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Paris, le 22 février 2010
Les
mauvaises recettes du gouvernement pour réduire l’offre de formation font une
très mauvaise soupe : le « brouet clair » budgétaire table sur
la suppression massive d'emplois et sert une nouvelle dégradation du service
public d’éducation.
Le SNUEP-FSU réaffirme
son opposition entière à l’actuelle réforme de la voie professionnelle qui non seulement dégrade les
conditions d'enseignement mais encore exclura des milliers d’élèves du système
scolaire à la rentrée 2010, privés de poursuite d’études en lycée
professionnel.
Ni
l’accompagnement personnalisé, ni la plus grande autonomie accordés aux
établissements dans le cadre de la reforme des EPLE, ne permettront d’améliorer
la réussite de tous les jeunes de lycées professionnels.
Malgré
l’engagement quotidien des personnels à faire réussir tous les jeunes, le
SNUEP-FSU déplore de graves dysfonctionnements liés à la mise en place de la
réforme de la voie professionnelle, qui dégradent la qualité du service
public de la formation professionnelle initiale et sabordent l’égalité
républicaine.
Le SNUEP-FSU dénonce les
conditions scandaleuses de l'accueil et de la formation, annoncées pour la rentrée 2010, des
professeurs stagiaires dans les établissements. Le SNUEP-FSU en dénonce les
graves conséquences sur le fonctionnement des lycées et la réussite des élèves.
Le SNUEP-FSU demande à
nouveau au ministère de revenir sur l’ensemble de ces réformes et d’entendre enfin les
revendications des personnels et des élèves.
Pour
faire entendre leur voix, le SNUEP-FSU appelle les personnels de l’enseignement
professionnel à participer massivement à une journée de grève nationale et de
manifestations le vendredi 12 mars.
Le
Bureau National
Dans
une économie libérale qui n’offre plus réellement de perspectives aux jeunes
diplômés quel que soit leur niveau, dans une logique de réduction de moyens
tant en terme de personnels que d’équipement dans nos établissements comme dans
tous les services publics, la stigmatisation de la violence contribue à
occulter l’absence de projet pour la jeunesse, et notamment celle qui passe par
la voie professionnelle initiale publique.
Dans
un contexte marqué par de nombreuses mobilisations en banlieue parisienne, le
SNUEP-FSU apporte son soutien plein et entier aux collègues mobilisés sur le
terrain qui dénoncent les défaillances de l’Education Nationale à assurer et
garantir des conditions d’études et de travail sereines aux élèves et aux professeurs.
Si
la loupe médiatique semble être pour beaucoup dans l’amplification de faits
graves qui marquent l’opinion publique, le ministre de l’Education Nationale et
porte-parole du gouvernement en a profité pour annoncer la tenue en avril des
Etats généraux de la sécurité à l'école. À la veille des élections régionales,
la thématique sécuritaire se trouve une nouvelle fois ressortie du chapeau de
la communication.
Le
SNUEP-FSU dément l’idée reçue selon laquelle la violence scolaire aurait
augmenté : aucune étude sérieuse ne vient étayer cette thèse fantaisiste.
Le
SNUEP-FSU réaffirme que les phénomènes de violence ont des causes
multiples : sociales, sociétales, pédagogiques et politiques et que
l’école est un révélateur et catalyseur des maux de la société.
La
seule solution proposée aujourd’hui par les politiques est le tout sécuritaire.
Le SNUEP-FSU affirme que le problème de la violence ne sera pas résolu à coup
d’annonces médiatiques privilégiant l’installation de caméras de surveillance
ou de portiques de détection de métaux. Ce n’est malheureusement que l’arbre
qui cache la forêt…
Le
malaise enseignant est beaucoup plus large et les problématiques qui en
découlent ne sauraient se résumer à la sécurité à l’école. Le SNUEP-FSU
revendique la réussite pour tou-te-s les élèves : celle-ci ne peut se
construire qu’avec des équipes éducatives soudées. Or la politique de massacre
de l’emploi public fait peser aujourd’hui au quotidien sur le service public
d’éducation de lourds sacrifices qui entraînent la dégradation générale des
conditions de travail et le délitement de l’institution.
