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Paris, le 21 juin 2010
Motion du
Bureau National du SNUEP-FSU – 7 et 8 juin 2010
Tou-te-s dans l’action le 24 juin
L’ensemble des promesses,
annoncées à grand renfort médiatique, du candidat Sarkozy en 2007 n’a
évidemment pas été tenu : l’augmentation du pouvoir d’achat, la réduction
du chômage, la résorption de la précarité, l’égalité salariale entre les femmes
et les hommes….autant de « promesses » de campagne électorales qui
n’ont pas été mises en application ; seule exception, celle de ne pas
remplacer un fonctionnaire sur deux partants en retraite.
A l’instar de nombreux
militant-e-s, le SNUEP-FSU n’était pas dupe et savait que ces promesses
n’étaient que des arguments déguisés en vue de draguer une partie d’un
électorat déjà très affaibli par des années de difficultés sociales croissantes
induites par un système libéral toujours plus injuste.
En
trois ans, ce sont 45000 postes d’enseignant-e-s qui ont été supprimés, le déficit de la sécurité sociale s’est étendu,
une partie importante (jeunes, femmes, retraités…) de la population s’est
paupérisée (9 à 10 millions de précaires), la politique honteuse de
l’immigration s’est accentuée, les droits de l’Homme reculent….la liste est
longue !
En revanche la fraude et l’exonération fiscale des plus riches ont été orchestrées sans vergogne et coûtent, à elles seules, 3 fois le trou de la sécurité sociale en France. Les paradis fiscaux et niches fiscales pour les plus aisés lestent le budget de l’État. De nombreux riches, de nombreuses entreprises échappent ainsi à l’impôt et à la solidarité collective en dissimulant leur argent quand, dans le même temps, la population victime des lois régressives du gouvernement et du système capitaliste paie à leur place.
La crise, trop souvent invoquée comme une sorte de « catastrophe naturelle », tel un tsunami ou un ouragan, contre lequel on ne pourrait rien faire, a une explication rationnelle et sa résorption participe de la volonté de pouvoirs politiques en place. Les banques de tous les pays ont des capitaux dissimulés dans les interstices de la finance mondiale appelés « paradis fiscaux ». Ces paradis n’ont de réalité que pour une toute petite frange de la population car pour la grande majorité c’est plutôt l’enfer, la recherche incessante pour survivre : travail, logement, argent pour la santé !
Se servant de cette
conjoncture économique mondiale dramatique, le gouvernement français en profite
pour s’attaquer aux institutions et aux acquis qui ont permis
d’amortir les effets de la crise. Attaché à son dogme libéral il impose la
marchandisation à outrance en divisant et en mettant en concurrence :
actifs-retraités, fonctionnaires-salariés du privé…. Aujourd’hui, par exemple,
c’est de nos retraites dont il s’agit ! Certes, les évolutions
démographiques doivent être analysées, mais en aucune façon, ces évolutions ne
nécessitent inéluctablement, ni un allongement de la durée de travail, ni une
diminution des retraites. Le gouvernement n’écoute pas les syndicats et ne
pratique aucun dialogue social, il arrête ses décisions seul en organisant des
« fuites » et des discours en boucle dans les médias qu’il
monopolise. La parole unique ne fait pas argument pour autant.
L’argent pour financer un niveau de retraite accroché au niveau de vie des actifs existe. Et l’effort financier qu’il requiert ne doit en aucune façon être, une fois de plus, imposé aux seul-es salarié-e-s. C’est le capital et les revenus du capital qu’il faut taxer ! Ce choix de société, nous devons l’imposer ici maintenant au gouvernement et au MEDEF.
Face à ces inégalités sociales, d’autres
choix sont possibles ! Ces autres choix, pour la solidarité et l’égalité,
nous voulons, nous devons, nous allons les imposer. Ils passeront obligatoirement
par une meilleure répartition des richesses, et par une politique volontariste
de l’emploi.
Pour le
SNUEP-FSU, il est hors de question de négocier un allongement de la durée de cotisation.
Dans ce cadre, nous exigeons un départ en retraite à 60 ans à taux plein,
ce qui implique l’abrogation de la loi Balladur de 93 et de la loi Fillon
de 2003.
Comme
le 27 mai, nos mobilisations unitaires futures seront essentielles pour faire reculer
ce gouvernement et imposer nos choix pour une société solidaire. Le SNUEP-FSU
appelle donc tous-toutes ses adhérent-es à participer activement aux nombreux
collectifs locaux qui se réunissent sur tout le territoire et l’ensemble des
collègues à participer massivement à la mobilisation unitaire du 24 juin.
