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Paris, le 19 juin 2009
Bac Pro 3
ans – Epreuve de rattrapage
L’intersyndicale de l’enseignement professionnel
dénonce des dispositions néfastes

Paris, le 17 juin 2009,
Monsieur le
Ministre,
Vous avez prévu
d’organiser la nouvelle épreuve dite « de contrôle de l’examen du
baccalauréat professionnel » au début du mois de juillet prochain.
Cette
épreuve instituée en cours d’année scolaire (arrêté du 10 février) découle du
même décret que celui qui généralise le baccalauréat professionnel en trois ans
que nous continuons de considérer comme néfaste.
Les
modalités de cette épreuve suscitent une colère légitime chez nos collègues.
En effet le
coefficient attribué (
Cet « oral
de contrôle » repose sur la pratique professionnelle en entreprise. Les élèves
doivent compléter une simple fiche de format A4 dressant une liste des lieux de
stage, des activités exercées et des moyens utilisés...
Cette
épreuve, telle qu’elle est définie (contenu et coefficient), ne constitue donc
nullement une véritable épreuve de contrôle permettant de mesurer les acquis
des candidats dans les différentes disciplines.
Elle
conduit donc à une dévalorisation des enseignements comme de la valeur du
baccalauréat professionnel, qui doit sanctionner de solides connaissances pour
légitimer le niveau de qualification visé et être reconnu comme tel par les
employeurs.
De plus les
premiers éléments en notre possession attestent que les dysfonctionnements dans
le déroulement même de cette épreuve risquent d’être nombreux.
Nous vous
demandons donc en urgence de geler pour cette année cette « épreuve »
et de donner aux jurys les instructions nationales nécessaires, portant
notamment sur l’examen des livrets scolaires des candidats qui auront obtenu
entre 8 et 10 de moyenne. Les jurys sont en effet parfaitement qualifiés pour
se prononcer souverainement dans ce cadre sur la délivrance du diplôme.
Nous vous
demandons enfin une nouvelle fois d’ouvrir de véritables négociations sur
l’enseignement professionnel et notamment sur les modalités de délivrance
(épreuves ponctuelles, CCF) des diplômes professionnels (BEP et Bac pro), y
compris ce que devrait être une véritable épreuve de rattrapage au baccalauréat
professionnel.
Cela
nécessite le retrait de l’arrêté du
Veuillez
agréer, monsieur le ministre, l’expression de notre haute considération.
Epreuve de
rattrapage
Le SNUEP-FSU dépose un préavis de grève pour permettre
les actions qui se décideront localement

Syndicat National Unitaire
de l’Enseignement Professionnel
12, rue Cabanis
75 014 PARIS
Paris,
le 15 juin 2009,
à Monsieur le
Ministre de l’Education Nationale,
110 rue de Grenelle
75 357 PARIS
Objet : Préavis de grève
Monsieur le Ministre,
Vous organisez
« à la va-vite », ce que le SNUEP considère comme une dévalorisation
de l’ensemble des baccalauréats professionnels, une épreuve
de rattrapage.
Favorable à la mise
en place d’une épreuve de rattrapage, le SNUEP-FSU dénonce néanmoins
fermement les conditions dans lesquelles vous voulez l’organiser.
Le SNUEP-FSU dénonce
cet oral de rattrapage qui comprend une épreuve unique sous forme d’ un
entretien de 20 minutes qui compte finalement autant que la moyenne générale de
toutes les notes obtenues à l’examen (épreuves terminales, Contrôle en Cours de
Formation et Période de Formation en Milieu Professionnel). De plus,
cette épreuve est basée exclusivement sur les stages en entreprise (PFMP) et
ignore les enseignements généraux.
C’est pourquoi le
SNUEP FSU dépose, par la présente, un préavis afin que les collègues soient,
conformément à la réglementation en vigueur, administrativement couverts pour
leur démarche.
Ce préavis est
national, (avec une déclinaison académique pour le calendrier) pour les
jours correspondant au premier jury, à l’épreuve de rattrapage et au second
jury, selon les calendriers fixés par chaque rectorat, au motif de la
situation faite aux élèves, aux personnels de l’Enseignement Professionnel .
Veuillez agréer,
Monsieur le Ministre, l’assurance de notre haute considération.
