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Paris, le 19 octobre 2009
L’Intersyndicale de
l’enseignement professionnel demande à être reçue par le ministre
Plus d’un mois après la rentrée,
que sont devenus les milliers de
lycéens sans affectation ?
Communiqué de presse du 7 octobre 2009
L’intersyndicale
nationale (CGT Educ’action, SNUEP-FSU, SNEP-FSU et SNETAP–FSU, SUD Education,
SNCL-FAEN) demande à être reçue par le ministre de l’Éducation Nationale, Luc
Chatel, afin de l’interroger sur les conditions de la rentrée 2009 dans
l’enseignement professionnel, suite à la généralisation du Bac Pro en 3 ans, et
notamment sur la situation des milliers d’élèves qui étaient sans affectation
en septembre. Alors que pour le ministère, l’orientation est, semble-t-il, un
cheval de bataille des réformes en cours, le bilan de la rentrée 2009 dans
l’enseignement professionnel, est, de l’avis de l’intersyndicale,
catastrophique.
En effet, de
nombreux lycéens, faute d’affectation correspondant à leurs vœux, se retrouvent
sans solution ou affectés dans des sections par défaut. Par ailleurs, l’absence
de cadrage national quant aux programmes et d’informations quant à la
certification du BEP/BEPA déroute les enseignants ainsi que les élèves et leurs
familles. Ce n’est certainement pas ainsi que
se fera la revalorisation de la voie professionnelle. L’intersyndicale estime
indispensable qu’une classe passerelle à l’issue de la seconde professionnelle
soit mise en place pour les élèves qui en auront besoin ou qui en feront la
demande. Cela suppose un référentiel de formation et des moyens pour cette
classe menant à l’obtention du BEP/BEPA.
Les suppressions
budgétaires de postes d’enseignants prévues en 2010 vont aggraver la situation
des futurs élèves de première professionnelle et il sera alors impossible
d’accueillir, à la fois les élèves qui obtiendront le BEP/BEPA en juin, ceux
qui sortiront des sections CAP/CAPA et voudront poursuivre, ainsi que tous ceux
qui sont, aujourd’hui, entrés en classe de seconde professionnelle.
L’objet de
l’audience devra porter aussi sur les modalités de l’épreuve orale de
rattrapage du Bac pro et sur le calibrage des sections de CAP.
Les modalités
actuelles de l’épreuve orale de rattrapage du bac pro ont suscité l’indignation
des enseignants et de syndicats d’inspecteurs. L’organisation actuelle de cette
épreuve est inacceptable, elle se traduit notamment par une marginalisation de
l’enseignement général qui va conduire à la dévalorisation du diplôme.

Mise en place de la
« réforme » du bac pro
L’Intersyndicale de l’enseignement professionnel
écrit à l’association des régions de France

Monsieur
le Président,
L’Intersyndicale
nationale de l’enseignement professionnel et agricole public constate que
toutes les inquiétudes formulées sur la mise en place de la « réforme de
la voie professionnelle » depuis plusieurs mois se concrétisent en cette
rentrée : élèves non affectés ou mal affectés, détérioration des
conditions de travail par la multiplication des heures supplémentaires,
désorganisation des établissements scolaires à cause de la mise en place
précipitée de la réforme et de l’autonomie accrue donnée aux établissements.
Dans le contexte actuel de crise économique et sociale, cette réforme
aggrave les problèmes relatifs à l'offre de formation au plan régional (100 000 jeunes sans formation
professionnelle). Nos inquiétudes restent entières quant au développement de
l’offre de formation au niveau V (CAP). Cette situation met en évidence un
déficit patent de l'offre de formation. La suppression des classes BEP/BEPA
crée un vide qui
laisse des dizaines de milliers de jeunes sans formation professionnelle. De
plus cette réforme de la voie professionnelle aura de graves conséquences pour
la reconnaisse des diplômes par les professionnels.
Notre réflexion devra nous conduire à redéfinir la place de l'apprentissage par rapport à
l'enseignement professionnel et agricole public dont la mission consiste à
accueillir tous les jeunes qui en ont besoin.
Nous
aimerions débattre aussi du plan de relance des contrats d’alternances
préconisé par le Livre vert de Martin HIRSCH et qui est en discussion au
parlement actuellement dans le cadre du projet de loi Formation / Orientation.