LES FEMMES ENCORE PLUS
TOUCHÉES
Les
discussions sur les retraites sont confisquées par les technocrates. A les
écouter, on constate que tous, sans exception, occultent les réalités les plus
scandaleuses en matière de retraites : à commencer par les inégalités
entre les femmes et les hommes. Les femmes sont moins souvent en situation
d’emploi que les hommes, elles sont prépondérantes dans le temps partiel, elles
sont plus souvent au chômage, mais aussi dans les emplois peu qualifiés et dans
les bas salaires. En fait, Les femmes subissent tout au long de leur carrière
les effets inégalitaires du système capitaliste, et ceux d’une société encore
largement patriarcale. Et ces injustices criantes augmentent au moment de la
retraite : public et privé confondus, la retraite moyenne des femmes est
de 30% à 40% inférieure à celle des
hommes.
Dans ce cadre et pour
lutter contre toutes les discriminations vécues par les femmes, le SNUEP-FSU
appelle ses adhérent-es à participer nombreuses et nombreux à la manifestation
nationale organisée par
Rappelons aussi que
les retraites de tous-toutes les salarié-es sont fortement liées à l’emploi et
aux salaires, c’est aussi pour cela que le SNUEP-FSU exige que cesse la casse
organisée des services publics, le SNUEP-FSU exige notamment le rétablissement
des 45000 postes supprimés dans l’Education Nationale depuis 3 ans ainsi qu’une
véritable revalorisation des salaires pour tous !
ATTAQUES CONTRE
L’ENSEIGNEMENT
PROFESSIONNEL
Concernant
l’enseignement professionnel, depuis 3 ans, ce sont des attaques sans précédent
que le gouvernement a orchestrées à son encontre. Les effets de la contre-réforme
du baccalauréat professionnel 3 ans sont maintenant perceptibles et participent
encore plus nettement à la dégradation des conditions de travail des
enseignants et aux conditions d’apprentissage des élèves. L’augmentation du
nombre d’élèves par classe empêche la prise en charge spécifique nécessaire
pour faire réussir les élèves les plus éloignés de la culture scolaire. La
généralisation des CCF réduit les missions des enseignant-e-s et implique
toujours plus d’inégalités entre les élèves sur tout le territoire.
L’appauvrissement des DHG, l’assouplissement des grilles horaires des
référentiels et l’autonomie des établissements induisent des situations
personnelles et professionnelles inacceptables pour les enseignants.
L’augmentation sans précédent des services partagés sur 2 voire 3
établissements empêchent l’investissement des personnels sur des projets à long
terme avec leurs élèves et accroissent les risques potentiels pour leur santé.
L’ÉPREUVE
DE CONTRÔLE :
Initiée
par le gouvernement sans aucune consultation digne de ce nom et sous prétexte
d’équité entre les 3 voies de formation, l’épreuve de contrôle en baccalauréat
professionnel n’est toujours pas satisfaisante. Les modalités d’application de
ce « rattrapage » ne répondent en aucune façon aux objectifs
annoncés. De surcroît, les élèves n’ont toujours pas le choix des disciplines à
« rattraper» et le coefficient appliqué à cette épreuve est en incohérence
totale avec la réalité pédagogique des trois ans de formation. Il semble
évident que les raisons qui ont motivées la mise en place de cette épreuve
relèvent de la casse organisée des diplômes professionnels (à l’instar des CCF,
le cadre national de cette épreuve étant censuré) seuls garants jusqu’alors
d’une insertion durable et reconnue par les conventions collectives.
Le
SNUEP-FSU s’oppose aux modalités d’application de cette épreuve de contrôle. Il
appelle à transformer cette journée d’action en une journée consistant à
informer les personnels et les candidat-e-s sur les dérives de cette épreuve.
Dans ce cadre, le SNUEP-FSU soutiendra les initiatives des personnels et
déposera un préavis de grève pour les couvrir.
Non
satisfait de ces multiples réformes rétrogrades, le ministre de l’Education Nationale
poursuit néanmoins sa casse organisée de l’enseignement professionnel en
tentant d’imposer dans de nombreux lycées un mixage des publics, des
formations, des parcours et des niveaux ! Tout est bon pour faire des économies
sur le dos des élèves et des familles les plus populaires, au mépris de nos
statuts et de nos conditions de travail.
