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Paris, le 20
juin 2011
Bureau national du
16 juin 2011 – Texte action
> Pour l’enseignement
professionnel public : il ne faut rien lâcher
À l’heure où les populations des
pays du sud de l’Europe paient durement la cris capitaliste, les choix budgétaires
et idéologiques du gouvernement ne sont pas différents : suppressions
massives de postes dans les services publics, cadeaux fiscaux à ceux qui
payaient l’impôt sur la fortune, gel des salaires des fonctionnaires,
précarisation de tout un pan de la population… Pendant que
Suppression de postes
Le ministère de l’Éducation
nationale a lancé une grande campagne médiatique de recrutement pour 1,35
million d’euros : 17 000 personnels seraient recrutés à l’heure où
33 000 collègues partent en retraite. Par cette manœuvre médiatique, il
tente de minimiser l’annonce des 16 000 suppressions de postes pour la
rentrée 2012 en laissant penser qu’il investit dans l’Éducation. En fait, le
gouvernement maintient coûte que coûte sa politique de non-remplacement d’un
fonctionnaire sur deux partant à la retraite et poursuit ainsi sa casse du
service public de l’éducation. Avec la généralisation du Bac Pro 3 ans et la
suppression du BEP, l’enseignement professionnel public paye un très lourd
tribut à cette politique de l’économie à tout prix. Au final, c’est la jeunesse
qui a le plus besoin de l’école qui se trouve flouée.
Le gouvernement s’enferre à vouloir
développer l’apprentissage à tout prix pour les jeunes, résumant leur formation
à un contrat de travail : c’est à coups de millions qu’il entend faire
baisser artificiellement le chômage à la veille des élections, avec le dispositif « zéro charge » pour
l'emploi des moins de 26 ans en alternance, allocation d’une prime aux
entreprises qui embauchent des jeunes par ce biais.
Dans l’Éducation nationale, la
question des moyens est particulièrement alarmante. Depuis quelques années, le
ministère rogne partout où il le peut. Cette année sont élargis des dispositifs
de masters en alternance : cela permet d’économiser encore quelques postes
en envoyant des étudiants 216 heures devant élèves, sans formation digne de ce
nom, pour un tiers du coût d’un professeur titulaire.
Parallèlement, la dégradation des
conditions de travail s’accompagne des nouvelles modalités d’évaluation des
personnels, avec notamment la disparition de la notation sur 100. Celle-ci sera
remplacée par un entretien individuel d’une demi-heure à partir du 1er
janvier prochain, gestion du personnel calquée sur les pires méthodes du
secteur privé.
À l’heure où sont rediscutés les
droits et moyens syndicaux au niveau ministériel, le SNUEP-FSU dénonce les
différentes atteintes au droit syndical de plus en plus nombreuses. Ces
attaques visent essentiellement à faire peur à ceux qui veulent défendre les
valeurs sociales et républicaines qui sont les nôtres. Face à ces attaques il
ne faut rien lâcher.
Éducation prioritaire et dispositif ECLAIR
Le ministère vient d’annoncer la
généralisation des ECLAIR à l’ensemble des RAR. Là encore, le ministère
généralise ce dispositif sans aucun bilan ni aucune concertation avec les
organisations syndicales, donc sans tenir compte des points de vue des
personnels. Il décide ainsi de liquider la politique d'éducation prioritaire
telle qu'elle était initialement prévue. Cette politique, en mettant l'accent
sur des dispositifs ou des logiques qui se situent en marge des pratiques
d'enseignement et d'apprentissage, minimise gravement la nécessité d’un
traitement réel de la difficulté scolaire. Celle-ci ne pourra pas trouver de
réponse puisque le ministère par ses choix budgétaires continue de dégrader les
conditions d’accueil et d’enseignement des élèves, il poursuit ses orientations
désastreuses en termes de formation des enseignants. Ce qui est avant tout
recherché est de donner l’illusion de la « pacification » des
établissements, notamment en recourant aux préfets des études et à la
déréglementation, afin de contourner les statuts des personnels.
Le gouvernement renonce ainsi un peu
plus à l'objectif de lutte contre les inégalités et à la démocratisation du
savoir. Il tourne le dos à une politique ambitieuse pour tous.
Le SNUEP-FSU appelle les personnels
à se mobiliser contre la déréglementation qu’introduit le dispositif ECLAIR, et
à continuer de signer massivement la pétition intersyndicale sur le site.
Signez la pétition : clairementnon.org
La fusion des bacs tertiaires
Le ministère envisage la fusion des
Bac Pro « secrétariat » et « comptabilité ». Le SNUEP-FSU a
été reçu à
Pour nous, cette transformation -avec celle du Bac Pro en 3 ans- risque
d’exclure encore plus les jeunes de cette filière et de la possibilité de
poursuite d’études.
Le SNUEP-FSU interviendra dès
septembre, lors des prochaines CPC, afin de garantir la qualité du contenu de
la formation. Il mettra en place toute forme d’action, afin de contrer cette
nouvelle attaque qui risque encore de servir de levier pour, à la fois,
diminuer l’offre de formation et supprimer des postes.
Action évaluation
Sur le Livret Personnel de
compétences
Le SNUEP-FSU a participé à la
journée nationale de médiatisation du refus du LPC. Le ministère reste sourd à
l’interpellation de l’ensemble des syndicats de l’éducation (SNES, SNEP, SNUEP,
SNUIPP) sur ce sujet. Face aux incohérences et aux difficultés de mise en œuvre
du LPC ainsi qu’à la surcharge de travail, les collègues expriment « ras
le bol ». Le SNUEP-FSU réaffirme son opposition à la mise en place de ce
LPC. Il fera en sorte que
Sur l’épreuve de contrôle et le
contrôle en cours de formation (CCF)
Le SNUEP-FSU
dénonce une fois de plus la politique du « Tout CCF » et réaffirme
son exigence du maintien du caractère national des diplômes (CAP, BEP, Bac Pro)
grâce à des épreuves ponctuelles cadrées nationalement. Le SNUEP-FSU dénonce
par ailleurs le recours de plus en plus fréquent à l’indemnisation des missions
des enseignants qui cache mal le refus du ministère de réellement revaloriser
leurs salaires.
