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Paris, le 30 janvier 2009
MANIF 29 JANVIER 2009
2,5 MILLIONS DE PERSONNES DANS LA RUE
Les Lilas,
le 29 janvier 2009
La FSU se félicite
du remarquable succès de la journée d’action interprofessionnelle du 29
janvier. Le nombre des manifestants du public comme du privé (2,5 millions)
actifs et retraités, et le succès de la grève dans nombre de secteurs
confirment l’ampleur d’une mobilisation exceptionnelle qui a reçu un soutien
massif de l’opinion et qui va faire date. Dans le supérieur, les mobilisations
vont continuer et s'amplifier dès lundi.
Le Président de la
République et le Gouvernement ne peuvent jouer la politique de l’autruche et
ignorer les attentes qu’exprime ce mouvement. Ils doivent prendre des premières
mesures significatives et engager un véritable débat sur les solutions
alternatives à mettre en oeuvre face à la crise. Si le gouvernement s’y refuse
et n’apporte pas de premières réponse, l’importance de la mobilisation
unitaire appelle des suites rapides. C’est dans cet esprit que la FSU
participera à la réunion des organisations syndicales prévue le 2 février.

Paris, Place de la Bastille, vers 15 heures
Le SNUEP-FSU a démarré la manif à 17h30 après 3h30
d’attente et est arrivé près de l’Opéra vers 20heures.
Dans
les académies
Dans
l’académie de Lille
Très grosse manif, 40 à 50 000
manifestants : un véritable succès. Le matin s’étaient déroulées des
manifs locales avec à Douai 4000 manifestants, à Valenciennes et Arras 5000.
Les PLP étaient présents. Le privé était également visible. Après la manif, à l’AG FSU, il a été
décidé de poursuivre l'action à partir du 5 février des actions locales :
collèges morts, boycott des CA... pour aboutir à une grève académique le 16 ou
le 17 février. C'est ce mandat que va porter la FSU à l'intersyndicale ce
vendredi. On est prêt également pour une grève nationale en mars...
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Dans
l’académie de Reims UNE MOBILISATION
EXCEPTIONNELLE |
Dans l’académie de
Marseille
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REIMS |
10000 |
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CHALONS |
2500 |
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EPERNAY |
1500 |
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VITRY |
700 |
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CHARLEVILLE |
4000 |
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TROYES |
5000 |
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CHAUMONT |
2500 |
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St Dizier |
2000 |
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ACADEMIE |
28200 |
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Dans l’académie d’Orléans-Tours
Manif du 29 janvier à Orléans
envoyé par LibéOrléans
SOCIAL. «Ça
alors, y’a mon chef de service qui est là!». Et derrière ce cadre
des postes, pas moins de 18000 manifestants qui ont littéralement noirci les
principales artères d’Orléans au point d'effectuer la jonction Place du
Martroi. Partie du parvis de la cathédrale à 10 h 30, la manifestation s'est
achevée vers midi. Des salariés du privé (métallurgie, laboratoire, services…)
et des agents de l’ensemble des branches du public (poste, Sncf, hôpitaux,
territoriaux…) se sont ainsi retrouvés au coude à coude avec les chômeurs, les
lycéens, les malades solidaires, les étudiants et plusieurs centaines de
retraités particulièrement remontés contre les «réformes présidentielles». «En dix ans de retraite, nous avons
perdu 10% de pouvoir d’achat», dénoncent, de concert, Martial et
Gaston.
«Sans
compter les craintes et autres retenues, comme les franchises médicales,
l’augmentation du gaz, de l’électricité… On en a marre de ce système ! À force
de presser le citron, ben voilà, les gens réagissent». À leurs
côtés, il y a Sandrine, une agent de la ville: «Sarkozy dit que l’on manifeste sans trop savoir
pourquoi, c’est faux. Il y a même trop de raisons: détricotage du code du
travail, sans-papiers expulsés, cadeaux fiscaux, promesses sur le pouvoir
d’achat non tenues…». L’un de ses collègues enfonce le clou: «La municipalité de droite organise la
privatisation, pardon, l’externalisation des services à marche forcée, sans la
moindre concertation et au mépris le plus absolu des agents et usagers».
Sarah, gilet jaune sur le dos, est venue défendre les Rased: «Si l’on détruit ces réseaux d’aide
spécialisée aux enfants qui en ont le plus besoin, que va-t-il se passer dans
dix ou vingt ans? Quel sera le coût social d’un tel calcul?».
Puis,
il y a ceux qui manifestent pour la première fois. «Je n’ai pas voté Sarkozy pour ça», explique
Aline, salariée dans le privé. «Qu’il
en lâche un peu à ceux qui en ont besoin et surtout qu’il arrête de penser à
ses petits copains milliardaires…». À l’issue de la manifestation,
qui s’est déroulée dans le calme, les sourires et la surprise étaient de mise:
«Je ne pensais pas qu’on
serait si nombreux… ça fait chaud au cœur». Un militant rétorque: «Ouais, c’est vrai, mais on fait quoi
maintenant? On poursuit comment le mouvement?».
