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Paris, le 8 janvier 2010
BONNE ANNEE COMBATIVE
GREVE ET
MANIFESTATION LE 21 JANVIER
La FSU appelle l’ensemble des personnels de l’Education, de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche à se mobiliser pour une politique qui assure la réussite
de tous les jeunes. Il s'agit de porter
des propositions pour un système éducatif plus juste et plus égalitaire qui
réponde pleinement aux besoins de la société, qui dispose à tous les niveaux
des moyens nécessaires à ses missions et qui refuse les fatalismes scolaires et
sociaux, relance la démocratisation de
l’accès au baccalauréat, et diminue le nombre de sorties sans qualification du
système éducatif .
• Contre le non
remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression
systématique de dizaines de milliers de postes, contre la RGPP et ses
conséquences sur les services et les missions
• Pour la création de postes répondant aux besoins du
service public et assurant l’amélioration des conditions de travail et d’étude
• Pour l’abandon de
l’actuelle réforme de la formation des maîtres, de ses textes d’application
concernant la formation et la négociation d’une tout autre réforme
• Pour le
retrait de la réforme des LP, des
projets actuels de réforme des lycées et de la gouvernance des établissements
du second degré et la reprise des discussions sur d’autres bases
• Pour l’arrêt de la
déstructuration du service public d’Enseignement Supérieur et de Recherche
(universités, CNRS et autres organismes,…)
• Pour une véritable
politique de l’éducation prioritaire qui assure partout le droit à une
éducation de qualité et à la réussite
• Pour l’abandon de
la suppression des cartes scolaire et universitaires
• Pour la
revalorisation de l’ensemble de nos métiers, la requalification des
emplois, la défense de nos statuts, la
résorption de la précarité
•Contre les logiques
d’individualisation de la gestion des carrières, de mise en concurrence des individus
et des services
La FSU appelle donc
les personnels du service public d’éducation, d'enseignement supérieur et de
recherche à participer massivement aux actions du mois de janvier :
•
dès la rentrée dans le second degré et notamment à partir du 14 janvier,
à l’appel de ses syndicats dans les collèges et lycées,
•
le 21 janvier avec l’ensemble des fonctionnaires grève et manifestations
•
le 30 janvier manifestation nationale pour l’Education, contactez
vos sections départementales FSU.

AGIR
ENSEMBLE
AVEC LES PARENTS
ET LES ELEVES
POUR UNE ECOLE PERMETTANT D’ASSURER
LA REUSSITE DE TOUS LES ELEVES
• Pour un système éducatif plus juste et plus égalitaire qui relance la
démocratisation de l’accès au baccalauréat en disposant des moyens nécessaires
à ses missions
• Pour
une forte revalorisation des salaires, pour toutes et tous, avec des mesures
applicables d’urgence, et l’amélioration de la gestion et des carrières des
personnels
• Pour un arrêt immédiat des suppressions
d’emplois du budget 2010 : 16 000 suppressions en 2010, faisant suite aux
11 200 puis 13 500 des deux rentrées 2008 et 2009
• Pour de meilleures conditions de travail dans nos
établissements : LP, EREA,
SEGPA
• Pour le maintien du cadrage national
Contre la mise
en place de la nouvelle gouvernance des établissements (EPLE) qui remet en
cause la liberté pédagogique des enseignant-es.
Contre la mise
en concurrence des disciplines et des établissements.
C’est
pour cela que le SNUEP-FSU demande :
• La remise à plat de la réforme du Bac Pro
en 3 ans qui entraîne la suppression des BEP
• D’autres choix budgétaires
• L’arrêt de la précarisation et donc pas de compléments de service et intégration
des heures d’accompagnement dans l’emploi du temps en heures poste, et l’arrêt de la précarité des personnels
• Davantage de postes aux concours
D’autres choix
sont possibles…
…ensemble, imposons-les.
