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Paris, le 28 février 2009
CGT - CFDT - FO - FSU - UNSA -
CFTC - CGC – SOLIDAIRES
COMMUNIQUÉ DES
ORGANISATIONS SYNDICALES DE
Le 11 février 2009
19 mars 2009
Nos organisations syndicales se retrouvent
pleinement dans la déclaration commune interprofessionnelle du 9 février 2009
au soir. Après l’intervention du Président de
S’agissant plus précisément de
Nos organisations s’inscrivent résolument
dans la décision d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle pour le
19 mars prochain. Dans la perspective de la rencontre du 18 février 2009 et du
nouveau rendez-vous unitaire du 23 février 2009, elles appellent d’ores et déjà
les syndicats et les personnels à préparer cette journée de mobilisation, y
compris par la grève et les manifestations, comme modalités d’actions
Pour le champ de
● L’arrêt de la politique aveugle de
suppressions d’emplois et un moratoire immédiat sur celles contenues dans le
budget 2009,
● l’augmentation significative de la valeur du
point et la réévaluation de l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer
la carrière des agents,
● le retrait de projets porteurs de
lourds reculs pour la population et les personnels, et qui se traduisent
notamment par des délocalisations et des fermetures massives de services de
proximité, et l’aggravation des conditions de travail,
● les moyens nécessaires à la
pérennisation du financement des missions publiques en lieu et place de
l’actuelle politique d’austérité imposée aux services de l’Etat, aux
collectivités locales et aux établissements hospitaliers.
Face à la révision générale des politiques
publiques (RGPP), elles rappellent leur détermination pour le développement de
services publics de qualité, dotés de tous les moyens nécessaires pour répondre
encore mieux aux besoins sociaux et de solidarité.
Dans le même état d’esprit que celui exprimé
par l’intersyndicale interprofessionnelle, les Organisations Syndicales de
FAEN, FERC-CGT, FNEC-FP-FO,
FSU, SGEN-CFDT, Sud-Education, UNSA Education
Communiqué des
fédérations de l'Education
Les fédérations de l'Éducation FAEN,
FERC-CGT, FNEC-FP-FO, FSU, SGEN-CFDT, Sud-Éducation, UNSA Éducation se
félicitent de la déclaration interprofessionnelle du 9 février 2009.
Elles considèrent que les réponses apportées
lors de l'intervention du Président de
Dans le domaine de l'éducation, malgré la
puissance de la grève, aucune réponse nouvelle n'a été apportée aux
revendications : le Président de
Dans le même temps les pressions sur les
personnels et les tentatives de remise en cause du droit syndical se
poursuivent.
C'est pourquoi les fédérations entendent
s'inscrire pleinement dans la journée d'action du 19 mars et appellent les
personnels à en assurer la réussite, notamment en préparant grèves et
manifestations.
Elles appellent également à poursuivre les
actions engagées et à prendre toutes les initiatives unitaires dans les
départements et régions, en particulier à l'occasion des réunions des CTP, CDEN
et CAEN.
Elles s'adressent solennellement au
gouvernement :
-
pour
que celui-ci renonce enfin à la totalité des suppressions de postes dans les
enseignements scolaires et supérieur ainsi qu'à Jeunesse et Sports ;
-
pour
qu'il réponde positivement et sans attendre à la mobilisation des personnels de
l'enseignement supérieur et de la recherche.
De l’intersyndicale de l’enseignement professionnel
Lettre ouverte à M. X. Darcos
Au Ministre de
l’Education nationale
Le 23 février 2009
Monsieur le Ministre,
Le 13 janvier, nos
organisations syndicales sollicitaient, ensemble, une rencontre avec vous-même.
A ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse, si ce n’est vos déclarations
affirmant qu’aucune modification ne serait apportée à la réforme généralisant
le baccalauréat professionnel en 3 ans.