Pour
le SNUEP-FSU, ce projet constitue
autant d’aberrations pédagogiques qui nuiront à la qualité des enseignements
dispensés et alourdiront considérablement la charge de travail des PLP y
intervenant. Ce projet ne poursuit qu’un objectif : celui de dégager
l’Etat de sa mission d’éducation envers les élèves et les familles les plus
défavorisées. De surcroît, ce projet constitue un levier essentiel pour le gouvernement
dans sa recherche effrénée de favoriser l’apprentissage au dépend de
l’enseignement professionnel scolaire public et laïque.
Pour toutes ces raisons le SNUEP-FSU appelle ses
adhérent-es à se mobiliser massivement le 24 juin, notamment en recourant à la
grève pour assurer la réussite des manifestations.
Motion
du Bureau National du SNUEP-FSU - 7 juin 2010
Nouveau
plan de relance des contrats d’alternance
Dans un contexte de
fortes dégradations du marché du travail liées aux différentes crises
financières, économiques et monétaires, engendrées par les politiques
néolibérales européennes, le gouvernement prend une fois de plus le prétexte du
chômage des jeunes pour développer sa vision néolibérale de la formation
professionnelle en axant les politiques publiques dans ce domaine sur le
développement de l’alternance.
En effet, il y a peu
de temps, Nicolas Sarkozy réaffirmait encore sa volonté de voir sensiblement
augmenter le nombre de personnes formées dans le cadre de contrats d'apprentissage
et de professionnalisation : « nous avons accompli des progrès :
il y a aujourd'hui 600 000 jeunes en alternance ; c'est près de 15 %
de plus qu'il y a 5 ans. Mais il faut aller plus loin. Mon objectif, c'est 800 000
jeunes en alternance en 2015 (12,5 % des 15-25 ans), voire, comme l'a
indiqué le Premier ministre, un million à moyen terme. »
L’objectif affiché
est donc de développer l'alternance partout et pour tous et inciter les
entreprises à s'engager davantage dans l'alternance en multipliant les aides
financières.
Dans
le cadre de la loi, Orientation et formation du 24 novembre 2009, le
gouvernement a proposé de multiples dispositifs en faveur de l’alternance. La
cible visée est les jeunes de 16 à 26 ans.
Ainsi,
le gouvernement relance le Dispositif initiation aux métiers de l’apprentissage
(DIMA) en l’introduisant officiellement dans le code de l’éducation, dans le
seul but d’alimenter les formations en alternance abandonnant ainsi toute
volonté de réelle démocratisation du lycée.
En
supprimant le délai de carence et en étendant les contrats de
professionnalisation pour les jeunes de 16 ans, le gouvernement compte aussi
faire rentrer directement en formation continue des milliers de jeunes qui
pourraient poursuivre leur scolarité en formation professionnelle initiale
publique sous statut scolaire.
Parallèlement, le gouvernement prolonge aussi
jusqu'à la fin
Toutes ces mesures n’ont qu’un objectif,
augmenter le nombre de contrats d’alternance avec comme nouvelle arme le
contrat de professionnalisation. Environ 113 000 contrats ont finalement
été recensés entre juin 2009 et mars 2010.
Pourtant, le CEREQ
dans sa dernière enquête sur l’évolution des différentes voies de qualification
et d’insertion des jeunes, n’a pas permis de mettre en avant un lien entre les
systèmes de formation et la qualité d’insertion pour les jeunes. Il confirme le
caractère surdéterminant du contexte du marché du travail (taux de chômage et
chômage de longue durée) sur le problème d’’insertion des jeunes et met en
évidence « le résultat contre
intuitif concernant l’apprentissage qui incite à remettre en cause certaines
certitudes et à réfléchir sans a priori
aux réels effets des politiques publiques ».
Alors
pourquoi vouloir absolument développer les contrats d’alternances chez les
jeunes de 16 ans ?
Les
réponses sont données dans la circulaire de rentrée ainsi que dans la
publication récente du « Schéma
d’emplois 2011–2013 », envoyé le 5 mai dernier aux rectorats par le
ministère, qui préconise la rationalisation de l’offre de formation de la voie
professionnelle.
Pour
cela, le ministère du travail et celui de l’Education Nationale travaillent de
concert pour atteindre l’objectif assigné par le chef de l’Etat. Le ministre
Laurent Wauquier souhaite ainsi décloisonner la voie scolaire et la voie de
l'alternance et peut compter sur l’appui de Luc Chatel pour « fluidifier le système ».
