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Paris, le 27 mars 2009
Communiqué de presse du SNUEP-FSU
Le SNUEP-FSU se félicite des actions menées le 24 mars
Le SNUEP-FSU se félicite des actions
menées le 24 mars (AG, rassemblements, manifestations, grèves…) pour défendre
l’Enseignement Professionnel Public et Laïque, pour dénoncer la généralisation
des bac pro en 3 ans et la suppression des BEP et cela sans concertation.
Des
rassemblements ont eu lieu dans de petites et moyennes villes comme à Caen (150
PLP), au Mans (150 PLP) à Aire sur Adour (120 PLP) dans les Landes… et d’autres
dans des villes plus grandes comme à Paris (1000) ou Grenoble (300).
Des
délégations ont parfois été reçues par les rectorats. Ainsi à Poitiers la
délégation a réussi à obtenir les heures
de la dotation horaire globale (DHG) qui leur manquaient (776h), soit 43 ETP
simplement pour appliquer le référentiel ! Même l’application des heures
« référentiel » du Bac Pro en 3 ans, n’est pas respectée dans la
dotation des établissements ! Cela montre le peu de sérieux du ministère
et son mépris pour la formation des élèves, ainsi que sa volonté de faire des
économies sur le dos des jeunes les plus en difficulté.
Le SNUEP-FSU en réactivant
l’intersyndicale de l’enseignement professionnel dès
janvier, montre bien que les décisions hâtives, et dogmatiques, du ministère ne
passent pas auprès des collègues et des élèves.
Ainsi
l’UNL demande à travailler conjointement avec le SNUEP-FSU. Les élèves et leurs
parents demandent avec nous, le maintien des BEP suivis d’un bac pro en 2 ans
et pas une généralisation du bac pro en 3 ans.
Il serait temps que le ministre
entende les revendications légitimes !

SOMMAIRE ● Le
SNUEP-FSU se félicite des actions menées le 24 mars P. 1 ● La
mobilisation dans les académies P. 2 ● Communiqué SNUEP-FSU :
« Faire davantage pour les jeunes » ?
● MASTÉRISATION : la
FSU rencontre X.DARCOS ET V.PÉCRESSE P. 3 ● Formation et recrutement des enseignants : des évolutions qui prennent en compte les mobilisations ●
Revalorisation des pensions P.4 ●
Du nouveau du côté des Bac Pro « micro-informatique » ● L’Enseignement Professionnel en débat au café
pédagogique P.5 ● Congrès
SNES Perpignan : Discours du SNUEP-FSU Pp.6-7 ● Généralisation du Bac Pro 3 ans : La commission mixte de l’ARF réclame un
moratoire des réformes des lycées P.8
Journée
d’action LP
La
mobilisation dans les académies
Île-de-France
15 000
manifestants avec le Supérieur
1000 PLP
(SNUEP-FSU+CGT+quelques autres) et quelques établissements, dont le lycée
Théophile Gautier (Paris 12e) en entier (profs et élèves qui étaient
auparavant allés au rectorat).
Bonne visibilité
du SNUEP-FSU et de

Orléans-Tours
Rassemblement
d’une vingtaine de PLP devant le rectorat. Une radio est venue couvrir
l'événement.
Caen
150 manifestants
devant le rectorat.
Bordeaux
Dans les landes, 120 personnes dans
les rues d'Aire-sur-Adour ce 24 mars 2009.
Rennes
·
pour
le département 35 : 12 PLP devant les grilles du
rectorat, qui ont rejoint ensuite un rassemblement Education Nationale à la
mairie à 17h30, décidé en intersyndicale après le 19.
·
pour
le 56 : ce département, en intersyndicale (CGT, FO,
SNUEP), avait déjà lancé une action (avant l'appel national), à savoir
déplacement au rectorat à Rennes le 25 après midi. Une délégation a été reçue.
Lyon
Une
quarantaine de PLP à l'AG du matin.
Un peu
plus d'une centaine de PLP devant le rectorat.
Un
seul journaliste présent de la presse locale.
Seuls
CGT et SNUEP-FSU étaient présents avec drapeaux (absence des autres syndicats).
Rouen
Une cinquantaine
de manifestants devant le Conseil Régional à Rouen le matin, puis devant le
Rectorat l’après-midi.
Poitiers
30 manifestants
devant le rectorat, ont été reçus.
