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Paris, le 24 avril 2009
COMMUNIQUE
PRESSE
1er
MAI UNITAIRE : LA FSU APPELLE
À
MANIFESTER MASSIVEMENT
Paris,
le 22 avril 2009
Le Bureau Délibératif Fédéral National de la FSU appelle l’ensemble des personnels à assurer une réussite exceptionnelle à la journée unitaire de manifestations du 1er mai et à en faire une nouvelle étape marquante de la mobilisation. Il s’agira notamment d’agir contre les licenciements, pour l’arrêt des suppressions de postes dans la FP, le retrait des dispositifs favorisant les HS, une autre politique fiscale permettant d’assurer la solidarité et le développement des services publics, l’augmentation immédiate du SMIC et l’ouverture de négociations sur les salaires et pensions dans le privé comme dans le public. Ce sera également une nouvelle occasion de poursuivre l’action de la maternelle à l’université pour une politique ambitieuse d’éducation, de recherche et de formation de tous les jeunes.
La FSU considère que cette journée doit avoir des suites rapides qui permettent de franchir un nouveau pas dans la mobilisation.Dans cet esprit elle proposera à l’intersyndicale qui se réunira le 27 avril d’appeler à une journée de grève et de manifestations interprofessionnelles avant la fin du mois de mai ou d’organiser une manifestation nationale un week-end. La FSU appelle par ailleurs à participer aux manifestations organisées par la CES à la mi-mai et en particulier celle de Bruxelles le 15 mai.RETROUVEZ LA LISTE DE TOUTES LES
MANIFS À TRAVERS TOUTE LA FRANCE
SUR LE SITE DU SNUEP-FSU :
www.snuep.com

Généralisation du bac pro 3 ans
L’intersyndicale
de l’enseignement professionnel écrit à l’ARF

Paris, le 3 avril 2009
Monsieur Alain ROUSSET
Président de l’Association
des Régions de France
282, Bd Saint Germain
75007 PARIS
Monsieur le
Président,
Nous avons pris
connaissance de l’interpellation du Ministre de l’Education nationale formulée par
Monsieur Jacques Auxiette, président de la région Pays de Loire et de la
commission mixte de l’ARF et de Monsieur Jean-Paul Denanot, président de la
région Limousin et de la commission formation professionnelle de l’ARF.
Nous prenons acte de
cette prise de position qui conforte notre démarche. Nous avons noté que
Jacques Auxiette et Jean-Paul Denanot demandent un moratoire de « réformes
mal préparées, improvisées, précipitées et dont toutes les conséquences n’ont
pas été appréciées pleinement » comme le mentionne votre communiqué de
presse du 23 mars 2009. Ils dénoncent les risques évidents qu'elle fait courir
à notre système de formation : « fragilisation des publics les plus
démunis, accroissement du décrochage scolaire, inadaptation des nouveaux diplômes
au marché du travail, réduction de l’offre globale de formation,
déstabilisation de certains lycées professionnels de territoire où les
effectifs vont se réduire comme peau de chagrin »
Or, de notre côté, nous demandons l’arrêt de cette réforme, néfaste à
tout égard.
En conséquence, nous
aimerions, Monsieur le Président, vous rencontrer pour un échange plus
approfondi sur ce dossier. Ce sera l’occasion d’examiner nos positionnements
respectifs, notamment à mettre en œuvre lors de l’élaboration des cartes de
formation.
En souhaitant que
notre demande retienne toute votre attention, veuillez agréer, Monsieur le
Président, nos salutations distinguées.
Généralisation
du Bac Pro 3 ans
L’Association des
Régions de France dépose un recours gracieux auprès du Ministre de l’Education
Nationale
Le
Président de l’ARF, Alain Rousset, a envoyé au Ministre de l’Education
Nationale un courrier en date du 7 avril qui demande à ce que les procédures
légales pour la généralisation du bac pro 3 ans soient respectées, notamment la
consultation préalable de la Commission Consultative d’Evaluation des Normes.
En effet, précise Alain Rousset, son « absence de consultation (…) est de
nature à entacher d’illégalité » les décrets du 10 février qui suppriment
les sections de BEP et généralisent le bac pro 3 ans.