L’Intersyndicale
craint que ces orientations politiques organisent de plus en plus le tri des
élèves les plus éloignés de l’école, laissant le traitement des difficultés
scolaires et des décrocheurs à la seule responsabilité des collectivités
locales. À terme, nous craignons un transfert de plus en plus important des
missions de l’Etat en termes d’éducation vers les Régions.
En
conséquence, nous aimerions, Monsieur le Président, vous rencontrer pour un
échange plus approfondi sur ces dossiers. Ce sera l’occasion d’examiner nos
positionnements respectifs, et d'échanger sur les principes à mettre en œuvre
lors de l’élaboration des cartes des formations.
En
souhaitant que notre demande retienne toute votre attention, veuillez agréer,
Monsieur le Président, nos salutations distinguées.
L’intersyndicale
de l’enseignement professionnel
Avec
la participation de Gérard Aschieri, secrétaire général de
Ce
colloque est le résultat d’une rencontre CGT-FSU au cours de laquelle nos deux
organisations ont débattu des questions d’avenir du mouvement syndical
français, d’unité et de relations entre nos organisations.
Deux tables rondes seront consacrées aux débats. Elles permettront d’avancer dans la construction d’un projet de société en matière d’Education et de formation tout au long de la vie, même si elles ne pourront, à elles seules, trancher toutes les questions. Le SNUEP-FSU national sera présent et tous les collègues de la région sont invités à y participer et à confirmer par mel votre participation à :fsu.nationale@fsu.fr
D’autres
rencontres sont prévues aussi bien avec
Réforme du bac pro
– enseignement de
Le
SNUEP-FSU et le SNES-FSU
écrivent
à l’inspecteur général sur la question de
Paris,
le 8 octobre 2009
Monsieur l'Inspecteur Général
La transformation des formations au BEP en
formation aux Baccalauréats Professionnels en trois ans a entraîné, dans
certaines filières, la mise en place d'une LV2, ce qui n'est pas sans poser
problème, ainsi :
·
Dans
de nombreuses académies, celle de Lille par exemple, l'espagnol est imposé à
tous, y compris à des élèves qui ne l'ont jamais étudié, par faute de moyens
humains pour assurer la continuité pédagogique de la langue enseignée au
collège.
·
Dans
d'autres cas, les élèves sont contraints de suivre un enseignement via le CNED.
·
Dans
les 3ème DP6, les élèves ont été dispensés de LV2, or ils se voient
obligés de la reprendre dans le cadre de la préparation de leur baccalauréat.
Par ailleurs nous
estimons que la suppression des sections de BEP est une erreur et que de
surcroît le bac professionnel en 3 ans généralisé est source de
dysfonctionnements dans le cursus scolaire des élèves.
De plus, nommer de
plus de nombreux collègues, souvent des enseignants de collège qui sont en
sous-service, en lycées professionnels pour assurer l’enseignement LV2 alors
qu’ils ne sont pas PLP, n’est qu’un palliatif que nous ne pouvons accepter.
Nous affirmons
qu’enseigner en LP, SEP ou SEGPA ne s’improvise pas. Les PLP reçoivent une
formation spécifique que n’ont pas les enseignants des autres corps. Cela pose
la question des recrutements de PLP enseignant les langues (lettres/anglais,
lettres/allemand, lettres/espagnol), ceux-ci ayant été largement insuffisants
ces dernières années et devant être planifiés en nombre suffisant. Permettre
aux collègues d’exercer le métier qu’ils ont choisi dans des conditions
satisfaisantes et dans le respect de leur statut est notre exigence.
Nous vous demandons
donc de tout mettre en oeuvre afin que l'enseignement des langues dans la voie
professionnelle se déroule dans de meilleures conditions, dans l’intérêt des
élèves et le respect des compétences et statuts.
Nous sommes disponibles pour vous rencontrer
sur cette question, et vous prions de croire, Monsieur l'Inspecteur Général, en
l'expression de nos salutations.
Lettre
ouverte au Président de
L’académie
de Créteil n’est pas une académie cobaye
Créteil, le
15 octobre 2009
Monsieur le Président de
En révélant les orientations de la future
réforme des lycées mardi 13 octobre, vous avez à de nombreuses reprises relevé
l'inégalité des destins scolaires des enfants en fonction de la classe sociale
de leurs parents. Cette préoccupation ne peut que rencontrer les nôtres, dans
une académie marquée précisément par de fortes inégalités sociales. Vous vous
êtes d'ailleurs rendu, dans l'après-midi, dans un lycée du Val-de-Marne. L'attention
que vous portez à notre académie, nous conduit aujourd'hui à vous interpeller.