L’une des conséquences de ces politiques est le
développement des formations mixées qui peuvent maintenant exister dans le cadre
des lycées des métiers grâce au rapprochement, à tous les niveaux, de la
formation initiale et la formation continue : disparition des formations
BEP propédeutiques, introduction du Bac Pro 3 ans qui transforme profondément
les contenus des programmes et les certifications, développement du contrôle en
cours de formation (CCF). Ces modifications
transforment profondément les missions de l’enseignement professionnel
en accentuant le coté insertion professionnelle au détriment de la formation
complète du jeune.
L’accompagnement
personnalisé (AP) peut donc aussi être analysé sous cet angle ; les
passerelles voulues par le ministère sont en fait des passerelles d’une voie de
qualification vers une autre (scolaire, apprentissage, formation continue) qui
pourront être proposées en 1ère professionnelle pour des élèves
arrivant de 2nd générale, technologique ou professionnelle. La
classe de seconde pourrait alors rapidement devenir, pour de nombreux élèves,
le dernier niveau de formation sous statut scolaire comme le préconisait le dernier rapport sur
l’enseignement professionnel du Haut Conseil de l’Ecole pour les 2nd
en LP. L’AP pourrait devenir l’instrument majeur de ces changements et
contribuer ainsi à « fluidifier le système ».
Des recteurs d’académie demandent- aux
Proviseur-e-s de LP et aux Directeurs et directrices d’EREA placés sous leurs autorités d’étudier toutes les possibilités
de mise en place de « Formations Mixées ». Ces formations y sont
ainsi décrites :
« Sous le terme générique de mixage,
plusieurs configurations peuvent se présenter :
-
le mixage de formations permet de regrouper les enseignements communs à plusieurs
diplômes d’un même champ, tant en enseignement général qu'en enseignement
professionnel ;
-le
mixage de publics (…) rassemble dans une formation des élèves, des apprentis
et/ou des stagiaires de la formation professionnelle continue ;
-le
mixage de parcours (1 + 1 ou 1 + 2) permet une première année sous statut
scolaire et la ou les années suivantes sous contrat d’apprentissage ou de
professionnalisation ;
-le
mixage de niveaux consiste à rassembler des jeunes de 1ère et 2ème année, ou de
diplômes de niveaux différents pour l’acquisition de compétences
identifiées. »
L’une
des dernières promesses de campagne du candidat Sarkozy qui soit encore
d’actualité sous sa Présidence est le non-remplacement d’un fonctionnaire sur
deux partants à la retraite. Tout le monde aura ainsi bien compris que le
« Schéma d’emploi 2011 – 2013 » proposé par le Ministre Châtel a pour
objectif principal de répondre à ce dogme. Après avoir réduit au strict minimum
la carte des formations proposée dans les académies, à l’occasion de la mise en
place de la contre-réforme de
Pour le SNUEP-FSU,
toutes ces propositions sont autant d’aberrations pédagogiques qui nuiront à la
qualité des enseignements dispensés et alourdiront considérablement la charge
de travail des PLP y intervenant. Il n’est dans l’intérêt d’aucun de ces
publics de se retrouver en une même structure pédagogique, puisque ce mixage ne
permettra pas dans la réalité de prendre suffisamment en compte la nature et
l’ampleur des besoins de formation de
chacun.
Croire
que la réussite des jeunes passe par la formation de « groupes
classes » les plus hétérogènes
possible dans leurs objectifs de formation, leur statut et/ou leur rythme
d’apprentissage relève au minimum de la gageure. L’introduction de ce triple
mixage des publics, des parcours et de niveaux ne peut qu’entraîner encore
davantage de décrochages scolaires. De
surcroît, il va de soi que ce type de « mixage » ne pourrait
qu’introduire insidieusement une obligation d’annualisation / globalisation des
horaires et du temps de travail des enseignants concernés, ce qui est contraire
au statut des PLP. Rappelons que notre statut stipule précisément qu’enseigner
dans des filières de type apprentissage et/ou formation continue ne peut se
faire que sur la base du volontariat de la part du PLP.
Le SNUEP-FSU dénonce
aussi le détournement qui est fait du contrat de professionnalisation. Ce
contrat initialement prévu pour les adultes en formation continue n’est pas
adapté aux jeunes de 16 ans et ne leur permettra pas de suivre une formation
complète qui leur garantirait un accès
à une insertion durable sur le
marché du travail.
