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Paris, le 7 septembre 2009
Rentrée 2009 – Communiqué de presse du 7 septembre
La jeunesse paie et paiera les pots cassés de la
politique gouvernementale
Les
différentes annonces du premier ministre et du ministre de l’Education
nationale en cette période de rentrée scolaire n’augurent pas d’une embellie
dans l’avenir des jeunes.
Se
gargariser d’une réforme du bac pro en 3 ans, en remplacement des cycles BEP/Bac
Pro en 2ans (2X2), la qualifier « d’extrêmement positive » alors que
tous les rapports produits par les propres services du ministère sur cette
expérimentation (depuis 2001) sont très critiques, relève de la langue de bois,
voire de l’incantation. Si depuis huit ans les résultats sont sujets à caution,
au nom de quoi peut-on dire que l’on « découvrira les bienfaits dans les
prochaines années » ?
Les
mesures « égalitaristes » ne sont pas forcément des mesures
d’égalité, et ramener la formation à 3 ans (au lieu de quatre) pour aligner le
bac professionnel sur les autres bacs ne présume aucunement d’amener tous les
élèves à ce même bac, ni même la moitié. Cela n’assure pas non plus qu’il sera
considéré à égalité sur le marché du travail, surtout avec cette épreuve de
rattrapage si contestée ! De plus, le BEP diplôme intermédiaire n’est plus
préparé en formation initiale publique, ni passé en examen terminal d’un cycle
de formation. Quelle en sera alors sa reconnaissance par les entreprises et les
conventions collectives ?
Sortir avec un diplôme, c’est
important mais pas avec un diplôme dévalorisé.
Revaloriser
la voie professionnelle ne passe pas par une année de moins de formation et
encore moins par un bac de seconde zone. Elle passe par l’amélioration du fonctionnement
de l’ensemble du système éducatif et notamment du collège. Il faut en finir
avec l’orientation par l’échec et modifier les représentations souvent
négatives des formations professionnelles dans notre société.
Le SNUEP-FSU réclame une vraie revalorisation
de la voie professionnelle dans l’intérêt des élèves, qui ne
peut que passer par des conditions d’enseignement améliorées.
Force
est de constater que la réforme mise en place cumulée avec une politique
désastreuse du recrutement des professeurs a déjà des conséquences sur la
qualité d’accueil des élèves et aura des conséquences sur la qualité de la
formation dispensée aux élèves.
Alourdir
les conditions de travail des enseignants avec :
- plus
d’élèves dans les classes,
- moins
de dédoublements,
- des
compléments de service dans d’autres établissements,
- des
heures supplémentaires imposées,
- moins
de personnels encadrant les élèves (CPE, surveillants, assistants sociaux…),
- des
enseignants précaires, non formés, qui servent de « bouche-trou » et
que l’on envoie grossir le chômage dès qu’ils approchent les 5 ans de contrat
pour ne pas avoir à les mettre en CDI,
n’a
jamais été une garantie de réussite, c’est tout au plus une gestion à moindre
coût pour l’Administration.
Les
suppressions de postes successifs depuis 3 ans dans l’Education nationale sont
bien visibles et engendrent de plus en plus de dysfonctionnements dans
l’organisation pédagogique des enseignements. Nous arrivons à un point ou la
qualité du service est remise en cause et la machine Education nationale risque
bien de se « gripper » !
Le SNUEP-FSU demande toujours le
maintien des sections de BEP, réelle formation de niveau V,
qui participent à la richesse et à la diversité des parcours de formation
proposé aux élèves de LP.
Le SNUEP-FSU attend toujours une
vraie consultation syndicale.
Le Secrétariat National
Revalorisation - Communiqué de presse du SNUEP-FSU
QUAND
ET QUE TOUT EST BON POUR SUPPRIMER DES POSTES DE FONCTIONNAIRES
Paris,
le 7 septembre 2009
L’année scolaire ne
commence pas mieux que n’a fini la précédente, et le gouvernement fait toujours
la sourde oreille pour revaloriser nos métiers. Le ministre E. Woerth reconnaît
lui-même que le salaire moyen d’un enseignant est une rémunération
« faible » ! Nous sommes à la traîne au niveau européen.
