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PRESENTATION4

 

Paris, le 16 janvier 2009

 


 

ACTION

 

MOTION du Bureau National du SNUEP-FSU

 

Le BN du SNUEP-FSU réuni le lundi 12 janvier souligne que la réforme de l’enseignement professionnel n’est toujours pas ajournée.

 

Le  BN du SNUEP-FSU :

-   Réaffirme son opposition à la réforme des baccalauréats professionnels en 3 ans et demande l’arrêt immédiat de sa généralisation.

-   Appelle les collègues à se mobiliser massivement pour réussir les journées d’action du 17 et du 29 janvier.

-   Invite les collègues à se réunir au sein des établissements pour débattre sur les conséquences de la généralisation des baccalauréats en 3 ans et sur la suppression des sections BEP.

-   Demande la tenue d’Etats Généraux avec tous les acteurs en lien avec les formations professionnelles.

 

Le SNUEP-FSU donne mandat à son secrétariat national pour impulser rapidement une journée d’action forte, spécifique enseignement professionnel, en intersyndicale avec l’appui de sa fédération.


Journée d’action interprofessionnelle

du 29 janvier 2009

Pour la Fonction publique, toutes et tous en grève

et dans les manifestations

 

PARIS, le 7 janvier 2009

 

Les organisations syndicales de la Fonction publique s’inscrivent totalement dans la déclaration commune de propositions et revendications signée le 5 janvier 2009 par les 8 organisations au plan interprofessionnel.

 

En appelant les fonctionnaires et agents publics à participer massivement à la grève et aux manifestations le 29 janvier prochain, elles entendent exiger du gouvernement des réponses à leurs revendications portant sur :

 

Æ L’arrêt de la politique aveugle de suppressions d’emplois et un moratoire immédiat sur celles contenues dans le budget 2009 ;

Æ L’ouverture urgente de négociations salariales visant en particulier à augmenter significativement la valeur du point et à réévaluer l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer la carrière des agents ;

Æ Le retrait de projets porteurs de lourds reculs pour la population et les personnels et qui se traduisent notamment par des délocalisations et des fermetures massives de services de proximité et l’aggravation des conditions de travail ;

Æ Les moyens nécessaires à la pérennisation du financement des missions publiques en lieu et place de l’actuelle politique d’austérité imposée aux services de l’Etat, aux collectivités locales et aux établissements hospitaliers.

 

Face à la Révision générale des politiques publiques (RGPP), elles rappellent leur détermination pour le développement de services publics de qualité dotés de tous les moyens nécessaires pour répondre encore mieux aux besoins sociaux et de solidarité.

 

Sans prise en compte de ces exigences, elles prendront les dispositions pour donner les suites à cette journée.

 

A cet effet, elles conviennent de se revoir consécutivement à la rencontre des organisations syndicales au plan interprofessionnel prévue le 2 février 2009.

 



BAC PRO 3 ANS

Le SNUEP-FSU relance l’intersyndicale


Communiqué de Presse

M. Xavier Darcos

doit aussi suspendre

la réforme de l’enseignement professionnel

 

Paris, le 9 janvier 2009

 

CGT Educ’action, SNUEP, SNEP, SNETAP-FSU, SNLC-FO, SNALCFGAF, SNCL-FAEN, SUD Education

 

Les organisations syndicales CGT Educ’action, SNUEP, SNEP et SNETAP-FSU, SNLC-FO, SNALC-FGAF, SNCL-FAEN, SUD Education, s’adressent au Ministre de l’Education pour lui demander de suspendre immédiatement la réforme de l’enseignement professionnel. Ces organisations réaffirment leur opposition totale à la suppression des sections de BEP et à la généralisation du Baccalauréat professionnel en 3 ans.

Les différents arrêtés et décrets soumis à l’avis du Conseil Supérieur de l’Education ont été majoritairement rejetés. Le Ministre de l’Education doit donc renoncer à leur publication ainsi qu’aux suppressions de postes, donc en suspendre la publication et ouvrir de véritables négociations. Les élections professionnelles de décembre ont montré l’opposition des personnels à cette réforme et elles ont conforté les organisations syndicales qui la combattent.

