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Paris, le 31 août 2010
RENTRÉE
2010 : ÉDUCATION - RETRAITES
ACTIONS LE 6, GRÈVE
LE 7
La rentrée 2010 s’annonce sous
des auspices bien noirs
Le
ministère a renoncé à la formation des enseignants : aujourd’hui,
les professeurs et les CPE ont tous reçu une formation professionnelle en plus
de leur formation disciplinaire. La première année, ils effectuaient 8 heures
devant élèves, le reste étant consacré à apprendre à faire classe. Dès le mois
de septembre, les professeurs et CPE débutants effectueront pour la plupart
leur année de stage à 18 heures en responsabilité devant élèves sans aucune
formation au métier d’enseignant, et seront contraints de se former sur leur
temps personnel. Faute d’une formation solide, le début de carrière sera
professionnellement et psychologiquement extrêmement difficile pour tout le
monde.
Avec la
réforme du lycée, les choix locaux en matière de ventilation des heures
introduisent des disparités monstrueuses d’un territoire à l’autre. C’est la
même logique que celle déjà introduite avec la réforme du bac pro trois ans :
les équipes pédagogiques sont amenées à faire des choix qui distordent la
continuité territoriale. L’éducation a commencé à perdre son caractère
national. De même, d’une académie à l’autre, cette réforme calamiteuse voit des
élèves privés du minimum horaire hebdomadaire légal défini par décret parce que
les rectorats préfèrent réaliser des économies à tout prix.
Dans les
Lycées Professionnels, SEGPA et EREA, le ministère a donc fait le choix de
donner moins à des élèves qui ont le plus besoin de l’école. La
relance du lycée des métiers introduit la concurrence avec l’apprentissage et
maintenant aussi les contrats de professionnalisation. La réforme du bac pro
introduit une évaluation quasi-intégrale en CCF pour l’obtention du diplôme qui
perd ainsi son caractère national. (…)
Faut-il rappeler que
l’avenir d’un pays est aussi lié au niveau de son système éducatif ?
L’éducation est un
investissement pour l’avenir et non une charge pour la nation.
Le SNUEP-FSU appelle tous les personnels de lycée professionnel, des
sections d’enseignement professionnel, de SEGPA et d’EREA à se réunir dès la
pré-rentrée, le 1er septembre, pour faire le point et préparer :
LE 6 SEPTEMBRE DANS L’ÉDUCATION NATIONALE : demander un
heure d’info syndicale ce jour-là.
LE 7 SEPTEMBRE JOURNÉE DE MOBILISATION
INTERPROFESSIONNELLE SUR LES RETRAITES : le SNUEP-FSU appelle à participer
massivement à la journée de grève et de manifestation sur les retraites du 7
septembre. Le SNUEP-FSU appelle l’ensemble de personnels à réaliser le front le
plus unitaire possible, pour peser sur les choix du gouvernement, pour faire
entendre la voix des personnels.
Le SNUEP-FSU affirme que d’autres choix de
société sont possibles.
Extrait de la motion du Bureau national du SNUEP-FSU du 1er
juillet 2010
Communiqué CFDT,
CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Retraites : rien n’est joué ! Le 7
septembre, imposons nos revendications !
Après les fortes mobilisations du premier
semestre, et notamment le 24 juin dernier, les multiples initiatives qui ont
ponctué l’été, montrent la détermination des salariés à faire entendre leurs
revendications et leurs propositions concernant le projet de réforme des
retraites dont le contenu est injuste et inacceptable.
La période estivale a été marquée par la
persistance de la crise économique et sociale - la situation du chômage
s’aggravant encore notamment pour les jeunes - et par l’annonce de mesures de
rigueur supportées essentiellement par l’ensemble des salariés. Le gouvernement
poursuit une politique inadaptée en terme d’emplois et de pouvoir d’achat qui
accroît les inégalités.
