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Paris, le 25 janvier 2010
AGIR
ENSEMBLE LE 30 JANVIER 2010
POUR UNE ÉCOLE DE LA RÉUSSITE
Le
SNUEP-FSU appelle les PLP à manifester (…) le 30 janvier, pour défendre un système éducatif plus juste
qui relance la démocratisation et qui refuse la mise en concurrence des
disciplines et des établissements.
Le
SNUEP-FSU appelle les PLP à dénoncer la mise en place de la réforme du Bac Pro
en 3 ans, mal conçue, mal préparée :
-
Mise en œuvre pédagogique des programmes mal
pensée
-
De moins en moins de moyens et un
accroissement des tâches de travail pour les collègues
-
l’accompagnement personnalisé non mis en place
et « poudre aux yeux » pour les élèves et les parents
Aujourd’hui au nom de la
« rigueur économique », nous assistons aux suppressions massives de postes qui
entraînent des dégradations des conditions de travail des personnels.
C’est pour cela que le SNUEP-FSU demande :
-
la remise à plat de la réforme du Bac Pro en 3
ans
-
un budget ambitieux pour l’éducation nationale
-
l’arrêt de la précarisation et donc la fin de
compléments de service sur plusieurs établissements
-
l’intégration de toutes les heures dans
l’emploi du temps et le refus des heures supplémentaires pour permettre des
recrutements
-
la revalorisation de nos métiers pour
l’ensemble des personnels
-
l’arrêt de la précarité
-
davantage de postes aux concours
-
l’arrêt des plans de développement de
l’apprentissage, tant privé que public, qui participent au démantèlement de l’enseignement
professionnel
Pour le
SNUEP-FSU d’autres choix sont possibles pour un vrai service public d’éducation.
Le secrétariat national
Rendez-vous à
13h30 à Paris à Denfert-Rochereau
Le SNUEP-FSU sera présent dans le cortège au 74 avenue
Denfert-Rochereau
Contactez votre section départementale FSU pour connaître les moyens de
transport organisés :
http://www.fsu.fr/spip.php?rubrique31

Succès de la mobilisation du 21 janvier dans la Fonction publique
Les agents et les citoyens doivent être
entendus !
Paris, le
21 janvier 2010
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À l’évidence, ce 21 janvier
constitue une nouvelle étape importante de mobilisation dans la Fonction
publique.
A l’initiative de la FSU, de
SOLIDAIRES et de la CGT, cette journée d’actions, de grève et de manifestations
a connu un large succès. Dans de nombreux territoires, dans plusieurs
professions, d’autres organisations syndicales avaient appelé à se joindre au
mouvement.
Les taux de grévistes ridicules annoncés par les autorités
participent d’évidence d’une entreprise de désinformation.
Avec près de 130 manifestations
et rassemblements sur toute la France, ce sont largement plus de 100.000
manifestants qui ont, en descendant dans la rue, réaffirmé leur opposition à la
politique de démantèlement tous azimuts menée dans les 3 versants de la
Fonction publique. Nos organisations
constatent notamment une mobilisation conséquente dans les communes de petite
et moyenne importance, ce qui atteste d’un fort attachement aux services
publics. En dépit d’inégalités parfaitement compréhensibles, les taux de
grévistes ont été également particulièrement significatifs (25 à 30 % sur
l’ensemble de la Fonction publique).
La journée du 21 janvier et
celles qui l’ont précédée ont été l’occasion de multiples initiatives de
sensibilisation en direction des usagers. Les échanges entre agents publics et
usagers ont confirmé que ces derniers, dans leur immense majorité, désapprouvent
la politique gouvernementale de casse de la Fonction publique.
Le Président de la République, le
Premier ministre, le ministre en charge de la Fonction publique ne peuvent
demeurer sourds aux légitimes exigences exprimées à nouveau aujourd’hui, et soutenues
par la majorité des citoyens.
Ce sont de toutes autres
orientations, conformes aux besoins de toute la population et à l’intérêt
général, qu’il faut immédiatement mettre en œuvre.
Si, de manière urgente, les
salariés et les usagers n’étaient pas entendus, nos trois organisations en
tireraient toutes les conséquences et prennent déjà date pour, dans l’unité la
plus large, renforcer encore le mouvement en n’excluant aucune forme d’action.
Elles appellent, en ce sens, les personnels à se réunir pour envisager les
suites éventuelles.
Elles soutiennent les initiatives
d’ores et déjà programmées qui s’inscrivent dans le processus de mobilisation.
Plus de 100 000 manifestant-es dans toutes la
France pour défendre les services publics
Mobilisation en nette progression par rapport
au 24 novembre.