Le SNUEP-FSU réclame une revalorisation du point d'indice
et une reconstruction de la grille indiciaire qui prenne en compte l'élévation
du niveau de recrutement et bénéficie à l'ensemble de la profession - nouveaux
et anciens recrutés. Le ministre de l'Education nationale doit ouvrir sans
délai des négociations sur ce dossier.
Ainsi la réforme du bac pro en 3 ans ne relève que d’une
logique comptable
alliant suppressions de postes – ou non-renouvellement des départs en retraite
- et volonté d’imposer aux enseignants en poste des heures supplémentaires au
mépris d’un travail sérieux. La suppression d’une année de formation aide
encore à faire un peu plus d’économies en postes d’enseignants, idem avec le
fait de ne pas mettre en heures-postes mais en heures supplémentaires
« l’aide personnalisée » prévue au programme des bacs pro en 3ans.
Le 30 juin, le gouvernement a supprimé 32 000 emplois
« vie scolaire » qui arrivaient au terme de leur contrat, alors qu’ils
aidaient à l’encadrement des élèves, sans aucune création de postes, et
s’ajoutent aux suppressions massives d’enseignants depuis 3 ans.
Les contractuels sont aussi en ligne de mire. Dans certains
rectorats tout est bon pour ne pas renouveler le contrat des contractuels qui
sont trop proches des 5 ans (révolus) fatidiques pour obtenir un CDI, formule
tant vantée par les gouvernements successifs. Non seulement les rectorats ne
convoquent pas les instances paritaires, au motif que ces personnels ne sont
pas fonctionnaires, mais ils ne respectent aucune règle d’ancienneté – tout
plutôt que d’avoir des personnels en CDI. Bien évidemment certaines disciplines
pointues n’ont pas eu de concours de recrutement depuis longtemps, ne peuvent
donc avoir aucun titulaire, et les élèves ne sont pas sûrs d’avoir un
enseignant à la rentrée !
Le SNUEP-FSU demande un plan de
résorption de la précarité qui passe par une réelle
titularisation et en conséquence une ouverture des sessions dans toutes les
disciplines pour les trois voies (externe, interne et 3ème voie).
Dans beaucoup de disciplines, en cas d’absence, les
remplacements ne seront pas possibles faute de « ligne budgétaire » et
de personnels formés ! Déjà dans certaines disciplines (CPE, EPS à Paris)
il n’existe plus de personnes pour être sur les derniers postes à
pourvoir ! Va-t-on créer un « pôle emploi Education
nationale » ?
Le SNUEP-FSU dénonce cette « casse »
systématisée de l’éducation nationale, service public et laïque, parfois au
profit de structures privées (confessionnelles ou financières) ou de
l’apprentissage et qui bien souvent reçoivent des financements ou des
habilitations sans aucune contrepartie.
Le
Secrétariat national
Calendrier AEFE -Partir enseigner
Hors de France
Dates
limites à respecter
La saisie du dossier de candidature doit
être effectuée à partir du site www.aefe.fr
entre le 3 et le 29 septembre 2009
impérativement. Pensez à bien valider votre dossier en fin de parcours.
Editez ensuite le dossier papier, le signer et le remettre en deux exemplaires
accompagnés des documents justificatifs* à votre supérieur hiérarchique avant le 1 octobre 2009.
* lettre de motivation, CV, rapports
d’inspection, notes pédagogiques et administratives, arrêté de promotion,
attestations de compétences et diplômes mentionnés.
La publication des postes sera faite le 3
septembre 2009.
