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Paris, le 24 juin 2009

 

Bac Pro 3 ans – Epreuve de rattrapage

Le SNUEP dépose un préavis de grève pour couvrir les actions locales.

La CGT et SUD aussi.

 

 

Paris, le 24 juin 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE

Epreuve de contrôle du bac pro

 


Les syndicats SNUEP-FSU, CGT Educ’action, SUD ont déposé un préavis de grève afin de couvrir les collègues qui, individuellement ou collectivement, souhaitent mener des actions, y compris par recours à la grève, pendant le déroulement des épreuves orales de « contrôle »  du baccalauréat professionnel qui auront lieu à partir du 8 juillet. Le coefficient de cette épreuve, égal à celui de la totalité de toutes les autres épreuves écrites ou orales, la publication tardive du décret et l’absence de consignes amènent un grand nombre de PLP à contester  cette mise en place à la va-vite et sans consultation.

 

Cette épreuve permettrait aux élèves de rattraper l’ensemble des épreuves du premier groupe par une épreuve orale axée uniquement sur la période de formation en entreprise. Elle compterait autant que l’ensemble des autres épreuves.

Cet oral de rattrapage va engendrer une dévalorisation du baccalauréat professionnel. En effet, il crée un déséquilibre sans précédent entre les matières évaluées à l’examen en  affaiblissant notamment le poids de l’ensemble des enseignements généraux ainsi que les enseignements professionnels théoriques.

Cela traduit bien les orientations actuelles du gouvernement qui voudrait dénaturer l’enseignement professionnel et ses missions :

- en axant uniquement l’évaluation sur la transmission des pratiques professionnelles ;  

- en écartant ainsi les enseignements qui ne seraient pas jugés utile à l’insertion professionnelle immédiate ;

- en donnant une place prépondérante à l’évaluation de cette épreuve par un professionnel extérieur à l’Education Nationale.

 

C’est en complète contradiction avec la volonté affichée, et réaffirmée dans la circulaire de rentrée, qui dit vouloir redonner des lettres de noblesse à la voie professionnelle.

 

Les organisations demandent donc le gel de cette épreuve et l’ouverture de discussions pour définir cette épreuve en 2010.

Pour ne pas pénaliser les candidats de la session 2009, nous demandons de façon transitoire qu’un examen des dossiers scolaires des candidats, ayant obtenu entre 8 et 10, soit effectué par l’ensemble des membres du jury pour l’attribution du baccalauréat.

 

Le ministre porte l’entière responsabilité de la situation par son refus de recevoir et d’entendre les organisations syndicales représentatives des personnels qui ne s’inscrivent pas dans la réforme ministérielle actuelle de la voie professionnelle.

Les organisations syndicales, SNUEP-FSU, CGT Educ’action et SUD continueront d’agir à tous les niveaux pour la mise en place d’une véritable réforme de la voie professionnelle.

Promotion à la Hors-Classe

Un nouveau succès syndical :

Augmentation du contingent de 12.16% pour les PLP et de 31.6% pour les CPE

 


 

 

PLP

CPE

 

Nombre de Promus 2008

Contingent de promotions pour 2009

Nombre de Promus 2008

Contingent de promotions pour 2009

AIX-MARSEILLE

91

103

11

18

AMIENS

84

94

8

10

BESANCON

53

59

7

8

BORDEAUX

116

132

14

19

CAEN

61

68

9

9

CLERMOND-FERRAND

50

55

5

9

CORSE

11

13

1

3

CRETEIL

119

134

12

21

DIJON

57

62

10

10

GRENOBLE

91

105

17

16

GUADELOUPE

30

32

5

3

GUYANE

11

14

 

1

LILLE

208

230

16

24

LIMOGES

30

33

5

6

LYON

92

105

13

17

MARTINIQUE

37

40

3

3

MAYOTTE

10

10

 

1

MONTPELLIER

82

96

8

16

NANCY-METZ

112

123

10

13

NANTES

96

107

16

16

NLE CALEDONIE

12

19

1

1

NICE

60

67

6

11

ORLEANS-TOURS

75

78

14

14

PARIS

62

69

10

13

POITIERS

64

72

8

11

REIMS

52

58

5

8

RENNES

89

100

16

15

REUNION

60

69

6

7

ROUEN

73

81

6

11

STRASBOURG

74

81

8

10

TOULOUSE

98

112

16

19

VERSAILLES

141

155

16

26

Hors académie

38

44

7

10

Total

2 338

2620

288

379

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le contingent augmente encore cette année

De sources académiques, il apparaît que la distribution est différente d’une académie à l’autre parce qu’intervient l'âge (et donc l'échelon) des professeur-e-s qui sont en activité dans l'académie considérée.

