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Paris, le 6 juillet 2011
> Rythmes scolaires en lycée professionnel
ou
comment encore gratter des moyens supplémentaires
au
détriment de la qualité des enseignements
La
conférence nationale sur les rythmes scolaires vient de rendre son rapport. En ce qui concerne
l’enseignement professionnel, le comité de pilotage s’appuie sur la
« rénovation de la voie professionnelle et la généralisation du
baccalauréat professionnel en trois ans », qui a introduit une
globalisation des horaires des élèves avec une tri-annualisation des grilles
horaires, pour remettre en cause le service hebdomadaire des enseignants.
Il
aurait été nettement plus judicieux, pour ce comité, de remettre en cause la
« réforme du bac pro en 3 ans » elle-même, puisqu’elle engendre une
accélération du rythme de la formation pour tous les élèves. Ces derniers
doivent désormais atteindre le même niveau qu'auparavant avec une année de
formation en moins. La généralisation du bac pro 3 ans pénalise une large
majorité des lycéens professionnels qui ont besoin de ce parcours en 4 ans pour
atteindre un réel niveau IV.
De plus, cette réforme a engendré une
augmentation du nombre de semaines en entreprise, ce qui n’est pas sans
conséquence sur le rythme des apprentissages en classe.
Enfin,
les enseignants de l’Enseignement Professionnel Public n’ont pas attendu cette
réforme pour s’investir pour la réussite de leurs élèves. Ils sont depuis
toujours très présents dans leurs établissements et soucieux du suivi de leurs
élèves. Ils travaillent déjà en équipes pluri professionnelles à résoudre les
nombreux problèmes pédagogiques qui se posent à eux, avec le souci de faire
réussir tous les élèves de LP, SEP, EREA et SEGPA et cela très souvent en
dehors de leurs heures légales d’obligation de service.
L’annualisation des services des enseignants n’améliorera en rien la réussite des
élèves de l’Enseignement Professionnel public. Celle-ci n’a encore et toujours
comme objectif que de récupérer des postes. Elle n’aura pour conséquence que de dégrader davantage les conditions
de travail des enseignants et donc la qualité d’accueil et d’enseignement
servie au public, c'est à dire aux élèves et à la famille.
APRÈS
LES VACANCES,
> POUR une rentrée active et
revendicative !
En France comme en Europe, cette année laisse un goût
amer aux salariés qui subissent de plein fouet la crise économique et
sociale en en payant le plus lourd tribut ! Mais des mobilisations se
développent porteuses d’espoir pour instaurer des sociétés plus justes, plus
égalitaires, fondées sur un autre partage des richesses et un meilleur accès de
tous au progrès social.
En France, l’addition est particulièrement sévère pour
les agents de à la
retraite, gel des salaires... Pourquoi ne pas tenir compte du jugement des
Français qui estiment que l’Etat traite mal les fonctionnaires et ne donne pas
suffisamment les moyens à
Dans ce contexte,
D’ores et déjà, dans le secteur de
l’Education, une grève unitaire est organisée le 27 septembre prochain.
Les annonces du
Président de
Les usagers sont « Fiers du service
public ! »
C’est parce que les services publics et
C’est parce que les
questions d’emploi, de protection sociale et de pouvoir d’achat sont cruciales
pour tous que
Communiqué FSU, Les
Lilas, le 22 Juin 2011
ÉCO-GESTION
Le SNUEP et le SNES écrivent aux inspecteurs généraux
Les formations initiales aboutissant à des
diplômes professionnels permettent à de nombreux jeunes d’atteindre des niveaux
de qualification reconnus par le monde du travail. En effet les baccalauréats
professionnels et les brevets de technicien supérieur, permettent à bon nombre
de leurs titulaires d’acquérir les compétences nécessaires à une insertion en
entreprise mais également, après quelques années d’expérience, d’accéder à des
postes d’encadrement. Nous pouvons aussi constater que certains de ces élèves
créent leur propre entreprise après leur première expérience en tant que
salariés. Ces évolutions sont notables dans tous les secteurs et en particulier
dans les domaines industriels.
Ces insertions réussies et ces évolutions de
carrière sont aujourd’hui possibles pour ces jeunes diplômés car ils
bénéficient au préalable d’une solide formation tant au niveau professionnel
que général. À cet effet, l’économie/gestion leur apporte des connaissances
consistantes en droit social, en droit du travail, en économie
d’entreprise, en management … cette discipline est par conséquent indispensable
pour comprendre le fonctionnement de l’entreprise et évoluer sur des postes
d’encadrement en son sein.