TOUS EN GRÈVE
LE 21 JANVIER
Réponse aux voeux du Président de la République du lundi 11 janvier
La FSU souhaite des engagements forts plus que des vœux de la part du Président de la république
Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
55 rue du Faubourg St Honoré
75008 Paris
Les Lilas, le 7 janvier 2010
Monsieur le Président de la République,
Vous présenterez lundi 11 janvier vos vœux
au monde de l'Education et de la Recherche.
Permettez-moi de vous dire que les
personnels attendent tout autre chose que la satisfaction sans nuance que vous
avez affichée à propos de la réforme des lycées et de la loi LRU lors de vos
voeux à l'ensemble des français.
J'ajoute que le choix de présenter vos vœux
au sein d'une école aux statuts de droit privé associée au projet du « plateau
de Saclay » n'est pas dénué de sens et suscite l'émoi des communautés
universitaire et scientifique.
Permettez-moi de vous exprimer les voeux que
nous portons pour notre système éducatif et pour notre recherche publique : ils
nécessitent une réorientation profonde des politiques actuellement menées.
Nous avons besoin d'abord d'un nouvel élan
pour construire une école qui assure la réussite de tous les jeunes.
Nous avons besoin d'un système éducatif plus
juste et plus égalitaire qui réponde pleinement aux besoins de la société, qui
refuse les déterminismes scolaires et sociaux, relance la démocratisation de
l'accès au baccalauréat, et diminue le nombre de sorties sans qualification du
système éducatif et qui dispose à tous les niveaux des moyens nécessaires à ses
missions.
Nous avons besoin d'une recherche publique
dynamique, assurée de la liberté et de la stabilité indispensables à son
développement dans l'intérêt général, évaluée démocratiquement, s'appuyant sur
les coopérations et non la concurrence effrénée.
Nous avons besoin de confiance, de
démocratie, d'écoute pour impulser une véritable dynamique. Pour cela il n'est
d'autre issue que de rompre avec un certain nombre de politiques engagées et
procéder à une véritable remise à plat.
Plus que des voeux, ce sont des engagements
forts que nous souhaitons entendre.
Il faut rompre avec le non remplacement d'un
fonctionnaire sur deux partant en retraite et la suppression de dizaines de
milliers de postes, et revenir en arrière sur la RGPP et ses conséquences sur
les services et les missions : il est au contraire urgent de créer les
postes répondant aux besoins du service public et assurant l'amélioration des
conditions de travail et d'étude.
Il faut revenir sur l'actuelle réforme de la
formation des maîtres, retirer ses textes d'application concernant la formation
et négocier une tout autre réforme.
Il faut retirer la réforme des LP, les
projets actuels de réforme des lycées et de la gouvernance des établissements
du second degré : nous avons besoin de reprendre des discussions sur de
toutes autres bases.
Il faut rompre avec la restructuration du
service public d'Enseignement Supérieur et de Recherche (universités, CNRS et
autres organismes, ...).
Il faut revenir sur la suppression des
cartes scolaire et universitaires : nous avons besoin à l'inverse d'une
véritable politique de l'éducation prioritaire qui assure partout le droit à
une éducation de qualité et à la réussite.
Il faut mettre un terme aux logiques
d'individualisation de la gestion des carrières, de mise en concurrence des
individus et des services, destructrices pour les personnels et nocives pour
les missions de services publics. Il faut également en finir avec le
détournement voire l'abandon, des missions effectuées auprès des élèves par les
personnels. Nous voulons la revalorisation de l'ensemble de nos métiers, la
requalification des emplois, la défense de nos statuts, la résorption de la
précarité.
Ce sont autant de conditions d'un service
public d'éducation et de recherche véritablement efficace et démocratique.
C'est pour toutes ces raisons que les
personnels de l'Education seront dans l'action en janvier, pour faire entendre
et prendre en compte les propositions offensives et novatrices de
transformation du système éducatif, pour sa démocratisation et la réussite de
tous les jeunes, dont sont porteurs notre fédération et ses syndicats.
