127

Paris, le 16 novembre 2009
MARDI 24 NOVEMBRE
GRÈVE NATIONALE
Un
budget 2010 contre les services publics
« Un budget pour les
entreprises » ; « L’Education au régime sec » (La
Tribune) ;
« Des baisses
d’impôts sans précédent pour les entreprises » (Les Echos)
même les quotidiens de la presse économique
reconnaissent les cadeaux faits aux entreprises

Les
conséquences nous les connaissons :
- Hausse des effectifs de classe,
- Réduction de l'offre de formation,
- Diminution du nombre d'heures de
cours,
- Dégradation des conditions
d'encadrement des élèves comme des conditions de travail et d'emploi des
personnels, « réformes » au rabais,
- Alourdissement de la charge de
travail, recours accru aux heures supplémentaires.
Au bout de
tout cela, c'est l'échec scolaire et ses dégâts sociaux !
C'est tout
le contraire qu'il faut faire :
Investir
dans l'éducation et les services publics pour préparer l'avenir et l'insertion
des jeunes dans une société de la connaissance, de la culture et d'emplois
qualifiés.
D’autres
choix sont possibles…
…ensemble,
imposons-les.
TOUS EN GRÈVE LE 24
NOVEMBRE
Communiqué de l’intersyndicale de l’Enseignement
Professionnel
L’intersyndicale
de l’enseignement professionnel au sénat
L’intersyndicale de l’enseignement
professionnel (SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU, CGT Educ’action, SUD Education,
SUD Rural, FAEN-SNCL) a été reçue au sénat, jeudi 5 novembre, dans le cadre
d’une audition sur la réforme de la voie professionnelle.
L’intersyndicale a tout d’abord rappelé son
opposition à cette réforme mise en place de manière précipitée et sans
concertation, qui sous couvert de rénovation de la voie professionnelle,
affaiblit considérablement le service public de la formation initiale. En
effet, nous avons toujours dit que les réponses proposées par cette réforme aux
problèmes des sorties sans qualification n’étaient pas les bonnes. La
généralisation du cursus en 3 ans amenant au Bac Pro ne répond en fait qu’à une
logique budgétaire : amputer la formation des lycéens de 25 % afin de
récupérer des postes d’enseignants. Cela a pour conséquence de diminuer l’offre
de formation au sein du service public de la formation initiale en cantonnant
au mieux une partie des élèves au minimum de formation avec un CAP, ou une
certification intermédiaire de niveau V, et en transférant de fait une autre
partie des élèves vers l’apprentissage pour des raisons purement économiques.
Ainsi, la disparition des classes ou sections des BEP/BEPA en deux ans,
principalement implantées en lycées professionnels, lycées (LP ou LEGT) agricoles,
aura de graves conséquences sur les poursuites d’études et la réussite des
élèves à obtenir un niveau IV.
Renvoyer
la responsabilité de la mise en application des grilles horaires, d’une partie
du programme ainsi que de l’accompagnement personnalisée à la seule autonomie
des établissements, ne garantit plus des formations homogènes sur l’ensemble du
territoire, fait peser de graves menaces sur la qualité des enseignements
dispensés et ne permettra pas de lutter efficacement contre les difficultés scolaires
et les sorties sans qualification. De plus, ce désengagement de l’Etat en
matière éducative organise la mise en compétition des disciplines et des
enseignants entre eux, ce qui nuit au travail d’équipe nécessaire à la réussite
des élèves et contribue à la dégradation des conditions de travail des
enseignants.
Nos organisations ont condamné fermement la
mise en place de la certification intermédiaire qui participe à la
dévalorisation de l’ensemble des diplômes de la voie professionnelle. Elles
demandent le retour à de réels parcours en 4 ans qui passent par le maintien de
la formation et du diplôme du BEP/BEPA en 2 ans.
Réforme de la voie
professionnelle
LE
SNUEP-FSU EN AUDIENCE AU SENAT
Une délégation du SNUEP-FSU (R Pasini et E
Milin) a été reçue par Mme Brigitte GONTHIER MAURIN (rapporteur du budget Enseignement Professionnel) à sa demande et
dans le cadre ses consultations le jeudi 15 octobre de 14 h à 16 h.