Concernant
l’indemnisation des personnels ayant fait passer des CCF, le SNUEP-FSU demande
à ce que les textes soient appliqués et les indemnités versées de façon
identique sur le territoire. Le SNUEP-FSU, lors de la prochaine audience
ministérielle, interpellera le ministère sur l’application des textes.
Le 15 juin, le SNUEP-FSU a été à
l’initiative sur la question de l’évaluation des diplômes de la voie pro. Il
déposera un préavis de grève pour couvrir les collègues qui font le choix de se
mobiliser pour défendre la valeur des diplômes de la voie pro en refusant
l’épreuve de contrôle. Dès la rentrée, nous continuerons à informer et à
mobiliser les PLP sur la question de l’évaluation en lien bien sûr avec les
contenus de formation. Cette question, qui est au cœur de nos pratiques
professionnelles, doit être au centre de nos préoccupations syndicales. Aussi,
nous devons trouver de nouvelles formes de mobilisation. Il nous faut aussi
continuer à travailler sur le fond en poursuivant nos réflexions sur ce sujet
en liaison avec les contenus de formation.
Accueil des stagiaires
La circulaire 2011-073 du 31/03/11,
se contente de « consolider » les dispositifs d’accueil,
d’accompagnement et de formation des fonctionnaires stagiaires. Ce volet de la
réforme de la formation des enseignants a réussi l’exploit de faire l’unanimité
contre lui : stagiaires, tuteurs, inspecteurs, syndicats dont le
SNUEP-FSU, et même
La mesure la plus critiquée était la
mise en responsabilité sur la totalité de l’obligation réglementaire de service
(ORS) du stagiaire. Elle est reconduite, ce qui ne manquera pas de produire les
mêmes effets, à savoir une surcharge de travail puisque les formations s’ajouteront
à l’ORS, et donc une fatigue importante des stagiaires.
Et comme si cela ne suffisait pas,
le MEN en rajoute encore avec un accueil de cinq jours précédent la prérentrée,
basé sur le volontariat, les stagiaires n’étant affectés que le jour de la prérentrée !
Et à propos de ce volontariat, quel stagiaire va refuser cette formation en
sachant que les formateurs auront un
rôle déterminant pour la titularisation ?
Par ailleurs, les besoins de terrain
ne seront pas encore identifiés, et ces formations resteront théoriques et sans
liaison avec les futures difficultés rencontrées. Elles feront largement appel
à l’outil informatique et à internet, ce qui est loin d’avoir fait l’unanimité
lors de la précédente promotion.
Le SNUEP-FSU a donc réitéré sa demande
de remise à plat de la réforme de la formation des enseignants. Une lettre
signée des syndicats de
Le ministère fait porter aux tuteurs l’absence d’une réelle
formation des stagiaires. Le SNUEP-FSU ne peut pas cautionner ce tutorat et
apporte son soutien à tou-te les collègues qui malgré
les sollicitations, refusent d’assumer cette charge. Le SNUEP-FSU apportera
toute l’aide syndicale nécessaire aux stagiaires dans le cadre de leur année de
stage.
Acte III de la décentralisation
Le SNUEP-FSU a lancé un appel à la
défense de l’EPP à l’ensemble des organisations syndicales. Cet appel devrait
au final être signé par les syndicats de
- la réforme de la voie pro
- l’acte III de décentralisation
- la relance de l’apprentissage
- modalité d’évaluation des diplômes
pro
- lycée des métiers – mixage des
publics
Le
gouvernement poursuit à marche forcée ses attaques contre les opérateurs
publics de la formation des adultes et de l’orientation professionnelle tout au
long de la vie. Alors qu’il pensait en avoir quasiment fini avec l’AFPA (la
bataille renouvelée depuis six ans permet, aujourd’hui encore, de maintenir
l’existence d’un outil indispensable aux salariés), il s’attaque désormais au
réseau des GRETA de l’éducation
Nationale.
Pour
faire échec à cette mise en bière, le SNUEP-FSU avec les autres organisations
syndicales a décidé de s’associer à la journée d’action nationale sur Paris le
jeudi 23 juin et d’appeler l’ensemble des personnels du réseau national des
GRETA à y participer.
Sur la question de l’emploi des
non-titulaires, le ministère s’était engagé en novembre dernier à renoncer à la
rentrée 2011, aux vacations dont l’usage est illégal selon le Conseil d’Etat.
Mais les rectorats ne respectent pas les promesses et les décisions de justice.
Les débats parlementaires qui commencent le 1er octobre ne doivent pas être une
opération de communication pré-électorale : le SNUEP-FSU revendique une
loi de titularisation ambitieuse et s’associe donc à l’initiative du SNES-FSU
pour la rentrée 2011, et appelle tous les collègues à participer à
l’organisation de campements de non-titulaires dans toutes les académies
devant les rectorats à compter du 30 août afin d'attirer l'attention des
médias.
Grève
le 27 septembre
Le
SNUEP-FSU appelle les personnels à préparer la rentrée syndicale afin de
réussir la grève du 27 septembre contre le projet de budget. Budget qui prévoit
de supprimer à nouveau 16000 postes dans l’éducation nationale, dont une grande
partie en LP. Nous devons faire valoir la véritable ambition pour
l’enseignement pro, ambition que porte le SNUEP-FSU dans ses mandats.
