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Paris, le 24 mai 2011
Texte action du
bureau national du
>
Pour
l'enseignement professionnel public, ne lâchons rien !
L’Enseignement
Professionnel Public est attaqué, dévalorisé et sacrifié sur l’autel d’une
politique libérale qui privilégie quelques grosses fortunes, fait payer le
reste de la population et accroît l’injustice fiscale et sociale. Aujourd’hui,
dans
À présent, par la
voix de son ministre des affaires européennes Laurent Wauquiez,
le gouvernement veut s'en prendre aux plus pauvres. En proposant de plafonner à
75% du SMIC les aides sociales et de faire travailler les bénéficiaires du RSA
La traduction budgétaire de cette politique
se concrétise aussi par des économies à tout prix menées sur le dos des usagers
et des personnels. En lycée professionnel, la généralisation du bac pro 3 ans a
fait perdre une année de formation aux élèves qui préparent ce diplôme. Elle a
également aggravé le nombre de sorties sans diplômes. Par ailleurs, les
personnels ont vu leur pouvoir d’achat diminuer de 9 % depuis 2002.
Le
train des mauvaises réformes est lancé à pleine allure
La circulaire de
rentrée, confirme les orientations du MEN en matière de politiques éducatives.
Elle réaffirme les choix nuisibles du gouvernement pour les élèves et pour les
personnels, choix régulièrement dénoncés par le SNUEP-FSU. Comme le montre les
dernières enquêtes. L'école n'est pas en mesure seule (et ne l'a jamais
été) de permettre à la société de surmonter l'inégalité sociale. Malgré cela,
le gouvernement poursuit ses politiques rétrogrades en axant ses priorités sur
l’obtention, par chaque élève d'un socle commun trop peu ambitieux et sans
réels moyens et en abandonnant toute volonté de démocratisation du lycée et de
réussite de tous les élèves.
ARF et régionalisation de l’enseignement pro
À moins d’un an de l’élection présidentielle,
différentes visions de l’enseignement professionnel commencent à se faire jour
sur la place publique. L’Association des Régions de France (ARF) a présenté à
la presse son projet d’« acte III de la décentralisation » dans
lequel l’association souhaite de
nouvelles compétences, notamment « un grand service public de
l’orientation, de l’emploi et de la formation professionnelle » et donc la
responsabilité pleine et entière de la carte des formations initiales
professionnelles à la place des autorités académiques. Les Contrats
Plans Régionaux de Développement des Formations Professionnelles sont
actuellement en train d’être définis pour être signés au 1er juin,
normalement, entre l’Etat et les Régions : ils font apparaître des
situations très différentes d’une région à l’autre. L’autonomie régionale n’est
pas forcément un gage de respect d’égalité entre les territoires.
Le SNUEP-FSU exprime son désaccord avec un
tel projet au moment où le service public de la formation est percuté par les
actuelles politiques de l’Etat : RGPP, démantèlement du service public
d’éducation et d’orientation.
Ainsi, le SNUEP-FSU s’oppose à toute nouvelle
étape de décentralisation alors que les inégalités territoriales se sont
aggravées et qu'aucun mécanisme de péréquation financière digne de ce nom n'a
été mise en place.
Le SNUEP-FSU considère que les formations
professionnelles initiales, comme les formations générales et technologiques,
doivent rester de la responsabilité de l'Etat ainsi que ce qui concerne
l'orientation des lycéens. Elle s’opposera à cette régionalisation de la
formation professionnelle initiale et de l’orientation.
Dans ce cadre, elle propose de lancer un
appel (cf. projet d’appel) à l’ensemble des organisations syndicales,
organisations lycéennes, parents d’élèves… pour la défense de l’enseignement
professionnel public et laïque, sous statut scolaire.