Aujourd’hui, toutes
les raisons qui nous conduisaient il y a un mois à demander la suspension
immédiate de cette réforme sont plus que confirmées. La suppression massive de
postes dans les établissements pour la rentrée 2009 est confirmée. Par exemple,
dans l’académie de Strasbourg 48 postes seraient supprimés dans les LP et les
EREA, dans l’académie de Rouen 67 postes, dans celle de Créteil, 170 postes…
Les fermetures de sections de BEP organisent la diminution des capacités
d’accueil des LP. Par exemple, dans l’académie de Rennes, 32 fermetures sèches
de sections de BEP sont annoncées tandis que 75 sections de BEP sont
transformées en bac pro. A Limoges, le rectorat prévoit une diminution des
capacités d’accueil de 18% dans les LP. Des postes supprimés devraient être remplacés
par des heures supplémentaires.
La globalisation des horaires en
application des nouvelles grilles, rejetées par le CSE ne peut masquer les
diminutions d’horaires d’enseignement et la suppression de dédoublements.
Nous devons donc constater que la
réforme de l’enseignement professionnel a bien pour logique d’accompagner les
suppressions massives de postes dans les établissements, qu’elle se fait dans
la précipitation, une grande confusion, beaucoup d’incohérence et d’iniquité
entre élèves. Rien n’est prêt pour permettre aux parents et aux élèves de
choisir correctement leur orientation : CAP ou baccalauréat, qui va
choisir et comment ?
Les parents et les
élèves, tout comme les professeurs ne cessent de dénoncer depuis plus d’un an
les dangers de cette réforme.
Monsieur le
Ministre, nous vous interpellons solennellement. Le refus de recevoir nos
organisations syndicales n’efface pas les revendications. En refusant jusqu’à
présent tout dialogue avec nos organisations et toute négociation vous prenez
la lourde responsabilité de provoquer une logique de conflit.
Nos collègues sont légitimement
inquiets pour leur avenir et celui de l’enseignement professionnel. La colère
monte dans les établissements : les assemblées générales dans les
établissements, les délégations et rassemblements dans les rectorats, les
grèves se multiplient.
Nous vous demandons à nouveau de
renoncer aux suppressions de postes et de sections de BEP. Nous vous demandons
de retirer les décrets et arrêtés sur le bac pro 3 ans qui viennent d’être
publiés et qui avaient été rejetés au CSE afin d’ouvrir de véritables
négociations. L’enseignement professionnel mérite mieux.
Nos organisations restent disponibles
pour vous rencontrer.
CGT Educ’action, SNALC-FGAF,
SNCL-FAEN, SN-FO-LC, SUD Education, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNETAP-FSU, SYAC-CGT,
SFOERTA-FO, SUD-RURAL
Modèle de motion au CA et lettres proposées par
l’intersyndicale LP
Motion pour le CA
Le Ministère de
l’Education Nationale affirme vouloir résoudre la question de l’échec scolaire.
Pour cela, une nouvelle fois, la préparation de la rentrée 2009 se fait sur
fond de restriction budgétaire (13500
postes au niveau national). Nous refusons cette politique de réduction
continuelle du nombre d’adultes assurant l’enseignement, l’encadrement et la
sécurité, la protection sociale et médicale des élèves : nous avons besoin
d’adultes sous statut de fonctionnaires formés et non des personnes
recrutées avec des contrats de plus en plus précaires.
La réforme de la
voie professionnelle engagée par le Ministère n’a pour objectif ni de réduire l’échec scolaire ni de
permettre une meilleure insertion des jeunes.
Elle mettra à l’écart une part importante des élèves issus de la classe
de troisième par suppression des classes préparant au BEP. Les élèves qui
rencontrent le plus de difficultés disposeront de 25 % d’heures en moins.
La possibilité de faire un cycle en 4 ans (BEP, BAC), permettant de remotiver
les jeunes est maintenant supprimée. Par conséquence, le ministère va
contraindre les familles à orienter leurs enfants en Bac Pro alors qu’ils n’ont
pas le niveau scolaire pour atteindre cet objectif en 3 ans.
