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Paris, le 24 mai 2010
Fonction publique
Grève le 27 mai !

Dans un contexte de
crise économique et sociale qui touche l’ensemble des salariés du public et du
privé, le gouvernement vient d’annoncer le gel des dépenses publiques pour les trois années à venir. Ces
orientations vont faire peser davantage encore sur les salariés les
conséquences de la crise. Les mesures
annoncées dégraderont les services rendus
aux usagers et les conditions de travail et de rémunération des personnels.
Les organisations
syndicales de la Fonction publique CFDT, CFTC, CGT, FSU, UNSA, SOLIDAIRES
dénoncent cette politique qui aggravera la situation de l’emploi public avec la
poursuite du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la
retraite. Elles affirment au contraire que des améliorations sont
indispensables pour assurer les besoins de toute la population sur l'ensemble
du territoire.
Elles revendiquent
l’arrêt immédiat des suppressions d’emplois et les créations de postes
nécessaires, la résorption de la précarité et des mesures immédiates pour
améliorer les conditions de travail. Il est urgent également d'augmenter les
salaires des agents de la Fonction publique et d'assurer le rattrapage des
pertes de pouvoir d’achat subies depuis plusieurs années
Les organisations
syndicales ont également fait un premier bilan des réunions qui se sont tenues
dans la Fonction publique sur la réforme des retraites. Sur les différents
thèmes abordés (pénibilité, emploi des seniors…), le gouvernement a persisté à
ne donner aucune information sur ses intentions. Les organisations syndicales
demandent au ministre d’ouvrir de véritables négociations en traitant toutes
les questions, et notamment celles du financement.
La réforme des retraites
tant pour les régimes des agents publics (Code des pensions, CNRACL) que pour
le régime général doit prendre en compte l’ensemble des questions notamment le
niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le maintien de
l'âge légal à 60 ans de départ à la retraite et la réduction des inégalités
visant à l’amélioration pour tous.
La concertation en
cours, le calendrier extrêmement serré imposé n'offrent pas une qualité de
dialogue social acceptable pour répondre à un tel enjeu de société, d'autant
que les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l'âge légal à
la retraite et l'allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire
constant.
Donner la priorité à l’emploi,
améliorer les salaires et le pouvoir d’achat, réduire les inégalités,
réorienter la fiscalité vers plus de justice sociale, investir pour l’emploi de
demain par une politique industrielle prenant en compte les impératifs
écologiques et par des services publics de qualité restent nos objectifs
communs.
Les
organisations syndicales appellent l’ensemble des personnels à participer
massivement aux grèves et manifestations le 27 mai prochain pour peser sur les
choix à venir.
27 MAI, TOUS
ENSEMBLE,
EN GREVE ET DANS LES
MANIFESTATIONS« Haro sur les dépenses
publiques ! »
C'est le choix des Etats européens pour donner des
gages aux banques, que ces mêmes Etats ont pourtant sauvées il y a quelques
mois. Fillon annonce l'application de
ces orientations dans les 3 années à venir approfondissant les politiques déjà
menées depuis 2007. Le financement des solidarités, les services publics,
l'emploi public, les salaires et les retraites sont en ligne de mire.
EMPLOI
La
RGPP, c'est la réorganisation des services, leur démantèlement ou leur
privatisation. A l'Education Nationale, ce sont des réformes régressives, comme
dans tous les ministères.
La
RGPP, c'est un vaste plan social. Depuis 2007, 100 000 départs en retraite
n'ont pas été remplacés.
Le
Gouvernement entend poursuivre et supprimer encore au moins 60 000 emplois.
Ce
sont 160 000 emplois dont sont privés les précaires de la Fonction Publique et
les jeunes attirés par ces métiers. C’est une dégradation des conditions de
travail de tous. C'est la présence et la qualité du service public qui sont
remises en cause.
SALAIRES
Depuis
2000, les traitements de la Fonction Publique ont perdu 9 % de leur pouvoir
d'achat.
La
perspective est le gel des salaires... pendant 3 ans !
Inacceptable !
Les mesures salariales sont si faibles qu'il faut régulièrement des mesures spécifiques pour maintenir le minimum FP au niveau du SMIC. Les qualifications des agents de la fonction publique ne sont pas reconnues.
RETRAITES
Le
gouvernement prétend refuser la baisse des pensions. Il ment.