Depuis de longs mois, le Recteur de Créteil a
en effet multiplié les expérimentations les plus diverses, qui ont toutes en
commun de n'avoir jamais été discutées au préalable avec les représentants des
personnels, des parents ou des lycéens. Les plus anciennes n'ont donné lieu à
aucune évaluation ou bilan critique. Les plus récentes, comme la fameuse
« cagnotte » attribuée aux classes de trois lycées professionnels,
ont indigné bien au-delà de nos rangs, alors que les bourses lycéennes ne sont
plus revalorisées depuis des années et qu'elles sont notifiées très
tardivement. Si depuis trois ans, les budgets successifs de l'Education
Nationale suppriment des postes dans les établissements scolaires et dans les
services administratifs, ces expérimentations sont financées sans aucune
transparence. Vous comprendrez que pour les personnels, pour les parents, pour
les lycéens, ce foisonnement d'initiatives ne semble finalement que poudre aux
yeux, pour cacher la misère grandissante de notre service public.
Car la réalité est cruelle. En cette rentrée,
des milliers d'élèves de plus de 16 ans n'ont pas d'affectation. Plusieurs
dizaines, peut-être plusieurs centaines, d'élèves de moins de 16 ans ne sont
pas scolarisés. Des centaines de classes n'ont pu suivre tous leurs cours,
faute d'enseignants titulaires et de remplaçants disponibles. Vous avez, le 13
octobre, martelé votre attachement à l'enseignement des langues vivantes.
Savez-vous qu'en Espagnol, en Anglais, pour ne citer que ces disciplines, le
Rectorat de Créteil n'est même plus en mesure de recruter des
contractuels ? Savez-vous combien les services administratifs des
collèges, des lycées, des inspections d'académie, et même du Rectorat, manquent
de personnels ?
Le plus grave, c'est qu'à nos yeux, la
multiplication des expérimentations n'a pas seulement pour effet d'occuper le
terrain médiatique et de voiler la réalité. Aucune de ces mesures (« prime
d'assiduité », « Equipe Mobile de Sécurité », « Lycée
d'excellence » de Sourdun, « Responsable des études »,
Médiateurs de vie scolaire...), ne répond aux difficultés des élèves et des
personnels, qui s'aggravent avec la crise économique. La suppression de la
carte scolaire renforce encore les inégalités et les « délits
d'initiés » que vous même dénoncez. Cet amoncellement d’expérimentations
marque en revanche un véritable mépris des personnels et de leurs compétences. Reposant
pour la plupart d’entre elles sur des personnels précaires et non formés, elles
participent au démantèlement du Service Public d’éducation. Elles tournent le
dos aux valeurs qu'ici, nous tous accordons à l'Ecole. Elles font, Monsieur le
Président, des élèves et des personnels de cette académie des véritables cobayes...
Nous ne sommes pas des cobayes, Monsieur le Président, et le Service Public
d'Education mérite à Créteil comme ailleurs, une autre attention de l'Etat.
Premiers
signataires : SNES-FSU Créteil /
SNUEP-FSU Créteil / SNEP-FSU Créteil / SNASUB-FSU Créteil / SNUPDEN-FSU Créteil
/ SNICS-FSU Créteil / SNUIPP-FSU Seine-Saint-Denis / SNUIPP-FSU Seine-et-Marne
/ SNUIPP-FSU Val-de-Marne / SNUAS FP-FSU / FSU Seine-et-Marne / FSU
Seine-Saint-Denis / FSU Val-de-Marne / UNL Créteil / FCPE 77 / FCPE 94
CONFERENCE
DE PRESSE du 14 octobre 2009
Le
SNUEP-FSU prend toute sa place
dans
l’« OPERATION VERITE »

Les syndicats FSU du second degré (SNES,
SNEP, SNUEP, SNETAP) ont proposé de faire la vérité sur les conditions de
travail, sur l’offre de formation, sur les insuffisances… mais aussi les
réussites du système éducatif.
Un questionnaire succinct est en ligne depuis
deux semaines et les premiers résultats ont été analysés pour la conférence de
presse (L'Humanité, Libération, RTL, le
Monde, AEF, AFP, France info, France inter, Marianne). Vous pouvez
donner vous aussi votre avis sur www.veritesurlarentree.org, si ce n’est
déjà fait : des résultats plus complets permettront aux niveaux
national, académique/régional, départemental et local d’affiner et de
poursuivre la campagne auprès de l’opinion publique, des élus, des parents
d’élèves : conférences de presse, interpellation des élus, opérations
médiatiques illustrant la situation réellement vécue.
