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Paris, le 5 juillet 2010
BN
du 1er juillet 2010 - Texte action
POUR
D’AUTRES CHOIX DE SOCIÉTÉ
La très
forte mobilisation le 24 juin autour de la question des retraites est une
réussite syndicale :
près de 2 millions de manifestant-e-s sont descendu-e-s dans les rues de France
pour dire au gouvernement leur
désapprobation quant à l'allongement du temps de travail.
Après
la réforme Fillon de 2003, déjà inique et fortement contestée, le gouvernement
cherche à imposer à nouveau une réforme injuste. Le chômage touche déjà plus de
4,5 millions de français, et notamment les jeunes et les seniors : le
gouvernement a été incapable de résoudre ce problème de fond. Il entend
allonger la durée du temps de travail en portant le nombre d'années travaillées
à 41,5 ans en 2020 pour obtenir une retraite à taux plein. Le report à 62 ans
de l’âge de départ légal à la retraite (par tranches de 4 mois à partir du 1er
juillet 2011, suivant l’année de naissance), le recul à 67 ans de l’âge de
départ sans décote, l’augmentation du taux de cotisation de 7,85% à 10,55 %, la
suppression du départ anticipé pour les parents de 3 enfants etc., constituent
un véritable plan d’austérité sans précédent.
Loin
des préoccupations des français, les gestionnaires et manageurs du ministère
mettent en œuvre des mesures scandaleuses, lesquelles, dans le passé, ont déjà
fait régresser la France au 14ème rang (sur 18) selon le classement
de l’OCDE, pour l’éducation. Les femmes ont été
les premières concernées en 2003 par l’inique réforme Fillon, et les écarts de
pension avec les hommes ont explosé : les femmes touchent en moyenne 40%
de moins que les hommes. Les
femmes qui interrompent leur carrière ou qui travaillent à temps partiel paieront
une nouvelle fois la note la plus lourde. Par ailleurs, les nouvelles mesures que préconise le
gouvernement suppriment pour les fonctionnaires, mères de 3 enfants, la possibilité de partir en retraite
après 15 ans de service.
Cette
réforme injuste intervient dans un contexte où l’actualité rattrape les membres
du gouvernement :
les scandales en tout genre (cumul retraite-indemnités, abus de logements de
fonction, détournement de l’argent public pour les frais personnels, népotisme,
etc.) détonnent. L’exécutif diffuse l’image d’une oligarchie qui profite de
passe-droits en tout genre et décrédibilise la classe politique en général.
Cela montre des femmes et des hommes politiques bien loin des préoccupations
d’une population qui sera saignée pour financer des choix politiques douteux,
tels ceux de la loi TEPA (bouclier fiscal, heures supplémentaires
défiscalisées, etc.) et qui grèvent le budget de l’Etat de 15 milliards par
an !
Les
diversions médiatiques, et notamment le feuilleton de l’équipe de France, ne
peuvent faire oublier que globalement, la politique de casse programmée des
services publics est un élément du quotidien, notamment dans l’éducation.
En
ce qui concerne les salaires, le gouvernement a
été obligé d’honorer ses engagements de revalorisation du point d’indice, de
0,5% au 1er juillet 2010. Cela ne compense pas la perte de pouvoir
d’achat liée à l’inflation. De surcroît, il amplifie cette perte avec l’annonce
pour 2011 du gel des salaires des fonctionnaires.
Les
annonces faites récemment dans le cadre de la préparation du prochain budget
laisse augurer que le gouvernement veut supprimer 16 000 postes supplémentaires
dans l’Education Nationale au budget 2011, après en
avoir déjà supprimé
13 500 au budget 2010, 11 200 à celui de 2009, 8 700 à celui de 2008, soit près
de 70000 depuis 2002. Or, ces suppressions massives de postes représenteraient
l’équivalent de 500 millions d’euros que l’Etat n’investira pas dans
l’éducation : les 3 milliards d’€ consacrés à la baisse de la TVA dans la
restauration apparaissent dès lors comme une décision totalement scandaleuse au
vu de l’impact économique négligeable que cela a pu avoir en termes d’emploi…
De plus, la réforme de la Taxe Professionnelle est aussi un très beau cadeau fait
aux entreprises, puisque cela correspond à un allègement réel de 6,6 milliards.
Pour les lycées professionnels, cette année, 1 700 postes de PLP ont été
supprimés sur un total de 62 000, parmi lesquels de nombreux postes de TZR.