L’augmentation du contingent pour les PLP est enfin à égalité avec les autres corps du second degré cette année sauf malheureusement les CPE. C’est une victoire syndicale que d’avoir obtenu cette année l’augmentation du ratio de l’an passé.

 

 

PLP

CPE

Promouvables

37 418

7578

Contingent 2009 total

2620

379

Ratio promus/promouvables

7%

5%

 

 

L'augmentation exceptionnelle de l'an passée est actée comme base de travail et est cette année significative pour les PLP et les CPE :

Deux points essentiels apparaissent :

● l'augmentation EXCEPTIONNELLE de l'an passé est reconduite cette année. Il est donc fort possible qu’elle devienne pour les années futures une vraie référence pour le calcul du contingent des années futures et perd ainsi son caractère exceptionnel.

● cette année, le Ministère a augmenté de façon importante :

- le contingent des CPE (+91 au niveau national)

- plus le contingent des PLP (+284).

- encore plus le contingent pour les certifiés (+847)

Pour bien saisir ces augmentations, il faut raisonner en pourcentage avec les nécessaires et justes rééquilibrages entre les corps du second degré. Le nombre de collègues pouvant accéder à la Hors-Classe est déterminé par un pourcentage promus/promouvables. Sur l’ensemble de la France, nous parvenons ainsi aux pourcentages suivants qui sont équilibrés autour de 7% second degré sauf pour les CPE :

 

 

2006

2007

2008

2009

 

PLP

4,91%

5,86%

6,1%

7%

Certifiés

4,23%

5,41%

6,2%

7%

CPE

2,53%

2,53%

3,88%

5%

 

Dans le contexte actuel, l’accès à la hors-classe en fin de carrière doit rester ouvert à tous. Pour remplir cet objectif, l’ancienneté de carrière doit être valorisée et rester déterminante. La promotion au mérite exclut des collègues en fin de carrière et n’offre aucune garantie de lisibilité et d’égalité de traitement. Le SNUEP-FSU rappelle son attachement à des critères barèmés objectifs et transparents.

Le SNUEP-FSU demande que pour des raisons de transparence les avis des chefs d’établissements pour la HC soient faits en même temps que celle des notations administratives (pour une discussion contradictoire entre collègue et proviseur).

Le SNUEP-FSU réaffirme sa forte revendication de refonte des deux grilles indiciaires, classe normale et hors classe en une échelle unique sur 11 échelons et réévaluée à l’indice terminal 962 (plus fort indice de fin de Hors Classe des professeurs du second degré).

 

 

Hors Classe

DECLARATION DU SNUEP-FSU À LA CAPN DU 24 JUIN 2009

 


L’augmentation du contingent Hors-Classe PLP est enfin à égalité avec les autres corps du second degré et nous nous en félicitons. Nous souhaitons que cette augmentation non négligeable prenne un caractère pérenne. Cependant quelques remarques s’imposent :


Dans le contexte actuel, l’accès à la HC en fin de carrière doit rester ouvert à tous. Pour remplir cet objectif, l’ancienneté de carrière doit être valorisée et rester déterminante. La promotion au mérite exclut des collègues en fin de carrière et n’offre aucune garantie de lisibilité et d’égalité de traitement. Le SNUEP-FSU rappelle son attachement à des caractères à des critères barèmés objectifs et transparents.

 

Le SNUEP-FSU demande que pour des raisons de transparence les avis des chefs d’établissement pour la HC soient faits en même temps que les notations administratives.