Nantes
Dijon
60 personnes
devant le rectorat durant le CTPA.
Nancy
50 manifestants le
25.
Besançon
Une trentaine de
PLP sur les 200 manifestants. La manif a fini devant le rectorat.
Grenoble
300 manifestants
devant le rectorat. Audience demandée et acceptée dans les jours qui suivent.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU SNUEP-FSU
« Faire
davantage pour les jeunes » ?
Paris, le 27 mars
2009
Nicolas Sarkozy a annoncé un plan d’urgence pour
les jeunes avant le 15 avril. Le chef de l'Etat dit
vouloir doubler les effectifs des formations en alternance. Ainsi, le
gouvernement passe, la formation, à la moulinette de l’idéologie libérale et
organise le démantèlement de l’Enseignement Professionnel public au profit de
l’apprentissage.
Véritable
formation ou remède expéditif au manque chronique de main d’œuvre dans certains
secteurs d’activité ? Le SNUEP-FSU s’interroge lorsque le Haut Commissaire
à
La création d'un
contrat d'activité d’un an permettant d'acquérir un socle de compétences
indispensables à toute vie professionnelle et débouchant sur un contrat
d'alternance, un emploi ou une création d'activité, est un miroir aux
alouettes.
Cette politique
irresponsable débouche sur des suppressions massives de postes d’enseignants.
Le désengagement progressif de l’Etat de l’Enseignement Professionnel aboutit a
contrario à l'obligation de formation en
apprentissage à 5% des effectifs pour toutes les entreprises de plus de 50
salariés, comme le proposera prochainement à Nicolas Sarkozy, Yazid Sabeg,
Commissaire à
Le SNUEP-FSU
rappelle que les compétences indispensables à la vie professionnelle doivent
être enseignées en profondeur au sein de l’Education Nationale, et non
survolées.
Le
SNUEP-FSU souhaite que la formation soit considérée comme un
investissement pour le pays et non comme une charge pour l’Etat.
Le SNUEP-FSU met
en garde le gouvernement contre le renforcement de l’apprentissage qui ne
saurait être considéré comme un investissement de qualité, d’autant plus à
l’heure de la crise. Alors même que les entreprises licencient et font le choix
de l’employabilité immédiate, celles-ci recherchent plus que jamais
l’efficacité et la rentabilité de leurs moyens et infrastructures. Le rôle de
formateur que le statut de l’apprenti leur confère n’est pas leur priorité.
Seul l’Enseignement Professionnel Public garantit une formation initiale
complète et de qualité.
Le SNUEP-FSU
réaffirme que le rôle de l’Enseignement Professionnel est de former le futur
salarié mais aussi le citoyen et qu’un parcours professionnel réussi ne peut
pas se limiter uniquement à un ensemble de gestes techniques.
Le
SNUEP-FSU demande dans l’intérêt des jeunes :
- l’abandon
de la généralisation du baccalauréat en 3 ans et le maintien des sections de
BEP
- l’arrêt
des suppressions de postes dans l’Education Nationale pour 2009
- le
maintien d’une offre de formation diversifiée dans les LP débouchant sur des
diplômes nationaux
- un
plan ambitieux pour l’Education et
Le secrétariat national
MASTÉRISATION
Communiqué commun des syndicats
enseignants SNESUP-SNES-SNUIPP-SNEP-SNUEP
A la demande de X.
Darcos et V. Pécresse, une rencontre s’est tenue ce vendredi 27 mars avec
Les deux ministres
ont pris l’engagement politique de maintenir outre les concours, les conditions
d’inscription et de formation telles qu’elles existaient jusqu’à aujourd’hui :
les étudiants pourront bien préparer les concours à l’IUFM. L’inscription en
IUFM en 2009-2010 vaudrait inscription en première année de Master. V.Pécresse
a précisé que les IUFM et leurs moyens seraient en conséquence maintenus à cet
effet ainsi que toutes les antennes départementales. Pour l’horizon 2011, le
champ des discussions semble s’ouvrir (place des concours, articulation
master-concours, formations des lycées professionnels…) ce qui se traduirait
par l’abandon de l’idée d’un « comité de suivi ».
Nos revendications
sur le pré-recrutement et l’année de stage n’ont pas encore été entendues et
feront l’objet de négociations.