L’Etat
fait des économies sur l’éducation des jeunes sous statut scolaire, ce qui se
traduit dans les LP par :
●
la réforme du bac pro 3 ans et des IUFM
pour le second degré qui sont les outils de cette politique,
●
l’aggravation des conditions de
travail, notamment par un accroissement du nombre d’élèves par classe, rappelons
que la moyenne par classe au lycée est déjà de 35 élèves,
● un accroissement de l’apprentissage au
détriment de l’enseignement professionnel public à temps plein (qui va
contribuer à ghettoïser encore plus les LP),
●
réduction des personnels administratifs et des surveillants pendant que la
violence dans l’école augmente, alors que l’administration dans les
établissements est exsangue,
●
la rationalisation de la carte des formation dans la voie professionnelle :
c’est le développement de la concurrence entre les différentes voies de
qualification (scolaire, apprentissage, contrat de professionnalisation, stage
région) avec à la clef une diminution de l’offre de formation en lycée
professionnel.
Toutes
ces préconisations se font, de surcroît, dans un contexte de rebond
démographique, sans mesurer toutes les conséquences du mini baby-boom des
années 2000.
De
telles décisions sont donc prises en dépit du bon sens et sont inacceptables
pour tou-te-s. Le ministère rétorque que l’augmentation de quelques élèves par
classe n’a pas d’effet manifeste sur les résultats de la classe. C’est un
mensonge : en 2006, deux chercheurs mandatés par le ministère ont montré…
que l’allégement (même d’un seul élève) de l’effectif d’une classe améliorait
de manière notable la moyenne des enfants, notamment en mathématiques.
La
rentrée 2010 s’annonce sous des auspices bien noirs
Le
ministère a renoncé à la formation des enseignants : aujourd’hui,
les professeurs et les CPE ont tous reçu une formation professionnelle en plus
de leur formation disciplinaire. La première année, ils effectuaient 8 heures
devant élèves, le reste étant consacré à apprendre à faire classe. Dès le mois
de septembre, les professeurs et CPE débutants effectueront pour la plupart
leur année de stage à 18 heures en responsabilité devant élèves sans aucune
formation au métier d’enseignant, et seront contraints de se former sur leur
temps personnel. Faute d’une formation solide, le début de carrière sera
professionnellement et psychologiquement extrêmement difficile pour tout le
monde.
Avec la réforme du lycée, les choix locaux en
matière de ventilation des heures introduisent des disparités monstrueuses d’un
territoire à l’autre. C’est la même logique que celle déjà introduite avec
la réforme du bac pro trois ans : les équipes pédagogiques sont
amenées à faire des choix qui distordent la continuité territoriale.
L’éducation a commencé à perdre son caractère national. De même, d’une académie
à l’autre, cette réforme calamiteuse voit des élèves privés du minimum horaire
hebdomadaire légal défini par décret parce que les rectorats préfèrent réaliser
des économies à tout prix.
Dans
les Lycées Professionnels, le ministère a donc fait le choix de donner moins à
des élèves qui ont le plus besoin de l’école. La relance
du lycée des métiers introduit la concurrence avec l’apprentissage et maintenant
aussi les contrats de professionnalisation. La réforme du bac pro introduit une
évaluation quasi-intégrale en CCF pour l’obtention du diplôme qui perd ainsi
son caractère national. L’épreuve de contrôle définie tardivement au BO du 6
mai vient couronner le tout pour dévaloriser un diplôme qui n’en avait vraiment
pas besoin. Le SNUEP-FSU rappelle qu’il a déposé un préavis de grève pour
couvrir les collègues qui ne souhaitent pas être associés à la mascarade
d’oraux tronqués par des disciplines imposées et par des coefficients
surdéfinis.
Dans l’immédiat, le SNUEP-FSU invite tou-te-s
les collègues à participer durant les vacances d’été aux initiatives
intersyndicales aux niveaux national et local : la première étape sera le
13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi.
Faut-il rappeler que l’avenir d’un pays est
aussi lié au niveau de son système éducatif ?
Le
SNUEP-FSU appelle tous les personnels de lycée professionnel, des sections
d’enseignement professionnel, de SEGPA et d’EREA à se réunir en heure
d’information syndicale dès la pré-rentrée, le 1er septembre, pour
préparer les journées d’actions :
- DU 6
SEPTEMBRE DANS L’ÉDUCATION NATIONALE
- DU 7
SEPTEMBRE, JOURNÉE DE MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE SUR LES RETRAITES : le SNUEP-FSU
appelle à participer massivement à la journée de grève et de manifestation sur
les retraites du 7 septembre. Le SNUEP-FSU appelle l’ensemble de personnels à
réaliser le front le plus unitaire possible, pour peser sur les choix du
gouvernement, pour faire entendre la voix des personnels.
Le
SNUEP-FSU affirme que d’autres choix de société sont possibles.
L’éducation
est un investissement pour l’avenir et non une charge pour la nation.