Extrait
de la lettre d’Alain Rousset au Ministre de l’Education Nationale :

Source : http://www.arf.asso.fr/index.php/actualites/articles/bac_pro_alain_rousset_demande_a_xavier_darcos_de_respecter_la_loi
Généralisation
du bac pro trois ans
Adresse
des professeurs de lettres-histoire
réunis
par le corps d'inspection les 7 et 8 avril à Livry-Gargan
(93)
Nous sommes professeurs de lycée
professionnel de lettres-histoire-géographie de l'académie de Créteil convoqués
les 7 et 8 avril 2009 pour une formation
« nouveaux programmes de lettres voie professionnelle » (programme de
Français) dans le cadre de la généralisation des baccalauréats professionnels
en 3 ans.
Cette
formation a donné lieu, dès son ouverture, à une discussion générale provoquée
par les professeurs présents, exprimant de nombreuses interrogations et
critiques. Ainsi, les réponses concernant la mise en place des programmes de
Français en Bac Pro confirment les problèmes suivants :
•
une diminution de la dotation horaire (horaire-plancher : 4,5h ECJS
incluse), qui de plus est annoncée sans cadrage hebdomadaire (laissé à la libre
décision du chef d'établissement) ;
•
les modalités des épreuves de validation du bac pro 3 ans et des
« certifications intermédiaire » (BEP) sont toujours inconnues ;
•
le manque de structures pour accueillir les élèves en 1ère bac pro 3 ans ;
•
aucune anticipation quant au profil des élèves ;
•
la décision ministérielle de ne pas produire des documents d'accompagnement, ce
qui va soumettre les professeurs aux outils fournis par les éditeurs de manuels
scolaires ;
•
le délai de parution des programmes ne permet pas un temps de réflexion et de
concertation suffisant au sein des équipes pédagogiques pour une rentrée dans
de bonnes conditions.
Ce
constat alarmant, s'ajoutant au contenu global de la réforme, nous conforte
dans l'idée que le ministère n'œuvre pas à la rénovation de la voie
professionnelle. Il s'agit bien d'une dégradation pédagogique.
Pour
les professeurs participant à cette formation, cette confusion dans la mise en
place des nouveaux programmes confirme les critiques formulées par la quasi
totalité des organisations syndicales s'opposant encore aujourd'hui
à la généralisation du Bac Pro en 3 ans et que le Ministère impose par un coup
de force et dans une grande précipitation.
Signataires : Ugo TREVISIOL, LP
Voillaume – Aulnay sous bois (SNUEP-FSU) ; Laurence ROY ; Philippe FADDE, LP
Brassens – Villepinte ; Iwan NICOLAS, LP Hénaff – Bagnolet ; Nicolas VOISIN, LP
Horticole – Montreuil (SNUEP-FSU) ; Jean Sébastien BELORGEY, SEP Galois – Noisy le Grand (SNUEP-FSU) ; Yohann KEROUEDAN,
LP Théodore Monot – Noisy le sec ; Nicolas LEROUX, SEP
Eugénie Cotton – Montreuil ; Esthere LAUNEY, LPP Jeanne la Lorraine – Le Raincy
; Erwan CHASLES, LP Jean Moulin – Rosny sous bois (STE-CNT) ; Marie-Elodie
DUCERF, LP Cabrini – Noisy le Grand ; Frédéric JOUDON
Action
des professeurs du lycée Dumézil (Eure)
Boycott
de la journée de formation
pour
les nouveaux programmes
Vendredi 10 avril, les collègues de lettres-histoire du lycée Dumézil étaient convoqués à une formation pour la mise en œuvre des nouveaux programmes à la rentrée 2009, comme beaucoup d'autres collègues (Louviers, Val de Reuil, Gisors...).
Ils
s’y sont rendus mais l'inspecteur, M. Planche a refusé de répondre à leurs
questions, questions dont ils lui avaient déjà fait part dans un courrier signé
de tous les professeurs de lettres-histoire du lycée Dumézil, et envoyé 15
jours auparavant. M. Planche a assuré qu'il avait pris contact par courriel
avec le proviseur-adjoint et qu'il avait l'intention d'intervenir dans leur
établissement dans le courant du mois de mai mais
aucun d'entre eux n'avaient eu vent de cette réponse (qui apparemment n'existe
pas...).
Bref,
mécontents des réponses de l'inspecteur, tous les professeurs de Dumézil ont
pris la décision de quitter cette formation. Ils sont ensuite allés dans une
autre salle où M. Brélivet présentait les programmes à un autre groupe, pour
leur expliquer leur position et leur choix de boycotter cette formation.