 

Le SNUEP FSU réaffirme sa forte revendication de refonte des deux grilles indiciaires, classe normale et hors classe en échelle unique sur 11 échelon et réévalués à  l’indice terminal 962 (plus fort indice de fin de HC des professeurs du second degré).

 

Les élus CAPN du SNUEP-FSU

 


 

COMMUNIQUE PRESSE du 25 juin 09

RECRUTEMENT ET FORMATION DES PLP :

QUESTIONS AU MINISTRE

 


Le SNUEP-FSU réaffirme son attachement à l’élévation du niveau de formation de l’ensemble des PLP et de la reconnaissance de leur qualification pour l’obtention d’un Master.

Ainsi, il a participé aux divers groupes de travail du ministère pour faire des propositions sur l’ensemble de la problématique dans l’objectif de défendre la spécificité des PLP.

 

Si la Masterisation  peut s’adapter à la plupart des disciplines professionnelles, elle demande cependant, une adaptation particulière pour certaines d’entre elles.  C’est ainsi que le SNUEP –FSU a demandé rapidement que soit traitée cette adaptation lors d’un GT particulier.  Le ministère a annoncé à plusieurs GT qu’il y aurait une réunion spécifique pour traiter ce point, réunion qui devait être proposée par la DGESCO. Force est de constater que pour l’instant et malgré les promesses du ministère sur ce point, aucune réunion n’a été programmée.

Le SNUEP-FSU considère que pour qu’il y ait une amélioration du recrutement des PLP et une élévation du niveau de qualification pour tous, cette réforme doit intégrer plusieurs éléments spécifiques au corps des PLP :

-        Le maintien des dispositifs d’accès aux concours des candidat-es  ne disposant pas des titres requis ;

-        L’ouverture des concours internes pour les non-titulaires fermés depuis longtemps ;

-        Une pérennisation  des cycles préparatoires et une réelle politique de pré-recrutement qui permettaient aux professionnels d’accéder au métier d’enseignant ;

-        Une adaptation des filières universitaires aux disciplines professionnelles  en développant entre autres les licences professionnelles et des Masters préparant à ces concours ;

-        Une réelle prise en compte de la spécificité de l’enseignement professionnel dans la formation universitaire proposée pour les candidat-es passant les concours de PLP.

Le SNUEP-FSU réitère donc sa demande d’un GT spécifique PLP qui permettrait d’étudier les adaptations à apporter à la réforme pour qu’elle puisse bénéficier à l’ensemble des disciplines professionnelles et notamment à celles ne bénéficiant pas de parcours universitaire au-delà du niveau IV.

 


 


 

 

Le point sur la réforme de la formation des maîtres

Il est encore temps de préserver l’avenir

 


Le gouvernement a préparé des décrets qui lui donnent en partie les moyens juridiques de mettre en œuvre sa réforme de la formation des maîtres. Leur publication est imminente. Pourtant, sur le fond, cette réforme a suscité une opposition quasi unanime des instances universitaires, des organisations syndicales d’enseignants et d’étudiants, des associations professionnelles, des sociétés savantes, des mouvements pédagogiques, des parents d’élèves (FCPE), etc. Et quant à la méthode, les textes de ces décrets ont été rédigés avant la fin des discussions engagées avec les syndicats dans les « groupes de travail » et alors que la commission de concertation présidée par MM Marois et Filâtre avait à peine commencé ses travaux. C’est au point que la Conférence des présidents d’université (CPU) et M. Filâtre, coprésident de la commission, la Conférence des directeurs d’IUFM (CDIUFM), la Conférence des directeurs d’UFR de sciences (CDUS), la Conférence des directeurs d’UFR de lettres et sciences humaines (CDUL) ont dû décider de suspendre leur participation à cette commission, acte inédit dans les relations entre le gouvernement et l’Université au cours des dernières décennies. Au même moment, tous les syndicats   exigeaient que les projets de décrets soient retirés de l’ordre du jour du Conseil Supérieur de la Fonction Publique d’Etat (CSFPE) et le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) demandait leur retrait.