Salaires
Accroissement
des tâches, dégradation des conditions de travail... chacun peut mesurer au
quotidien les mutations d’un métier de plus en plus difficile. Malheureusement,
cela s’accompagne d’un abaissement progressif de nos salaires, et malgré une
inflation supérieure à 1,8 % sur un an, le gouvernement refuse tou-te augmentation du point d’indice : en 2011, il
subira une augmentation de… 0 %. Selon le discours mensonger du
gouvernement, les fonctionnaires auraient gagné 10 % de pouvoir d’achat
depuis 2007. Les PLP et CPE apprécieraient bien une telle revalorisation quand
sur la période
Alors
qu’avec la généralisation du Bac Pro 3 ans, la charge de travail des PLP a
augmenté et que leurs conditions de travail se sont fortement dégradées, nous en
sommes aujourd’hui réduits à « travailler plus pour ne pas gagner
moins »… Avec la réforme des retraites et l’augmentation progressive
d’ici 2018 des cotisations retraites de 7,85 % à 10,55 % : cela
revient à terme à perdre 1/30e par mois.
C’est
pourquoi le SNUEP-FSU s’associe pleinement à la journée d’action du 31 mai et
appelle l’ensemble des collègues à signer et à faire signer la pétition
« oui à l’augmentation des salaires dans la fonction publique » en
ligne sur le site du snuep-fsu (snuep.com).
Journée
d’action du 31 mai
Le SNUEP-FSU regrette que l’interfédérale de
Précarité
Malgré les plans
successifs de « résorption de la précarité », celle-ci ne cesse de se
reconstituer dans
Celui-ci prévoit,
sur une durée de 4 ans, la titularisation de 40 à 50 000 non-titulaires
(environ 5 %), ce qui est très loin de notre revendication d'un plan de
titularisation rapide. En proposant la cdi-sation de
Avec 16 000
suppressions de postes dans l'EN, peut-on vraiment croire que des postes vont
être créés pour les non-titulaires ? Dans le BO du
Néanmoins, le
protocole étant signé par les autres organisations syndicales, le SNUEP-FSU
continuera les luttes afin d'obtenir des avancées significatives pour les
non-titulaires. Il revendique le droit à continuer à discuter avec le ministère
de l’Education Nationale comme toutes les organisations représentatives
qu'elles aient ou non signé le protocole.
Le SNUEP entend
faire entendre sa voix et continuera à porter ses mandats d'un plan de
titularisation rapide, qui passe par l'ouverture de tous les concours et
l'augmentation massive des postes qui y seront offerts, à travers un plan
pluriannuel de recrutement de PLP et CPE à la hauteur des besoins.
Même si la cdi-sation peut sembler rassurante pour les collègues précaires
concernés, on ne peut s'en satisfaire puisqu'elle se fait au détriment même du
principe de
Pour amplifier le rapport
de force et peser dans les débats, la mobilisation doit continuer et
s'amplifier. Le SNUEP y prendra toute sa place.
Epreuve de contrôle - CCF
Lors de son récent congrès, le SNUEP-FSU a
réaffirmé son opposition au dispositif du CCF : celui-ci ne garantit pas,
entre autre, une équité entre tous les élèves sur tout le territoire, il
dégrade les conditions de travail des collègues et alourdit les charges
administratives aux dépens des activités pédagogiques. La généralisation du Bac
Pro 3 ans et son corollaire - la suppression de la véritable formation BEP - en
sont une preuve tangible. En effet, la certification BEP implique une
généralisation des CCF dans toutes les disciplines, hormis une (en
lettres-histoire). Cette généralisation suppose, pour les enseignant-es :
- du temps à
dégager pour préparer et évaluer chaque élève d'une part,
- et un glissement
des responsabilités d'autre part.
Le SNUEP-FSU
s’oppose au dispositif du CCF et revendique le retour aux épreuves terminales
ponctuelles ainsi qu’une véritable formation BEP en deux ans.
Le SNUEP-FSU organisera une journée d’action
pour dénoncer les modalités d’évaluation dans l’enseignement pro (CCF et
épreuve de rattrapage). Il déposera un préavis de grève pour couvrir les
collègues qui boycotteront les épreuves de rattrapage et lancera un appel le
plus large possible sur la question de l’évaluation. Cette journée d’action se
déroulera juste avant le début de épreuves écrites de Bac Pro et elle aura pour
objectif d’alerter l’opinion publique, notamment les parents et les élèves, sur
les dangers des CCF… et de mobiliser les collègues autour de la question de
l’évaluation.