Bonne mobilisation à Besançon
avec 1 000 manifestant-es, particulièrement dans l’éducation nationale avec un
taux de grévistes supérieur à 40 %, mais aussi 700 à Lons, 250 à Dole, 300 à
Vesoul, 400 Belfort.
Au Havre 1500 manifestants avec aussi une AG
Educ sur les fermetures de structures et pour préparer la manif du 30.
Rassemblement à Evreux de 300 personnes avec déclaration.
A Reims 500 personnes avec une
présence bien visible des pompiers.
A Paris, 15 000 manifestant-es avec
une présence bien visible de l’éducation nationale.
pour l’enseignement
professionnel ?
Le SNUEP-FSU a mené début 2009 conjointement
avec la CGT et SUD des actions pour une réécriture des conditions
d’organisation de l’épreuve orale de contrôle du bac pro.
Le SNUEP-FSU était intervenu au CSE pour que
cette épreuve prenne en compte l’ensemble de la formation du candidat
(professionnelle et générale). Conformément à ses mandats, le SNUEP-FSU avait
exprimé son accord pour une épreuve de rattrapage sur les épreuves
ponctuelles, comme pour les autres baccalauréats, mais pas sur les épreuves
en CCF.
Si sur ce point, il pourrait avoir été
entendu, un certain nombre d’autres points restent encore à améliorer.
En juillet, la réussite au bac pro - avec une
progression de 10 points - semble devoir énormément à cette épreuve organisée à
la va-vite en fin d’année scolaire. De 77%, le taux de réussite au bac pro
avait bondi à plus de 87%. Le SNUEP-FSU considère qu’il ne suffit pas de
casser le thermomètre pour faire tomber la fièvre et s’inquiète de tels
résultats artificiels : généralisation du bac pro 3 ans et dévalorisation
du diplôme iraient de paire ? L’actuel jeu des coefficients est
inadmissible pour la voie professionnelle. Le SNUEP-FSU dénonce les
dispositions de l’article D. 337-78 du code de l’éducation et revendique
l’application des coefficients disciplinaires propres à chaque épreuve.
Le SNUEP-FSU dénonce également que soit
imposé l’histoire-géo ou le français uniquement pour l’enseignement
général. Il demande à ce que le ministère traite la voie professionnelle
et le bac pro à égalité avec les autres voies de formation sur la base de ce
qui existe dans les voies générale et technologique : les candidats
doivent pouvoir choisir les matières qu’ils repassent.
Le SNUEP-FSU déplore la rédaction tardive du
projet d’arrêté pour le prochain CSE, ce qui laissera peu de temps aux collègues
pour préparer les élèves à cette épreuve.
Le
SNUEP-FSU déplore la dévalorisation du diplôme de bac pro et l’absence
d’ambition pour les élèves qui ont le plus besoin d’école quand les problèmes
de fond (absentéisme, décrochage, sorties sans diplôme, exclusion sociale,…)
subsistent et s’aggravent.
Il
continue de revendiquer une véritable réforme de la voie professionnelle pour
sa valorisation, pour la réussite de tous les élèves.

CONTRIBUTION AUX
DÉBATS
ÉPREUVE DE CONTROLE : PAS DUPE
Pour
arguer d’une plus grande réussite aux examens par la généralisation du
baccalauréat professionnel en trois ans le gouvernement a mis en place, l’an
passé, sur des sections l’ayant préparé en 4 ans, une sorte d’oral de
rattrapage appelé « épreuve de contrôle ». Cette épreuve a provoqué un véritable tollé
dans toute la profession et a été fortement dénoncée par le SNUEP-FSU.
Présentée
sans vergogne comme un outil d’équité entre les élèves des trois voies de
formation, cette prétendue épreuve n’était en réalité qu’une mascarade permettant
d’accroître artificiellement les taux de réussite au baccalauréat
professionnel.
Le SNUEP-FSU, pas dupe quant aux objectifs
latents de cette épreuve, a toujours eu une position affirmée en dénonçant
fermement, tant les raisons et les modalités de sa mise en œuvre, que le
consternant manque de concertation avec les acteurs essentiels de
l’enseignement professionnel que sont les enseignants.
Craignant
néanmoins de nouvelles résistances de la part des enseignants quant à la
reconduction de cette épreuve, et reconnaissant ainsi, à demi mot, les erreurs
dénoncées par nos soins, le gouvernement décide aujourd’hui de retoucher à la
marge ses modalités d’application. La DGSE a donc présenté tout récemment un
projet de modification du décret qui la définissait.