La sénatrice souhaitait aborder
principalement les questions suivantes :
L’examen de ces quatre points mis à l’ordre
du jour a été l’occasion, lors de leur développement, d’aborder l’ensemble des
points que nous avions préparés pour cette audience. Très succinctement ont
aussi été abordé :
L’ensemble
de ces thèmes a permis de réaffirmer nos mandats et de rappeler des points
d’urgence auxquels sont confrontés les collègues en cette rentrée scolaire.
Appel
des assises formation des enseignants du 7 novembre 2009 à Caen
ENSEIGNER : UN METIER QUI
S'APPREND
Pour tous les jeunes, défendre et
transformer la formation des enseignants
Notre
conception du système éducatif, notre volonté d’aller vers une École réellement
démocratique qui assure la réussite de tous les jeunes, qui lutte contre
l’échec scolaire et cherche à faire que les inégalités sociales ne se
transforment pas en inégalités scolaires, nous amènent à lancer cet appel pour
défendre et transformer la formation des enseignants. Nous estimons que l’élévation du niveau de formation et de qualification de tous et leur reconnaissance est un impératif
démocratique. Un plus grand nombre d’étudiants issus des milieux modestes doit
pouvoir accéder dans de bonnes conditions à un haut niveau d’études
supérieures.
La
réforme qui se met en place contre l’avis de tous les acteurs concernés,
débouchera à terme sur une ségrégation sociale plus grande et une dégradation
de
Une
vraie réforme de la formation doit permettre une réelle élévation de la
qualification de tous les personnels d’enseignement et d’éducation, articulant
exigences scientifiques et professionnalisation, intégrant dimensions
disciplinaire, didactique et professionnelle. Nous appelons à construire une
formation progressive et intégrée qui
commence dès la licence, intègre le master et l'année de fonctionnaire
stagiaire. La formation continue doit s’appuyer sur cette formation initiale et
être garantie à tous dans toute la carrière.
Mieux
former les enseignants exige de
développer le lien enseignement recherche à tous les niveaux et dans
tous les domaines de
Nous
affirmons la nécessité de conserver et développer une structure de formation
spécifique aux enseignants au sein de l’Université. Les IUFM doivent être
rénovés et s’appuyer sur des coopérations avec les différentes composantes
d’une université et entre établissements. L’Etat doit assurer un cadrage
national de la formation et l’équité sur
le territoire national. La formation suppose des approches plurielles ;
les équipes pluri-catégorielles de formateurs IUFM comprenant aussi des enseignants
en service partagé ou des maîtres formateurs, ne doivent pas être démantelées
mais au contraire élargies.
Nous
sommes attachés au recrutement des enseignants par concours, ce qui garantit
une équité sur le territoire, et au statut de fonctionnaires de l'État, leur
permettant d’assurer sereinement leurs missions.
Nous l’affirmons, réformer la formation et le
recrutement des enseignants relève d’un choix de société. Ce sont deux leviers
essentiels pour transformer l’école en profondeur et revaloriser les métiers de
l'enseignement et de l'éducation.
Nous
appelons dans l'urgence les ministres à ouvrir des négociations en vue :
·
de mettre en place un système
d'allocations d'études et de pré-recrutement
·
d’assurer une carte des formations qui
permette la préparation de tous les concours
·
d’élaborer un cadrage national qui articule la
mise en place de masters de qualité et une préparation aux concours de
recrutement
·
de conforter le rôle des IUFM et de
leur potentiel de formation pour la formation initiale et la
formation continuée
·
de mettre en place une année de
fonctionnaire stagiaire qui comporte 60% du temps de service accordé à la
formation professionnelle.
·
Un plan pluriannuel de recrutement et
de résorption de la précarité
Mutations Inter 2010
Le
SNUEP, le SNES et le SNEP écrivent
à
du Ministère de
l’Éducation Nationale
Madame la Directrice,
Après la publication de la Note de service doivent
s’ouvrir des discussions sur les conditions dans lesquelles vont se dérouler
les opérations de mutations. Cela concerne le fonctionnement des formations
paritaires mixtes (FPM) tant pour le mouvement inter que pour le mouvement
intra.
Les mutations et les premières affectations sont
pour les personnels un moment important qui a des conséquences fortes sur les
conditions professionnelles et personnelles des agents concernés.
Ils sont très attachés à ce que soient strictement
respectés leurs droits, la transparence des décisions et la capacité de leurs
représentants, élus par l’ensemble de nos professions, à pouvoir s’assurer de
l’équité mais aussi à disposer des moyens permettant de corriger les
« erreurs » et d’améliorer la qualité du mouvement proposé par
l’administration.