Bac Pro 3
ans – épreuve de rattrapage
L'intersyndicale
CGT - SN FO LC - SNUEP-FSU
de l'académie de Nantes écrit au
ministre
Nantes, le 2
juin 2009,
M. le
Ministre,
L'épreuve dite de « rattrapage
» du bac pro se tiendra dans trois semaines.
À juste
titre les collègues
y voient une dévalorisation du diplôme et de leur travail dans la
mesure où un simple entretien de
20 minutes permettrait de « rattraper » toutes les épreuves
du premier groupe.
Chacun sait
aussi que cette mesure s'inscrit dans le dispositif de la généralisation du bac pro
3
ans,
dispositif rejeté par la grande majorité des enseignants.
Nous
estimons donc indispensable que cette épreuve soit gelée cette année et que soit arrêtée le processus de
généralisation du bac pro 3 ans : c'est une simple mesure de sauvegarde pour
les professeurs comme pour le diplôme du bac pro.
Nous réaffirmons nos
revendications et nous vous demandons solennellement :
- L'abandon
de l'épreuve
de contrôle qui se déroule dans 3 semaines (décret 2009-145 du 10 février 2009)
instaurant un simple entretien de vingt minutes qui suffira à lui seul pour
rattraper l'ensemble des épreuves du premier groupe.
- L'arrêt de la généralisation
des bacs pro 3 ans.
- Le rétablissement des postes
et sections supprimés.
- L'intersyndicale CGT / SN FO LC
/ SNUEP-FSU invite les collègues à prendre position dès maintenant dans les établissements et
les jurys sur ce point en contresignant cette lettre.
-L'intersyndicale demande une audience au recteur sur ce point
Congrès national de la FCPE à
Saint-Etienne, les 30, 31 mai et 1er juin 2009
MOTION - à l’initiative de la FCPE 75 -
Sauvons les BEP
La réforme de l’Enseignement Professionnel dans l’Education
Nationale, supprime les formations de BEP et généralise le BAC PRO en trois
ans.
Les BEP permettent aux jeunes d’obtenir un premier niveau
de qualification et une poursuite en bac pro. Leur suppression exclut les élèves
les plus en difficulté, précipite les sorties sans qualification et réduit les
possibilités de poursuite d’études.
La FCPE réunie en congrès
exige :
- La suspension immédiate de cette
réforme de l’enseignement professionnel,
- l’ouverture d’une véritable
réflexion et négociation sur la voie professionnelle dans le cadre de la
réforme des lycées,
- le rétablissement des BEP.
La FCPE demande qu’aucun BAC Pro 3
ans, créé à titre expérimental, notamment dans l’hôtellerie restauration, ne
soit généralisé sans référentiel.
Masterisation
La
FSU écrit aux Ministres de l’Education Nationale,
de
l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Deux lettres ont été envoyées par le
secrétaire général de la FSU à Mme la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de
la Recherche et à M. le Ministre de l’Education Nationale avec le texte
suivant :
La FSU, première fédération syndicale de l’éducation, a toujours
considéré que la qualité de la formation et l’élévation du niveau de
recrutement des enseignants sont des leviers essentiels pour transformer
l’école en profondeur. Aussi tient-elle à vous rappeler à travers ce courrier
ses principales exigences en ce domaine.
La FSU considère que la formation des enseignants doit être améliorée :
- Il faut en effet mieux répondre à l'objectif d'une vraie
démocratisation de l'éducation. La priorité doit être donnée aux jeunes qui ont
des difficultés à entrer dans les apprentissages, tout en élevant le niveau de formation
de tous. C’est là la vraie difficulté et un pari politique à relever.
- Cela passe par une élévation du niveau de qualification des
enseignants qui doit leur fournir les outils nécessaires pour faire réussir
tous les élèves.
- C’est un dossier complexe qui doit être pensé tout au long du cursus
universitaire, disciplinaire et professionnel, tout en prenant en compte les
particularités propres à chaque degré d’enseignement et aux différents métiers.
- Cela doit déboucher sur une revalorisation et une amélioration des
conditions de travail de l'ensemble des membres de l'équipe éducative.