Ce
projet stipule en introduction qu’il fait suite à un bilan réalisé par les
académies, le SNUEP-FSU est étonné et agréablement surpris qu’un tel bilan
existe ! Il aurait apprécié en être destinataire ! En effet, lors des
CTPA ce bilan a pourtant été réclamé par nos représentants académiques qui
n’ont souvent obtenu qu’une fin de non recevoir.
L’épreuve
orale de rattrapage, on s’en souvient, ne portait que sur une
« discipline », et était supposée rendre compte des compétences
professionnelles des élèves.
Dans ce
nouveau projet, cette « discipline » fait toujours partie intégrante
de l’évaluation de ce « rattrapage », mais lui est adjoint une
épreuve de français ou d’histoire géographie. Chaque épreuve doit durer 10 mn,
doit être effectuée par un enseignant de la matière, et sera notée sur 10 – la
somme donnant une note sur 20. Cette note de rattrapage, à l’instar de ce qui
se faisait déjà l’an passé, comptera à elle seule, autant que toutes les
épreuves du 1er groupe. Cela
revient, une fois encore, à attribuer à cet oral un coefficient 22 ou 23, selon
les spécialités !
Si
l’équité de traitement est vraiment la raison qui motive le gouvernement à
instaurer une épreuve de rattrapage en baccalauréat professionnel, pourquoi ne
se sert-il pas de l’existant, c’est-à dire une épreuve identique à celle
permettant de rattraper les candidats aux bacs généraux et
technologiques ? Celle-ci laisse la possibilité aux élèves de choisir la
discipline à repasser et la note accordée remplace celle préalablement obtenue.
Par ailleurs,
les modes de rémunération des enseignants qui valideront cette épreuve ne sont
en aucun cas mentionnés, pourtant, on l’aura remarqué, le rattrapage « Bac
Pro » est plus économique que les épreuves pratiquées dans les autres
voies. Peut-être est-ce là une des raisons ! De là à imaginer que
l’Enseignement Professionnel ne soit à nouveau précurseur…
De surcroît, dans un contexte où :
• les évaluations pour obtenir un baccalauréat
professionnel sont effectuées pour une grande part en contrôle en cours de
formation,
• les notes supérieures à la moyenne peuvent
être conservées pendant 5 ans par les candidats,
• une partie de l’évaluation du diplôme est
réalisée en entreprise en partenariat avec des professionnels (pas ou peu
formés à évaluer et très différents quant à leurs exigences d’un lieu de stage
à l’autre),
le
SNUEP-FSU refuse la mise en place, dans ces conditions, de cette supposée
« nouvelle » épreuve de contrôle.
Le secteur éducation
secteur.education@snuep.com
RETRAITES – COMMUNIQUÉ FSU DU 20
JANVIER 2010
2010 :
garantir les retraites
par
l’augmentation des financements
Nicolas Sarkozy nous l’avait assuré : la réforme de 2003
avait sauvé les retraites par répartition. Singulière victoire, quand 81% des
salariés s’estiment « peu ou pas confiants quant à la garantie de toucher
une retraite satisfaisante »[1] !
Pourtant le Président nous convie en 2010 à
un nouveau rendez vous, assurant que tout serait « sur la table ».
Les déclarations gouvernementales se multiplient et mettent en évidence que le
gouvernement privilégie les seules pistes de l’allongement de la durée de
cotisation ou le report de l’âge légal de la retraite. Or, reculer l’âge de
départ en retraite toucherait encore plus ceux qui ont un travail pénible ou
difficile et ne serait pas indolore car l’âge d’un départ sans décote serait
repoussé d’autant et le mécanisme de la décote ferait encore plus de
dégâts !
Au nom de « l'équité », Xavier
Darcos avance la nécessité d'une nouvelle réforme dans la Fonction publique. La
FSU rappelle, que s'agissant de régimes de construction différente, cette
approche n'a de sens qu'en terme d'objectifs communs.
Les réformes de 1993 et 2003 conduisent à la
baisse des pensions. Ainsi, dans la Fonction publique, alors même que l’ampleur
des mesures est encore loin de celle qui est prévue à terme, et malgré le biais
statistique[2], de 2002 à 2007 les personnels ont dû retarder leur
retraite de six mois en moyenne et ont vu dans le même temps leur taux
de pension diminuer de 1,5%. Ce sont les salariés qui ont connu les carrières
les plus courtes, des périodes de précarité qui subissent le plus cette baisse.
Les femmes sont tout particulièrement concernées. Dans la Fonction publique, du
fait qu’une partie d’entre elles a perdu la bonification pour enfant d’une
année, la baisse du taux est pour elles de 1,8% (1,1% pour les hommes).
