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Paris, le 27 mars 2009

 

Communiqué de presse du SNUEP-FSU

Le SNUEP-FSU se félicite des actions menées le 24 mars


 


Le SNUEP-FSU se félicite des actions menées le 24 mars (AG, rassemblements, manifestations, grèves…) pour défendre l’Enseignement Professionnel Public et Laïque, pour dénoncer la généralisation des bac pro en 3 ans et la suppression des BEP et cela sans concertation.

 

Des rassemblements ont eu lieu dans de petites et moyennes villes comme à Caen (150 PLP), au Mans (150 PLP) à Aire sur Adour (120 PLP) dans les Landes… et d’autres dans des villes plus grandes comme à Paris (1000) ou Grenoble (300).

 

Des délégations ont parfois été reçues par les rectorats. Ainsi à Poitiers la délégation a  réussi à obtenir les heures de la dotation horaire globale (DHG) qui leur manquaient (776h), soit 43 ETP simplement pour appliquer le référentiel ! Même l’application des heures « référentiel » du Bac Pro en 3 ans, n’est pas respectée dans la dotation des établissements ! Cela montre le peu de sérieux du ministère et son mépris pour la formation des élèves, ainsi que sa volonté de faire des économies sur le dos des jeunes les plus en difficulté.

 

Le SNUEP-FSU en réactivant l’intersyndicale de l’enseignement professionnel dès janvier, montre bien que les décisions hâtives, et dogmatiques, du ministère ne passent pas auprès des collègues et des élèves.

Ainsi l’UNL demande à travailler conjointement avec le SNUEP-FSU. Les élèves et leurs parents demandent avec nous, le maintien des BEP suivis d’un bac pro en 2 ans et pas une généralisation du bac pro en 3 ans.

 

Il serait temps que le ministre entende les revendications légitimes !


 

SNUEPInfos113

 

SOMMAIRE ● Le SNUEP-FSU se félicite des actions menées le 24 mars P. 1 ● La mobilisation dans les académies P. 2 ● Communiqué SNUEP-FSU : « Faire davantage pour les jeunes » ? ● MASTÉRISATION : la FSU rencontre X.DARCOS ET V.PÉCRESSE P. 3 ● Formation et recrutement des enseignants : des évolutions qui prennent en compte les mobilisations Revalorisation des pensions P.4 ● Du nouveau du côté des Bac Pro « micro-informatique » ● L’Enseignement Professionnel en débat au café pédagogique P.5 ● Congrès SNES Perpignan : Discours du SNUEP-FSU Pp.6-7 ● Généralisation du Bac Pro 3 ans : La commission mixte de l’ARF réclame un moratoire des réformes des lycées P.8


 

Journée d’action LP

La mobilisation dans les académies

 


Île-de-France

15 000 manifestants avec le Supérieur

1000 PLP (SNUEP-FSU+CGT+quelques autres) et quelques établissements, dont le lycée Théophile Gautier (Paris 12e) en entier (profs et élèves qui étaient auparavant allés au rectorat).

Bonne visibilité du SNUEP-FSU et  de la CGT avec banderoles, ballons, drapeaux et auto-collants. La banderole de l’Intersyndicale était en tête, à coté de celle du SUP. La banderole SNUEP-FSU était aussi de sortie.

Tetecortege24mars

 

Orléans-Tours

Rassemblement d’une vingtaine de PLP devant le rectorat. Une radio est venue couvrir l'événement.

 

Caen

150 manifestants devant le rectorat.

 

Bordeaux

Dans les landes, 120 personnes dans les rues d'Aire-sur-Adour ce 24 mars 2009.

 

Rennes

·           pour le département 35 : 12 PLP devant les grilles du rectorat, qui ont rejoint ensuite un rassemblement Education Nationale à la mairie à 17h30, décidé en intersyndicale après le 19.

·           pour le 56 : ce département, en intersyndicale (CGT, FO, SNUEP), avait déjà lancé une action (avant l'appel national), à savoir déplacement au rectorat à Rennes le 25 après midi. Une délégation a été reçue.