Cette mesure a
surtout comme objectif de transférer encore un peu plus les missions de l’Etat
sur les régions pour des raisons budgétaires. Pour le SNUEP-FSU, l’argent de la
formation continue des adultes doit être exclusivement utilisé dans le cadre de
la formation tout au long de la vie pour le développement des qualifications
des adultes salariés et des adultes en recherches d’emploi.
Le SNUEP-FSU demande que
tous les jeunes puissent entrer aux lycées dans la filière de leurs choix et
demande au ministère d’arrêter immédiatement sa politique des diminutions de
l’offre de formation dans la voie scolaire. Il appelle à une réelle
démocratisation du lycée dans le cadre d’une scolarité obligatoire repensée et
étendue jusqu’à 18 ans. L’Education Nationale doit arrêter sa politique de
sous-traitance de l’échec scolaire et prendre réellement en charge la question
de la difficulté scolaire de certains jeunes. Pour cela, il lui faut réinvestir la question de l’insertion
professionnelle durable des jeunes en développant des dispositifs restant
propre à l’Education Nationale.
Le SNUEP-FSU rappelle
que
l’enseignement professionnel (formation professionnelle initiale sous statut
scolaire) est aussi une formation en alternance et qu’elle a largement prouvé
son efficacité en participant fortement à la démocratisation de l’accès aux
baccalauréats et à l’augmentation du niveau de qualification des jeunes. De
plus, rien ne permet de dire aujourd’hui que cette voie de qualification
insérerait durablement moins bien les jeunes sur le marché du travail, au
contraire !
Aussi, le SNUEP-FSU
continuera à combattre « la réforme » de la voie professionnelle qui
va pousser les jeunes les plus en difficultés scolairement et socialement en
dehors du lycée. Il demande à nouveau au
ministère d’adapter les parcours aux élèves notamment en réintroduisant des formations en 2 ans préparant au diplôme du BEP.
Le
SNUEP-FSU rappelle que la mission de l’enseignement professionnel n’est pas
seulement d’insérer professionnellement les jeunes. Il a pour mission de
les former à devenir des hommes ou des
femmes, citoyen-e-s à même de comprendre leur environnement social, politique
et économique.
Le SNUEP-FSU interviendra dans toutes les
régions dans le cadre des nouveaux contrats régionaux de développement de la
formation professionnelle pour dénoncer ces politiques mises en œuvre. Il s’opposera fermement à ce type de mesure
remettant fondamentalement en question la qualité de la formation initiale
professionnelle sous statut scolaire. Il y dénoncera la mise en concurrence des
différentes voies de qualification des jeunes et la volonté gouvernementale
d’organiser le délestage d’une partie de
la jeunesse vers l’apprentissage ou la formation continue des adultes en
organisant l’asphyxie de l’enseignement professionnel.
Le SNUEP-FSU n’est pas dupe du fait qu’encore
une fois, il est ici question d’attaquer les formations sous statut scolaire
dans le but unique et cynique de pouvoir mieux démanteler l’enseignement
professionnel public et laïque.
Retraites - Communiqué FSU du 16 juin 2010
Un projet brutal et injuste
Les annonces gouvernementales sur la réforme des
retraites constituent un projet de régressions sans précédent, à la fois brutal
et injuste. Le discours officiel qui prétend les justifier par de supposées
difficultés démographiques en masque la finalité essentielle : faire payer la
crise aux salariés et retraités.
Avec le décalage de deux ans à un rythme rapide de
l'ensemble des bornes d'âge (âge d'ouverture des droits et à partir de 2016 âge
de départ sans décote), tous les salariés vont devoir travailler plus longtemps
pour des retraites plus basses. Les fonctionnaires vont en outre avec
l’alignement du taux de cotisation voir leurs salaires nets baisser de façon
sensible, de l'ordre d'un jour de salaire par mois à terme.
Aucune mesure n'est de nature à améliorer l'emploi,
notamment celui des « seniors », alors que chacun sait qu'il s'agit d'une
variable fondamentale pour l'équilibre des régimes de retraite.
Au total ce sont les salariés qui vont subir l'essentiel
de l'effort dans des conditions qui vont accroître les inégalités: les femmes
et les jeunes vont être particulièrement pénalisés comme tous ceux qui ont
connu des périodes de précarité.