Imposer un débat public sur les retraites,
rien de plus urgent ! Le gouvernement tente de l’esquiver en 2010. Une
réforme systémique, sujet du prochain rapport du COR, lui permettrait de
l’esquiver aussi à l’avenir.
Le gouvernement occulte la baisse
programmée des pensions par les réformes
et exclut d’accroître les moyens de financement des régimes de retraite
pourtant incontournable si on veut préserver le niveau de vie des retraités. La
FSU s’emploiera à mener ce débat avec
toutes les forces disponibles. De son point de vue, c’est bien la piste du
financement qu’il faut investir, comme celle de l’emploi, car le chômage
explique en partie les déficits. L’enjeu est bien de garantir le niveau des
pensions dès 60 ans.

[1] IFOP pour JDD,
janvier 2010
[2] Il n’est pas
encore possible de travailler sur les générations ; seuls les départ d’une
année, mêlant des personnes qui se voient appliquer des règles différentes sont
accessibles.
Echo
académique
Baisse
de motivation ? Vite, un coach !
On nous
fait part, dans plusieurs lycées parisiens de l’intervention d’une association
pour lutter contre l’absentéisme. Quezako ? Le rectorat ou les chefs
d’établissements se penchent depuis peu sur le difficile problème de
l’absentéisme en lycée pro. Beaucoup de nos élèves s’absentent pour des
questions de motivation ? Va-t-on revaloriser certaines filières ?
Embaucher des personnels titulaires et
titulariser les contractuels pour une meilleure prise en charge des
élèves ? Rénover les plus vétustes de nos lycées ? Non, bien sûr !
Si les élèves s’absentent, c’est par manque de motivation, et cela, certains
chefs d’établissement pensent qu’un bon coach peut la rétablir.
Une
association intitulée « Réussir, moi aussi » interviendrait dans
plusieurs lycée parisiens, elle offre un service de
« coaching » : des animateurs interviennent de façon ponctuelle
afin de remotiver nos élèves, à la façon dont on stimule une équipe de sportifs
à la mi-temps. A l’indignation des collègues devant l’intervention d’une
association qui cache mal son but lucratif, il faut ajouter les questions
suivantes : combien sont facturées ces prestations ? Dans quel cadre
juridique sont-elles inscrites ? Que cherche-t-on à montrer en mettant en
œuvre de telles pratiques, qu’une simple association peut faire mieux que des
professionnels de l’éducation ? Pourquoi les syndicats ne sont-ils pas
informés ? Il ne faudra sans doute pas longtemps pour démontrer que ces
interventions n’auront pas d’effet sur l’absentéisme dans les lycées. Pour
remotiver nos jeunes, il faudrait renforcer toutes les équipes éducatives (CPE,
surveillants, infirmières, CO-psy, profs, assistantes sociales) offrir un
accueil adéquat : cantine, entretien, avec des agents qualifiés en nombre
suffisant, et des perspectives d’emploi et de salaires plus… motivants !
Laurence
Dalbaret,
Adhérente
SNUEP-FSU Paris.
A l’initiative de la Coordination Nationale
Formation Des Enseignants - http://coordination-fde.org/
100 000 voix pour la formation !
La formation des enseignants :
un investissement pour l'avenir !
Améliorer
la formation professionnelle, disciplinaire et pédagogique des enseignants est
déterminant pour faire réussir tous les élèves.
Or, la
réforme imposée par le gouvernement va la sacrifier ! Le service public
d’éducation sera durablement affaibli.
Les
universités, les associations de parents d'élèves, d'enseignants et d’étudiants
sont unanimes pour demander l'abandon de cette réforme-là.
Avec
eux, nous souhaitons l'ouverture d'une réelle négociation pour concevoir une
formation professionnelle universitaire de qualité, permettant de recruter les
enseignants fonctionnaires dont l'Education Nationale a besoin.
Nous,
citoyens, parents, étudiants, enseignants, élus... ensemble nous voulons que le
gouvernement considère la formation des enseignants non comme un fardeau pour
le budget de la nation mais comme un investissement pour l'avenir !
C'est
pourquoi, nous lui demandons d'entendre nos voix : abandonnez cette
réforme ; ouvrez des négociations !
Signez en ligne :
http://www.100000voixpourlaformation.org/
ou signez et faites signer sur
papier :
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Nom |
Prénom |
Qualité |
Ville |
Signature |
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Pour
comptabiliser les voix, envoi du nombre recueilli à :
contact@100000voixpourlaformation.org
Envoi
des pétitions papier à :
Claire
Pontais, SNEP, 76 rue des Rondeaux, 75020 – PARIS.