De surcroît, cette discipline disposant de
contenus riches, exigeants, et parfois difficiles à appréhender nécessite des
enseignants compétents c'est-à-dire des enseignants formés à leur discipline
mais aussi formés à la pédagogie et au travail d’équipe.
Aujourd’hui, les réformes imposées par le
gouvernement consistent à gommer les enseignements d’éco-gestion des diplômes
professionnels du secteur industriel en les « délayant » dans les heures
d’enseignements industriels.
Pour toutes les raisons citées ci-dessus, le
SNUEP-FSU et le SNES-FSU s’opposent catégoriquement à ces réformes et demandent que
des contenus spécifiques soient définis en éco-gestion et management pour
chaque secteur industriel, qu’ils soient intégrés aux référentiels des diplômes
et que leurs enseignements soient confiés sans ambiguïté à des enseignants
d’éco-gestion.
Attirer davantage de jeunes vers les formations
industrielles passe par une meilleure adaptation entre les contenus de
formation et les activités professionnelles des salariés, artisans et futurs
responsables d’entreprises. L’éco-gestion doit y prendre toute sa place.
En espérant que vous pourrez impulser une
nouvelle ambition dans ce sens pour les diplômes professionnels, nous vous
prions de croire, Messieurs les Inspecteurs généraux, en l’expression de nos
meilleurs sentiments.
Indemnisation des
épreuves de CCF
> Le grand n'importe
quoi des rectorats
Le SNUEP-FSU écrit au ministère :
Le décret n°2010-du 26 août 2010 -
instituant une indemnité au bénéfice
des enseignants chargés de l'évaluation en cours de formation des diplômes de
la voie professionnelle - est mis en oeuvre cette fin d’année scolaire
par les rectorats.
Le SNUEP-FSU constate de très nombreuses disparités de
traitement entre les académies au regard des
différentes circulaires rectorales. Il apparaît autant de situations
particulières qu’il y a d’académies.
Le SNUEP-FSU souhaite que les collègues soient traités
sur un même pied d’égalité quelle que soit leur affectation sur le territoire
national.
Par ailleurs, les
circulaires ont toutes un point commun : le versement de l’indemnité est à la discrétion du chef d’établissement,
chargé « d’apprécier l’implication réelle et effective » des
enseignants.
Le SNUEP-FSU souhaite que la plus
grande transparence soit la règle et que les
documents ou supports utilisés pour le versement de ces indemnités soient complétés
de manière contradictoire, c'est-à-dire avec
information préalable des collègues concernés.
Le SNUEP-FSU
souhaite qu’une directive soit élaborée en ce sens et diffusée auprès des
rectorats.
> Rentrée
2011
Stage
d’accueil des fonctionnaires stagiaires enseignants
Le
SNUEP, le SNES, le SNUIPP et le SNEP écrivent au ministre :
Les syndicats de
Pour autant vous continuez dans cette voie en reconduisant ses modalités pour la rentrée prochaine. Vous y apportez
même de nouvelles dégradations.
Dans la circulaire n°2011-073 du 31-3-2011
parue au BOEN n°20 du 19 mai 2011, il est précisé que dans le cadre des
modalités d’accueil des fonctionnaires stagiaires, un stage de 5 jours, sur la
base du volontariat, serait proposé avant la rentrée (fin août). Ce stage
intervient alors que les reçus aux concours ne sont pas encore en position de
fonctionnaires stagiaires, puisqu’ils ne sont affectés qu’au 1er septembre.
Cette formation ne saurait pallier les
carences de leur formation tout au long de l’année de fonctionnaire stagiaire,
ni régler les problèmes comme ceux rencontrés cette année lors de la mise en
oeuvre de cette réforme.
Ce stage est prévu pour les lauréats du
concours « volontaires ».
Pour autant, les enjeux sont si importants
pour les professeurs stagiaires, tant pour la prise en charge de classes dès le
5 septembre que pour la suite de leur année et leur validation finale, que ce
volontariat paraît bien fictif.
D’un point de vue juridique, ces étudiants n’étant
pas encore en position de fonctionnaires stagiaires, ne seraient pas pris en
charge en cas d’accident de service en se rendant sur le lieu de stage ou
durant le stage. Si ce stage en août est maintenu, nous demandons que les
fonctionnaires stagiaires qui participeraient à cette formation, soient
recrutés avant l’ouverture de celle-ci, ce qui leur garantirait une juste
rémunération pour un service effectué et une couverture dans un cadre juridique
leur permettant d’exercer sereinement leur fonction.
Affectation
des stagiaires fonctionnaires 2011
> Le paritarisme en péril ?
