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Paris, le 4
février 2011
Rentrée
2011 : le ministère poursuit sa casse
de
l’enseignement professionnel public
À la
rentrée 2011, ce sont encore plusieurs centaines de postes de PLP qui vont être
supprimés
alors que dans la plupart des académies les effectifs dans les LP et SEP
repartent à la hausse. Pire, dans de nombreuses académies, les recteurs ne
communiquent même plus les DHG se refusant ainsi à tout dialogue social et à
toute transparence sur les choix des suppressions de postes.
Les
conséquences les plus visibles sont la suppression de filières entières dans
certains secteurs (productique) ou la suppression pure et simple
d’établissements dans de nombreuses académies. Les fusions d’établissements, les
déménagements de sections se multiplient au détriment d’une offre de formation
équilibrée et répartie sur l’ensemble du territoire. Cette politique en
continuant à diminuer l’offre de formation aura de graves conséquences sur
l’orientation des élèves voulant entrer en LP.
Le
ministère se sert ainsi de sa réforme de la voie professionnelle pour
« optimiser les structures », multipliant les regroupements de
sections et augmentant significativement le nombre d’élèves par classe. Les
sections de CAP n'y échappent pas avec aussi une augmentation du nombre
d’élèves pas classe passant de 24 à 30. Il y a une forte diminution de moyens
pour ces sections qui pourtant exigent des conditions d’enseignement spécifique
(dédoublement). La réduction de l’offre en CAP dans les établissements publics
favorise les « opérateurs » (sic les Rectorats et le Ministère) qui
vendent désormais ces formations en apprentissage. Les dernières sections de
BEP en 2 ans sont supprimées (filières carrière sanitaire et sociale, hôtellerie)
et ne sont pas toutes remplacées par des BAC PRO en 3 ans.
L’objectif
du gouvernement est donc de mettre ouvertement en concurrence un enseignement
public affaibli par ses soins et les autres voies de qualification, notamment celles
du secteur privé miraculeusement épargné par les suppressions de postes !
Dans la même logique, le gouvernement n’abandonne pas sa volonté de développer
les contrats d’alternances (d’apprentissage et de professionnalisation) pour
des raisons à la fois idéologiques et budgétaires alors même que tout indique
que ce type de formation ne peut absolument pas remplacer le service public de
la formation professionnelle initiale, seule à même de garantir une égalité de
formation sur l’ensemble territoire, exempte de tous types de discrimination.
Le
SNUEP-FSU dénonce la dégradation des conditions d’enseignement et de l’accueil
des élèves dans l’enseignement professionnel public. Il soutient tous
les établissements qui se battent pour maintenir l’offre de formation et les
conditions nécessaires au bon fonctionnement des LP, SEP, SEGPA ; et
l’ensemble des PLP qui sont déjà en grève afin de signifier leur opposition à
cette politique de suppressions de postes, de filières, de sections et/ou
d’établissements.
LE SNUEP-FSU APPELLE L’ENSEMBLE DES PERSONNEL DES LP,
SEP, SEGPA, EREA A AMPLIFIER CETTE MOBILISATION, A PARTICIPER MASSIVEMENT LE 10
FEVRIER A LA JOURNEE DE GREVE ET AUX MANIFESTATIONS POUR EXIGER D'AUTRES CHOIX
BUDGETAIRES.

Communiqué Presse
SNUEP-FSU
Texte action - Bureau national du 3
février 2011
L’année 2011 commence bien mal
Criminalisation de l’action syndicale sur fond sécuritaire
Le SNUEP-FSU demande l’abandon de la
loi Loppsi2, fourre-tout législatif, sécuritaire et
illisible, qui marque un recul général des libertés individuelles et
syndicales.
Privatisation du Service Public d’éducationL’actuelle majorité poursuit son travail de destruction des services publics. Le député Mancel (UMP) a déposé un projet de loi réservant le statut de la fonction publique aux personnels des ministères régaliens (police, justice, finances). Cette loi remet en cause les fondements même de la fonction publique et signifie la privatisation de l’Éducation nationale et de ses personnels. Le SNUEP-FSU dénonce cette orientation, contraire aux principes de la République En effet la Loi du 19 octobre 1946 « relative au statut général des fonctionnaires » est l’un des grands textes démocratiques et progressistes du lendemain de la seconde guerre mondiale, garante du principe d’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique. Le SNUEP-FSU s’oppose au dispositif CLAIR. Le SNUEP-FSU réaffirme que l’éducation nationale doit garantir la continuité territoriale du service public dans un cadre national, seul garant du principe d’égalité républicaine.