Après une première
semaine d’enquête et avec 1800 réponses au questionnaire, les syndicats de
Le SNUEP-FSU a longuement parlé de la réforme
du bac pro (baisse de l’offre de formation, renvoi des élèves vers
l’apprentissage, de la certification, de l’accompagnement personnalisé…) et de
la signature complaisante de certains syndicats d’accord avec
cette « réforme », des 10 000 postes supprimés, des
conditions de travail de plus en plus difficiles, et des collègues nommés
parfois sur 3 établissements.
Le SNUEP-FSU est
revenu aussi sur les charges de PP, les HS, l’autonomie des établissements et
diverses économies (les stagiaires en moyens, les suppressions de postes…), les
élèves non-affectés ou « la cagnotte » et les dessaisissements de
l’EN au profit du président ou du gouvernement, voire de M. Hirsch ! Il a
aussi été dit que l’on voyait mal où le gouvernement pouvait continuer à
« gratter » des moyens, sauf à baisser les heures d’enseignement ou
renvoyer les élèves vers l’apprentissage.
Le SNUEP-FSU a dit
qu’il suffisait d’analyser la réforme du bac pro en 3 ans pour avoir un peu une
idée de ce que pouvait avoir comme arrière-pensées le gouvernement pour faire
la réforme du lycée : moins de sections, moins de réussite des élèves, un
renvoi plus massif vers l’apprentissage, l’annualisation et donc
l’impossibilité des élèves à changer d’établissement en cours de cycle.
Tous les syndicats de
Mutations 2010
Le ministre change mais
les attaques contre le paritarisme continuent
Avec une délégation FSU, le SNUEP est
intervenu au Ministère de l’Education Nationale (MEN) lors des consultations
relatives à la rédaction de la circulaire du mouvement 2009-2010
Inter-Académique.
Sur le mouvement Inter-académique
Le SNUEP et
Le SNUEP et
Sur le mouvement Intra-académique
Le SNUEP et
Malgré les directives du ministère - très
succinctes d’ailleurs -, les recteurs ont très souvent voulu contourner le
paritarisme. Ces dérives ont réduit le rôle des commissions paritaires
académiques à de simples chambres d’enregistrement alors qu’il y avait dans les
projets ministériels des candidats « cachés », des blocages de
postes, des affectations des TZR nommés et renommés, et bien d’autres cas sur
lesquels les commissaires paritaires n’ont pu que difficilement intervenir
faute d’information.
Le SNUEP et
Le projet de mouvement 2010
Pour 2010, le projet est sensiblement
identique à celui de l’année dernière. Cependant le MEN a procédé à une remise
à plat du barème concernant le Rapprochement au titre de
Autre nouveauté cette année, le MEN envisage
pour la phase inter du mouvement une bonification de 100 points pour les
ex-TZR, titulaire d’un poste obtenu au titre de la stabilisation des TZR lors
du mouvement intra, à condition d’avoir exercé cinq années sur ce poste.
Le
SNUEP-FSU rappelle son opposition au mouvement à gestion déconcentrée et réclame
un retour à une gestion nationale des personnels.
La parution du BO spécial mutation est prévue pour le jeudi
5 novembre 2009. Le SNUEP-FSU participe avec le SNES-FSU et le SNEP-FSU à la
rédaction d’un supplément spécial mouvement inter. Vous y retrouverez toutes
les analyses du mouvement par les organisations syndicales. Syndiquez-vous, si
ce n’est déjà fait, pour recevoir le supplément spécial.
Pour être défendu-e, syndiquez-vous
au SNUEP-FSU
Le SNUEP-FSU vous défendra dans les académies
et au niveau national : dans le supplément spécial mouvement inter, vous
trouverez la fiche spéciale mutation à renvoyer remplie – avec copie des pièces
justificatives - au secrétaire académique de votre académie.
Certification
intermédiaire
Vers
la dévalorisation des diplômes ?
Dans
une note de service en date du 25 septembre 2009, le Ministère
s’adresse aux Recteurs d’Académie, pour «apporter
des précisions sur les conditions d’application des (…) dispositions visant
à mettre en œuvre les diplômes intermédiaires que seront les CAP et BEP rénovés, passés en cours de
cursus de préparation du baccalauréat professionnel en trois ans».
Cette
note de service aborde cinq points : La désignation du diplôme
intermédiaire, le BEP ancien régime
et le BEP rénové, l’enseignement professionnel, l’enseignement général et
enfin, les modalités de certification.