Pour
lutter contre les problèmes de violence scolaire, le SNUEP-FSU exige une
politique de prévention forte, une véritable politique de lutte contre l’échec
scolaire qui doit être coordonnée à toutes les étapes de la scolarité de
l’élève. Cela passe dans l’enseignement professionnel par le plafonnement des
effectifs à 12 élèves par classe, la hausse, dans les établissements, du nombre
d’adultes formés, un temps dégagé dans les services des enseignants destiné non
seulement à la concertation systématique des équipes pédagogiques mais aussi à
la communication avec les familles, à l’écoute et au recadrage individuel des
élèves.
Pour
lutter contre les problèmes de violence scolaire, le SNUEP-FSU exige une vraie
revalorisation de la voie professionnelle avec une vraie exigence de niveau et
une revalorisation des diplômes avec la suppression du CCF, la mise en place
institutionnelle de groupes de soutien scolaire au sein des établissements, la
pérennisation et le renforcement de la MGI et la création d’autres structures
éducatives adaptées pouvant accueillir les élèves en rupture scolaire et une
réelle offre de formation des personnels sur cette problématique de la violence
(à l’IUFM et en formation continue).
Quelques
questions à mon secrétaire académique
Préparation
de la rentrée 2010
Question
d’un-e adhérent-e : Les heures d'accompagnement personnalisé (AP)
n'apparaissent pas du tout dans la DGH : est-ce normal ? Il me semblait
qu'elle devait y figurer obligatoirement ?
Réponse
de sa (son) secrétaire académique : Le seul texte officiel sur l’AP est
l’article 4 de l’arrêté du 10/2/2009 publié au BO n°2 du 19 février. Il
apparaît d’après diverses préconisations académiques que l’AP est un droit pour
tous les élèves et apparaît obligatoirement dans leur emploi du temps. C’est
l’établissement qui choisit, en vertu de son autonomie en matière
d’organisation pédagogique, les conditions de mise en œuvre de l’AP.
Aucun
texte ne légifère le fait que les heures d’AP soient en Heures-Postes, en HSA
(donc dans la DGH) ou en HSE (heures-postes sorties de la DHG et transformées).
Cela est plutôt du ressort de la politique académique.
Le
SNUEP-FSU interpellera par le biais de ses représentants le recteur sur cette
question et demandera à ce que l’AP figure dans la DHG comme moyen
d’enseignement, comme c’est un droit pour chaque élève.
Si
l’AP doit se faire en HSE, les PLP doivent refuser car cela va à l’encontre de
l’esprit des textes. De plus, l’administration ne peut pas imposer des HSE aux
enseignants.
En
complément sur la DHG, lisez la page 11 du journal national n°54 (janvier 2009)
disponible en ligne sur www.snuep.com
Question :
Le poste de chef des travaux saute à la rentrée car nous n'avons plus que 150
élèves à la SEP. Du coup tout le boulot retombe sur les équipes pédagogiques. À
qui incombe la responsabilité des PFMP si l’élève ne trouve pas de stage ?
Réponse :
En relisant le décret n° 2000-095 du 26/6/2000, il apparaît que c’est l’équipe
pédagogique sous l’autorité du chef d’établissement qui porte cette
responsabilité.
Si
l’élève ne trouve pas de stage, il peut se retourner contre
l’établissement : c’est la responsabilité du chef d’établissement qui sera
mise en cause en premier lieu. Celui-ci ne se privera pas de se retourner
contre un ou plusieurs profs, et particulièrement contre l’enseignant de
disciplines professionnelles.
« En début d'année, et notamment lors de
la pré-rentrée, l'équipe pédagogique de chaque division, sous l'autorité du
chef d'établissement, répartit entre ses membres les tâches liées au suivi des
élèves. »
« L'établissement
doit trouver pour chaque élève un lieu d'accueil pour les périodes en entreprise.
La recherche et le choix de l'entreprise relèvent de l'équipe pédagogique qui
doit prendre en charge les contacts nécessaires. »
Question :
Qui s'occupe officiellement des conventions de stages?
Réponse :
Le texte cité précédemment permet également de préciser ce point.
« - La préparation de la convention de
stage
Les
contacts avec l'entreprise d'accueil visent à préparer la convention de
stage : un membre de l'équipe pédagogique informe l'entreprise des
finalités des périodes en entreprise, du niveau de l'élève et des
caractéristiques du diplôme qu'il prépare. Il fixe avec le responsable de
l'entreprise les modalités de suivi de l'élève et de déroulement du séjour, à
l'aide de fiches d'activités sur la base desquelles l'entreprise précise les activités
ou les tâches qu'elle est susceptible de confier à l'élève. »
La
convention doit être signée par le chef d’entreprise, le proviseur et l’élève
(BO n°2 du 8/01/2009).