Envoyez le double de votre dossier à :
SNUEP-FSU National à l’attention de M. Fourgeaud Jacques (membre de
La
commission des recrutements AEFE se déroulera les 17 et 18 mars 2009
La grippe
Le ministère s’y prépare
Deux réunions se
sont tenu les 28 et 31 août, une troisième est prévue le 9 septembre. Une
circulaire aux recteurs vient d’être transmise le 1er septembre.
Les syndicats de
Les deux premières
réunions ont permis de soulever certains problèmes : le manque de matériel
et de personnels ; la lourdeur de la chaine d'information (avant la prise
de décision du Préfet de fermer un établissement) ; enfin les
coordinations nécessaires avec les collectivités territoriales.
FERMETURE DE CLASSES OU D’ETABLISSEMENT
Pour le ministère,
cette grippe serait plus bénigne que la grippe saisonnière en terme de décès (1
pour 1000 cas au lieu de 3 pour 1000). Il prévoit un plan en 3 étapes:
1. La prévention :
comment freiner la propagation de la grippe ?
2. Les cas groupés
: la fermeture d'un établissement serait possible mais cela se ferait de toute
façon de manière « perlée ». Il ne s'agira pas d'une fermeture
administrative mais simplement les élèves seraient conviés à ne pas venir. Le
délai serait de six jours consécutifs en règle générale. Cela pourrait
concerner des classes ou s’appliquer à tout un établissement sur décision
préfectorale. Cela pourrait se répéter à différents moments pour une même
classe ou pour un même établissement.
3. La troisième
étape est la fermeture massive décidée au niveau national ou régional.
LE DROIT DE RETRAIT
Le ministère
affirme que le droit de retrait ne s'appliquera pas. Ne pourra s’exercer que le
droit d'alerte
Le SNUEP maintient qu’un salarié peut se retirer de son
poste de travail s’il a un motif raisonnable de croire en l’existence d’un
danger grave et imminent. (C’est la législation toujours en vigueur).
VACCINATION
Il n'en serait pas
question pour l'instant.
La gestion des
« personnes à risques » est difficile et le ministère n’a pas arrêté
de position. La situation des personnels, en particulier les plus fragiles sera
étudiée lors de la prochaine réunion. Les femmes enceintes devraient pouvoir,
par une autorisation d’absence spéciale, éviter d’être en contact avec des
malades.
PLAN DE CONTINUITE DE L’ACTIVITE
- Au niveau de
l’établissement
Chaque chef
d’établissement est tenu de préparer, en concertation avec les personnels, un
plan de continuité pédagogique.
La circulaire
précise que « chaque enseignant se doit d’assurer la continuité
pédagogique des cours de sa discipline ».
Le SNUEP invite les collègues à s’informer sur « le
plan de continuité » de leur établissement.
- Stages
Le SNUEP a soulevé
la question des stages en entreprise et particulièrement ceux de Terminale BAC
PRO dans la mesure où ces formations en milieu professionnel sont obligatoires
pour l’obtention du diplôme. À ce jour, pas de réponse ministérielle.
- Voyages à
l’étranger
Le ministère les
déconseille et souhaite qu’ils soient reportés à la fin de l’hiver.
- Internet et Tv
Le ministère
prévoit la diffusion de programmes d’éducation par
Et si l’on n’a pas internet ?...
La
rentrée 2009, c’est :
-
3 000 postes de remplaçants supprimés
-
32 000 emplois vie scolaire supprimés
-
6 500 professeurs en moins
-
une année de formation en moins pour nos élèves
De quoi est malade le lycée
professionnel ? Aujourd’hui, pas de la grippe, ça c’est sûr !
Retraites - Communiqué FSU
Aggraver les inégalités au nom de l’égalité ?
Les Lilas, le 25 Août
2009
La commission européenne conteste les
bonifications de retraite attribuées aux fonctionnaires pour les enfants nés ou
adoptés avant 2004, sous condition d’une interruption de l’activité
professionnelle d’au moins deux mois, les congés de maternité ou d’adoption
permettant de remplir cette condition.