L'effort demandé aux hauts revenus et aux
entreprises ne couvrira au mieux que 10% des besoins de financement, bien moins
que ce qui est exigé des fonctionnaires. Même si devant les mobilisations le
gouvernement ne remet pas en cause dans ses actuelles propositions la règle des
six derniers mois, les fonctionnaires, outre les mesures d'âge communes à tous
les salariés, vont se voir imposer des régressions qui correspondent à terme à
5 milliards d'euros alors que les prélèvements sur le capital et les hauts
revenus se monteraient à seulement 4,6 milliards.
En outre seront particulièrement touchées d'une
part les plus basses pensions de
Dans le même temps rien n'est envisagé pour
améliorer les conditions de travail, et bien loin de prendre en compte la
pénibilité dans une dimension collective, ce projet comporte de nouvelles
régressions en réduisant à une infime minorité les cas susceptibles d'être pris
en compte.
De plus, aucune mesure n’est proposée pour la prise
en compte des années d’études.
Derrière ces annonces de nouvelles régressions sont
mises en perspective puisqu'elles prévoient des dispositifs visant à ajuster
les mesures en cas de déficit accru, par exemple le gel de pensions.
Le gouvernement a fait le choix d'une réforme bien
plus brutale que ce qui s'est fait dans la plupart des autres pays et d'une
rigueur qui va creuser les inégalités, risque de compromettre la reprise
économique et de surcroît ouvre la porte à une spirale de régressions.
Seule une
mobilisation massive et résolue peut permettre d’obtenir le retrait de ce
projet.
A
moins d’une semaine de l’annonce de son projet de loi sur les retraites, le
gouvernement persiste à refuser de dévoiler clairement son projet et se
contente de tester ses options. Concernant
Remise
en cause du départ à la retraite à 60 ans, alignement progressif du taux de
cotisation ce qui revient à une baisse des salaires nets, passage envisagé du
calcul sur les 6 derniers mois aux 10 dernières années, voire aux 25 années
pour ceux qui seraient prochainement recrutés, suppression d’avantages
familiaux, sur rémunération du travail à temps partiel des seniors après l’âge
légal de départ à la retraite, mise sous condition de ressources de la
réversion…
Dans
le prolongement des reculs imposés en 2003, ces régressions aggraveraient
encore la situation des fonctionnaires.
Le
cadre gouvernemental contraint du budget, le gel en valeur des dépenses de
l’Etat annoncé par le premier ministre, le refus d’aborder la question des
financements des retraites évacuent toute possibilité d’amélioration des
retraites actuelles. Il n’est toujours pas question de prendre en compte les
années de formation, les temps de précarité, ni d'améliorer
De
telles hypothèses augurent mal du projet de loi qui doit être dévoilé le 15 ou
le 16 juin prochain.
Rien n’est
inéluctable ! Contrer ces régressions est possible, en recourant à la grève et
réussissant les mobilisations du 24 juin prochain qui doivent être massives
pour exiger d’autres choix pour les retraites, l’emploi et les salaires dans
Amputer les salaires des fonctionnaires
au nom de l'équité !
Une journée de salaire par mois en moins ! Ce serait le
résultat de l'augmentation du taux de cotisations des agents publics que le
gouvernement semble décidé à proposer au nom de « l’équité entre les
salariés ». Un prétexte en fait pour diminuer les salaires des
fonctionnaires... C’est aussi ignorer la spécificité du système de
fonctionnement des retraites des fonctionnaires et, sans discussion globale sur
le financement des retraites, c’est faire porter l’effort aux seuls salariés.
Alors que depuis des semaines,
Cette annonce, si elle
devait se concrétiser, n'améliorerait en rien la situation des salariés du
privé. Faut-il redire que pour viser des objectifs communs, une indispensable
équité entre tous les salariés, il faut parfois passer par des modalités
différentes correspondant à la réalité de chacun des secteurs ? Comme l'ont
rappelé les travaux du COR « une comparaison directe des taux de
cotisation n'est pas pertinente ».
POUR MENER L’ACTION
RETROUVEZ TOUTE L’INFO SUR LE SITE DE LA FSU À LA RUBRIQUE Dossiers / Retraites
Elle entend que,
lors de cette nouvelle rencontre, la discussion porte sur les intentions
réelles du gouvernement.
Elle appelle les personnels à faire
du 24 juin une journée forte de mobilisation.
Seule leur
intervention massive permettra d’empêcher les remises en cause sur les
retraites, en particulier celle du Code des pensions, et d’améliorer la
situation de l’emploi et des salaires.