Appel
National
> Pour la défense de l’enseignement professionnel public et
laïque

L’enseignement professionnel public constitue
aujourd’hui la principale voie de formation professionnelle initiale. Il délivre la
majorité des diplômes professionnels par l’intermédiaire de ses lycées. Depuis
1947, les établissements publics chargés dans l’EN de la formation
professionnelle initiale, aujourd’hui les lycées professionnels, par le biais
de leurs PLP d’enseignement général et d’enseignement professionnel, assurent
la préparation aux diplômes professionnels reconnus nationalement dans les
conventions collectives et les statuts. On y met en œuvre des pédagogies
ouvertes pour répondre aux besoins des élèves. En relation avec les
professionnels, il a su faire évoluer les formations et les diplômes : la
création du baccalauréat professionnel a permis notamment l’accroissement du
taux d’accès au
niveau IV qu’a connu notre pays.
Aujourd'hui,
l’enseignement professionnel peut
et doit être améliorés afin de permettre une diminution significative des
sorties sans qualification et de poursuivre l’élévation globale du niveau de
qualification de la population. Les 60 000 professeurs de lycée
professionnel qui y travaillent avec conscience, inventivité et dévouement,
œuvrent tous les jours pour atteindre ces objectifs.
Cependant, les choix budgétaires de ces dernières années
ainsi que la « réforme » généralisant le BAC PRO en 3 ans ont des conséquences
désastreuses sur l’Enseignement professionnel. La volonté gouvernementale de
supprimer coûte que coûte des postes conduit aujourd'hui à une diminution de
l’offre de formation et à une dégradation des conditions d’accueil et
d’enseignements pour l’ensemble des lycéens professionnels. Nos organisations défendent le droit
effectif de tout jeune, en particulier des 100000 jeunes que
la politique gouvernementale laisse sur le carreau, à être scolarisé dans un
lycée professionnel public pour y préparer un diplôme professionnel.
Au même moment,
l’Association des Régions de France annonce l’acte III de la décentralisation.
Elle demande le transfert complet de la compétence qu’exerce l’Etat sur les
lycées professionnels et agricoles. Elle demande également que l’Etat renonce à
intervenir dans l’apprentissage et la carte des formations professionnelles.
Cette politique pourrait déboucher sur une offre de formation définie uniquement
en fonction des besoins des locaux sans aucune cohérence nationale et à terme,
un recrutement local des enseignants en fonction des moyens que pourront ou
voudront dégager les régions.
Nos organisation sont opposées à toute nouvelle étape de décentralisation
qui se traduirait par un désengagement de l’Etat dans la formation
professionnelle initiale des jeunes et ouvrirait la voie à la privatisation comme on le voit
avec l'AFPA en application de la « loi relative aux libertés et
responsabilités locales » de 2004.
Dans ce contexte où
l’enseignement professionnel est mis à mal, le gouvernement a annoncé un énième
plan de relance de l’apprentissage avec comme objectif d’atteindre 800 000
contrats d’alternance d’ici 2015, cela au moment où l’apprentissage est en
perte de vitesse. Cette relance devrait se concrétiser en région avec la
signature des Contrats d’Objectifs et de Moyens (COM) sur l’apprentissage ainsi
qu’avec les nouveaux CPRDFP. En fixant cet objectif et en ciblant
prioritairement les niveaux IV et V de formation, le gouvernement continue à
déstructurer le service public de la formation initiale sous statut scolaire.
La fermeture de structures de formation
professionnelle sous statut scolaire entraîne l’impossibilité pour de nombreux
jeunes de poursuivre leurs études en lycées par la disparition d’une offre de
formation de proximité diversifiée.
Nos organisations, CGT, SUD éducation, SNUEP-FSU,
SNEP-FSU, SNPI-FSU et SNUPDEN-FSU demande :
L’arrêt du développement de l’apprentissage qui aura pour
conséquence de « siphonner » les LP et les SEP. Cela passe par :
· L'abandon
des décisions gouvernementales de développement de l'apprentissage et la non
signature par les présidents de région des contrats d’objectifs et de moyens
(COM) sur la base des objectifs quantitatifs décidés par le gouvernement.
· L’arrêt
du dispositif initiation aux métiers en alternance (DIMA) et de l’orientation
précoce des jeunes vers l’apprentissage qui remet en cause la scolarité
obligatoire.
· -
L’arrêt des mesures systématiquement favorables au développement des centres de
formation des apprentis (CFA) et des unités de formations en apprentissage
(UFA) au détriment des formations sous statut scolaire, ainsi que l’arrêt du
mixage des publics et de la mixité des parcours. Car ces mesures ont été mises
en place au détriment de l’enseignement en LP.
La priorité réaffirmée au service public de la formation
professionnelle initiale sous statut scolaire. Sa réalisation nécessite :
· L’arrêt
des suppressions de postes dans l’Education Nationale, notamment dans les LP,
SEP, SEGPA et EREA, et le recrutement de PLP en fonction des besoins ainsi que
la titularisation des précaires.
· Une
relance ambitieuse et nécessaire de l’offre de formation professionnelle sous
statut scolaire.
· La
reprise du débat national sur les contenus et les parcours de formation dans
l’enseignement professionnel permettant de faire réussir tous les jeunes.
Le maintien de l’enseignement professionnel et de ses
personnels sous la responsabilité de l’Etat, par :
· Le maintien des personnels enseignants et
d'éducation des lycées professionnels sous statut de fonctionnaire d'Etat
· Le
rétablissement de toutes les sections de CAPLP et des postes offerts en nombre
suffisant
· Des
Référentiels et programmes nationaux clairement définis.
· Des
diplômes nationaux (CAP, BEP, Bac Pro, BTS...) reconnus dans les conventions
collectives et les statuts sur tout le territoire national et par l’ensemble
des branches professionnelles.