Certains professeurs d'autres établissements les ont suivis.
M.
Planche, sans public, face à une salle vide, les a rejoints dehors et a tenté
de les raisonner en vain. Il n’a pas manqué tout de même de glisser à certains
d'entre eux qu'il allait venir inspecter certains collègues du lycée
Dumézil : simple information ou menace voilée de représailles ? Cela
n’a rien changé à leur position et les collègues ont quitté les lieux pour
rejoindre leurs lycées respectifs.
BILLET D’HUMEUR
Une
épreuve de rattrapage ? Pour quoi faire ?
Selon
quelles modalités ? Pour quelles raisons ?
Comme
un certain nombre de mes collègues sans doute, j’ai appris la mise en place
d’une épreuve de rattrapage en consultant le B.O. durant mes congés scolaires
de février (eh oui, cher-e-s collègues dans l’Education dite Nationale si l’on
veut des informations mieux vaut ne compter que sur soi-même ou sur le
syndicat !).
Justification
officielle (la mauvaise foi n’a pas de limite) : il s’agit d’aligner le
bac professionnel sur le bac général car les candidats au bac général
seraient favorisés par rapport à nos élèves en raison d’épreuves de rattrapage
qui n’existaient pas chez nous ! Sauf que nos élèves de baccalauréat
professionnel conservent pendant cinq ans le bénéfice des épreuves auxquelles
ils ont obtenu la moyenne, ce qui n’est pas le cas pour les candidats au
baccalauréat général ! Et je ne parle pas des épreuves en contrôle continu
ou en cours de formation beaucoup plus nombreuses pour le baccalauréat
professionnel que pour le baccalauréat général ! Chacun d’entre nous sait
à quel point ces épreuves sont favorables à nos élèves. Où est l’égalité de
traitement dans ce cas ? Comment désormais justifier cette épreuve mise en
place de surcroît dans l’urgence la plus totale : parution des textes au
B.O. du 19 février pour une application dès la session 2009.
Comme
cela ne suffisait pas, j’ai appris oralement par la suite, par le biais de mon chef
des travaux, (et non par mon inspectrice ou même une note de service) que cette
épreuve compterait autant à elle seule que toutes les autres épreuves. Il
suffit alors à un candidat d’obtenir 12 à l’épreuve de rattrapage pour obtenir
son diplôme puisque cette épreuve est ouverte aux candidats ayant obtenu une
moyenne entre 8 et 10 aux épreuves du 1er groupe. Résultat :
des élèves notoirement « fumistes » vont obtenir le bac pro grâce à
la gentille épreuve de rattrapage. Là encore je me suis interrogée sur les
raisons de ce « scandale ». La seule justification que j’ai réussi à
obtenir consiste à dire que cette épreuve de rattrapage est réservée aux
candidats ayant obtenu la moyenne en enseignement professionnel ce qui serait
très difficile à obtenir et rendrait l’épreuve sélective. Faux et
archi-faux ! Les textes officiels parlent de la moyenne en pratique
professionnelle, c’est à dire que l’on demande aux candidats d’avoir obtenu la
moyenne à des épreuves évaluées en C.C.F. !
Nous
avons tous suffisamment protesté lors de la mise en place des C.C.F. pour
savoir à quel point cette pseudo-condition est une mascarade !
Autre
problème soulevé par ce mode d’évaluation, lorsque les membres du jury fixeront
leur note, ils sauront immédiatement s’ils donnent le bac ou non au candidat,
avec tous les risques de pression que cela implique.
Et
enfin pour parachever le tout, j’ai reçu un mail d’un des deux chefs de
travaux de l’établissement nous demandant de bien vouloir aider nos pauvres
élèves à compléter l’imprimé qui servira de support à cette
« épreuve » et bien sûr, par la suite, de les préparer à ce
rattrapage. Quand on a pris le temps de jeter ne serait-ce qu’un coup d’œil
rapide à cet imprimé on pourrait avoir envie de rire. Les textes officiels ne
demandent en aucun cas ce travail aux enseignants, et même si c’était le cas
avec quels moyens horaires le feraient-ils ?
Arrêtons
de scier la branche sur laquelle nous sommes assis, cette épreuve est une pure
hypocrisie destinée à booster les résultats au bac pro, ce qui permettra à M.
