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Paris, le 17
novembre 2010
MOTION ACTION - BN
du 15 novembre 2010
UN NOUVEAU
GOUVERNEMENT POUR CONTINUER UNE POLITIQUE DE CASSE DES SERVICES PUBLICS
Casse de
la voie professionnelle publique, casse de la formation initiale des
enseignants, casse de nos hôpitaux, casse de notre système des retraites…. Ce
ne sont pas des réformes qui ont été menées jusqu’à présent mais un vaste plan
de casse des services publics et de ce qui fonde la solidarité dans notre pays.
La
reconduction du premier ministre et d’une majorité des ministres nous fait
craindre que les mêmes orientations seront poursuivies en matière de
politique : casse et précipitation sont les maîtres mots de cette
politique.
Précipitation sur la « rénovation »
de la voie professionnelle Le gouvernement annonce toujours une prétendue
volonté de revaloriser cette voie, mais c’est en fait d’une réelle démolition
dont il s’agit. En effet, le seul
objectif est de masquer la suppression massive des postes. Le budget 2011
prévoit la suppression de 4 800 postes dans le 2nd degré, principalement en collège et en lycée
professionnel. Ces suppressions en LP, SEP, SEGPA et EREA anticipent dès 2011
l’effet de la réforme à la rentrée 2012 : avec la perte d’une année de
formation pour les élèves, ce sont près de 10 000 postes qui sont amenés à
disparaître. Le ministère et les rectorats affichent des discours volontaristes
pour l’enseignement professionnel public. Or, force est de constater que c’est
l’appauvrissement de celui-ci qui continue et s’amplifie au profit de
l’apprentissage. Par la généralisation des CCF au détriment d’un examen
ponctuel c’est, une fois de plus, contrairement à ce qui est annoncé par le
ministère, une preuve du manque d’équité avec les autres voies de formation.
Le SNUEP-FSU
réaffirme son opposition à cette réforme de la voie professionnelle, et dénonce les économies
budgétaires faites sur le dos des élèves de leurs familles et des
enseignants - tout cela dans le seul but de permettre des
exonérations fiscales aux entreprises et aux plus nantis.
Précipitation aussi sur la réforme du recrutement des
enseignants, où le ministère n’est pas capable d’attendre les premiers
lauréats des nouveaux concours – au niveau Master – pour imposer dès cette
année la nouvelle formule de stage à temps complet : cette réforme n’est
rien d’autre qu’un moyen détourné de supprimer des postes. Plus de deux mois
après la rentrée, la situation est intenable pour les professeurs stagiaires. Bon
nombre d’entre eux sont amenés à prendre des congés maladie car ils n’arrivent
pas à faire face à la charge de travail que nécessite un nouveau métier pour
lequel ils n’ont pas été formés, certains d’ailleurs démissionnent déjà. Les
élèves pâtissent aussi de cette situation puisqu’ils se retrouvent avec
plusieurs professeurs sur l’année dont certains n’ont reçu aucune formation.
Enseigner n’est pas une chose simple ni une aptitude innée ; comme tout
métier cela s’apprend.

Le
SNUEP-FSU, comme l’ensemble des syndicats de la FSU, reste toujours opposé à la
réforme de la formation des enseignants. Nous soutenons et appelons
les stagiaires à ne pas rester isolés et à se rassembler davantage afin
de porter une autre formation des enseignant-es.
Enfin,
précipitation pour la promulgation en pleine nuit de la loi sur la réforme des
retraites. Le refus de tout dialogue social, le passage en force au parlement,
la rapidité de la prise de décision du Conseil Constitutionnel… montrent
combien le président de la République craint, malgré une posture
médiatique de toute puissance, le dialogue démocratique et les mouvements
sociaux. Il veut en finir vite avec le dossier des retraites, car il sait sa
réforme injuste et massivement contestée, mais il va cependant continuer à
liquider notre système solidaire des retraites. Le 25 novembre notamment
commencent les négociations sur les régimes complémentaires qui concernent les
non-titulaires de l’Education Nationale. Et le système de retraite par points
(comptes notionnels) est toujours dans les projets de ce gouvernement.
Le grand
mouvement social interprofessionnel et unitaire que nous venons de vivre révèle
une fois de plus que ce gouvernement n’est pas au service de sa population mais
qu’il exerce son autorité uniquement pour une petite frange de la population.
