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Paris, le 8 mars 2010
LES LYCÉES PROFESSIONNELS EN
GRÈVE LE 12 MARS
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PARCE QUE LE GOUVERNEMENT BRADE LE
BAC PRO POUR FAIRE DES ECONOMIES SUR LE DOS DES ELEVES
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PARCE QUE LA GENERALISATION DU
BACCALAUREAT 3 ANS ET SON ARTILLERIE D’OUTILS INUTILES CREENT UN… GRAND BAZAR
DANS LES LP !!!
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PARCE QUE LE GOUVERNEMENT SE MOQUE DES
ELEVES ET DES ENSEIGNANTS DE LP
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Le SNUEP-FSU APPELLE LES PERSONNELS
DES LP, SEP, SEGPA ET EREA À PARTICIPER MASSIVEMENT À
VENDREDI 12 MARS

Il est
urgent d’améliorer manifestement les conditions de travail des enseignants de
LP et des élèves :
●
En diminuant de façon conséquente le nombre d’élèves par classe : condition
indispensable pour gérer les difficultés et assurer la réussite de tous les
élèves
●
En permettant à tous les jeunes de niveau V d’accéder au Bac Pro sous statut
scolaire
●
En donnant des moyens horaires
●
En revalorisant les contenus disciplinaires pour que les élèves reçoivent des
enseignements de qualité
●
En pérennisant les formations professionnelles sous statut scolaire
●
En évaluant le baccalauréat professionnel en épreuves ponctuelles terminales
donc en supprimant les CCF.
●
En revalorisant nos salaires par l’augmentation de la valeur du point d’indice.
CP
du 8 mars 2010 de l’intersyndicale du second degré
TOUS
EN LUTTE LE 12 MARS
Alors
que la mobilisation se développe dans les lycées et collèges, l’intersyndicale
du second degré (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CGT Educ’action, Sud Education,
SNFOLC, SNCL-FAEN, SNALC-CSEN) appelle à la grève nationale et à des
manifestations sur tout le territoire le vendredi 12 mars.
Elle
appelle les personnels à amplifier l’expression de leur opposition entière à la
réforme des lycées, à la réforme de la voie professionnelle, et à celle du
statut régissant les établissements (EPLE), à la politique budgétaire qui
dégrade toujours plus les conditions de travail et d'étude et réduit l'offre de
formation, ainsi qu’aux conditions d’accueil des stagiaires à la rentrée 2010.
Dans ce cadre, elle a sollicité une
audience auprès du ministre de l’éducation nationale. Luc Chatel, par ailleurs
porte-parole du gouvernement et chantre du dialogue social n’a, à ce jour, pas
donné de réponse, voulant sans doute marquer ainsi le peu de cas qu’il fait des
attentes des personnels.
L’intersyndicale
renouvelle solennellement sa demande.
Mobilisation
dans la fonction publique
TOUTES
ET TOUS, MOBILISONS-NOUS LE 23 MARS
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Paris le 23 février 2010
Face
à la politique économique et sociale menée par le Gouvernement, en l’absence de
réponses satisfaisantes apportées le 15 février par le Président de
Ce
jour là, dans l’unité interprofessionnelle la plus large, la journée de grève
et de manifestations rappellera aussi que, dans un contexte de crise, les
services publics sont d’autant plus indispensables.
Nos organisations syndicales de
Ensemble, mobilisons-nous notamment pour :
ÄL’arrêt immédiat des suppressions
d’emplois, et des créations de postes partout où cela s’avère nécessaire.
ÄLa résorption de la précarité dans
ÄDes augmentations salariales assises
sur la valeur du point d’indice et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat
intervenues depuis plusieurs années.
Ä Une réforme des retraites prenant en
compte l’ensemble des questions, tant pour le Code des pensions que pour le
régime général, et notamment, le niveau des retraites, l’emploi, le
financement, la pénibilité, la réduction des inégalités et visant à
l’amélioration pour tous.
Ä Des mesures immédiates pour améliorer
les conditions de travail et mettre un terme aux situations de souffrances
professionnelles
Ä Des évolutions ayant pour but
l’intérêt général et les besoins de toute la population sur l’ensemble du
territoire, ce qui implique le retrait de plusieurs dispositifs contraires à
ces principes dans les trois versants de
Nos organisations syndicales exigent l’ouverture
immédiate de véritables négociations
Elles appellent l’ensemble des personnels à se mobiliser
massivement
le 23 mars pour faire aboutir leurs revendications
BAC PRO 2010
DÉVELOPPEMENT
DES CCF : INACCEPTABLE !