La FSU dénonce la logique du gouvernement, de réduction des coûts et
de dévalorisation dans tous les sens du terme de nos métiers. Votre objectif
premier, à travers cette réforme était et reste la suppression de postes de
stagiaires, sinon pourquoi par exemple refuser le maintien des conditions
actuelles de stage pour les reçus 2010 ? En cherchant à ramener la formation
des enseignants à un simple compagnonnage vous avez fait le choix de faire
disparaître les IUFM aux compétences avérées, lieu de la formation
professionnelle de tous les enseignants.
Si sous la pression de la mobilisation dans les universités vous avez
dû prendre en compte un certain nombre d’exigences portées par les
organisations syndicales et notamment la FSU, appuyées sur les personnels en
lutte, nombre des orientations que vous avez prises restent inacceptables et
contradictoires avec les objectifs affichés (« des enseignants mieux formés,
mieux considérés et revalorisés »).
La FSU tient à vous rappeler les principales propositions qu’elle
porte avec ses syndicats nationaux dans les débats actuels :
●
L’élévation du niveau de qualification reconnu par l’obtention d’un master.
● Un
recrutement au même niveau pour tous, pour éviter le décrochage 1er degré/2nd
degré/PLP.
● L’intégration
d’éléments pré-professionnalisants dans le cursus universitaire dès la licence
comportant des stages (observations, pratiques accompagnées, mises en
responsabilité progressive, selon les cas).
● La
mise en place, en plus des aides sociales prévues, de pré-recrutements pour
rendre attractives les voies qui mènent aux métiers de l’enseignement et de
l’éducation, et pour assurer la diversité sociale dans nos professions. Pour
autant, les concours doivent rester ouverts à tous, et permettre les choix
tardifs et les reconversions.
● Le
développement de la recherche en éducation.
●
L’amélioration de la formation de formateurs.
● Un
cadrage national des masters et de la formation, les nouveaux masters devant
permettre la poursuite d’études ou une ré-orientation universitaire ou
professionnelle.
● Le
maintien et la rénovation des IUFM qui doivent piloter et coordonner la
formation des enseignants au niveau d’une académie, ce qui suppose des
partenariats et des coopérations entre universités et des moyens permettant aux
IUFM de jouer tout leur rôle.
● Le
maintien du potentiel de formation et en particulier des équipes
pluri-catégorielles de formateurs, le maintien des antennes locales.
● Une
année de stage post-concours pleine et entière de formation en alternance, ce
qui suppose un service d’enseignement réduit de 2/3.
● Des
décharges pour les « tuteurs » dans les établissements et les
maîtres-formateurs du premier degré.
● Une poursuite
de la formation en première et deuxième année de titulaires et le développement
de la formation continue.
La FSU rappelle qu’elle demande avec les autres organisations, le
maintien pour les reçus au concours 2010, et au-delà des mesures transitoires,
des mêmes conditions de stage qu’actuellement.
La FSU constate, qu’alors que de nombreux groupes de travail se sont
tenus ces dernières semaines et continuent à se tenir, aucun compte rendu,
aucune indication sur les hypothèses retenues n’ont été communiqués par le
gouvernement. Au-delà de certaines déclarations orales qui se veulent
rassurantes sur l’attachement ministériel aux IUFM, sur la revalorisation de
l’ensemble des enseignants, sur l’articulation nécessaire entre disciplinaire
et professionnel, sur la progressivité de la formation, sur le non décrochage
professeurs de lycées et collèges - professeurs d’écoles - professeurs de LP -
CPE, etc. Les réponses concrètes apportées à ce jour et mises par écrit sont
souvent contradictoires avec certaines déclarations ministérielles.
L’épisode du CTPM où vous avez maintenu, contre la demande de report
formulée par les organisations syndicales, malgré la protestation de la
communauté universitaire et de ses représentants institutionnels, l’examen des
décrets sur les statuts particuliers des enseignants, supprimant par exemple
toute référence aux IUFM, met en évidence votre choix d’accélérer la mise en
place d’une réforme sans aller au bout des indispensables débats, y compris
ceux que vous avez déclaré vouloir avec la mise en place de la commission
Marois-Filâtre. Ce n’est pas acceptable. L’accélération du processus se traduit
encore par l’envoi de la circulaire Hetzel concernant les « mesures
transitoires » - allant plus loin que les annonces de validation du M1 pour les
admis et proposant l’attribution d’ECTS en M2 - alors que les projets de
décrets ne sont pas encore passés au CSFPE. La FSU renouvelle son exigence que
soient retirés ces textes de l’ordre du jour du prochain CSFPE. Elle rappelle
son exigence d’un abandon du dispositif actuel et d’une négociation pour une
autre réforme.