Force est de
constater qu’entre le discours qui se veut rassurant du Ministère et la réalité
des chiffres du rectorat, un gouffre existe. Par exemple, des classes de BEP
sont fermées sans ouverture d’un Bac Pro 3 ans
et les créations de section de CAP promis dans certaines académies ne se
sont pas concrétisées. Le recours au partage des heures disciplinaires dans le
cadre de l’autonomie des Etablissements et la multiplication d’heures
supplémentaires n’est pas acceptable. Les horaires sont inférieurs à ce qui
est nécessaire dans certaines disciplines ce qui place la communauté
éducative devant les plus grandes difficultés.
Dans notre
établissement, l’application de ces grilles se traduit par exemple par :
(en fonction des
établissements)
-
Deux
heures de français en moins pour les classes de baccalauréat professionnel
-
La
fermeture de sections de BEP
-
Des
regroupements de section en enseignement général
-
Un
nombre insuffisant d’heures d’enseignement d’Art Appliqué
-
Une
section de CAP à 24 élèves qui ne tient pas compte des grandes difficultés
scolaires de ces élèves
-
Une
section de Troisième DP6 sans LV2 alors que les Baccalauréats tertiaires
nécessitent une seconde langue.
-
Une
diminution des horaires élèves
-
Dans
les deux ans à venir, une application des nouvelles grilles horaires (en
baisse !) alors qu’il y a maintien des anciens programmes pour les anciens
Baccalauréats Professionnels.
-
Un
partage inégal des heures réservées aux dédoublements entre Enseignement
Général et Enseignement Professionnel.
-
Une
baisse des heures en enseignement professionnel
-
Une
augmentation considérable des HSA pour permettre la mise en place des horaires
à effectifs réduits et de l’accompagnement personnalisé (payé en HSE) qui devait normalement apparaître en heures
postes dans
Le ministre persiste à vouloir généraliser le bac pro en
3 ans à la rentrée 2009 malgré l’opposition massive des professeurs ainsi que
des parents et des élèves. Cette réforme, dont la logique est d’accompagner les
suppressions de postes dans les lycées, se fait dans la précipitation, une
grande confusion, beaucoup d’incohérences et d’iniquité entre els élèves.
C’est pourquoi nous disons :
-
NON à la suppression du BEP …. (Préciser dans l’établissement)
-
NON à la généralisation du bac pro 3 ans dont une des motivations principales
est la suppression de postes
d’enseignants
-
NON aux grilles horaires globalisant les horaires publiées le 11 février 2009.
NOUS DEMANDONS :
(préciser les postes et sections demandées)
Lettres aux Parents
La formation professionnelle de vos enfants
est en jeu
Lettre proposée par
l’intersyndicale de l’enseignement professionnel : CGT Educ’action,
SNALC-FGAF, SNCL-FAEN, SN-FO-LC, SUD Education, SNEP-FSU, SNUEP-FSU,
SNETAP-FSU, SYAC-CGT, SFOERTA-FO, SUD-RURAL
Enseignants
en lycée professionnel, nous sommes inquiets sur la qualité de la formation
offerte et sur le devenir professionnel des élèves qui nous sont confiés.
Après sa 3ème, votre enfant souhaite
entrer dans une formation en Lycée Professionnel.
Dès cette rentrée
2009, il n’y aura plus de formation au BEP. En effet, cette formation a été
supprimée par décision ministérielle. Il reste actuellement 2
possibilités :
-
soit le CAP en 2 ans
-
soit le baccalauréat professionnel en 3 ans.
Le CAP n’a subi
aucune modification :
la durée et les contenus de formation sont restés les mêmes. Mais actuellement,
il peut être difficile de trouver une section de CAP dans certaines
spécialités. Pour obtenir cette formation votre enfant pourra être amené à
poursuivre sa scolarité dans un établissement éloigné. Après le CAP, la
poursuite d’étude vers le baccalauréat
professionnel en 3 ans est théoriquement possible mais les conditions d’accès
sont mal définies : en quelle année ? Sur quels critères ? Nous
savons que très peu d’élèves ayant obtenus leurs CAP pourront aller en 2ème
année de BAC PRO 3 ans. Attention, certains CAP sont réservés aux élèves
sortant de SEGPA, d’autres aux élèves sortant de 3ème.