I] La désignation du
diplôme intermédiaire
En ce qui concerne la
désignation du diplôme intermédiaire, la note de service rappelle «qu’au cours du cycle de préparation du
baccalauréat professionnel en trois ans, les élèves se présentent
obligatoirement, et les apprentis facultativement, aux épreuves d’un diplôme de
niveau V. Ce diplôme intermédiaire est, soit un CAP, soit un BEP». Un
arrêté du 20/07/09 fixe, pour chaque baccalauréat professionnel, la désignation
de ce diplôme intermédiaire. Alors qu’en Bac Pro en 3 ans, la classe de seconde
est générale et prépare à plusieurs diplômes d’un même «champ professionnel»
(exemple la seconde MRCU prépare au bac pro vente, commerce, secrétariat), on
notera que ce diplôme intermédiaire est unique, donc totalement dépendant de la
filière Bac Pro dans laquelle l’élève s’est engagé. Il devient ainsi totalement impossible d’être titulaire d’un diplôme
intermédiaire (niveau V) de secrétariat quand on prépare un Bac Pro
comptabilité, par exemple. Pour la validation de ces diplômes
intermédiaires, des durées de PFMP sont fixées et semblent en cohérence avec
les préconisations de répartition de celles-ci sur les 3 ans de formation. Il
faudra toutefois respecter un minimum de 8 semaines de PFMP sur les deux
premières années de formation au Bac Pro quand le diplôme intermédiaire est un
CAP, et un minimum de 6 semaines de PFMP quand le diplôme intermédiaire est un
BEP. Ainsi, certains établissements qui, dans le cadre de leur autonomie, ou en
raison de réglementations particulières (en chimie, par exemple), auraient
choisi d’autres types de répartition (à la place du 6 + 8 + 8) des 22 semaines
de PFMP devront, d’une certaine manière, tenter de s’y conformer malgré tout. De plus, il arrive que des élèves soient
contraints à changer d’établissement en cours de cursus, ces établissements
n’ayant pas obligatoirement opté pour les mêmes répartitions des PFMP. Certains
de ces élèves pourraient alors ne pas avoir effectué les minima de périodes
imposées !
II] le BEP ancien régime et le BEP rénové
La
note de service rappelle également que seuls quatre BEP « ancien
régime » perdurent : Carrières Sanitaires et Sociales, Conduite et
Service dans les Transports Routiers, Métiers de
- ceux qui sont dans
un cursus de formation autonome ;
- ceux qui préparent
le baccalauréat professionnel «Restauration» en trois ans et le passeront en
tant que diplôme intermédiaire.
La
note stipule aussi que les jeunes déjà
engagés dans une formation de BEP l’année précédente la poursuivront jusqu’à
son terme. Les arrêtés régissant ces spécialités seront abrogés à l’issue de la
session d’examen de 2010, voire de celle de 2011 lorsqu’une session de
rattrapage est prévue.
Il
est aussi rappelé que les BEP dits «rénovés»
qui ont été créés ne font pas l’objet, pour les élèves et les apprentis, d’un
cursus de formation spécifique, mais sont préparés et passés dans le cadre de
la formation conduisant au baccalauréat professionnel. Ces diplômes peuvent
cependant être obtenus de manière autonome selon d’autres modes : succès à
l’examen des candidats individuels ou des candidats de la formation continue et
validation des acquis de l’expérience.
Depuis
l’annonce, par Xavier Darcos, de sa volonté de généraliser le Bac Pro en 3 ans,
le SNUEP-FSU n’a cessé de dénoncer le fait qu’une grande partie des diplômes de niveau V ne seraient plus préparés en
tant que tels, et que cette disposition ne pourra que s’avérer extrêmement
préjudiciable pour les élèves les plus en difficultés, à la sortie du collège.
Enfin,
et pour conclure sur cette partie, le Ministère précise, à travers sa note, que la première session d’examen des BEP
rénovés est prévue en 2011.
Autant dire que l’ensemble des élèves
qui ont expérimenté, de force, la réforme en entrant dans des cursus Bac Pro 3
ans en 2008, ne bénéficieront même pas, s’ils échouent dans ce cursus, d’un
diplôme de niveau V. Déjà que les programmes expérimentaux qu’ils auront suivi
ne correspondent finalement en rien à ce que sont les réels nouveaux
programmes, quand ils sont définis ! C’est toute une classe d’âge qui aura
été sacrifiée au bénéfice d’une pseudo-expérimentation destinée à faire avaler
des couleuvres à tous ceux qui ont bien voulu y croire….
