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Paris, le 10
janvier 2011
Motion Action du bureau national du
Pour
2011 :
De la sueur et des
larmes pour 98 % de la population …
Des profits énormes
pour le reste
(1,6% soumis à l’ISF, chiffre 2008 des impôts)
Une politique de destruction du bien public
La
politique menée par le président de
L'injustice
sociale n'en est que plus réelle lorsqu'une nouvelle augmentation de
Pour
financer cette politique, le gouvernement poursuit sa politique de casse des
services publics, avec notamment le non-remplacement d'un fonctionnaire sur
deux. Il s'obstine à détruire de l'emploi public dans l'éducation nationale
alors même que des vagues démographiques importantes arrivent actuellement du
primaire au secondaire. La qualité du système éducatif est menacée.
Quant au financement de la dépendance, le
Président de
Il y a
de plus en plus de « vieux » et cela coûte cher. C’est
vrai : nous vivons plus longtemps et en meilleure santé parce que nous
bénéficions des progrès de la médecine et d’un système de soins financé par la
solidarité des salariés :
Un budget de restriction pour l’enseignement
public
Le
budget 2011 organise la rigueur pour le service public de l’éducation ; il
en est tout autrement pour l’enseignement privé. Dans un contexte de
suppressions massives d’emplois, le privé est largement épargné puisque ce
dernier n’a à subir que 10 % des 16 000 suppressions envisagées au lieu de 20 %
si la règle de proportionnalité était respectée. Les sénateurs UMP ont
d’ailleurs déposé un amendement qui a été voté pour attribuer 4 millions
d’euros soit 250 postes supplémentaires à l’enseignement privé sous
contrat, Pour aller plus loin dans le
soutien à l’école privée, le
L’enseignement professionnel particulièrement
touché
MOBILISONS-NOUS
TOUTES ET TOUS, POUR FAIRE ENTENDRE NOTRE VOIX
LE 22
JANVIER PARTOUT EN FRANCE,
la voix
des personnels de lycée professionnel, SEP, SEGPA et EREA.
Le SNUEP
FSU appelle les personnels à se mobiliser contre la politique ministérielle,
pour d’autres choix :
- non au
détournement de fonds publics vers l’enseignement privé
- pour
le maintien du pouvoir d’achat (indexation du traitement et de la pension sur
le taux de l’inflation)
- pour
un service public d’enseignement de qualité (Non aux suppressions de postes).
Pour les
collèges et les lycées professionnels, la rentrée 2011 risque d’être plus
difficile encore que les années précédentes : moins 4 800 postes ! Au
quotidien, chacun peut mesurer qu'en lycée professionnel, SEP, SEGPA ou EREA,
les moyens diminuent alors que les exigences sont très fortes. Pour poursuivre
sa politique de suppression de postes, le ministère sera obligé de fermer de
nombreuses sections, voir des filières entières alors même qu’elles recrutent.
Les élèves paient le prix de cette politique via la dégradation de leurs
conditions d'études. Les personnels le ressentent également au travers des
dégradations des conditions de travail. Les effectifs augmentent, les horaires
diminuent, notamment en effectif réduit. La réforme de la voie professionnelle
ne permettra pas la réussite des élèves les plus en difficulté. Elle ne
diminuera pas non plus le nombre des sorties sans qualification et rendra
difficile la poursuite d’études notamment en BTS. En 2011, le SNUEP-FSU
continuera, avec les PLP et les organisations qui le souhaitent, à promouvoir
l’enseignement professionnel et faire valoir une autre politique en faveur des
élèves et des personnels. Il est inadmissible de recruter des contractuel-les,
des vacataires, ou de laisser les élèves sans cours pendant tout ou partie de
l’année, de nombreux remplacements n’étant pas assurés en lycée professionnel.
Il est aussi inadmissible de prendre les stagiaires comme moyen (à 18h), sans
formation, plutôt que de maintenir des postes de titulaires.