ZOOM SUR LE DISPOSITIF CLAIR
Les rectorats et le ministère ont organisé une véritable omerta sur les
établissements qui sont labélisés « CLAIR » (Collège et Lycée pour l’Ambition,
l’Innovation et la Réussite), et refuse de communiquer malgré la demande des syndicats de la
FSU au mépris des personnels travaillant dans ces établissements.
Les personnels et les parents apprennent au
détour d’une phrase qu’ils sont dans le dispositif CLAIR ! Aucune
consultation, aucune réunion du Conseil d’Administration (CA), aucun critère
n’est donné, nous sommes tout à fait dans « le fait du prince ».
Rien n’est clair dans cette affaire….
Le SNUEP-FSU dénonce ce dispositif où la encore les personnels sont
confrontés au « fait du prince » : le chef d’établissement recrute ses enseignant-e-s et CPE mais
aussi a droit à une organisation dérogatoire des enseignements sur les
programmes, les heures… Tout cela à moyens constants ! Il est aussi créé
dans ces établissements-là un « préfet des études », qui ressemble
furieusement au « surgé » des années soixante dix et fait référence à
celui qui, dans
certains collèges religieux, a pour fonction d'exercer une surveillance
générale sur les études et la conduite des élèves.
Comment croire réellement que ce dispositif –
qu’on veut étendre en 2011 – permette aux élèves d’aller jusqu’au bac dans
l’enseignement professionnel ?
C’est surtout un moyen de faire éclater les règles nationales et de
contourner les partenaires
dont bien sûr les syndicats représentatifs. Localement quelle valeur peut alors
avoir le CA qui n’est plus consulté et à qui on a déjà enlevé des prérogatives
avec les conseils pédagogiques ?
C’est penser a priori que les hiérarchies locales sont plus compétentes que le niveau rectoral ou ministériel. Aucune
étude ne le démontre. Nous avons alors tous les risques de l’arbitraire le plus
grand, surtout sur des petites unités, et la mise en place de coteries.
C’est vouloir casser à plus long terme les diplômes nationaux avec des établissements complètement dérégulés
qui feront des enseignements localement à la carte et qui en viendront à
demander des diplômes « maison » pour suivre le rythme de leurs
élèves.
C’est vouloir préparer un lycée à deux vitesses.
Si on reconnaît que le LP est plus difficile que les autres lycées, il
faut alors réellement lui donner des moyens de fonctionner (personnels, DHG, effectifs réduits…),
permettre aux personnels de « remotiver » les élèves, leur redonner
le goût de l’étude mais aussi donner des moyens matériels et financiers aux
élèves pour être en condition d’apprendre.
Il ne suffit pas d’incantations qui disent
« il faut valoriser l’enseignement professionnel », le
SNUEP-FSU veut des actes.
Le SNUEP-FSU demande, comme il le fait régulièrement, des moyens pour
un enseignement professionnel valorisé qui donne une vraie chance aux élèves
des milieux populaires d’aller jusqu’au bac.
Communiqués du SNUEP-FSU - 21 juin 2010
Le
pré-recrutement :
nouvelle
mesure pour relancer l’apprentissage !
À l’occasion d’une manifestation de la CGPME, le président de la République
a annoncé sa volonté que s’ouvre une négociation sur « un dispositif de
pré-recrutement », qui concernerait les jeunes de moins de 26 ans
s’engageant dans la formation par apprentissage. Il renouvelle sa demande de
septembre 2009 qui était de mettre en place une convention permettant aux
jeunes de voir leurs études financées contre un engagement d’assiduité et en
cas de réussite d’être embauché pour une durée limitée dans l’entreprise.
Depuis quelques années, le gouvernement ne ménage pas ses efforts
pour relancer l’apprentissage, du plan Borloo au livre vert de Hirsch.
L’objectif affiché par le président dernièrement est de développer
l’apprentissage en portant de 600 000 à « 800 000 en 2015 » le nombre
de contrat de formation en alternance. Ces annonces ne sont pas sans inquiéter,
surtout lorsque cela concerne la formation des jeunes à des niveaux de
formation V et IV (CAP, BEP et bac pro). De fait, l’apprentissage menace
directement la formation professionnelle initiale sous statut scolaire.
En effet, le choix politique de privilégier l’apprentissage au
détriment de la formation en lycée professionnel répond au seul objectif de
faire réaliser de substantielles économies budgétaires au ministère de l’Éducation
Nationale en transférant la compétence et les charges, de la formation
professionnelle aux entreprises et aux conseils régionaux.