III] l’enseignement professionnel
A
l’occasion de ce point sur les enseignements professionnels, la note de service ministérielle
officialise le fait que, dans ces matières, il faudra bel et bien faire en
trois ans ce qui était auparavant fait en quatre ans, avec de l’ordre de
200 heures de cours en moins : «Il
est rappelé que, sauf cas particulier de rénovation, les référentiels de
baccalauréat professionnel ne sont pas modifiés dans ces matières». Ainsi,
«ce sont les spécialités de BEP rénové
qui ont été élaborées au sein des commissions professionnelles consultatives de
telle sorte que les compétences professionnelles à acquérir soient parfaitement
intégrées dans celles du baccalauréat professionnel correspondant. Les CAP qui
ont été choisis comme diplôme intermédiaire l’ont été selon les mêmes
critères». Et, comme «les jeunes qui
se présentent aux épreuves du diplôme intermédiaire sont en formation de
baccalauréat professionnel, ils ne suivent pas d’enseignement ou de formation
en milieu professionnel spécifique au CAP ou BEP concerné».
La logique comptable de la réforme
prend ici toute sa saveur : on réduit la durée de formation (et donc le
coût) des futurs diplômés, quitte à dévaloriser ledit diplôme, puis on adapte
le diplôme intermédiaire à ces nouvelles conditions quitte à le dénaturer
totalement lui aussi…
En ce qui concerne
les enseignements généraux, «les nouveaux
programmes de baccalauréat professionnel s’appliquent aux jeunes entrant en
seconde professionnelle à la rentrée 2009. L’évaluation de l’enseignement
général au BEP se fera donc sur la base de ces programmes». Ainsi, «les modalités d’évaluation de l’enseignement
général du BEP ont été fixées par l’arrêté du 8 juillet 2009. L’examen
comportera trois unités générales :
- français,
histoire-géographie et éducation civique,
-
mathématiques-sciences ou seulement mathématiques (pour les spécialités du
secteur des services),
- éducation physique
et sportive.
L’enseignement
général de prévention-santé-environnement fait l’objet d’une évaluation
spécifique dans le cadre de l’épreuve professionnelle pratique. L’enseignement
de langue vivante ne donnera pas lieu à une évaluation dans le cadre d’une
épreuve de l’examen du BEP. Toutefois, une qualification «langue vivante» pourra être inscrite sur le
diplôme, pour les candidats sous statut scolaire ou d’apprenti en centre de
formation d’apprentis ou section d’apprentissage habilité. Elle mentionnera le
niveau du cadre européen commun de référence pour les langues atteint par le
candidat. Les candidats devront en faire la demande lors de leur inscription à
l’examen en précisant la langue choisie parmi celles enseignées dans
l’établissement. Les modalités d’évaluation seront précisées prochainement dans
une note de service spécifique». On voit ainsi clairement disparaître
certaines des épreuves qui, auparavant, assuraient l’équilibre entre
enseignement général et enseignement professionnel dans les diplômes de niveau
V.
Pour
les quatre spécialités de BEP maintenues,
les modalités d’évaluation restent celles que nous connaissions auparavant,
et relèvent des anciens programmes.
Pour
les CAP, «les jeunes entrés en seconde
professionnelle à la rentrée 2009 afin de préparer des baccalauréats
professionnels pour lesquels le diplôme intermédiaire désigné est un CAP
suivront les programmes d’enseignement général de baccalauréat professionnel.
Les programmes d’enseignement général de CAP sont en cours de rénovation afin
de les mettre en cohérence avec ceux de baccalauréat professionnel. Cette
rénovation vise notamment à permettre aux candidats au baccalauréat
professionnel de passer le CAP-diplôme intermédiaire et facilitera également la
poursuite d’études vers le baccalauréat professionnel des jeunes qui auront
obtenu préalablement un CAP. Ces programmes rénovés entreront en application
dès septembre 2010. Il est rappelé que d’ores et déjà, depuis la rentrée 2009,
le programme de prévention santé environnement se substitue à celui de vie
sociale et professionnelle».
Une consultation nationale
ministérielle est actuellement en cours, afin de déterminer, justement, si les
propositions de programmes qui nous sont faites pour le CAP sont réellement
adaptées à une possibilité de poursuite d’études en Bac Pro.
Par ailleurs, certains collègues ont
refusé collectivement de remplir le questionnaire et s’en sont expliqué par une
lettre envoyée aux inspecteurs.