Il
refuse tout bilan des réformes de 1993 et 2003. L’OCDE chiffre à 21 % la baisse
des pensions à l’horizon 2020.
Contraint d’annoncer des contributions supplémentaires
sans en préciser l’ampleur, la piste qu’il privilégie est l’allongement de la
durée de cotisation et / ou le report des bornes d’âge. C’est inacceptable
d’autant plus que :
= 6 salariés sur 10 sont
hors emploi au moment de liquider leur pension,
= l’âge du premier
emploi stable est actuellement de 27
ans,
= les femmes sont
pénalisées parce qu’elles ont plus souvent des carrières précaires.
Pour
imposer ses choix, il cherche à opposer les salariés du public et du privé et à
diviser les organisations syndicales.
D’autres solutions
existent.
Pour
la FSU, il faut augmenter les financements consacrés à la retraite. Il faut
renforcer le Code des pensions et revenir à un départ à 60 ans, avec 75 % des
six derniers mois, après 37,5 années de cotisation.
C’est
un autre partage des richesses qu’il faut imposer.
Par les
mobilisations, pour nos revendications,
imposons
d’autres choix pour l’emploi, le statut, les salaires et les retraites
Le
gouvernement vient d’adresser aux syndicats et au patronat son « Document
d’orientation sur la réforme des retraites ». Derrière un habillage qui se veut rassurant sur le maintien du régime par répartition, il
manœuvre pour contenir une mobilisation qui s’amplifie mais confirme en réalité
ses orientations dangereuses pour le niveau des pensions. Ainsi, il affirme
vouloir « écarter toute solution qui baisserait le niveau de vie des
Français ou augmenterait le chômage ». Mais il se situe dans la droite
ligne des réformes précédentes qui ont déjà eu cette conséquence. Il préconise
en effet de travailler plus longtemps,
avec 2 leviers possibles le recul de l’âge légal de la retraite, ou /et
l'augmentation de la durée de cotisation.
Pour
faire passer de nouvelles régressions, le gouvernement réutilise le
catastrophisme démographique alors que le COR a mis en évidence la
responsabilité de la crise dans l'aggravation des déficits (2,2 milliards en
2006,10 milliards en 2008, plus de 32 milliards pour 2010.
Il
s'agit donc de prendre prétexte de déficits en grande partie conjoncturels et
dont les salariés ne sont pas responsables pour avancer vers des régressions
durables.
Le
gouvernement refuse de prendre en compte les demandes fortes du mouvement
syndical de trouver de nouveaux financements. Seule concession annoncée : une
contribution financière spécifique sur les hauts revenus et les revenus du
capital. Elle montre que notre argumentation sur les financements n'a pu être complètement balayée dans un
contexte d'injustices sociales et fiscales majeures, mais cette mesure, qui
pourrait n'être que symbolique, doit ouvrir la voie à une vraie taxation des
revenus financiers. Le gouvernement se soumet en réalité au veto du Medef en
occultant le fait que l'accroissement de la productivité est générateur de
richesse ; il s'interdit ainsi de la traduire par une augmentation des
cotisations. Ce faisant il ferme toutes les portes qui ne seraient pas celles
du travailler plus longtemps. En allongeant la durée d'activité exigée, il
maintient dans l'emploi les salariés les plus âgés en laissant les jeunes à la
porte du marché du travail.
Toutes
les orientations, bien que prudemment rédigées, présagent des dégradations pour
les fonctionnaires comme pour les salariés du privé.
Pour
la FSU, ces orientations régressives mettent en danger le système par
répartition ; le gouvernement croit d'ailleurs si peu à son argumentation
qu'il tient à se préoccuper de l'épargne individuelle ! Elles programment
l'aggravation de la baisse des pensions.
POUR LA DÉFENSE DES PLP ET DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL
POUR LE DÉVELOPPEMENT D’UN OUTIL SYNDICAL
QUI DÉFENDE RÉELLEMENT LES PLP
Paris, le 17 mai 2010
Le SNUEP-FSU créé dans la FSU, 1ère
fédération de l’Education Nationale, s’inscrit dans un syndicalisme revendicatif. Il syndique les professeurs de
l’enseignement professionnel (PLP) et de la formation professionnelle initiale
sous statut scolaire.