Cette réforme même promulguée reste inacceptable et injuste ! La réalité
sociale demeure. La loi pénalise tous les salarié-es. Elle reste inacceptable.
Le SNUEP-FSU demande son abrogation, l’ouverture d’un grand débat public
et de réelles négociations pour d’autres mesures nécessaires à la sauvegarde et
au développement des retraites par répartition, telle que nous la connaissons,
et du Code des pensions. Notamment sur le principe d’une meilleure répartition
des richesses entre rémunération du travail et rémunération du capital et par
conséquent, le financement doit se faire par des cotisations sur les bénéfices,
les stock-options, les produits financiers,…
Le
SNUEP-FSU appelle les PLP et les CPE à participer activement et massivement à
toutes les formes d’actions – grèves, manifestations, rassemblements,… - qui se
dérouleront le mardi 23 novembre 2010 et à toutes les actions qui s’inscriront
dans la durée contre cette loi injuste. Notamment, le SNUEP-FSU soutient la
manifestation des retraités le 25 novembre et appelle les actifs
disponibles à y participer massivement.
L’année
2010 a été décrétée par le gouvernement comme une année de luttes contre les
violences faites aux femmes. Aux violences physiques faites aux femmes,
toujours très nombreuses dans notre pays (1 femme meurt tous les 2,5 jours sous
les coups de leur conjoint ou ex conjoint, un viol toutes les dix minutes etc…)
s’ajoutent les violences induites par la casse des services publics (difficulté
à avorter à cause de la fermeture des centres IVG qu’implique la loi Bachelot,
difficulté des prises en charge professionnelles des femmes, qui sont
majoritaires dans les emplois précaires et à temps partiel, qu’implique la création
de pôle-emploi etc…).
Le
SNUEP-FSU appelle tous les personnels à participer activement et massivement
aux manifestations et rassemblements qui auront lieu le 25 novembre, journée
annuelle contre les violences faites aux femmes.
RETRAITES - communiqué FSU du 10 novembre
TOUJOURS LE MEPRIS
La promulgation dans la
précipitation et en pleine nuit de la réforme des retraites montre combien
le président de la République craint le
mouvement social. Il veut en finir vite avec le dossier des retraites car il
sait sa réforme massivement contestée.
Il veut aussi effacer la
censure exercée par le Conseil Constitutionnel sur la réforme de la médecine du
travail mais la promulgation de la loi ne change pas son caractère injuste et
inefficace.
La
réalité sociale demeure. La loi pénalise particulièrement les agents de la
Fonction Publique. Elle reste inacceptable ; la FSU demande son
abrogation, l’ouverture d’un grand débat public et de réelles négociations pour
d’autres mesures nécessaires à la sauvegarde et au développement des retraites
par répartition et du code des pensions.
La FSU continuera à
agir avec les personnels dans le cadre de l’intersyndicale.
D’ores et déjà, elle
appelle les personnels à faire du 23 novembre prochain, un rendez-vous social
national majeur pour les retraites, l’emploi et les salaires.
Coordination SOS LA HALDE
LA HALDE DOIT RESTER UNE INSTITUTION INDÉPENDANTE, IDENTIFIÉE
PAR LE PUBLIC, ADMINISTRATIVEMENT ET BUDGÉTAIREMENT AUTONOME ET GÉRÉE COMME
TELLE
Les
Associations et les Organisations syndicales soussignées ont pris connaissance
du texte de l’Appel signé par tous les membres du Comité Consultatif de la
HALDE
Elles
entendent exprimer leur complet accord avec le contenu de cet Appel.
Ce texte
met en garde les diverses autorités publiques, à la veille de l’un des tous
prochains débats parlementaires, sur les conséquences du projet de loi
organique portant sur la création d’une nouvelle institution : Le
défenseur des Droits.
Ce
projet sous l’apparence d’une coordination des pratiques et des moyens, réduira
l’autorité et l’indépendance de la HALDE en la plaçant sous l’autorité
tutélaire du Défenseur des Droits. De ce fait, il est à craindre qu’elle ne perde son statut d’autonomie de gestion administrative et
budgétaire qui est l’une des garanties de son indépendance effective.
Ce
faisant, s’il était adopté en l’état, il réduirait l’autorité et l’indépendance
de la HALDE et exposerait la France aux critiques et contentieux des Cours de
Luxembourg et de Strasbourg.