Dans
notre secteur, se trouve un grand nombre de personnels précaires. Le SNUEP- FSU
dénonce l’hypocrisie du ministère qui n’envisage aucun plan pour la
titularisation de tous ses personnels précaires. Lister les textes existants et
éventuellement « titulariser » les seuls contractuels en possession
d’un CDI n’est pas suffisant.
Le
SNUEP-FSU demande d’en finir avec le dogme du non remplacement d’un
fonctionnaire sur 2 et de recréer de nombreux postes de PLP. Le SNUEP-FSU
demande l’ouverture de postes aux concours en conséquence.
Le
SNUEP-FSU appelle les collègues à participer à l’action (grève et/ou
manifestations régionales, départementales) du
Une loi de mobilité qui précarise encore plus
les conditions de travail :
Le
SNUEP-FSU s’oppose toujours au décret d’application de la loi de mobilité (
C’est
aussi rendre caduc le mouvement des mutations et fixer localement les
recrutements de personnels. Le SNUEP-FSU rappelle qu’il exige toujours le
retour à un mouvement national de mutations, évitant toutes les dérives
rectorales (blocages de postes, aucune transparence …).
Baisse des salaires et des pensions
En ce
qui concerne les salaires, 2010 n’a pas été à la hauteur des revendications
portées par le SNUEP-FSU : la revalorisation du point d’indice menée par
le gouvernement ne concerne que les échelons 3, 4 et 5. Les personnels
d’éducation et d’enseignement de lycée professionnel n’ont eu que quelques miettes
(indemnité PP, prime de CCF). Et 2011 s’annonce bien mal : le gouvernement
fait payer la crise aux salarié-es mais pas aux hauts revenus. Avec la réforme
des retraites, il augmente la retenue pour la pension (Fonction publique) Il
envisage également d’amputer notre pouvoir d'achat de l'inflation sachant qu’il
a ramené à ZÉRO les 0,5% d'augmentation du point d'indice promis pour juillet
2011, et pour les 2 ou 3 années suivantes. Pendant ce temps-là, les recteurs
qui seront chargés de détruire le service public d’éducation (suppressions de
postes, de filières, de classes …) toucheront une prime de 22 000 euros, soit
une année de salaire d’un enseignant au 6ème échelon…
Quant
aux pensions de
ZOOM sur le livret
de compétences (LPC)
L’administration rend obligatoire le LPC dès
cette année, sans concertation des représentants des enseignant-es, sans vraie
phase d’expérimentation.
Le contenu
Le LPC
regroupe à lui tout seul toutes les évolutions négatives survenues dans la
politique éducative de ces dernières années : les programmes se vident,
l’évaluation est peu cadrée et binaire, les savoirs laissent place à des
compétences qui ne relèvent parfois d’aucune discipline. Avec le LPC et le
socle commun, les enseignants seraient conduits à délivrer des attestations de
compétences, ou de comportement, la transmission de connaissances passe alors
au second plan. Sans préparation, ni formation, le plus souvent sans même
quelques heures d’information ni de concertation, les enseignants qui ont des
élèves de 3ème sont sollicités pour délivrer, dans le cadre du LPC
le B2I (brevet informatique et internet), le niveau A2 (cadre européen commun
de référence pour les langues ) en langue étrangère, le PSC1 (premiers secours
civiques niveau 1), l’ASSR (attestation de sécurité routière), l’histoire des
arts (aucun programme, il faut toutefois que les œuvres appartiennent au
patrimoine !) ; il doivent déterminer si leurs élèves savent « respecter des comportements favorables à
leur santé et à leur sécurité » (compétence 6) ou « assumer des rôles, prendre des initiatives
et des décisions ».
Le contexte
Le
rythme de cavalerie imposé par le ministère pour mettre en place le LPC se fait
au mépris de l’information, de la formation des personnels et de leurs représentant-es.