Le SNUEP-FSU
écrit au ministre
> Lettre ouverte sur les modalités d’évaluation
des diplômes dans la voie professionnelle
Monsieur le Ministre,
Avec sa réforme de la voie professionnelle,
le ministère a décidé de manière unilatérale la généralisation du contrôle en
cours de formation (CCF). Ainsi, pour la session 2012, la part du CCF
représentera plus de 90% de l’évaluation du diplôme du baccalauréat
professionnel. Quasiment toutes les disciplines, tous les
niveaux de formations et tous les diplômes sont maintenant concernés. Cette
décision n’est pas sans conséquences sur la situation des personnels, sur le
fonctionnement des lycées professionnels ainsi que sur les contenus de
formation enseignés et donc à terme sur la reconnaissance des diplômes.
Depuis
l’introduction du CCF dans l’évaluation des diplômes de l’enseignement
professionnel, les personnels nous ont mandatés pour dénoncer les dérives qui y
sont associées. La mise en œuvre concrète du CCF varie encore aujourd’hui selon
les disciplines, les formations, les académies, les établissements et rien ne
semble réellement mis en œuvre pour y remédier. De surcroît, les CCF se
déroulant pendant la formation, ils diminuent d’autant le temps accordé aux
enseignements.
Par
ailleurs, cette généralisation des CCF fait peser de graves menaces à la fois
sur les pratiques professionnelles des enseignants et sur les contenus
enseignés, puis, par voie de conséquence, sur la valeur et la reconnaissance
des diplômes. Non contente de briser l’anonymat, d’entraîner une augmentation
importante des tâches administratives pour les enseignants, et de poser de
sérieux problèmes d’organisation dans les établissements, la généralisation du
CCF accroît encore les distorsions entre les exigences des référentiels et les
contenus réellement étudiés. Elle permet des certifications de plus en plus
déconnectées de la globalité des programmes d’enseignement. En effet, avec le
CCF l’évaluation ne porte que sur une partie du référentiel, sans mutualisation
des sujets, ni harmonisation nationale à la différence de l’examen terminal.
Si le
diplôme reste théoriquement national, sa valeur concrète n’en sera plus que
locale : l’apparente et rassurante régularité des évaluations en CCF se
révèlera bientôt trompeuse et masquera mal les inégalités ainsi engendrées sur
le territoire. Par cette analyse, le SNUEP-FSU considère qu’à partir de la
session 2012, le Bac Pro deviendra un diplôme « maison » décerné par le
biais d’examens locaux et déplore que le caractère national d’un examen soit
sacrifié au nom d’une unique logique comptable. Quel manque d'ambition pour
l'enseignement professionnel public!
Dès cette
année, les diplômes intermédiaires de BEP et CAP seront délivrés avec plus de
90 % des épreuves en CCF. L’observation des conditions d’évaluation conforte
l’analyse du SNUEP-FSU : Les référentiels des diplômes intermédiaires sont
souvent en décalage avec le programme de première professionnelle et les
enseignants ont du amputer leurs heures d’enseignement au profit du CCF. C’est
une perte sèche pour les élèves.
Parallèlement,
la note de service parue au BO du 6 mai 2010 démontre une fois de plus la
volonté du ministère d’imposer une épreuve de rattrapage inadaptée au niveau du
Baccalauréat Professionnel. Rappelons que cette épreuve dite « de
contrôle » porte à elle seule un coefficient équivalent à l’ensemble des
épreuves du 1er groupe, que ses modalités d’organisation et la
nature même de ses contenus ne lui laisse de « contrôle » que le nom.
L’épreuve de rattrapage ne contribue en fait qu’à augmenter artificiellement le
taux de réussite au bac professionnel : avec une progression de 10 points, la
session 2009 voyait passer la réussite à 87 %, ce qui permettait alors au
Ministre d’argumenter sur le bien fondé de sa réforme de la voie
professionnelle avant même qu’elle n’ait été réellement mise en œuvre !
Dans ce domaine, le SNUEP a d’autres propositions permettant de mettre en place
une réelle épreuve de rattrapages.
Après
maintes demandes du SNUEP-FSU, le ministère a annoncé qu’un bilan serait établi
sur la mise en place du contrôle en cours de formation. À l’heure
d’aujourd’hui, nous n’avons toujours connaissance d’aucun bilan. De plus, on
peut légitimement s’interroger sur la nécessité de maintenir une épreuve de
rattrapage pour des candidats qui n’auront quasiment été évalués qu’en
CCF !
Pour le SNUEP-FSU, un diplôme qui atteste d’une
qualification professionnelle ne consiste pas en une somme de compétences
évaluées successivement au cours de la scolarité mais
en la capacité, à la fin de la formation, d’utiliser tout ou partie de certains
savoirs spécifiques pour réaliser une œuvre-type de la profession. La
redéfinition de l’évaluation doit valider ces savoirs, non plus comme une somme
d’examens ponctuels pendant la formation, mais comme une garantie que les
élèves maîtriseront non seulement l’ensemble des savoir-faire, mais aussi les
savoir-être et connaissances nécessaires à l’exercice de leur futur métier et à
leur formation tout au long de la vie. Ces savoirs devront leur permettre de
mener une vie de citoyen éclairé et ouvert d’esprit. Le CCF tel qu’il est conçu
et qu’il se généralise ne garantit pas ces maîtrises.
Le SNUEP-FSU vous demande donc
solennellement d’abandonner cette politique du tout-CCF et de rouvrir le
dossier de l’évaluation des diplômes de l’enseignement professionnel (CAP, BEP
et Bac Pro).
Veuillez croire, Monsieur le Ministre, à
notre profond attachement au Service Public de l’Education et à la qualité de
l'enseignement professionnel public.