L’actuelle
politique favorisant l’apprentissage est en contradiction avec les valeurs que
le SNUEP-FSU défend au quotidien : la
formation professionnelle initiale doit d’abord former de futur-es adultes
capables d’exercer leur esprit critique avec la promesse d’hommes et de femmes
libres. C’est pour cela que le SNUEP-FSU revendique une solide culture
technologique et générale et à ce titre une égalité de traitement pour tous les
bacs avec par exemple l’enseignement de la philo en lycée professionnel. La
formation professionnelle initiale publique ne doit pas céder à la pression du
marché et du système capitaliste qui préconisent une insertion immédiate, ce
qui ne permet pas aux jeunes d’obtenir une insertion durable avec des diplômes
nationaux reconnus sur le marché du travail.
L’enseignement technique, qui en son temps fut institué pour
soustraire l’apprenti à l’exploitation patronale, perdrait donc sa finalité
première sous la pression des restrictions budgétaires commandée par une
logique marchande libérale.
Dans un contexte de crise et de chômage, insertion et emploi
durable sont devenus un véritable enjeu pour les jeunes issus des classes
paupérisées. À aucun moment les CFA ne permettent d’apporter une solution
miracle !
Le
SNUEP-FSU dénonce l’abandon aux intérêts de l’économie marchande néolibérale la
formation professionnelle initiale publique. À l’heure où
le gouvernement dégrade les conditions de fonctionnement du service public, et
notamment dans les lycées professionnels, il propose de sous-traiter la
formation initiale des jeunes aux entreprises par le biais du développement des
contrats d’alternance.
Le
SNUEP-FSU exige que soient rendus aux établissements de la voie professionnelle
initiale publique les moyens supprimés depuis 2002,
afin qu’ils puissent remplir pleinement leurs missions de service public auprès
de tous les jeunes.
D’ÉTATS GÉNÉRAUX EN CONFÉRENCES
Ou comment faire semblant de consulter les
« supposés » partenaires sociaux ?
Aujourd’hui : les rythmes scolaires
Une mascarade
Le ministre ouvre une
conférence nationale sur les rythmes scolaires et comme d’habitude on nous
annonce que rien n’est joué d’avance ! Au vu de ce qui se passe depuis 2
ans, le SNUEP-FSU est plus que sceptique ! Les Etats généraux sur la
sécurité à l’école, dernier prétendu débat
en date, n’ont été qu’une mascarade organisée où le ministre lui-même
n’était pas à une incohérence près.
Pour parfaire la
mascarade, le ministre a nommé 27 personnes pour poursuivre son
« étude », en excluant des discussions les principales personnes
concernées : les jeunes, les parents et les personnels.
Pour le SNUEP-FSU, les rythmes scolaires actuellement
calés sur le tourisme
donc sans rapport avec les rythmes biologiques des enfants, sont certes
problématiques mais ils ne peuvent en aucune façon être invoqués dans les
débats comme « la » cause majeur des difficultés scolaires des
élèves. Dans un contexte de réduction drastique d’emplois et d’économies
budgétaires menées par le gouvernement, ce débat n’est qu’un dérivatif pour
masquer les vrais problèmes jamais évoqués par ce gouvernement !
Aucune étude sérieuse mais des slogans assénés
Le ministère veut
nous faire croire que « moins d’école » serait mieux pour tous :
à coup sûr, les classes les plus défavorisées qui ont le plus besoin d’école
seront encore lésées. Autre argument : consacrer l’après midi au
sport ? Toutes les études scientifiques et les professionnels en démentent
l’intérêt.
Et bien sûr l’idée
qui ressort régulièrement des cartons : étaler les cours sur plus de
semaines et annoncer que les enseignant-e-s auront moins de vacances au nom
d’une meilleurs prise en charge de la difficulté scolaire ! Si tel était le cas
pourquoi cette prétendue recette simpliste n’aurait pas été appliquée avant et
ailleurs ?
Slogans et démagogie font bon ménage.
Pour le SNUEP-FSU c’est le « mieux d’école »
que nous voulons
et cela doit être mis en place avec de véritables moyens tout particulièrement
pour les élèves de l’enseignement professionnel public.
Pour le SNUEP-FSU ce n’est pas un moindre volume horaire qu’il faut mais des
contenus disciplinaires exigeants, une véritable formation pédagogique pour les
enseignant-e-s, et des effectifs allégés par classe.
Enseigner est un métier qui s’apprend.
Le SNUEP-FSU exige que les syndicats représentatifs
soient associés au débat.
Lettre
ouverte du SNESup – SNES – SNUipp – SNUEP - UNEF
Lettre
ouverte à Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche
et
à Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale
Paris, le 22
juin 2010
Madame
la Ministre,
Monsieur
le Ministre,
Nous
tenons à attirer votre attention sur la situation injuste dans laquelle sont
placés les étudiants titulaires du seul diplôme de Licence qui ont déjà passé un
concours de recrutement d’enseignants, qui ont échoué et qui risquent de ne pas
pouvoir le tenter à nouveau.