Cela impose :
- Des documents préparatoires donnés suffisamment à
l’avance et permettant aux représentants des personnels d’assurer l’intégralité
de leur tâche, ce qui suppose de pouvoir scinder toutes les phases du mouvement
et pouvoir intervenir sur chacune d’entre elles ;
- Que toutes les affectations et toutes les
mutations de l’ensemble des personnels fassent l’objet d’un examen par les FPMN
au niveau national et les FPMA et des groupes de travail au niveau académique
(affectation des TZR et des stagiaires).
C’est le seul moyen d’éviter la moindre suspicion
sur d’éventuels « passe-droits ».
La non-prise en compte de ces exigences conduirait à
un conflit majeur avec l’ensemble de nos professions sur un sujet très sensible
qui a déjà conduit l’an passé à une réaction d’ampleur des personnels.
Par ailleurs, le choix fait par le Ministère, et par
voie de conséquence par les Rectorats, de publier les projets de mouvement
avant la tenue des FPM conduit à des blocages. En effet, cela suscite les
réticences - pour ne pas dire plus - du Ministère et des Rectorats à prendre en
compte les demandes formulées par les commissaires paritaires lors des FPM pour
corriger les erreurs et prendre en compte les améliorations, demandes faites
pour assurer l’équité du mouvement et permettre la mutation du plus grand
nombre d’enseignants. C’est la raison pour laquelle nous demandons qu’aucune
information individuelle ne soit rendue publique avant le mouvement.
Vous devez donc être convaincue que ce dossier ne
peut être abordé uniquement d’un point de
vue technique mais nécessite des arbitrages éminemment
politiques.
Votre souci d’être à l’écoute des personnels, et
donc des organisations syndicales représentatives, doit vous conduire à nous
recevoir dans le cadre de nos responsabilités sur cette question avant la fin
du trimestre. C’est le seul moyen de pouvoir trouver, suffisamment en amont des
opérations de mouvement, des solutions efficaces, respectueuses du rôle des
commissions paritaires et s’appliquant sur l’ensemble du territoire.
Dans l’attente de vous rencontrer, veuillez agréer,
Madame la Directrice, l’assurance de nos sincères salutations.
SPÉCIAL
CONGRÈS FSU
|
|
D’autres
contributions individuelles ou collectives peuvent être envoyées au SNUEP-FSU
national à : Le
Bureau National du
16 novembre et
le Conseil national des
9 et 10 décembre arrêteront
les positions du
syndicat |
Contributions collectives
THÈME 4 :
Féminisation des instances
Depuis
son congrès fondateur la FSU, affiche régulièrement la nécessité d’une représentation
équilibrée femmes/hommes dans ses différentes instances. Au dernier congrès,
qui s’est déroulé à Marseille, un Observatoire de la parité a été mis en place
pour suivre l’évolution de la parité dans notre fédération. Un niveau semble
plus que d’autres poser problème dans la FSU : ce sont les sections
départementales.
Même si l’Observatoire n’a pas pu fonctionner
aussi bien que nous l’espérions, faute, entre autres, de réponses des SD, il
n’en reste pas moins que les chiffres sont préoccupants. Le nombre de femmes au
CDFN, par exemple, avoisine les 35%, alors que nous sommes dans une fédération
qui syndique très majoritairement des femmes !
Nous savons que la société, de façon
générale, a beaucoup de mal à mettre en place une parité dans les lieux décisionnels
et que les lois, les règles n’y suffisent pas. La question logique, qui se pose
maintenant, est de comment passer à une étape supérieure ? Nous l’avons
observé dans d’autres champs de nos sociétés : il semble que seule une
mesure contraignante (financière ou autre) puisse faire bouger les comportements
pour qu’ils tendent vers l’objectif affiché de notre fédération.
Nous savons aussi que dans la FSU la
difficulté réside dans le nombre très différent de représentant-es en fonction
des syndicats, il est certes plus facile d’avoir des délégations mixtes pour
les « gros » syndicats, et encore, ils ne sont pas à équivalence du
nombre de leur adhérentes (60% ou plus pour certains syndicats !). Ne
peut-on envisager que les SD qui le pourraient/souhaiteraient aient un binôme
F/H, même si cela coûte financièrement ? Ne peut-on pas aussi demander une
alternance en milieu de mandat ? Qui elle ne coûterait rien.