Dans l’enseignement
supérieur et la recherche,
Formation et recrutement des
enseignants
Des évolutions qui prennent en compte
les mobilisations
Communiqué de la FSU et de ses syndicats SNES, SNUIPP, SNESUP, SNEP,
SNUEP, SNETAP
Paris, le 20 mars 2009
La détermination des personnels des universités,
de la recherche, du primaire et du secondaire, réaffichée par la participation
massive aux grèves et manifestations du 19 mars, les prises de position fermes
de la FSU « d’abandon
du dispositif actuel et d’ouverture de négociations pour une autre
réforme », de ses syndicats nationaux et d’autres
organisations, semblent avoir des retombées sur les positions du gouvernement.
Le ministre de l'Éducation Nationale, dans une adresse aux organisations
syndicales, précise un certain nombre de points qui infléchissent sensiblement
les projets connus jusqu'ici en matière de « mastérisation ».
Pour l'année universitaire 2009-2010, le maintien des concours dans leur
forme actuelle, va permettre aux étudiants d'y voir plus clair et donne du
temps pour construire un nouveau dispositif. Les propositions nouvelles
apportées sur les conditions d'inscription en formation et aux concours, la
formation, les concours et les droits ouverts par la réussite ou la présence à
ceux-ci, constituent des pistes de travail à approfondir. Des éléments auront à
être précisés (quid des candidats ayant déjà présenté un concours mais ne
s’étant pas présenté en 2009 ? retombées sur le nombre de stagiaires
enseignant à la rentée 2010 ? …) Pour l'horizon 2011, le ministre
semble travailler maintenant sur un dispositif beaucoup plus ouvert tant dans
la conception de la formation des enseignants que dans l'articulation de
celle-ci avec les concours, dont les modalités et la temporalité restent pour
partie à construire. Le ministre reconnaît notamment qu'une formation est
nécessaire après l'admission au concours, qu'elle ne peut se limiter à un
simple compagnonnage et que les étudiants en master ne peuvent être
utilisés comme des moyens de remplacement ou de compensation des décharges de
directeur d’école. Il réaffirme que le recrutement des enseignants et CPE se
fera par concours et annonce l'ouverture d'une réflexion sur les emplois
réservés d'assistants d’éducation. Par ailleurs, le ministre précise pour la
première fois que la revalorisation devra concerner l'ensemble des
personnels. Toutefois, ces annonces restent insuffisantes sur d'autres
points : décharge de service pour les stagiaires trop faible, absence de réels
pré-recrutements, flou sur le contenu de la formation de l’année de stagiaire,
absence de référence aux IUFM... La FSU et ses syndicats entendent poursuivre
la mobilisation notamment dans l’action du 24 mars et ils continueront à
intervenir auprès des ministères pour faire prendre en compte leurs demandes
pour la formation des maîtres, notamment :
Une année de stage, après le recrutement,
qui soit une véritable année de formation en alternance et d’entrée progressive
dans le métier, avec mi-temps en responsabilité et mi-temps en formation
Des pré-recrutements qui permettent de
prendre en compte l’allongement du nombre d’années d’études. L’articulation
master/concours
Une conception des masters à venir
inscrivant ceux-ci dans les objectifs scientifiques et professionnels de ce
niveau de formation
Des stages avant le recrutement centrés sur
la formation des candidats
La préservation du potentiel de formation
des enseignants avec maintien d’IUFM rénovés adossés à la recherche en
éducation
Une programmation pluriannuelle des
recrutements avec un nombre de postes correspondant aux besoins
La mise en place de dispositifs particuliers
pour permettre aux enseignements professionnels de bénéficier d’une
augmentation du niveau de formation et d’un recrutement par concours national.
Les nouvelles propositions apparaissent
comme un infléchissement réel du dossier. Elles devraient permettre d’engager
des discussions sur une nouvelle formation des enseignants, ce qui nécessite
l’ouverture de réelles négociations, associant les différents ministères
concernés. L a FSU et ses syndicats informeront les personnels et mèneront le
débat avec eux pour prendre en compte leurs appréciations et propositions. Il
est indispensable qu'au delà du dossier formation des maîtres, le gouvernement
réponde à l'ensemble des revendications des personnels de l'Université et de la
Recherche largement portées par les syndicats de la FSU concernés. Ceux-ci
poursuivront les mobilisations pour ce faire et en particulier le 24 mars.
COMMUNIQUE FSU
Revalorisation des pensions
Les Lilas, le 13 mars 2009
Le gouvernement envisage de limiter la
revalorisation des
pensions pour 2009 à
1% (0,6% de rattrapage pour 2008 et 0,4% d'inflation prévisionnelle 2009).