Conséquence
de votre réforme dite de « mastérisation », à la rentrée 2010, ces
étudiants ne peuvent repasser le concours qu’à la condition d’avoir un Master2,
un titre équivalent ou d’être inscrit en Master2. Or, nombre d’entre eux n’ont
qu’une licence puisque c’était le diplôme requis jusqu’à présent, ou des
équivalences d'Unité d’Enseignement de Master1. Ces étudiants risquent – alors
qu’ils ont déjà passé le concours – de ne pouvoir le tenter à nouveau, parce
que les règles du jeu ont changé brutalement. C’est totalement injuste. Ces
étudiants – qui pour beaucoup ont fait des études pour devenir enseignants –
n’ont pas à faire les frais d’une réforme que tous les acteurs contestent
depuis maintenant 2 ans.
Sans
être exhaustifs, citons différents cas.
Pour
les étudiants n’ayant pas le Master1 mais ayant préparé le concours à l’IUFM ou
dans une autre composante (UFR) cette année, leur première année d’IUFM (PLC1 et
PE1) peut être validée ou donner des équivalences puisque le gouvernement a
considéré cette année comme une année transitoire (circulaire Hetzel du 14 mai
2009 n°2009-0108).
Cependant,
le problème de la sélection pour entrer en Master2 fait qu’aucun étudiant ne
sait encore s’il pourra y être inscrit. En effet, les universités fixent des
capacités d’accueil en fonction de la politique adoptée par leur Conseil
d’Administration et des moyens dont elles disposent. Les étudiants, qui ne connaissent
ni ces capacités d’accueil ni les critères qui les régissent, ne peuvent
anticiper sur leur choix d'inscription.
De plus, cette inscription en Master2 risque d’être
impossible pour de nombreux candidats, notamment pour ceux qui préparent les
concours de certaines disciplines pour devenir professeur de lycée
professionnel, CAPET ou de l'enseignement agricole ou pour les disciplines à
petits effectifs (philosophie, certaines langues vivantes, …) car beaucoup de
Masters propres à la préparation de ces concours n'existeront pas en septembre
prochain.
Pour
les étudiants qui ont déjà été inscrits à l’IUFM ou dans une UFR sans l'être
cette année, et qui sont titulaires uniquement d’une licence, la seule solution
est de demander une « validation d’acquis d’études supérieures » pour
pouvoir entrer en Master2 (dont le coût peut varier fortement d'une université
à l'autre), mais là encore sans la moindre assurance d’être acceptés.
Récemment,
une étudiante s’est adressée à la FSU : L'année dernière j'étais à l'IUFM
et j’ai été admissible au concours. Cette année je n’ai pu redoubler car le
centre de formation qui m’a été proposé était trop éloigné de chez moi et je me
suis inscrite au CNED. Je ne suis pas admissible au concours 2010 et je
souhaiterais savoir s'il y a une possibilité d'intégrer le Master2 à la rentrée
et quelles en sont les modalités ?
Pour
les candidats qui n’ont jamais été inscrits à l’IUFM ou en Master dans une UFR, la validation de
leur acquis risque d’être encore plus difficile. Il ne restera plus que la
solution de s’inscrire en Master1 et recommencer un cycle complet de Master !
Là aussi, c’est très injuste.
Exemple :
Je suis titulaire de deux Licences différentes. Je n’ai pu entrer à l'IUFM
l’an dernier. J'ai malgré tout préparé le concours PE (CRPE) en candidat libre.
Étant boursier, je n'ai pu entrer à l'IUFM cette année parce que je ne pouvais
pas me permettre de quitter mon emploi. J'ai donc préparé une nouvelle fois le
concours en candidat libre, et je suis une nouvelle fois admissible. Cependant,
et suite à la réforme en cours, si par malheur je ne valide pas ce concours, je
serais dans une situation embarrassante, car l'IUFM n'est en mesure de donner
d'équivalence qu'aux étudiants sortis de leur établissement. Dès lors, il
faudrait que je m'inscrive en Master1 l'an prochain, sans avoir droit de passer
le concours, puis de faire le Master2 l'année suivante (2011/2012), pour
pouvoir postuler une nouvelle fois aux épreuves du CRPE. Cette situation est
très inconfortable et angoissante dans la mesure où je ne sais vraiment pas
comment va se passer l'année prochaine. La dérogation obtenue l’an dernier
peut-elle se prolonger ?
Autre
exemple : J’ai une Licence. Je fais des remplacements à l’Education
Nationale, alternés avec des emplois à temps très partiel dans le milieu
associatif depuis 3 ans ; j’ai été admissible deux fois au CAPEPS, mais
pas cette année. Que puis-je faire pour repasser le concours ?
