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Paris, le 21 septembre 2009
Conseil national (CN) du SNUEP-FSU des 16 et 17
septembre
Le SNUEP-FSU appelle les collègues à l’action
La rentrée 2009 s’effectue dans un contexte économique
global de crise générale. En conséquence, les licenciements nombreux
détériorent la situation de l’emploi en France et près de 17% de la population
active se retrouve aujourd’hui dans une situation de chômage ou de
quasi-chômage. Parallèlement, le nombre de personnes vivant sous le seuil de
pauvreté ne fait qu’augmenter pour atteindre plus de 7 millions de français.
Dans ce contexte, le gouvernement persiste
dans sa politique de cadeaux aux plus riches (loi TEPA, bouclier fiscal, niches
fiscales) laissant filer les déficits budgétaires. Les seules réponses qu’il
propose résident dans l’alourdissement de la fiscalité (taxe carbone,
augmentation des prélèvements obligatoires) et dans des économies budgétaires
qui se traduisent dans la fonction publique par des suppressions massives de
postes, notamment dan
s l’Education Nationale (16000 suppressions
prévues pour 2010, après plus de 50000 suppressions depuis 2002).
La jeunesse paiera les pots cassés de ces
orientations : compte tenu du contexte économique difficile, la marche
forcée du développement de l’apprentissage sacrifie près de 100000 jeunes ayant
choisi ce mode de formation. Ces jeunes pourront-ils intégrer l’enseignement
professionnel public ? Comment pourra-t-on fournir un enseignement de qualité
aux jeunes élèves aujourd’hui en primaire qui constituent une vague
démographique qui n’a pas été anticipée, si le gouvernement continue la
destruction massive d’emploi dans l’Education Nationale, et dans l’enseignement
professionnel en particulier ? Comment les élèves de la voie
professionnelle pourront-ils réussir dans un cadre global de dérégulation qui
introduit nombre d’inégalités territoriales ?
La généralisation du bac pro 3 ans menée
tambour battant avec l’aval de syndicats complaisants conduit à une situation
inadmissible pour les jeunes et leur famille, génératrice d’inégalités
territoriales flagrantes qui casse totalement tout cadrage national.
Le SNUEP-FSU considère que toute réflexion sur
l’avenir des voies technologiques et générale ne peut ignorer la voie
professionnelle. Ainsi le choix d’avoir transformé la voie professionnelle
indépendamment des autres voies n’est pas la bonne méthode. C’est l’ensemble
des trois voies de formation qu’il faut repenser en même temps en ayant le
souci de conserver la spécificité de chacune d’elles.
Malgré la satisfaction affichée du ministère,
la rentrée 2009 s’est effectuée dans un cadre de dégradation supplémentaire des
conditions de travail des personnels, avec un alourdissement des charges de
travail dont :
- l’augmentation des heures supplémentaires,
notamment des HSE pour mettre en place l’accompagnement personnalisé dans un
grand nombre d’académies ;
- l’augmentation des postes à complément de
service qui ont été annoncés aux collègues en juillet, voire en
septembre ;
- la suppression massive de postes de
remplaçant ;
- le recours de plus en plus important aux
précaires, les licenciements de contractuels pouvant prétendre à un CDI, la
transformation des contractuel-le-s en vacataires ;
La réforme de la formation des maîtres a
introduit une dégradation de la formation initiale des lauréats des concours en
augmentant leur temps de présence devant élèves lors de leur année de stage et
qui les impose de plus en plus comme moyens d’enseignement. Le SNUEP-FSU
revendique une formation initiale de qualité pour les lauréats des concours qui
doit permettre une entrée progressive dans le métier et une réelle formation
professionnelle en alternance en IUFM. Le
SNUEP-FSU appelle à participer aux assises de la formation des maîtres
organisées le 7 novembre par les syndicats de
En réaction à cette situation inadmissible,
le SNUEP-FSU s’engagera avec les autres syndicats du secondaire de
Le SNUEP-FSU relancera une campagne de syndicalisation
indispensable pour renforcer le poids des collègues PLP et CPE dans les combats
à mener qui nous attendent cette année.
Le SNUEP-FSU poursuivra son travail unitaire dans le
cadre de l’intersyndicale de l’enseignement professionnel et participera à la
relance d’un front unitaire pour faire entendre les revendications des
personnels.
Le SNUEP-FSU appelle
d’ores et déjà à participer aux actions les plus unitaires possibles le 7
octobre 2009 dans le cadre de la journée mondiale pour un travail décent.