Darcos de dire que le bac pro 3 en ans est une réussite. Le seul problème, et
ce n’est pas le moindre, c’est qu’elle vient parachever le travail de
dévalorisation du baccalauréat professionnel entamé avec la généralisation du
bac pro en 3 ans. Pour ma part je me contenterai de distribuer l’imprimé aux
élèves et de leur expliquer les grandes lignes de cette épreuve. Quant à la
faire passer, c’est une autre histoire, la décision appartient à chacun d’entre
nous.
Une
collègue PLP.
Déclaration
FSU du 21 avril 2009
Groupe de travail au Ministère de
l’Éducation Nationale
sur les concours de recrutement
La
FSU revendique une amélioration de la formation professionnelle et disciplinaire
des enseignants du 1er et 2nd degré et la reconnaissance
de leur qualification par l’obtention d’un master, mais elle a fortement
contesté les modalités prévues par le gouvernement pour la réforme de la
formation et du recrutement des enseignants dont elle a demandé l’abandon pour
permettre la négociation d’autres dispositions.
Nous
souhaitons que ces groupes de travail permettent une véritable remise à plat
des points de désaccord afin d’aboutir à une tout autre réforme qui réponde
mieux aux besoins de formation tant professionnelle que disciplinaire des
enseignants en s’articulant avec une véritable reconnaissance de leur
qualification et une revalorisation de leur métier.
A cet égard nous tenons à
souligner combien les dispositions actuelles prévues pour l’année de stagiaire,
même si elles ont évolué positivement restent pour nous insatisfaisantes et en
deçà de ce qui nous semble nécessaire. La question du devenir des actuels IUFM
et de leur potentiel, de leur articulation avec les autres composantes
universitaires en charge de la formation et d’une carte nationale des
formations, sera également pour nous une question centrale tout comme celle des
pré-recrutements et celle de l’articulation entre les concours et les masters.
Il nous semble que celle-ci doit être abordée avec le souci à la fois que les
futurs enseignants obtiennent des masters de plein exercice, que cette
procédure de « mastérisation » n’exerce pas de concurrence néfaste
sur les autres masters, qu’elle articule bien formation professionnelle et
disciplinaire et que les concours jouent pleinement leur rôle.
Si
nous pouvons comprendre l’organisation de groupes de travail différents, il
serait pour nous inconcevable que toutes ces questions soient traitées de façon
séparée : ainsi il n’est pas possible de conclure sur la question des
concours et de leurs contenus avant d’avoir traité les questions du cadrage des
masters et de leur articulation avec les concours.
Les
discussions de ces groupes vont porter sur le « régime de croisière »
pour 2011 mais pour que cette discussion soit fructueuse et sereine il importe
que soient levées des hypothèques qui pèsent encore sur l’année 2010.
Nous
donnons acte d’évolutions progressives notamment sur les concours 2010, mais
celles ci continuent à poser sensiblement problème. Ainsi les deux ministres
lors de notre rencontre s’étaient engagés à maintenir les moyens des IUFM et
leurs sites départementaux : nous n’en avons plus eu de trace
écrite ; nous souhaitons donc une confirmation officielle de ces
engagements. C’est ainsi également que la situation des candidats aux concours 2008 absent du concours 2009
n’est pas réglée ; mais surtout le dispositif prévu pour les candidats
issus de L3 pose de sérieux problèmes : lisibilité pour les étudiants
concernés (qui seront contraints à une année de plus sans salaire), nature du
master à passer après le concours, question du redoublement, complexité du
dispositif de préparation aux concours et manque de lisibilité pour les
formateurs eux-mêmes… C’est pourquoi nous demandons que ces candidats puissent,
comme les autres candidats et dans les mêmes conditions qu’actuellement,
bénéficier d’une année de stagiaire avec formation dès la réussite au concours
(ce qui correspond à la demande exprimée notamment par la CPU).
Enfin
une discussion sereine implique aussi qu’il n’y ait pas de coup de force :
la décision de faire évaluer par la DGES les quelques maquettes remontées
cette année ne répond à aucun besoin immédiat et elle est même contradictoire
avec l’ouverture des actuelles discussions. Elle apparaît comme un coup de
force. Nous vous demandons solennellement d’y renoncer et d’attendre la
fin de ces discussions pour relancer un véritable processus d’élaboration de
maquettes en vue des concours 2011.
Gérard Aschieri