Mourad Guichard

Dans
l’académie de Poitiers
À POITIERS nous
étions 30 000 manifestants.
À La Rochelle
10 000 manifestants.
À Niort 10 000
manifestants.
À Angoulème
7 000 manifestants.
Dans
l’académie de STRASBOURG
À Strasbourg, à Mulhouse, à
Colmar : 20 000 salariés dans les rues.
Strasbourg,
Mulhouse et Colmar, ont connu aujourd'hui des manifestations d'une ampleur
inédite. Quelque 20.000 salariés, du public et du privé, ont signifié au
gouvernement que «ce n'était pas» à eux «de payer la crise»....

Dans
l’académie de ROUEN
Au Havre comme à Rouen, les manifs ont été
très importantes aujourd’hui : entre 15 et 20 000 au Havre, et entre
25 et 30 000 à Rouen. Quelques manifestations interpro ont eu lieu dans
des petites villes de la Région, comme Fécamp, où ils ont réunis dans les 500
manifestants (dont plus d’un quart d’enseignants !).
Une AG intersyndicale académique (CGT, FO,
SUD, SNEP et SNUEP) se tiendra mercredi, avec des personnels mandatés par les
AG établissements organisées d’ici là, pour décider des suites à donner au mouvement
pour faire aboutir la revendication commune :
- retrait de la réforme de la voie
pro.
- Blocage de la ville du Havre ?
- Une nouvelle grève nationale unitaire
interprofessionnelle soit organisée avant fin mars, avec manifestation unique
(et unitaire) à Paris.
Dans l’académie de Montpellier
Plus de 30 000 manifestants (25
000 selon la police) défilent dans une atmosphère lourde et pensante. La tête
de cortège vient d'arriver place de la Comédie mais à 16 h 35 la queue n'avait toujours pas
quitté le Peyrou.
Dans l'Aude, plus de 6 000
manifestants (4 000 selon la police, 8 000 selon les syndicats), ont investi Carcassonne
pour faire le tour du boulevard. Au son des percussions, syndicats,
associations et partis politiques (PC, PS) ont su mobiliser les troupes. A Narbonne,
ils étaient 7 000 à manifester cet après-midi.
2400 personnes selon les policiers, 4 000
selon les organisateurs, la manifestation à l'appel des syndicats réunis sous
la bannière antisarkozy, a, en tout cas, rencontré à Béziers un écho
très important, similaire selon les syndicats aux grandes mobilisations de 1995
ou contre le CPE en 2006.
Dans l’académie de
RENNES
Plus
de 100 000 manifestants en Bretagne aujourd'hui !
À
Rennes : 30 000 au moins (impressionnant)
À
Brest, Lorient : 15 000 dans chaque ville
À
Saint-Brieuc : 11 000
À
Vannes, Quimper : 6 000 et 10 000
À
Morlaix : 5 000
À
Lannion : 4 000
À
Quimperlé : 3 000
À
St Malo : 2 000
et
encore à Redon, Pontivy etc.
Dans les académies
d’Île de France
300 000 manifestant-es à Paris. C’était très dense
et les gens ont continué à attendre dans le froid et la nuit qui arrivait !!!
Nous avions les échos du reste de la France qui nous dynamisait malgré le froid
: 2 millions et demi dont 300 000 à paris ! Beaucoup de slogans, de caricatures
et de chansons malmenant nos ministres (bachelot, darcos ...)
Bonne participation des syndiqué-es SNUEP-FSU des
académies de Créteil/Paris/Versailles.
Dans l’académie de
la Réunion
Près de 5000 manifestants
Dans
l’académie de Grenoble
En Isère, à Grenoble, on pouvait
compter 40 000 manifestants. La FSU n’a pas démarré avant 11h15. Dans le Gard,
à Alès, il y avait plus de 7 000 manifestants, et toutes les organisations
étaient représentées.
Dans l’académie de BORDEAUX
Dans les Landes de 5
à 7000 personnes en manif ce jour à Mt de Marsan. A Bordeaux, le cortège de
manifestants était impressionnant. Nous étions plus de 100 000
manifestants !!! Ceux qui étaient en tête ont défilé de Tourny, vers les
quais, le cours victor hugo,la victoire , le cours d'albret, via gambetta. Et
là stupeur, le cortège de queue lui arrivait directement sur gambetta, car il
n'avait pas pu prendre le parcours, tout étant bloqué par les vagues de
manifestants ! Du coup, tout le monde est reparti vers Mériadeck,... puis au
cours Aristide Briand, les cortèges se sont ressoudés, et tout le monde est
reparti vers Gambetta ! Des slogans, des sifflets, des olé.... Bordeaux a
voulu démontrer à Sarkozy et son gouvernement que le peuple était Visible, dans
la rue, et Mécontent... Allez, nous remettrons çà, ensemble...le 2 février, les
8 syndicats se retrouvent !