Le SNUEP-FSU vient de prendre connaissance des
dispositions concernant les affectations des fonctionnaires stagiaires 2011.
Il constate que les organisations syndicales
ne seraient destinataires que des seules dates de communication des résultats
d'affectation des stagiaires alors que traditionnellement étaient réunis, en
amont, des groupes de travail paritaires à
En effet, la mise en ligne directe sur AIDOP
des affectations les 11 et 18 juillet ne permet plus de vérifier l’affectation
de chaque fonctionnaire stagiaire ni d'intervenir pour faire corriger le cas
échéant certains éléments du barème des dossiers confiés à notre organisation
syndicale par les collègues fonctionnaires stagiaires 2011.
Le SNUEP-FSU s'interroge sur cette démarche
qui remettrait en cause les règles élémentaires du paritarisme et du dialogue
social, garantes de la transparence et pratiquées jusqu'à présent.
Le SNUEP-FSU a donc demandé au ministère dans l'intérêt des collègues,
de revenir sur cette décision et de
réunir dans les prochains jours un groupe de travail national sur les
affectations des stagiaires.
NB :
la diffusion des affectations en académie des fonctionnaires stagiaires 2011
aura lieu le Lundi 11 juillet 2011 pour les PLP des disciplines
professionnelles et le Lundi 18 juillet 2011 pour les PLP disciplines
générales, économie gestion et biotechnologies.
CONCOURS INTERNE
> SNUEP,
SNES et SNEP demandent une audience à
La définition d’une nouvelle épreuve d’admissibilité de certains
concours internes soulève diverses interrogations.
Elle répond aux attentes des contractuels enseignants et d’éducation, mais inquiète
les assistants d’éducation et certains membres de jury, tandis qu’aucune
explication n’a été donnée sur les concours internes qui ne sont pas concernés
par ces évolutions.
La démarche qui nous avait été présentée, celle d’une option au
choix du candidat, semblait mieux en mesure de répondre à la
diversité des candidats aux concours internes comme aux différentes
finalités de ce concours. En outre, la transformation des concours ne s’est
accompagnée d’aucune des mesures qui nous semblaient nécessaires pour adresser
un message clair aux contractuels : l’augmentation du nombre des postes
aux concours, l’ouverture de l’ensemble des spécialités, la révision des règles
de classement (décret du 5 juillet 1951).
Dans ce contexte, nos organisations syndicales sollicitent que vous
les receviez en audience dans les meilleurs délais sur ces
problématiques ;
Plus précisément, elles souhaitent aborder les sujets
suivants :
- Les mesures à prendre dans la suite des négociations non
titulaires au niveau FP ;
- la fermeture des CAPES internes de physique-chimie et
d’italien ;
- la fermeture des agrégations internes de STI (génie civil, génie
mécanique, mécanique) ;
- les nouvelles modalités des CAPES, CPE, CAPLP internes ;
- la chute du vivier pour les concours 2011 et celle à prévoir pur
les concours 2012 avec la mise en place du CLES et du C2I2e ;
- les problèmes causés par le CLES et le C2I2e (chute du vivier,
certifications payantes…) ;
- l’exigence de discussions sur la
situation des AED.
> La mise en œuvre du
projet de loi
« pour le
développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels »
risque de mener bien des
adolescents à des désillusions
Ouvrir
des « sections études-métiers » dans les collèges en 4ème et 3ème, marquant la
volonté d’un retour à un palier d’orientation en fin de 5ème, permettre
l’apprentissage dès l’âge de 14 ans, telle sont deux des propositions du projet
de loi « pour le développement de l’alternance et la sécurisation des
parcours professionnels » en discussion à l’assemblée nationale. Les
députés UMP Cherpion, Perrut,
Taugourdeau à l’initiative de ce texte cherchent à
ouvrir les possibilités d’apprentissage, à travers les DIMA (Dispositif
d’Initiation aux Métiers en Alternance) mais également par la possibilité de
signer un contrat de travail, dès l’âge de 14 ans.
Ainsi
la majorité porterait encore un coup à la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. Le 20ème
siècle a vu cette obligation portée de 13 à 16 ans, la proposition irait à
l’encontre du sens de l’histoire, alors qu’il faudrait à l’inverse porter
l’obligation de scolarité à 18 ans.
Les
députés de la majorité refusent de comprendre que :
- les
entreprises ne sont pas en capacité de former de jeunes collégiens et ainsi
de se substituer à la formation professionnelle initiale publique,
- l’éviction
précoce des jeunes du système scolaire est une fausse réponse à la question
des sorties sans qualification.