Il faut aussi s’interroger sur la formation
militante et proposer un module sur les implications de cette dimension là dans
tous les stages.
Par ailleurs, il faut continuer le travail
d’analyse avec l’Observatoire, voire se rapprocher d’un-e chercheur-e, pour un
vrai travail de recherche de façon à évaluer aussi la répartition sexuée des
décharges.
Sigrid Gérardin, Marie-Caroline
Guérin, Thomas Lancelot
Contribution de RPCA-SNUEP
(Rassembler, Proposer,
Construire avec les Adhérents)
Vote d’Orientation FSU : Ne pas choisir c’est aussi choisir !
Depuis la création de la FSU, la première
tendance, Unité et Action (UA), appuyée ou contrôlée par la seconde, Ecole
Emancipée (EE), impose des consensus le plus souvent mous et des
positionnements sans odeur et sans saveur qui rendent illisibles les objectifs
fondamentaux de notre fédération.
Le ciment de UA c’est sa volonté toujours et
partout, dans les syndicats bien installés comme dans les syndicats plus neufs
ou « non gouvernés par une de ces deux tendances », de contrôler, de
dicter sa loi, de placer ses représentants sans se soucier outre mesure de savoir
s’ils ont des qualités ou des compétences.
La seconde, EE, y trouve son compte parce
qu’elle dispose souvent d’une minorité de blocage qui lui permet de
« jouer » dans la cour des grands, en se révélant pour ce qu’elle
est : allié objectif de UA in fine, pendant que les « petites »,
(PRSI, Emancipation, Front Unique), issues de multiples scissions ou dilutions,
se réfugient inlassablement dans la dénonciation systématique de la FSU et
derrière des slogans et des formules invariables qui se résument par un
« non à tout » et/ou la « grève générale reconductible » à
tous propos.
Que dire par ailleurs de certains chevaux de
bataille systématiques : la parité partout et tout le temps, qui pourrait
conduire à une attitude de « quotas », en apparence confortable et
généreuse, n’est pas notre conception. Car le sexe, l’âge ou l’origine ne
suffisent pas à faire émerger comme par enchantement les compétences ou les
vocations. S’il est fortement souhaitable que plus de jeunes ou de femmes
s’investissent, ce n’est pas en le scandant régulièrement que cela se fera.
Par contre il est vital pour le syndicat et pour le
« collectif » que chaque militant soit persuadé qu’il n’est pas
propriétaire d’une fonction ou d’un mandat « à vie » et que nul n’est
irremplaçable ! Il est nécessaire d’accueillir les bonnes volontés en ne les décourageant pas avec un
fonctionnement de cacique.
Et
chaque responsable digne de ce nom a, entre autres, l’obligation morale de
provoquer les renouvellements, de ne pas « s’accrocher à sa place »
et de partager ses responsabilités dans le but de former des nouveaux et de les
encourager à s’investir !
Mais il n’est ni sain ni constructif,
par des démarches fallacieuses, d’éliminer des militants, de se priver de
compétences ou d’effacer des expériences qui ont le mérite d’éviter la
répétition des mêmes errements ou des mêmes dérives.
La volonté d’unité et de rassemblement,
louable, affichée ou invoquée par les fondateurs de la fédération et symbolisée
par le U, se traduit par la règle des 70 % qui conduit trop souvent
pour ne pas dire toujours, à l’issue de débats interminables, à des textes et
mandats hermétiques pour les non initiés, vidés de toute aspérité et de clarté,
propres à éteindre tout enthousiasme excessif et à éviter toute évolution en
profondeur. En sclérosant les débats, le couple UA/EE empêche une réelle
expression démocratique du plus grand nombre.
Et que font les « tendances
installées » des milliers ou dizaines de milliers d’adhérents des
syndicats de la FSU qui ne se reconnaissent pas en elles si on en juge par le
peu de participation aux rituels scrutins triennaux ?
Qu’ont fait UA et EE depuis le congrès
précédent (Marseille) pour que les syndicats, majoritaires en nombre sinon en
adhérents, qui reconnaissent le droit de tendance sans se retrouver dans leur
fonctionnement actuel, se sentent mieux pris en compte ? RIEN !
La
proposition d’ouverture de leur liste de candidatures n’est pas une mesure
suffisante pour nous convaincre du contraire !
