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Paris, le 22
octobre 2010
Pour la retraite à 60 ans, sans décote ni allongement
Avec l’interpro, le SNUEP-FSU appelle aux
manifestations
du jeudi 28 octobre et du samedi 6 novembre
Communiqué
CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA
Les
journées du samedi 16 et du mardi 19 octobre 2010 confirment que la
mobilisation est ancrée dans la durée à un haut niveau. Ce sont des millions de
salariés qui dans le cadre de ces 6 journées d’action depuis début septembre
affirment vouloir une autre réforme des retraites juste et efficace et
l’ouverture de négociations avec les syndicats.
L’ampleur
des mobilisations confirme qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi,
les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes sont
restés sans réponses efficaces notamment depuis l’aggravation des situations
liée à la crise financière de 2008. Les organisations syndicales conviennent de
travailler ensemble sur ces questions dans les semaines à venir afin
d’interpeller le gouvernement et le patronat.
Différents
sondages réalisés ces derniers jours confirment que le mouvement recueille un
très large appui de la population confirmant que c’est par un large débat public et une véritable
concertation en amont qu’il faut aborder une
réforme importante comme celle des retraites.
Les
organisations syndicales appellent leurs organisations à poursuivre leurs
mobilisations afin de rassembler le plus grand nombre et d’amplifier le soutien
de l’opinion publique. Elles appellent leurs organisations dans les territoires,
les entreprises, les administrations à poursuivre les initiatives unitaires.
Elles veilleront au respect des biens et
des personnes.
Le
gouvernement porte la responsabilité pleine et entière de la poursuite de la
mobilisation compte tenu de son attitude intransigeante, de son absence
d’écoute et de ses provocations à répétition. Il ne peut pas répondre à la
situation actuelle par le déni et la répression.
Les
organisations syndicales appellent solennellement le gouvernement et les
parlementaires à ne pas adopter cette réforme en l’état.
Les
organisations syndicales confirment que c’est par un large débat public et une
véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.
Fortes
du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face
à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les
organisations syndicales décident de continuer et d’élargir la mobilisation.
Elles décident de deux nouvelles journées de mobilisation :
• le jeudi 28 octobre : une journée nationale de grèves
et de manifestations dans la semaine du vote au Parlement.
• le samedi 6 novembre : une journée de mobilisations
et de manifestations avant la promulgation de la loi par le chef de l’Etat.
Les
organisations syndicales se retrouveront le 4 novembre.
Paris,
le 21 octobre 2010
Expression commune du 19
octobre 2010
Les jeunes
exigent un droit à la retraite et à l’avenir
Les
organisations syndicales de salariés CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU,
Solidaires, UNSA et les organisations de jeunesse FIDL, UNEF, UNL se sont
rencontrées le lundi 18 octobre dans le respect de l’indépendance,
du rôle et des prérogatives de chacun. Elles ont convenu d’une expression
commune sur le sens et l’ampleur de la mobilisation actuelle contre le projet
de loi portant sur la réforme des retraites.
Notre
pays vit un mouvement social d’une ampleur exceptionnelle. Le projet
gouvernemental de réforme des retraites rassemble désormais contre lui des
millions de salariés, de demandeurs d’emploi, d’étudiants et de lycéens. La
mobilisation de ces jeunes aux côtés des salariés témoigne du refus de cette
réforme qui ne garantit pas leur droit à une retraite future.
Les
jeunes générations ont très bien compris ce que sous-tend ce projet de réforme
: un recul incessant de l’âge de départ en retraite, le recul des droits
associés, l’absence de garanties assurant la pérennité du système par
répartition. Le recul des bornes d’âge contribue à retarder l’entrée dans la
vie active des jeunes.
Après
avoir martelé que sa réforme visait à conforter le système de retraite pour les
jeunes générations, le gouvernement leur dénie maintenant le droit de s’en
mêler.
Ainsi
pour le gouvernement, il serait raisonnable et courageux de faire des
projections à quarante ans, mais il est complètement déplacé que les
générations concernées s’en préoccupent.
Aujourd’hui
avec les retraites, comme en matière de droit du travail, nous refusons que les
jeunes servent d’alibi ou de variable d’ajustement, ce qui aboutirait à en
faire une génération sacrifiée. Cette réforme les concerne au plus haut point
comme les concerne l’ensemble des questions économiques et sociales.