Le SNUEP-FSU
refuse les compromissions avec un gouvernement qui prône avant tout la rigueur
budgétaire, la dévalorisation de la Fonction Publique et de ses missions, le
délestage vers les contrats d’alternance, et dégrade systématiquement les
conditions d’exercice du métier de plus en plus difficiles pour les collègues.
Le SNUEP-FSU revendique des pratiques
syndicales éthiques et responsables. Il défend la nécessité
pour les responsables syndicaux de toujours être devant élèves pour une partie
de leur service. Ainsi, les responsables syndicaux ne sont pas déconnectés de
la réalité du terrain : aucune décharge de service ne peut excéder les 2/3
du temps de service.
Par
ailleurs, le SNUEP-FSU ne verse aucune indemnité forfaitaire à ses responsables.
L’argent des adhérent-e-s ne sert pas à augmenter le salaire des représentants
du syndicat, car ce genre de pratiques discrédite le syndicalisme en général.
Le
SNUEP-FSU existe aussi dans les LP, SEP, SEGPA et EREA grâce à ses militant-e-s
bénévoles qui dispensent soutien, aide et expertise syndicale, au jour le jour
avec les équipes pédagogiques et éducatives.
Le SNUEP-FSU défend le fait que les cotisations
des adhérent-e-s soient intégralement affectées à la défense de l’enseignement
professionnel et de ses personnels. En détourner une partie
nuit également au syndicalisme dans son ensemble.
Le
SNUEP-FSU vit exclusivement grâce aux cotisations des adhérent-e-s et aux
décharges syndicales liées aux élections professionnelles.
Le
SNUEP-FSU dénonce aujourd’hui le discrédit du syndicalisme qu’implique dans
certaine organisation syndicale l’indemnisation de responsables avec les
cotisations des syndiqué-e-s, et considère que certains dysfonctionnements
aujourd’hui sous les feux de la justice ne peuvent qu’être préjudiciables au
syndicalisme.
Le Secrétariat national
Formation
des maîtres
ENSEIGNER, ÇA
S’APPREND !
La
formation des enseignants et leur recrutement sont l’un des leviers essentiels
pour transformer l’école en profondeur. C'est ce qu'a bien compris le
gouvernement qui met en place une réforme en cohérence avec sa vision libérale
de la transformation du système éducatif.
Le
gouvernement impose une formation successive : d’abord un master (Bac+5)
entrecoupé en deuxième année des épreuves d’admissibilité et d’admission,
appauvrissant la formation, suivi immédiatement d’une entrée dans le métier
basée sur le compagnonnage.
Il
se désengage de la formation professionnelle des enseignants en la renvoyant
sur les futurs recrutés qui devront se former principalement hors temps de
service. Il prétend recruter des enseignants experts dès la première année en
investissant a minima dans leur formation initiale.
En
supprimant l’année de stagiaire à l’IUFM et en affectant les lauréats en pleine
responsabilité, sur des emplois de titulaires, le gouvernement économise des
milliers de postes : le « gain » est estimé à environ 6000
postes à temps plein.
Rentrée 2010 :
du « grand n’importe quoi » pour les stagiaires, les
étudiant-e-s, les élèves !
Les
nouveaux enseignants qui seront reçus aux concours 2010, portant essentiellement
sur les connaissances disciplinaires, vont être sur le terrain à la rentrée.
Ils ne sont pas encore dans le « système master » mais seront les
premiers à en subir les conséquences… Leurs prédécesseurs bénéficiaient d’une
année de formation professionnelle en IUFM (PE2 ou PLC2 /PLP2) avec un tiers ou
demi-service devant élèves et un tutorat.
o
Une formation raccourcie d’un an
o Un service d’enseignement en
pleine responsabilité pour débuter !
o
1,5 millions d’élèves « cobayes » !
|
Dans le second degré, la plupart des
Recteurs ont décidé d’affecter les lauréats des concours à temps plein et ont
placé les périodes de formation en dehors du temps de service. Dans le premier degré, les stagiaires ne
devraient pas être en pleine responsabilité de classe en septembre – octobre,
puis devraient être nommés sur des postes de remplaçants. Dans les deux cas, la formation est pour l’essentiel basée
sur un simple compagnonnage. Ces choix ont des conséquences dramatiques non
seulement pour les futurs enseignants, mais aussi pour les élèves,
l’organisation des établissements et les possibilités de mutation des
personnels titulaires. |
Retrouvez la suite du texte sur le site de la FSU
http://www.fsu.fr/spip.php?article2272