Lundi
1er mars
Le
SNUEP-FSU vient de prendre connaissance des nouvelles modalités d’évaluation
envisagées pour la validation du Baccalauréat Professionnel. Les textes qui les
définissent seront présentés lors du CSE du 11 mars et proposent que la
quasi-totalité des épreuves soient évaluées en contrôle en cours de formation
(CCF). A maintes reprises, le SNUEP-FSU a demandé qu’un bilan de la mise en place des CCF dans l’évaluation
des diplômes de la voie professionnelle soit réalisé. Dès la rentrée 2009, le
ministère s’était engagé à ouvrir un débat sur ce dossier. Mais force est de
constater, une fois encore qu’il n’a pas tenu ses engagements puisqu’il propose
de généraliser ce dispositif sans en avoir auparavant effectué un bilan !
Après
le CAP, entièrement évalué en CCF, puis le BEP maintenant validé par
l’obtention de quelques unités en CCF (conséquence de la réforme du Bac Pro 3
ans), le ministère s’attaque aujourd’hui à l’évaluation du Baccalauréat
Professionnel. Le SNUEP-FSU rappelle que la généralisation des CCF, si
toutefois elle devait se confirmer, aura de graves conséquences sur la valeur
des diplômes de la voie professionnelle. Elle transformera des diplômes
nationaux en diplômes « maison », dont la valeur variera selon
l’établissement d’obtention. Ainsi, l’évaluation du contenu des référentiels
est renvoyée au niveau local sans aucune garantie d’harmonisation du niveau
d’exigence. De plus, le CCF ne garantit pas l’impartialité de l’évaluation
puisque l’enseignant, soumis à la pression d’une hiérarchie souvent avide de
résultats, est à la fois concepteur et correcteur de cette épreuve pour ses
propres élèves.
La
multiplication de ces CCF, qui doivent être passés en 2nde, 1er et Tle Bac Pro,
a aussi des conséquences sur la conception et sur l’organisation du travail
alourdi des enseignants. Elle polarise dangereusement la mission des
enseignants sur le seul objectif de l’évaluation, souvent au détriment d’un
travail pédagogique de qualité.
Le
SNUEP-FSU dénonce ce projet et réaffirme sa position concernant les évaluations
des CAP, BEP et Bac Pro, qui, pour une réelle équité entre tous les élèves,
doivent s’effectuer pour toutes les disciplines en épreuves ponctuelles cadrées
de façon nationale.
Le
SNUEP-FSU demande solennellement au ministère de retirer ces textes de l’ordre
du jour du prochain CSE. Il demande qu’un réel bilan relatif aux CCF soit enfin
réalisé.
Le
SNUEP-FSU exige du ministère qu’il ouvre enfin ce débat avec l’ensemble des
organisations syndicales afin d’élaborer un projet de qualité en matière de
validation des niveaux V et IV de la voie professionnelle.
Violences faites à l’une de nos élèves
Najlae en fuite, battue, et
finalement…
expulsée par le gouvernement
!!!
Le 8 mars 2010
Le SNUEP-FSU attend que le président honore ses paroles !
« A chaque femme
martyrisée dans le monde, je veux dire que
Le
SNUEP-FSU exprime toute sa colère et son indignation quant à la mesure
d’expulsion dont vient de faire l’objet Najlae,
élève de 19 ans au lycée professionnel Florence Dolto à Olivet (académie
d’Orléans-Tours).
Cette
jeune élève, arrivée en France en 2005 pour fuir un mariage forcé, vivait chez
son frère qui la rouait de coups. Après avoir déposé une main courante au
commissariat de Montargis, elle décide de porter plainte à la gendarmerie de
Château-Renard. Alors même qu’elle cherchait une protection contre les
violences dont elle était victime, les autorités françaises l’ont expulsée manu-militari
vers le Maroc sous couvert que ses papiers n’étaient pas en règle.
Le
cas de Najlae est d’autant plus insupportable que le gouvernement a décrété
l’année 2010 comme l’année de grande cause nationale contre les violences
faites aux femmes. Quel exemple que cette expulsion pour toutes nos
filles qui voient qu’en rompant le silence Najlae n’a obtenu qu’une
expulsion pure et simple.
Double
discours ? Surtout en période électorale ….
Cette
« chasse aux enfants » dont font l’objet nos élèves sans papiers est
inacceptable et indigne d’un pays qui se revendique des droits de l’Homme.
