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Paris, le 15 mars 2010

 

Communiqué de presse de l’intersyndicale du second degré du 13 mars 2010

Pour l’amplification de la mobilisation

SNES-FSU, SNEPFSU, SNUEP-FSU, CGT Educ’action, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNFOLC

 


La forte mobilisation des personnels du second degré dans la grève et les manifestations du 12 mars montre leur détermination dans leur rejet des réformes Chatel en cours : réforme du lycée, réforme de la voie professionnelle aggravée par la généralisation du CCF, réforme du statut régissant les établissements (EPLE), politique budgétaire qui dégrade toujours plus les conditions de travail et d’étude et réduit l’offre de formation, conditions d’accueil des stagiaires à la rentrée 2010, annonces sur la voie technologique.

La seule réponse du ministre reste le mépris, le refus de tout dialogue et la multiplication d’annonces provocatrices, comme par exemple sur le remplacement.

Les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CGT Educ’action, SNALCCSEN, SNCL-FAEN, SNFOLC, dans une intersyndicale très largement majoritaire, appellent les personnels à se réunir dans les établissements et à amplifier la mobilisation.

Elles apportent leur total soutien aux actions en cours, et aux décisions de grève qui seront prises par les personnels avec leurs organisations syndicales dès la semaine prochaine.

Elles renouvellent leur exigence d’être reçues par le ministre.

Elles restent en contact très étroit et se réuniront de nouveau pour envisager les suites.

Communiqué commun UNL – SNUEP-FSU - CGT

Luc Chatel renforce dans l’ombre un système scolaire à deux vitesses

 


En séance plénière du Conseil Supérieur de l’Education du jeudi 11 mars, le Ministère de l’Education Nationale a présenté des décrets réformant les épreuves du Baccalauréat dans les filières professionnelles : faire passer l’intégralité des épreuves sauf trois en contrôle en cours de formation sans épreuve terminale. Pour l’Union Nationale Lycéenne, le SNUEP-FSU et la CGT, Luc Chatel aggrave les difficultés d’une voie déjà sous dotée.

Un Baccalauréat sans épreuve nationale, est-ce encore un Baccalauréat ?

Alors qu’il aurait été nécessaire de débattre du rythme des évaluations et du contenu des programmes pour mettre fin à l’effet couperet et au bachotage des examens en fin de parcours, le Ministère de l’Éducation Nationale a pris le mauvais chemin.

En effet, si nous pouvons être favorables à une réforme des épreuves du Baccalauréat Professionnel, nous ne pouvons accepter une évaluation finale qui repose sur chaque établissement et fait abstraction du droit à l’anonymat et à la partialité des corrigés.

Deux lycéens dans la même filière mais dans des établissements différents ne bénéficieront pas de la même reconnaissance de diplôme. La possibilité pour les lycées de mettre en place une stratégie de « prestige » d’établissement plutôt que de se concentrer sur la qualité réelle de la formation et sur la réussite des élèves peut entrainer une course à la sur-notation pour attirer des effectifs.

Luc Chatel persiste dans une stratégie de hiérarchisation du système éducatif. En effet, c’est une éducation à la carte qui se dessine avec : la suppression de la carte scolaire combinée à la déconnexion entre les réformes de la filière professionnelle et des filières technologiques et générales.

Une fois de plus, le Gouvernement cherche à étouffer un incendie qu’il a lui-même allumé.

Nous considérons ce type de proposition comme un aveu de l’échec du Bac pro en trois ans. Le Gouvernement cherche une solution à la surcharge des programmes de lycée professionnel : en réformant dans une logique comptable sans prise en compte de la qualité de la formation dispensée, il crée une situation catastrophique pour les élèves et impossible pour les enseignants.

filière professionnelle est un pilier de la démocratisation de l’école et de la diversification des parcours de formation. La détérioration de la qualité du diplôme est d’autant plus grave dans une période de chômage élevé chez les jeunes où une reconnaissance nationale des qualifications est indispensable pour chercher un emploi.

En conséquence, l’UNL et le SNUEP-FSU et la CGT demandent au gouvernement de revoir sa copie (…).

 

Texte action du Bureau National du SNUEP-FSU du 11 mars 2010

Pour la défense du service public

le SNUEP-FSU appelle à participer massivement à la grève et aux manifestations du 23 mars

 


Un projet politique catastrophique pour la jeunesse

À l’heure où le chômage ne cesse d’augmenter notamment chez les jeunes de 15 à 24 ans, quand près d’un quart de cette tranche d’âge est sans emploi, le discours récurrent du gouvernement concernant la formation professionnelle initiale est difficilement audible.