Concours 2011
INFORMEZ-VOUS
Le guide concours du ministère
est sorti et disponible à cette adresse :
http://www.guide-concours-enseignants-college-lycee.education.gouv.fr/
Ce guide
regroupe les informations réglementaires pour vous inscrire aux concours
permettant d'enseigner en en lycée professionnel ou d'assurer des fonctions
d'éducation (CAPLP, CPE). Vous y trouverez le descriptif du déroulement d'une
session de concours (inscriptions, déroulement des épreuves d'admissibilité et
d'admission, cas d'élimination des candidats...), les conditions requises pour
s'inscrire aux concours de l'enseignement public, le descriptif des épreuves de
chaque concours.
Les rapports de jury sont disponibles sur le site du ministère :
http://www.education.gouv.fr/cid24247/sujets-et-rapports-caplp-externe-2009.html
Le 7 juin 2010, la députée de Gironde, madame Delaunay a interrogé
le ministre de l’Intérieur sur la reconnaissance d’utilité publique d’une
fondation destinée à financer l’école privée hors contrat. La « Fondation
pour l’Ecole » a été reconnue d’utilité publique le 18 mars 2008 par
décret du Ministère de l’Intérieur. Par cette reconnaissance, les sommes qui lui sont
versées sont défiscalisées à 75% pour les assujettis à l'ISF, 66% pour les
entreprises privée et 60% pour les particuliers, jusqu’à
un plafond de 50 000 € par an.
Le
SNUEP-FSU dénonce cette reconnaissance en contradiction avec la loi de 1905 et
avec les principes de notre République. C’est un coup de plus porté au principe
de laïcité qui veut que l’Etat ne favorise aucun culte. Or
La
défiscalisation revient de fait à faire financer indirectement par l’Etat des
établissements privés hors contrat et contrevient à la loi Debré de 1959 qui
précise que l'Etat n’apporte pas de financement aux établissements privés hors
contrat.
Dans
un contexte économique plus que délicat, à l’heure où le gouvernement annonce
la réduction des niches fiscales, le gel des dépenses publiques, la destruction
massive d’emplois publics, notamment à l’éducation nationale, cette
reconnaissance est inadmissible. Elle ne sert en réalité que des intérêts
privés et interroge sur le non respect par l’Etat des lois de 1905 et 1959. C’est pourquoi le SNUEP-FSU demande
l’abrogation du décret de reconnaissance d’utilité publique de la « Fondation pour l’Ecole ». En outre, dans une stricte séparation de la
religion et de l’État, le SNUEP-FSU exige la fin des lieux religieux
(aumôneries) dans les établissements scolaires.
Le SNUEP-FSU exige que la laïcité s’applique rigoureusement sur
tout le territoire français sans oublier les Régions et
Collectivités d’Outre-Mer. Le principe de laïcité doit se traduire par un
strict respect de la neutralité sur le plan religieux et idéologique et doit
contribuer à développer la liberté de conscience des élèves.
Le SNUEP-FSU
reste attaché à un grand service public d’éducation laïque et réclame la fin du
statut dérogatoire de l’Alsace-Moselle et de Mayotte.
Agression par l’armée israélienne
des navires humanitaires naviguant vers la
bande de Gaza
L’agression israélienne, qui a
causé 9 morts, commise contre des navires, des équipages et des passagers au
seul motif qu’ils tentaient d’apporter une aide matérielle à la population
palestinienne enfermée à Gaza, s’inscrit dans une logique de blocus infligé par
l’Etat d’Israël.
Le SNUEP-FSU
condamne l’assaut de l’armée israélienne dans les eaux internationales. Il
dénonce le blocus de la population de la bande de Gaza depuis plusieurs années,
ainsi que la faiblesse de réaction de la communauté internationale.
Le SNUEP-FSU
exige la levée immédiate du blocus.
Le SNUEP-FSU
condamne le massacre des civils, la mise en danger d’enfants soumis à la
malnutrition et dans l’impossibilité de se soigner, autant d’actes misérables
que rien ne justifie. Nul ne peut interdire au peuple palestinien le droit de
vivre libre et dans un état souverain.
Le
SNUEP-FSU réaffirme le droit du peuple palestinien à la paix, à la terre et à
la liberté, pour ramener la paix pour tous les peuples de la région.
Du côté des statistiques
Le bac pro en chiffres
Le ministère recense au total 125 854
candidat-e-s pour la session 2010 soit 1,42% en moins par rapport à la session
2009 (127 662 candidat-e-s). Ils se répartissent à 51% sur le secteur
industriel et à 49% sur le secteur tertiaire.