Le
SNUEP-FSU appelle tous les enseignants à se mobiliser contre les
violences que subissent nos élèves sans papiers ainsi que contre toutes les
violences que subissent les filles et les femmes, dans et en dehors de nos
établissements, lors de la manifestation du 8 mars.
Le
corps des PLP du service public
À
la loupe des chiffres 2010 du ministère
Le
ministère dénombre 61000 Professeurs de lycée professionnel qui travaillent
dans le secteur public (contre 10000 dans le privé), avec un âge moyen de 44,5
ans d’âge (pour une moyenne générale de 43,1 sur l’ensemble du secteur public).
4,8% ont de moins de trente ans, soit deux fois moins que la moyenne (9,9), et
34,7% ont plus de cinquante ans (pour une moyenne de 31,6). Il y a 48,5 % de
femmes soit beaucoup moins que la moyenne pour le secteur public qui est de
57,5%. On compte 6,5% de temps partiel (pour une moyenne de 10,1).
L’indice
moyen de rémunération d’un PLP du secteur public est de 567 points.
Le
premier décile se trouve à 439 points et le dernier à 741.
Source : http://media.education.gouv.fr/file/2010/72/5/NI1002_137725.pdf
MOUVEMENT INTER 2010
LE SNUEP VOUS INFORME
Calendrier et
Organisation
Les
groupes de travail de vérification des barèmes INTER 2010 ont eu lieu du 11 au
22 janvier 2010 dans la plupart des académies. Nos élu-e-s ont défendu votre
dossier, vérifié votre barème, sont intervenu-e-s le cas échéant pour faire
rectifier les erreurs et vous ont tenu informé-e.
Les
groupes de travail sur le mouvement spécifique ont eu lieu à partir du 28
janvier pour les Arts appliqués, le tertiaire et l’industriel ; celui
pour les chefs de travaux aura lieu le 8 février.
L’inspection
générale propose au groupe de travail un projet d’affectation sur poste à
profil. Les élu-e-s vérifient avant le groupe les avis des chefs
d’établissement, des inspecteurs… et interviennent à avis favorable, égal ou
profil semblable, pour améliorer le projet. Ce n’est en aucun cas une affectation à titre définitif. Elle doit
être confirmée par
Les
élus nationaux du SNUEP-FSU sont joignables au 01 45 65 02 56 durant la période des mutations (du lundi au
vendredi de 9h30 à 17h).
CAPN INTER 2010
Le
mouvement sera encore une fois difficile cette année, d’une part à cause de la
généralisation des Bac Pro 3 ans et de la « Masterisation » qui
entraînent dans les académies des suppressions de postes importantes, et
d’autre part par la remise en cause du rôle du paritarisme (cellule mobilité,
communication anticipée du projet de mouvement, …).
Seront
traités en priorité les rapprochements de conjoints, les séparations, les
handicaps…
L’ordre
d’examen par discipline n’est pas encore connu à ce jour.
Les
collègues qui nous auront fourni leur dossier à défendre recevront un courrier
de notre part sur leur situation (mutation ou non).
En
cas de réponse positive à leur-s vœu-x, les PLP ou CPE doivent prendre contact
avec nos secrétaires académiques pour la phase INTRA qui débute le 19 mars
2010.
Les
situations exceptionnelles (mutation, perte d’emploi du conjoint, etc.)
pourront être traitées éventuellement après
Les
informations transmises avant les CAPN de mars, par l’administration via
« Iprof, sms… » ne sont que des projets et sont susceptibles d’être
erronées (15% d’erreurs en 2009).
Nous
vous conseillons d’attendre la confirmation du résultat au soir des CAPN en
contactant le SNUEP-FSU national.
APPELEZ-NOUS
Le
SNUEP-FSU national met en place une organisation spécifique pour vous informer
dans la semaine du 15 au 19 mars 2010.
Les adhérents ont accès avec leur N°
d’adhérent (carte syndicale) au site national Internet du syndicat et pourront
avoir en temps réel les propositions d’affectation.
Une permanence téléphonique aura lieu
jusqu’à 23 heures les mercredi 17 et jeudi 18 mars. Vous pourrez nous joindre
aux numéros suivants :
01 45 80 14 95 ou 01 45 65 02 56 ou 01 45 65 02 91 ou 01
45 65 02 69
Ouverture des FPMN et CAPN de mouvement inter-académique 2010
Déclaration unitaire 8 mars 2010
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Le
mouvement des mutations, premières affectations et réintégrations des personnels
du second degré est l’opération de gestion concernant les corps numériquement
les plus importants des fonctionnaires d’Etat et cadres de l’Etat, de la plus
grande catégorie de salariés en France, lorsque l’on considère ensemble nos
Commissions Administratives Paritaires Nationales et Formations Paritaires
Mixtes Nationales réunies ce jour.