À
l’instar de nombre de salariés, les jeunes générations ont conscience que
l’avenir doit et peut passer par une autre approche fondée notamment sur un
autre partage des richesses reconnaissant le travail et les travailleurs et une
autre politique de l’emploi. Est également envisageable une meilleure prise en
compte des temps de formation et d’inactivité forcée dans le calcul des
annuités ouvrant droit à la retraite.
Cette
mobilisation des jeunes aux côtés des salariés témoigne non seulement du refus
de cette réforme qui hypothèque le droit à une retraite future pour les jeunes,
mais également de l’inquiétude d’une génération qui, faute d’autres choix,
risque de vivre moins bien que les générations précédentes.
Nous
refusons que le gouvernement y réponde par le déni et la répression.
Les
jeunes sont confrontés à un monde de plus en plus injuste,
qui ne parvient pas à leur offrir des perspectives d’avenir et d’ascenseur
social.
L’accès
et la réussite de tous à l’éducation se heurtent à l’insuffisance des moyens et
des choix politiques qui aujourd’hui les fragilisent. La situation de l’emploi et
le chômage massif exercent une pression qui entraîne déqualification et
précarité sur le marché du travail. L’emploi serait devenu un « luxe ». Droit à
la formation, accès au logement, à l’autonomie, emploi des jeunes, statut
social de la jeunesse en formation : ces questions doivent être remises au
coeur d’une autre politique sociale des employeurs et du gouvernement.
Aux
côtés des salariés et de leurs organisations syndicales, les lycéens et
étudiants portent une part de rêve partagé pour renouer avec l’idée de progrès
et de bonheur. Ils prennent leur avenir en main.
Communiqué
du SNUEP-FSU du 20 octobre 2010
TOUT EST
BON POUR DISCREDITER LE MOUVEMENT
MAIS RIEN
N’Y FAIT : LES MOBILISATIONS SONT TOUJOURS IMPORTANTES
Le gouvernement joue la montre et espère le
pourrissement du mouvement, mais rien ni fait les salarié-es du public comme du
privé sont encore descendus hier massivement
dans la rue partout en France. Pour la 6ème fois en un mois
et demi, nous assistons à des mobilisations de grande ampleur qui s’étendent
aux jeunes et à des grèves dures reconductibles dans certains secteurs.
Plusieurs stratégies sont mises en œuvre pour
discréditer le mouvement : d’abord il a été annoncé que l’unité syndicale allait se fissurer,
puis que les syndicats manipulaient les jeunes, et enfin depuis quelques jours
des interventions policières particulièrement violentes sont menées contre les
jeunes.
Les syndicats lycéens ont
mobilisé très rapidement et ont su très bien expliquer le sens de leur
mobilisation : refus de la précarité, du chômage, d’une société injuste.
Dans les médias ils ont montré en quoi ils étaient concernés et dit aussi
comment la casse des services publics d’éducation les touchait :
suppressions de postes, profs non remplacés, stagiaires non formés… Pour les
ministres l’âge de responsabilité des jeunes fluctue en fonction des intérêts
ministériels.
Lors des manifestations,
mais aussi devant les lycées, les forces de police ont déployé des moyens hors
de propos, et procédé à des interpellations en nombre. Partout le gouvernement
laissait entendre que les jeunes étaient au choix : manipulés, mineurs,
violents, casseurs… Cette stigmatisation de la jeunesse parfois relayée par des
organisations syndicales de chef d’établissement ne vise qu’à effrayer la
population, tout particulièrement les parents, et discréditer le mouvement dans
son ensemble.
Le SNUEP-FSU
condamne de tels procédés, condamne la répression policière et rappelle le
droit à manifester pour toutes et tous.
Le SNUEP-FSU
demande toujours au gouvernement de retirer son projet de réforme. Il existe
des alternatives et une vraie réforme solidaire des retraites est possible.
Face au passage en force du gouvernement
il faut continuer à se mobiliser et élargir encore le mouvement dans les jours
qui viennent. Partout il faut débattre sur les suites à donner.