Le baccalauréat
professionnel en 3 ans remplace systématiquement le BEP, sauf pour quelques
spécialités où il n’existe pas et pour lesquelles le BEP sera
maintenu provisoirement (carrières sanitaires et sociales, conducteur
routier, lunetterie, et dans certaines académies l’hôtellerie restauration).
Les programmes
d’enseignement pour ces 3 années de formation ne sont pas tous connus. L’année
dernière, il avait été dit par le ministre que le même contenu d’enseignement
au baccalauréat professionnel serait conservé. Après quelques mois
« d’expérimentation », il s’avère que c’est impossible. Le volume de
connaissances requis pour le bac pro en 4 ans ne peut pas être acquis en 3 ans.
Le passage de la
formation de 4 ans (2 ans de BEP + 2 ans de bac pro) à 3 ans se traduit par une
diminution de 500 heures de cours en enseignement professionnel et de 500
heures de cours en enseignement général. Les horaires d’enseignement par
matière ne sont pas connus et seront laissés à l’appréciation de chaque
établissement. Un nouveau programme est envisagé mais n’existe pas encore. Les
enseignants de votre enfant essaieront de trouver des solutions
individuellement sans être certains de travailler en respectant les conditions
du diplôme. Quand le nouveau programme aura été revu pour s’adapter à la
réduction d’un an, le diplôme n’aura plus la même valeur que précédemment.
En fin de deuxième année, une « certification » sera proposée qui
porte toujours, pour le moment, le nom de BEP mais qui ne correspondra pas au
BEP actuel puisqu’il s’inscrira dans le cours du cursus de bac pro en 3 ans.
L’obtention du bac pro se fera par des d’épreuves passées au cours de l’année
(Contrôle en Cours de Formation) cela signifie la fin du diplôme national
garant d’un même niveau pour tous les élèves. En cas d’échec au bac pro, aucune
modalité n’est prévu pour pouvoir le repasser les années suivantes !
Ces baisses de
niveau sont inquiétantes pour l’avenir professionnel des jeunes :
-
seront-ils
facilement embauchés avec moins de connaissances professionnelles et
surtout moins de pratique professionnelle ?
-
Quelle
sera la reconnaissance de ce nouveau diplôme au niveau du salaire ?
- Préserveront-ils
leur emploi alors que leur niveau de formation moindre ne facilitera pas
l’adaptation aux nouvelles techniques ?
La poursuite d’étude
vers un BTS après un baccalauréat professionnel acquis en 4 ans, qui n’était
déjà pas chose facile, est maintenant proposée comme une suite logique. Etant
donné la baisse du niveau du baccalauréat professionnel, il faut aussi envisager
de baisser le niveau du BTS, ou alors nous pouvons penser que cette proposition
de poursuite d’études n’est que de la poudre aux yeux.
La formation en BEP
permettait aux élèves en situation d’échec scolaire de reprendre confiance et
de pouvoir poursuivre ensuite des études vers le baccalauréat technique ou
technologique, le BTS voire un diplôme universitaire. La diminution de la
formation d’un an ne permettra plus cet accompagnement.
Votre enfant est déjà élève en Lycée Professionnel.
S’il est
en baccalauréat professionnel 3 ans, les remarques faites ci-dessus
s’appliquent à sa formation.
S’il est
en BEP, il passera les épreuves du BEP en juin 2010 et aura la possibilité de
poursuivre en baccalauréat professionnel en 2 ans.
Nous sommes inquiets pour l’avenir professionnel de
vos enfants !
Nous ne sommes pas inquiets exclusivement pour notre
propre situation comme le laisse
entendre les médias, bien que les milliers de suppressions de postes
nous concernent, mais nous sommes
inquiets pour la formation et l’avenir
des élèves qui nous sont confiés. C’est pourquoi nous demandons :
● l’annulation des
suppressions de postes de professeurs
●
le
maintien de la formation en BEP et du diplôme correspondant
●
le
maintien du baccalauréat professionnel en 2 ans après le BEP
● et donc la
suppression de la généralisation du bac pro en 3 ans
Lettre aux élus
Madame, Monsieur XXXXX
(Le député
ou président de
groupe
ou président du
conseil régional)
Comme vous le savez,
le ministre de l’Education Nationale et le ministre de l’agriculture ont
entrepris depuis la rentrée 2008 une réforme de l’enseignement professionnel.