Chacun
sait l’importance sociale et politique du mouvement, en ce qui concerne la mise
en œuvre du service public d’éducation nationale, tout comme le nombre de
personnels concernés et la satisfaction de leurs vœux.
Nos
CAPN / FPMN représentent les corps numériquement les plus importants de notre
administration, de l’Etat, du monde salarial.
Nous
savons tous ici l’attachement des personnels du second degré à un service
public de qualité, à l’ambition éducative, au paritarisme. Nous savons tous
également ici combien, élus nationaux des personnels, nous sommes tous
indubitablement représentatifs de nos professions.
Le
paritarisme fait
partie de la structure de l’Etat et de l’administration : le statut
général (titre 1er, article 9) fonde la participation des
fonctionnaires à la mise en œuvre de l’intérêt général et au fonctionnement du
service public. Les CAP ne sont pas simplement consultatives mais obligatoirement
et préalablement consultées. Elles occupent une place particulière : c’est
la seule structure administrative de l’Etat issue, dès l’origine et pour
moitié, du suffrage universel direct des fonctionnaires.
Nous
sommes très attachés au « dialogue social » sous toutes ses formes
mais d’abord en respectant ses formes statutaires, légales et
réglementaires : le paritarisme. Le dialogue social ne se résume certes
pas au paritarisme, mais ce dernier en est le socle : cela implique
notamment que l’avis rendu par les CAP et FPM doit être respecté. Ici, au
ministère, comme au niveau déconcentré.
Chaque
année, nous sommes trop souvent saisis de dysfonctionnements rectoraux aux
droits des élus du personnel : délais de communication et qualité des
documents préparatoires, irrespect des avis rendus par les CAP... La liste est
longue ; c’est profondément.
Ainsi,
en 2009, lors de la phase intra-académique du mouvement national, des recteurs
ont délibérément refusé d’entendre les propositions de corrections et
d’améliorations des affectations formulées par dans les instances statutaires
par les élus des personnels (Rennes, Toulouse). Les groupes de travail
compétents pour examinés les affectations des TZR ont été purement et
simplement annulés à Dijon et Toulouse.
Cette
année 2010, le recteur de Nice a gravement tenté d’entraver le rôle essentiel
du Groupe de travail de vérification des vœux et barèmes du mouvement
inter-académique, alors qu’il s’agit d’une étape essentielle aux travaux des
commissions de mouvement qui s’ouvrent ce jour. Enfin, à Amiens et à
Montpellier, on cherche chicane aux élus nationaux, ici présents dans cette
salle : ce jour, ils ne sont toujours pas remplacés dans leurs
classes !
Les
mutations et les premières affectations sont pour les personnels un moment
important qui a des conséquences fortes sur les conditions professionnelles et
personnelles des agents concernés. Ils sont très attachés à ce que soient
strictement respectés leurs droits, la transparence des décisions et la
capacité de leurs représentants, élus par l’ensemble de nos professions, à
pouvoir tout à la fois s’assurer de l’égalité de traitement et garantir
l’équité, mais aussi à disposer des moyens permettant de corriger les « erreurs
» et d’améliorer la qualité du mouvement proposé par l’administration.
Cela
impose :
- Des
documents préparatoires donnés suffisamment à l’avance et permettant aux
représentants des personnels d’assurer l’intégralité de leur tâche, ce qui
suppose de pouvoir scinder toutes les phases du mouvement et pouvoir intervenir
sur chacune d’entre elles ;
- Que
toutes les affectations et toutes les mutations de l’ensemble des personnels
fassent l’objet d’un examen par les FPMN au niveau national et les FPMA et des
groupes de travail au niveau académique (affectation des TZR et des
stagiaires).
C’est le
seul moyen d’éviter la moindre suspicion sur d’éventuels « passe-droits ».
La non
prise en compte de ces exigences conduirait à un conflit majeur avec l’ensemble
de nos professions sur un sujet très sensible qui a déjà conduit l’an passé à
une réaction d’ampleur des personnels.