ÉPREUVE DE
CONTRÔLE DU BAC PRO
> LE SNUEP-FSU DÉPOSE UN PRÉAVIS DE GRÈVE
Monsieur le Ministre,
Le SNUEP-FSU réaffirme son opposition aux épreuves de rattrapage du Bac Professionnel.le SNUEP FSU appelle tous les personnels de
l’éducation au boycott de cette épreuve.
Le SNUEP-FSU dépose, par la présente, un préavis de grève afin que les
collègues soient, conformément à la réglementation en vigueur,
administrativement couverts pour leur démarche.
Aussi, le SNUEP-FSU dépose un préavis de grève national pour les 6 et 7
juillet 2011.
Cette journée de mobilisation concerne les Professeurs de Lycée Professionnel,
les Conseillers Principaux d’Education et les non-titulaires.
FUSION DES
BAC PRO « SECRÉTARIAT » ET « COMPTABILITÉ »
> LE SNUEP-FSU REÇU PAR
Le SNUEP-FSU a demandé une audience
à
Réponses du ministère
Cette fusion a été envisagée
après des concertations et des enquêtes menées par le ministère de l’E.N. pour
analyser les besoins de formation aux niveaux 3 et 4. La solution envisagée est
de « réformer la filière tertiaire » afin de la mettre en adéquation
avec le marché de l’emploi. Ce nouveau bac pro « Administration –
Gestion » a pour objectif une formation basée sur les compétences
professionnelles transversales, ce qui nécessite des connaissances comptables mais
il n’est plus question de former des comptables. Le recrutement du personnel en
comptabilité est censé se faire au niveau bac plus 2 voire même au-delà. Le
ministère décide donc de créer une formation en adéquation avec la demande de
transversalité et de compétences élargie voulue par la profession à ce niveau
de qualification.
Le référentiel activité
professionnelle n’est pas encore finalisé.
D’après le ministère la comptabilité
resterait une matière des enseignements dispensés mais en quantité moins
importante que ce qui existe : le but du ministère n’est
pas d’envoyer les élèves en BTS Comptabilité mais plutôt de leur ouvrir
d’autres BTS comme celui d’Assistant Gestion PME/PMI. De toute façon le
ministère a bien insisté en expliquant que la finalité du bac tertiaire était
l’insertion professionnelle plutôt que la poursuite d’étude en BTS et que
celle-ci était réservée plutôt aux élèves de STG, donc de la voie
technologique.
Le ministère n’envisage pour
l’instant aucune création de passerelles pour aller du LP vers le BTS. C’est
sur l’Accompagnement Personnalisé qu’il faudra s’appuyer pour développer les
compétences permettant cette poursuite d’étude. Ce développement de passerelles
est plutôt envisagé du côté LEGT afin de permettre une réorientation vers la
voie professionnelle. Le SNUEP-FSU a assisté à un bel exercice rhétorique en
contradiction avec le fait que le nouveau Bac devait offrir un choix plus large
d’orientation en BTS parce que les compétences développées seront plus larges
et moins axées sur un métier.
Quant à la question des concours de
PLP, le ministère nous a répondu que c’était prématuré d’envisager leur
suppression et que ce n’était pas à l’ordre du jour. À la question de la fusion
des deux spécialités d’enseignement en une seule, il a été répondu que pour
l’instant il était prévu de faire intervenir deux enseignants sur le groupe
classe : un pour la partie administrative, l’autre pour les connaissances
comptables. Mais tout en trouvant très judicieux l’initiative de certaines
académies d’organiser des stages de formation pour pouvoir enseigner les deux
aspects.
L’analyse du SNUEP-FSU
Les élèves ont déjà perdu une année
de formation pour arriver au niveau de compétences existant avec le BAC 2 ans.
Cette fusion va encore diminuer le niveau de la formation et risque de limiter
encore plus les possibilités de poursuite d’étude.
Pour le SNUEP-FSU, il est
important que les formations restent centrées sur l’identité du métier. Sinon
le risque est que les élèves ne se retrouvent plus dans la formation offerte.
Le SNUEP-FSU sera très attentif à ce
qui sera proposé comme référentiel des activités
professionnelles. Celui-ci devrait sortir prochainement. Le SNUEP-FSU veillera
à ce que les compétences soient toujours disciplinaires et associées à des
savoir et des savoir-faire bien identifiés, et non pas des compétences vagues
qui pourraient être acquises seulement en entreprise.
Pour le SNUEP-FSU, il est nécessaire
de garder des bases solides en comptabilité pour permettre
aux élèves une poursuite d’étude en BTS. De plus, cette discipline amène les
élèves à développer le sens de l’analyse, de l’abstraction et du recul, notions
toutes importantes pour le BTS.
Il n’y a pas de garanties sérieuses
que cette réforme n’entraîne des réductions de l’offre de formation. Lorsque nous
lui posons la question , le ministère nous renvoie vers les régions et la mise
en place des CPRDF.
Le SNUEP-FSU dénonce cette politique qui
se calquerait sur les besoins hypothétiques de certaines entreprises. Celles-ci
cherchent à obtenir une main d’œuvre malléable et polyvalente, dont le seul
intérêt en serait l’employabilité avec des salaires bas et dont les diplômes
seraient moins reconnus.
Le SNUEP-FSU s’opposera à toute fusion qui
n’aurait comme seul objectif que de récupérer des postes de PLP en s’attaquant
à l’offre de formation. Il restera vigilant sur le contenu des Bac Pro afin
qu’il puisse à la fois garantir une insertion professionnel et une poursuite
d’étude pour les élèves qui en font la demande.
Pour le
SNUEP-FSU,
Françoise
Bonnet,
Jérôme
Dammerey,
Martine Ginisty.