Au moment où le projet de réforme des
retraites va être examiné par le parlement, les organisations syndicales
rappellent leur ferme opposition à celui-ci. Cette réforme ne répond pas aux
enjeux actuels. Les questions d’emploi notamment pour les jeunes et les
seniors, celles des inégalités hommes-femmes, de la pénibilité, d’un
financement durable appuyé sur une autre répartition des richesses produites,
non seulement ne sont pas traitées, mais
font porter à plus de 85% les efforts sur les salariés.
La remise en cause des 60 ans avec le report
à 62 et 67 ans des âges légaux va
fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler
jeunes, ceux ayant des carrières chaotiques et incomplètes, en particulier les
femmes.
Les organisations syndicales considèrent
aujourd’hui que rien n’est joué et appellent tous les salariés du privé et du
public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à poursuivre la
construction d’une mobilisation de grande ampleur et à faire du 7 septembre prochain
une journée massive de grèves et de manifestations.
Le gouvernement et les parlementaires doivent
entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications pour
d’autres choix en matière de retraites, d’emploi et de pouvoir d’achat. Les
organisations syndicales se réuniront dès le 8 septembre pour analyser la
situation et décider des suites unitaires à donner rapidement à la
mobilisation.
Les plus hautes
autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des
catégories entières de population : Roms et Gens du voyage accusés comme
les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur
lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents
d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de
Ce qui est à
l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une
démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire
respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions
entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires, ni pour
instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes
fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à
l’individualisation des peines.
Nul, pas plus les
élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied
Notre conscience
nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en
péril la paix civile.
Nous appelons à une
manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de
Signez
l’appel en ligne :
http://nonalapolitiquedupilori.org/
Le 4 septembre : Manifestations dans toute
Retrouvez la liste des manifestations sur :
http://nonalapolitiquedupilori.org/2010/08/26/liste-des-manifestations/
Revalorisation
au 1er juillet 2010
Prime spéciale d’installation
Avec la revalorisation du point d’indice intervenue au 1er
juillet 2010, le point d'indice fonction publique vaut désormais 55.5635€.
La
prime spéciale d'installation (Ile de France et agglomération lilloise)
devient, pour la zone à Indemnité de résidence (IR) :
IR 0% = 1995.65 €
IR 1% = 2015.61 €
IR 3% = 2055.52 €
Mouvements pédagogiques
le Ministre doit revenir sur sa décision !
Le Ministère de l'Education nationale vient d'annoncer aux
mouvements pédagogiques la suppression de la moitié de la subvention qui leur était
attribuée. Trois associations seraient menacées (CRAP, GFEN et ICEM). Cette
décision révèle une fois de plus les ravages des restrictions budgétaires ! En
effet, dans une période où la formation initiale et continue est menacée, où
l'aide aux élèves en difficulté devient de plus en plus nécessaire pour assurer
la réussite de tous les élèves, l'apport des mouvements pédagogiques dans la
réflexion sur les pratiques professionnelles, les démarches pédagogiques et la
recherche en éducation est indispensable.
Communiqué FSU du 6 juillet 2010
Mouvements pédagogiques
FSU, SGEN et UNSA
écrivent au ministre
Paris, le 6 juillet 2010
Monsieur le Ministre,
Nous venons d'avoir connaissance de
votre décision de ne pas renouveler une part importante de la subvention
accordée au GFEN et au CRAP-Cahiers pédagogiques, voire à d'autres mouvements
pédagogiques.
Nous contestons vivement cette
décision tant sur le fond que sur la forme.
Sur la forme, car ces associations n'ont
eu connaissance de la mesure qui les frappe qu'en fin de semaine dernière,
alors que leurs conséquences, concernant tant leur fonctionnement que l'avenir
des collègues détachés pour exercer des fonctions au sein de ces associations,
seront effectives dès la rentrée.
Par ailleurs, ces décisions leur ont
été transmises par un conseiller du Cabinet qui n'est pas en charge des
questions de pédagogie et qui n'a donc pas été en mesure d'apporter la moindre
justification de ces restrictions budgétaires au regard de leur activité.