 

Les effets d’annonce à la veille des élections régionales se substituent à une véritable politique ambitieuse pour la jeunesse. Lorsqu’en campagne électorale, le président déclare vouloir arriver à « un million » de jeunes en apprentissage « le plus rapidement possible », les ficelles sont un peu grosses.

 

Le massacre de l’emploi public, la casse des services publics accompagnant la décentralisation et la décharge des missions de l’Etat sur les régions viennent conforter malheureusement les analyses que le SNUEP-FSU mène depuis longtemps. Avec la suppression massive des postes dans l’Education Nationale, la mise en concurrence de l’enseignement professionnel et des autres modes de qualification (contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation et stage régionaux)apparaît de plus en plus criante. L’Etat se décharge de ses missions sur les collectivités territoriales ou le secteur privé à qui il confie la charge de la formation professionnelle au plus grand mépris de la jeunesse.

 

Les incitations économiques qui consistent à porter à 2 000 euros la prime aux employeurs à la fin de chaque cycle de formation pour chaque apprenti engagé sont un élément difficilement envisageable pour le SNUEP-FSU car cela ne permettra en rien les sorties précoces du système scolaire.

 

Le SNUEP-FSU dénonce une politique à court terme qui vise uniquement à éponger les chiffres catastrophiques du chômage des jeunes en bradant l’enseignement professionnel public au profit de l’apprentissage ou de dispositifs d’insertion qui négligent la qualité des formations dispensés. La jeunesse paie une politique à courte vue dont le seul but est de réaliser des économies sur le dos de celles et ceux qui ont le plus besoin d’école.

 

La dégradation lente et continue des conditions de travail pour les élèves et pour les professeurs se poursuit

 

Le mépris affiché par le gouvernement dans le cadre de la formation des enseignants en est un élément probant : comment envisager un temps soit peu qu’un étudiant ayant réussi le concours sera à même d’enseigner immédiatement sans aucune formation pédagogique ? Les dispositifs bricolés à l’heure actuelle sont conditionnés par des exigences budgétaires qui font de l’Education Nationale un ministère parent pauvre de la politique gouvernementale.

 

le SNUEP FSU estime donc que non seulement la circulaire du 25 février ne règlera rien, mais qu’elle confirme l’irresponsabilité du ministère sur le dossier de la formation des enseignants, et sa volonté de se décharger totalement de la situation ingérable qui va s’ensuivre, sur les chefs d’établissements et les enseignants.

 

À force de supprimer des postes, celui-ci n’est même plus à même d’assurer les remplacements des professeurs et à grand renforts d’annonces médiatiques, le ministre vante la constitution prochaine d’un vivier composé essentiellement d’étudiant ou de jeunes retraités !!!

 

La rénovation du bac pro telle qu’elle est proposée est proprement scandaleuse. Les bricolages successifs proposés par le ministère  ont des conséquences de plus en plus désastreuses sur le fonctionnement des établissements et sur la qualité de la formation dispensée aux élèves.

Pire, les moyens qui devraient être mis en place avec cette réforme sont nettement insuffisants. L’accompagnement personnalisé n’est pas assuré pour de nombreux élèves, la LV2 qui devient obligatoire pour certaine formation ne peut être assuré faute d’enseignants !

La réforme de la gouvernance des EPLE est le moyen trouvé par le ministère pour transférer aux établissements la gestion de la pénurie des moyens. Le SNUEP-FSU réaffirme son opposition à ses réformes.

 

Pour la session 2012, la quasi-totalité du diplôme du Bac Pro sera évaluée en contrôle en cours de formation ce qui transformera des diplômes nationaux en diplômes « maison », dont la valeur variera selon l’établissement d’obtention. Ainsi, l’évaluation du contenu des référentiels est renvoyée au niveau local sans aucune garantie d’harmonisation du niveau d’exigence. De plus, le CCF ne garantit pas l’impartialité de l’évaluation puisque l’enseignant, soumis à la pression d’une hiérarchie souvent avide de résultats, est à la fois concepteur et correcteur de cette épreuve pour ses propres élèves.

La multiplication de ces CCF, qui doivent être passés en 2nde, 1er et Tle Bac Pro, a aussi des conséquences sur la conception et sur l’organisation du travail alourdi des enseignants. Elle polarise dangereusement la mission des enseignants sur le seul objectif de l’évaluation, souvent au détriment d’un travail pédagogique de qualité.