Question :
Il semblerait que notre direction veuille mettre en place les stages par
demi-groupe. Peut-on refuser d'effectuer des visites si nous ne sommes pas
libérés de cours, du fait que nous risquons d'avoir toujours une partie de nos
élèves ?
Réponse :
Oui, tu peux refuser d’effectuer les visites de stage dès lors que tu assures
18 heures de cours hebdomadaires. La visite de stage fait partie des
obligations de service (II article 31 du statut des PLP), mais un PLP doit 18h
et ne peut se voir imposer qu’une HSA (article 30 du statut des PLP). De plus
aucune HSE ne peut être imposée. Donc tout PLP peut refuser d’effectuer les
visites de stages qui dépasseraient ses obligations statutaires.
Sur
la question des PMFP, si on se réfère au statut des PLP et au décret régissant
ces dernières (en ligne sur www.snuep.com),
chaque professeur d'une division doit assurer un suivi de stage (pour un ou
plusieurs élèves selon le calcul qui y figure) : « Les activités
d’encadrement concernent donc tous ces enseignants ».
Si
les élèves partent en demi-division en stage, alors seuls les enseignants de
discipline professionnelle seraient en mesure d’assurer un suivi. Est-ce à dire
que les autres professeurs ne peuvent et ne doivent s'intéresser à la formation
professionnelle de leurs élèves, et se cantonner à leur discipline ? Cela
va à l'encontre de tous les discours du Ministère et des Inspecteurs et du
statut des PLP...
Ce
qu’il faut faire valoir :
-
pour la période de PFMP, toute la division doit partir en stage sur les mêmes
dates
-
tous les professeurs participent au suivi (si nécessité d'un enseignant
professionnel, possibilité de doublon avec un enseignant du général)
-
il faut appliquer les règles définies par le statut des PLP pour calculer le
nombre d'élèves à suivre
Question :
Si la direction essaie de passer en force pour imposer les stages par
demi-groupes, l’annualisation insidieuse de nos services est-elle légale ?
Quels textes permettent de trouver une réponse ?
Réponse :
le statut des PLP est une assurance pour la pérennité du service public
d’éducation. En tout point du territoire, l’école de la République est régie
par des règles nationales qui garantissent à chaque jeune la qualité du service
public et donc de leur formation.
Ce
texte fondamental affirme le caractère hebdomadaire du service, notamment aux
articles 30 et 31 du statut des PLP décret n°92-1189 du 6 novembre 1992
modifié. Le service des PLP ne peut être annualisé sauf les heures de PPCP
(voir I article 31) qui sont désormais bien enterrées avec la généralisation du
bac pro 3 ans.
Les
Périodes de Formation en Milieu Professionnel (PFMP)
|
L'encadrement
pédagogique d'un élève est comptabilisé dans le service du professeur : - pour
2 heures par semaine, dans la limite de 3 semaines par séquence de stage - le
calcul du nombre d’élèves suivis par le professeur (N×E)/P N : nombre d’élèves
par division E : nombre d’heures
effectuées par le professeur P : nombre d’heures
hebdo par élève de la division. 7
semaines de stages : quelle répartition ? Exemple
: classe de Bac Pro Industriel (31,5 heures/semaine) à
24 élèves pour un PLP Maths-sciences
(6 heures/semaine)
Lorsque ce décompte
conduit un PLP à dépasser ses obligations hebdomadaires de service, il doit
bénéficier du paiement d'heures supplémentaires effectives (HSE) Lorsqu'un PLP
n'accomplit pas, dans le cadre des PFE, au cours d'une semaine, la totalité
de ses obligations de service, son service est complété, dans la même
semaine, par une participation aux actions de soutien et d'aide aux élèves en
difficulté ou, à sa demande, par un enseignement en formation continue des
adultes. A la lecture du
tableau, il apparaît nettement que le choix le plus judicieux est : 2 périodes de stage
(avec 2 conventions) Ces
PFMP peuvent se dérouler dans la même entreprise mais avec un retour pour
bilan intermédiaire. |
Avec l’autonomie,
de plus en plus de Chefs d’établissements tentent d’imposer leur
« vision des choses » concernant les horaires dus lors des périodes
de stages des élèves. Le seul et unique
texte de référence est le décret 2000-753 du 1er août 2000