Dans un contexte de dégradations sans précédent de
l’Education Nationale dans son ensemble, le SNUEP-FSU appelle tous les
collègues à se mobiliser fortement dans toutes les actions pour défendre
l’enseignement public et laïque.
Le SNUEP-FSU demande
aux syndicats de
Communiqué de presse du SNUEP-FSU –
21 septembre 2009
DÉCROCHAGE SCOLAIRE :
TOUT EST BON POUR RELANCER
L’APPRENTISSAGE
Malgré une promotion de plus en plus importante, l’apprentissage montre aujourd’hui
clairement ses limites. Sa fragilité est accrue par la crise et les entreprises
sont incapables de proposer des contrats de travail à près de 100 000
jeunes d’horizons très divers, de ceux qui ont le moins de qualification aux
étudiants. Le secrétaire d’État à l’emploi n’a pas de meilleure solution que
d’allonger les délais pour trouver d’un employeur. Tout est bon quand on est incapable de proposer une véritable
alternative à un mode de formation dans l’impasse !
Après
l’apprentissage junior de 2006 et le dispositif de substitution DIMA
(Dispositif d’Initiation aux Métiers en Alternance) en 2008, certains
parlementaires, dans le cadre du débat sur le projet de loi « Orientation
formation », veulent imposer une
nouvelle voie de relégation pour les jeunes les plus en difficulté. Ils veulent
créer un « sas » vers l’apprentissage qui permettrait aux jeunes de
15 ans de suivre une formation en CFA (Centre de Formation d’Apprentis) sous
statut scolaire. Vu leur âge, ces jeunes ne peuvent signer de contrat
d’apprentissage ou de professionnalisation avec une entreprise. Ce
« sas » affiché comme une année de découverte de l’ « environnement professionnel
correspondant à un projet d’entrée en apprentissage » est en fait une année
« blanche » qui abaissera l’âge de la scolarité obligatoire.
Pour le SNUEP-FSU, le
repérage des décrocheurs ne peut pas être déconnecté d’une véritable politique de traitement de
la difficulté scolaire. Les 3ème DP6 qui permettent aux jeunes
de découvrir les formations professionnelles existent pourtant dans le service
public et pourraient répondre à cette problématique, mais le flot de
contre-réformes et la baisse continue de moyens dans l’enseignement
professionnel public nuisent à l’efficacité du dispositif.
Ce gouvernement dégrade
les conditions de fonctionnement du service public et se présente en sauveur,
en proposant de sous-traiter la difficulté scolaire dans le privé par le biais
de l’apprentissage ! De plus, une proposition du sénat voudrait dessaisir
l’éducation nationale de la gestion du suivi des décrocheurs, un an après leur
sortie du système scolaire, pour la confier à : Pôle emploi,
Le SNUEP-FSU exige
que soient rendus les moyens supprimés aux établissements, afin que ces
derniers puissent remplir pleinement leurs missions auprès de tous les jeunes.
Force est de constater que la politique engagée depuis quelques années par ce
gouvernement se traduit par la suppression massive de postes d’enseignants, ce
qui n’est pas de nature à améliorer la situation existante.
Pour être efficace,
la lutte contre l’échec scolaire doit être traitée dans les établissements
scolaires par des personnels formés sur des emplois statutaires.
Le SNUEP-FSU fera
tout pour mettre en échec ces propositions et demande l’abandon de ces
dispositions.
Le Secrétariat National
Motion éducation - CN du SNUEP-FSU des 16 et 17 septembre
Vers la dérégulation générale de la voie
professionnelle ?
Le SNUEP-FSU réaffirme son opposition à la
réforme destructrice de la voie professionnelle qui se généralise à la rentrée
2009. Le dossier n’est pas clos : le SNUEP-FSU demande au ministère d’être
reçu régulièrement pour porter ses propositions sur une réelle rénovation de
l’enseignement professionnel.
En cette rentrée, le CN constate que la mise
en place précipitée et à marche forcée de cette réforme occasionne de graves
dysfonctionnements dans de nombreux établissements :
-
Non
application des grilles horaires ;
-
Accompagnement
personnalisé non affecté dans l’emploi du temps des élèves ;
-
Conditions
d’enseignement dégradées (augmentation des effectifs par classe, sections
regroupées, diminution des dédoublements …) ;
-
Augmentation
des heures supplémentaires imposées qui engendre une dégradation des conditions
de travail ;
-
Elèves
non affectés et de plus en plus d’affectations non choisies.