Cela n’empêche pas les deux principales
tendances de montrer la limite de leur logique par des divisions internes et
des divergences profondes selon qu’elles interviennent dans le « grand
syndicat » du second degré ou dans le « syndicat majoritaire »
du premier degré. A la logique de « la tendance qui écrase tout »
succède la démarche du « gros syndicat qui dicte sa loi » aux moins
gros et aux petits.
La maîtrise de la FSU ne devrait pas conduire
les « historiques » à se sentir seuls propriétaires de notre
fédération en traitant les « non inféodés » par l’indifférence ou en
les contraignant peu ou prou à entrer dans le moule.
![]()
C’est pourquoi
Il suffit pour cela, dans la première partie du document de vote, de rayer clairement la totalité des cinq lignes
correspondant aux 5 tendances concourantes et concurrentes !
Bernard BERGER, SEVERINE BRELOT Guy BERLIOUX,
Françoise BONNET,
* RPCA
représente, depuis 2008, 50% des voix au SNUEP et occupe 50% des sièges dans
les instances délibératives de ce syndicat, comme le groupe UP qui associe notamment
des militants UA et EE dont « l’Unité et le Pluralisme » ne résistent pas à la séparation dans le
cadre du vote interne à la FSU.
THÈME 4
Quelle FSU pour demain ?
QUELLES
ALLIANCES ?
La FSU
est la seule fédération représentative au niveau de l’Education nationale dans
tout le paysage syndical. Elle n’a donc, a priori, aucun risque d’être en dessous
des 10% pour faire reconnaître sa représentativité (accords de Bercy dans la Fonction Publique (FP), dont la traduction
législative n’est pas encore faite) dans l’Education Nationale, ou la FP
d’Etat. Cela peut être plus difficile pour l’ensemble des 3 FP.
Malgré tout, la base des adhérent-es demande
toujours avec insistance des alliances syndicales sur les grands problèmes et
des actions communes. La FSU essaie d’impulser des stratégies communes, pas
toujours avec succès !
Nous ne croyons pas possible la
transformation de la FSU en une confédération concurrençant les autres
confédérations. Nous ne croyons pas réaliste la fusion de la FSU avec la CGT ou
Solidaires. Cela ne pourrait d’ailleurs être qu’avec la CGT car Solidaires ne
passe pas la rampe des 10% et n’a que peu de représentativité de façon
générale… Les enseignant-es ont une identité qui ne se fond pas dans celle des
salarié-es du privé, on ne peut que le constater même si on le déplore. Sachant
qu’à la CGT l’éducation nationale représente peu et n’a pas de poids politique
dans les instances de la confédération, la FSU a peu d’espoir d’être entendue
alors. Ce n’est pas une solution viable.
La
seule possibilité est un travail régulier avec la CGT et Solidaires, peut-être avec
d’autres mais pour l’instant cela semble prématuré.
Sous quelle forme ? Plus sous celle
d’une structure informelle, sur des thèmes de travail et de recherche, comme
cela commence à se faire, sans pour autant vouloir à tout prix le figer dans
une structure.
QUELLE VIE INTERNE ?
À Unité
et Action du SNUEP-FSU nous sommes pour un secrétariat élargi de la FSU car il nous semble impensable aujourd’hui de fonctionner,
vu le nombre de dossiers à traiter, avec un-e seul-e Secrétaire Général-e. Ce
n’est pas réaliste ! De plus, le BDFN est composé de secrétaires généraux,
certes en prise avec la réalité des syndicats nationaux mais surbookés et incapables
d’augmenter indéfiniment leurs tâches de travail… Il semble nécessaire d’avoir
une représentation du 1er, du 2nd degré et des
non-enseignant-es dans un secrétariat général.
Notre pratique de fonctionnement au sein de
la liste Unité et Pluralisme du SNUEP-Fsu nous montre que nous pouvons élaborer
un fonctionnement avec des personnes d’horizons différents (majoritairement des
« sans tendance » et aussi des UA et des EE). Ce n’est pas facile
mais c’est possible !
Jean
Sébastien Bélorgey, Serge Bertrand, Jacques Fourgeaud, Marie-Caroline Guérin
Contributions
individuelles
Pourquoi
je voterai blanc et continuerai a construire le Snuep dans la Fsu !