Cela signifie que les « domaines » seront souvent validés en retard,
voire à la fin de l’année, y compris pour ce qui était initialement prévu dès
la classe de quatrième. Les équipes n’ont pas eu le temps de concertation qui
aurait donné un aspect plus rigoureux à l’évaluation, les militants trouvent
peu d’outils pour lutter contre cette mise en place, et les équipes de vie
scolaire risquent, en fin d’année de se voir réquisitionnées pour renseigner
tout ce qui n’aura pas été fait auparavant. Tout cela implique une charge de
travail supplémentaire et une dégradation du service pour les élèves.
La forme
Le sigle
LPC renvoie à la fois au concept du livret, et à sa forme. Physiquement, le LPC
est logiciel. Il est conçu pour recevoir les informations du livret personnel
de compétences de tous les jeunes qui passent par le système éducatif français,
mais il est aussi prévu de pouvoir le renseigner tout au long de la vie, il
pourra être utilisé à des fins professionnelles, et devrait -à terme- être exigible
par l’employeur potentiel, ce qui n’est pas sans évoquer des pratiques qu’on
croyait révolues.
Le SNUEP–FSU demande au ministère un moratoire
pour permettre un véritable débat sur le livret de compétences, sur sa
pertinence.
En attendant le SNUEP-FSU demande aux collègues
de ne pas renseigner ce livret. Si
jamais le ministère, ou les rectorats l’imposent au 3ème trimestre, le
SNUEP-FSU demande alors aux collègues de valider tous les items, afin de ne
pénaliser aucun élève
Communiqué
de presse intersyndical du14 décembre 2010
C’est
CLAIR, c'est toujours non !
Suite
aux "états généraux de la sécurité à l'école" d'avril 2010, le
ministre de l'Éducation nationale a décidé de lancer autoritairement
l'expérimentation CLAIR (Collège et Lycée pour l'Ambition, l'Innovation et
Les
organisations syndicales nationales CGT Éduc'action, SE-UNSA, SNCL-FAEN,
SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU,
SNFOLC, SNETAA-FO, SUD Éducation, constatent que ce dispositif a été imposé
dans 105 établissements.
Depuis
des semaines, les personnels, avec leurs organisations syndicales, ont exprimé
leurs désaccords à tous les niveaux -en CA, CTP, CAP et CCP, dans des
rassemblements, des interventions, des pétitions-, et pour beaucoup, leur
volonté de sortir de ce dispositif.
Les
organisations syndicales considèrent que le dispositif CLAIR est un laboratoire
de déréglementation des établissements, des statuts, et de dérégulation de la
gestion des personnels. Dans ce cadre, le nouveau préfet des études est très
largement contesté.
La
situation actuelle et la préparation de la rentrée prochaine inquiètent
fortement les personnels : non respect de leurs statuts, moyens pour
l'Éducation prioritaire remis en cause, indemnités à géographie variable,
rupture de contrats des personnels non titulaires…
Ce
dispositif ne répond pas aux besoins des élèves. Il ne peut servir de "modèle",
notamment pour l'Éducation prioritaire de demain. Il doit être abandonné.
C’est pourquoi les organisations syndicales CGT Éduc'action, SE-UNSA, SNCL-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU,
SNUEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SUD Éducation, demandent le retrait de la
circulaire n°2010-096 du 7 juillet 2010 sur le dispositif CLAIR et l'abandon de
toute pression à l'égard des personnels.
Communiqué FSU - Les
Lilas - le
Pour
que 2011 soit une année d'amélioration pour toutes et pour tous
Alors
que pour une majorité de la population l’'année 2011 s'’annonce encore comme
une année de « difficultés », le Président de
Pourtant,
la trêve de Noël a été marquée par des évènements mettant en évidence le
caractère catastrophique de cette politique avec la confirmation des
Notre
société a plus que jamais besoin de solidarité, de justice sociale, d’égalité,
notamment par un autre partage des richesses et la conquête de droits nouveaux
dans le cadre d’'un développement durable et soutenable. Les services publics
et
C'est pour
défendre ces valeurs et imposer l’'idée que l’'amélioration de ces services est
un véritable enjeu de société que

Communiqué de presse – L’éducation est notre avenir
Le 22 janvier, refusons le budget de
pénurie de l’Éducation nationale !