Les mesures envisagées avec la généralisation du bac professionnel en 3
ans conduiront à la suppression des BEP
et des BEPA.
Ces formations en
deux ans permettent pourtant aux jeunes lycéens professionnels d’obtenir un premier niveau de qualification.
Elles sont l’un des maillons essentiels pour leur poursuite d’études et leur
réussite au niveau IV. Leur suppression pénalisera les élèves en difficulté
avec un risque accru de sortie sans
qualification du système éducatif. La réforme s’accompagne de la volonté
d’orienter plus d’élèves vers les formations conduisant au CAP pour compenser
la suppression des sections de BEP. Nous refusons que de nombreux élèves soient
confinés au niveau CAP avec des possibilités réduites de poursuite d’étude en Baccalauréat
professionnel. Le parcours 2 ans BEP / BEPA + 2 baccalauréat professionnel a
permis à toute une tranche d’âge d’accéder à une qualification de niveau IV et
facilité l’accès à l’enseignement supérieur pour un certain nombre d’entre eux.
La richesse de
l’enseignement professionnel qui réside dans la diversité de ses diplômes et
dans la possibilité d’adapter les
parcours à tous les élèves afin de faire la réussite du plus grand nombre est
mise à mal.
Nous voudrions
Madame, Monsieur XXXX attirer votre attention sur les risques d’une réforme
entreprise à marche forcée puisque le processus de transformation devrait être
accompli à la rentrée 2009.
Nous avons pris
bonne note que le rapport présenté au Sénat à l’occasion de la discussion sur
le projet de loi de finances pour 2009 soulignait que cette réforme
« risque de se manifester, pour la plupart des élèves, par des difficultés
accrues. »
Le rapport ajoutait également : Il (le retour à la
réalité du terrain) suppose que la
généralisation du baccalauréat professionnel fasse à tout le moins l'objet d'un
moratoire, afin de permettre une mise en place pertinente de la mesure. »
Pour notre part nous
réaffirmons notre opposition totale à la suppression des sections de BEP et à
la généralisation du baccalauréat professionnel en 3 ans. Cette réforme ne
répond pas à l’attente des jeunes et de leur famille. Sa logique s’accompagne
de suppressions massives de poste dans les Lycées. Elle se met en place dans la
précipitation et une grande confusion avec beaucoup d’incohérence et d’iniquité
entre les élèves.
Nous vous demandons,
Madame, Monsieur XXXXX d’intervenir pour que cette réforme soit suspendue, pour
que les postes de professeurs ne soient pas supprimés et pour que le dossier de
la revalorisation de la voie professionnelle soit rouvert.
Dans ce cadre, nous
avons l’honneur Madame, Monsieur XXXXX de solliciter une audience pour échanger
sur les points évoqués dans ce courrier.
Veuillez agréer
Madame, Monsieur XXXXXX l’expression de nos salutations distinguées.
COMMUNIQUE DE PRESSE
REPORT DES CONCOURS PLP EXTERNES
Paris, le 23 février
09
Le ministère a
informé les syndicats le 18 février du report des concours externes CAPLP
prévus les 19 et 20 février, et le jour même les candidat-es, du fait des évènements
en Guadeloupe !
Aucune excuse le jour même aux milliers de
candidat-es qui se sont pressés dans les divers centres français ! Nous
espérons que le ministère va envoyer une lettre d’excuse aux 17 000
candidat-es dans les 25 sections.
Quelle indemnisation le ministère compte-t-il mettre en
œuvre
pour tous ceux et celles qui ont eu des frais importants, en plus d’avoir pris
parfois des jours de congés ? Compte-t-il rembourser tout ou partie des
nuits d’hôtel et des frais de transport ?