Le SNUEP-FSU contactera l’intersyndicale de
l’EP pour proposer cette journée d’action aux autres OS et pour définir
ensemble les modalités d’actions.
Entrée dans le métier
Des inspecteurs au président de
Les 3 jours sur la tenue de classe sont
reconduits alors que les stagiaires comme les tuteurs ont dénoncé leur
caractère tardif : Ces formations seraient nécessaires dès la prise en
charge des classes.
Les demandes du SNUEP-FSU en matière de
formation ne seront pas davantage exaucées par les deux « recettes
miracle » du MEN : « la
formation à distance via Internet » qui n’a jamais remplacé une
formation de qualité, et « les
masters en alternance pour les étudiants » (par exemple à Versailles)
qui proposeraient de partager le temps consacré à la formation, une partie se
faisant dans le cadre d’activités de vacataire, de contractuel ou d’assistant
d’éducation ; C’est justement ce que rejette le SNUEP dans le cadre de
l’apprentissage !!! Cette proposition prouve l’échec des stages rémunérés
en Master qui ne permettent pas de compenser les besoins financiers liés à
l’allongement des études pour devenir enseignant.
La formation continue se résumera au DIF qui
se déroulera sur les vacances.
La
rentrée 2011
s’annonce pire encore que les précédentes :
- des effectifs de classes en augmentation et
trop importants
- des horaires insuffisants en Bac Pro :
dans les académies, beaucoup d’heures sont manquantes
- le développement de l’apprentissage au
détriment de la voie scolaire
- des centaines de postes de PLP supprimés
avant la grande érosion de 2012
- des postes de remplaçant-es
encore en diminution et insuffisants…
Le SNUEP–FSU appelle les militant-es
à se saisir de l’action fédérale des 500 débats, pour porter la question de
l’enseignement professionnel partout sur le territoire. Elle appelle l’ensemble
des responsables à interpeller les politiques sur les questions de
l’apprentissage, de la décentralisation et de la place de l’enseignement
professionnel dans le système éducatif.
Pour le SNUEP-FSU, il semble indispensable de
commencer à remobiliser les personnels sur ces questions notamment dans la
perspective une journée d’action avec appel à la grève fin septembre, début
octobre 2011…
Le IVème congrès National du
SNUEP-FSU s’est donc tenu dans un contexte politique difficile. Mais la
richesse des débats de ce congrès confirme que les militant-es
du SNUEP-FSU ne considèrent pas la situation actuelle comme définitive. Les
mandats de notre syndicat témoignent que d’autres choix sont possibles. Le
SNUEP-FSU les portera avec force auprès des PLP et CPE lors des élections
professionnelles du 13 au
Pour l'enseignement professionnel
public, ne lâchons rien !
>
LU AU BULLETIN OFFICIEL
Brevet d'études professionnelles « Industries
graphiques » : création et modalités de délivrance (arrêté du
Brevet des métiers d'art « Souffleur de
verre » : création et conditions de délivrance (arrêté
du
Baccalauréat professionnel « Agencement de
l'espace architectural » : création et conditions de délivrance (arrêté du
Enseignants et personnels d'éducation
stagiaires - Dispositif
d'accueil, d'accompagnement et de formation des enseignants stagiaires des
premier et second degrés et des personnels d'éducation stagiaires (circulaire n° 2011-073 du
Retrouvez la fiche syndicale Lauréats concours du
SNUEP-FSU sur snuep.com
Brevet des métiers d'art « Verrier décorateur » : création et
conditions de délivrance (arrêté du
Concours de recrutement - Personnels
enseignants des premier et second degrés, conseillers principaux d'éducation et
conseillers d'orientation-psychologues - session 2012 (note
de service n°
AU CONSEIL SUPERIEUR
DE L’ÉDUCATION
>
RELANCE DE
L’APPRENTISSAGE : DEUX TEXTES REJETÉS
Le Conseil Supérieur de l’Éducation du
Le premier texte a été repoussé à
l’unanimité par le CSE, l’autre par 45 voix contre et une voix pour. Mais comme d’habitude, le CSE étant consultatif,
ces deux textes seront imposés par le Ministère et l’État. Un très bel exemple
de démocratie !