Communiqué commun des federations de l'éducation nationale
FAEN
- FERC-CGT – FSU - SGEN-CFDT - UNSA Éducation
Il faut un autre budget de
l’Education nationale,
pour une autre politique
éducative !
Dans un contexte social marqué par
les mobilisations contre le projet de réforme des retraites, les organisations
FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Éducation, pleinement impliquées dans
l'action inter professionnelle, appellent les personnels de l’éducation
nationale à manifester massivement samedi 16 octobre avec l’ensemble de
la population.
Les fédérations de l’Éducation
s’inquiètent des annonces gouvernementales concernant le projet de loi de
finances 2011 sur le champ de l’éducation nationale, qui confirment une
nouvelle saignée.
La politique dogmatique du
non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite impacte
particulièrement ce ministère.
16 120 suppressions d’emplois
sont programmées pour la seule mission « enseignement scolaire »,
parmi lesquelles 8 967 postes dans le 1er degré, 4 800 dans le
second degré et 600 emplois de personnels administratifs. Tous les niveaux
d’enseignement sont gravement touchés, tous les personnels sont concernés.
Les opérateurs sous tutelle du MEN
devront rendre 34 emplois (Céreq, CIEP, Cned, INRP, Onisep, Scéren-CNDP).
L’enseignement technique agricole perdra, lui, 145 postes.
Cette année encore, l’inégalité de
traitement public/privé est flagrante.
Le cynisme gouvernemental et
ministériel touche à la provocation, quand « Bercy » précise que le
projet de budget 2011 s’appuie sur « un dialogue de gestion rénové avec
les académies », au vu de « l’ampleur des moyens consacrés à
l’éducation au plan national et la diversité des situations locales ». En
clair, ce sera aux académies de faire le travail de coupe, en utilisant les
désormais fameux « leviers d’action » que sont notamment
l’augmentation des effectifs des classes, la poursuite de la baisse de la
scolarisation des enfants de 2 ans, la suppression des RASED, la diminution du
potentiel de remplacement, les économies faites dans tous les secteurs de
l'Éducation (école, collège, lycée, lycée professionnel, services centraux et
services déconcentrés, sociaux et de santé), et sur la formation des
enseignants…
Les satisfecit ministériels et les expérimentations
diverses ne peuvent masquer l’évidence : l’ambition éducative pour tous
les jeunes n’est plus une priorité en France. Cette poursuite des suppressions
d’emplois, alors que les effectifs d’élèves augmentent, ne permettra pas au
système éducatif de répondre au défi d’une nouvelle étape de démocratisation.
Et ce sont les élèves des milieux les plus défavorisés qui en seront les
premières victimes.
Nous ne pouvons accepter cette mise
à mal du service public d’éducation qui concerne l’ensemble des usagers et des
personnels. C’est d’une autre ambition éducative et d’un autre budget dont
notre École a besoin pour assurer la réussite de tous et améliorer les
conditions de travail des personnels.
Les fédérations de l’Éducation nationale se retrouveront très
prochainement pour organiser ensemble une riposte commune afin de peser sur les
débats budgétaires.
Mutation
en Andorre pour 2011/2012
BO
du 7 octobre 2010
Peut candidater tout collègue, titulaire ou stagiaire.
Attention : Plusieurs dates limite :
• 14 décembre 2010 : Votre demande de dossier de candidature. Ce
dossier doit être demandé directement à l’adresse suivante :
Ministère de l’Education nationale
DGESCO MOM
110 rue de Grenelle
75 357 Paris cedex 07.
• 25 janvier 2011 : Remise de votre dossier pour visa du chef
d’établissement
Transmettre impérativement votre dossier par la voie hiérarchique
(en gardez un double pour le syndicat).
Attention, tout dossier adressé hors délai sera refusé, tout
dossier non établi sur les documents édités par la MOM sera refusé.
Lu au BO
• BO du 23 septembre 2010
- BEP « optique lunetterie » (création et conditions de délivrance)
- BEP « boucher-charcutier » (création et conditions de délivrance)
• BO du 30 septembre 2010
- BEP Auxiliaire en prothèse dentaire (création et conditions de
délivrance)
- BEP modeleur maquettiste (création et conditions de délivrance)
• BO du 7 octobre 2010
-Modification (légère) du programme du concours CAPLP externe en maths
sciences.