Tous
les indicateurs statistiques disponibles mettent en évidence des inégalités
entre les femmes et les hommes en matière de rémunération comme de pensions.
Ainsi, par exemple dans
La suppression des bonifications de retraite
aggraverait ces inégalités.
Les règles européennes préconisent des mesures
différenciées pourvu qu’elles soient justifiées par la volonté de corriger des
inégalités en particulier celles liées au sexe.
Il serait en effet inacceptable que ne
subsiste que la seule indemnisation des congés parentaux ou du temps partiel
pris pour l’éducation des enfants, valorisant un modèle auquel les femmes
adhèrent de moins en moins. Il faut donc rediscuter des dispositions retenues
dans
Retraites
- Communiqué FSU
Les
revendications syndicales entendues
sur
la question des avantages familiaux
Les Lilas,
le 3 Septembre 2009
Eric Woerth a
réuni les fédérations de fonctionnaires pour les entendre sur la question des avantages
familiaux pour la retraite et la demande de la commission européenne de
justifier la bonification accordée aux femmes pour les enfants nés avant 2004.
Il a annoncé l'intention du gouvernement de maintenir l'intégralité du
dispositif voté en 2003 et de le défendre juridiquement devant la commission
européenne. L'ensemble des organisations syndicales a approuvé la volonté
ministérielle de s'opposer à une nouvelle régression.
Elle a demandé par
ailleurs que le gouvernement ait une intervention politique auprès des autres
états pour faire évoluer les règles européennes afin de permettre la
compensation en droit des inégalités de fait.
Santé
des personnels
Depuis le 1er juillet 2009
Le référencement s’inscrit dans
le cadre de la mise en place des nouvelles règles de participation des
employeurs de
Dans un premier
temps il apparaît que cela va engendrer une baisse des cotisations pour les
moins de 30 ans, une augmentation pour les anciens adhérents (lié à de
nouvelles offres complémentaires) et surtout une augmentation plus importante
pour les retraités du MEN.
Rappelons pour information que ce
référencement fait suite à une plainte déposée par un groupe privé d’assurance
devant la cour européenne pour concurrence déloyale, qui visait à remettre en
cause les systèmes mutualistes et obtenir ainsi l’ouverture des complémentaires
santés et la gestion de la sécurité sociale à des organismes d’assurance.
Le SNUEP-FSU condamne les tentatives de
remise en cause du mutualisme par les tenants du système libéral - d’ailleurs
mis en place par l’Union Européenne motivée et conseillée par des groupes
mondiaux d’assurance – dans lequel la logique de l’actionnariat prévaut sur la
qualité des services souscrits.
Le SNUEP–FSU prend acte de ce référencement
et rappelle son attachement à un système mutualiste solidaire qui garantit à
tou-te-s une protection sociale de qualité.
Handicap
Le comité national du FIPHFP une nouvelle fois
sur la touche
Paris, le 3 septembre
2009
COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES
UFFA-CFDT / UGFF CGT / CFTC / FSU / FGF-FO / UNSA /
Solidaires
Ce jeudi
3 septembre, la séance d'installation du Comité
national, du Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées
dans
Les organisations syndicales du FIPHPH
s'étonnent et s'alarment de l’annulation de cette séance d'installation. Aucune
nouvelle date n’est à ce jour fixée. Elle fait suite à deux reports successifs
depuis le mois de juin.
L'explication avancée est le retard de
publication du décret portant modification de la composition du comité national
du FIPHFP et de l’arrêté portant nomination de ses membres Alors même que les moyens
financiers existent et devraient être mobilisés, ce blocage ne permet pas au
FIPHFP de répondre aux exigences posées par la loi en matière d’insertion des
personnes en situation de handicap.
Les organisations dénoncent et s’inquiètent
des conséquences d'un tel retard : en l'absence de Comité national, aucune aide
nouvelle ne peut être inscrite au catalogue, aucune convention, permettant de
définir les politiques de recrutement des personnes handicapées, ne peut être
signée avec les employeurs publics.