 

Dans la même logique, l’épreuve de rattrapage est maintenue dans une version différente, mais le jeu des coefficients reste le même. L’oral de vingt minutes compense la note globale obtenue au bac (si elle est comprise entre 8 et 10). Par ce biais, s’opère une véritable dévalorisation du diplôme de bac pro.

 

Dans ce contexte, le SNUEP-FSU dénonce l’absence d’ambition pour les élèves qui ont le plus besoin d’école quand les problèmes de fond (absentéisme, décrochage, sorties sans diplôme, exclusion sociale,…) subsistent et s’aggravent.

Le SNUEP-FSU déplore que le gouvernement fasse porter le chapeau de sa politique budgétaire à la jeunesse et notamment aux élèves de la voie professionnelle publique.

Le SNUEP-FSU continue de revendiquer une véritable réforme de la voie professionnelle pour sa valorisation, pour la réussite de tous les élèves.

Le SNUEP-FSU contactera les syndicats de l’intersyndicale de l’enseignement professionnel notamment pour envisager les actions les plus unitaires possibles sur la question des CCF au bac pro rénové et sur l’épreuve de rattrapage.

 

Le SNUEP-FSU appelle à l’action

 

Dans ce contexte, le SNUEP-FSU apporte son soutien plein et entier à tous les établissements en lutte

Le SNUEP-FSU s’associe pleinement à la grève du 12 mars et appelle les personnels de l’enseignement professionnel public à participer massivement aux actions de grève et de manifestation le plus largement possible.

 

Pour la défense du service public, le SNUEP-FSU appelle également à participer massivement à la grève et aux manifestations du 23 mars avec les fédérations de la fonction publique et l’interprofessionnel :

Pour une véritable amélioration des conditions de travail des enseignants de LP et des élèves

Pour permettre une réelle démocratisation de l’accès aux baccalauréats à tous les jeunes dans des formations sous statut scolaire.

● Pour la revalorisation de nos salaires par l’augmentation de la valeur du point d’indice.

● Pour le maintien des retraites par répartition, la solidarité inter-générationnelle et le maintien des niveaux de pension


 

ÉCHOS DE LA MOBILISATION DU 12 MARS

 


LYON

Assez bonne mobilisation dans l'académie de LYON (environ 2 000 manifestants malgré le froid)

Audience intersyndicale de plus d'une heure 30 avec le Recteur : on a beaucoup parlé de l'enseignement professionnel lors de cette audience.

Peu de présence de SUD Education dans le cortège et absence lors de l'audience.

Nouvelle intersyndicale mardi 16 mars à 18 h 30 avec déjà un appel à rassemblement devant le rectorat mercredi 17 à 14 h 30 (très peu de monde aux appels du SNES à manifester devant les IA mercredi).

 

CRETEIL-PARIS-VERSAILLES

Belle manif de 10 000 manifestants avec une présence importante de la Fsu. Mobilisation dynamique des établissements. A l’issue de la manif une délégation devait être reçue par le cabinet du ministre, à laquelle participait un co SG du SNUEP-FSU, elle a en fait été reçue par des sous fifres ! Face a un tel mépris la délégation a quitté le ministère…Une intersyndicale était convoquée à 18h pour voir les suites du mouvement.

De plus, un appel de grève de l'intersyndicale est prévu pour jeudi 18/03.

Pour Créteil, réunion devant le rectorat de Créteil pendant le GT Lp à 11h, puis ils ont rejoint la manifestation au Ministère à 14 à Luxembourg.

ROUEN

Au Havre

Manifestation au Havre à 11h, 350 manifestants selon les R.G., 400 selon les O.S. Parmi ces 400, environ 20 étudiants, 150 lycéens (surtout de filières Techno), et le reste (soit 230…) enseignants. Sur les enseignants, les profs de LP représentaient à peu près 25 à 30 % des troupes.

AG de ville cet après midi pour que les collègues, mandatés par leurs AG d’établissements mettent en commun et décident des suites.

