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Paris, le 19 décembre 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
Paris, le 16 décembre 2008
Si le ministre vient d’annoncer qu’il
différait la mise en place la réforme des 2nd à la rentrée 2009, pas
un mot sur l’enseignement professionnel ni sur les réformes concernant
les PLP.
Le SNUEP-FSU rappelle qu’il s’oppose toujours
à la généralisation du bac pro en 3 ans, dans l’intérêt surtout des élèves mais
aussi du système éducatif et des personnels. Il dénonce sa mise en place
brutale dès la rentrée 2009 sans aucun respect des parcours de formation des
jeunes. Contrairement à ce qui est affiché par le ministre, cette mise en place
précipitée risque de laisser des milliers
de jeunes sans possibilité de poursuite d’études en baccalauréat professionnel.
Le SNUEP-FSU demande au ministre de prendre
aussi le temps de la réflexion pour mettre en place une autre réforme de la
voie professionnelle avec, entres autres, le maintien des formations BEP en
deux ans, véritable investissement éducatif pour la poursuite d’études
supérieures.
Le SNUEP-FSU s’oppose
aussi aux suppressions de postes qui seraient la conséquence de l’application
de cette réforme et qui entraîneraient
des impossibilités de fonctionnement des lycées professionnels, mettant en
péril l’avenir des élèves les plus fragiles.
Le SNUEP-FSU appelle donc
les personnels à rester mobilisés et à défendre une autre politique pour
l’enseignement professionnel.
Le Secrétariat National du SNUEP-FSU
Le SNUEP-FSU au Ministère le mardi 16 décembre rappelle
ses mandats
Le SNUEP demande déjà
depuis plusieurs mois à être reçu au ministère afin de soulever les problèmes
que pose la mise en place de la réforme de la voie professionnelle. Le
ministère s’obstine à ne vouloir discuter qu’avec les organisations qui sont
d’accord avec lui. Nous n’avons pas cette conception là du dialogue social.
L’attitude du
ministère envers l’enseignement professionnel, ses personnels et leurs représentants
syndicaux est inadmissible. Depuis le début le ministère manœuvre pour ne pas
avoir à expliquer les choix réels qui l’ont amené à proposer une telle réforme.
Après avoir divisé les organisations syndicales avec le protocole de
discussion, abusé certaines avec le relevé de conclusion, il décide aujourd’hui
de passer en force, en distillant les informations au compte goutte :
grilles horaires des bacs pro 3 ans, répartition des moyens par académie, la
veille des vacances.
Le ministère a choisi
de mettre en place une réforme qui lui permettra de supprimer des milliers de
postes en lycées professionnels dès la rentrée 2009, ce qui donne encore moins
d’école à ceux qui en ont le plus besoin. Le SNUEP-FSU continue et continuera
de dénoncer cette politique néfaste pour
tous et qui n’a d’autre objectif que de réaliser des économies budgétaires et
un affichage du « moins de fonctionnaires ».
Les choix du ministre
se traduisent directement dans le projet de grilles des baccalauréats
professionnels en 3 ans puisque c’est à travers l’organisation des
enseignements qu’il compte bien récupérer un maximum des postes. Les grilles
ont été présentées au CSE sans concertation avec la quasi-totalité des
organisations syndicales y siégeant. Celles-ci ont réussi à faire reporter ce
point de l’ordre du jour à un prochain CSE.
Le SNUEP-FSU a
contacté de nouveau le ministre pour être reçu au plus vite. Il sera au ministère le mardi 16 décembre,
veille du CSE, pour rappeler ses positions, pour défendre l’enseignement professionnel
public sous statut scolaire et pour défendre les personnels et les élèves.
Le SNUEP-FSU continue
à alerter les collègues sur les dangers de la mise en place de cette reforme.
Il demande le maintien des formations BEP en deux ans ainsi qu’une politique
éducative ambitieuse qui permette la réussite de tous les élèves garantissant
un diplôme national ainsi que l’accès à une poursuite d’études dans
l’enseignement supérieur.
Le SNUEP-FSU soutient
les élèves, leurs parents et les personnels, déjà en lutte dans plusieurs
académies. Il appelle l’ensemble des
personnels à se mobiliser, à multiplier
les actions sous diverses formes et à préparer un prochain mouvement d’ampleur en janvier 2009.