Les organisations syndicales demandent une
entrevue d'urgence avec les ministres de tutelle pour les interroger sur cette
situation et exigent que les décrets et arrêtés soient publiés au plus vite,
dans l'intérêt des personnes en situation de handicap.
CONCOURS 2010
Calendrier et inscription
Les inscriptions sont enregistrées par
Internet à partir de SIAC2 :
http://www.education.gouv.fr/pid63/siac2.html
À compter de cette session , l'inscription par
Internet s'effectue en une phase unique d'inscription et de validation.
Les
inscriptions seront enregistrées du jeudi 10 septembre 2009, à partir de 12
heures, au mardi 20 octobre 2009, avant 17 heures.
Il est vivement recommandé de ne pas
attendre les derniers jours pour s'inscrire.
Aucune inscription ou modification
d'inscription ou confirmation d'inscription par Internet ne sera admise en
dehors de ces délais.
Épreuves d’admissibilité
Concours externe et CAFEP correspondants
• Agrégation
: du 7 avril au 22 avril 2010
• CAPES
: du 1er au 18 mars 2010
• CAPEPS
: 17 et 18 février 2010
• C.P.E.
: 9 et 10 février 2010
• COP
: 11 et 12 février 2010
• CAPET
: 11 et 12 février 2010
• C.A.P.L.P. : 23 et 24 février 2010
Troisièmes concours et CAFEP
correspondants
• CAPES
: du 4 au 18 mars 2010
Concours internes et C.A.E.R.
correspondants
• Agrégation
: du 26 au 29 janvier 2010
• CAPES
: le 2 février 2010
• CAPEPS
: le 5 février 2010
• C.P.E.
: le 1er février 2010
• COP
: 11 et 12 février 2010
• CAPET
: le 4 février 2010
• C.A.P.L.P. : 3 et 4 février 2010
ATTENTION :
les dossiers sont vérifiés par l’administration après réussite du concours et
toutes les pièces justificatives doivent avoir été jointes au moment de l’inscription
(Bo spécial n°7 du 16 juillet 2009).
Pour
la revalorisation de nos métiers
Une
note de
la
faiblesse des rémunérations
Verbatim
« Par rapport à 2004, l’indice moyen des enseignants a moins
augmenté que celui de l’ensemble des personnels de l’éducation nationale
(respectivement + 13 points et + 24 points). Il a surtout augmenté pour les
enseignants du supérieur. »
« L’étude d’universitaires publiée en janvier 2007
permet d’affirmer que du fait de la perte de pouvoir d’achat du point d’indice
de la Fonction publique, le pouvoir d’achat du traitement du 11ième échelon est
en 2004 est celui du 9ième échelon en 1981. »
« Les travaux de
l’INSEE4 montrent qu’un fonctionnaire recruté en catégorie A en 1997 a, après 9
ans de carrière, un pouvoir d’achat inférieur de 14 % à celui qu’avait après 9
ans de carrière, son aîné recruté en 1983. La commission Pochard, qui disposait
des ces données pour les seuls enseignants a esquivé cette réalité, vraisemblablement
plus accentuée pour les enseignants. »
Sans être en mesure
de préciser le salaire moyen d’un enseignant, Eric Woerth vient de déclarer que
cette rémunération était « faible ».
La note élaborée par
Pour
Retrouvez l’intégralité de la note sur le site de
http://actu.fsu.fr/IMG/pdf/doss_fp_090903_fsu_remuneration_des_enseignants.pdf
Déclaration
commune« un pays, une école, notre avenir »
Oui, Monsieur le ministre :
un pays qui croit en son avenir est un pays
qui investit dans l’éducation !
Paris,
le 4 septembre 2009
Nous constatons en cette rentrée
2009 les graves conséquences de la crise financière et économique en France. La
hausse exceptionnelle du chômage et de la précarité accompagnée d’un
désengagement progressif de l’Etat vis-à-vis des services publics provoquent
une véritable crise sociale.