 

Lyon

Une quarantaine de PLP à l'AG du matin.

Un peu plus d'une centaine de PLP devant le rectorat.

Un seul journaliste présent de la presse locale.

Seuls CGT et SNUEP-FSU étaient présents avec drapeaux (absence des autres syndicats).

Rouen

Une cinquantaine de manifestants devant le Conseil Régional à Rouen le matin, puis devant le Rectorat l’après-midi.

 

Poitiers

30 manifestants devant le rectorat, ont été reçus.

 

Nantes

 

Dijon

60 personnes devant le rectorat durant le CTPA.

 

Nancy

50 manifestants le 25.

 

Besançon

Une trentaine de PLP sur les 200 manifestants. La manif a fini devant le rectorat.

 

Grenoble

300 manifestants devant le rectorat. Audience demandée et acceptée dans les jours qui suivent.

 

DrapeauxSNUEP



 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU SNUEP-FSU

« Faire davantage pour les jeunes » ?

 

Paris, le 27 mars 2009

 

Nicolas Sarkozy a annoncé un plan d’urgence pour les jeunes avant le 15 avril. Le chef de l'Etat dit vouloir doubler les effectifs des formations en alternance. Ainsi, le gouvernement passe, la formation, à la moulinette de l’idéologie libérale et organise le démantèlement de l’Enseignement Professionnel public au profit de l’apprentissage.

 


Véritable formation ou remède expéditif au manque chronique de main d’œuvre dans certains secteurs d’activité ? Le SNUEP-FSU s’interroge lorsque le Haut Commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch, déclare avoir pour objectif 200 000 jeunes supplémentaires en emploi ou en formation, dont la moitié ou les deux tiers dans les « métiers porteurs ».

La création d'un contrat d'activité d’un an permettant d'acquérir un socle de compétences indispensables à toute vie professionnelle et débouchant sur un contrat d'alternance, un emploi ou une création d'activité, est un miroir aux alouettes.

 

Cette politique irresponsable débouche sur des suppressions massives de postes d’enseignants. Le désengagement progressif de l’Etat de l’Enseignement Professionnel aboutit a contrario à l'obligation de formation en apprentissage à 5% des effectifs pour toutes les entreprises de plus de 50 salariés, comme le proposera prochainement à Nicolas Sarkozy, Yazid Sabeg, Commissaire à la Diversité.

 

Le SNUEP-FSU rappelle que les compétences indispensables à la vie professionnelle doivent être enseignées en profondeur au sein de l’Education Nationale, et non survolées.

Le SNUEP-FSU souhaite que la formation soit considérée comme un investissement pour le pays et non comme une charge pour l’Etat.

Le SNUEP-FSU met en garde le gouvernement contre le renforcement de l’apprentissage qui ne saurait être considéré comme un investissement de qualité, d’autant plus à l’heure de la crise. Alors même que les entreprises licencient et font le choix de l’employabilité immédiate, celles-ci recherchent plus que jamais l’efficacité et la rentabilité de leurs moyens et infrastructures. Le rôle de formateur que le statut de l’apprenti leur confère n’est pas leur priorité. Seul l’Enseignement Professionnel Public garantit une formation initiale complète et de qualité.

Le SNUEP-FSU réaffirme que le rôle de l’Enseignement Professionnel est de former le futur salarié mais aussi le citoyen et qu’un parcours professionnel réussi ne peut pas se limiter uniquement à un ensemble de gestes techniques.

 

Le SNUEP-FSU demande dans l’intérêt des jeunes :

-     l’abandon de la généralisation du baccalauréat en 3 ans et le maintien des sections de BEP

-     l’arrêt des suppressions de postes dans l’Education Nationale pour 2009

-     le maintien d’une offre de formation diversifiée dans les LP débouchant sur des diplômes nationaux

-     un plan ambitieux pour l’Education et la Formation Professionnelle des jeunes, qui permette une véritable insertion dans la vie professionnelle avec de réelles perspectives de carrière.