La session
En 2009, environ 10,9% d’une génération
accède au niveau du baccalauréat (36,6 pour le un bac général et 17% pour le
bac technologique). Le taux n’a cessé de croître depuis 1995 pour le bac pro
(9,2% à cette date). Il s’est maintenu pour le bac général et a baissé de
presque 2 points pour le bac technologique…
En 2007, 21,8% des bacheliers de la voie pro
poursuivent des études supérieures (17,1% en 2000) : 5,5% vers un
enseignement long, 16,3% vers un enseignement court.
ÉPREUVE DE
CONTRÔLE ET CCF LISEZ ET DIFFUSEZ LE TRACT du Snuep-fsu en ligne sur son site
www.snuep.com
Campagne de présyndicalisation
pour 2010-2011
De bonnes raisons
de se syndiquer au SNUEP-FSU
Le SNUEP-FSU lance sa
campagne de syndicalisation pour l’année 2010-2011.
Le SNUEP-FSU est une organisation syndicale au plus près des collègues.
Tous les responsables enseignent : ils ont une part de service à effectuer
dans leur établissement. Ils tiennent à rester proche de la réalité quotidienne
de la profession. Aucun responsable et aucun militant ne perçoit d’indemnités.
Mais le SNUEP-FSU ne
vit que grâce aux cotisations des adhérent-e-s,
son unique source de
financement. Il
défend toute la profession, prend le temps d’accompagner vos démarches, de
régler les litiges auprès de l’administration.
Il finance ses
publications et tous les frais afférents au fonctionnement (poste, matériel,
téléphone…) pour la défense des personnels.
C’est grâce aux
cotisations que le SNUEP-FSU est une organisation syndicale qui défend
collectivement les droits des salariés en toute indépendance.
Faire face à
l’administration, exiger la transparence, combattre l’autoritarisme, garantir
l’égalité de traitement, défendre individuellement tous les collègues,
syndiqués ou non, conseiller sur les mesures de carte scolaire, accompagner
l’affectation des TZR, etc : le SNUEPFSU agit pour vous, PLP et CPE de
l’enseignement professionnel public.
Construit avec les
PLP et CPE de l’enseignement professionnel public, le SNUEP-FSU :
• informe l’ensemble
des personnels
• réfléchit et agit
dans le cadre de ses mandats
• Intervient pour
défendre chacune et chacun au quotidien, au lycée et dans toutes les instances,
• Contribue à mettre en
place un projet syndical qui organise l’action en recherchant l’unité la plus
large avec l’Intersyndicale de l’enseignement professionnel, avec
Parce que tout au
long de votre carrière, vous pouvez rencontrer des difficultés concernant vos
droits, vos promotions, vos mutations…
Le SNUEP-FSU est un
outil indispensable de défense individuelle.
Parce que l’existence
d’un Service Public d’Education de qualité est périodiquement remise en cause
par une volonté de rentabilisation...
Le SNUEP-FSU agit
pour la défense et la promotion de l’Enseignement Professionnel Public.
Parce que toutes les
difficultés d’une société en crise (chômage, exclusions, racismes, violence…) se
répercutent aussi dans nos classes...
Le SNUEP-FSU
participe aux mouvements sociaux.
Parce que, quel que
soit le gouvernement, nous assistons régulièrement à des tentatives de remise
en question de nos statuts, de nos acquis...
Le SNUEP-FSU est un
outil de défense collective.
Parce que l’école
publique doit évoluer, se transformer pour faire face aux défis de l’avenir...
Le SNUEP-FSU impulse
la réflexion et le débat, dans et hors de la profession, sur la qualité du
service public et la transformation de l’école.
Parce que le
syndicalisme démocratique et indépendant suppose le débat et la réflexion
commune...
Le SNUEP-FSU vous
informe au travers de sa presse académique et nationale
AUJOURD’HUI, JE ME
SYNDIQUE
• POUR apporter ma contribution à la construction de l’outil
syndical
• POUR agir et pour peser sur l’avenir
• POUR construire le syndicat majoritaire dont a besoin
aujourd’hui la profession, sur des mandats élaborés démocratiquement
• POUR donner à toute la profession les moyens de se défendre et
d’avancer
• POUR exiger collectivement un enseignement professionnel public
de qualité
JE TELECHARGE LE
BULLETIN D’ADHESION EN
LIGNE