régissant le statut du PLP. ATTENTION ! Le nombre d’heures
allouées à l’enseignant est le nombre d’élèves H multiplié par 2 et par
le nombre (3 maximum) de semaines de stage : ces heures ne
peuvent pas être globalisées sur l’année scolaire. Si l’enseignant se
retrouve en dessous de son obligation de service, il ne peut compléter
celui-ci que par des actions de
soutien et d’aide aux élèves en difficultés ou à sa demande par un
enseignement en formation continue
pour adultes et ce dans la même semaine. Tous les élèves
partent en même temps en stage et non par demi-division. Car dans ce cas les
visites et les évaluations ne sont pas possibles. Encadrement des périodes en
entreprise. : Circulaire n° 2000-095 du 26-6-2000 « Les équipes
pédagogiques ont la maîtrise de la mise en place de cette continuité
pédagogique : celle-ci doit être assurée à toutes les phases liées à
l'organisation des périodes en entreprise. » |
Rencontre avec Luc
CHATEL
La lutte continue
contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie dans le
système scolaire
Communiqué
commun du collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire (FCPE ;
FERC-CGT ; FIDL ; FSU ; SGEN-CFDT ; UNEF ; UNL ; UNSA Education) / Inter-LGBT /
SOS homophobie / Association Contact Paris IdF
Paris
le 15 février 2010
Nos
organisations ont été reçues ce jour par Monsieur le Ministre de l'éducation
nationale pour évoquer la lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la
biphobie et la transphobie dans le système scolaire.
En
effet, c'est surtout par l'éducation que pourront reculer les discriminations,
quelles qu'elles soient.
Le
ministère s'apprête à lancer une campagne d'affichage du dispositif Ligne Azur
dans les lycées et, cela est nouveau, dans les collèges. En effet, pour le
Ministre, c'est dès les premières années de collège que les jeunes se posent
des questions sur leur orientation sexuelle.
Pour
l'ensemble de nos organisations, c'est même dès l'école primaire que les
questions d'orientation sexuelle ou d'identité de genre doivent être abordées
car, comme l'a indiqué lui même le Ministre, les enfants sont confrontés à
cette question au plus tôt dans leur enfance, ne serait-ce que parce qu'il y a
de plus en plus d'enfants vivant dans un cadre homoparental. Le Ministre a
réaffirmé sa confiance dans le professionnalisme des enseignants pour savoir
répondre intelligemment et avec discernement aux interrogations des enfants,
sans s'interdire d'utiliser les outils à leur disposition déjà existants.
La
prochaine circulaire de rentrée reprendra des éléments déjà présents dans les
deux précédentes, à savoir l'importance de lutter contre toutes les
discriminations, y compris l'homophobie. Elle indiquera les coordonnées des
deux associations agréées au niveau national (SOS homophobie et Contact). Nos
organisations ont insisté sur leurs attentes quant aux questions relatives à
l'identité de genre, en demandant que la transphobie soit aussi partie prenante
de la prochaine circulaire. Ce serait pour elles un signe fort de l'évolution
du ministère en cette matière.
Le
Ministre s'est dit ouvert à cette question, qu'il n'exclut pas.
Nos
organisations ayant insisté sur la nécessité d'inclure dans la formation de
l'ensemble des personnels de l'éducation nationale la sensibilisation aux
discriminations, le Ministre a indiqué qu'un module spécifique de formation
devrait être mis en place dans le cadre de la nouvelle architecture du
processus de formation.
Le
Ministre a également confirmé la mise en place imminente de groupes de travail
spécifiques auprès de la direction générale de l'enseignement scolaire
(DGESCO). Nous avons réaffirmé notre intention d'en être membres, et d'y
apporter nos connaissances avancées et notre expérience de terrain sur ces
sujets.
Nous
saluons l'ensemble des avancées annoncées, dont nous souhaitons la
concrétisation et la pérennisation. En particulier, nous estimons que le groupe
de travail auprès de la DGESCO doit permettre la mise en place d'outils
concrets destinés aux élèves et aux personnels, à tous les niveaux du système
scolaire, du premier degré jusqu'à l'université.