NON-TITULAIRES
> LE SNUEP-FSU, LE
SNES-FSU, LE SNEP-FSU
ÉCRIVENT À
Madame
Les dispositions prévues dans le
protocole – notamment celles facilitant l’accès à la titularisation - devant
être appliquées ministère par ministère en étroite concertation avec les organisations
syndicales représentatives, le SNES, le SNEP et le SNUEP voulaient vous faire
part de leurs attentes pour les différents groupes de travail prévus au mois de
juin. Nous avons insisté, lors de notre rencontre du 31 mars sur la nécessité
d’une série de groupes de travail au vu de l’ampleur des sujets qui doivent
être traités, de l’application du protocole à l’ensemble de la gestion des
non-titulaires.
En premier lieu, nous demandons que
le ministère se saisisse de la nécessité d’établir un recensement précis des
ayants droit au dispositif de titularisation pour dresser
un bilan par tranche d’âge de l’ancienneté cumulée de tous les non-titulaires
en poste ou au chômage afin de pouvoir comparer les deux données et mesurer la
portée du dispositif. Il est important également que les services effectués en
tant que vacataires soient bien pris en compte pour l’accès au dispositif de
titularisation, conformément au projet de loi et aux jurisprudences qui
requalifient vacations en contrats. Beaucoup de rectorats se servent encore des
périodes de vacations pour refuser le bénéfice du CDI et les considérer comme
des interruptions.
Pour les collègues les plus anciens,
nos syndicats privilégient la voie de l’examen professionnel pour résorber la
précarité et revendiquent qu’il prenne par exemple la forme d’une visite de
validation. C’est en effet leur ancienneté, souvent conséquente, et les
évaluations dont ils ont fait l’objet tout au long de leur parcours, qui
qualifient les collègues non titulaires pour la titularisation. L’année de
stage doit leur permettre d’accéder à des compléments de formation, adaptés à
la réalité de leurs parcours.
Quant au concours réservé, nous
proposons qu’il prenne la forme de l’ancien examen professionnel en
vigueur lors de la loi Sapin : la présentation d’un rapport d’activité
prenant réellement en compte le parcours professionnel et incluant une séquence
pédagogique qui serait présentée lors d’un entretien face à un jury.
L’affectation définitive doit passer
par le mouvement national doit prendre en considération, dans le barème
de mutation, l’ancienneté de service comme non-titulaire.
Nous demandons qu’en devenant
fonctionnaires, les agents non-titulaires bénéficient d’une réelle
reconstitution de carrière et cessent d’être lourdement pénalisés lors de
leur reclassement par la règle du butoir qui, de façon discriminatoire, n’est
applicable qu’aux enseignants ayant travaillé auparavant dans les
établissements publics de l’éducation nationale et anéantit quasiment toute
prise en compte de leurs services antérieurs. En ce sens
Ces groupes de travail doivent
également permettre de mettre à plat l’ensemble de la gestion des
non-titulaires. Nous n’avons jamais cessé de demander qu’il soit mis fin au
désordre qui prévaut dans cette dernière et que des règles transparentes,
collectives, assurant l’équité de traitement de tous, soient mises en place.
Des pratiques illégales comme, par exemple, le recours à la vacation pour des
besoins qui ne sont pas ponctuels, le fait de compléter des CDD à temps
incomplet par des heures supplémentaires, doivent cesser.
Or, nous craignons notamment que l'engagement
ministériel pris en novembre dernier de renoncer à la vacation à la rentrée
scolaire de septembre 2011, et que vous avez confirmé dans diverses interviews,
ne soit pas tenu.
En effet, d'après les remontées de
nos représentants académiques des non titulaires, il apparaît que des recteurs
s’apprêtent à recourir à nouveau à la vacation sur des BMP l’année prochaine
(comme par exemple dans les académies de Grenoble ou de Nice). Il vous
appartient de faire respecter l’engagement ministériel en donnant rapidement
toutes les consignes aux recteurs pour que le recours à la vacation cesse à la
rentrée de septembre 2011 et que tous les non-titulaires recrutés se voient au
minimum proposer un contrat, comme cela devrait être, conformément à la
législation1.
Outre l'arrêt du recours à la
vacation, nous attendons que les disparités de rémunérations d'une académie à
l'autre cessent pour les agents en CDD et qu'ils puissent bénéficier d'un
avancement. Un cadrage national doit permettre de reconnaître la qualification
et l'expérience professionnelle, conformément à l'article 4 du décret n° 81-535
du 12 mai 1981. Il n'est pas tolérable que certains recteurs profitent du fait
que la correspondance entre diplômes et catégories ne soit pas donnée pour
placer tous les contractuels, quel que soit leur diplôme, dans la même
catégorie comme dans l'académie de Montpellier ou l'académie de Grenoble.
Les CCP devraient permettre le
contrôle de ces affectations par les élus. C’est une
garantie essentielle pour protéger les agents de l'arbitraire pour les
affectations ou le non renouvellement de contrat.
En ce qui concerne le CDI,
nous déplorons que de nombreux rectorats contournent l'obligation de CDI en
évinçant purement et simplement des collègues non-titulaires en ne les reprenant
pas une septième année alors que d'autres moins anciens sont recrutés (comme en
Guadeloupe). De plus, devant le non respect de la jurisprudence accordant le
CDI pour des interruptions ne dépassant pas trois mois, des contentieux sont en
cours et les représentants de
Le CDI ne fait pas sortir les
collègues de la précarité. Il n'est pas tolérable que des collègues
soient amenés à signer des CDI à temps incomplet ou subissent des pressions
pour signer des avenants révisant la quotité de leur CDI à la baisse.
