education du 27 novembre le SNUEP-FSU avait considéré que les projets de
programmes d’enseignement ne pouvaient pas être examinés sans la présence des
grilles horaires correspondantes. On comprend mieux l’opération réalisée par le
Ministère de l’Education. Il exclue ainsi un réel dialogue social, et refuse le
débat, préférant une application dogmatique de la réforme des baccalauréats
professionnels, niant ainsi l’expression des personnels.
Le
projet d’arrêté défini un seul horaire
globalisé sur 84 semaines d’enseignement (hors période en entreprise
de 22 semaines) incluant l’ensemble des activités de projet.
Le Ministère reporte sur les établissements, la
gestion de ces volumes horaires, pour les trois années alors que des grilles
annuelles précises devraient être définies.
Ces volumes horaires se révèlent, en première lecture,
insuffisants pour assurer l’enseignement des contenus des programmes et parfois
en retrait de certains volumes actuels
Le SNUEP-FSU considère qu’il s’agit là, tant sur le fond que sur la
méthode, d’une scandaleuse agression de la voie professionnelle et de ses
personnels.
Le SNUEP-FSU refusera toute annualisation des services des enseignants.
Le SNUEP-FSU combattra aussi toute attaque des diplômes nationaux
véritable garantie pour les élèves.
Le
Secrétariat National du SNUEP-FSU
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Communiqué de presseLa FSU quitte l’audience en entraînant les autres syndicats
Paris, le 12 décembre 2008 Les organisations syndicales invitées au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche le 12 décembre constatent l'indigence des analyses, propositions et réponses du ministère de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche sur l'avenir de la formation des enseignants et des autres personnels d'orientation et d'éducation. Tant sur les concours que sur les évolutions des parcours de formations, les ministères sont sourds aux revendications des personnels et refusent d'ouvrir la moindre négociation sur le fond comme sur les calendriers.Toutes les organisations ont quitté la séance. - FSU (SNESUP, SNEP, SNES, SNUIPP, SNUEP)- UNSA (SE, SUP'Recherche)- SGEN-CFDT- CGT (FERCSup, Educ'action, SNPEFP)- CSEN (SNALC, SNE, AUTONOMESUP)- FO (SNPREES - SNFOLC, SNUI-FO, FNEC FP)- Comité de liaison enseignement-recherche affilié à la FP-CGC
Le Secrétariat
National du SNUEP-FSU
COMMUNIQUE du 8 décembre 2008
ELECTIONS PROFESSIONNELLES
Le SNUEP-FSU, 3ème force syndicale
aux élections professionnelles chez les Professeurs de Lycées Professionnels
(PLP), progresse en voix et en pourcentage. Dans le même temps le Snetaa-Eil, qui
accompagne toutes les réformes du gouvernement, perd des voix et poursuit sa
baisse depuis 3 mandats.
Nous constatons une hausse de participation
chez les PLP de près de 2%, sans pour autant retrouver le taux de 2002.
Dans cette période d’attaques de l’école et
des statuts des personnels, le SNUEP-FSU ne peut que se réjouir de cette
participation qui profite aux syndicats revendicatifs.
Ces résultats nous incitent à poursuivre la défense des collègues et de
l’enseignement public professionnel.
Le SNUEP-FSU continue à demander un moratoire sur toutes les réformes
engagées et à réouvrir le dossier sur la réforme de la voie professionnelle.
Ceci passe par un débat avec l’ensemble des personnels et de vraies
négociations avec les syndicats.
Le Secrétariat
National du SNUEP-FSU
ELECTIONS PROFESSIONNELLES
LE SNUEP-FSU PROGRESSE
Le SNUEP-FSU obtient des
commissaires paritaires dans de nouvelles académies : Besançon,
Le SNUEP-FSU progresse
aussi en voix et en pourcentage tant dans des académies où nous avions déjà des
sièges comme Rennes, Grenoble, Lyon, Nice ou Orléans-Tours, que dans les académies
sans siège comme Aix-Marseille ou Nancy.
Ces résultats ainsi que ceux des autres syndicats
de
Ces résultats nous incitent à combattre les réformes
engagées par le ministère comme la généralisation du bac pro 3 ans, et à porter
nos revendications pour la défense de l’enseignement professionnel public et de
ses personnels.