Le
collectif «L’éducation est notre avenir » dénonce les effets
catastrophiques qu’aura la mise en œuvre du budget 2011pour l’Éducation
nationale, s’il est adopté par le Parlement.
D’ores et déjà, compte-tenu
du résultat prévisible du vote, les organisations membres du collectif appellent
tous les citoyens et futurs citoyens de ce pays à un premier acte de refus des
conséquences de ce budget, le
Le
budget 2011 prévoit la suppression de 16 000 emplois et n’affiche d’autre
ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du
dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Pourtant, les effectifs d’élèves vont continuer d’augmenter et la part du PIB
français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la
période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006.
Le
collectif appelle lycéens, étudiants, parents d’élèves et personnels de
l’éducation à participer à la journée nationale de mobilisation du 22 janvier
qui prendra des formes variées dans les départements (manifestations,
rassemblements, débats). Cette première étape sera, n'en doutons pas, prolongée
par d'autres initiatives durant les 2e et 3e trimestres.
Ensemble,
refusons les fermetures de classes, la disparition des RASED, les suppressions
de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le
manque d'ambition du plan Licence à l'université, les réductions de postes et
d’options, les hausses d’effectifs dans les classes…
Exigeons
une véritable formation professionnelle des enseignants sans laquelle les
écarts entre élèves vont continuer à se creuser !
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin
d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et
traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la
réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les
objectifs d’une École démocratique et ambitieuse.
Appel sur la
formation des enseignants
La
formation est un investissement pour l’avenir
Les
personnels réunis le
La
formation est bouleversée sans que cela se traduise par une quelconque
amélioration ni des conditions de travail et d’étude, ni de la qualité de la
formation dans ses différentes composantes.
Quant
aux formateurs, ils vivent des situations de travail aggravées et sont soumis à
un stress permanent. La formation se dégrade : très forte diminution de la
formation professionnelle, difficultés de la mise en stage en master, hiatus
entre initiation à la recherche et préparation au concours, …
De
nouvelles contraintes pèsent lourdement sur les étudiants : problème de
validation des masters pour nombre de non-admissibles au concours, exigence de
posséder le CLES 2 et le C2I pour être nommé fonctionnaire stagiaire après
réussite aux concours, difficulté à préparer ceux ci dans les conditions
faites. A cette rentrée, le nombre des
candidats aux concours et celui des inscrits en master sont en forte
diminution. Les difficultés liées à la réforme, mais aussi les craintes dues à
la politique de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux partant en
retraite n’y sont pas étrangères.
En même
temps, le gouvernement casse la recherche en éducation à marche forcée en
décidant de dissoudre l’INRP dans l’ENS de Lyon.
On ne
peut en rester là ! C’est l’avenir
des
jeunes qui est en cause.
Une remise à plat doit impérativement combiner
les éléments suivants :
- une
formation, répondant à la nécessité d’élever le niveau de qualification de
tous, intégrée dans un cursus master
- une
formation liée à une recherche en éducation s’appuyant sur tous les potentiels
(IUFM, UFR, INRP, ENFA pour l’enseignement agricole)
- une
formation compatible avec la conception de masters de qualité, alliant les
dimensions disciplinaires et professionnelles nécessaires à l'exercice du
métier, « intégrées » progressivement tout au long du cursus, dès la
licence et jusqu’à la première année de titulaire.
- un cadrage national des formations
- une
carte des formations qui permette la préparation de tous les concours, sur
l’ensemble du territoire et s’appuyant sur les IUFM
- des
stages de pratique accompagnée rémunérés
- des
pré-recrutements et une allocation d’autonomie pour les jeunes, afin à la fois
de permettre l’accès à l’enseignement pour tous les milieux sociaux et
d’assurer le vivier dans les disciplines déficitaires.