Le snuep
n’existe que parce que la fsu à
tout mis en œuvre afin que cela soit possible ; le snuep a toujours pris part aux actions lancées par la Fsu,
les membres du Snuep qui siègent dans les instances de la Fsu ont toujours
apprécié d’avoir leur libre arbitre lorsqu’il s’agit d’aborder les thèmes
propres à l’enseignement professionnel.
Aujourd’hui à la veille de son congrès, la Fsu se pose la
question d’un rapprochement syndical dans le second degré. Ainsi se dessinent
les contours d’un seul syndicat d’enseignants du second degré au sein de la Fsu
avec comme corollaire la disparition évidemment d’un Snuep qui n’aurait donc
plus sa place.
Quid des idées qui nous ont poussés à créer le
Snuep ? La création d’un syndicat spécifique des PLP. Oui j’ose affirmer
que si nous sommes des enseignants à part entière, notre enseignement est
caractéristique parce qu’il prend en compte les difficultés d’un public qui n’a
jamais eu sa place en lycée général et technique. Je ne souhaite pas faire
partie d’un syndicat dans lequel les PLP auraient une petite place alors que je
me bats pour que le bac pro 4 ans renaisse, parce que je sais qu’une année de
moins pour les BEP va aggraver les difficultés de nos élèves. Nous avons droit
à une place entière où nous pouvons débattre des problèmes propres à notre
enseignement et ce n’est pas, réduits à la portion congrue, à l’intérieur d’un
grand syndicat que nous pourrons le faire. Trop d’enjeux sont liés à la réforme
du lycée et pour le moment la réforme du bac pro 3 ans est envisagée comme une
concurrence parce que les bons élèves de collège de fait pourraient envisager
avec plus de facilité une poursuite d’études en LP plutôt qu’en LEGT ! Mais de quelle manière avons-nous été soutenus lors
de nos batailles contre le bac pro 3 ans ? Il y a toujours eu des pressions très
fortes exercées sur les familles dans les collèges pour qu’elles envoient leur
enfant en lycée général. Nous ne pourrions avoir que les élèves en
difficulté, donc fournir une main d’œuvre peu exigeante et entériner
encore plus le traité de Lisbonne.
Non je ne veux pas d’une Fsu qui, sous couvert de
mauvaises réformes (mastérisation, corps unique …..), accepterait de signer
l’arrêt de mort du Snuep. Peut-on d’ailleurs envisager valablement que
2 500 adhérents soit un enjeu ? Ou alors c’est que le développement
du Snuep n’est pas assez rapide ! En outre ne serait ce pas valider le
projet gouvernemental de mise en place du corps unique ?
Mais au-delà de ces considérations se posent la réflexion
des tendances dans la Fsu. En effet nous n’ignorons pas que ce sont
principalement les deux grandes tendances (UA et EE) qui co-dirigent la Fsu. La
voix des sans-tendances dont je fais partie (RPCA est un groupe de réflexion
non représenté dans la Fsu) est rarement entendue.
Le Snuep est majoritairement composé de sans-tendances
même si d’autres essayent de faire accroire le contraire. Que
deviendrons-nous ? Une fois avec les uns ? Une fois avec les
autres ? Au gré des discussions ? Discussions souvent rendues
nébuleuses par l’obtention des accords avec une majorité de 70 %.
La Fsu n’a rien fait pour que l’expression des petits
syndicats soit une réalité depuis le congrés de Marseille. Comment
arriverait-elle maintenant à le faire ? N’est ce pas un leurre ? Sans
les syndicats nationaux, pas de Fsu, il serait utile d’envisager une
redifinition du secrétariat général avec une part plus grande pour les sans
tendances et, que les luttes feutrées entre UA, EE, FU, Emancipation, PRSI pour
obtenir ces 70 % cessent de polluer un débat qui doit prendre en compte
l’évolution de la Fonction Publique dans son ensemble et des syndicats de l’Education
Nationale. Nous sommes mis à mal, les Lois perfides concoctées par le
gouvernement sarkoziste sont une régression flagrante et peu à peu les idées
généreuses qui ont prévalues disparaissent : la retraite par
répartition ? Bientôt un beau souvenir d’après guerre ! La couverture
sociale ? Qui s’en souviendra ?
Oui, je reconnais le droit de tendance mais à ce jour ne
me reconnait dans aucune.
On veut se battre pour une féminisation des instances,
pourquoi pas ?