Entre les objectifs affichés (diminution des
sorties sans qualification et élévation du niveau de qualification) et les prétendues
solutions apportées par la réforme ainsi que les moyens mis en œuvre pour la
mettre en place, le fossé se creuse.
La dure réalité de cette réforme imposée sans
réelle concertation avec les personnels, se révèle aux enseignants qui la
vivent de plus en plus mal.
C’est la nature même de cette réforme qu’il
faut remettre en cause et pas seulement sa mise en application par les
rectorats comme certaines organisations syndicales voudraient nous le faire
croire. Cette réforme a été avant tout élaborée pour supprimer massivement des
postes de PLP.
Ce sont les solutions préconisées par
celle-ci pour prévenir les sorties sans qualification qui sont inadaptées,
inapplicables et même dangereuses pour l’avenir de l’enseignement
professionnel.
De plus le SNUEP-FSU dénonce entre autres le
peu d’accompagnement des collègues qui sont confrontés à ces profonds
changements. Les enseignants sont de plus en plus livrés à eux mêmes pour
mettre en œuvre la partie pédagogique de la réforme.
Le SNUEP-FSU demande que chaque discipline
enseignée bénéficie d’un horaire hebdomadaire et d’un programme national
officiel, ce qui n’est pas le cas pour certaines disciplines professionnelles
(la construction par exemple).
Le SNUEP-FSU demande que des formations
soient mises en places rapidement afin d’accompagner tous les enseignants qui
le désirent dans la mise en œuvre des nouveaux programmes.
L’autonomie accrue donnée aux Etablissements
dans l’application des grilles horaires est source de désorganisation et ne
garantit plus l’équité et l’unité de formation sur l’ensemble du territoire
national.
L’application de ces grilles engendre une
augmentation des effectifs par classe et une diminution des dédoublements qui
ne permettent pas de mettre en place les conditions de la réussite et
d’évaluation de tous les élèves. Cette nouvelle organisation vise avant tout à
faire des économies de postes par une gestion plus souple des services des
enseignants au détriment de la qualité d’accueil et d’enseignement des élèves.
Le SNUEP-FSU demande le retour à des grilles
horaires hebdomadaires et nationales par disciplines. Il demande aux collègues
élus aux CA de contrôler le volume horaire qui doit être officiellement alloué
aux élèves. Il condamne toute mise en compétition des disciplines que ce soit
pour le calcul du volume horaire complémentaire, pour les heures projet et
l’accompagnement personnalisé. Il demande à ce que les conditions
d’enseignement soient réellement améliorées notamment en rétablissant les
seuils de dédoublement.
Le conseil pédagogique est un autre outil de
dérèglementation administrative qui court-circuite parfois le CA. Or, il risque
de prendre de plus en plus d’importance dans le cadre de l’application de cette
réforme. Le SNUEP-FSU appelle les collègues à être vigilants sur le rôle donné
à ces conseils.
La seule réponse à la difficulté scolaire ne
peut pas être le renoncement, la baisse des exigences ou des contenus
disciplinaires. Le SNUEP-FSU constate que les seules passerelles envisagées
sont des passerelles « descendantes » et que pour l’instant aucun
dispositif viable n’est envisagé pour permettre à des élèves de CAP de
poursuivre des études. Aucun moyen particulier (classe d’adaptation, par
exemple) ne semble mis en œuvre pour permettre l’éventuelle « réintégration »
des élèves issus d’un CAP, en classe de première Bac Pro.
Par ailleurs, les passerelles entre voie
technologique et voie professionnelle, supposées théoriquement fonctionner dans
les deux sens, ne seront pas sans poser de réels problèmes d’adaptation aux élèves
concernés. Difficile pour les élèves de seconde de la voie professionnelle de
s’intégrer dans des classes de première technologique, sachant que les classes
d’adaptation semblent vouées à la disparition.
Le SNUEP-FSU réaffirme que l’accompagnement
personnalisé ne pourra à lui seul compenser la disparition d’une année entière
de formation. En tout état de cause, le SNUEP demande que ces heures soient
dans le service des enseignants étant donné que l’accompagnement des élèves a
toujours été une mission essentielle pour les PLP (par exemple en proposant un
service 15 heures cours + 3 heures d’accompagnement). Il demande que cette aide
soit réellement mise en place et applicable pour chaque élève. Il rappelle que cet accompagnement doit être
utilisé dans le cadre pédagogique et
s’opposera à toute dérive et notamment à son utilisation pour transférer les missions des COPsy vers
les enseignants. Il dénonce les dérives déjà constatées à la rentrée
(accompagnement personnalisé en HSE, variable d’ajustement pour les services
des enseignants, non attribution de ces heures dans l’emploi du temps des
élèves…).