L’actuel projet de réforme aurait pour conséquences une dégradation de la formation professionnelle des enseignants, une remise en cause du rôle des IUFM, la mise en danger des recherches en didactique des disciplines, une déstabilisation des équipes de formation et de recherche… Ne pouvant plus bénéficier d’un salaire au cours de la cinquième année d’étude, les étudiants les plus modestes auraient davantage de difficultés pour accéder au métier d’enseignant. De plus, les lauréats des concours de 2010 se verraient imposer un dispositif de formation dérogatoire qui ferait passer leur obligation de service à deux tiers de leur horaire, au lieu de 40 % aujourd’hui, ne laissant pas assez de temps pour une formation professionnelle sérieuse.

La qualité de la formation des maîtres est une condition décisive de la réussite des élèves à l’école, au collège et au lycée et, au bout du compte, un élément déterminant du développement de la société aux plans économique, scientifique, culturel et humain. C’est pourquoi nous nous adressons au gouvernement de la façon la plus solennelle. Il ne peut pas avoir raison contre tous, il doit entendre les griefs des parties prenantes à l’égard de son projet. Il est encore temps de préserver l’avenir : nous appelons le gouvernement à suspendre durablement la publication des projets de décrets.

De plus, il doit garantir, mieux que ne le fait la circulaire Hetzel du 5 juin, qu’aucun étudiant ne sera lésé en 2009-2010. Il doit maintenir le bénéfice des conditions actuelles de la formation pour les lauréats de 2010. Il doit préserver les moyens donnés aux IUFM.

Enfin, nous lui demandons de réunir les conditions d’authentiques négociations avec toutes les parties prenantes.

En entendant ces demandes, le gouvernement ferait preuve de sagesse et d’esprit de responsabilité. Il contribuerait à rendre possible une rentrée universitaire et scolaire dans un climat apaisé.

 

Juin 2009- FSU,SNES-FSU,SNUIPP-FSU,SNESUP-FSU,SNEP-FSU,SNUEP-FSU



 

Budget 2010 - Communiqué FSU

16000 suppressions d’emplois à l’Education Nationale

 

 


La nomination d'un nouveau ministre à l'Education Nationale coïncide avec l'annonce  par son prédécesseur de 16000 suppressions d'emplois au Budget 2010. Cette annonce augure mal du mandat du nouveau ministre si ces suppressions étaient confirmées.

Celles-ci, d'un niveau jamais atteint, s’ajoutent aux dizaines de milliers de suppressions de ces dernières années et aux dégradations qu’elles ont engendrées et  recouvrent des réalités différentes mais tout aussi graves.

La saignée continue pour les postes administratifs, mettant en cause la capacité des services à répondre aux besoins des familles, des élèves et des personnels.

Pour les enseignants les suppressions concernent les emplois de stagiaires. D’une part elles conduisent  en tout état de cause à des suppressions importantes de moyens sur le terrain et d’autre part elles confirment les analyses de la FSU sur une réforme de la formation des enseignants marquée d’abord par le souci d'économies budgétaires qui se traduiront par une dégradation considérable de la formation initiale des nouveaux enseignants ainsi que de la formation continue : un pari dangereux pour une formation de qualité et pour l’avenir du système éducatif.

Par ailleurs les chiffres annoncés par le ministère mettent en évidence que l’enseignement privé aurait, pour la seconde année consécutive, des suppressions d’emplois nettement inférieures à 20% de celles du public remettant en cause l’équilibre indispensable au maintien de la « paix scolaire »

 La FSU attend du nouveau ministre qu'il agisse pour que d'autres arbitrages interviennent. Elle renouvelle sa demande que soit abandonné le projet actuel sur la formation et le recrutement des enseignants, et qu’il soit procédé à une remise à plat au profit d'une tout autre réforme, ce qui exclut tout passage en force et implique la non publication des décrets et des réponses aux exigences que la FSU a formulées dans un récent courrier au précédent ministre.

 

Les Lilas, le 24 juin 2009


 


A LIRE

L'absentéisme des élèves dans le second degré en 2006-2007

Les notes d'information de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance - N°09.18 de juin 2009 relatent que l’absentéisme touche moins de 2 % des élèves dans la moitié des établissements, alors qu’il atteint 15 % dans un sur dix. Les collèges connaissent presque deux fois moins d’absentéisme que les lycées d’enseignement général et technologique, et quatre fois moins que les lycées professionnels. Cependant, en prenant en compte toutes les absences (y compris justifiées) et leur durée, les élèves de collège perdent seulement deux fois moins de temps d’enseignement que ceux des lycées professionnels.