Le Secrétariat National du SNUEP-FSU
Conseil Supérieur
de l’Education du 17 décembre 2008
Déclaration de la
FSU
La FSU se félicite que les actions engagées
depuis plusieurs mois pour dénoncer les 13500 fermetures de postes et l’absence
de véritable dialogue social ( 19 oct, le 20 nov notamment) aient amené le
ministre à changer de ton, à prononcer des excuses vis à vis des enseignants de
l’école maternelle, à retirer les poursuites engagées vis à vis des
municipalités qui ne peuvent pas mettre en œuvre le SMA et enfin à enfin
accepter ce que de nombreuses organisations avaient demandé et notamment au
dernier CSE par l’adoption majoritaire d’un vœu présenté par la FSU : le
report de la réforme lycée et la prise de temps pour de nouvelles discussions
incluant l’ensemble des éléments du dossier.
La FSU sera très attentive à ce que les
engagements pris lundi, notamment sur une « large concertation avec les
représentants des enseignants, des lycéens et des familles » soient bien
suivis d’effets.
Pour nous le recul obtenu par les luttes ne
saurait se solder par le maintien, à terme, du lycée actuel. Celui-ci doit être
rénové, afin de permettre la formation de haut niveau et la réussite de tous
les jeunes. Nous avons des propositions
à mettre au débat, intégrant y compris des réflexions sur la voie
professionnelle. Nous avons toujours dit « ni la réforme prévue ces
mois derniers, ni statu quo », nous veillerions à ce qu’il en soit
ainsi.
Bien
entendu, si la FSU considère positivement que le gouvernement ait entendu les
grévistes et les manifestants sur la réforme des lycées, elle souhaite
qu’il en soit de même concernant les moyens en postes nécessaires pour la
rentrée 2009 et pas seulement d’enseignants, mais aussi d’administratifs et
d’ouvriers, de personnels sociaux et médicaux, d’orientation et psychologues,
d’éducation, etc. ; mais elle
souhaite qu’il en soit de même également concernant d’autres réformes (celles
sur les Bacs pro et les BEP, sur le premier degré et les Rased notamment,
sur la formation des maîtres, sur l’enseignement supérieur et la recherche, les
IUT,… même si nous savons que ces dernières ne concernent pas directement cette
assemblée). Puisque le ministère semble maintenant persuadé sur un dossier
qu’on ne saurait réformer au pas de charge et contre l’avis des personnels et
des usagers, il doit admettre qu’il en est de même sur les autres thèmes et par
exemple accepter de repousser les premiers nouveaux concours de recrutement des
enseignants à la session 2011, laissant ainsi le temps de construire des
masters et des formations de qualité.
Enfin nous souhaitons que l’ensemble des
organisations représentatives des personnels, des parents, des lycéens, soient
entendues sur les évolutions du système éducatif et qu’un véritable débat
public soit organisé.
Cela n’a pas été le
cas concernant le seul texte à l’ordre du jour aujourd’hui. Il a été élaboré en
catimini, dans le secret, avec quelques organisations seulement et n’a donc pu
faire l’objet d’un débat approfondi alors qu’il engage l’avenir de la scolarité
dans la voie professionnelle, qu’il aura des retombées importantes sur les
conditions d’études des jeunes et de travail des personnels, sur l’organisation
des établissements.
La discussion mettra
en évidence les désaccords avec le projet qui résulte de cette forme de
travail. Des crispations en résulteront, des récriminations fortes en
découleront chez les personnels de la voie professionnelle. D’autres formes de
travail n’auraient sans doute pas tout réglé puisqu’il y a sans aucun doute des
divergences de fond sur nombre de choix entre le ministère et des organisations
présentes ici, mais le débat aurait néanmoins dû être organisé.
La FSU le dit au ministère une nouvelle
fois : oui il faut améliorer le système éducatif de notre pays, pour nous
ce doit être avec l’objectif central de démocratisation et de réussite de tous.
Quoiqu’en dise ce gouvernement, nous ne pensons pas que ce soit là
l’orientation qu’il choisit, coincé qu’il est entre une volonté forcenée de
réduire les coûts et un choix de réorientation vers l’individualisme plus que
vers les solidarités. Les réformes proposées modifient profondément le système
éducatif, à tous ses niveaux, elles sont intimement liées entre elles et ne
permettront pas d’atteindre les objectifs que nous affichons. Mais nous sommes
prêts à mener le débat et pour cela il faut du temps et des méthodes de
travail. Le ministère dit depuis lundi vouloir reprendre le débat « sans
tabou » sur les lycées, il doit en être ainsi sur les autres sujets.
NOUVELLE CONDAMNATION DE LA POLITIQUE MINISTERIELLE
LE CSE DIT NON AUX GRILLES
HORAIRES DES BACCALAUREATS PROFESSIONNELS
Paris, le 17 décembre 2008
Le texte du projet
de décret relatif aux grilles horaires du baccalauréat en 3 ans présenté ce
jour au Conseil Supérieur n’est que le texte déjà présenté lors de la commission
des lycées du 3 décembre, sur lequel figure certains amendements qui font suite
aux consultations qui se sont déroulées depuis une semaine. C’est ainsi que le
texte précise davantage les modes de calcul des volumes complémentaires
d’heures professeur destinées aux activités en groupe réduits et aux activités
de projet. Le SNUEP-FSU était largement intervenu pour que des règles de calcul
soient mentionnées, ce qu’il avait d’ailleurs précisé lors d’une audience le 16
décembre.