Le SNUEP-FSU condamne le CCF et son
développement, notamment dans le cadre de la mise en place de la certification
intermédiaire.
Le SNUEP-FSU rappelle son attachement au
caractère national des diplômes. Il demande le retour à une réelle formation
aboutissant à un diplôme de niveau V reconnu par les branches
professionnelles. Le développement des
CAP ne peut être l’unique solution à ce problème ; il doit déjà répondre à
l’insertion professionnelle des élèves dits prioritaires. Un parcours progressif doit être proposé aux élèves en
difficulté du collège pour leur permettre d’accéder à un niveau IV de
formation.
Le SNUEP-FSU s’attachera à contrer la campagne
de désinformation sur la réforme.
Le SNUEP-FSU demande le rétablissement du
parcours en 4 ans (BEP 2ans + Bac Pro 2ans) afin que tous les élèves puissent
bénéficier de réelles chances de réussite par la voie professionnelle.
Le SNUEP-FSU demande que les modalités de
l’épreuve de contrôle en Bac Pro soient calquées sur celles de l’épreuve de
rattrapage du Bac général et technologique.
Le SNUEP-FSU appelle l’ensemble des collègues à se
mobiliser pour défendre leurs conditions de travail, leur statut, leurs emplois
pour préserver la qualité des enseignements et du service public et laïque de
l’enseignement professionnel.
Conseil national du SNUEP-FSU des 16 et 17 septembre
Le SNUEP-FSU prêt à négocier la revalorisation
Rappelons que le gouvernement a toujours lié
la revalorisation à l’élévation du niveau de recrutement des enseignants. A ce
jour, le SNUEP-FSU constate que la réforme du recrutement est mise en place,
mais celle de la revalorisation reste en panne. Aucune enveloppe n’est prévue,
aucune proposition concrète n’est avancée mise à part celle de mettre en place
une autre gestion ressources humaines qui est inscrite dans la réforme générale
des politiques publiques.
Le SNUEP-FSU se prononce contre ce
marchandage de la revalorisation des salaires lié à une gestion des ressources
humaines basée sur le pseudo mérite et l’individualisation des carrières.
Il est urgent d’augmenter significativement
les salaires sans l’individualiser et de rattraper la perte considérable de
pouvoir d’achat.
Le SNUEP-FSU revendique une revalorisation
pour tous et sur toute la carrière.
Le SNUEP- FSU revendique une entrée de
carrière à indice 440 avec 963 en indice terminal, un rythme d’avancement
rapide et identique, (80% du salaire final au 8ème échelon), ainsi
que la disparition de HC.
Proposition
de grille de salaire et rythme de d'avancement correspondant au mandat du SNUEP
|
nouvelle
grille proposée par le
SNUEP-FSU |
RYTHME
D'AVANCEMENT |
|||
|
Echelon |
Indice |
traitement
brut |
passage |
nb
années |
|
1 |
440 |
2027,19 |
1 au 2 |
1 |
|
2 |
492 |
2266,76 |
2 au 3 |
1 |
|
3 |
544 |
2506,34 |
3 au 4 |
1 |
|
4 |
596 |
2745,92 |
4 au 5 |
2 |
|
5 |
648 |
2985,49 |
5 au 6 |
2 |
|
6 |
700 |
3225,07 |
6 au 7 |
2 |
|
7 |
752 |
3464,65 |
7 au 8 |
3 |
|
8 |
804 |
3704,22 |
8 au 9 |
3 |
|
9 |
856 |
3943,80 |
9 au 10 |
5 |
|
10 |
891 |
4105,05 |
10 au
11 |
5 |
|
11 |
926 |
4266,31 |
11 au
12 |
5 |
|
12 |
963 |
4436,78 |
TOTAL |
30 |
- Indice brut au
1er octobre 2009 : 4,60€
- Le 8ème
échelon correspond à 80 % du salaire maximum
- Début de
carrière à l'indice 440 soit
Revalorisation
Quelle
surprise nous réserve le ministre ?