Des primes pour détruire le service public
Des primes aux recteurs, aux chefs
d'établissement qui appliqueraient au mieux la politique, cela constitue une
véritable honte pour notre démocratie, pour notre fonction publique, c est
contraire aux principes républicains.
Rien pour les autres (PLP, CPE,
non-titulaires)
Pourtant, les personnels affrontent une réalité socio-économique de plus en plus dure, sans revalorisation du point d'indice sans révision de la grille indiciaire, ce que dénonce le SNUEP-FSU.Le SNUEP-FSU appelle, entre autres, tous les personnels de LP, SEP, SEGPA et EREA à signer la pétition pour l’augmentation du point d’indice (pétition en ligne sur le site www.snuep.com).
Un budget désastreux pour les élèvesLes personnels de LP, SEP, SEGPA et EREA ont connu une dégradation sans précédent et continue du service public d'éducation. Les conditions d'études et de travail dégradées pour les élèves et pour les professeurs en sont les conséquences les plus flagrantes. Les dotations horaires globales sont l'objet d'un mécontentement grandissant des personnels. La généralisation du Bac Pro 3 ans, la disparition totale des BEP, les suppressions de postes créent des situations de tension insupportables. Se battre pour faire respecter la loiLoin du « dialogue social » que le gouvernement revendique, certains recteurs ont donné la consigne aux chefs d'établissement de ne pas soumettre aux CA de mars les TRMD (tableau de répartition des moyens disponibles) et de ne faire voter que sur les structures. Au mieux serait donnée l’enveloppe globale pour l’établissement (DHG) et le vote des TRMD serait renvoyé en mai-juin. Le SNUEP-FSU condamne avec force ces pratiques.Le SNUEP-FSU appelle tous les personnels à demander que la loi soit respectée par la réunion des commissions permanentes et par le vote des DHG dans les conseils d'administration (conformément au décret 421-9, Code de l’éducation).Le SNUEP-FSU demande aux établissements de faire remonter les motions votées dans les CA (national@snuep.com).Diminution de l’offre de formationLe SNUEP-FSU demande que l’offre de formation soit maintenue sur l’ensemble du territoire notamment pour la filière carrière sanitaire et sociale qui est fortement menacée. Le SNUEP-FSU demande le maintien des parcours en 4 ans passant par la formation BEP en 2 ans pour ces filières comme pour les autres.Le SNUEP-FSU dénonce le projet de fusion des Bac Pro secrétariat et comptabilité que veut mettre en place le ministère. Le SNUEP-FSU interviendra à tous les niveaux de ce dossier afin de garantir la qualité de ces formations, l’intérêt des futurs élèves ainsi que celui des enseignants de ces spécialités. Dévalorisation du Bac Pro achevée2011 est la dernière session du Bac Pro, diplôme national, avec épreuve terminale ponctuelle. Les années à venir, les PLP seront confrontés à la généralisation quasi-totale des CCF qui alourdissent leur charge de travail qui transformeront les Bac Pro en « diplômes maisons », et qui modifient les pratiques en évaluations au détriment des savoirs.Le SNUEP-FSU rappelle sa demande d’une réelle évaluation de la mise en place des CCF sur le cycle 3 ans, certification intermédiaire comprise. Jusqu’à présent leur pertinence n’a pas été démontrée.Le SNUEP-FSU dénonce la généralisation du Bac Pro 3 ans. Le SNUEP-FSU continuera à mener des actions spécifiques en intersyndicales sur cette question. Pour les non-titulaires, le ministère doit passer de la parole aux actes La situation faite aux non-titulaires est toujours en discussion. La garantie du statut de fonctionnaire s’obtient par le succès à un concours de la fonction publique. Le SNUEP-FSU revendique le passage à la titularisation, notamment par la mise en place de concours adaptés.Le projet en cours est loin de cette position. Le SNUEP-FSU ne peut se reconnaître dans le projet actuel, qui laisse des milliers de précaires sans espoir d’amélioration de leur situation. Formation des enseignant-es bientôt revue ?
Le
président de la république a déclaré le
Le
SNUEP-FSU est amené à dresser un bilan catastrophique .