Nous contestons les disparités qui
prévalent dans les grilles de rémunération des agents en CDI. Il
faut les harmoniser en menant une réflexion globale sur la rémunération de tous
les non-titulaires en CDI et CDD : notre mandat revendique que les
rémunérations de tous les non-titulaires soient fixées nationalement et
évoluent en référence à la grille des MA revalorisée, en fonction du niveau de
qualification. Il convient d'aboutir à deux échelles MA I (485-683) et MA II
(450-608), ce qui passe par la suppression de l'échelle des MA III et
l'intégration des MA III dans la catégorie MA II et des MA II dans celle des MA
I.
Le CDI peut engendrer également une
dégradation des conditions d'exercice alors qu'il est censé stabiliser la
situation de nos collègues : certains se retrouvent très éloignés de leur lieu
de vie, dans le ressort de l'académie, alors que des besoins dans leur
discipline sont pourvus en vacation dans leur secteur géographique. La question
des frais de déplacements se pose également. Des collègues sont également
sommés d'exercer dans une autre discipline, alors que des vacations sont
proposées dans leur discipline.
Le respect des droits sociaux pose
aussi de nombreux problèmes : beaucoup de rectorats considèrent que,
pour les calculs des droits à congés maladie, le décompte de l’ancienneté se
fait uniquement à partir du dernier contrat quand bien même l'agent exerce
depuis plusieurs années… Beaucoup de collègues sont ainsi privés des droits à
congés maladie. De nombreuses collègues annonçant leur maternité prochaine à la
fin de l'année scolaire ne sont pas reprises en septembre quand bien même leur
ancienneté leur permettrait l'obtention d'un poste : le rectorat les met
au chômage et les rappelle éventuellement après leur congé maternité au lieu de
les affecter à la rentrée et de les faire remplacer le temps de leur congé. De
tels agissements entraînent des interruptions préjudiciables pour le CDI.
Quant aux droits syndicaux, nos
syndicats ne conçoivent pas
Enfin, les contraintes imposées dans
le cadre de la réforme sur la masterisation
continuent à lourdement peser sur les non-titulaires. L'administration ayant
refusé une dérogation sans limite de durée dans le temps de dispense du master
pour les non titulaires recrutés avant 2009, de nombreux collègues risqueraient
de se retrouver enfermés dans la précarité au rythme actuel des titularisations
au concours interne (environ 1000 postes par an pour 25 000 non-titulaires). Le
dispositif de titularisation représente donc un enjeu important pour ceux ne
détenant pas le master, mais l'avenir des exclus du dispositif ou de ceux qui
ne parviendraient pas à être titularisés par son biais semble compromis. Des
réponses doivent être apportées.
Nous demandons que le ministère
dresse un bilan des qualifications dont disposent tous les non-titulaires, en
prenant notamment en compte les spécificités de l’enseignement professionnel
(bâtiments, métiers de bouche…) : combien disposent d'une licence ou
moins ? Combien disposent d'un master I (ou d'une maîtrise) ? Combien
disposent d'un Master II ?
Enfin, imposer des certifications en
informatique et en langues aux futurs stagiaires
revient à créer de nouveaux obstacles pour les collègues non titulaires qui
sont confrontés à l’exigence d’un diplôme qui n’était pas exigible lors de leur
recrutement comme non titulaires. Imposer ces certifications revient à
méconnaître les difficiles conditions d'exercice de nos collègues d'autant plus
que rien n'a été annoncé par le ministère sur la prise en charge de ces
formations coûteuses. Il convient de procéder à un moratoire en attendant que
des solutions soient trouvées. Ces orientations défendues par les représentants
de
Nous vous demandons donc, Madame
__________________
1
Le SNES, le SNEP et le SNUEP n’ont cessé de dénoncer le recours dévoyé et
illégal à la vacation, comme le signale la jurisprudence. C’est bien l’ensemble
des non titulaires qui subit les effets délétères du recours massif à la
vacation puisque la multiplication des supports réservés aux vacations à
l’année entraîne souvent des affectations très éloignées pour des agents
non-titulaires à l’ancienneté conséquente ou, au pire, leur mise a chômage. De
surcroît, beaucoup de vacataires à l’année ou affectés sur des suppléances,
prenant conscience de la réalité peu enviable de ce mode de recrutement,
jettent l’éponge, ce qui engendre un turn over dont
les équipes éducatives et les élèves pâtissent.
Projet de loi sur
les contractuels
> LES SYNDICATS QUITTENT LA SÉANCE Paris le 14 juin 2011
Les
organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA, ont quitté
la séance du Conseil supérieur de la fonction publique de l’État avant son
terme, refusant ainsi de se prononcer sur l'ensemble du projet de loi.
Il
s'agissait de manifester leur mécontentement face à la fin de non recevoir qui
leur a été opposée, au nom du ministre en son absence Le point de désaccord
majeur, commun, porte sur les conditions d'accès au dispositif de
titularisation des agents en CDD, actuellement recrutés sur des besoins
abusivement qualifiés de temporaire, occasionnels ou saisonniers.
Considérant
que ce point ne pourrait rester en l’état, les organisations syndicales ont
demandé à être reçues en urgence par le ministre.
Loi Warsmann et « GIP GRETA »
> LES PERSONNELS ET LES STAGIAIRES DU RÉSEAU GRETA
SONT GRAVEMENT MENACÉS !

Le gouvernement
poursuit à marche forcée ses attaques contre les opérateurs publics de la
formation des adultes et de l’orientation professionnelle tout au long de la
vie. Alors qu’il pensait en avoir quasiment
fini avec l’Afpa (la bataille renouvelée depuis six
ans permet aujourd’hui encore de maintenir l’existence d’un outil indispensable
aux salariés), il s’attaque
désormais au réseau des GRETA de
l’Education Nationale.