 

 

Le secrétariat national


 

MASTÉRISATION

La FSU rencontre X.DARCOS ET V.PÉCRESSE

Communiqué commun des syndicats enseignants SNESUP-SNES-SNUIPP-SNEP-SNUEP

 


A la demande de X. Darcos et V. Pécresse, une rencontre s’est tenue ce vendredi 27 mars avec la FSU et ses syndicats d’enseignants et du supérieur (SNESUP, SNEP, SNUIPP, SNES et SNUEP).

 

La FSU, à ce moment de la crise dans les universités, de l’inquiétude des formateurs et étudiants, a porté ses exigences en matière de formation des enseignants et de concours. Elle a insisté pour que le dispositif conçu par le gouvernement soit abandonné au profit de l’ouverture de négociations et de garanties sur l’année 2009-2010.

 

Les deux ministres ont pris l’engagement politique de maintenir outre les concours, les conditions d’inscription et de formation telles qu’elles existaient jusqu’à aujourd’hui : les étudiants pourront bien préparer les concours à l’IUFM. L’inscription en IUFM en 2009-2010 vaudrait inscription en première année de Master. V.Pécresse a précisé que les IUFM et leurs moyens seraient en conséquence maintenus à cet effet ainsi que toutes les antennes départementales. Pour l’horizon 2011, le champ des discussions semble s’ouvrir (place des concours, articulation master-concours, formations des lycées professionnels…) ce qui se traduirait par l’abandon de l’idée d’un « comité de suivi ».

 

Nos revendications sur le pré-recrutement et l’année de stage n’ont pas encore été entendues et feront l’objet de négociations.

 

La FSU entend maintenir tous ses dispositifs d’actions en particulier le 2 avril.

 

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, la FSU entend obtenir l’ouverture de négociations globales avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche associant toutes les organisations pour faire entendre toutes les revendications.


 

 


Formation et recrutement des enseignants

Des évolutions qui prennent en compte les mobilisations

Communiqué de la FSU et de ses syndicats SNES, SNUIPP, SNESUP, SNEP, SNUEP, SNETAP

 

Paris, le 20 mars 2009

 


La détermination des personnels des universités, de la recherche, du primaire et du secondaire, réaffichée par la participation massive aux grèves et manifestations du 19 mars, les prises de position fermes de la FSU « d’abandon du dispositif actuel et d’ouverture de négociations pour une autre réforme », de ses syndicats nationaux et d’autres organisations, semblent avoir des retombées sur les positions du gouvernement. Le ministre de l'Éducation Nationale, dans une adresse aux organisations syndicales, précise un certain nombre de points qui infléchissent sensiblement les projets connus jusqu'ici en matière de « mastérisation ».  Pour l'année universitaire 2009-2010, le maintien des concours dans leur forme actuelle, va permettre aux étudiants d'y voir plus clair et donne du temps pour construire un nouveau dispositif.  Les propositions nouvelles apportées sur les conditions d'inscription en formation et aux concours, la formation, les concours et les droits ouverts par la réussite ou la présence à ceux-ci, constituent des pistes de travail à approfondir. Des éléments auront à être précisés (quid des candidats ayant déjà présenté un concours mais ne s’étant pas présenté en 2009 ? retombées sur le nombre de stagiaires enseignant à la rentée 2010 ? …)  Pour l'horizon 2011, le ministre semble travailler maintenant sur un dispositif beaucoup plus ouvert tant dans la conception de la formation des enseignants que dans l'articulation de celle-ci avec les concours, dont les modalités et la temporalité restent pour partie à construire. Le ministre reconnaît notamment qu'une formation est nécessaire après l'admission au concours, qu'elle ne peut se limiter à un simple compagnonnage  et que les étudiants en master ne peuvent être utilisés comme des moyens de remplacement ou de compensation des décharges de directeur d’école. Il réaffirme que le recrutement des enseignants et CPE se fera par concours et annonce l'ouverture d'une réflexion sur les emplois réservés d'assistants d’éducation. Par ailleurs, le ministre précise pour la première fois que la revalorisation devra concerner l'ensemble des personnels. Toutefois, ces annonces restent insuffisantes sur d'autres points : décharge de service pour les stagiaires trop faible, absence de réels pré-recrutements, flou sur le contenu de la formation de l’année de stagiaire, absence de référence aux IUFM... La FSU et ses syndicats entendent poursuivre la mobilisation notamment dans l’action du 24 mars et ils continueront à intervenir auprès des ministères pour faire prendre en compte leurs demandes pour la formation des maîtres, notamment : 