Enfin,
les étudiantes ayant attendu un enfant au cours de l'année universitaire
2009-2010, les étudiants en congé parental ou en congé longue maladie
rentrent aussi dans ces cas de figure. Contrairement à ce qui avait été affirmé
l’an dernier dans les groupes de travail des ministères en 2009, ces étudiants
ne sont pas des « épiphénomènes » !
Quelles solutions nationales pour ces
étudiants inscrits au concours qui ne sont pas des cas isolés ?
Les
syndicats de la FSU (SNESUP, SNES, SNUipp, SNEP, SNUEP) et l’UNEF vous
demandent à nouveau
l'abandon
de cette réforme et sa remise à plat.
Ils
demandent en urgence :
-
des mesures pour que tout(e) étudiant(e) qui a déjà passé le concours avant
2009 puisse se réinscrire au concours par équivalence de titre, pour cela, il
est possible de modifier l'arrêté du 31 décembre 2009 fixant la liste des
titres équivalents pour concourir,
-
qu'en outre des moyens soient accordés aux universités pour qu’elles soient en
capacité d’accueillir en M2 tous les étudiants qui ont déjà passé le concours
et dont les études ont été validées.
Par
ailleurs, des solutions doivent être trouvées pour que les étudiants déjà
titulaires d’un Master2 puissent préparer le concours au sein d'une université
dans le cadre d'une préparation aux concours reconnue par l’État. L'inscription
dans une préparation aux concours ne doit pas engendrer de frais
supplémentaires pour un étudiant inscrit par ailleurs à l'université. Les frais
d'inscription des préparations non diplômantes doivent être fixés nationalement
et ne pas dépasser le montant des frais d'inscription d'une licence.
Les
IUFM doivent poursuivre cette mission inscrite dans le code de l'éducation (L
625-1) et avoir les moyens de le faire. Pour cela, l’État doit continuer de
financer ces années et allouer les moyens (en personnel, financiers,
logistiques, …) correspondant aux universités.
Par
ailleurs, pour les candidats qui bénéficient d’une dérogation de titre et qui
ont besoin de préparer un concours dans certaines disciplines professionnelles,
l’État doit encourager et aider les universités à proposer des préparations.
Veuillez croire, Madame la Ministre,
Monsieur le Ministre, à notre haute considération
.
Collectif
L'éducation est notre avenir - Texte commun du 21
juin 2010
Contre les choix gouvernementaux :
défendre un service public d’éducation pour la réussite de tous !
Alors que les premiers arbitrages pour le
budget 2011 seront rendus à la fin du mois, le ministère de l’Éducation
nationale a récemment transmis aux académies des documents destinés à permettre
l’identification des futurs postes à supprimer.
Les fiches techniques diffusées montrent
ainsi jusqu’où le gouvernement est prêt à aller après avoir déjà supprimé 16
000 postes dans l’Éducation nationale en 2010. La rentrée 2010 s’annonce
pourtant d’ores et déjà difficile…

Laisser penser qu’il existe des marges de
manœuvre pour supprimer des postes sans effets de dégradation du service public
d’éducation, c’est être tout simplement coupé de la réalité des établissements
scolaires et sourd face aux interpellations actuelles de tous les acteurs
éducatifs.
A l'heure où les inégalités scolaires ne
cessent de s'aggraver, il est scandaleux que le gouvernement ose prétendre
lutter contre l'échec scolaire, l'absentéisme et la violence, tout en
continuant à supprimer les moyens éducatifs et pédagogiques nécessaires à un
encadrement de qualité, y compris des élèves les plus fragiles ou à besoins
spécifiques. Tous doivent pouvoir en effet être accompagnés vers la réussite,
et plus particulièrement encore à l'entrée dans les apprentissages. Il en va
d'une certaine conception de l'égalité réelle, qu'un projet de société comme
celui de l'éducation, se doit d'incarner.
Nous savons tous à quel point, dans un contexte
de crise économique et sociale, l’investissement dans l’éducation est
primordial. Une véritable ambition pour l'École ne peut exclusivement reposer
sur l'engagement au quotidien des professionnels de l'éducation.
Il est tout aussi hypocrite que le
gouvernement ose prétendre résoudre la crise et se préoccuper de la jeunesse de
notre pays sans assurer l’effort nécessaire pour que les générations à venir
bénéficient d’une formation de qualité.
Si le ministre tente de mettre en avant
le principe de rationalisation, il ne trompera cependant personne. Ses «
réajustements » soi-disant « techniques » découlent d’une décision éminemment
politique : celle qui vise à poursuivre aveuglément l’application à l’Éducation
nationale du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.