Dans
l’académie de NANTES
Près de 35 000 à 40 000 au Mans. Dans
les autres villes de l'académie de Nantes, nous étions sur les bases de
1995 !!!
Dans
l’académie de LYON
Dans le Rhône, à Lyon, près de 40 000
personnes dont 1/3 pour l’éducation, à Villefranche sur Saône, près de 1200
personnes
Dans la Loire, à Saint-Etienne, plus
de 20 000 personnes, à Roanne, près de 10 000 personnes
Dans l’Ain, à Bourg en Bresse, près de
10 000 personnes.
SOCIAL - Comme partout en
France, la mobilisation sociale a été particulièrement forte ce jeudi. Quelque
50.000 personnes, selon les syndicats, 25.000 selon la police ont défilé dans
le cadre de la journée de grèves et de manifestations à l'appel de l'ensemble
des organisations syndicales. "La
crise, c'est eux. Ce n'est pas à nous de la payer" affichait
la banderole de tête de l'intersyndicale, derrière laquelle chômeurs,
retraités, étudiants, élus de gauche, salariés du public et du privé (Renault
Trucks, Arkéma...) ont battu le pavé dès 10H30, de la manufacture des tabacs
jusqu'à la place Bellecour…
Dans
l’académie de Limoges
70% de grévistes
Manifestations : Limoges 30 000
manifestants, Brive 10 000, Tulle 10
000, Guéret 5 000.
Dans
l’académie de NANCY-METZ
Il y avait près de 15 000 manifestants à Nancy
Grève générale en Guadeloupe
Un mouvement dur pour le pouvoir d’achat
Communiqué de presse FSU Guadeloupe
Pointe-à-Pitre,
le 25 janvier 2009,
Depuis
le mardi 20 janvier, jour de l’investiture du premier président métis des
États-Unis, la Guadeloupe est touchée par un mouvement de grève sans précédent.
Un collectif regroupant tous les syndicats sauf le SNETAA et la CGC, des partis
politiques progressistes (nationalistes ou non), d’associations de
consommateurs, d’associations culturelles, de mouvements de défense de
l’environnement, des petits exploitants agricoles, des petits patrons des
marins-pêcheurs, s’est formé. Ce collectif appelé Lyannaj kont Pwofitation
(lien contre l’exploitation, les abus) regroupe aujourd’hui 52 organisations.
La FSU Guadeloupe est membre de ce collectif qui réclame l’augmentation du
pouvoir d’achat, à la fois par la hausse des salaires (augmentation de 200€ par
mois du SMIC, des petites retraites, des minima sociaux). et par la baisse des
prix de l’eau, des produits de première nécessité, de l’énergie, du transport
public. Nous exigeons l’arrêt de toutes les formes de discrimination à l’embauche
dans les entreprises. Nous luttons pour l’emploi dans une région qui compte
selon les chiffres officiels 25% de chômeurs. Nous luttons contre la précarité,
l’île ne compte pas moins de 4000 contrats aidés pour une population active
ayant un emploi de 150.000 personnes. Les bas salaires y sont légion, surtout
chez les femmes. 50% d’entre elles touchent moins de 1100 euros par mois.
Le taux de chômage des jeunes (15-29 ans) est de 45%. Le chômage des non
diplômés dépasse les 50%, contre 10% pour les plus diplômés.
Nous
luttons pour une formation de qualité, dans une région frappée par l’échec
scolaire, où le tiers des collèges dépasse 1000 élèves, où l’AFPA a été
liquidée sans être réellement remplacée.
Nous
luttons pour la défense de l’environnement, alors que nos terres ont été
polluées par le chloredécone, il n’existe quasiment pas de tri sélectif, ni
d’usine de traitement des ordures ménagères. Toutes les ordures s’entassent des
décharges, parfois en bord de mer.
Depuis
le 20 janvier, la Guadeloupe est paralysée : services publics,
établissements scolaires, université, hôtels, centres commerciaux, transports
en commun, usines sont bloqués. Depuis, une semaine, il n’y a plus de carburant
dans les stations service. Les coupures d’électricité et d’eau se multiplient
(36H sans eau à certains endroits). La nuit, des poubelles et des carcasses de
voiture sont incendiées. Les barrages sur les routes se multiplient. La
manifestation du 24 janvier 2009 a rassemblé 25.000 manifestants pour une
population de 450.000 habitants. A l’échelle de la France cela correspondrait à
une manifestation de 3,5 millions de personnes à Paris. La situation de la
Guadeloupe préfigure certainement celle de la France, à partir de la grève
générale du 29 janvier.
Une première rencontre a eu lieu
entre le collectif et les décideurs en Guadeloupe (État, collectivités,
patronat). Les décideurs n’ayant pas donné une suite favorable à nos justes
revendications. Le collectif dont fait partie la FSU Guadeloupe a décidé
d’intensifier l’action.
Contact Frédéric Régent,
secrétaire départemental de la FSU Guadeloupe.