- une
révision des contenus et des épreuves de concours
- une
entrée progressive dans le métier avec au minimum 2/3 de formation dans l’année
de fonctionnaire stagiaire.
- une
formation continue sur le temps de travail au long de la carrière
Dès maintenant, il faut arrêter la casse des IUFM (transferts de postes à
l’intérieur de l’université, départs non remplacés, suppression de sites, etc.).
Une structure universitaire de type « IUFM rénové » doit
être dédiée à la formation et la recherche en éducation dans une académie, en
relation avec toutes les composantes des Universités.
Dès
maintenant, et d’ici la fin de l’année scolaire, les fonctionnaires
stagiaires doivent bénéficier d’un service allégé jusqu’à 2/3 pour
pouvoir suivre une formation supplémentaire et participer à des échanges
permettant de confronter les expériences, ainsi que des décharges de service
l’année prochaine pour pouvoir compléter leur formation sur le temps de
service.
Pour faire des propositions alternatives,
Communiqué
FSU, Les Lilas, le
Passage en force sur les retraites
confirmé
Le
gouvernement publie au Journal officiel du 31 décembre les décrets
d’application de la loi de réforme des retraites.
A la
mesure « emblématique » du report de l’âge légal de départ à la
retraite et à celle du relèvement du taux plein, le gouvernement a choisi
d’ajouter l’allongement de la durée d’assurance. Pour les générations nées en
1953 et 1954, ce sont 165 trimestres qui seront exigés pour une pension au taux
plein, soit 41 annuités un quart.
Cet
allongement aggrave encore un peu plus les dispositions de la loi, en
augmentant l’effet de la décote pour les salariés qui demanderaient à liquider
leur pension sans réunir les conditions (durée d’activité ou âge) du taux
plein. L’importance du chômage des seniors, les politiques des entreprises,
l’augmentation de la pression exercée dans le travail sur les salariés de tous
les secteurs contraindront en effet la plupart des salariés à « choisir » un départ
avec une pension amputée. Les femmes, et tous ceux qui ont eu des carrières
courtes ou précaires sont les plus concernés par cette réforme injuste et
brutale. Les plus faibles pensions seront encore réduites par la réforme du
minimum de pension de
L’allongement
réduit encore le nombre des bénéficiaires potentiel du dispositif carrières
longues. A l’extrême, si le droit à la liquidation de sa retraite est
théoriquement reconnu à 56 ans, il faudrait à un salarié né en 1954 totaliser
43,25 années cotisées pour y prétendre, soit avoir cotisé dès l’âge de 13 ans ¾
! Alors que le gouvernement fait état du maintien du droit à partir à 60 ans pour
ceux qui ont commencé à travailler avant 17 ans, la condition de cotisation
écarte de fait de ce dispositif les femmes ayant eu des périodes validées au
titre des congés de maternité et tous ceux qui ont connu maladie ou chômage.
Les
agents de
Une autre réforme est possible, assurant une
retraite à taux plein dès 60 ans ! C’est forte de cette conviction que
Communiqué FSU, Les Lilas, le
La
précarité n’est pas inéluctable
Dans
l’interview du 30 décembre qu’il accorde au journal Les Echos, Georges
TRON, secrétaire d’Etat à
S’il
minimise l’importance de celle-ci et récuse tout « plan de titularisation »,
pourtant revendiqué par la majorité des organisations syndicales et annoncé par
le Président de
Pour
Elle
appelle l’ensemble des personnels à peser sur l’issue des négociations, en
particulier par la mobilisation de tous à l’occasion de la journée
intersyndicale de rassemblements prévue le
*
émission « la parole aux français » de janvier 2010
Note
FSU - Situation des agents non titulaires dans
État des lieux en décembre 2010
Un million d’agents non titulaires
Au
Ÿ 346 mille dans
Ÿ 375 mille dans
Ÿ 152 mille dans
Ce recensement ne décompte pas les
56 mille assistantes maternelles de
Ils représentent 14,4% des
personnels de
Leur nombre s’est accru de plus de
200 mille entre 1998 et 2008. L’augmentation annuelle sur cette période de 2,8%
est passée à 3,8% entre 2007 et 2008, du fait d’une augmentation forte dans
Une précarité importante
Outre les temps partiels imposés,
les contrats sont fréquemment de courte durée. Ainsi, en 2008, dans
Ÿ 63,3% des non titulaires ont un contrat dont la durée varie de 10
à 12 mois
Ÿ 7,7% de 6 à 9 mois
Ÿ 29% d’une durée inférieure à 6 mois.