Cet après midi, AG de ville au Havre, avec collègues mandatés (ou non !). Environ 55 personnes, représentant une douzaine d’établissements du second degré (sur environ 50), parmi lesquels, 4 des 8 LP de la ville. Des taux de grévistes variant de 13 à 96 % selon les établissements. Sur les LP, faible mobilisation (15 à 20 %), dans 2 des 4 LP, environ de 40% à 60%. L’AG était essentiellement convoquée pour envisager les suites :ainsi, sur Le Havre, il y aura une nouvelle journée d’action le jeudi 18/03, les modalités d’actions restant à définir par établissements, certains ayant décidé de reconduire la grève ce jour là, d’autres ayant juste prévu un rassemblement avec les parents, d’autres n’ayant rien prévu de spécial, et enfin certains établissements étant absents lors de nos décision du jour. Un moment commun pour les établissements dans l’action est prévu, place du Rond Point, avec distribution de tracts à la population, le 18/03 de 12h à 14h. Des contacts seront pris rapidement avec les fédérations de parents locales, afin qu’ils se joignent éventuellement à nous.

A Rouen

Sur Rouen il y avait 500 manifestants selon la police, 700 selon les OS. Lors de l’audience intersyndicale, Mme la Rectrice n'a pas voulu revenir en arrière et elle pense que la rentrée se passera dans de très bonnes conditions. Une réunion intersyndicale se tient à l’issue de cette audience.



 

Bureau National du SNUEP-FSU du 11 MARS 2010

MOTION FORMATION DES ENSEIGNANTS

 


Le SNUEP-FSU rappelle sa demande de retrait de la réforme de la masterisation telle qu’elle est proposée par le gouvernement. Par ailleurs le Bureau national mandate le SNUEP-FSU pour imposer au MEN de prendre en compte la spécificité de la formation des PLP.

 

Le SNUEP-FSU s’oppose fortement à la circulaire du 25 février qui dégrade considérablement les conditions de travail et d’apprentissage des stagiaires :

 

- Le SNUEP-FSU a toujours dénoncé l’affectation des stagiaires sur des moyens d’enseignement comme une négation de la formation nécessaire pour démarrer dans le métier d’enseignant. Les rectorats réservent des postes vacants et des blocs de moyens provisoires pour les stagiaires. Les mouvements inter et intra académiques risquent d’être de plus en plus bloqués au détriment du droit à mutation des personnels.

- Le SNUEP-FSU condamne la mise en responsabilité des stagiaires sur poste 18h. Cela augmente considérablement les temps de préparation des cours et de correction, et diminue d’autant le temps consacré aux enseignements disciplinaires, didactiques ou pédagogiques.

- Le SNUEP-FSU ne peut concevoir que les stagiaires ne disposent que d’1/3 de service (6/18) pour leur formation, et que le temps consacré à cette formation ne cesse de diminuer.

- Le SNUEP-FSU s’oppose à la convocation fin août des stagiaires avant leur prise de fonction. Cela ne garantit pas une entrée dans le métier sans difficulté, et dédouane le MEN de ses responsabilités si des problèmes surgissent rapidement dans les classes. Sans compter que cette convocation est administrativement irrecevable, le stagiaire n’étant nommé qu’à compter du 1er septembre. La notion de volontariat ne peut s’appliquer à la formation professionnelle des enseignants.

- Le SNUEP-FSU dénonce le remplacement des stagiaires pendant leur formation par des étudiants M2 non admis au concours, si le stage est « massé ». Le MEN sacrifie des générations d’élèves qui ne pourront avoir dans leur année que des stagiaires ou des non titulaires.

 

Le SNUEP-FSU estime que la formation des enseignants ne peut pas se réduire à un simple compagnonnage.

 

Si le SNUEP-FSU ne nie pas la nécessité de recourir à la formation continue, il affirme qu’elle ne peut se substituer à la formation initiale.

Le SNUEP-FSU rappelle son attachement aux IUFM et souhaite que les instituts prennent toute leur place dans la formation des stagiaires et notamment des PLP.


 

Communiqué FSU - 12 mars 2010

Intéressement : à l'opposé des valeurs de la Fonction publique

 


Le ministre chargé de la Fonction publique persiste à soumettre aux organisations syndicales un protocole d'accord visant à mettre en place des dispositifs d'intéressement collectif dans toutes les administrations et établissements publics. Lors de la réunion du 12 mars, aucune organisation n'a donné son accord au texte proposé.

 

Alors qu'il est urgent d'aborder dans la Fonction publique, la résorption de l'emploi précaire et les salaires le gouvernement repousse l'annonce du calendrier de « l'agenda social 2010 » pour la Fonction publique à la fin du mois de mars. On peut s'interroger sur le sens de cette proposition dans ce cadre.