Je pourrais dire
la même chose pour la place de jeunes, mais en allant plus loin je pourrais
aussi plaider pour que la place des anciens ne soit pas une relégation d’office
en maison de retraite.
La Fsu pourrait montrer l’exemple en refusant le cumul
des postes à responsabilité, beaucoup plus néfaste à l’émergence d’une nouvelle
génération de militants, féminisée qui plus est. Ainsi un responsable d’un
syndicat national ne devrait pas cumuler avec un poste de responsable fédéral.
Il devrait comme en politique, je sais ce n’est pas le meilleur exemple,
laisser sa place à un suppléant. Ce n’est que de cette manière que chacun
pourra trouver sa place et rendre pérenne l’idée que personne n’est
indispensable !
Donc je voterai blanc et j’incite ceux qui se sont
retrouvés dans mes propos à faire de même. Je vais barrer les listes en
présence car aucune n’a vraiment prouvée qu’elle œuvrait pour le bien commun et
non pas pour sa chapelle.
Françoise BONNET
15 novembre 2009
Quatre
raisons parmi d’autres de ne pas APPROUVER
LE RAPPORT d’ACTIVITE NATIONAL de la
FSU
FAUT-IL
PRECISER QUE CE TEXTE N’ENGAGE PERSONNE D’AUTRE QUE MOI ?!
Faut il redire – car cela est
écrit par ailleurs par RPCA - que la FSU préfère laisser se perpétuer un
fonctionnement interne largement dicté par les deux grandes tendances et leurs
connivences objectives plutôt que d’impulser une démarche nouvelle ! Je
suis personnellement convaincu que le droit de s’organiser en tendances ou
en courants est nécessaire et incontournable, mais dans le but de
réfléchir, de proposer, de construire ! Et non pas simplement pour
s’assurer le contrôle de la FSU et de ses syndicats et, en passant, pour
garantir une « couverture » et une carrière syndicale à certain(e)s
militant(e)s qui seraient incapables sans cela d’accéder à des responsabiltés
par leurs seules compétences.
Née
en 93/94 de la crise et de l’écroulement de la FEN, la FSU a-t-elle tenté sur
tous les plans de mettre en place des pratiques novatrices ? Je ne le
crois pas !
Depuis
des années, invariablement, les organisations syndicales et notamment la
FSU appellent les personnels, fonctionnaires ou salariés, à se mobiliser (et
les sujets ne manquent certes pas vu le rythme effréné des contre-réformes
gouvernementales) ! Cela se traduit généralement par 2, 3 ou 4 journées interpro
ou interéduc qui se terminent le plus souvent par un mouvement qui s’effiloche
et par un échec ou le sauvetage de quelques miettes ! La FSU est victime
de sa recherche permanente de l’Unité qui la conduit à ne jamais rien
entreprendre sans l’accord minimum d’une ou plusieurs fédérations ou
confédérations ! Cela aboutit trop fréquemment à des consensus mous qui
n’enthousiasment guère les personnels et conduit parfois même à ne plus rien
faire !
La
FSU, de mon point de vue, doit abandonner une telle frilosité ! A quoi lui
sert donc d’être la première fédération de l’éducation et de la fonction
publique d’état si elle se refuse à jouer un rôle moteur et à assumer jusqu’au
bout ses responsabilités en prenant, seule lorsque les autres sont trop
timorés, des initiatives qu’attendent désespérémment les personnels !
Cette
année encore, la journée du 24 Novembre va-t-elle se prolonger par une
ou plusieurs journées de plus en plus espacées parce qu’il faudra attendre à
chaque fois l’accord de tous, quitte à se diluer à nouveau dans les pèriodes de
vacances de Février ou d’Avril ou pour cause de proximité des élections
régionales ? Ou bien la FSU profitera-t-elle d’une éventuelle (nous le verrons
le 24) forte mobilisation pour passer à la vitesse supèrieure et forcer un peu
la main à ceux qui ont toujours le pied prés de la pédale de frein ?
Depuis
Marseille, comme depuis sa création, la FSU n’a, à l’évidence, pas fait le
choix de l’audace !
En
2001, la FSU, alors privée de représentation dans le secteur de l’enseignement
professionnel, a choisi de favoriser la création du SNUEP (largement issu à
l’époque du snéep : 1000 adhérents en à peine 2 ans sur une dizaine
d’académies alors que le SNUEP atteint péniblement les 2500 sur 30 académies
après 8 ans d’existence) et de l’accueillir en son sein ! Et il
faut en remercier en particulier Gérard Aschièri, pour cela et pour d’autres
aspects de son action.