Alors que le retard réel des pensions sur l'inflation 2008 est de 1,5% le
gouvernement n'accorde que 0,6% de rattrapage. Par cette décision c’est près
d’un milliard d’euros que le gouvernement s’apprête à économiser sur le dos des
retraités.
De plus le report de
la revalorisation au 1er avril au lieu du 1er janvier
habituellement va encore aggraver la perte de pouvoir d'achat. C'est donc une
nouvelle dévalorisation que risquent de subir les retraités.
L'annonce du
relèvement de 6,9% du minimum vieillesse ne concernera qu'une faible partie du million
de retraités vivant sous le seuil de pauvreté fixé à 817€ par mois.
Au nom de la crise
économique, pour laquelle les retraités ne portent aucune responsabilité, le
gouvernement a décidé de leur imposer ces nouveaux sacrifices dont on peut
craindre qu'ils ne soient qu'un avant-goût.
La Section Fédérale
des Retraités FSU réitère son appel aux retraités à manifester le 19 mars aux
côtés des actifs. Elle poursuivra avec les autres organisations syndicales de
retraités les actions unitaires d'envergure pour sauvegarder le pouvoir d'achat
des pensions et œuvrer à la reconstruction d'une protection sociale digne de ce
nom.
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Appel du
collectif « l’Education est notre avenir » Le
2 avril 1000
manifestations pour
l'école |
Paris, le 26 mars 2009
Plus que jamais dans ce contexte de
crise, l'enseignement et la formation des jeunes ne sont pas un coût mais un
investissement pour l'avenir. Ils sont le meilleur rempart contre le chômage.
Le collectif « l'Education est notre
avenir », comme le 19 octobre, comme le 20 novembre, comme le 10 décembre,
comme le 17 janvier, comme le 29 janvier et comme le 19 mars, appelle tous ceux
qui veulent défendre et transformer le Service Public d'Education pour une
meilleure réussite des élèves, à le faire savoir haut et fort le 2 avril, dans
toute
Après la manifestation du 19 mars, la
seule concession faite par le gouvernement est un léger recul sur la réforme de
la formation des enseignants. Cela ne suffit pas, nous ne laisserons pas ce
gouvernement poursuivre son entreprise de démolition de l'Ecole, de
l'Enseignement supérieur et de
Nous pouvons lui faire entendre
raison !
Nous refusons une carte scolaire
désastreuse fruit des trop nombreuses suppressions de postes de ces dernières
années.
Nous ne transigerons pas sur la
garantie d'une formation de qualité pour tous les enseignants.
Jeudi soir 2 avril après le travail
ou l'école, le collectif « L'Education est notre avenir » appelle par
mille manifestations, rassemblements, retraites aux flambeaux, sur le terrain
mobilisons-nous, mobilisons l'opinion en faveur de l'Education. Devant les
écoles, les collèges, les lycées, les universités, sur les places publiques,
expliquons, rassemblons, faisons du bruit, pour enfin nous faire
entendre !
http://www.uneecole-votreavenir.org/
Lu au BOEN du 26 mars 2009
Du
nouveau du côté des Bac Pro "micro-informatique"
Au
BO, pour le Baccalauréat
professionnel (RLR: 543-1), sont précisées les modifications de
la spécialité « systèmes électroniques numériques » et abrogation de la
spécialité « micro-informatique et réseaux : installation et maintenance »
(arrêté du 23-1-2009 - J.O. du 26-2-2009).
La
définition de l'épreuve E2 « épreuve technologique : analyse d'un
système électronique » est remplacée
par la définition de l'épreuve E2 en annexe de l’arrêté
du 23-1-2009 (J.O. du 26-2-2009). Cet arrêté est consultable à cette
adresse :
http://www.education.gouv.fr/cid24171/mene0901941a.html
Il est également précisé que la dernière session d'examen du baccalauréat professionnel spécialité « micro-informatique et réseaux : installation et maintenance » aura lieu en 2011.
L’Enseignement Professionnel
en débat au café pédagogique
L’actualité
de l’enseignement professionnel en ligne sur le site du café pédagogique
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/101_DossierProfessionnel.aspx
Congrès
SNES Perpignan
Discours
du SNUEP-FSU le 25 mars 2009
Cher(e)s
collègues, cher(e)s camarades,
Tout
d'abord, je vous apporte le salut confraternel du Snuep et en son nom je remercie
le SNES pour son invitation et son accueil.