1. Texte sur la répartition de la taxe d’apprentissage
Ce texte vise à dégager une marge
financière pour financer l’apprentissage. Il prévoit une augmentation
progressive du quota (*) qui est consacré exclusivement à l’apprentissage. Le
taux qui est actuellement de 52 % est augmenté par paliers (53 %, 55 %, 57 %)
jusqu’en 2015. Le Ministère propose de geler la part de la partie barème (*) à
partir de 2012 et considère une progression de la masse salariale de la loi de
finance de 4,5 % par ce qui libérerait de 50 à 90 M€ supplémentaire pour la
part relative au quota et donc pour financer l’apprentissage. On constate lors
d’un simple examen de ce document que ces dispositions se feront au détriment
de la partie barème et donc au détriment des lycées professionnels et de tous
les établissements qui dispensent un enseignement professionnel public.
Un comité de suivi est institué. Il
est chargé de donner un avis sur l’évolution de la part non affectée au quota
jusqu’en 2015 et pourra formuler des propositions concernant le taux du quota.
On mesure là la manipulation qui risque d’en découler et les conséquences pour
nos établissements. Sa composition elle-même est source d’inquiétudes (représentants de l’Etat, Conseillers
Régionaux, représentants des organisations de salariés, représentants des
chambres consulaires).
Ce texte a reçu un avis négatif du Conseil National de
La FSU s’est opposée énergiquement à ce texte lors de la séance du
CSE.
(*) Quota : part de la taxe
réservée à l’apprentissage
Barème : part de la taxe réservée aux établissements
d’enseignement
2. Texte sur les conditions de désignation des maîtres d’apprentissage
Ce texte prévoit une diminution de
la durée minimale d’expérience requise pour être maître d’apprentissage. Les
Ministères constatent en effet des difficultés pour les recrutements et
souhaitent assouplir les dispositions afin de permettre à un plus grand nombre
d’employeurs de recourir à l’apprentissage. On ose écrire qu’il n’est pas toujours possible de disposer de salariés
qui possède le même diplôme que celui préparé par l’apprenti ou d’une
expérience d’au moins 5 années et donc que des contrats ne peuvent être
conclus. On mesure ici le fiasco de
l’apprentissage surtout dans les niveaux V et IV de formation, ce que le
SNUEP-FSU à toujours expliqué. Le dogme à la vie dure, il faut augmenter le
vivier à tout prix sans garantie de niveau et d’expérience. C’est un véritable scandale !
Le nouvel article mentionnera donc
la nécessité d’être titulaire du diplôme préparé et d’au moins deux années
d’expérience ou de trois années avec un niveau minimal fixé par la commission
départementale de l’emploi ou par le Recteur et le Directeur régional de
l’agriculture.
Nous avions compris depuis longtemps
que les contenus de formation visant à acquérir de véritables qualifications
n’étaient plus à l’ordre du jour. Nous
arrivons ici à l’aboutissement d’un discrédit total de l’Etat et des Ministère
concernés. On pourra donc préparer un CAP dans un Lycée avec des
enseignants formés à MASTER 2 et dans l’apprentissage avec des maîtres sans
diplôme et avec très peu d’expérience professionnelle. La coupe est pleine !
Le communiqué de
presse du SNUEP-FSU
Avec la
relance de l’apprentissage, le gouvernement a renoncé à l’accès de tous les
jeunes à un haut niveau d’éducation, de formation et de qualification et
poursuit cette politique de manière dogmatique.
En considérant l’école comme un coût et non
comme un atout, le gouvernement impose un système éducatif à plusieurs
vitesses. Il limite l’éducation d’une partie des jeunes à un
« socle » minimal et les livre dès 16 ans au marché du travail et à
la précarité.