- ces
adolescents sont trop jeunes pour être confrontés au monde du travail,
- ils
ont besoin d’une formation et d’une éducation forte et ambitieuse bien au-delà de 16 ans pour pouvoir prendre plus tard
dans la société toute leur place de citoyen et de travailleur.
De plus, il est assez paradoxal de proposer
une modification de loi permettant aux jeunes d’aller en CFA sans contrat
d’apprentissage au même moment où le gouvernement continue à démanteler
l’enseignement professionnel public qui accueille ces jeunes sous statut
scolaire dans des formations diplômantes.
En
cherchant à transférer une partie de la responsabilité de l’Éducation Nationale
vers l’apprentissage, l’État en fait se décharge du financement de la
formation d’une partie de jeunes vers les régions : il réalise des économies
budgétaires sur le dos de la jeunesse.
Communiqué
de presse intersyndical en date du mardi 21 juin 2011
Usagers, Personnels, Tous ensemble contre le démantèlement
des services publics,
de l’orientation, de la formation et de l’emp loi

Les chiffres réels du chômage ne baissent pas,
la précarité explose, les conditions de travail se dégradent, la pauvreté et
l’exclusion se développent.
L'Ecole et la formation professionnelle des
adultes subissent des suppressions de postes sans précédent qui traduisent la
mise en oeuvre d'une politique Educative renonçant délibérément à l'élévation
du niveau de formation et de qualification de toute la jeunesse pourtant
indispensable à une vie personnelle, sociale, culturelle et professionnelle
épanouie.
Censée répondre aux besoins des usagers en
matière de formation, la loi de novembre 2009 annonçait la création d’un
service public de l’orientation et de la formation professionnelle tout au long
de la vie. Or, on assiste au contraire à la destruction des services existants.
Les organisations syndicales de l’AFPA, du
Ministère du travail, des GRETA de l’Education nationale, des CIO de
l’Education nationale, de Pôle emploi, du CNAM , réunies le 17 juin 2011
constatent que :
· Les réformes qui touchent leurs services
vont dans le sens du démantèlement du service public et de ses organismes associés en les mettant en concurrence. Elles
favorisent l’externalisation et la soumission aux lois du marché dans le champ
de la formation et de l’orientation et de l’emploi
· La spécificité des besoins des publics
n’est prise en compte ni dans la formation professionnelle -où l’on veut
mixer dans les mêmes classes des élèves sous statut scolaire, des salariés et
des apprentis-, ni dans l’orientation où l’on veut confondre l’aide à
l’élaboration des projets des jeunes avec celle des adultes
· Le professionnalisme et la qualification
des personnels ainsi que leur champ de compétence sont niés dans le
but de supprimer des emplois au détriment du service rendu aux personnes
· Les conditions d’exercice se dégradent
dans tous les services, la précarité se développe, la charge de travail
augmente et le sens du travail de chacun se perd.
Carrefour Santé Social
>
REMPLISSEZ L’ENQUÊTE
Le SNUEP, au sein de
la FSU, participe au Carrefour Santé Social qui est un lieu d’échanges,
de réflexions et d’actions dont se sont dotées, depuis 2005,
Les travaux du Carrefour
Santé Social ont porté en 2006 sur « la santé et les conditions de travail
des enseignants en début de carrière ».
Plus récemment, en
2008-2009, le CSS s’est penché sur « la situation des enseignants face à
leur fin de carrière ».
Les organisations
syndicales et
Deux thèmes ont été
choisis, qui s’inscrivent dans les orientations de l’accord-cadre signé dans
- les risques
psychosociaux,
- les troubles musculo-squelettiques.
La méthode retenue
consiste à consulter les personnels à partir d’une enquête mise à disposition
sur les sites Internet de chacune des organisations syndicales et de
Compléter ce
questionnaire vous prendra 15 à 20 minutes environ.
Vos réponses seront
très utiles à nos études, dont les résultats seront restitués en fin
d’année sur les sites Internet respectifs des Organisations du Carrefour Santé
Social.
Les précédentes
études ont été primordiales pour faire pression sur le gouvernement en matière de prise
en compte de la santé des travailleurs de l'éducation nationale, elle ont porté
les revendications des syndicats lors de la mise en place des accords Santé
Sécurité au Travail et de la réécriture de la loi de 82 en matière de
santé au travail.
Vous aussi,
aidez-nous en participant à l'enquête et en répondant au questionnaire qui se
trouve dans le menu « Corpo » du site du SNUEP-FSU.
RETRAITES
> APPLICATION DE
La
réforme de base de 2010 des retraites entre en application au 1er
juillet
pour les salarié-es du privé, les fonctionnaires et
les professionnels libéraux.