Les personnels de l'Éducation nationale
sont engagés au quotidien pour faire face aux difficultés, et c'est bien grâce
à cet engagement que les écoles et établissements fonctionnent, évoluent malgré
tout, pour répondre au mieux aux objectifs de la réussite de tous. Mais
l'enseignement n'est pas qu'affaire de charisme : faire apprendre, transmettre
des savoirs, une culture, des compétences ne peut se réduire à énoncer des
discours devant un public plus ou moins attentif. Des moyens pour la formation
professionnelle, pour soutenir les innovations pédagogiques sont indispensables
pour faire progresser l'École.
C’est pourquoi nous interpellons dès
maintenant les parlementaires quant à la nécessité de se saisir du sujet pour
qu’émerge un véritable débat politique et citoyen quant aux finalités et aux
moyens de l’École.
C’est pourquoi nous invitons tous celles
et ceux convaincus comme nous que l’État doit immédiatement cesser de mettre en
cause les moyens du service public d’éducation, à se mobiliser pour combattre
avec vigueur et fermeté cette saignée inacceptable et dangereuse !
Dans le but
d’organiser une mobilisation vaste et unitaire dès la rentrée et pendant toute
la période du débat budgétaire, nous décidons de nous réunir à nouveau avant la
fin de l’année scolaire.
RETRAITES - Communiqué FSU sur la journée du 24 juin
Le
gouvernement doit renoncer à son projet !
Cette journée marque une
nouvelle étape dans la mobilisation contre le projet de réforme des retraites
avec une plus forte participation des
salariés du public comme du privé dans les manifestations partout en France.
C'est dans un contexte de suppressions d’emploi, de gel possible de leurs
salaires que les fonctionnaires ont fortement participé à ces mobilisations.
Ils ont fait entendre au
gouvernement qu’ils n’acceptaient pas le report de l’âge légal de la retraite à
62 ans et 67 ans. Ils n’acceptent pas non plus l’alignement de leur taux de
cotisation sur celui du privé, ce qui reviendrait à baisser leur pouvoir
d’achat à la hauteur d’une journée de salaire en moins par mois. Enfin, ils
n’acceptent pas la suppression de dispositifs comme celui du minimum garanti ou
des possibilités pour les parents de trois enfants à pouvoir partir de manière
anticipée.
Où est l’équité dans ce
projet qui fait contribuer pour 10% les entreprises et hauts revenus et pour
90% les salariés ?
Où est la justice quand
le seul remède à la crise trouvé par le gouvernement et de faire travailler
plus les salariés pour qu’ils gagnent moins ?
La FSU continue de
revendiquer un autre partage des richesses, un développement de l’emploi et
l’amélioration du pouvoir d’achat pour tous les salariés comme leviers pour
sortir de cette crise.
D’autres solutions que
celles proposées par le gouvernement sont possibles pour assurer l’avenir du
système par répartition des retraites et lutter contre les inégalités.
Le gouvernement doit entendre la contestation
d’aujourd’hui et retirer son projet !
Dernière minute : suite aux interventions syndicales, le gouvernement a
décidé de reporter la date butoir du 13 juillet au 31 décembre pour le dépôt
des
dossiers des fonctionnaires parents de trois enfants et ayant 15 ans de
service souhaitant prendre leur retraite anticipée dans des conditions
avantageuses.
Ainsi, les personnes qui
déposeront une demande de départ à la retraite avant cette date bénéficieront
des anciennes règles de calcul pour un départ à la retraite au plus tard au 1er
juillet
POUR MENER
L’ACTION RETROUVEZ TOUTE L’INFO SUR LE SITE DE LA FSU
À LA RUBRIQUE Dossiers / Retraites
DECLARATION
COMMUNE FO, CFDT, CGT, CFTC, FSU, UNSA, Solidaires, CGC
Négociations
salariales du 25 juin 2010
Les organisations FO, CFDT, CGT, CFTC, FSU, UNSA,
SOLIDAIRES, CGC ont exprimé ensemble, et sans attendre, des préoccupations
majeures à l’ouverture de ces négociations salariales triennales.En annonçant un
plan de 100 milliards d’euros d’économies d’ici 2013 dont 45 milliards de
réduction des dépenses publiques, le gouvernement affiche son intention de
poursuivre et amplifier ses mesures d’austérité dans la Fonction publique.
Depuis plusieurs jours, des informations filtrent
d’un peu partout sur le fait qu’aucune augmentation ne soit à l’ordre du jour
pour les années 2011, 2012 et 2013, voire que la très insuffisante
revalorisation de 0,5 % prévue pour 2010 pourrait être supprimée !
Ces pratiques semblent malheureusement d’ailleurs
devenir une très fâcheuse habitude. Des négociations bouclées pour l’essentiel
avant même qu’elles ne commencent, ce n’est pas notre conception du dialogue
social !