Une année de stage, après le recrutement, qui soit une véritable année de formation en alternance et d’entrée progressive dans le métier, avec mi-temps en responsabilité et mi-temps en formation

Des pré-recrutements qui permettent de prendre en compte l’allongement du nombre d’années d’études. L’articulation master/concours

Une conception des masters à venir inscrivant ceux-ci dans les objectifs scientifiques et professionnels de ce niveau de formation

Des stages avant le recrutement centrés sur la formation des candidats

La préservation du potentiel de formation des enseignants avec maintien d’IUFM rénovés adossés à la recherche en éducation

Une programmation pluriannuelle des recrutements avec un nombre de postes correspondant aux besoins

La mise en place de dispositifs particuliers pour permettre aux enseignements professionnels de bénéficier d’une augmentation du niveau de formation et d’un recrutement par concours national.

Les nouvelles propositions apparaissent comme un infléchissement réel du dossier. Elles devraient permettre d’engager des discussions sur une nouvelle formation des enseignants, ce qui nécessite l’ouverture de réelles négociations, associant les différents ministères concernés. L a FSU et ses syndicats informeront les personnels et mèneront le débat avec eux pour prendre en compte leurs appréciations et propositions. Il est indispensable qu'au delà du dossier formation des maîtres, le gouvernement réponde à l'ensemble des revendications des personnels de l'Université et de la Recherche largement portées par les syndicats de la FSU concernés. Ceux-ci poursuivront les mobilisations pour ce faire et en particulier le 24 mars.


 

COMMUNIQUE FSU

Revalorisation des pensions

 


 

Les Lilas, le 13 mars 2009

 

Le gouvernement envisage de limiter la revalorisation des

pensions pour 2009 à 1% (0,6% de rattrapage pour 2008 et 0,4% d'inflation prévisionnelle 2009). Alors que le retard réel des pensions sur l'inflation 2008 est de 1,5% le gouvernement n'accorde que 0,6% de rattrapage. Par cette décision c’est près d’un milliard d’euros que le gouvernement s’apprête à économiser sur le dos des retraités.

De plus le report de la revalorisation au 1er avril au lieu du 1er janvier habituellement va encore aggraver la perte de pouvoir d'achat. C'est donc une nouvelle dévalorisation que risquent de subir les retraités.

L'annonce du relèvement de 6,9% du minimum vieillesse ne concernera qu'une faible partie du million de retraités vivant sous le seuil de pauvreté fixé à 817€ par mois.

Au nom de la crise économique, pour laquelle les retraités ne portent aucune responsabilité, le gouvernement a décidé de leur imposer ces nouveaux sacrifices dont on peut craindre qu'ils ne soient qu'un avant-goût.

La Section Fédérale des Retraités FSU réitère son appel aux retraités à manifester le 19 mars aux côtés des actifs. Elle poursuivra avec les autres organisations syndicales de retraités les actions unitaires d'envergure pour sauvegarder le pouvoir d'achat des pensions et œuvrer à la reconstruction d'une protection sociale digne de ce nom.


 

 

Appel du collectif « l’Education est notre avenir »

Le 2 avril

1000 manifestations

pour l'école

Paris, le 26 mars 2009

 

Plus que jamais dans ce contexte de crise, l'enseignement et la formation des jeunes ne sont pas un coût mais un investissement pour l'avenir. Ils sont le meilleur rempart contre le chômage.