Maillon
indispensable de la cohésion sociale, le réseau des GRETA est un outil public de formation continue de haute utilité sociale ; il est garant d’un maillage fort des
territoires, des citoyens et des petites entreprises.
Au prétexte de rendre le pilotage du réseau des GRETA plus visible,
plus audible, le GRETA est poussé en marge
de l’Education Nationale et avec lui sont embarqués un peu plus de
500 000 stagiaires formés chaque année ; stagiaires qui pour 93% sont des OS, manœuvres, ouvriers,
employés et pour 52% des demandeurs d’emplois, public fragilisé car souvent sans
qualification ou écarté du marché du travail .
Pour le gouvernement, la déstructuration des réseaux publics de
formation, justifie l’introduction du privé et laisse la part belle au jeu du
« moins disant » ! Les réformes en cours se feront, une nouvelle
fois, au détriment de la qualité du service rendu, au détriment des stagiaires
les plus en difficultés mais aussi au détriment des personnels GRETA.
Qu’est ce qui
est prévu pour les personnels ? Les
contrats de travail ultra précaires de la majorité des personnels (agents non
–titulaires de droits publics : vacataires, CDD de 6ans ! et CDI) jamais transformés en contrats statutaires.
L’ultra précarité accentue les zones de non – droits tolérées par le
gouvernement. Les conditions de travail sont de plus en plus dégradées –
inquiétudes, pressions de toutes sortes,
chantage à l’emploi, augmentation déguisée du temps de travail, salaires
aujourd’hui bloqués. Mais les pressions s’exercent aussi de plus en plus
sur les personnels en postes gagés. Quant aux CFC , ils ne savent pas ce que
seront leurs missions !
La non reconnaissance des professionnels de la formation que sont
les formateurs, les techniciens et administratifs n’est plus soutenable et le manque de clarté autour des fonds financiers tant au niveau
des GRETA qu’au niveau des fonds académiques laissent présager de lourdes
difficultés ! Enfin, substituer les
« GIP-GRETA » aux « EPLE-GRETA » c’est abandonner une
mission d’une structure pérenne au profit d’une structure qui ne l’est pas
juridiquement.
Le Gouvernement
ne pourra pas rester sourd aux justes revendications des personnels GRETA qui
défendent leurs conditions de travail et la reconnaissance
de leurs missions : préalable nécessaire pour une formation de qualité accessible à tous et
même à ceux qui en sont les plus éloignés !
Aussi les
organisations syndicales décident et appellent l’ensemble des personnels du
réseau national des GRETA
à une journée d’action nationale sur Paris le JEUDI 23
JUIN
Rendez-vous Place de
à partir de 10 h 30
Conférence de presse avec les autres intersyndicales
à 11 h
Départ de la manif à 12 h 30 vers
Bastille
« Tous ensemble mobilisons-nous pour une juste
reconnaissance de nos missions et portons nos revendications en complémentarité
des acteurs de
AU BO N°22 DU 2 JUIN
2011
• Baccalauréat
professionnel
« Artisanat et métiers d'art », option : communication visuelle
pluri-média : création et conditions de délivrance, arrêté du 26-4-2011 - J.O.
du 10-5-2011
• Certificat
d'aptitude professionnelle « Métiers de la blanchisserie » :
création et conditions de délivrance arrêté du 26-4-2011 - J.O. du 10-5-2011
• Brevet
professionnel
« Métiers de la piscine » : modification, arrêté du 26-4-2011 -
J.O. du 10-5-2011
AU BO N°23 DU 9 JUIN
2011
• Certificat d'aptitude professionnelle
« Transport
fluvial » : création et conditions de délivrance, arrêté
du 26-4-2011 - J.O. du 11-5-2011
• Baccalauréat professionnel « Façonnage de produits
imprimés » : création et conditions de délivrance, arrêté du 26-4-2011 - J.O. du 11-5-2011
• Brevet professionnel
« Prothésiste
dentaire » : abrogation, arrêté du 26-4-2011 -
J.O. du 10-5-2011
AU BO N°24 DU 16 JUIN
2011
• Baccalauréat professionnel « Accompagnement, soins
et services à la personne », option A : à domicile, option B :
en structure, création et conditions de délivrance, arrêté
du 11-5-2011 - J.O. du 24-5-2011
• Lycées des métiers, Liste des
établissements labellisés du 1er janvier au 31 décembre 2010, arrêté du 19-5-2011
• Aide aux élèves et aux familles, Fournitures
scolaires, circulaire n° 2011-086 du 30-5-2011
RETRAITES
> LE COPILOR RESTE
SANS AVIS
Communiqué FSU, Les
Lilas, le 2 Juin 2011
La première séance du comité de pilotage des
régimes de retraites
(COPILOR) s’est réunie le 31 mai 2011 sous la présidence du ministre du
travail, de l’emploi et de la santé. Le COPILOR est un organisme de pilotage
crée par la loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites. Celui-ci est
chargé de trois missions principales : veiller au respect des objectifs du
système de retraite par répartition ; remettre un avis sur les conditions
de retour à l’équilibre du système de retraite ; proposer des « mesures
de redressement » lorsque le comité considère qu’il existe un « risque
sérieux » menaçant la pérennité financière du système de retraite.
S’agissant du travail sur les objectifs,
S’agissant de l’avis à rendre par le COPILOR,
En effet, les chiffres présentés lors de
cette réunion reprennent ceux avancés par le gouvernement lors de l’élaboration
de la loi, sans qu’aucune concertation n’ait eu lieu. Une partie non
négligeable des besoins de financement, présentés comme un « solde avant
réforme », résulte d’une présentation que
De plus, dans un contexte économique dégradé,
les mesures d’âge qui constituent le principal levier de financement du
gouvernement risquent de se traduire par une extension de la précarité pour les
travailleurs âgés, déjà exclus de l’emploi.
Enfin,