L’enseignement professionnel mérite mieux. Cette réforme, dont la logique est d’accompagner les suppressions massives de postes dans les lycées, se fait dans la précipitation, une grande confusion, beaucoup d’incohérences et d’iniquité entre élèves. Rien n’est prêt pour permettre aux élèves, terminant cette année leur cycle en collège, de choisir correctement leur orientation : CAP ou Baccalauréat, qui va décider et comment ? Depuis plus d’un an, élèves, parents dénoncent les dangers de cette réforme.

C’est pourquoi, ces organisations ont décidé de solliciter, ensemble, une rencontre, dans des délais rapides, avec le Ministre de l’Education. Elles veulent lui faire part de leurs désaccords, obtenir la suspension de cette réforme et la reprise des discussions sur la voie professionnelle comme il vient de le faire pour la voie générale du lycée.

Ces organisations appellent les personnels à se mobiliser massivement, notamment lors de la journée nationale de grève et de manifestations du 29 janvier.


Lettre au Ministre

L’intersyndicale de l’enseignement professionnel demande à être reçue par le Ministre

 

 

CGT Educ’action, SNUEP, SNEP, SNETAP-FSU, SNLC-FO, SNALCFGAF, SNCL-FAEN, SUD Education

 

Le 13 janvier 2009,

 

 

A M. Xavier Darcos

Ministre de l’Education nationale

110 rue de Grenelle

75007 Paris

 

Monsieur le Ministre,

 

            Nous vous prions, au nom de nos organisations syndicales, de nous accorder une audience dans des délais rapides sur le dossier de la réforme des lycées professionnels.

 

La précipitation, la confusion et les incohérences autour de cette réforme des lycées professionnels, nourrissent les plus vives inquiétudes des personnels, des élèves et de leurs familles.

 

La généralisation du baccalauréat professionnel en 3 ans, la suppression des sections de BEP, les suppressions de postes annoncées continuent de susciter l’opposition des personnels.

 

Comme vous le savez les différents projets de décrets et arrêtés que vous avez soumis au Conseil Supérieur de l’Education ont été majoritairement rejetés.

 

Toutes ces raisons militent en faveur de la suspension immédiate de la réforme de l’enseignement professionnel, comme cela  a été fait pour la réforme des lycées et l’ouverture de véritables négociations.

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous adressons, Monsieur le Ministre, nos meilleures salutations.

 

Les secrétaires généraux

 

 


 


Concours et formation initiale des enseignants

 

 


 

Lettre au ministre

La FSU et ses syndicats écrivent au ministre

pour faire valoir leurs propositions

 

FSU – SNEP/FSU - SNES/FSU

SNESUP/FSU – SNUIPP/FSU – SNUEP/FSU

 

Monsieur Xavier DARCOS

Ministre de l’Education Nationale

110 rue de Grenelle

75007 Paris

 

Paris, le 12 janvier 2009

Monsieur le Ministre,

 

La FSU et ses syndicats nationaux concernés par la formation des enseignants et les concours des premier et second degrés ont, à de nombreuses reprises, alerté et dénoncé les dispositions prévues comme le calendrier de ce qui est une évolution lourde d’enjeux pour notre système éducatif. Les problèmes soulevés par l’ensemble des acteurs, formateurs de tous les statuts, instances universitaires, n’ont à ce jour trouvé aucune réponse satisfaisante du côté des deux ministères.

Une réforme de cette importance demande du temps et de la concertation, rendus impossibles par les délais proposés.

C’est la raison pour laquelle nous demandons un maintien des concours actuels pour la session 2010. Cela doit s’accompagner d’un maintien de l’organisation actuelle de l'année de stage pour l'année scolaire 2010/2011, ce qui implique une révision des volumes des concours 2009 et notamment le rétablissement de 10000 postes au concours PE au lieu des 7000 actuellement prévus.

Nous assortissons cette demande de propositions pour une transition permettant l’amélioration de la formation des enseignants et la reconnaissance du master comme niveau nécessaire et reconnu pour l’entrée dans les métiers d’enseignants et de CPE.