Le ministre de l’éducation a déclaré le 11
septembre 2009 sur France info qu’il allait « réunir à la fin du mois le
CTPM pour présenter [ses] propositions en matière de revalorisation, en
particulier financière ». Il a ajouté : « Et vous verrez, il y
aura une revalorisation significative. », en précisant qu’il avait :
« un chantier majeur : la revalorisation globale des
enseignants ».
Celle-ci ne connaît « pas que l'aspect
financier » a-t-il poursuivi. « Il y a aussi un aspect gestion des
ressources humaines tout au long de la vie. Je pense que ce ministère doit
accompagner davantage ses enseignants en matière de formation initiale et
continue, leur proposer des perspectives, des deuxièmes carrières. C'est un
chantier que j'ouvre avec les syndicats. »
Pour le SNUEP-FSU,
nos rémunérations et le déroulement de nos carrières sont insatisfaisants au regard de nos
qualifications et de notre rôle social. La qualification des PLP et des CPE
ainsi que la reconnaissance de leur statut constituent un élément essentiel
pour la qualité de l’enseignement professionnel public, son développement et sa
contribution pour mettre en oeuvre l’égalité des droits. Actuellement un PLP ou
un CPE débute sa carrière à environ 1250 € pour arriver au 11ème échelon
à environ 2500 €. Il est nécessaire de reconstruire nos grilles
indiciaires et d’accélérer le rythme d’avancement dans nos carrières.
Le
SNUEP-FSU demande l’amélioration de notre carrière par :
•
la revalorisation du point d’indice, qui a perdu 25 % en 20 ans ;
•
la revalorisation de la grille indiciaire des PLP et CPE entre les indices 474
et 963 ;
•
l’intégration de toutes les primes et indemnités dans le salaire ;
•
la reconstruction d’une grille indiciaire avec la disparition de la « Hors
Classe » et l’intégration des actuels indices « Hors Classe ».
Le
SNUEP-FSU revendique le
11e échelon à l’indice 783 en vingt ans de carrière (Grand choix pour tous) et
la création de deux échelons supplémentaires à progression régulière pour tous,
tous les trois ans, pour atteindre l’indice 963 (indice le plus élevé de la
carrière des enseignants du second degré).
Le
SNUEP-FSU demande l’abandon de toute notion de mérite, notion subjective car ne
reposant que sur des appréciations ponctuelles et partisanes qui contribuent à
créer un climat malsain au sein des équipes pédagogiques.
Le ministre de l’Education Nationale a
affirmé, sa volonté de mettre en place des groupes de travail sur la
revalorisation du salaire des enseignants. Il précise que cette revalorisation
sera significative.
Conseil national du
SNUEP-FSU des 16 et 17 septembre
MOTION
SERVICE PUBLIC
A la demande des Régions, l’ARF (Association des
Régions de France) préconise la mise en place d’un service public régional de
formation professionnelle (SPRFP). Depuis, la plupart de
celles ci ont accepté le défi et font campagne en ce sens.
A titre d’exemple,
la région Centre, dans le rapport de l’assemblée plénière des 18 et 19
juin 2009, précise la finalité de ce service public
régional : satisfaire les besoins
fondamentaux des individus au regard de
Le
SNUEP-FSU réaffirme son attachement à un grand Service Public d’Education
Nationale qu’on ne peut confondre avec un service public de formation
professionnelle régionale. En effet la finalité de la formation professionnelle
sous statut scolaire est d’offrir à l’ensemble des élèves une formation
transversale qui permettra à chacun de s’adapter aux nouveaux métiers en
perpétuelles évolutions. Nous rappelons que cette démarche de formation a été
installée à la sortie de la deuxième guerre mondiale. Cette volonté impulsée
par les forces progressistes permettait aux enfants les plus modestes de pouvoir apprendre un métier dans le cadre scolaire.
Dans une période où le
gouvernement supprime massivement des postes de fonctionnaires au travers de
De plus, les formations validées par le PRDF
(Plan Régional des Formations) seront directement en adéquation avec les
besoins émanant des entreprises locales. C’est donc
le marché du travail régional qui conditionnerait la mise en place des
formations.
Le développement de
l’apprentissage au travers d’un lobbying forcené du MEDEF laisse aujourd’hui,
du fait de la crise, des milliers de jeunes sans possibilité de formation.
Aujourd’hui, seules les formations sous statut scolaire peuvent s’affranchir
des aléas économiques.