En
effet, au moment même où les pratiques discriminantes apparaissent au grand
jour contre les « voyageurs » et les Roms, qu’ils soient de
nationalité française ou ressortissants de l’Union, au moment où à l’occasion
du débat sur les retraites l’inégalité de traitement que subissent massivement
les femmes dans leurs droits à une retraite pleine et entière est révélée à
toutes les personnes de bonne foi,
ce projet de
loi organique ne peut être perçu comme le fait d’un hasard du calendrier
parlementaire et ne peut que rencontrer l’opposition résolue des signataires
C’EST POURQUOI les associations et les organisations syndicales
soussignées
Ÿ
partagent les préoccupations exprimées par les membres du Comité consultatif et
la signent conjointement
Ÿ
décident d’en populariser le contenu auprès de leurs militants et adhérents.
appellent
l’ensemble des associations et organisations qui luttent contre l’inégalité de
traitement et les discriminations à élargir leur collectif initial.
ADEP (Association D’Entraide des polios et handicapés) ;ANGVC
(Association Nationale des Gens du Voyage Catholiques ; APGL (Association
des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens) ; Autre Cercle ;
CATRED (Collectif des Accidentés du Travail, handicapés et Retraités pour
l’Égalité des Droits) ;Cap MED (Citoyens pour des Actions
Plurielles) ;CGT ; CFDT ; CLASCHES (Collectif de Lutte
anti-Sexiste Contre le Harcèlement sexuel dans l’Enseignement Supérieur) ;
CNDF (Collectif National pour les Droit des Femmes) ; Collectif éducation
contre les LGBT phobies en milieu scolaire ; Copernic ;·CORIDYS
(coordination des intervenants auprès des personnes souffrants de
dysfonctionnements neuropsychologiques) ; ENAR France (Comité français du
réseau européen contre le racisme) ; FGPEP (Fédération Générale des
Pupilles de l’Enseignement Public ; FNAFA (Fédération Nationale des
Associations Franco Africaines) ; FNASAT-GdV (Fédération Nationale des
Associations Solidaires d’Action avec les Tsiganes-Gens du Voyage) ; FNATH
association des accidentés de la vie ; FSU ; FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux
Rives) ; FO ; GISTI ; Inter
LGBT ; LDH (Ligue des Droits de l’Homme) ; MRAP ; OUTrans
(réseau d’auto support entre transexuels) ; Solidaires ; SOS
Racisme ; SAF (Syndicat des Avocats de France) ; SM (Syndicat de la
Magistrature) ; UFAT (Union française des Associations Tsiganes ;
UNAISSE (Union Nationale pour l’Avenir de l’Inclusion Sociale Scolaire et
Educative d’élèves en situation de handicap)
LU AU BO DU 11 NOVEMBRE 2010
Pour le Baccalauréat
professionnel, une note de service précise les modalités de mise en œuvre et
d'organisation de la session 2011 du concours général des métiers qui est
ouvert à 17 spécialités ou options de spécialités de baccalauréat
professionnel.
Budget pour
l’école
Encore et
toujours moins !

Budget 2011 pour l’Ecole :
Encore 16 000 adultes en moins dans les
établissements !
Tout est bon pour faire des économies… sur
le dos des élèves. Le gouvernement prépare maintenant :
- des classes plus chargées, 2 ou
3 élèves en plus ne feront pas de mal !
- la fermeture des petits établissements de
proximité, les voyages forment la jeunesse !
- la prise en charge par les familles de l’aide aux élèves les plus en difficulté par le
biais d’officines privées, c’est le chacun pour soi en fonction de ses
moyens !
- la fin de la scolarisation des moins de 3
ans, soit plus de 100 000 enfants qui n’auront plus droit à l’Ecole
maternelle
- la réduction du nombre d’assistants
d’éducation
Avec tout ça, on n’améliorera pas les
résultats scolaires…
Et comme si ce n’était pas suffisant, le
gouvernement s’attaque aux fondements avec :
- la fin de la formation professionnelle des enseignants et des CPE
- le remplacement des enseignants et des CPE
par des personnels précaires non formés ou mal formés
La manière de réformer la pédagogie au
collège et au lycée c’est :
- la réduction des crédits pédagogiques
Le gouvernement dit vouloir « mettre le
paquet » sur l’Ecole primaire, mais pour lui, le paquet, c’est supprimer presque 9 000
classes !