Ces mesures progressives concernent les masters et les conditions d’inscription aux concours. Le tout rend possible une nouvelle réflexion d’ensemble et la construction de solutions positives. Il s’agit pour nous d’avancer sérieusement vers une élévation du niveau de formation et qualification des enseignants, et non la détérioration tant « disciplinaire » que « professionnelle » qui semble s’annoncer.

Comme mesures transitoires pour la rentrée prochaine nous proposons :

- L’inscription de tous les étudiants titulaires d’une licence et inscrits en préparation aux différents concours, en M1 soit dans un master existant, soit en « M1-première année d’IUFM ». Le M1 serait en partie ou en totalité validé en fin d’année.

- Pour les titulaires d’un M1, leur inscription dans une préparation au concours entraînerait de même leur inscription en M2.

 

Dès maintenant il est nécessaire d’ouvrir sans attendre des discussions sur l’ensemble des points problématiques de la réforme et notamment :

- L’articulation master-concours (place et contenus des concours, cadrage national des masters)

- L’organisation de l’année de stage (contenu de formation, accompagnement des stages, modalités de services…)

- Le rôle des IUFM

- Les mesures spécifiques pour certaines disciplines professionnelles de la voie professionnelle

- Les aides aux étudiants et pré-recrutements

L’ensemble de la réforme n’aura de toute façon d’intérêt que si les recrutements couvrent les besoins et si le nombre de postes offerts est programmé sur 5 ans pour permettre aux étudiants une visibilité suffisante pour s’engager dans des études longues et garantir le vivier.

Nous vous demandons, dans des délais très brefs, d’organiser une rencontre commune à nos organisations et aux deux ministres pour discuter de ce sujet.

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos sentiments

respectueux.


Communiqué de presse

La FSU dénonce l’absence de concertation

 

Paris, le 16 janvier 09

 

La FSU dénonce vivement l'absence de concertation qui a présidé à l'annonce par les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur de mesures transitoires pour la mise en place des nouveaux concours de recrutement des enseignants en 2010

Ces décisions reviennent à ignorer totalement la demande d'un report d'un an de ces concours que la FSU et de multiples organisations  mais aussi une large partie de la communauté universitaire ont  expressément formulée. Elles reviennent également à dévaloriser les masters délivrés dans de telles conditions sans pour autant traiter de façon satisfaisante l'ensemble des situations.

Les dispositions concernant les stages en responsabilité confirment la volonté de sacrifier la formation professionnelle en attribuant des services en responsabilité à des étudiants en cours de formation qui risquent ainsi de servir de bouche trous et de pallier l'insuffisance du nombre de remplaçants aggravée par les coupes budgétaires pour 2009. En outre ce service risque de rendre encore plus difficile la préparation simultanée du master et du concours.

Si le principe d'une aide aux étudiants  préparant les concours apparaît comme une réponse aux revendications que nous portions elle est largement insuffisante et fort éloignée des pré-recrutements qui seraient nécessaires.

En voulant encore une fois aller trop vite et passer en force, en privilégiant les manœuvres au détriment du dialogue social le gouvernement compromet l'efficacité d'une réforme et surtout l'avenir de la formation professionnelle des enseignants.

 

Les syndicats de la FSU, dont le SNUEP-FSU, ont régulièrement travaillé sur ce dossier en respectant les particularismes de chacun. Le SNUEP-FSU présent dans toutes les délégations FSU dans les ministères a défendu la formation des PLP, qui semble bien souvent oubliée. Le SNUEP-FSU a aussi demandé des audiences sur la spécificité des PLP et rencontré le ministère pour les défendre (voir les SNUEP infos précédents.)



 

Postes aux concours - Session 2009

Le ministère organise la pénurie

 

Le ministère compte recruter 1 318 PLP aux concours externes, 220 aux concours internes et aucun au troisième concours, soient 1 538 recrutements (exactement le même nombre qu’à la session 2008). Rappelons qu’à la session 2007, il y en avait 1 728. Pour ce qui est des CPE, le recrutement plafonne à 200 comme les années précédentes.