V] les modalités de certification
Ce dernier point est
supposé éclaircir les modalités d’organisation de ces
certifications intermédiaires. En réalité, il précise que pour les «candidats au BEP rénové entrés en formation de baccalauréat
professionnel en trois ans à la rentrée 2009, sous statut scolaire en
établissement public ou privé sous contrat ou sous statut d’apprenti en centre
de formation d’apprentis ou section d’apprentissage habilité, quatre épreuves,
dont deux professionnelles, seront évaluées par contrôle en cours de formation
(CCF). Ce contrôle sera effectué au cours des deuxième et troisième semestres
de formation de baccalauréat professionnel» autant dire en fin de 2nde
ou en début de 1ère Bac Pro 3 ans. «L’épreuve de français, histoire-géographie et éducation civique sera
passée sous forme ponctuelle à la fin de la première professionnelle ou de la
deuxième année de contrat d’apprentissage». Pour les candidats au CAP
rénové, «l’évaluation s’effectuera
conformément au règlement d’examen de chaque spécialité».
Le SNUEP-FSU ne peut ici que regretter
l’absence de référence à l’annexe de l’arrêté du 08/07/09 qui donne des
consignes relativement claires et précises concernant le nombre d’épreuves à
organiser pour valider chaque CCF, et concernant les contenus attendus et les
compétences vérifiées par ces épreuves, en enseignement général. On notera
aussi l’absence de toute consigne sur les modalités de passation de CCF dans
les enseignements professionnels. Il ne faudrait pas que, pour délivrer cette
certification intermédiaire, qui se veut Certification Nationale, chaque
rectorat élabore, comme bon lui semble, des consignes de ce type totalement
différentes de celles que le rectorat voisin élaborera de son côté !
Quelle valeur les futurs employeurs des récipiendaires pourraient-ils alors
accorder à ces certifications, sachant qu’en plus des différences entre régions
apparaîtront inévitablement des différences entre établissements ?
Enfin,
pour les «candidats entrés en formation
de baccalauréat professionnel en trois ans, dit expérimental, à la rentrée 2008
: ils relèvent toujours du décret n°
2004-659 du 30 juin 2004 : ils ont la possibilité, sur la base du volontariat,
de passer, au cours de leur cursus de formation de baccalauréat professionnel,
un diplôme de niveau V du même secteur professionnel. En ce qui concerne les
BEP, il ne peut s’agir naturellement que d’un BEP « ancien régime »…».
Cette partie de la note de service
confirme bel et bien ce qui a été déclaré plus haut, à propos de l’abandon
manifeste dont ces élèves auront été victimes, à l’insu de leur plein gré, la
consigne de cette note de service n’étant finalement que de demander aux
rectorats de les inciter à s’inscrire aux épreuves de niveau V encore en place
cette année.
Accompagnement personnalisé
Cautère sur
jambe de bois
L’accompagnement personnalisé, c’est la mesure à la mode pour
compenser l’année de formation manquante pour préparer le Baccalauréat
professionnel. Que dire aujourd’hui de ce palliatif ?
D’abord une description de ce nouveau dispositif :
|
L’accompagnement personnalisÉ |
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Soutien, aide individualiseé,
tutorat, modules de consolidation, ou tout autre mode de prise en charge
pedagogique |
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210 h cycle |
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Organisation hebdomadaire ni prescrite ni souhaitée |
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Toutes les disciplines |
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Réflexion collective |
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Besoin des élèves et
projet personnel |
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Actions ponctuelles,
trimestrielles, annuelles ou renforcées à certaines périodes du cycle |
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|
D’autres acteurs |
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Une démarche
modulaire |
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Période d’observation suffisante |
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Des élèves de classes
différentes |
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Des groupes à
effectif réduit ou non |
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Ici ou là, on voit des chefs
d’établissement tenter de mettre en œuvre des dispositifs contraires au statut
des PLP et qui permettent tous les dysfonctionnements.
Articles
30 et 31 du statut des PLP
Son article 30 précise que les PLP
sont tenus de fournir, sans rémunération supplémentaire, un service
hebdomadaire d'une durée de dix-huit heures d'enseignement dans leurs
disciplines.
Concernant les PPCP
Lorsqu’en raison du déroulement
d'un PPCP auquel participent les élèves d'une division dans laquelle il
enseigne, le PLP n'est pas en mesure d'assurer la totalité de ses obligations
hebdomadaires de service, les heures dues peuvent, dans la limite de trois heures, être reportées sur une autre semaine de l'année scolaire en cours pour être
consacrées au projet pluridisciplinaire d'une division dans laquelle ce professeur enseigne.