La réforme du lycée veut réduire
les 3 voies de formation à 2 : la voie générale et professionnelle. Cette
dernière par le biais de la régionalisation de la formation professionnelle
serait exclue de l’Education Nationale. Une fois régionalisée, il serait facile
de basculer toute la formation initiale vers un seul système :
l’apprentissage.
De plus, ce système conduirait à
22 systèmes de formations professionnelles, calqués sur le modèle allemand qui
aujourd’hui est en crise et cherche à se recentraliser. Cela entrainerait la
suppression des diplômes nationaux.
Pour éviter toutes
ses dérives et retrouver une cohérence de la formation initiale et continue sur
tout le territoire, le SNUEP fsu se prononce pour un système de formation
professionnelle unifié et national sous le contrôle de l’Education Nationale.
secteur.educ@snuep.com
Conseil national du SNUEP-FSU des 16 et 17 septembre
RETRAITES :
VERS DE NOUVELLES DÉGRADATIONS ?
Par touches successives, le gouvernement
s’attaque à nouveau aux systèmes de retraite avant 2012, sans même respecter le
calendrier établi lors de la loi de réforme de 2003.
In fine, il souhaite réformer dans le budget
2010 de la sécurité sociale le dispositif des retraites du régime général
qui améliore les droits de la retraite des mères de famille pénalisées par des
carrières plus courtes et des salaires moins élevés. La majoration actuelle de
deux années de service est remise en cause.
Dans le même temps, les intentions
gouvernementales concernant la fonction publique prévoient de réexaminer, à la
demande de
Faisant suite à la réforme de 1993 pour le
régime général, la réforme de 2003 pour la fonction publique, puis récemment
l’application pour tous à partir de 2009 de l’allongement de 40 à 41 années de
service, de nouvelles mesures
amèneront inévitablement de nouvelles
dégradations, notamment pour les femmes.
Il s’agira aussi de la poursuite du démantèlement des retraites par
répartition.
Trop d’emplois à temps partiel imposé sont
occupés par des femmes, trop de femmes à égalité de diplômes avec les hommes
sont moins rémunérées ou au chômage, trop de familles monoparentales sont en
dessous du seuil de pauvreté, trop de retraité(e)s ont des pensions insuffisantes pour vivre
dignement.
Le SNUEP FSU ne peut l’accepter.
Réuni à Paris, les 16
et 17 septembre 2009, le Conseil National rappelle
son mandat de retour aux 37,5 années de service, 2 % par année, départ à 60 ans
et limite d'âge à 65 ans. Il exige le rétablissement du Code des Pensions
civiles et militaires de retraites de 1964, seul garant de pensions civiles
convenables.
Les salariés ne sont pas responsables du
déséquilibre financier des retraites.
Epreuve
de rattrapage BAC PRO : ce qui se passe « sur le terrain »
l’exemple
de l’académie de ROUEN
Pour la première fois, lors de la session de juin 2009,
les élèves de BAC PRO n’ayant pas réussi les épreuves du premier groupe, on pu
passer une épreuve de rattrapage. Si le SNUEP-FSU n’est pas opposé au principe
même de cette épreuve, il reste néanmoins très circonspect quant aux modalités
de passage qui l’accompagnent. C’est d’ailleurs pourquoi, au mois de juillet,
la section académique a été reçue en audience par Madame le Recteur de
l’Académie de Rouen.
Lors de cette audience, le SNUEP-FSU
s’est inquiété de la mise en place précipitée de cette épreuve : les
conditions de passage revenant à accorder à un simple entretien de 20 minutes,
très peu cadré, un coefficient 22, équivalant au total des coefficients de
toutes les épreuves du 1er groupe. Le SNUEP-FSU a insisté sur le
fait que ces conditions ne peuvent
qu’entraîner une dévalorisation du diplôme, par le risque ainsi encouru de
l’attribuer à des élèves n’ayant finalement pas le niveau.
Après avoir remercié le SNUEP-FSU pour
le souci qu’il a de la réussite des élèves et de la valeur des diplômes
délivrés par l’Education Nationale, Madame le Recteur a voulu le rassurer sur
le but de la mise en place d’une telle épreuve. Bien que mise un peu rapidement
en place, selon elle, cette épreuve permet avant tout d’assurer l’égalité des
conditions d’accès au diplôme dans les 3 voies. Cela participerait à la
revalorisation de la voie professionnelle, et ne dévaloriserait en rien le
diplôme délivré. En effet, à ses yeux, il est important de donner une 2nde
chance à tout élève confronté à des épreuves ponctuelles, et c’est ce qui est
ainsi fait. Elle a donc a confirmé toute sa confiance dans les jurys pour
contrôler le niveau des élèves.