Le SNUEP-FSU attend
une réponse qui ne soit pas une fin de non recevoir comme sait si bien le faire
l’Administration.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Un profond mécontentement dans l’Enseignement
Professionnel
Paris, le 23 février
09
Le Ministre reste
sourd au profond mécontentement des personnels de l’Enseignement professionnel,
des élèves et des parents qui depuis de longs mois font savoir qu’ils refusent
la politique de casse de l’enseignement professionnel avec l’application à
marche forcée de la réforme de la voie professionnelle. Alors que ces
enseignants attendent depuis de
nombreuses années une réelle reconnaissance de leur travail et une vraie
politique de soutien et de développement de l’enseignement professionnel, le
ministère ne propose qu’une réforme qui lui permettra de récupérer dans les
années à venir des milliers de postes dans les LP.
Du CAP au bac pro en passant par le BEP, l’enseignement
professionnel a fait ses preuves et a permis une démocratisation plus grande
en augmentant le nombre total des bacheliers, grâce au bac pro en 2 ans après
un BEP. M. DARCOS veut nous faire croire qu’il
va réduire l’échec scolaire en diminuant le nombre d’heures de formation, le nombre d’adultes formés dans les LP
et en détériorant encore plus les
conditions de travail des enseignants !
Un tel autisme, en plus du mépris du travail fait sur la remotivation
des élèves, ne peut qu’avoir des répercussions dramatiques sur la scolarisation
des jeunes. Tout ceci est en profonde contradiction avec des annonces
tonitruantes de diminution du nombre de jeunes sans diplôme.
Ainsi la pétition http://www.sauvonslesbep.org/petition/index.php
voit le nombre de signatures augmenter rapidement et montre pour les enseignants
mais aussi pour les parents, les élèves et la population en général, une
inquiétude sur l’avenir de l’enseignement professionnel public.
Dans les académies la dotation budgétaire arrivée fin
janvier-début février a pour seul objectif des économies budgétaires avec
souvent la suppression des BEP sans autre proposition de formation impliquant
des fermetures sèches de sections, mais aussi avec un volume moins important
d’heures de formation pour le bac pro.
Le ministre reste sourd aux demandes d’audience faites par
l’Intersyndicale de l’enseignement professionnel tant au niveau national, qu’au
niveau académique comme à Rouen.
Nous sommes face à
une entreprise qu’on pourrait qualifier de sabotage de la voie professionnelle,
cautionnée par des syndicats ne représentant plus la majorité des enseignants.
Est-ce la première phase d’une démolition plus grande du service public
d’Education du second degré ?
Autant de motifs
d’inquiétude que nous aimerions voir levés par le ministre.
COMMUNIQUE DE PRESSE
MÉDIATEURS DE
Paris, le 23 février
09
Une note
ministérielle annonce la création de 5 000 « médiateurs de la
réussite ». L’attribution de ces emplois de 23h par semaine, est laissée à
la discrétion des rectorats, sans définition de critères d’affectation.
Comme d’habitude la
réponse à un vrai problème : l’absentéisme des élèves est encore la
création d’un nouveau groupe au titre ronflant avec des personnes précaires
sans formation ni qualification.
Comme d’habitude,
cet effet d’annonce méconnait le travail des personnels sur la question de
l’absentéisme (CPE, surveillants-AED,assistants sociaux, personnels de
direction, …) et leur demande de personnels stables, formés et en nombre
suffisant bien supérieur à ces 5 000 personnes.
On voudrait nous
faire croire qu’une politique réelle est à l’œuvre avec d’un côté des
suppressions massives de postes de CPE, AED, AS, … depuis plusieurs années et
de l’autre la création des 5 000 précaires.
Ce n’est pas une
telle politique que souhaite le SNUEP-FSU pour l’éducation nationale et nous
demandons le retrait d’un tel dispositif.
Nous demandons aussi
la création de postes de CPE, surveillant-es, Assistants Sociaux.
Le SNUEP-FSU appelle à signer massivement la pétition
Pour une vraie lutte
contre l'absentéisme des élèves
Pour le recrutement
de personnels titulaires formés et qualifiés, seule mesure porteuse de réussite
dans la lutte contre l’absentéisme :
L'absentéisme scolaire hypothèque lourdement
l’avenir de certains élèves, il peut rapidement mener au décrochage si rien
n’est entrepris.