Dans le cadre de cette énième relance de
l’apprentissage, deux décrets ont été présentés au CSE du 12 Mai. Le SNUEP-FSU
considère que ces deux textes sont une réelle provocation. Le premier concerne
une proposition de réforme de la taxe d’apprentissage qui diminuera encore le
financement de la formation sous statut scolaire. Le second porte sur une
proposition de réduire la durée minimale d’expérience requise du maître de
stage avec pour unique objectif l’augmentation du nombre d’apprentis au
détriment de la qualité de l’encadrement.
Le SNUEP-FSU dénonce cette politique de
promotion de l'apprentissage qui se fait dans un contexte de suppressions
massives de postes dans l’enseignement professionnel public et de diminution
drastique de l’offre de formation sous statut scolaire.
Le
SNUEP-FSU se félicite du résultat du vote du CSE qui a rejeté
massivement ces deux textes et marque sa désapprobation de la politique du
gouvernement. Pourtant celui-ci passe outre et poursuit sa casse de l’enseignement professionnel :
- il préfère limiter les poursuites
d’étude de la majorité des jeunes qui s’orientent vers l’enseignement
professionnel en généralisant le Bac Pro en 3 ans ce qui rend très difficile
tout changement de voie. Dans ce cadre, les
élèves orientés en CAP n’ont que très peu de chances de poursuite d’études en
Bac Pro, tout comme les élèves de Bac Pro vers l’enseignement supérieur ;
- il remet en cause une fois de plus
le collège unique, décide de développer une orientation de plus en plus précoce
vers l’apprentissage pour de nombreux jeunes, et privilégie une hypothétique
insertion professionnelle rapide au détriment d’une formation plus complète
permettant, elle, une insertion durable et de réelles possibilités d’évolution
tout au long de sa carrière professionnelle.
Cette
politique néfaste a des effets déjà bien visibles :
- le nombre de jeunes qui sortent du système
scolaire sans qualifications est en augmentation
- les conditions d’accueil des lycéens
professionnels connaissent une dégradation considérable, tout comme les conditions de travail des
personnels.
Le
SNUEP-FSU mettra tout en œuvre pour défendre le service public de formation
professionnelle des jeunes, ses missions et ses personnels : il
y a urgence à redonner des moyens à l’enseignement professionnel initial sous
statut scolaire, et à lui permettre d’assurer pleinement sa mission
de service public. D’ores et déjà, le SNUEP-FSU lance un appel à l’ensemble des
organisations syndicales, de parents et d’élèves afin de se regrouper et d’agir
ensemble pour la défense de l’enseignement professionnel public et laïque.

UNL - A&D – CGT – FCPE – FSU -
SE-UNSA - SGEN-CFDT –
SNEP-FSU - SNES-FSU - SNUEP-FSU –
SOLIDAIRES – UNSA – UNEF
Les lycéens de la voie professionnelle n’ont pas à être
les laissés pour compte de l’Éducation !
L’école publique n’assure pas à tous un même
droit à la réussite, l'État se désengage
de l'avenir des jeunes générations, l'Éducation Nationale refuse d’assumer son
rôle en n'assurant pas à tous une formation qualifiante. Rentrée après rentrée,
l'écart se creuse entre lycées d’élite et lycées en difficulté, à cause de
politiques de coupes budgétaires, et de réformes impossible à mettre en œuvre
ou sans ambitions en termes de réussite, dépourvues de moyens. L'institution
scolaire accroît la stigmatisation de certains lycéens, victimes d’une société
et d’un système éducatif favorisant la reproduction sociale. Le lycée
professionnel, lui, fait partie des maltraités de l'École de
Alors
qu’ils constituent une grande partie des lycéens, les lycéens professionnels
restent les laissés-pour-compte des politiques du gouvernement. Ils sont victimes
des déterminismes sociaux dès leur orientation en fin de troisième, confrontés
à des débouchés professionnels souvent précaires ou à une poursuite d'étude
dans le supérieur difficile voire impossible. Le système ne cesse de leur faire
comprendre qu'il n'y a pas de place pour leur avenir, ni de moyens pour leur
réussite.