Dans
le contexte des réformes rétrogrades qui touchent l’ensemble du système
éducatif, de la maternelle à l’université, le SNUEP-FSU est plus que jamais
convaincu, qu’il faut poursuivre et développer le travail intersyndical avec
les syndicats de
Dans
ce cadre, le SNUEP-FSU se félicite du travail qui a été mené depuis le début de
l’année avec le SNES notamment sur la réforme du « recrutement et de la
formation des enseignants » ou celle « des lycées ». Le
SNUEP-FSU fera tout pour développer et enrichir cette coopération.
Comme vous le savez, la réforme de l’Enseignement
Professionnel et celle du lycée sont étroitement liées et la recherche d’une
alternative aux réformes DARCOS sur « les lycées » ne peut se
développer qu’en prenant en compte l’ensemble du système éducatif des trois
voies de formation, mais aussi le collège et les formations post-BAC.
C’est pour cela que nous avons été parmi les
premiers à demander qu’un travail Fédéral sur les trois voies de formation soit
mené conjointement et permette ainsi de faire des propositions FSU sur ce
dossier.
Vous
le savez, l’Enseignement Professionnel connaît depuis quelques années des
attaques sans précédent. J’en citerai trois :
-
les
plans de relance de l’apprentissage, (le dernier en date étant le plan Borloo)
sont révélateurs des choix politiques des gouvernements mais aussi des régions,
qui privilégient l’employabilité immédiate au détriment d’une formation
complète du citoyen.
-
même
logique libérale quant à la création de CFA académiques et le développement de
l’apprentissage public implanté à l’intérieur des lycées labélisés
« lycées des métiers ».
Cet
apprentissage n’a de public que le nom.
Il
détourne les moyens de l’Enseignement Professionnel au profit de
l’apprentissage.
Ce
« lycée des métiers » mélangeant tous les publics fait fi de la
particularité de nos élèves. Il n’a comme objectif que des économies
budgétaires, économies faites au détriment de la qualité de la formation et des
conditions de travail des enseignants.
-
la
dernière attaque en date, vous le savez, c’est la généralisation du Bac Pro en
3 ans qui transforme profondément la voie professionnelle avec en outre la
suppression des BEP. Cette réforme, que nous continuons à combattre, s’est
faite avec la complicité du Snetaa et du Sgen sans l’aval des PLP.
Cette
réforme est l’application de
Cette
certification intermédiaire est une véritable attaque des diplômes.
Elle
affaiblit gravement la valeur professionnelle du niveau V.
Cette
réforme risque de mettre encore plus en difficulté les élèves de
Elle
permet au Ministère de restructurer l’ensemble de l’offre de formation en
mettant en concurrence les établissements et les formations entre elles
(techno/pro).
En
restructurant l’Enseignement Professionnel en deux cycles (CAP en 2 ans et Bac Pro en 3 ans), cette réforme organise
le tri à l’entrée du Lycée Professionnel.
Ainsi,
les élèves ne pouvant pas aller en Bac Pro 3 ans, seront orientés en CAP avec
très peu de possibilité d’atteindre le niveau IV.
C’est
bien une politique du renoncement qui est mise en place, elle ne permettra pas
de réduire les fuites en cours de parcours et les sorties sans qualification.
Bien
au contraire, cette réforme risque d’augmenter le nombre de jeunes décrocheurs
qui se retrouvent pris en charge par les régions.
Couplée
à la politique budgétaire du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la
réforme menace gravement l’Enseignement Professionnel. 10 000 suppressions
de postes sont prévues d’ici 2012.
Ces
politiques organisent progressivement le transfert des missions de l’Etat vers
les régions dans le secteur de la formation professionnelle initiale.
Dans
ce cadre, le SNUEP-FSU est très attentif au développement actuel des politiques
régionales qui montrent la volonté croissante des régions à créer un service
régional de la formation englobant l’ensemble de la formation professionnelle.
Le
SNUEP-FSU regarde aussi de très près, ce qui se passe en terme de réforme de la
formation professionnelle (l’ANI signé en janvier 2009 et sa traduction législative
prévue au mois d’Avril).
Assurément,
la formation des salariés est un droit qui doit être développé et amélioré.