Très
peu de masters spécifiques ont été mis en place pour la préparation au concours
PLP
•
Forte diminution des candidats inscrits au concours PLP
•
Aucune préparation au concours n’est prévue en dehors des masters
•
Formation professionnelle quasi inexistante pour les professeurs stagiaires.
Le
SNUEP-FSU demande la remise à plat de la réforme « mastérisation »
et réclame que soient engagées de véritables négociations pour une réelle
amélioration de la formation de tou-tes les PLP, afin
de garantir la réussite de tous les élèves.
Fin de la notation en 2012 ?
Le
décret n°2010-888 du
Le
SNUEP-FSU s’est toujours opposé à la notation locale, aux contrats d’objectifs
calqués sur des pratiques de management libérales, qui ne peuvent à terme que
détruire le travail en équipe au mépris de l’intérêt des élèves et du service
public d’éducation.
Le SNUEP-FSU appelle tous les personnels de LP, SEP, SEGPA et EREA à faire grève et à manifester massivement le 10 février 2011 contre cette politique, pour faire entendre leur voix et réclamer une autre politique éducative, porteuse d’une véritable ambition pour la jeunesse de notre pays.Dans la suite du 22 janvier journée d’action, le SNUEP-FSU appelle tous les collègues à se mobiliser le 19 mars journée nationale d’action organisée par le collectif « l’Education est notre avenir », et déclinée par académie.CP SNUEP-FSU. La suppression
des allocations familiales
Une
mauvaise réponse au véritable problème de l’absentéisme
Le SNUEP-FSU a pris connaissance du décret d’application de la loi Ciotti, publié au JO du 23 janvier 2011.
Le SNUEP-FSU ne
partage pas le constat de M. Ciotti
qui prétend que « les outils
d’accompagnement et de soutien dispensés n’ont pas permis à eux seuls d’enrayer
ce phénomène » et qui propose d’utiliser la suppression des
allocations familiales comme moyen de pression auprès des familles sur la seule
base du constat que 65 contrats de responsabilité parentale (CRP) signés dans
les Alpes Maritimes auraient permis à une poignée d’élèves de « retrouver
le chemin de l’école ».
Le SNUEP-FSU
rappelle que l’enseignement professionnel public scolarise près de 600 000
élèves, pour leur grande part issus de milieux sociaux
modestes, touchés de plein fouet par la crise économique et donc par le
chômage. Il rappelle aussi que le taux d’absentéisme est plus élevé dans les
LP. Ce fléau qui peut atteindre à certaines périodes de l’année 40% dans
certains LP ne doit pas être traité à la légère et demande des réponses
sérieuses de la part du ministère.
Avec cette loi, sous couvert de « renforcer l’autorité
parentale », le gouvernement entend pénaliser financièrement les familles
les plus en difficultés. Ainsi, en ne développant qu’une politique de
répression, il risque de stigmatiser davantage ces familles sans leur apporter
de réponses adaptées à leurs problèmes.
Pour le SNUEP-FSU,
cette disposition ne peut pas permettre d’impliquer les familles et encore moins d’améliorer le dialogue nécessaire entre elles et
l’institution scolaire.
Faut-il rappeler que
l’absentéisme n’est que le symptôme d’une problématique plus complexe qu’il faut gérer dans sa globalité chez les jeunes en difficultés ?
Cette expression d’un mal-être doit être pris en compte par des personnels en
nombre, formés et capables d’aider et d’accompagner.
De plus, la
généralisation du Bac Pro 3 ans ne répond pas aux besoins de nombreux élèves : la suppression du palier BEP - qui permettait à la fois de remobiliser
les jeunes et de les amener « en douceur » à un premier diplôme - est
préjudiciable à la réussite des élèves les plus fragiles. Cela contribue à
nourrir l’absentéisme de nombreux jeunes et accroît le nombre des sorties sans
qualification.
Alors que le
ministère rappelle que « les
conditions d’enseignement et de vie scolaire sont essentielles pour créer un
climat favorable aux apprentissages », au quotidien, dans nos
établissements (lycée professionnel, SEP, SEGPA ou EREA), chacun peut mesurer
l’ampleur des dégâts provoqués par la baisse des moyens. Pour poursuivre sa
politique de suppression de postes, le ministère ferme de nombreuses sections,
voire des filières professionnelles entières alors même qu’elles recrutent, ce
qui augmentera les orientations par défaut, facteur important dans le
développement de l’absentéisme.