Rien
d’étonnant, lorsque l’on regarde les politiques éducatives menées depuis des
années
dans l'enseignement professionnel : réduction drastique du nombre de
professeurs, réduction des formations proposées, augmentation des effectifs par
classe, passage de quatre à trois années de formation dans toutes les filières
sans respecter le rythme d'acquisition de chacun. Sous les réformes successives
se dissimule la volonté implacable de faire des économies budgétaires sur le
dos de dizaines de milliers de jeunes, en méprisant leurs attentes et leur
droit à l’avenir. Le récent mouvement contre la réforme des retraites était une
démonstration supplémentaire de l’urgence de redonner aux jeunes de réelles
perspectives d’avenir, et les lycéens en voie professionnelle sont les premiers
à exprimer cette nécessité.
En
signant cet appel, nous sonnons l'alarme. Nous affirmons que les lycéens de la
voie professionnelle doivent pouvoir bénéficier d’une insertion professionnelle
décente et d’une possibilité de poursuite d’études!
Pour
cela, l'État doit repenser le lycée professionnel de manière ambitieuse et entreprendre
enfin un renouveau de la voie professionnelle :
• En investissant les moyens humains et
financiers nécessaires pour l’enseignement professionnel.
• En mettant en perspective l’orientation en
fin de troisième et en développant de véritables passerelles entre les voies,
de façon à créer les conditions pour que les conseils de classe puissent
s’exprimer sur le passage ou non en classe de seconde, sans déterminer la voie,
ce qui permettrait une orientation choisie en fonction du projet personnel et
professionnel du futur lycéen.
• En confortant la certification
intermédiaire, ce qui passe par la remise en place du diplôme national du
Brevet d’Enseignement Professionnel (BEP) au bout de 2 ans de formation.
• En mettant en œuvre une politique nationale
pour amener le maximum de lycéens professionnels au niveau BAC.
• En améliorant les conditions de recherche
et d’application de stages. Ce qui passe par la création de banques académiques
de stages, espaces interactifs garantissant à chaque lycéen de trouver un stage
et les mettant tous sur un même pied d'égalité.
• En versant aux lycéens stagiaires une somme
minimale de 30 % du SMIC, au même titre que tout autre stage.
• En favorisant la mixité sociale partout sur
le territoire, en faisant bénéficier aux élèves de la voie professionnelle des
enseignements de philosophie et d’ECJS.
• En permettant à chaque lycéen en voie
professionnelle un accès facilité aux études supérieures de son choix en
priorité en BTS ; et en élargissant les débouchés professionnels par la
mise en place d'une aide au premier emploi
SIGNEZ L’APPEL SUR
http://appelpourleslyceespro.fr/
>
CONCOURS 2012
BO
N°19 du
Dates d'inscription
Deux périodes
d'inscription par internet
http://www.education.gouv.fr/pid63/siac2.html
auront lieu aux dates
suivantes :
• du mardi
- concours externes
de l'agrégation ; du Capes,
du Capet,
du Capeps
et du CAPLP ;
- concours externe de
CPE.
• du jeudi
- concours internes
de l'agrégation, du Capes,
du Capet,
du Capeps,
du CAPLP ;
- concours interne de
CPE.
Dans un
contexte de suppression massive de postes (- 4 800 dans le 2nd degré
pour la rentrée 2012) le ministère communique sur l'ouverture éventuelle des
sessions des concours externes et internes sans
donner le nombre de places aux concours.
Le SNUEP-FSU ne se fait aucune illusion sur
le contingent 2012 en ces temps de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux
partant à la retraite.
Le SNUEP-FSU constate le manque de lucidité
du MEN qui une fois de plus ouvre des sessions sans même réellement maîtriser
son vivier de contractuel. Pour exemple, il n’envisage pas de concours interne
en vente alors qu'il s'agit d’une des disciplines dans laquelle il y a le plus
de postes vacants et donc d'un des viviers les plus
importants de CDI et CDD.
Le concours génie mécanique construction est
supprimé, sans doute en application des grilles horaires des bacs qui ne
mentionnent plus cette discipline. Cela met en première ligne cette discipline
pour les suppressions de postes, et ne prend pas en compte les besoins dans les
formations pour les Bacs EDPI, «Etude et
Définition des Produits industriels ».