Le
report des bornes d'âge entre en vigueur et le passage de 60 à 62 ans va se faire progressivement.
L'âge du taux plein va passer à 67 ans.
Les générations nées en 1951 «étrennent» les
nouvelles dispositions par un recul de 4 mois et l'ouverture du droit pour
liquider sa pension continuera de reculer de 4 mois par an pour atteindre 62
années en 2018 pour les générations de 1956.
Parallèlement à l'allongement du temps de
cotisation, le gouvernement a prévu comme double peine pour les salarié-es, l'augmentation
sur 10 ans du taux de retenue mensuel sur salaire pour les fonctionnaires,
passant de 7,85 % à 10,55 %.
Par
ailleurs, c'est la fin du « 15 ans - 3 enfants » avec l'annulation
en 2012 des départs anticipés sans condition d'âge pour les parents de 3
enfants, ayant 15 années de service.
Et
pour compléter ces réjouissantes mesures le COR (Conseil d'Orientation des
Retraites) préconise un nouvel allongement de la durée de cotisation à 41,5
années
(166 trimestres) pour les générations nées après 1955. Il s'agirait d'une
application mathématique de la réforme Fillon de 2003 qui prévoit que la durée
de cotisation évolue proportionnellement à l'espérance de vie à partir de 60
ans. Et ce jour le gouvernement vient de préciser qu'il publierait avant
décembre un décret en ce sens.
Année de naissance Départ en retraite
à
partir de Durée de
cotisation pour taux plein Taux plein automatique
1951 * 60
ans et 4 mois 40 ans et 9 mois 65
ans et 4 mois
1952 60 ans et 8 mois 41
ans 65 ans et 8
mois
1953 61 ans 41
ans et 3 mois 66 ans
1954 61 ans et 4 mois 41
ans et 3 mois 66 ans et 4
mois
1955 61 ans et 8 mois 41
ans et 3 mois** 66 ans et 8
mois
1956 62 ans 41
ans et 3 mois ** 67 ans
*
après le 1er juillet
**
Allongement examiné avant la fin de l'année du 56ème anniversaire
1er juillet :
entrée en vigueur d'une réforme rejetée par la population !
Les
mesures les plus emblématiques de la réforme des retraites adoptée par la
majorité parlementaire à l'automne dernier entrent en vigueur ce premier
juillet : désormais 60 ans n'est plus l'âge du départ en retraite et l'âge
d'une retraite au taux plein est repoussé au-delà de 65 ans. Tandis
que le chômage frappe une partie importante de la population active
du pays, que les entreprises continuent à licencier massivement les salariés
seniors, ce choix ne peut en aucun cas résoudre les besoins de financements des
retraites, et induit une baisse des pensions.
Les salarié-es
comme l'immense majorité de la population l'ont bien compris. C'est
pourquoi ils ont construit un mouvement de protestation d'une ampleur inédite à
l'automne 2010 pour s'opposer à cette réforme brutale, inefficace et
injuste, conduite au détriment des femmes et de l'ensemble des jeunes
générations et exiger de débattre d'une tout autre réforme.
Dans
Contraindre les fonctionnaires à prolonger
leur activité aurait pu contrarier les effets du dogme gouvernemental de ne pas
remplacer un départ en retraite sur 2 dans
Les fonctionnaires
ont été particulièrement affectés par la réforme du minimum garanti de
pension, entrée en vigueur dès le 1er janvier et l'aggravation de la perte du
pouvoir d'achat de leurs salaires du fait de l'augmentation de la retenue pour
pension.
Pour
Communiqué FSU, Les
Lilas, le 1er juilet 2011
LU AU BO
AU BO N°26 DU 30
JUIN 2011
Baccalauréat professionnel « Accueil-relation
clients et usagers » : modification par l'arrêté
du 24-5-2011 - J.O. du 8-6-2011
AU BO N°27 DU 7 JUILLET 2011
Baccalauréat professionnel, abrogation de la
spécialité « Maintenance des systèmes mécaniques automatisés »,
option systèmes ferroviaires par l’arrêté du 24-5-2011 -
J.O. du 9-6-2011
Programme Éclair, liste des écoles et
des établissements scolaires publics inscrits - rentrée scolaire 2011 par l’arrêté du 21-6-2011
Agrégation et Capet, Programmes des concours
externes et internes, additif du 21-6-2011
Agrégation du second degré Programmes des
concours externes - session 2012, rectificatif du 21-6-2011
Programme des concours de recrutement
de personnels de l'enseignement du second degré - session 2012 Concours internes de
l'agrégation du second degré, rectificatif du 21-6-2011