Je vous prie de croire, Monsieur le
Président de la République, en l'expression de mes sentiments respectueux.
Gérard ASCHIERI
Secrétaire Général de la FSU
CONGRES FSU
CONTRIBUTION du SNUEP-FSU
La jeunesse est la
première victime de la crise économique et subit les contrecoups d’un marché de
l’emploi fortement détérioré. Les politiques développées depuis plusieurs mois
en faveur de l’emploi et de la formation des jeunes sont loin de répondre à leurs
préoccupations. Elles n’ont pour objectif que de satisfaire les besoins
immédiats de certains secteurs en accélérant l’insertion professionnelle, au
détriment d’une formation complète nécessaire à une insertion durable sur le
marché de l’emploi.
La transformation
néolibérale de l’école se traduit depuis une dizaine d’années par des attaques
de plus en plus importantes contre l’enseignement professionnel, par la réforme
du Bac Pro 3ans ou par la volonté de délester vers l’apprentissage les élèves
les plus éloignés de la culture scolaire.
Le développement de
l’apprentissage public, par la création de CFA académiques et la transformation
des lycées professionnels en lycées des Métiers, est la nouvelle arme utilisée
pour en finir avec le modèle de l’enseignement professionnel. Dans les années à
venir, le développement de parcours mixtes (scolaire puis apprentissage) à
l’intérieur du lycée des Métiers permettra de continuer la démolition du
service public de la formation professionnelle initiale.
Le SNUEP considère la
formation de tous les PLP (« généralistes » ou
« professionnels ») comme fondamentale, et il tient particulièrement
à la garantie de professionnalisation des IUFM.
Si les finalités de la formation, le
niveau de qualification et de recrutement doivent être identiques pour
l’ensemble des PLP, l’entrée dans la formation doit pouvoir prendre en compte
les particularités de l’enseignement professionnel (reconversion
professionnelle, disciplines « métiers » sans réels parcours
universitaires...). Ainsi, si l’admission peut se situer en fin de M2 pour
l’ensemble des disciplines, on peut envisager une admissibilité qui pourrait
être variable (de L3 à M2) en fonction des choix et des parcours des
candidats : la formation doit permettre de les armer pour mieux faire
réussir les élèves.
Combattre l’échec
scolaire passe aussi par une gratuité réelle de tout ce qui est afférent aux
études. Nous savons que ce qui décide certains élèves à aller vers
l’apprentissage est le coût financier des études.
Le SNUEP estime que
pour combattre l’échec scolaire, il est impératif de mutualiser les expériences
pédagogiques aussi bien entre les 3 voies de formation du lycée qu’avec le
collège. Le collège ne peut pas être laissé de côté, il doit être refondé afin de
devenir un collège pour tous. La FSU doit se donner-là un vrai mandat d’étude.
Le secrétariat
national
Lu au Bulletin officiel
n 48 du 24 décembre 2009
Hygiène et sécurité
Vous
trouverez au BO n° 48 du 24/12/2009, le compte rendu synthétique de la réunion
du comité central d'hygiène et de sécurité ministériel compétent pour
l'enseignement scolaire.
Un
article est à paraître dans le prochain journal du SNUEP-FSU national (n°54).
Carte scolaire 2010
Les tours de passe-passe de la DGESCO
Extrait de la déclaration de la FSU au CTPM du 16/12/09
Le projet de loi de
finances programme de nouveau des coupes claires dans les moyens consacrés à la
formation de jeunes avec 16 000 suppressions en 2010, faisant suite aux 11 200
puis 13 500 des deux rentrées 2008 et 2009.
Ces suppressions
massives d’emploi mettent en péril l’avenir du système éducatif et l’empêchent
à tous les niveaux, premier, seconde degré, supérieur, de faire face à ses
missions et d’assurer la réussite de tous.