Le choix
fait par le Ministère, et par voie de conséquence par les Rectorats, de
communiquer avant la tenue des FPM les projets de mouvement anticipés et non
vérifiés par les commissions paritaires, conduit à d’inacceptables blocages. C’est en effet cela qui suscite les
refus des rectorats à prendre en compte les demandes formulées par les
commissaires paritaires lors des FPM pour corriger les erreurs et prendre en
compte les améliorations, demandes faites pour assurer l’égalité de traitement,
l’équité du mouvement et permettre la mutation du plus grand nombre
d’enseignants. C’est la raison pour laquelle nous demandons qu’aucune
information individuelle ne soit communiquée avant le mouvement.
Les personnels enseignants vivent cela comme une
véritable provocation : ils refusent
cette remise en cause de leurs droits, de la transparence et de l’égalité de
traitement dans les opérations de mutation.
Les
organisations syndicales exigent du ministre des décisions claires qui
rétablissent et garantissent toutes les possibilités pour leurs représentants
d’effectuer leur travail d’élus paritaires pour le respect de règles
applicables à tous au niveau national et dans toutes les académies.
Ensemble
nous sommes décidés à faire respecter le rôle des instances paritaires.
Formation
des stagiaires
Le
SNUEP, le SNES et le SNEP interpellent
le
conseiller social du ministère



Paris
le 19 février
Monsieur le
Conseiller,
Le SNES, le
SNEP et le SNUEP FSU ont examiné avec attention le projet de circulaire de
cadrage sur l'accueil, l'accompagnement et la formation des enseignants
fonctionnaires stagiaires, notamment dans les parties second degré.
Nous tenons
à vous rappeler en préalable que nos organisations syndicales continuent de
demander la remise à plat de la réforme de la formation des enseignants.
C’est la
seule décision qui serait de nature à offrir une porte de sortie sérieuse à ce
dossier crucial. Notre opposition à la suppression des emplois de stagiaires
reste intacte, tout comme l’est notre condamnation de la décision ministérielle
de confier une classe en responsabilité entière à un étudiant non qualifié pour
enseigner.
Nous
continuons également à exiger la mise en place de pré recrutements.
L'orientation
générale de votre projet confirme les craintes dont nous vous avions fait part
à l'oral, à savoir un cadrage réduit au minimum renvoyant l'essentiel aux
décisions locales. Cette absence de préconisations nationales fortes, dans la
mise en oeuvre du continuum de formation, risque d'engendrer des disparités
importantes dans les situations et des choix davantage pilotés par des
impératifs de gestion plutôt que de formation. Elle compromet enfin gravement
le caractère national des plans de formation élaborés dans le cadre des IUFM
intégrés aux Universités, tant dans les volumes horaires que les contenus.
L'hésitation
entre les stages filés ou groupés aura des conséquences et ne peut être
tranchée tardivement ; une concertation urgente entre les différents
partenaires intervenant dans la formation est nécessaire et le rôle des IUFM
(jamais cités dans le projet) doit être réaffirmé.
Au fil du
texte, quelques remarques :
- au 1.1 :
affirmer que les néo-recrutés pourront faire état de leurs besoins de formation
complémentaire est utopique à un moment où ils n'auront pas encore été
confrontés aux réalités du métier. Il vaudrait mieux prévoir un temps de
regroupement ultérieur.
- au 1.2 :
la phrase qui dit que le volume de formation et d'accompagnement sera
équivalent à un tiers de l'ORS du corps d'appartenance du stagiaire doit
préciser que le maximum de l'ORS doit être de 2/3 de celle de ce corps. Le
service ne peut en aucun cas être annualisé et les stagiaires doivent
impérativement être exemptés d'heures supplémentaires.
- au 1.3 :
non seulement il faut faciliter pour le compagnonnage les emplois du temps du
stagiaire et du tuteur mais il est impératif qu'ils soient dans le même
établissement; la proximité est exclue.
- au 2.2.1
: la quotité des supports où seront affectés les stagiaires doit être
équivalente à l'ORS des stagiaires en fonction de leur corps d'appartenance, la
notion de "proche" doit être bannie. Il serait en outre utile de
rappeler la notion de maxima de service, ce qui rend possible des
situations
où ce maximum ne serait pas atteint en fonction de l'horaire des disciplines
notamment.
Enfin, dans
ce même paragraphe, concernant le remplacement, il est inadmissible que les
étudiants de M2 puissent être considérés comme des moyens de remplacement et
nous demandons le retrait de cette mention.
Le SNES, le SNEP et le SNUEP FSU
estiment donc que non seulement cette circulaire ne règlera rien, mais qu’elle
confirme l’irresponsabilité du ministère sur ce dossier de la formation des
enseignants, et sa volonté de se décharger totalement de la situation ingérable
qui va s’ensuivre, sur les chefs d’établissements et les enseignants.