 


Le collectif « l'Education est notre avenir », comme le 19 octobre, comme le 20 novembre, comme le 10 décembre, comme le 17 janvier, comme le 29 janvier et comme le 19 mars, appelle tous ceux qui veulent défendre et transformer le Service Public d'Education pour une meilleure réussite des élèves, à le faire savoir haut et fort le 2 avril, dans toute la France, dans tous les lieux où se forme la jeunesse d'aujourd'hui et se forgent les savoirs de demain.

 

Après la manifestation du 19 mars, la seule concession faite par le gouvernement est un léger recul sur la réforme de la formation des enseignants. Cela ne suffit pas, nous ne laisserons pas ce gouvernement poursuivre son entreprise de démolition de l'Ecole, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche publics !

 

Nous pouvons lui faire entendre raison !

 

Nous refusons une carte scolaire désastreuse fruit des trop nombreuses suppressions de postes de ces dernières années.

 

Nous ne transigerons pas sur la garantie d'une formation de qualité pour tous les enseignants.

 

Jeudi soir 2 avril après le travail ou l'école, le collectif « L'Education est notre avenir » appelle par mille manifestations, rassemblements, retraites aux flambeaux, sur le terrain mobilisons-nous, mobilisons l'opinion en faveur de l'Education. Devant les écoles, les collèges, les lycées, les universités, sur les places publiques, expliquons, rassemblons, faisons du bruit, pour enfin nous faire entendre !

 

http://www.uneecole-votreavenir.org/


 

Lu au BOEN du 26 mars 2009

Du nouveau du côté des Bac Pro "micro-informatique"

 


Au BO, pour le Baccalauréat professionnel (RLR: 543-1), sont précisées les modifications de la spécialité « systèmes électroniques numériques » et abrogation de la spécialité « micro-informatique et réseaux : installation et maintenance » (arrêté du 23-1-2009 - J.O. du 26-2-2009).

 

La définition de l'épreuve E2 « épreuve technologique : analyse d'un système électronique » est remplacée par la définition de l'épreuve E2 en annexe de l’arrêté du 23-1-2009 (J.O. du 26-2-2009). Cet arrêté est consultable à cette adresse :

http://www.education.gouv.fr/cid24171/mene0901941a.html

Il est également précisé que la dernière session d'examen du baccalauréat professionnel spécialité « micro-informatique et réseaux : installation et maintenance » aura lieu en 2011.

 

L’Enseignement Professionnel

en débat au café pédagogique

L’actualité de l’enseignement professionnel en ligne sur le site du café pédagogique

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/101_DossierProfessionnel.aspx


Congrès SNES Perpignan

Discours du SNUEP-FSU le 25 mars 2009

 


Cher(e)s collègues, cher(e)s camarades,

Tout d'abord, je vous apporte le salut confraternel du Snuep et en son nom je remercie le SNES pour son invitation et son accueil.

Dans le contexte des réformes rétrogrades qui touchent l’ensemble du système éducatif, de la maternelle à l’université, le SNUEP-FSU est plus que jamais convaincu, qu’il faut poursuivre et développer le travail intersyndical avec les syndicats de la FSU du 2nd degré  et notamment avec le SNES afin de proposer une alternative crédible aux réformes DARCOS.

Dans ce cadre, le SNUEP-FSU se félicite du travail qui a été mené depuis le début de l’année avec le SNES notamment sur la réforme du « recrutement et de la formation des enseignants » ou celle « des lycées ». Le SNUEP-FSU fera tout pour développer et enrichir cette coopération.

Comme vous le savez, la réforme de l’Enseignement Professionnel et celle du lycée sont étroitement liées et la recherche d’une alternative aux réformes DARCOS sur « les lycées » ne peut se développer qu’en prenant en compte l’ensemble du système éducatif des trois voies de formation, mais aussi le collège et les formations post-BAC.

 

C’est pour cela que nous avons été parmi les premiers à demander qu’un travail Fédéral sur les trois voies de formation soit mené conjointement et permette ainsi de faire des propositions FSU sur ce dossier.