Mais
malgré l’enthousiasme des « assises de l’enseignement professionnel d’Issy
les Moulineaux » de 2001 force est de constater que le principal souci des
militants qui se réclament (à tort ou à raison) de la Tendance Majoritaire a
été de rechercher le contrôle et la « colonisation » du SNUEP plutôt
que l’intérêt des personnels et la réelle construction de cette nouvelle organisation !
Pour
UA tout vaut mieux (semble-t-il) que laisser « échapper » ce syndicat
à son emprise ! Dés la première année, le représentant officiel de UA au
secrétariat national du SNUEP n’avait de cesse de se démarquer et de
discréditer le travail des autres plutôt que de partager le travail de
construction entrepris par ses camarades de l’époque. Plus récemment c’est par
des transgressions des statuts et des règles démocratiques que d’autres ont
accédé frauduleusement à des responsabilités et continuent à tenter de
s’installer comme « propriétaires » de ce syndicat sans hésiter pour
cela à marrier la carpe UA et le lapin EE.
Je
ne confonds pas les courants UA et EE avec certains militants qui
s’en réclament mais qui n’ont parfois ni principes ni compétences et qui, dans
certains cas, cherchent à faire au SNUEP une carrière syndicale qui leur a été
interdite ailleurs. Mais force est de constater que ces deux courants n’ont
jamais eu le courage de désavouer certaines pratiques et certains comportements.
Deux
rencontres avec le SG de la FSU (à la veille du congrés SNUEP de Granville – j’en
étais - puis plus récemment) ont permis de constater qu’il partageait
certaines de nos appréciations comme d’autres responsables nationaux de la
fédération mais cela reste et est resté en « off » et n’a jamais
débouché sur un rappel des un(e)s et des autres à une éthique indispensable.
Au
moment de « passer la main » le secrétaire général sortant
prendra-t-il l’initiative de mettre certaines pendules à l’heure ? Le ou la
prochain(e) SG montrera-t-il/elle plus de volonté de faire évoluer la
FSU ? Fera-t-elle/il preuve de plus de liberté et d’indépendance d’esprit
par rapport à sa mouvance d’origine ? J’ai des doutes !
La
FSU se garde bien de faire quelque chose pour mettre fin à une guéguerre
dépassée sur le « champ de syndicalisation » des CPE en laissant
œuvrer les rares ayathollahs du SNUEP et, dans une moindre mesure, du
SNES ! Car ce sont d’abord des militant(e)s du SNUEP (étiquetés UA) et non
pas du SNES qui ont tentés de faire croire, au moment de la préparation du
Congrès de Granville, que le SNUEP voulait faire une concurrence déloyale au
SNES pour syndiquer les CPE ! Ce sont des cadres du SNUEP d’abord qui font
remonter pèriodiquement à la surface que « le SNUEP ne syndique que les
CPE de l’enseignement professionnel » ce qui est aussi stupide que non
écrit dans les statuts.
Les
CPE ont d’abord besoin d’être fortement syndiqués à la FSU (pour ne pas se
faire bouffer) et peu importe dans quel syndicat à condition que ce/ces
syndicat(s) les prennent vraiment en charge ! Les CPE ont d’abord besoin
d’être avec les profs, parmi les enseignants, et sûrement pas dans un syndicat
spécifique qui n’aurait aucun poids, et donc avoir le choix entre le SNES et le
SNUEP lesquels ont mieux à faire que guerroyer entre eux. Ils ont plutôt à
conjuguer leurs efforts pour défendre cette catégorie en perdition qui n’a
guère connu de progrés depuis 1970 et 1989 ! Et il est clair que le SNES
n’a rien à craindre du SNUEP et tout à gagner si les CPE restent ou viennent à
la FSU !
Dans
ce type de question le rôle de la fédération, pas par des mesures
coercitives mais en faisant appel à la raison et à l’honnêteté intellectuelle,
n’est il pas de faire cesser ou de calmer ce jeu néfaste réinventé par quelque
un(e)s ou ce « litige imaginaire» entre deux de ses syndicats. Et
ce rôle là, la FSU ne le joue visiblement pas !
Pour cela notamment
je n’approuve pas le Rapport d’Activité National ! Guy BERLIOUX