Au-delà de
ces remarques, nous tenons à vous rappeler également que :
- le
principe du compagnonnage avait été rejeté comme modalité l’an passé.
D’ailleurs,
rien de concret n’est proposé à ce jour sur la rémunération des tuteurs (qui
devront assumer cette fonction hors de leur temps de service !) ni surtout sur
leur formation ;
- il avait
été acquis le principe d’une responsabilité de l’université (et donc des IUFM)
dans
- non
seulement un service complet est trop lourd pour un débutant, qui avait parfois
déjà du mal avec un mi-temps ; de plus, cette situation ne permet pas un
aller-retour pratique/analyse de pratique.
- la
participation des tuteurs à l’évaluation du stagiaire ne s’improvise pas et
renvoie aux
problématiques
de formation de ces derniers.
Les
services publics sont une richesse
Pour
des États Généraux du Service Public
Après
les batailles sur l’eau, le rail, l’éducation, la santé… La votation citoyenne
en défense de
La
résistance est indispensable, mais nous ne pouvons nous contenter de défendre
un existant que nous voulons transformer, ni nous résigner à le faire dans le
cadre d’un choix de société par nature antagonique à l’essence du Service
Public. Il nous faut reprendre l’offensive idéologique sur le terrain du
Service Public (et pas seulement de tel ou tel SP).
Les
politiques néolibérales viennent d’exploser dans une crise économique, sociale
et environnementale qui confirme à la fois leur inefficacité, leur coût et
l’injustice qu’elles produisent. Nous sommes convaincus que notre époque est
celle d’une prise de conscience par les peuples de l’unité de leur destin.
Nombre de biens et de services sont appelés à entrer dans le patrimoine commun
de l’humanité ce qui appelle une large appropriation sociale et la mise en
oeuvre de services publics à tous niveaux : local, national, international,
mondial.
Le
XXI° siècle peut et doit être l’«âge d’or» du service public. En raison de son expérience et de
son histoire, la contribution de notre pays pourrait être essentielle dans cet
avè-nement.
Nous
proposons donc de nous appuyer sur les mobilisations existantes, et qui gardent
leur dynamique propre, les aspirations citoyennes, les comités existants pour
ouvrir un débat très large
POUR
des services publics et une fonction publique du 21ème siècle efficaces et
démocratiques.
www.etats-generaux-du-service-public.fr
CALENDRIER
Avril-Mai 2010
Partout des « Rencontres pour le Service Public » à engager au
niveau local, départemental ou/et régional, avec l’objectif de lever une
problématique commune à partir et au-delà des points sectoriels, de cerner les
questions afin d’amorcer des réponses. De contribuer au débat national.
Samedi 5 juin sur Paris
Une rencontre nationale des représentants de tous les comités
locaux pour faire la synthèse des questions et des propositions issues de ces
rencontres et dessiner le socle des États généraux nationaux. Décider quant à
la pétition nationale, son contenu. Préparer les États généraux. Décider de la
manifestation nationale.
Entre mi-septembre et mi-octobre
Tenue des « États généraux du Service public » sur 2 jours (fin de
semaine) dans une structure permettant accueil et hébergement. Travail à partir
des travaux locaux, de chercheurs, des contributions des organisations du
comité national.
Fin 2010
Dans la
foulée des États généraux, une manifestation nationale pour le Service Public
est envisagée pour populariser et porter ses engagements.
Le comité national est constitué
des organisations suivantes : (ordre alphabétique)
AITEC ; ANECR ; ATTAC ; CADAC ;
Collectif national contre les franchises et pour l’accès aux soins pour tous ;
Collectif national droits des femmes ; Confédération Paysanne ; Convergence
Nationale des collectifs de défense et développement des SP ; Comité National
des Privés d’Emploi CGT ; Coordination nationale des comités de défense des
hôpitaux et maternités de proxi-mité ; ESS ; Fondation COPERNIC ; FASE ;
Fédération des SP – CGT ; FSU ; Gauche Avenir ; Gauche Unitaire ; Les
Alternatifs ; Les Verts ; LDH ; M’PEP, MRC ; NPA ; PCF ; PCOF ; PG ; PS ;
République et Socialisme ; Résistance Sociale ; SOLIDAIRES ; Syndicat de la
Magistrature ; UDB ; UFAL ; UGFF-CGT ; UNEF ; USP …
Et vous, si vous le souhaitez !