 

Vous le savez, l’Enseignement Professionnel connaît depuis quelques années des attaques sans précédent. J’en citerai trois :

-              les plans de relance de l’apprentissage, (le dernier en date étant le plan Borloo) sont révélateurs des choix politiques des gouvernements mais aussi des régions, qui privilégient l’employabilité immédiate au détriment d’une formation complète du citoyen.

-              même logique libérale quant à la création de CFA académiques et le développement de l’apprentissage public implanté à l’intérieur des lycées labélisés « lycées des métiers ».

Cet apprentissage n’a de public que le nom.

Il détourne les moyens de l’Enseignement Professionnel au profit de l’apprentissage.

Ce « lycée des métiers » mélangeant tous les publics fait fi de la particularité de nos élèves. Il n’a comme objectif que des économies budgétaires, économies faites au détriment de la qualité de la formation et des conditions de travail des enseignants.

-              la dernière attaque en date, vous le savez, c’est la généralisation du Bac Pro en 3 ans qui transforme profondément la voie professionnelle avec en outre la suppression des BEP. Cette réforme, que nous continuons à combattre, s’est faite avec la complicité du Snetaa et du Sgen sans l’aval des PLP.

Cette réforme est l’application de la RGPP dans l’Enseignement Professionnel. Sous couvert d’égale dignité des voies de formation, le Ministère récupère 25 % du temps de formation, les formations aux BEP sont supprimées et remplacées par une certification intermédiaire, passée en 2ème année du cycle Bac Pro 3 ans.

Cette certification intermédiaire est une véritable attaque des diplômes.

Elle affaiblit gravement la valeur professionnelle du niveau V.

 

Cette réforme risque de mettre encore plus en difficulté les élèves de la Voie Professionnelle qui désirent poursuivre leurs études après le BAC.

Elle permet au Ministère de restructurer l’ensemble de l’offre de formation en mettant en concurrence les établissements et les formations entre elles (techno/pro).

 

En restructurant l’Enseignement Professionnel en deux cycles (CAP en 2 ans  et Bac Pro en 3 ans), cette réforme organise le tri à l’entrée du Lycée Professionnel.

 

Ainsi, les élèves ne pouvant pas aller en Bac Pro 3 ans, seront orientés en CAP avec très peu de possibilité d’atteindre le niveau IV.

C’est bien une politique du renoncement qui est mise en place, elle ne permettra pas de réduire les fuites en cours de parcours et les sorties sans qualification.

Bien au contraire, cette réforme risque d’augmenter le nombre de jeunes décrocheurs qui se retrouvent pris en charge par les régions.

Couplée à la politique budgétaire du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la réforme menace gravement l’Enseignement Professionnel. 10 000 suppressions de postes sont prévues d’ici 2012.

Ces politiques organisent progressivement le transfert des missions de l’Etat vers les régions dans le secteur de la formation professionnelle initiale.

 

Dans ce cadre, le SNUEP-FSU est très attentif au développement actuel des politiques régionales qui montrent la volonté croissante des régions à créer un service régional de la formation englobant l’ensemble de la formation professionnelle.

Le SNUEP-FSU regarde aussi de très près, ce qui se passe en terme de réforme de la formation professionnelle (l’ANI signé en janvier 2009 et sa traduction législative prévue au mois d’Avril).

Assurément, la formation des salariés est un droit qui doit être développé et amélioré. Mais sa mise en place dans le cadre de la formation tout au long de la vie ne doit pas être le prétexte à affaiblir la formation initiale et notamment l’Enseignement Professionnel.

Dans un cadre fédéral, le SNUEP-FSU sera vigilant à ce qu’il n’y ait pas de glissement progressif de la formation initiale vers la formation continue qui passe par la déprofessionnalisation des diplômes, déjà en marche, et pourrait passer par la mise en place d’une mauvaise formation initiale différée.