Par ailleurs, le SNUEP-FSU a évoqué le
fait que certains élèves risquaient fort d’avoir de réelles difficultés d’accès
à leur Centre d’Examen, les rattrapages se déroulant presque exclusivement aux
endroits où se sont réunis les Jurys du 1er groupe. Le SNUEP-FSU
considère qu’une fois de plus, c’est la partie la moins aisée de la population
des LP qui risque de ne pouvoir bénéficier du Bac pour des considérations
purement logistiques. Madame le Recteur a répondu que l’organisation des
déplacements vers les 4 centres d’examens avait pu causer quelques soucis aux
services du Rectorat, mais qu’ils avaient tout fait pour qu’aucun candidat ne
soit lésé.
De plus, face à ces diverses
interrogations, et suivant une sollicitation du SNUEP-FSU, Madame le Recteur a
déclaré qu’un bilan de cette nouvelle épreuve serait donné en Comité Technique
Paritaire Académique (CTPA). Elle a invité le SNUEP-FSU à lui faire part, par
écrit, des points précis qu’il voulait voir figurer dans ce bilan.
Ainsi,
le SNUEP-FSU a interrogé le Rectorat, au cours de l’été, sur les points
suivants :
·
Origine
scolaire des candidats concernés (public, privé, apprentissage…)
·
Origine
géographique des candidats absents (éloigné ou non du centre d’examen)
·
Composition
des jurys (uniquement enseignants ou réellement accompagnés de professionnels)
·
Moyenne
à l’issue des épreuves du 1er groupe des candidats reçus après
rattrapage.
Le SNUEP-FSU sera très attentif au bilan
dressé lors du prochain CTPA rouennais et en rendra compte dans une prochaine
parution.
D’autres académies ayant eu à cœur de procéder
de même, l’analyse de ce bilan pourra s’inscrire dans un contexte plus
national. Pour la compléter davantage, le SNUEP-FSU invite chacun à lui faire
part de son expérience sur le déroulement et le résultat de cette épreuve de
rattrapage afin de faire en sorte que l’an prochain ce soit une autre règle que
celle de la précipitation ministérielle qui prévale.
Pour réagir à cet
article, écrivez à national@snuep.com
COLÈRE
EN GUYANE
SOS
Lycée en détresse
Alerte
des instances de l’EN et politiques
L’ensemble
du personnel éducatif du LPO II de Saint Laurent du Maroni souhaite porter à
l’attention des instances dirigeantes les nombreux et importants
dysfonctionnements, tant au niveau matériel qu’humain, dont souffre notre établissement.
Notre démarche s’inscrit dans le souci de la réussite de nos élèves. En tant
que professionnels de l’Education Nationale, nous estimons que les conditions
ne sont pas réunies pour leur permettre de suivre l’enseignement qui leur est
dû.
Depuis sept ans, les enseignants ont dû
former des élèves sur d’autres sites et se sont vus contraints de naviguer
entre le Collège Tell Eboué, le Collège Paul Jean-Louis, le RSMA de Saint Jean
et le Lycée Bertène Juminer. Ces conditions sont inacceptables : il en
résulte un manque d’efficacité et une perte de temps préjudiciables à la
formation de nos élèves, auxquels nous avons le devoir d’assurer un
enseignement de qualité. L’intersyndicale rappelle les différents problèmes du
lycée qui ne permettent pas d’assurer son ouverture Ce lycée, provisoire au
départ, a été transformé en structure définitive récemment. Force est de
constater que tous les moyens humains et matériels n’ont pas été mis en œuvre
pour qu’il fonctionne de manière pérenne. Nous les demandons instamment.
Nos élèves connaissent de graves difficultés
(80% d’entre eux sont issus de foyers défavorisés, le français n’est pas leur
langue première). Notre situation géographique ultra périphérique constitue un
handicap supplémentaire. En dépit de ces conditions, jusqu’à présent une
dynamique de progression annuelle a pu être observée comme en témoignent par
exemple l’augmentation du taux de réussite au baccalauréat, du nombre de
mentions obtenues, ainsi que l’intégration de certains de nos élèves dans les
grandes écoles (IEP de Paris).