On peut aussi noter que, rattrapés par des contraintes alimentaires, de
plus en plus de jeunes privilégient, les petits boulots qui nuisent à leurs
études, afin de contribuer aux besoins de leur famille. C’est pourquoi nous exigeons que
tous les élèves de l’enseignement professionnel public bénéficient d’une
allocation d’étude individuelle dont les modalités de versement sont à étudier dans
le cadre d’un véritable statut du lycéen professionnel. De la même façon, nous devons repenser et
promouvoir les modalités d’accueil de ces élèves - en internat, et pour les
jeunes adultes en chambre de type « cité
Le SNUEP-FSU se félicite du vote unanime contre ce
projet au dernier CSE. Il demande au ministère de l’E.N. d’en tenir compte et
de ne pas modifier le code de l’éducation, pour ne pas permettre ainsi la mise
en application de la loi Ciotti.
LU au BO
• BO du 27/01/2011
BEP. La dernière session du brevet d'études professionnelles « bioservices » aura lieu en 2011.
Communiqué SNUEP-FSU
Dialogue social : un
long monologue antidémocratique
Si le président de la République déclarait lors de ses vœux du 6 janvier : « Depuis le début de mon mandat, ma vision du dialogue social est demeurée constante. J'ai toujours considéré que c'est la voie à privilégier dans la conduite des réformes. » Le SNUEP-FSU est en droit de s’interroger sur la qualité du « dialogue social », mené par le ministère de l’Éducation avec les organisations syndicales qui ne partagent pas les idées qu’il défend. Le SNUEP-FSU déplore l’absence totale de « dialogue social » dans les établissements scolaires lorsque certains recteurs ont parfois donné la consigne aux chefs d'établissement de ne pas soumettre aux CA de mars les TRMD (tableau de répartition des moyens disponibles) et de ne faire voter que sur les structures de l'établissement. Ces derniers donneraient au mieux l’enveloppe globale pour l’établissement (DHG) et renverraient à un vote des TRMD en mai-juin. Cette dérive autoritaire et antisociale de l'administration ne saurait être cautionnée.Le SNUEP-FSU appelle tous les personnels à demander que la loi soit respectée par la réunion des commissions permanentes et par le vote des Dotations Horaires Globales dans les conseils d'administration.Le SNUEP-FSU invite tous les personnels à mettre tout en œuvre pour que chaque établissement se voit attribuer les moyens qui lui sont dus selon le décret du 10 février 2009 . Le ministère de l’Éducation nationale a décidé de ne discuter qu’avec les organisations syndicales de l’enseignement professionnel public qui ont signé le protocole d’accord. Si le SNUEP-FSU a refusé de signer le protocole de discussion sur le Bac Pro trois ans en 2008, c’est parce que la base de discussion était mauvaise : comment pouvait-on croire par exemple qu’il était possible d’augmenter le nombre de bacheliers de la voie professionnelle, préserver la qualité de la formation et la valeur du diplôme (cf. circulaire de rentrée 2008) quand une année complète de formation (soient 800 à 900 heures) a été supprimée ? La dégradation continue des conditions d’études, de la valeur du diplôme (« maison » à partir de 2012), des conditions de travail des personnels confirment les analyses du SNUEP-FSU sur cette réforme. Aujourd’hui encore, le SNUEP-FSU dénonce un comité de suivi « exclusif » du ministère sur les questions de la voie professionnelle qui réunit deux organisations syndicales de professeurs (Sgen-CFDT et Snetaa-FO) et deux de proviseurs (SNPDEN-Unsa et I&D-Faen), organisations caution de la réforme et de la dévalorisation de l’enseignement professionnel public.
Le SNUEP-FSU, troisième organisation de l’enseignement professionnel public, affilié à la première fédération de l’éducation nationale déplore que la voix des personnels ne puisse être entendue, ni portée au ministère de l’éducation nationale, parce que cette voix exprime une autre vision de l’enseignement professionnel.
Communiqué
FSU - Les Lilas - le 26 janvier 2011
Santé
sécurité au travail dans la Fonction Publique :
une avancée
importante
Les
personnels de
Beaucoup
reste à faire, d’autant que la médecine de prévention est dans une situation
critique et il va falloir désormais que la fonction publique à tous les
niveaux acquière cette culture de la santé au travail qui lui fait encore
largement défaut, mais la dynamique est en marche.