Elles pilotent des
réformes pédagogiques rejetées par les personnels, aujourd’hui celle du lycée
après celles de l’école et du lycée professionnel tandis que les difficultés
s’amplifient au collège. La RGPP démantèle les services, au détriment du
service rendu aux élèves et à leurs familles comme aux personnels.
Les remplacements ne
sont pas assurés ou le sont dans des conditions dégradées, augmentant la
précarité de nombreux vacataires ou contractuels.
Ce sont aussi les
conditions des stages des étudiants de master et des enseignants stagiaires qui
s’organisent dans des conditions inacceptables.
La FSU a mobilisé les
personnels contre les choix budgétaires et continuera de le faire. S’agissant
de la situation des personnels, la FSU revendique une revalorisation de la
situation de tous et refuse de s’inscrire dans les marges définies par le
gouvernement, celles de la moitié des crédits dégagés par les suppressions
d’emplois.
Pour cela, nous demandons que d’autres choix soient
faits. C’est pour cela que nous poursuivrons l’ensemble des actions engagées en
ce sens.
Pour le SNUEP-FSU : la DGESCO, c’est la reine du
tour de passe-passe !
Au nom du
« rééquilibrage des dotations qui tient compte des évolutions
démographiques et des besoins », l’administration met en avant une balance
nulle entre les suppressions et les créations de postes d’enseignants. De plus,
elle présente la suppression de tous les supports liés à l’emploi des
stagiaires IUFM comme une simple mesure budgétaire. Au total, c’est plus de
5 000 postes d’enseignants qui seront supprimés, sans compter la
disparition des 400 postes de CPE stagiaires.
En ce qui concerne
les LP, le ministère ne prévoit rien en ce qui concerne les mesures
transitoires pour accueillir les élèves en 1ère de BAC PRO trois ans
(ceux venant de 2nde BAC PRO 3 ans ET ceux venant de terminale BEP
en capacité de préparer le BAC PRO).
Il laisse chaque
rectorat décider de sa politique dans le cadre de son autonomie, même si on
reconnaît qu’il y aura effectivement « un bourrelet » en classe de 1ère BAC PRO à la
rentrée 2010.
MASTERISATION
La FSU et ses
syndicats ont demandé le retrait des textes sur la mastérisation. Le ministère
reconnaît que le métier d’enseignant s’apprend mais « le tout est de
préciser le moment de la professionnalisation ». Les maquettes seront présentées
officiellement début 2010. En janvier, en ce qui concerne les stages des
étudiants, cela sera une année transitoire et une mise à plat de la situation
sera faite et cela sera rediscuté.
Le SNUEP-FSU revendique des pré-recrutements et refuse la
mise en place de stages en responsabilité pour les étudiants en master.
Nombre de postes de titulaires Suppression et création
|
Académies |
Rentrée
2010 |
Académies |
Rentrée
2010 |
|
Aix-Marseille |
- 89 |
Orléans-Tours |
+ 11 |
|
Amiens |
+ 63 |
Paris |
+ 50 |
|
Besançon |
- 41 |
Poitiers |
+ 128 |
|
Bordeaux |
+ 142 |
Reims |
- 118 |
|
Caen |
- 88 |
Rennes |
+ 118 |
|
Clermont-Ferrand |
+ 27 |
Rouen |
- 22 |
|
Corse |
- 31 |
Strasbourg |
+ 45 |
|
Créteil |
- 65 |
Toulouse |
+ 125 |
|
Dijon |
+ 91 |
Versailles |
- 127 |
|
Grenoble |
+ 2 |
Martinique |
- 97 |
|
Lille |
- 365 |
Guadeloupe |
- 43 |
|
Limoges |
- 76 |
Guyane |
+ 144 |
|
Lyon |
- 141 |
Réunion |
+ 86 |
|
Montpellier |
+ 219 |
France
+ DOM |
- 100 |
|
Nancy-Metz |
- 295 |
COM |
+ 100 |
|
Nantes |
+ 131 |
Ensemble |
0 |