Ainsi, du coté des élèves
- Pas de restauration scolaire
- Pas d’internat alors que de nombreux élèves
vivent dans des conditions précaires ;
- Pour 812 élèves, nous disposons d’un seul
bloc sanitaire opérationnel. Le second est condamné depuis deux ans, les tuyaux
d’évacuation n’étant pas adaptés à la collectivité. ;
- Points d’eau manquants : un seul pour
812 élèves qui ne fonctionne pas ;
- En cas de pluie, nos 812 élèves disposent de
trois kiosques d’une superficie de quelques mètres carrés pour s’abriter ;
- Pas de salle de permanence.
En nous demandant de fonctionner avec des
moyens très largement insuffisants, la dynamique insufflée depuis plusieurs
rentrées scolaires va s’effondrer, compromettant l’avenir de nos élèves. Ne donnons pas à nos
élèves l’impression qu’ils sont les oubliés de
Ces nombreux manques de moyens matériels
datent de la création de ce Lycée censé être professionnel…
La carte des formations pour la rentrée 2009-
En l’état actuel des choses, le LPO II n’est
pas en mesure d’accueillir normalement les élèves. L’absence de nombreux
dispositifs et infrastructures indispensables au bon fonctionnement d’un
établissement empêche les professeurs de répondre convenablement aux attentes
légitimes des familles.
Le LPO
II ne doit pas être l’établissement sacrifié de l’Ouest Guyanais. Nos élèves
sont méritants et savent mettre à profit les moyens dont nous avons disposés
dans le passé pour atteindre l’excellence. Ils l’ont prouvé à maintes reprises.
Valorisons et soutenons leurs efforts en leur donnant vraiment les moyens de
réussir.
Nos revendications concernent le manque de
moyens humains :
§
Le
nombre d’assistants d’éducation est très insuffisant par rapport aux 800 élèves
et à la superficie de l’établissement de
§
Un
nombre d’enseignants insuffisant : des suppressions de postes entraînant
une multiplication des heures supplémentaires, de l’aveu de Monsieur le
Recteur, taux supérieur à la moyenne nationale (18,5%) dans un contexte
particulièrement difficile.
§
Absence
d’assistant de laboratoire que Monsieur le Recteur peine à obtenir auprès de
votre ministère depuis des années.
Le SNUEP-FSU demande que le Rectorat remédie
à cette situation inadmissible.
CONSULTATION
NATIONALE SUR
JUSQU’AU
3 OCTOBRE : PARTOUT, FAIRE S’EXPRIMER UN MAXIMUM DE CITOYENS !

Actuellement,
Que le capital soit détenu à 100% par des
capitaux publics ne change rien à l’affaire. Chaque fois que l’Etat a effectué
ce type d’opération, il a fait entrer des capitaux privés dans la société
anonyme (France Télécom, EDF, GDF…) avec des conséquences immédiates :
réduction de la qualité du service, suppressions massives d’emploi,
augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires.
La
transformation en société anonyme constitue la première étape d’une
privatisation programmée de
Gouvernements et direction de
La population est la première victime de ce
désengagement !
Cela se traduit par l’espacement des
tournées, les délais croissants de livraison du courrier, les réductions
d’horaires, l’allongement des files d’attente quand le bureau de poste n’a pas
été carrément supprimé.
Une
privatisation de
Depuis un an, un Comité national regroupant une
50è d’organisations (associatives, syndicales dont
En
défendant
ORGANISATION DU
VOTE : MODE D’EMPLOI
QUAND ? Le vote peut s’organiser dès aujourd’hui et
jusqu’au samedi 3 octobre, au plus tard.
QUI ? Il est ouvert à toute personne âgée de 18 ans
ou plus, quelle que soit sa nationalité : il n’est pas demandé de pièce
d’identité.
OU ? Les lieux doivent être choisis en fonction
de leur capacité à toucher le plus grand nombre de personnes : devant les
bureaux de poste, sur les marchés, aux portes des entreprises… Les sorties
d’établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) sont, également, des
lieux propices. A défaut, le vote doit être organisé dans chaque
établissement, en direction de tous les personnels qui y travaillent.
COMMENT ? Prévoir une urne (ou similaire). Le matériel
de vote (bulletin, liste d’émargement) est disponible sur le site fsu.fr ou
peut vous être envoyé par mail. Vous pouvez contacter votre maire pour une
aide, au moins, logistique : urne, table…
RESULTATS ? Les assesseurs présents assurent le
dépouillement et transmettent le résultat, au plus tard, le 3 octobre en fin
d’après-midi (heure et adresse ou tél. précisés ultérieurement).