C’est un phénomène complexe qui prend ses
racines dans un ensemble de difficultés d’ordre scolaire, social, médical ou
familial ; il s’appuie souvent sur une déception douloureuse face aux
apprentissages scolaires.
Il concerne souvent des jeunes qui ont perdu
le sens de l'école, qui n'arrivent pas à se projeter dans l'avenir, qui sont en
situation de souffrance. Il peut s'agir aussi de jeunes qui font des
« petits boulots » pour venir en aide à leurs familles
L’absentéisme n’est pas une fatalité ;
on peut, et on doit, tout faire pour y remédier.
Mais on ne peut résoudre un phénomène
complexe avec des solutions simplistes présentées comme magiques. Les réponses
ne peuvent être que multiformes, à partir de l’histoire singulière de chaque
jeune.
Cela suppose de faire appel à de vrais
professionnels. Ces professionnels existent déjà dans l’Education Nationale. Au
sein d’équipes pluri-professionnelles de suivi, les CPE, les COP, les
assistants de service social, les infirmiers, les médecins scolaires, les chefs
d’établissements, les enseignants et notamment les professeurs principaux, les
MI-SE, les assistants d’éducation s’efforcent d’éviter les décrochages, de
contribuer au suivi et à la réussite, d’améliorer l’épanouissement de tous les
élèves. Les Conseillers Principaux
d’Education ont en outre des missions particulières : ils sont chargés du
repérage et du traitement de l’absentéisme au sein des établissements scolaires.
Tous ces professionnels jouent un rôle
indispensable auprès des élèves et des familles. Il faut arrêter la destruction
de ces emplois et au contraire augmenter leur nombre de manière significative.
Au lieu de cela, le ministre veut recruter,
sur des emplois précaires de très courte durée,
5000 "médiateurs de réussite scolaire" non formés et non
qualifiés. Ces personnels recrutés pour 6 mois renouvelables 2 fois au maximum,
pour un temps partiel et payés au smic vont obligatoirement connaître une
rotation importante, du fait des mauvaises conditions de rémunération qui vont
leur être faites. La durée est un élément essentiel pour construire une
relation efficace et empreinte de confiance avec les familles et les élèves,
manifestement elle ne sera pas au rendez-vous.
Parce qu'une qualification s'acquiert, parce
qu'une compétence ne se décrète pas, parce que nos élèves ont besoin de
personnels formés, nous exigeons du ministre qu’il renonce à cette mesure
inadaptée à une lutte efficace contre l’absentéisme, qu’il augmente le nombre
de postes aux concours de recrutement de
CPE dès 2009 et qu’il reprenne tous les
recrutements nécessaires pour que puissent fonctionner dans les établissements
des équipes de suivi complètes s’appuyant sur des personnels titulaires.
PETITION INTERSYNDICALE SNEP, SNES, SNUEP de
signez et faites signer www.snes.edu/petitions/?petition=11
COMMUNIQUE DE PRESSE du 26
février 2009
COUP DE FORCE CONTRE
LE PARITARISME
Le Ministère de l’éducation
Nationale a décidé de faire fi du paritarisme. Depuis le 23 février le
Ministère, via une plate forme téléphonique privée, divulgue aux demandeurs de
mutation le projet de mouvement les concernant alors que les élus du SNUEP FSU
n’ont pas ces informations et que les commissions paritaires traitant de ces
questions ne se réunissent qu’à partir du 18 Mars 2009.
De nombreux collègues sont choqués
et surpris d’un tel procédé qui pour le moins manque de transparence, surtout
que les résultats ne seront définitifs qu’à l’issue des commissions paritaires.
De plus, le projet divulgué contient des
erreurs que les élus dépistent et ils proposent à l’administration
des corrections permettant à chaque demandeur d’être rétabli dans ses droits.
Enfin les commissions paritaires améliorent le projet du Ministère.