Nouveauté : La
R.A.E.P
Le gouvernement et le MEN ont décidé hâtivement de
modifier les modalités des épreuves d'admissibilité des concours internes, du
Capes, Capet, CAPLP, CPE.
Le SNUEP-FSU regrette que le MEN n'ait pas pris le temps
d’écouter les organisations représentatives afin de vérifier la pertinence de
cette modification d'épreuve.
L'épreuve écrite d'admissibilité est remplacée par
l'étude par le jury d'un dossier de Reconnaissance des Acquis de l'Expérience
Professionnelle (RAEP) établi par le candidat.
L'objet de cette épreuve aurait pour but de permettre à
un grand nombre de contractuel-le-s de valoriser leurs expériences
professionnelles en présentant dans des conditions précises des activités
pédagogiques qui reflètent leurs investissements dans leurs métiers
d'enseignant.
Le SNUEP-FSU prend acte de cette modification. Il s'agit
bien là de modifier les concours internes en concours réservés voire en examens
professionnelles.
Ce dispositif ne s’applique pas aux AED car ils ne
pourront justifier d'aucune expérience d'enseignement.
Le SNUEP-FSU considère cette modification comme une
remise en cause des futurs concours réservés qui devrait voir le jour en 2013
avec l'application du protocole d'accord des non titulaires, protocole que le
SNUEP avait validé.
Le SNUEP-FSU s'interroge sur l'efficacité d'une telle
épreuve qui ne permettra jamais à chaque collègue précaire d'être titularisé-e (rappelons-nous le bilan du dernier Plan
SAPIN).
De plus la rédaction d'un rapport d'activité ne permet
pas aux correcteurs d'être objectifs et peut remettre en cause la neutralité de
celui-ci. En effet, le candidat se présente dans la partie CV et le rapport
peut être utilisé lors d’un oral d'admission.
Où est le caractère anonyme du concours?
Sections
et options susceptibles d'être ouvertes à la session 2012 des concours de
recrutement du second degré
Concours d'accès au
corps des professeurs de lycée professionnel (CAPLP)
|
Sections / options |
Concours |
|
|
externe |
interne |
|
|
Section arts appliqués |
|
|
|
option design |
O |
O |
|
option métiers d'arts |
O |
O |
|
Section biotechnologies |
|
|
|
option santé-environnement |
O |
O |
|
Section économie et gestion |
|
|
|
option communication et organisation |
O |
F |
|
option commerce et vente |
O |
F |
|
option comptabilité et gestion |
O |
F |
|
Section
esthétique-cosmétique |
F |
O |
|
Section génie civil |
|
|
|
option construction et économie |
O |
F |
|
option construction et réalisation des ouvrages |
O |
O |
|
option équipements techniques-énergie |
O |
O |
|
Section génie électrique |
|
|
|
option électrotechnique et énergie |
O |
O |
|
Section génie industriel |
|
|
|
option bois |
O |
O |
|
option construction en carrosserie |
O |
F |
|
option matériaux souples |
O |
F |
|
option structures métalliques |
F |
O |
|
Section génie mécanique |
|
|
|
option maintenance des systèmes mécaniques automatisés |
O |
F |
|
option maintenance des véhicules, machines agricoles,
engins de chantier |
O |
F |
|
Section hôtellerie-restauration |
||
|
option organisation et production culinaire |
O |
F |
|
option service et commercialisation |
O |
F |
|
Section langues vivantes-lettres : allemand-lettres |
F |
O |
|
Section langues vivantes-lettres : anglais-lettres |
O |
O |
|
Section langues vivantes-lettres : espagnol-lettres |
O |
F |
|
Section lettres-histoire et géographie |
O |
O |
|
Section mathématiques-sciences physiques |
O |
O |
|
Section sciences et
techniques médico-sociales |
O |
O |
|
Section bâtiment |
|
|
|
option peinture-revêtements |
O |
O |
|
Section conducteurs
routiers |
O |
F |
Concours de recrutement de conseillers principaux d'éducation (CPE)
|
Concours |
Concours |
|
|
externe |
interne |
|
|
CPE |
O |
O |