 

La FSU exprime son opposition aux dispositions proposées, contraires aux valeurs de la Fonction publique et aux missions des services publics.

 

Sans récuser l'intérêt d'indicateurs statistiques dûment renseignés pour le débat démocratique, leur utilisation dans la rémunération des fonctionnaires conduirait à mettre encore plus les personnels en concurrence et produirait des injustices et des tensions incompatibles avec la bonne organisation des services.

 

En outre en retenant des objectifs « peu nombreux et clairs », ces dispositifs ne valoriseraient qu'une partie de l'activité des agents, nécessairement choisie parce que mesurable. Les personnels seraient donc incités à se concentrer en priorité sur les objectifs retenus et à négliger les autres tâches.  Ce sont les missions des services publics et la prise en compte de l'intérêt général qui seraient ainsi gravement compromises. Diverses

 

Plusieurs études établissent d'ailleurs le risque d'effets contraires à ceux escomptés et concluent qu'il est préférable d'asseoir la motivation des personnels sur le sens qu'ils donnent à leurs missions.

 

La FSU appelle les personnels à se mobiliser très nombreux à l'occasion de la journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations du 23 mars pour obtenir notamment l'ouverture immédiate de négociations salariales et l'arrêt des suppressions massives d'emplois dans la Fonction publique.


 

Communiqué de presse du SNUEP-FSU du 12 mars 2010

REMPLACEMENTS : RESPECTER NOS METIERS

 


Le Ministre de l’Education Nationale et porte-parole du gouvernement déplore à grand renfort de statistiques les absences des enseignants : ce tableau noir de la situation est surtout à mettre au crédit de la politique menée depuis 2003. En supprimant près de 70000 postes depuis 2003, le ministère n’a eu de cesse de détruire systématiquement le système de remplacement qui fonctionnait auparavant.

 

Après avoir appauvri volontairement le vivier des professeurs remplaçants en supprimant 3000 postes à la rentrée 2009, décréter « la mobilisation générale » contre le non-remplacement des enseignants est particulièrement illusoire sauf à servir une politique désastreuse qui dégrade toujours un peu plus la continuité et de la qualité du service public.

 

Le SNUEP-FSU dénonce la volonté ministérielle de constituer « un vivier de remplaçants qui pourra être composé soit de jeunes retraités de l'éducation nationale ou d'étudiants en cours de formation ou juste diplômés qui pourront subvenir à des besoins urgents » : cette nouvelle attaque est un pas supplémentaire vers la casse du service public d’éducation et la déréglementation des statuts des personnels.

 

Le SNUEP-FSU condamne une nouvelle stigmatisation des enseignants : elle fait apparaître une nouvelle fois une politique démagogique particulièrement de mauvaise foi puisque chiffres à l’appui les absences des enseignants ne sont pas plus nombreuses que celles des autres salariés.

 

Le SNUEP-FSU rappelle que seuls les personnels actifs, formés peuvent assurer des remplacements efficaces pour assurer la continuité du service public d’éducation et garantir aux élèves la continuité pédagogique. Enseigner est un métier qui s’apprend. Les remplacements au pied levé ne s’improvisent pas.

 

Le SNUEP-FSU rappelle que l’amélioration du système de remplacement ne peut passer que par des moyens statutaires en nombre suffisant pour permettre à l’Education Nationale d’assumer entièrement toutes ses missions.

 


 

Communiqué de presse de la Fédération Générale des Retraités de la fonction publique

Remplacement des enseignants :

des décisions scandaleuses

 

Paris le 11mars 2010

 


Face à l'ampleur du problème de remplacement des enseignants absents, le ministre vient de trouver la solution: faire appel aux enseignants retraités et aux étudiants dès la rentrée 2010 !

Créer une « réserve » de contractuels, taillables et corvéables à merci, et « recruter » des retraités est inacceptable.

Faire appel aux retraités quand tant de jeunes diplômés sont sans emploi, c'est une provocation.

Faire appel à des étudiants sans la moindre préparation au métier, c'est irresponsable.

Faire « voyager » les titulaires remplaçants encore en fonction entre plusieurs académies, c'est méprisant pour les personnels.

Le détricotage du service public continue.

La FGR/FP, Fédération générale des retraités de la Fonction publique appelle ses adhérents à ne pas répondre aux sollicitations qu'ils pourraient recevoir.

Le service public d'éducation mérite mieux que du rafistolage !

Quand on manque d'enseignants, on crée des postes ! Au lieu d'en supprimer par milliers !

 

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