Sur le fond surtout, car alors que la
formation initiale et continue est gravement menacée à un moment où les
conditions d'exercice des métiers de l'éducation sont de plus en plus
difficiles, l’apport de la réflexion des mouvements pédagogiques sur les
pratiques professionnelles est indispensable.
C'est pourquoi nous vous demandons de
toute urgence de bien vouloir recevoir ces associations pour qu'elles puissent
vous faire part de leurs situations et envisager avec vous les réponses qui
pourraient leur être apportées pour qu'elles puissent continuer à accomplir
leurs missions.
Veuillez croire, Monsieur le Ministre,
à notre attachement au service public d'Éducation.
Scolarisation des élèves
handicapés
Les UPI deviennent les ULIS
Pour ce qui est de la scolarisation des
élèves handicapés, la circulaire n° 2010-088 du 18 juin
2010 remplace celle n° 2001-035 du
21 février 2001et reprécise les dispositifs collectifs d’accueil des élèves
handicapés au sein d'un établissement du second degré.
À
compter du 1er septembre 2010, tous les
dispositifs collectifs implantés en collège et en lycée pour la
scolarisation d'élèves en situation de handicap ou de maladies invalidantes
sont dénommés unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis) et constituent une des
modalités de mise en œuvre de l'accessibilité pédagogique pour ces élèves.
La
circulaire s’articule en 5 points :
-
le premier définit les unités
localisées pour l'inclusion scolaire, comme une réponse adaptée aux besoins de
certains élèves en situation de handicap
- le deuxième précise organisation et fonctionnement
- le troisième envisage les ressources
humaines mobilisées
- le quatrième propose l’unité localisée pour
l’inclusion scolaire comme un dispositif dynamique pour la construction du
parcours de l'élève handicapé
- le cinquième définit le pilotage des ULIS
Retrouvez le texte
intégral de la circulaire dans le bulletin officiel n°28 du 15 juillet 2010.
Au point 4.3, la circulaire précise qu’en lycée professionnel (LP) :
- L'Ulis en LP est organisée pour rendre
accessibles aux élèves handicapés les formations qui y sont dispensées. Il est
possible d'organiser l'Ulis dans un réseau de lycées professionnels afin d'élargir
l'offre de formation proposée aux élèves handicapés.
- Pour les élèves d'Ulis en LP dont le projet
personnalisé de scolarisation prévoit directement une insertion sociale et
professionnelle en milieu protégé ou en milieu ordinaire avec un accompagnement
spécifique, une attention particulière est portée :
. à la construction de
compétences sociales et de l'autonomie en appui sur le référentiel de
l'enseignement de prévention-santé-environnement (B.O. n° 30
du 23 juillet 2009) ;
. aux connaissances et
aux capacités qui structurent la 7ème compétence du socle commun de
connaissances et de compétences (annexe au B.O. n° 40 du 29 octobre 2009).
Le coordonnateur de l'Ulis développe, en lien
avec les partenaires accompagnant l'élève, des actions destinées à lui faire
connaître les dimensions de la vie sociale et professionnelle qu'il sera amené
à rencontrer dans la poursuite de son projet de formation et d'insertion.
- Les perspectives d'insertion
professionnelle, pour les élèves handicapés plus encore que pour les autres,
dépendent fortement de la possibilité pour eux d'effectuer des stages en
entreprise. À cet égard, un partenariat avec les Cap-Emploi peut s'avérer très
utile. Dans le cadre de la mise en œuvre du PPS, ces stages doivent permettre
d'évaluer les potentialités de travail de l'élève en situation professionnelle
et donc de préciser son projet d'insertion. Comme pour les autres élèves, la
recherche de stages revient à l'équipe pédagogique en lien avec le chef de
travaux. Un conventionnement peut être prévu avec un établissement médico-social
dispensant des formations professionnelles ou un CFA, sous réserve que ceux-ci
disposent d'un plateau technique permettant la mise en œuvre des référentiels
de formation.