• BO du 14 octobre 2010
Remplacement des enseignants : les remplacements de courte durée
doivent être assurés à l’interne, sous la responsabilité du chef
d’établissement et du « référent » désigné par lui-même. Elles concernent les
absences prévisibles ou non. Même si un remplacement a été effectué (dans une
autre discipline, en heure de soutien, en heure d’accompagnement, etc…), il faut organiser le rattrapage des heures de cours
non assurées.
Un TZR peut être sollicité
pour effectuer prioritairement un
remplacement à l’année ou sur une absence moyenne, y compris dans une
discipline « connexe ».
« Surnombre » du primaire
en suppléance dans le second degré
Mauvaise gestion de mauvais choix
budgétaires
Communiqué
commun
SNES
– SNEP – SNUEP – SNUipp
Dans certains départements,
l’administration propose à des enseignants des écoles en « surnombre
budgétaire », des « missions de suppléance dans le second
degré ». C'est ainsi que des professeurs des écoles affectés sur des
postes RASED, de conseillers pédagogiques ou de titulaires-remplaçants sont
invités à s'improviser enseignant d'une discipline voire de deux disciplines en
collège et lycée.
Cette situation ubuesque est la conséquence
directe et concrète de la politique inacceptable de suppression de postes menée
dans l'Education nationale. Depuis 2007, près de 50 000 postes ont disparu.
Dans le premier degré, les enseignants dits « en surnombre budgétaire » sont
des personnels physiquement présents dans les écoles qui occupent à l'heure
actuelle des missions utiles à la prise en charge et à la réussite des élèves.
Les postes RASED soutiennent les élèves en difficultés, les conseillers
pédagogiques aident à la formation des enseignants et les
titulaires-remplaçants permettent notamment la formation continue des autres
enseignants ! Les enlever revient à se priver de moyens d'enseignement, de
soutien aux élèves ou de remplacement et de formation ! Nous affirmons que
l’école primaire, première école déterminante pour la scolarité future des
élèves, a besoin de ces postes ! Dans le second degré, cet appel à suppléance
montre combien la pénurie de moyens, et notamment les suppressions, depuis
plusieurs années, de milliers de postes de titulaires remplaçants, paralysent
un fonctionnement normal et efficace. Cette situation est aussi la conséquence
de l’insuffisance du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des
enseignants du premier second degré.
Le ministère
démontre ici encore que pour lui, enseigner n’est pas un métier qui s’apprend.
Il fait fi de nos identités professionnelles, des spécificités de nos
formations et de nos métiers et des règles statutaires.
Les syndicats de
Paris, le 14
octobre 2010
Décret labellisation du Service
Public – Communiqué FSU
« Information et orientation
pour tous » :
pas de chèque en blanc !
En application de la loi sur
l'orientation et la formation tout au long de la vie, un projet de décret de
labellisation des organismes entrant dans le service public d'orientation tout
au long de la vie a été présenté au CNPTLV (Conseil national de la formation
tout au long de la vie) le 20 octobre.
En effet, celui-ci ne mentionne
nullement la nature des organismes qui pourraient être « labellisés » ni les
critères retenus dans un cahier des charges non communiqué. Alors que la
nouvelle organisation instaurée par la loi de novembre 2009 est dénommée «
service public », le décret ouvre ainsi la possibilité, au niveau de chaque
préfet de région, à des organismes privés de tout ordre d'obtenir une «
labellisation ».
En outre, ce projet vise à réunir
dans un même service des personnels aux statuts différents sans qu'à aucun endroit
du texte ne soit fait référence à leurs statuts et à leurs missions. En
particulier, s'agissant des conseillers d'orientation-psychologues de l'Education
Nationale, la spécificité de leur qualification de psychologue et de leur
public prioritaire ne saurait se dissoudre dans des « lieux uniques » dont les
missions seraient nécessairement polyvalentes.
L'absence de précisions sur la
notion de « lieux uniques » et sur le cahier des charges, l'absence de
distinction entre information et orientation, le fait, pour les régions, qu'une
définition de label ne devrait intervenir qu'in fine dans la construction de
l'orientation ont conduit le CNPTLV à ne pas rendre d'avis et à demander à
Les Lilas le 21
octobre 2010