On constate en 2003 comme en 2007
que la moitié des non titulaires ayant travaillé dans
Et un fort turn-over : parmi les
présents en décembre 2003, plus de la moitié (54, 6%) sont absents en
2007 ; 12,9% sont titulaires et 32,5% sont non titulaires. Le fait d’être
en emploi à temps complet augmente la probabilité d’être présent dans la fonction
publique 4 ans plus tard.
Leur rémunération
Elle est affectée par les temps
incomplets.
Le salaire net moyen mensuel est de
1894 € mensuels pour un temps complet.
Des milliers d’agents, en
particulier à l’éducation nationale sont payés par des vacations
Vacation d’enseignement non
revalorisée depuis 1989 : 34,30€/h dans la limite annuelle de 200 heures.
La vacation infirmière dont le taux
est inférieur au SMIC est donc portée à ce niveau : 8,86 € par heure
Pour les assistants sociaux :
9,33 €/ h
Une politique qui développe le
recours aux non titulaires
En 2008,
Depuis, de nouveaux cas de recours
aux agents contractuels ont été introduits dans la loi, notamment pour le
remplacement (loi mobilité du
Le gouvernement, propose désormais
d’étendre le « contrat d’activité » mis en place dans
L’archéologie préventive (loi du
Précarité
Les mandats du SNUEP-FSU du congrès de Granville 2008
Le
SNUEP-FSU met en évidence les difficultés rencontrées par les personnels non-titulaires
de l’Éducation Nationale (contractuels et vacataires). Certains de ces agents
connaissent la précarité depuis des années. Ils sont les premières victimes de
la baisse des emplois publics et du non-remplacement des titulaires partant à
la retraite. De plus, ils sont considérés comme des personnels taillables et
corvéables à merci. Le SNUEP-FSU dénonce le recours en nombre des temps
partiels imposés.
Titularisation des non-titulaires
Le SNUEP-FSU réaffirme sa volonté d’une titularisation
massive de tous les non-titulaires de l’Éducation Nationale.
Il dénonce la réduction drastique du nombre de
postes aux concours et revendique avec force l’arrêt du recrutement des
non-titulaires et, plus particulièrement, la suppression du contrat de
vacataire 200 heures.
La perspective de titularisation pour ces
agents n’est guère assurée par la mise en place de concours externes souvent
inaccessibles et par la réduction progressive des postes dans ces mêmes
concours.
Le SNUEP demande la mise en place d’un plan
pluriannuel de titularisation par des concours adaptés avec des mesures
d’accompagnement (décharges horaires, congés de formation, tutorat...) leur
permettant de préparer les concours.
CDI
Même si certains collègues non-titulaires croient
voir dans le CDI une amélioration immédiate de leur situation par un emploi
stable dans l’académie d’origine, il faut se rendre à l’évidence le CDI
n’apporte aucune assurance de réemploi et ceux qui pourraient être
réemployés ne bénéficieront pas des droits des fonctionnaires (ils
seront écartés du droit à pension, du droit de mutation ...).
De plus, le CDI n’empêche pas le licenciement à
tout moment d’un contractuel de la formation initiale et, au bout de six ans,
des contractuels de GRETA et de
Le SNUEP dénonce le Contrat à Durée
Indéterminée (CDI) dans la fonction publique parce qu’il ne règle en rien le
problème de la précarité et porte atteinte au statut général des
fonctionnaires.