La stagnation à sa valeur actuelle du point
d’indice, élément central des traitements des agents de la Fonction publique,
et ce jusqu’en 2013 inclus, provoquerait une chute sans précédent du pouvoir
d’achat de tous les personnels. Celle-ci serait en outre encore aggravée par
l’augmentation annoncée des cotisations retraites des fonctionnaires.
Une telle perspective est inacceptable !
Nos organisations ont affirmé de nouveau que la
valeur du point d’indice est l’élément central et prioritaire en matière
salariale dans la Fonction publique.
Des mesures permettant de combler les pertes des
années antérieures et de garantir au minimum le pouvoir d’achat pour les années
à venir sont indispensables.
C’est pourquoi, elles ont demandé des réponses
positives et immédiates à leur interpellation sur la valeur du point d’indice,
seule à même d’assurer une progression du pouvoir d’achat de tous les agents.
Face aux refus des ministres d’apporter quelque
réponse que ce soit, les organisations syndicales ont quitté la séance.
Le gouvernement, par son attitude méprisante, porte l’entière
responsabilité de cet échec.
Les organisations syndicales vont se retrouver pour décider ensemble des
suites à donner.
Campagne de présyndicalisation
pour 2010-2011
De bonnes raisons
de se syndiquer au SNUEP-FSU
Le SNUEP-FSU lance sa campagne de
syndicalisation pour l’année 2010-2011.
Le SNUEP-FSU est
une organisation syndicale au plus près des collègues. Tous les responsables
enseignent : ils ont
une part de service à effectuer dans leur établissement. Ils tiennent à rester
proches de la réalité quotidienne de la profession. Aucun responsable et aucun
militant ne perçoit d’indemnités.
Mais le SNUEP-FSU ne vit que grâce aux
cotisations des adhérent-e-s, son unique source de financement. Il défend toute la profession, prend le
temps d’accompagner vos démarches, de régler les litiges auprès de
l’administration.
Il finance ses publications et tous les
frais afférents au fonctionnement (poste, matériel, téléphone…) pour la défense
des personnels.
C’est grâce aux cotisations que le
SNUEP-FSU est une organisation syndicale qui défend collectivement les droits
des salariés en toute indépendance.
Faire face à l’administration, exiger la
transparence, combattre l’autoritarisme, garantir l’égalité de traitement,
défendre individuellement tous les collègues, syndiqués ou non, conseiller sur
les mesures de carte scolaire, accompagner l’affectation des TZR, etc. : le
SNUEP-FSU agit pour vous, PLP et CPE, titulaires et non titulaires de
l’enseignement professionnel public.
Construit avec les
personnels d’enseignement et d’éducation de l’EP public,
le SNUEP-FSU :
• informe l’ensemble des personnels
• réfléchit et agit dans le cadre de ses mandats
• Intervient pour défendre chacune et chacun au quotidien, au lycée et
dans toutes les instances,
• Contribue à mettre en place un projet syndical qui organise l’action en
recherchant l’unité la plus large avec l’Intersyndicale de l’enseignement
professionnel, avec la FSU (1ère fédération de l’EN) et ses syndicats
nationaux.
AUJOURD’HUI, JE ME SYNDIQUE
• POUR apporter ma contribution à la
construction de l’outil syndical
• POUR agir et pour peser sur l’avenir
• POUR construire le syndicat majoritaire
dont a besoin aujourd’hui la profession, sur des mandats élaborés
démocratiquement
• POUR donner à toute la profession
les moyens de se défendre et d’avancer
• POUR exiger collectivement un
enseignement professionnel public de qualité
Parce
que tout au long de votre carrière, vous pouvez rencontrer des difficultés
concernant vos droits, vos promotions, vos mutations…
Le
SNUEP-FSU est un outil indispensable de défense individuelle.
Parce
que l’existence d’un Service Public d’Education de qualité est périodiquement
remise en cause par une volonté de rentabilisation...
Le
SNUEP-FSU agit pour la défense et la promotion de l’Enseignement Professionnel
Public.
Parce
que toutes les difficultés d’une société en crise (chômage, exclusions,
racismes, violence…) se répercutent aussi dans nos classes...
Le
SNUEP-FSU participe aux mouvements sociaux.
Parce
que, quel que soit le gouvernement, nous assistons régulièrement à des
tentatives de remise en question de nos statuts, de nos acquis...
Le
SNUEP-FSU est un outil de défense collective.
Parce
que l’école publique doit évoluer, se transformer pour faire face aux défis de
l’avenir...
Le
SNUEP-FSU impulse la réflexion et le débat, dans et hors de la profession, sur
la qualité du service public et la transformation de l’école.
Parce
que le syndicalisme démocratique et indépendant suppose le débat et la
réflexion commune...
Le
SNUEP-FSU vous informe au travers de sa presse académique et nationale
JE TELECHARGE LE
BULLETIN D’ADHESION EN
LIGNE