Concernant les PFMP
Chaque PLP enseignant dans une
division partant pour une PFMP participe à l'encadrement pédagogique de ces élèves.
La charge de cet encadrement
est répartie entre les enseignants en tenant compte, notamment, du nombre
d'heures hebdomadaires d'enseignement qu'ils dispensent dans cette division.
L'encadrement pédagogique d'un
élève est comptabilisé dans le service du professeur pour deux heures par
semaine, dans la limite de trois semaines par séquence de stage.
Lorsque ce décompte conduit un
PLP à dépasser ses obligations hebdomadaires de service, il bénéficie du
paiement d'HSE.
Lorsque ce décompte conduit un
PLP à être en sous service, dans le cadre des PFMP et des PPCP, au cours d'une
semaine, son service est complété, dans
la même semaine, par une participation aux actions de soutien et d'aide aux
élèves en difficulté ou, à sa demande, par un enseignement en FCA.
A noter que les modalités
d'organisation des PPCP des PFMP sont déterminées en début d'année scolaire,
pour chaque division, par l'équipe pédagogique, sous l'autorité du chef
d'établissement.
Exemple de circulaire académique
Ce
texte, qui n’a, il est vrai, aucune valeur juridique, ne respecte pas le texte
officiel.
Préconisations pour
les heures destinées à l’accompagnement personnalisé :
Les dispositifs
d’accompagnement personnalisé s’adressent aux élèves selon leurs besoins et
leurs projets personnels.
Il est recommandé
de :
- banaliser une plage horaire de 2 heures, commune
à tous les enseignants.
- procéder à un bilan de compétences transverses dans
chaque année du cycle de formation avec pour objectifs de construire un projet
pédagogique en lien avec le projet
personnel de l’élève, de constituer des groupes de besoins, d’organiser
l’accompagnement personnalisé.
- mettre en place des
groupes de besoins composés
d’élèves de classes différentes, d’un même niveau de formation, et de mêmes
besoins. Ces groupes seront modulables au
cours de l’année.
Il est souhaitable de
répartir l’accompagnement personnalisé de la façon suivante :
- 3 h en seconde
professionnelle
- 2 h en première
professionnelle
- 2 h en terminale
professionnelle
Pour les filières qui
ne proposent pas de CAP à la fin de la seconde professionnelle, cette
répartition pourra être :
- 4 h en seconde
professionnelle
- 2 h en première
professionnelle
- 1 h en terminale
professionnelle.
Extrait du rapport de
l’IGEN (juin 2009) concernant les répartitions de DHG académiques
Ce rapport évoque les
dotations et leur répartition : Certaines académies ont calculé les DGH en
prenant en compte l’ensemble des éléments des grilles horaires, d’autres ont
dissocié de
Le rapport préconise
l’examen dans les bilans de rentrée des modes d’attribution des moyens et leurs
effets sur la mise en place de l’accompagnement personnalisé. Il propose
également « une projection pour mesurer les conséquences en termes de
postes de la réforme ».
Au moins cela a le
mérite de la clarté !
Le
SNUEP-FSU appelle tous les collègues à être vigilants sur le dispositif retenu
dans leur établissement
Selon les politiques académiques, les
opportunités locales ou les velléités de chefs d’établissement, cet
accompagnement individualisé sera assuré :
-
soit
en « heures poste », c’est-à-dire intégrées dans votre emploi du
temps hebdomadaire de 18 heures,
-
soit des Heures Supplémentaires Années (HSA)
-
soit
des Heures supplémentaires Effectives (HSE)
Dans les deux premiers cas, cela doit figurer
dans la ventilation des services (VS), dont vous devez prendre connaissance et
que vous devez signer.
Dans le troisième cas, le SNUEP-FSU vous
invite à discuter dès à présent du choix du Proviseur.
Aucune annualisation de ces heures
d’accompagnement individualisé n’est possible, eu égard au statut de PLP. Le
SNUEP-FSU revendique que la totalité des heures assurées par chaque PLP figure
dans les 18 h statutaires.
Refusez
collectivement les heures supplémentaires et l’annualisation de vos services
d’enseignement
N’oubliez
pas que l’administration ne peut vous imposer qu’une HSA.
Individuellement,
réclamez votre VS et signez-le seulement s’il est conforme à votre service,
sans heure annualisée !