Dans ces conditions,
comment prendre en charge les élèves en grande difficulté à la sortie de
l’Ecole primaire ?
Comment éviter que
150.000 jeunes sortent du système éducatif sans qualification ?
Comment accueillir
les 50 000 élèves supplémentaires en 6ème avec autant de postes en moins ?
Comment faire fonctionner notre école, notre collège, notre lycée ?
Comment traiter la
grande difficulté scolaire ?
Supprimer des
postes, c’est remettre en cause la qualité de l’éducation et la réussite de
tous les élèves.
Et c’est la neuvième
année consécutive que l’on subit ce régime !
Pendant ce temps-là,
les autres pays européens font le choix d’investir dans l’Education comme moyen
de sortir de la crise. Depuis de trop nombreuses années, la part de ses
richesses que la France consacre à l’éducation ne cesse de baisser.
Car,
oui, un pays qui croit en l’avenir est un pays qui investit dans l’éducation !
Tous ensemble, débattons de ces questions
et mettons les parlementaires face à leurs responsabilités !
Nous voulons que
l’éducation redevienne une priorité !
Note FSU sur les
dispositions essentielles du texte adopté par le Parlement
CE
QU’IL FAUT SAVOIR SUR LES RETRAITES
Rappelons que du point de vue de la
FSU, ce que les salariés du public et du privé, les jeunes, les chômeurs et les
retraités ont jugé injuste, inefficace et inacceptable avant le vote du projet
de loi au parlement, le reste après ce vote. C’est pourquoi la FSU demande au
Président de la république de ne pas promulguer cette loi et d’ouvrir de
réelles négociations pour une autre réforme des retraites.
Car il existe bien une alternative
à cette réforme en termes d’emploi, de financement, de reconnaissance de la
pénibilité au travail, de réduction des inégalités entre les hommes et les
femmes, de prise en compte des années d’études... C’est bien ce qu’ont compris
et ce que demandent des millions de salariés depuis des semaines.
La FSU s’engage à continuer à combattre
cette réforme et à imposer des mesures justes, solidaires et durables. Elle
poursuivra le travail de propositions et d’actions sur l’emploi, le pouvoir
d’achat et la précarité qui impactent le financement des retraites.
Le gouvernement aurait tort de penser qu’il en a terminé avec la
question des retraites ! Le vote de
la loi n'arrêtera pas le mouvement profond qui s'est développé dans notre pays,
au cours duquel la FSU a appelé à étendre et généraliser grèves et
manifestations.
1. Les mesures sur les bornes d’âge
Elles concernent l’ensemble des
régimes. Les âges du départ en retraite (62 ans) et celui de la liquidation
sans décote (67 ans) sont fixés par la loi pour les salariés nés à compter de
1956. Des décrets doivent intervenir pour la progressivité à partir du 1er
juillet 2011.
Ce qui est annoncé
|
Date de naissance |
Âge du droit au départ |
Âge de liquidation sans décote (« taux plein ») |
|
Avant le 1er juillet
1951 |
60 ans |
65 ans |
|
1er juillet 1951 |
60 a et 4 m |
65 a et 4 m |
|
1er janvier 1952 |
60 a et 8 m |
65 a et 8 m |
|
1er janvier 1953 |
61 ans |
66 ans |
|
1er janvier 1954 |
61 a et 4 m |
66 a et 4 m |
|
1er janvier 1955 |
61 a et 8 m |
66 a et 8 m |
|
1er janvier 1956 |
62 ans |
67 ans |
Dans la Fonction publique, les
mêmes mesures s’appliquent aux corps classés en catégorie active « mutatis
mutandis ».
Les exceptions :
• Carrières longues : ceux qui ont
commencé avant 18 ans pourront partir à 60 ans. Conditions par décret
(vraisemblablement 4 trimestres validés avant le 18ième anniversaire (3 pour
ceux qui sont nés en fin d’année)).
• Travailleurs handicapés. Par
décret. Les conditions en vigueur depuis 2006 étaient particulièrement étroites
avec l’exigence de durée travaillée en étant reconnu handicapé. Suppression de
la majoration de pension prévue au 5° de l’article L24 ; elle permettait
d’atteindre le taux de 75% même en cas de carrière courte. Les travailleurs
handicapés ne
sont pas soumis à l’application de
la décote.