Le ministère continue d’organiser la pénurie : avec la stagiairisation sur postes, les lauréats travailleront directement à temps plein pour pallier des économies à la petite semaine. Le recrutement de la session 2009 accompagne le plus grand plan social qu’aura connu l’enseignement professionnel avec la généralisation du bac pro en 3 ans. Ce sont encore près de 10 000 postes qui devraient disparaître d’ici 3 ans.

Dans ce contexte, les départs à la retraite ne seront non plus compensés et les rectorats utiliseront encore les personnels précaires pour boucher les trous.

 

Postes offerts aux concours 2009

 

PLP

Sections / options:

Externes

Internes

3ème concours

Arts appliqués

50

14

0

Bâtiment option peinture-revêtements

13

10

0

Biotechnologies option santé-environnement

100

47

0

Coiffure

0

0

0

Communication administrative et bureautique

54

0

0

Comptabilité et bureautique

62

0

0

Conducteurs d'engins de travaux publics

0

0

0

Conducteurs routiers

19

0

0

Esthétique-cosmétique

9

0

0

Génie chimique

0

0

0

Génie civil option construction et économie

23

0

0

Génie civil option construction et réalisation des ouvrages

22

8

0

Génie civil option équipements techniques-énergie

27

8

0

Génie électrique option électrotechnique et énergie

40

0

0

Génie industriel option bois

14

14

0

Génie industriel option matériaux souples

19

0

0

Génie industriel option structures métalliques

17

0

0

Génie mécanique option construction

70

0

0

Génie mécanique option maintenance des systèmes mécaniques automatisés

45

12

0

Génie mécanique option maintenance des véhicules, machines agricoles, engins de chantier

42

13

0

Génie mécanique option productique

0

0

0

Hôtellerie - restauration option organisation et production culinaire

24

0

0

Hôtellerie - restauration option service et commercialisation

19

0

0

Industries graphiques

0

0

0

Langues vivantes - lettres : anglais-lettres

73

0

0

Lettres - histoire

210

0

0

Mathématiques - sciences physiques

192

30

0

Prothèse dentaire

0

0

0

Réparation et revêtement en carrosserie

17

8

0

Sciences et techniques médico-sociales

25

15

0

Vente

132

34

0

TOTAL PLP :

1318

220

0

TOTAL CPE :

200

0

0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le SNUEP-FSU réaffirme son attachement au recrutement par concours et condamne ce nouveau plan de réduction massive de l'emploi public. Le SNUEP-FSU revendique la création d'emplois statutaires pour assurer toutes les missions de service public et les recrutements correspondants. Le peu de postes aux concours atteste d’une volonté de réduire massivement le nombre de PLP.

C’est une raison supplémentaire

de faire grève le jeudi 29 janvier

 

La FSU demande un moratoire

sur les suppressions de postes

 

Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a réclamé de nouveau, lundi 12 janvier 2009 sur France Inter, un « moratoire » sur les suppressions de postes dans l'éducation programmées en 2009, quelques heures avant les voeux du président Nicolas Sarkozy au monde enseignant. « On n'est pas dans une situation où on réclame du toujours plus dans l'éducation. On est dans une situation où depuis 2002 on réduit les moyens de l'éducation et notamment en personnels », a expliqué sur France Inter le secrétaire général de la FSU.


 

Mutations – Mouvement intra-académique

Le Ministère remet en cause la transparence du mouvement :

Les syndicats du second degré interpellent le Ministre

 

 



 

Mouvement 2009

CALENDRIER

DES GROUPES DE TRAVAIL

MOUVEMENTS SPECIFIQUES

 

- Lundi 2 février 15 H 30 :

STI PLP

- Mercredi 4 février 15 H 30 :

ARTS APPLIQUES

et POSTES PLP tertiaire

- Mardi 10 mars 14 H 30 :

CHEFS DE TRAVAUX PLP

 

DROIT SYNDICAL

Le SNUEP-FSU à votre écoute

 

Droit de retrait ? Droit de grève ? Dossier administratif ? Types de recours ? Harcèlement ? Protection du fonctionnaire ?

 

Autant de questions qui nécessitent des réponses précises.

Sur le site national du SNUEP (www.snuep.com), dans l’espace juridique, des fiches utiles sont à votre disposition.