La FSU vous demande de prendre des engagements
fermes et de faire des propositions écrites claires tenant compte des
propositions de la FSU et de ses syndicats faites ci-dessus. Notamment doivent
être clairement pris des engagements concernant :
- le maintien d’une véritable année de
formation post concours dans des conditions proches de celles de l’actuelle
stagiairisation
- le maintien et la rénovation des IUFM comme
composante universitaire chargée de la formation des maîtres, en lien avec les
autres composantes
- des formes de pré-recrutements
- un plan pluriannuel de recrutements
d’enseignants par concours
Cela passe par l’écoute et la prise en compte des
exigences syndicales et par une toute autre conception du dialogue social.
C’est au regard des choix faits et des
propositions ministérielles avancées que la FSU et ses syndicats décideront de
leur participation aux débats à venir.
La FSU continuera avec ses syndicats à porter
ses propositions et exigences avec les personnels dans l’action revendicative
et notamment lors de l’action interprofessionnelle du samedi 13 juin.
Communiqué
Les
organisations syndicales de la Fonction publique
boycottent le
Conseil Sup. de la Fonction Publique d’Etat

Paris, le 11
juin 2009
Les organisations
syndicales de fonctionnaires CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa ne
siégeront pas au Conseil supérieur de la fonction publique d’Etat le 12 juin
dont l’essentiel de l’ordre du jour est consacré à l’examen des décrets sur la
mastérisation des personnels enseignants et d'éducation. Cette décision fait
suite au vœu voté à l’unanimité des organisations syndicales lors de la section
syndicale du CSFPE le 2 juin et demandant le retrait de ces textes de portée
statutaire de l’ordre du jour. Elles renouvellent expressément cette
exigence.
Le dispositif
prévu en l’état ne permettra pas aux futurs enseignants de bénéficier d’une
véritable formation professionnelle et universitaire.
En proposant
l'étude des décrets à cette date du 12 juin 2009, le gouvernement a préjugé des
conclusions des travaux de la commission Marois-Filâtre et des groupes de
travail qui se réunissent en cette période.
Les organisations
syndicales et les différents acteurs liés à cette réflexion n’ont cessé de
demander du temps afin de mener un véritable débat dans la sérénité et obtenir
des résultats satisfaisants pour tous et permettant une véritable amélioration
de la formation des enseignants et CPE. Le gouvernement en voulant précipiter
les évènements fait fi de la concertation qu'il a lui même décidée et dès lors
porte l'entière responsabilité de l'échec de ces discussions.
Aujourd’hui, les
organisations syndicales de fonctionnaires : CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires,
Unsa demandent au gouvernement de les écouter afin de prendre en compte leurs
exigences.
Compte
rendu du dernier Conseil
supérieur de l’Éducation du 11 juin 2009
La FSU, l’UNSA et la
FCPE
quittent la
réunion en fin de séance
Différents sujets ont été abordés et votés au CSE le 11 juin 2009 :
- Le programme Prévention Santé Environnement pour les CAP a été largement approuvé (37 pour, 1 contre) ;
- Habilitation des centres de formation
d'apprentis pour le CCF (Pour 12, Contre 8, Abstention 21) ;
- Programme de mathématique pour la classe
de seconde : (Pour 9, Contre 22, Absentions 11) ;
- Retrait de l'ordre du jour du texte
relatif à la création de l'observatoire national de la lecture. ;
- Diplôme d'expertise comptable (Pour 32,
Contre 0, Abstentions 0, Refus de vote 2).
Le dernier point portait sur un décret modifiant le code de l'éducation. Il s'agissait de mette en place un recrutement au niveau MASTER pour l'enseignement privé sous contrat. Ce texte anticipait largement la réforme du recrutement et il n'est pas admissible que des dispositions soient votées pour les enseignants du privé sous contrat.