• Parents de 3 enfants, nés avant
1956 : maintien de l’âge sans décote à 65 ans sous conditions précisées
par décret (en particulier avoir travaillé avant la naissance des enfants et
interruption de l’activité, nombre de trimestres minimum).
• Parents d’enfants handicapés :
maintien de l’âge sans décote à 65 ans sous conditions précisées par décret.
L’ensemble de ces dérogations
valent aussi pour la Fonction publique.
À noter que l’élévation de la
limite d’âge dans la Fonction publique aggrave fortement la progressivité de la
loi Fillon (cf. tableau page suivante).
2. Dans la Fonction publique :
de très nombreuses régressions, au nom de la « convergence des
règles »
2.1 Relèvement du taux de retenue pour pension, par décret
|
année |
taux |
année |
Taux |
|
2011 |
8,12% |
2016 |
9,47% |
|
2012 |
8,39% |
2017 |
9,74% |
|
2013 |
8,66% |
2018 |
10,01% |
|
2014 |
8,93% |
2019 |
10,28% |
|
2015 |
9,20% |
2020 |
10,55% |
2.2
Réforme du minimum garanti de pension
La loi conditionne l’attribution du
minimum à la condition de liquider sa pension sans décote et une condition de
ressources.
Les ressources issues des
différentes pensions de retraite versées par les régimes obligatoires de
retraite devraient être inférieures à un plafond fixé par décret. Il s'agit
d'un alignement sur le minimum contributif de la sécu, mis sous conditions de
ressources depuis le « rendez vous » de 2008. Le plafond de
ressources serait dans cette logique de 85% du SMIC. En cas de dépassement du
plafond de ressources, la pension versée correspond alors au montant du plafond
ou à la pension calculée (sans application du minimum) si celle-ci est
supérieure au montant du plafond.
Cette disposition oblige donc à
avoir liquidé toutes ses pensions quand on demande celle de la FP, ainsi que le
prévoit explicitement le texte adopté par le Sénat. Cette obligation peut
s’avérer pénalisante ; dans certaines situations il était conseillé
d’attendre le taux plein pour liquider sa pension du régime général. Elle
obligera à une coordination définie par décret pour les polypensionnés
susceptibles de relever de plusieurs minima.
La vérification du plafond de
ressources ne sera applicable qu’à compter du 1er juillet 2011.
Les conditions exigeant les
conditions du taux plein ne sont pas applicables à ceux qui auront atteint au
1er janvier 2011 l’âge du droit à liquidation de leur retraite. Des
dispositions transitoires sont prévues par décret pour une application
progressive de la disposition.
Cette nouvelle restriction
contredit l’article L1 du code des pensions (« allocation en rémunération
des services » qui tient compte de la « dignité des
fonctions »), transforme le minimum garanti en revenu d’assistance (qu’il
faut mériter : « le taux plein ») et aligne le plus avantageux
sur le moins.
2.3 La suppression du droit des mères de 3
enfants est maintenue,
malgré des aménagements successifs à mettre à notre actif mais qui ne règlent
qu’une partie du dossier, et créent de nouveaux obstacles pour certaines.
Voir aussi : http://www.pensions.bercy.gouv.fr/actualites/parents3enfants.html
Les fonctionnaires qui ont acquis
la qualité de parents de 3 enfants (avec interruption de l’activité ou absence
d’activité au moment de la naissance ou de l’adoption) et les 15 années de service
au 1er janvier 2012 conservent la possibilité de liquider leur
pension sans condition d’âge.
• Tout le droit en vigueur pour le
calcul de la pension sur la base de l’année d’ouverture du droit – celle au
cours de laquelle la condition de 15 ans et celles liées aux enfants sont
réunies reste acquis aux fonctionnaires "à moins de cinq années de la
retraite" quelque soit leur date de départ. Selon le texte adopté, les
femmes nées avant le 1er janvier 1956 conservent donc le bénéfice de la
réglementation actuelle quelque soit la date de leur retraite ; pour
les catégories partant actuellement à 55 ans, même disposition pour celles qui
sont nées avant le 1er janvier
1961.
• Pour celles qui ne remplissent
pas cette condition d’âge, voici les dispositions de la loi :
- Pour un calcul de la pension
selon les règles en vigueur actuellement (durée et conditions de décote
retenues par référence à l’année des 15 ans et 3 enfants, dite année
d’ouverture du droit) la demande devra avoir été déposée avant le 1er janvier
2011 et prendre effet avant le 1er juillet 2011.