Cependant
la logique du texte reste identique. Il s’agit d’asseoir la réforme de la
mise en place du Baccalauréat professionnel en 3 ans avec la suppression des
sections de BEP et d’entériner une globalisation tri annuelle des horaires
d’Enseignement. La mise en place de ces horaires est confiée aux établissements
dans le cadre d’une autonomie sans véritable cadrage national. Rien ne serait
pire que d’aboutir à des conditions d’enseignement différentes selon les
établissements.
Pour
le SNUEP FSU, opposé à cette réforme, ces éléments ne sont pas acceptables,
de même que la répartition des horaires entre les enseignements généraux et les
enseignements professionnels pour certaines matières.
Les organisations syndicales de la FSU
ont voté contre ce projet d’arrêté.
Le SNUEP-FSU demande au
Ministre de l’Education de revenir sur sa réforme et notamment sur la
suppression des sections de BEP indispensables pour certains élèves issus de la
Classe de Troisième. Il réitère sa
demande d’engager une réflexion sur l’enseignement professionnel public
associant tous les partenaires représentatifs.
Ce dossier n’est pas clos. L’avenir des
élèves et de l’Enseignement Professionnel en est l’enjeu.
Le Secrétariat National du SNUEP-FSU
COMMUNIQUE DE PRESSE DU SNUEP FSU
POUR UN VERITABLE DEBAT SUR LA REVALORISATION DE LA VOIE
PROFESSIONNELLE
Paris, le 18 décembre 2008
Aujourd’hui
les lycéens des voies professionnelle, générale et technologique, avec les
étudiants, ont exprimé par la grève et la manifestation, leur refus massif de
la réforme de la voie Professionnelle.
Le
SNUEP-FSU dénonce toute forme de répression (administrative, policière, pénale)
à l’encontre des jeunes qui défendent leur droit à l’éducation.
Opposé
à la généralisation du BAC pro 3 ans et à la disparition des BEP, le SNUEP-FSU
syndicat non-signataire de la réforme refuse sa mise en place, appelle à
poursuivre et amplifier les mobilisations.
Le
Ministre doit entendre les lycéens et les enseignants en lutte, qui défendent
un droit à l’éducation permettant la réussite de
tous les jeunes, sans oublier ceux de la voie Professionnelle.
Les
évolutions et les transformations nécessaires dans les trois voies du lycée, ne
doivent pas répondre à une logique comptable de resserrement de l’offre de
formation et de suppressions massives de postes.
Le SNUEP-FSU
demande qu’un temps nécessaire soit pris pour engager un véritable débat sur la
revalorisation de la voie professionnelle et de ses personnels.
Le
Secrétariat National du SNUEP-FSU

RETRAITES
LA
FSU FAIT ETAT DE NOUVELLES INQUIETUDES
Paris, le 18 décembre 2008
Le
Conseil d’Orientation des Retraites vient de rendre public le rapport sur les
droits familiaux et conjugaux de retraite. Il confirme l'existence d'inégalités
de revenus salariaux puis de retraite entre les hommes et les femmes. Le
rapprochement des situations n'empêchera pas le maintien de ces inégalités sur
une longue durée. Le rapport souligne donc l'importance des dispositifs de
compensation que les évolutions sociologiques et juridiques interrogent
cependant. Le Conseil propose que la réflexion soit menée en fonction des
objectifs à retenir, toute évolution devant être envisagée de manière
progressive.
La FSU relève l'absence dans le
rapport de tout bilan de la réforme des bonifications pour enfants intervenue
dans la fonction publique en 2003. Elle regrette que le rendez vous de 2008
n'ait pas permis de revenir sur les injustices faites aux femmes par cette
réforme.
Elle s'inquiète donc que l'extension
de ces mesures soit envisagée pour les salariées du régime général.
La FSU estime que sur ces questions
sociales, il est nécessaire d'avoir un débat public.
Les réformes des retraites de 1993 et
de 2003 ont dégradé les droits à pension de tous, en affectant tout
particulièrement les femmes et les salariés les plus précaires. Les pistes
envisagées ne peuvent être examinées en ignorant ce contexte.
La FSU s'opposera à toute mesure qui
diminuerait les pensions.
Elle alerte le gouvernement sur le
risque de départs précipités de fonctionnaires mères de 3 enfants dans la crainte
de nouvelles dégradations.