En diffusant ses « résultats »
anticipés et non vérifiés, le ministère cherche à imposer sans contrôle les
affectations des personnels et à multiplier les nominations discrétionnaires
à la tête du client.
Par leur forte mobilisation aux élections
professionnelles de décembre, les personnels ont confirmé leur
attachement au paritarisme. Les droits des élus dans les CAP doivent être respectés
pour qu’ils puissent exercer la mission que les personnels leur ont confiée par
le suffrage universel direct.
Dans l’immédiat, le
SNUEP FSU est intervenu au Ministère pour condamner de tels agissements et met
tout en œuvre pour qu’une riposte intersyndicale soit possible à l’ouverture
des CAPN le 9 et 10 Mars 2009.
NOS FILLES ONT ENCORE BESOIN DE NOUS
FEMINISTES EN TOUT GENRE,
DEBOUT !
Notre liberté à
disposer librement de notre corps, notre droit à la contraception et à
l’avortement, les lois sur la parité sont des acquis obtenus aux prix de
nombreuses luttes féministes. Ces acquis, que l’on pense infrangibles, sont pourtant sans cesse remis
en cause par les courants réactionnaires et religieux de notre pays. Les
attaques contre les droits des femmes prennent des formes diverses et variées
et, selon leurs instigateurs, sont plus ou moins menaçantes pour notre
émancipation et celle de nos filles. Elles sont parfois grossières et
ridicules, comme tout récemment, celle émanant du supposé conseil scientifique
du Vatican révélant que l’urine des femmes sous pilule contraceptive aggravait
la pollution des nappes phréatiques et rendait, de fait, les hommes, stériles.
Mais certaines remises en question de nos droits peuvent aussi prendre des
tournures moins risibles. La dernière en date concerne le démantèlement
programmé du planning familial. Notre gouvernement savait qu’il ne pouvait
fermer de façon autoritaire cette institution sans s’attirer les foudres d’une
grande partie de la population. En revanche, selon sa tactique habituelle,
asphyxier financièrement le planning lui aurait permis, dans deux ou trois ans,
de clamer que « ce système, certes
un peu archaïque, certes utile en son temps, ne fonctionne plus, les temps
changent, la société change… ». On connait la chanson. Enrobée de
cette façon, la responsabilité de la fermeture du planning ne semblait pas lui
incomber directement.
Mais ce scénario
catastrophe ne devrait pas se réaliser car les mouvements féministes sont
encore très actifs ! Après l’annonce d’Hortefeux révélant, la réduction de 42%
du budget consacré au conseil conjugal et familial, amputant ainsi
La mobilisation a payé : la présidente du mouvement
français pour le planning familial a été reçue par Hortefeux vendredi 19
février. À l’issue de cet entretien, l’Etat a promis de poursuivre son
engagement vis-à-vis du planning sur les trois ans à venir… mais restons toutes
et tous vigilants, féministes en tout genre : DEBOUT ! Nos filles ont
encore besoin de nous !
Pétition en ligne www.planning.familial.org
COMMUNIQUE
DE PRESSE de
Droits des femmes en
danger
L’Etat s’attaque aux missions du Planning Familial (MFPF) en amputant de
42% le montant affecté au conseil conjugal et familial, dans le cadre des
actions déconcentrées. Il remet en cause la mission d’utilité publique,
pourtant explicitement confiée depuis 40 ans (titre I de
C’est à terme la disparition d'1/3 des associations départementales qui
sont programmées. Et ce, au moment de la 3ème campagne nationale
contraception qui affiche la réduction des obstacles à la contraception !
Si les premières victimes sont les femmes - 450 000 femmes ont eu
recours au Planning familial en 2007 - se sont aussi les adolescent-es toujours
en quête d’information.
Dans les lycées et les collèges, les personnels font régulièrement
intervenir le Planning familial pour tout ce qui concerne la contraception, la
fécondité et la sexualité. Ces réunions contribuent à la préparation des jeunes
pour construire leur sexualité, leur vie de couple et leur vie parentale.
Les lycéen-nes et les collègien-nes, tout comme les femmes, sont
directement touchés par ces mesures gouvernementales et