Aider, accompagner et soutenir les collègues dans une démarche individuelle face à l’administration est un des objectifs du SNUEP-FSU.

Pour toute question, n’hésitez pas à demander l’assistance du service juridique du SNUEP : juridique@snuep.com


 


 
COMMUNIQUE du SNUEP-FSU
AGRESSION DE CHATEAU GONTIER : UN ACTE ODIEUX

 

Le SNUEP-FSU, le syndicat de l’Enseignement Professionnel de la FSU, exprime sa totale solidarité avec notre collègue Professeur d’électro–mécanique du LP-Marie-Curie de Château-Gontier (Mayenne) poignardé à trois reprises, par un élève en pleine classe. Selon le parquet, cet élève est connu des services de police pour des affaires de vol et dégradations et en proie à des "troubles psychologiques", selon la gendarmerie.

 

Il n’est pas acceptable que les enseignants se retrouvent dans un climat d’insécurité pour accomplir leur mission.

 

Rappelons que l’Etat se doit de protéger et de défendre les fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions, ce qu’il a de plus en plus tendance à oublier !

 

Le SNUEP-FSU considère qu’il est urgent d’apporter des réponses adaptées au lieu de se contenter, comme l’a fait le ministre  de rappeler « sa détermination à lutter contre toutes les formes de violences en milieu scolaire ». Bien que ces phénomènes d’extrême violence et de passages à l’acte soient rares, les personnels des LP ont à gérer de plus en plus de situations difficiles liées à une augmentation de la souffrance des jeunes.

 

L’Education nationale doit être en mesure de faire respecter elle-même, ses règles. Pour ce faire elle a un impérieux besoin des moyens en personnels de surveillance et d’encadrement qui lui ont été retirés.

Elle doit aussi être en mesure de prévenir et de traiter les comportements à risques découlant de multiples souffrances des jeunes, cela passe par la création ou le renforcement des personnels spécialisés : infirmières, médecins, psychologues, assistantes sociales….

 

Force est de constater que la politique ministérielle qui supprime des postes d’enseignants et de surveillants, ne va pas dans ce sens. De plus, la réforme de l’enseignement professionnel, peu adaptée à la prise en charge des élèves en difficulté, risque d’aggraver ces phénomènes de violence.

Les personnels seront dans l’action dès ce mois de janvier le samedi 17 et le jeudi 29 pour faire avancer leurs demandes pour l’Education nationale.

 

Le secrétariat national

Lettre au Ministre

Le SNUEP-FSU demande

le respect de l’expression syndicale

 

Paris, le 3 janvier 2009

Monsieur le Ministre,

 

De plus en plus, des militants syndicalistes sont brimés, menacés de sanctions pour avoir exposé une parole syndicale critique sur certains projets de réformes (lycée des métiers, généralisation du Baccalauréat en trois ans). Nous tenons à dénoncer ces pratiques, d’abord parce que c’est la négation du droit au débat public et/ou interne, ensuite parce que cela constitue une négation manifeste de la liberté d’expression syndicale.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme a eu l’occasion de statuer sur la liberté d’expression, notamment syndicale, reconnue par l’article 10 de la Convention, en lui accordant un large champ d’application. En effet, cette liberté « vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent ».

Les propos de syndicalistes relèvent à l’évidence et à double titre de l’exigence de protection du droit à la liberté d’expression, tel que l’entend la Cour européenne des droits de l’Homme : d’une part, ils concernent un sujet d’intérêt général, à savoir les projets de réforme de votre ministère ; d’autre part, les collègues concernés s’exprimaient en tant qu’enseignants et, en plus, en qualité de syndicalistes.

Nous exprimons ici notre solidarité en direction des collègues concernés. Nous serons très vigilants quant aux éventuelles suites données aux menaces de sanction dont seraient victimes les collègues.

Nous dénonçons ces pratiques qui font peser sur la liberté d’expression individuelle et syndicale et nous n’accepterons pas que la parole d’enseignants ou de militants syndicaux soit bridée. Nous vous demandons d’intervenir auprès des rectorats qui seraient tentés par « une mise au pas » des personnels.

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations.

 

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