Dans ce cas, le bénéfice du minimum
garanti dans les règles actuellement en vigueur continue de s’appliquer.
- Pour toute demande à compter du
1er janvier 2011 ou tout départ à compter du 2 juillet 2011, le calcul du taux
de pension se fera selon le principe générationnel. C’est bien moins
favorable ! Par exemple, si l’année des 62 ans (ou 57 ans en cas de
services actifs) est 2020, on calcule sur la base de 41,5 ans et la décote de
1,25% par trimestre manquant peut porter jusqu’à 20 trimestres. Elle s’annule à
67 ans (ou 62 ans). Si les paramètres (âge et durée) à prendre en compte n’ont
pas encore été fixés pour la génération de l’agent, le calcul est effectué avec
les dernières valeurs arrêtées.
Enfin, « avoir réduit son
activité » permettra de repêcher ceux et celles qui ne se sont pas arrêtés
de travailler au moment de la naissance ou de l’accueil de leurs enfants. Cette
disposition nécessite la publication d’un décret. Il est difficile de dire si
le délai de publication du décret permettra aux intéressé-es de bénéficier des
dispositions transitoires.
Attention à l’article 53
Il prévoit que les périodes de
services accomplis comme non titulaire, même validées, seront écartées des
services pris en compte pour avoir le droit à une pension de la Fonction
publique.
A partir du 1er janvier 2011, la
durée de ces services qui est actuellement de 15 années, serait réduite à 2 ans
par décret. Le texte adopté permet de faire une demande avec deux années de
stagiaire ou titulaire d’ici le 1er juillet 2011.
Ces aménagements successifs du projet de loi sont à mettre au compte de la mobilisation, des
interventions de la FSU, de celles des collègues, informées par nos soins. Pour
autant, ils ne règlent qu’une partie du dossier. En poussant hors de l’activité
professionnelle des milliers de femmes, le projet les pénalise et fragilise
particulièrement les missions sociales, de l’éducation et de la santé. La date
butoir du 30 juin 2011 pour le départ en retraite hypothèque la préparation de
la rentrée 2011.
Attention, la retraite est une
décision irréversible. La diminution du taux de pension peut dans certains cas
être compensée par un traitement de référence plus élevé. Il convient d’attirer
l’attention des collègues sur ces éléments ; il n’est pas nécessairement
approprié de conseiller à des collègues jeunes de prendre leur retraite!
2.4
Mesures sur les bonifications de service
• Suppression des bonifications de
l’enseignement technologique, applicable aux nouveaux recrutés.
• Les bonifications, sauf les
bonifications pour enfants, ne sont accordées qu’après 15 ans de service ;
elles sont écartées de la durée d’assurance pour le déclenchement de la
surcote.
• La condition d’interruption de
l’activité pour l’attribution de la bonification pour enfants nés avant 2004
serait élargie par décret à la réduction de l’activité.
2.5 Suppression de la validation des services de non titulaires
Pour tous ceux qui seront
titularisés à compter du 1er janvier 2013.
2.6
Suppression de la CPA
Le texte de loi abroge l’ordonnance
créant la CPA dès la publication de la loi.
Les agents en CPA le demeurent sauf
s’ils veulent en sortir – délai de prévenance de 3 mois.
Au cours des débats, la question des
enseignants ayant opté pour une cessation totale de leur activité au cours de
la dernière année scolaire a été reconnue. Elle est à l’étude au sein de
l’administration.
Tableau récapitulatif de l’évolution des
paramètres de la décote

2.7 Prendre sa retraite en fin de mois.
Ce sera impératif à partir de
juillet 2011. En effet, l’article 46 précise que la pension est versée à la fin
du mois suivant la cessation d’activité. Le traitement sera interrompu le jour
de la cessation d’activité. Cet article met fin au « traitement
continué ». Exception en cas de retraite pour invalidité ou limite d’âge
où la pension est versée dès le premier jour de la retraite.
Les instituteurs et PE atteignant
l’âge de la liquidation de leur retraite sont maintenus en activité jusqu’au 31
août, sauf départ comme parent de trois enfants ou d’un enfant handicapé.
Alerte car de nombreux personnels du MEN ont déjà déposé leur demande de
radiation pour le début du mois de septembre 2011.