Droits des non-titulaires
En l’état actuel, le SNUEP-FSU demande
que :
• les droits à formation des non-titulaires
prévu dans leur contrat soient respectés,
• l’accompagnement par un conseiller
pédagogique et/ou un tuteur dès sa nomination soit effectif,
• les droits à indemnité ouverts aux titulaires
soient appliqués aux non-titulaires.
Pour instituer une égalité de traitement sur le
territoire national, dans le cadre de la continuité territoriale, pour pallier
aux discriminations régionales, le SNUEP-FSU exige un cadrage national relatif :
• aux conditions d’embauche ;
• à une grille indiciaire ;
• aux conditions de reclassement.
Le SNUEP-FSU exige un reclassement qui prenne
réellement en compte l’ancienneté professionnelle par l’élaboration d’un texte
législatif.
Le SNUEP-FSU demande que toutes les mesures de
carrières ou d’affectations concernant les précaires soient traitées
paritairement, et sans disparité de gestion entre les académies.
Les non-titulaires étrangers hors Union
Européenne (UE)
Pour les enseignants précaires de nationalité
étrangère hors-U.E., le SNUEP-FSU demande que leur service d’enseignement soit
pris en compte pour leur naturalisation, phase nécessaire pour le passage au
statut de fonctionnaire.
L’assistance des non-titulaires
Le SNUEP-FSU se doit d’accueillir, d’aider,
d’encadrer et de syndiquer les «précaires» des LP, des GRETA et des MGI pour
les protéger de l’autoritarisme des directions, les intégrer dans les équipes
éducatives et mener avec eux la lutte pour leur titularisation.
Le congrès mandate le Bureau National afin de
mettre en place une structure de défense des collègues victimes de
licenciement, pour être efficace devant les Prud’hommes, par exemple.
Le congrès s’élève contre les intentions
gouvernementales de modifications négatives du régime de l’IRCANTEC
(Institution de Retraite Complémentaire des Agents Non Titulaires de l’État et
des Collectivités).
Il demande que les personnels assujettis à ce
régime ne soient pas pénalisés par les nouvelles propositions envisagées.
Budget 2011
N'ayant
pu se tenir vendredi faute de quorum, le comité technique paritaire ministériel
de l'Education nationale était convoqué de nouveau mardi 21 décembre.
Il
devait examiner la répartition entre les académies
confirmant ainsi les suppressions massives d'emplois alors que le nombre
d'élèves continue d'augmenter : -3367 emplois pour 8 300 élèves supplémentaires
dans le 1er degré, - 4800 emplois
pour 42 500 élèves en plus dans le second
degré, - 600 emplois pour les personnels administratifs.
Cette gestion par l'économie à tout prix dont le ministère
se satisfait en estimant que « tout devrait aller mieux » constitue
au contraire un mauvais coup pour la réussite de tous les élèves.
A cela, le ministère a ajouté son peu de
respect des instances de concertation en ne remettant une partie des documents
qu'au début de la séance.
Après
avoir porté les préoccupations des personnels, après avoir évoqué les actions
conduites au long du mois de décembre par ses syndicats, et devant l'absence de
réponse sur le fond des dossiers,
Elle appelle les personnels à se mobiliser dans
l'unité en préparant l'action du 22 janvier, qu'elle conçoit comme une première
étape.