Dans un
tel contexte, un grand service public laïque d’éducation est une chance. Pourtant, il est victime
de la politique dangereuse du gouvernement : l’appauvrissement de l’Ecole, la suppression
de 50 000 postes dans l’Education nationale depuis 2002, la suppression de la
carte scolaire, l’abandon de l’Education prioritaire, les menaces sur la
maternelle… accentuent inlassablement les inégalités dans notre société et font
peser sur les collectivités territoriales des obligations qui relèvent de
l’Etat.
Les organisations signataires ne
peuvent accepter la programmation de 16 000 suppressions supplémentaires à la
rentrée 2010. Elles demandent un changement conséquent de la politique de l’emploi
public avec un arrêt des suppressions de postes et la mise en place d’un plan
pluriannuel de recrutement, mais aussi l’abandon de la politique menée
vis-à-vis de la carte scolaire.
Les affirmations sur la
nécessité d’investir dans l’Education et de réduire les inégalités doivent se
traduire par des décisions en rupture avec les politiques menées ces dernières
années.
Après deux années durant
lesquelles l’Ecole a été brutalisée, il est temps de renouer un réel dialogue
constructif avec l’ensemble de la communauté éducative pour une école qui
assure la réussite de tous et connaisse une nouvelle vague de démocratisation.
Cela signifie qu’il faut traiter de façon ambitieuse la préparation du budget
2010, la formation des enseignants, les remplacements, la place de l’école
maternelle, primaire et du collège, les programmes et les pratiques, le rôle
des associations complémentaires… L’orientation scolaire doit être un
levier pour la réussite des jeunes via un service public d’orientation de
l’Education nationale doté de moyens importants et de personnels qualifiés.
Tous ces dossiers doivent être
ré-ouverts.
Ainsi le processus de réforme du
Lycée doit être relancé sans précipitation. Le calendrier fixé par le ministre
est trop court pour construire la réforme ambitieuse que la communauté
éducative attend, d’autant plus indispensable que la société est en crise.
Alors que Luc Chatel affirme
agir dans « un esprit de dialogue et de concertation » les
organisations signataires de cet appel, lui demandent d’ouvrir dès la
mi-septembre 4 chantiers de réflexion et de travail sur :
-
L’accès et la réussite d’un plus grand nombre de jeunes
au Lycée et l’orientation scolaire.
-
Des
contenus et des pratiques pour une nouvelle vague de démocratisation du lycée.
- Un lycée qui ne soit pas seulement un lieu d’étude mais qui soit aussi un véritable lieu de vie et d’apprentissage de la citoyenneté et de l’intégration.
-
Une réforme qui permette à un maximum de jeunes d’accéder à
l’enseignement supérieur et d’y réussir.
Sur tous
ces points, les organisations signataires s’adressent solennellement au
ministre de l’Education nationale pour qu’il entende et mette ses actes en
conformité avec ses paroles en donnant sans tarder de premiers signes concrets
et en ouvrant les discussions nécessaires.
Elles se retrouveront à la
fin du mois pour faire le point et évaluer la situation et les réponses du
ministre.
Ne rajoutons pas à la crise économique
celle de l’Education : investissons pour elle !
Liste des premiers
signataires :
CEMEA / CRAP-Cahiers pédagogiques / FAEN /
FCPE / FEP-CFDT / FERC-CGT / FOEVEN / FSU
/ GFEN / ICEM-Pédagogie Freinet /
En débat
Faut- il supprimer la carte scolaire ?
« Faut-il
supprimer la carte scolaire ? », Alain Madelin, Gérard Aschieri,
Magnard, septembre 2009

Se
syndiquer, c’est important Adhésion 2009-2010
ATTENTION, les tarifs des cotisations
syndicales sont amenés à augmenter au 1er octobre.
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correspondant académique.
Pour être conseillé-e, défendu-e tout
au long de l'année, faites confiance aux élus et aux représentants académiques
et nationaux du SNUEP-FSU.