D’autres dossiers sont à travailler conjointement avec le SNES et plus largement dans un cadre fédéral, notamment :

-       le traitement de la difficulté scolaire au collège

-       l’avenir des 3 DP 6

-       la question de la culture commune et la part de l’Enseignement Professionnel dans cette culture

-       la liaison collège / lycée et notamment LP

 

Pour finir, quelques mots sur la « masterisation ». Annoncée par X. DARCOS, elle n’a pas été conçue pour les enseignants de la voie professionnelle et nous en sommes bien conscients.

Après réflexion et débat au sein du SNUEP-FSU, nous avons décidé de participer aux discussions et nous nous sommes pleinement inscrits dans un travail fédéral pour porter les revendications des PLP. Nous avons travaillé avec les autres syndicats de la FSU afin de trouver une position commune.

Aujourd’hui, nous nous félicitons de l’évolution actuelle du dossier et le SNUEP se retrouve pleinement dans la demande de la FSU de l’abandon du dispositif actuel et d’ouverture de négociations pour une autre réforme.

La « Masterisation » doit être l’opportunité d’améliorer la formation de tous les enseignants et elle ne doit pas mettre de côté de nombreuses disciplines professionnelles pour lesquelles ils n’existent pas de formation au delà du niveau III ou du niveau IV.

Au nom du SNUEP-FSU, je vous remercie pour votre invitation et vous souhaite pour les deux jours à venir des débats dynamiques et fructueux.

 

Pour le secrétariat National.

Jérome Dammerey

Co SG SNUEP-FSU


 


 

Généralisation du Bac Pro 3 ans

La commission mixte de l’ARF réclame

un moratoire des réformes des lycées

 

Réunis dans le cadre des Rencontres nationales Jeunesses en régions qui se tenaient à Nantes les 19 et 20 mars, Jacques Auxiette, président de la Région Pays de la Loire et de la commission éducation de l’Association des Régions de France, et Jean-Paul Denanot, président de la Région Limousin et président de la commission formation professionnelle de l’ARF, interpellent Xavier Darcos, Ministre de l’Education Nationale.

 


« (…) nous exigeons que l’ensemble des réformes des lycées fassent l’objet d’un moratoire ».

« Ce moratoire s’impose, expliquent-ils. Il est de notre responsabilité, voire de notre devoir d’élus garants des intérêts des citoyens, en particulier de ceux des jeunes, de nous opposer à des réformes mal préparées, improvisées, précipitées et dont toutes les conséquences n’ont pas été appréciées préalablement ».

« Les choix actuellement opérés sont illisibles, particulièrement pour les familles. Une fois de plus, ce sont celles ayant le moins accès à l’information qui seront pénalisées. Ces choix vont accroître les inégalités en créant à l’intérieur même des établissements deux voies de formation, l’une en deux ans (le CAP), l’autre en trois ans (le Bac Professionnel), sans aucune possibilité de passer de l’une à l’autre et sans espoir d’atteindre l’enseignement supérieur puisqu’aucun dispositif d’accompagnement type classes d’adaptation ou passerelles n’a été prévu » ont développé Jacques Auxiette et Jean-Paul Denanot.


C’est pourquoi, en exigeant ce moratoire, « les Régions affirment qu’il ne peut y avoir de réforme sans dialogue social construit, que la précipitation, le mépris, les défauts d’anticipation dans la mise en oeuvre, ne peuvent produire qu’inquiétude et rejet massif ».

« Nous, nous croyons dans les jeunesses. Avant les jeunes avaient peur pour leur avenir. Aujourd’hui, ils ont peur de ne plus avoir d’avenir. Il se dit, dans les rectorats, dans les ministères, que cette réforme est « un pari ». En ces temps de crise, il n’est pas permis d’hypothéquer l’avenir de notre jeunesse. Nous demandons, toutes affaires cessantes, au ministre de l’Education Nationale, un état des lieux de la prochaine rentrée et des prévisions pour les prochaines années ».

 

Lisez l’intégralité du compte-rendu sur le site de l’Association des Régions de France à l’adresse suivante :

http://www.arf.asso.fr/index.php/actualites/actu/par_la_voix_de_deux_presidents_de_region_l_arf_demande_moratoire_sur_la_reforme_des_lycees


 

 

 

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