- Dès le début du parcours en LP, les
dispositions nécessaires à la continuité du projet de formation et d'insertion
au sortir de l'Ulis devront être envisagées et régulièrement abordées lors des
réunions de l'équipe de suivi de scolarisation. Les modalités d'insertion
proposées par
- L'élève handicapé en Ulis de LP dispose,
comme tout élève, du livret personnalisé de compétences (LPC) qui l'a
accompagné durant sa scolarité. Quel que soit l'objectif de scolarisation du
jeune, le LPC constitue l'outil privilégié de l'évaluation des compétences
acquises par celui-ci et doit être renseigné aussi longtemps que possible, y
compris après la sortie du collège.
-
Enfin, les élèves d'Ulis sortant de LP sans avoir été en mesure d'accéder à une
qualification reconnue se voient délivrer une attestation des compétences
professionnelles acquises dans le cadre de la formation préparant à un CAP (un
modèle d'attestation de compétences est joint en annexe).
Scolarisation des élèves
handicapés (suite)
MOTION
ASH du congrès de Granville (avril 2008)
Adaptation
Scolaire et Scolarisation des élèves en situation de handicap
La loi du 11 février
La nécessité de
réussir l’intégration des élèves en situation de handicap implique d’apporter
aux personnels prenant en charge ces élèves, une formation adaptée.
Le SNUEP-FSU
dénonce :
•
le manque de structures et de moyens dans l’enseignement spécialisé. Cette
carence provoque un glissement des publics sur des structures non adaptées,
laissant sans solution, faute de places, des élèves relevant des SEGPA et EREA.
•
la disparité des politiques départementales (Conseil généraux et Inspections
d’académies) et académiques (Conseils régionaux et Rectorats) concernant l’ASH.
Le SNUEP-FSU
refuse :
•
l’orientation précoce des élèves, c’est-à-dire avant la fin de la 3ème SEGPA.
•
Les suppressions massives des BEP qui rendent impossible la poursuite d’étude
après le
CAP
pour les élèves issus de l’ASH.
Le
SNUEP-FSU demande pour les SEGPA et EREA :
•
l’augmentation du nombre de classes, et non leur fermeture, ainsi que la
création minimum
d’un
EREA par département pour accueillir l’ensemble des élèves relevant de ces
dispositifs ;
•
la conservation de la diversité des ateliers pour faire découvrir les
différents champs professionnels ;
•
un maximum de 16 élèves par division et 8 par groupe d’ateliers ;
•
les 2 heures de concertation (coordination et synthèse) incluses dans le
service hebdomadaire des PLP sans diminution de l’horaire élève ;
•
le même temps d’enseignement (18 heures) pour les Professeurs des Écoles
spécialisés et les PLP ;
•
l’affectation de personnels enseignants formés et volontaires ;
•
l’augmentation du nombre de personnel d’éducation et de santé pour une
meilleure prise en charge des élèves ;
•
un directeur par SEGPA ;
•
que les PLP n’assurent que les tâches qui leur incombent statutairement ;
•
le développement des relations entre les SEGPA et les LP pour favoriser une
poursuite de formation diplômante.
Le SNUEP-FSU demande pour les LP :
• la création et le développement de sections
de CAP à effectif réduit pour accueillir prioritairement les élèves issus de
SEGPA et d’EREA ;
• l’accompagnement des élèves présentant un handicap
ou trouble de santé invalidant par un Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS)
formé ;
• le développement des Unités Pédagogiques
Intégrées (UPI), comme le prévoit la circulaire n°2001-035 du 21/02/01, pour
intégrer des jeunes présentant des déficiences mentales, sensorielles ou
motrices ne pouvant être accueillis dans des classes ordinaires. L'effectif des
UPI est limité à 10 élèves et des professeurs des écoles titulaires du CAPASH
option D sont chargés de la coordination pédagogique et des prises en charge
collectives ;
• Des heures de synthèse pour tous les
enseignants participant à l’intégration des jeunes de l’UPI dans les classes
ordinaires.