L'absentéisme des élèves dans le second degré en 2006-2007 :

http://media.education.gouv.fr/file/2009/71/3/NI0918_61713.pdf


Lu au journal officiel

Création de deux bac pro et de deux CAP

 

● Baccalauréat professionnel « métiers de la mode – vêtements » (NOR: MENE0911484A). Retrouvez l’arrêté complet sur legifrance.gouv.fr à cette adresse :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020736006&dateTexte=&categorieLien=id

 

● Baccalauréat professionnel spécialité « métiers du cuir », option « chaussures » et option « maroquinerie », (NOR: MENE0911495A). Retrouvez l’arrêté complet sur legifrance.gouv.fr à cette adresse :

http://www.legifrance.org/affichTexte.do;jsessionid=261A5A4A1EEC9F99661D5C41411362D2.tpdjo03v_3?cidTexte=JORFTEXT000020736023&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

 

CAP « souffleur de verre », options « verrerie scientifique » et « enseigne lumineuse » (NOR: MENE0911778A). Retrouvez l’arrêté complet sur legifrance.gouv.fr à cette adresse :

http://www.legifrance.org/affichTexte.do;jsessionid=261A5A4A1EEC9F99661D5C41411362D2.tpdjo03v_3?cidTexte=JORFTEXT000020736037&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

 

● CAP « arts de la reliure » (NOR: MENE0911920A). Retrouvez l’arrêté complet sur legifrance.gouv.fr à cette adresse :

http://www.legifrance.org/affichTexte.do;jsessionid=261A5A4A1EEC9F99661D5C41411362D2.tpdjo03v_3?cidTexte=JORFTEXT000020736049&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réaction de la FSU au discours présidentiel devant le congrès

Des mesures limitées ou trop vagues!

 


Dans son discours devant le Congrès, le Président de la République  a été contraint de reprendre une partie des thèmes portés par le mouvement social en avançant l'idée que la crise oblige à repenser la politique économique et sociale mais a en même temps annoncé la poursuite de politiques régressives en contradiction même avec cette posture.

C’est ainsi que  l'affirmation de l'importance de la lutte contre les exclusions, celle de la nécessité d'une politique industrielle ou de la prise en compte des impératifs d'un développement durable  ou la proposition que tout salarié en licenciement économique continue à percevoir son salaire pendant un an pour se former, apparaissent comme des réponses aux batailles que nous avons menées et peuvent constituer autant de points d’appui pour la suite.

Mais une véritable politique alternative nécessiterait de remettre en cause les choix qui ont été faits au début du quinquennat, en particulier en matière de fiscalité, d'emploi public, de rôle et de place des services publics,  de protection sociale, de logique sécuritaire. Or le Président dans tous ces domaines non seulement refuse explicitement tout changement d'orientation (avec par exemple le maintien d'un non remplacement sur deux  départs dans la fonction publique) mais laisse prévoir de nouvelles régressions. Et les mesures nouvelles annoncées restent souvent limitées ou trop vagues. Faute de remettre en cause le bouclier fiscal ou la défiscalisation des HS, il fait le choix  de recourir à l'emprunt pour financer d'éventuelles priorités. Il est totalement silencieux sur le pouvoir d'achat.

En matière d'éducation le Président parle en termes généraux de la réforme du lycée, mais il ignore l'effort indispensable à faire dans tout le système éducatif pour lutter contre l'échec et les inégalités se contentant de parler d'internats d'excellence et de prise en charge des jeunes sortant sans qualification. S'agissant de l'Université il annonce en fait la poursuite des politiques actuellement conduites  sans tenir compte de la contestation qu'elles ont suscitées . Peu évoquée, la Recherche ne semble pas figurer dans les priorités de la fin du quinquennat.

Ce grand écart laisse mal préjuger de l'avenir. La FSU entend continuer à agir dans l'unité pour un véritable changement de politique économique et sociale qui réponde à la fois aux attentes des salariés et aux besoins de notre société.