Mais sa mise en place dans le cadre de la formation tout au long de la vie ne
doit pas être le prétexte à affaiblir la formation initiale et notamment
l’Enseignement Professionnel.
Dans
un cadre fédéral, le SNUEP-FSU sera vigilant à ce qu’il n’y ait pas de
glissement progressif de la formation initiale vers la formation continue qui
passe par la déprofessionnalisation des diplômes, déjà en marche, et pourrait
passer par la mise en place d’une mauvaise formation initiale différée.
D’autres
dossiers sont à travailler conjointement avec le SNES et plus largement dans un
cadre fédéral, notamment :
- le traitement de la difficulté
scolaire au collège
- l’avenir des 3 DP 6
- la question de la culture commune et
la part de l’Enseignement Professionnel dans cette culture
- la liaison collège / lycée et
notamment LP
Pour
finir, quelques mots sur la « masterisation ». Annoncée par X.
DARCOS, elle n’a pas été conçue pour les enseignants de la voie professionnelle
et nous en sommes bien conscients.
Après
réflexion et débat au sein du SNUEP-FSU, nous avons décidé de participer aux
discussions et nous nous sommes pleinement inscrits dans un travail fédéral pour
porter les revendications des PLP. Nous avons travaillé avec les autres
syndicats de
Aujourd’hui,
nous nous félicitons de l’évolution actuelle du dossier et le SNUEP se retrouve
pleinement dans la demande de
La
« Masterisation » doit être
l’opportunité d’améliorer la formation de tous les enseignants et elle ne doit
pas mettre de côté de nombreuses disciplines professionnelles pour lesquelles
ils n’existent pas de formation au delà du niveau III ou du niveau IV.
Au
nom du SNUEP-FSU, je vous remercie pour votre invitation et vous souhaite pour les deux jours à venir des débats dynamiques
et fructueux.
Pour le secrétariat National.
Jérome Dammerey
Co SG SNUEP-FSU
Généralisation
du Bac Pro 3 ans
La commission mixte de l’ARF réclame
un moratoire des réformes des lycées
Réunis dans le
cadre des Rencontres nationales Jeunesses en régions qui se tenaient à
Nantes les 19 et 20 mars, Jacques Auxiette, président de
« (…) nous exigeons que l’ensemble des réformes des lycées fassent l’objet d’un
moratoire ».
« Ce moratoire s’impose, expliquent-ils.
Il est de notre responsabilité, voire de notre devoir d’élus garants des
intérêts des citoyens, en particulier de ceux des jeunes, de nous opposer à des réformes mal préparées,
improvisées, précipitées et dont toutes les conséquences n’ont pas été
appréciées préalablement ».
« Les choix
actuellement opérés sont illisibles, particulièrement pour les familles.
Une fois de plus, ce sont celles ayant le moins accès à l’information qui
seront pénalisées. Ces choix vont accroître les inégalités en créant à
l’intérieur même des établissements deux voies de formation, l’une en deux ans
(le CAP), l’autre en trois ans (le Bac Professionnel), sans aucune possibilité
de passer de l’une à l’autre et sans espoir d’atteindre l’enseignement
supérieur puisqu’aucun dispositif d’accompagnement type classes d’adaptation ou
passerelles n’a été prévu » ont développé
Jacques Auxiette et Jean-Paul Denanot.
C’est pourquoi, en exigeant ce moratoire,
« les Régions affirment qu’il ne peut y avoir de réforme sans dialogue
social construit, que la précipitation, le mépris, les défauts d’anticipation
dans la mise en oeuvre, ne peuvent produire qu’inquiétude et rejet massif ».
« Nous, nous croyons dans les
jeunesses. Avant les jeunes avaient peur pour leur avenir. Aujourd’hui, ils ont
peur de ne plus avoir d’avenir. Il se dit, dans les rectorats, dans les
ministères, que cette réforme est « un pari ». En ces temps de crise, il n’est pas permis d’hypothéquer l’avenir de
notre jeunesse. Nous demandons, toutes affaires cessantes, au ministre de
l’Education Nationale, un état des lieux de la prochaine rentrée et des
prévisions pour les prochaines années ».
Lisez
l’intégralité du compte-rendu sur le site de l’Association des Régions de
France à l’adresse suivante :
http://www.arf.asso.fr/index.php/actualites/actu/par_la_voix_de_deux_presidents_de_region_l_arf_demande_moratoire_sur_la_reforme_des_lycees