Le 15 Février 2010
Lors
du sommet social qui s'est tenu aujourd'hui, le président de la République
s'est limité à annoncer une série de rendez-vous. Les organisations syndicales
continuent de manifester leur profonde inquiétude sur l'emploi, le pouvoir
d'achat et les retraites.
Le
gouvernement n'a apporté aucune réponse concrète sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat,
les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question
des chômeurs en fin de droits à une concertation avec le secrétaire d'Etat à
l'emploi.
Alors
que les organisations syndicales ont récemment dénoncé les atteintes au statut
général des fonctionnaires, le gouvernement ne dit rien non plus sur le malaise
dans la Fonction publique. Au nom de la révision générale des politiques
publiques, il supprime des emplois au détriment des missions des services
publics.
La
dégradation des conditions de travail et de l'emploi touche les salariés du privé comme du public.
Concernant
les retraites, avec un projet de loi annoncé dès septembre 2010, le
calendrier reste très serré. Les
organisations syndicales affirment leur volonté d'agir pour que le débat sur
les retraites, prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du
privé que du public, notamment le niveau
des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des
pensions et la réduction des inégalités.
Les
rendez-vous fixés par le président de la République et les négociations avec le
patronat doivent être l'occasion d'apporter des solutions favorables aux
salariés. La situation économique et sociale nécessite l’intervention
convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés
d’emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts
communs.
C'est
pourquoi les organisations syndicales décident d'une mobilisation
interprofessionnelle unitaire afin de peser sur ces différents rendez-vous.
Elles décident ensemble d'une journée qui donne lieu à des grèves et des
manifestations dans tout le pays le 23 mars.
Les
organisations syndicales réaffirment que la sortie de crise passe par des
mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus
juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique respectueuse
des impératifs écologiques.
COMMUNIQUE
DES RETRAITÉS CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, UNSA et FGR-FP
LE
NIVEAU DES RETRAITES
Montreuil, le 15 février 2010

Année
après année les retraités constatent une baisse continue de leur pouvoir
d’achat.
Une
simple comparaison donne toute la mesure du décalage entre la revalorisation
effective sensée maintenir le pouvoir d’achat des retraités et les
augmentations auxquelles les retraités doivent faire face. Trop de hausses ne
sont pas prises en compte pour le calcul de l’inflation retenue. La
revalorisation des pensions basée sur l’inflation est insuffisante pour
maintenir le pouvoir d’achat des retraités.
La
part des dépenses contraintes (logement, assurances, impôts…) est en
augmentation constante, quelques exemples chiffrés en 2009 :
Assurances :
hausse du tarif habitation entre 2 % et 5 %
Mutuelles :
hausse en moyenne de 3,5 % à 4 % (de nombreux retraités ne peuvent plus de
payer de complémentaire santé).
Electricité :
hausse de 1,9 % en moyenne
Gaz :
hausse de 15,2 % en 2008, baisse de 11,
3 % en avril 2009 : reste une hausse de 3,9 %
Les
difficultés rencontrées par les retraités dans l’accès aux soins s’aggravent.
La prise en charge de la perte d’autonomie est de plus en plus coûteuse. Les
dépenses de santé représentent une charge importante (11 % de leur
budget) :
hausse
du forfait hospitalier de 12,5 %
déremboursements
de médicaments
dépassements
d’honoraires et franchises
reste
à charge pour le maintien à domicile en cas de perte d’autonomie
coût
prohibitif des séjours en maison de retraite (de 1 500 à 3 000 euros)
La
pauvreté frappe durement les retraités et personnes âgées. Ils sont
actuellement 12 % à recourir à l’aide alimentaire !
Sur
les 14 millions de retraités, 4 millions perçoivent le minimum contributif
(579,85 € en 2008) et plus de cinq millions entre 800 et 1100 €. Plus d’une
retraitée sur trois perçoit moins de 700 € par mois et une sur deux moins de
900 €.
C’est
pourquoi, à l’appel de leurs organisations syndicales,
les
retraités manifesteront dans toute la France
le
mercredi 24 février 2010
à 14 h devant l’Assemblée Nationale
(place
du Président Herriot)
pour l’Ile de France.
Un
point de presse sera organisé sur place à 14 h 30