 

Remaniement ministériel- Communiqué FSU

Disparition non seulement du secrétaire d’Etat à la Fonction Publique mais du secrétariat d’Etat lui-même

 


 

Le remaniement ministériel a eu pour conséquence la disparition non seulement du secrétaire d ‘Etat à la Fonction Publique mais du secrétariat d’Etat lui-même : Eric Woerth est désormais seul en charge du Budget, des Comptes publics, de la Fonction Publique et de la réforme de l’Etat. Cette décision passée quasi inaperçue est une première  depuis des dizaines d’années: désormais les fonctionnaires n’auront plus comme interlocuteur un ministre ou un secrétaire d’Etat en charge exclusive de la Fonction Publique.

Même si elle ne fait que confirmer un effacement du secrétariat d’Etat que chacun avait pu constater dans les faits ces derniers mois elle implique une conception dangereuse de l’organisation de l’Etat où les valeurs et les principes de la fonction publique ne seront plus portés par un ministre spécifique mais risquent d’être subordonnés uniquement aux choix budgétaires.

Dans une période où la Fonction publique est attaquée de toutes parts dans ses fondements mêmes, la FSU exprime sa plus vive inquiétude face à la situation ainsi créée en catimini.

Les Lilas, le 24 Juin 2009

 

 

Campagne de pré-syndicalisation : c’est parti !

Syndiquez-vous pour l’année 2009-2010

Aux tarifs de 2009 !!!

 

Me syndiquer au SNUEP-FSU, c’est me donner les moyens :

• de faire respecter mes droits ;

• d’acquérir de nouveaux droits ;

• d’une expression collective, constructive, critique et indépendante ;

• d’être dans un syndicat de la FSU, 1ère fédération des agents de l’Etat, aux côtés d’autres syndicats d’enseignants, le SNES, le SNUIPP, le SNEP, tous majoritaires dans leur secteur.

EN PLUS, ÇA NE ME COUTE PAS CHER…

Je paye la cotisation au plus bas avant l’augmentation qui doit intervenir le 1er octobre 2009…

…Et conformément aux textes en vigueur, 66 % de ma cotisation annuelle est déductible de mes impôts ! Par exemple, ma cotisation de 90€ (PLP 1er échelon) ne me coûte que 30€.

ET JE PEUX BENEFICIER DE FACILITES DE PAIEMENT EN PAYANT :

- Par chèque : sous la forme d’un chèque global ou de 2 ou 3 chèques échelonnés. Dans ce dernier cas, il me suffit de porter les dates d’encaissement souhaitées au dos de chacun des chèques ;

- Par prélèvement en téléchargeant l’imprimé sur le site du SNUEP-FSU.

JE RENVOIE MON ADHESION AUX SECRETAIRES ET CORRESPONDANTS ACADEMIQUES DU SNUEP-FSU

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POURQUOI SE SYNDIQUER ?

 

Parce que tout au long de votre carrière, vous pouvez rencontrer des difficultés concernant vos droits, vos promotions, vos mutations…

Le SNUEP-FSU est un outil

indispensable de défense individuelle.

 

Parce que l’existence d’un Service Public d’Education de qualité est périodiquement remise en cause par une volonté de rentabilisation...

Le SNUEP-FSU agit pour la défense et la promotion de l’Enseignement Professionnel Public.

 

Parce que toutes les difficultés d’une société en crise (chômage, exclusions, racismes, violence…) se répercutent aussi dans nos classes...

Le SNUEP-FSU participe aux mouvements sociaux.

 

Parce que, quel que soit le gouvernement, nous assistons régulièrement à des tentatives de remise en question de nos statuts, de nos acquis...

Le SNUEP-FSU est un outil de défense collective.

 

Parce que l’école publique doit évoluer, se transformer pour faire face aux défis de l’avenir...

Le SNUEP-FSU impulse la réflexion et le débat, dans et hors de la profession, sur la qualité du service public et la transformation de l’école.

 

Parce que le syndicalisme démocratique et indépendant suppose le débat et la réflexion commune...

Le SNUEP-FSU vous informe au travers de sa presse académique et nationale

 

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