La FSU, l'UNSA, la FCPE, les lycéens et la ligue de
l'enseignement ont donc quitté la séance. Cela ne posait pas de problème
puisque ce point était le dernier de l'ordre du jour (FO et la CFDT sont
restés).
Important :
Suite aux remarques incessantes de la FSU sur le CCF, la DGESCO annonce un bilan et un large débat sur le CCF l'an prochain dans le but, semble-t-il, d'apporter des réponses aux difficultés de tout ordre. La FSU a insisté pour qu'il soit très pragmatique et qu'il ne se limite pas à l'aspect politique et enfin qu'il soit préparé et que le CSE en soit saisi.
Laïcité
La FSU dépose un recours
contre le décret ratifiant l’accord
avec le Vatican
Paris, le 17
juin 2009,
La FSU et ses syndicats
nationaux se sont indignés de la signature de l’accord entre la France et le
Vatican.
Le décret visant à
ratifier cet accord a été publié malgré la ferme opposition exprimée par nombre
d’organisations syndicales et politiques.
Il s’agit là d’un
passage en force inacceptable.
Dans la droite
ligne des discours du Président au Latran, puis à Ryad il s’agit là d’une
nouvelle attaque contre la laïcité.
Remise en cause du
monopole de l’Etat pour la collation des diplômes profanes universitaires, reconnaissance
par l’Etat de diplômes religieux, disparition de tout contrôle sur les
instituts catholiques, sur le contenu des formations,…la liste est longue des
conséquences d’une décision qui, comme trop souvent, instrumentalise
l’existence d’un Etat du Vatican pour attribuer des droits spécifiques à une
religion, violant ainsi les règles les plus élémentaires de laïcité.
Face à ce passage en force, la FSU et le
SNESup ont décidé de déposer des recours devant le Conseil d’Etat afin d’obtenir
de la justice l’annulation du décret ratifiant l’accord entre la France et le
Vatican.
Laïcité - Communiqué
La Ligue des droits de
l’Homme et la Ligue de l’enseignement déposent un recours contre l’accord avec le
Saint Siège
Paris, le 10
juin 2009
Le 18 décembre 2008 un accord sur « la reconnaissance des
grades et diplômes dans l'enseignement supérieur » a été signé par Bernard
Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, et Dominique
Mamberti, secrétaire au Saint Siège pour les relations avec les Etats. Un
décret du 16 avril 2009 signé par le Président de la
République en porte publication. Cet accord est inadmissible. Il remet en
cause la laïcité de la République en privilégiant une option spirituelle et en
mettant fin au monopole d’Etat pour la collation des grades dans
l’enseignement. Il méprise, en outre, les prérogatives du Parlement auquel,
selon l’article 53 de la Constitution, doit être soumis tout accord
international modifiant la législation.
Afin de s’opposer à sa mise en œuvre, la Ligue des droits de
l’Homme et la Ligue de l’enseignement déposent un recours commun auprès du
Conseil d’Etat contre cet accord.
Retraites
Les nouvelles provocations du
gouvernement
Le ministre du travail vient d'évoquer le
recul de l'âge de départ à la retraite qui passerait à 67 ans, alors que 40 %
des salariés seulement sont encore en activité à 59 ans. Après l'allongement de
la durée de cotisation à 41 annuités, cette mesure conduirait à augmenter la
décote et dégraderait encore davantage le niveau de pension. Ce type de
déclaration montre une méconnaissance de la réalité des conditions de travail,
de santé et d'emploi des salariés.
De plus, la ministre de la famille propose
de revenir sur la majoration de 2 ans par enfant pour les mères dans le régime
général. Une telle mesure a été mise en œuvre dans la fonction publique en
2003. Elle a entraîné pour les femmes fonctionnaires une dégradation des droits
à pension. Cette annonce ignore délibérément les inégalités subies par les
femmes et l'effet correcteur que constituent les avantages familiaux.
Pour la FSU, ces propositions sont
scandaleuses. Elle rappelle que le financement des retraites par répartition
est parfaitement possible, à condition de ne pas écarter le choix politique de
consacrer une part plus importante des richesses au financement des retraites.
Pour la FSU, les retraites relèvent d'un
débat de société et doivent être un enjeu majeur des mobilisations
interprofessionnelles à venir.