|
Répartition académique des 4800 suppressions d'emplois
au budget 2011 |
|||||||
|
Académies |
Rentrée 2010 |
Académies |
Rentrée 2010 |
Académies |
Rentrée 2010 |
Académies |
Rentrée 2010 |
|
Aix-Mars. |
- 72 |
Dijon |
- 186 |
Nice |
- 239 |
Toulouse |
- 32 |
|
Amiens |
- 198 |
Grenoble |
0 |
Orléans-T. |
-284 |
Versailles |
- 493 |
|
Besançon |
- 177 |
Lille |
- 470 |
Paris |
- 27 |
Martinique |
- 139 |
|
Bordeaux |
-46 |
Limoges |
- 95 |
Poitiers |
- 70 |
Guadeloupe |
- 70 |
|
Caen |
- 154 |
Lyon |
- 220 |
Reims |
- 220 |
Guyane |
+ 37 |
|
ClermontFd |
-182 |
Montpellier |
-96 |
Rennes |
- 39 |
Réunion |
- 81 |
|
Corse |
- 18 |
Nancy-Metz |
- 524 |
Rouen |
- 196 |
France/DOM |
- 4 910 |
|
Créteil |
- 426 |
Nantes |
0 |
Strasbourg |
- 193 |
COM |
+ 110 |
Lu au BO et au JO
Au N° 45 du 9 décembre
Ÿ BEP Maintenance des produits et équipements industriels
», « production mécanique », « systèmes électroniques numériques »
Modification du règlement
d’examen.
Au N° 46 du 16 décembre
ŸCAP réalisation en chaudronnerie
Une session de rattrapage sera organisée en 2011 pour les seuls
candidats qui n'auront pas obtenu leur diplôme à la session d'examen en
2010 ».
ŸDNB
Modification
de l’épreuve écrite concernant l’histoire des arts.
Au N° 47 du 23 décembre
Dates d’examen
Ÿ DNB : mardi 28 et mercredi
Ÿ Bac Pro :
1)
Chaque rectorat fixe le calendrier des épreuves pratiques et orales le plus
tard possible.
2) Communication
des résultats des épreuves obligatoires et facultative : à compter du mardi
3)
Epreuve de contrôle : elle peut se dérouler jusqu’au samedi 9 juillet au matin inclus.
Attention, cela signifie que les enseignants
sont en congé à la même date que les élèves, à savoir le samedi 2 juillet après
la classe, sauf ceux qui seront
convoqués pour tout travail relatif aux examens, jusqu’à la date de fin de
session des examens scolaires, fixée par chaque rectorat.
Ÿ Accès au
corps des agrégés
Dossier
à constituer entre le 10 janvier et le
Ÿ Accès à
Reconduction
des règles de l’an dernier
Ÿ Autorisation
d’absence pour fêtes religieuses pour les personnels
Fêtes catholiques et protestantes
Les fêtes sont prises en compte dans le calendrier des fêtes
légales.
Fêtes orthodoxes
Théophanie :
- calendrier grégorien : jeudi
- ou calendrier julien : mercredi
Grand Vendredi Saint : vendredi
Ascension : jeudi
Fêtes arméniennes
Fête de
Fêtes musulmanes
Al Mawlid Ennabi : mardi
Les dates de ces fêtes étant fixées à un jour près, les
autorisations d'absence pourront être accordées, sur demande de l'agent, avec
un décalage en plus ou en moins. Ces fêtes commencent la veille au soir.
Fêtes juives
Chavouot (Pentecôte) : mercredi 8 juin et jeudi
Ces fêtes commencent la veille au soir.
Fête bouddhiste
Fête du Vesak (« Jour du Bouddha ») : mardi
La date de cette fête étant fixée à un jour près, les
autorisations d'absence pourront être accordées, sur demande de l'agent, avec
un décalage de plus ou moins un jour.
Au JO du 26 décembre
Ÿ BEP
BIOSERVICES. Un arrêté du MENJVA du
Au JO du 31 décembre
Décret
n° 2010- 1740 sur nos retraites
Ÿ Suppression de la bonification des
professeurs d'enseignement technique
L'article R. 25 du code des pensions civiles et militaires de
retraite est ainsi rédigé : « Art. R. 25. - La bonification
accordée aux professeurs d'enseignement technique recrutés avant le 1er janvier
2011, est égale, dans la limite de cinq années, à la durée de l'activité
professionnelle dont ils ont dû justifier pour pouvoir se présenter au concours
de recrutement. » La bonification est
supprimée pour les futurs collègues.
Pour le
reste de ce décret, voir le communiqué de