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Paris, le 5 septembre 2011
> Rentrée 2011 : grève le 27 septembre
LES RAISONS DE LA COLÈRE
La rentrée 2011 suit deux mois d’été marqués par la crise
financière et l’affolement des bourses. Les seules réponses
politiques qui sont avancées au niveau européen sont l’austérité et la rigueur.
Après la « loi naturelle » des marchés, elles disent répondre à des
« règles » rationnelles définies par des agences de notation. De
quelles règles parle-t-on ? Qui en parle ? Et avec quelle
légitimité ? Le SNUEP-FSU n’accorde aucune crédibilité à des nébuleuses
autoproclamées, telles les agences de notation, ni aux structures européennes
ou internationales qui - déconnectées de la réalité - veulent imposer aux
peuples et aux gouvernements une seule chose : le néo-libéralisme le plus
débridé.
La pression des marchés financiers est de plus en plus importante
sur les États, comme on l’a vu aux Etats Unis avec la dégradation de sa note par
les agences de notation. Cette pression tend à dicter la politique que doivent
adopter les États avec la mise en place des différents plans de rigueur en
Europe (grèves en Espagne, Italie, Grèce, …) qui donnent lieu à des réactions
diverses de la part des populations : mouvement des Indignés en Espagne,
grève générale en Italie, mouvements de violence en Angleterre. Il y a donc une
forte attente et une grande responsabilité des syndicats.
Dans ce contexte, le maintien de la notation « AAA » de
la France est l’objectif principal affiché par le gouvernement Sarkozy, pour
soi-disant rassurer les marchés. C’est en fait un parfait allié pour le
gouvernement actuel pour justifier de sa politique de coupe budgétaire et de
casse de la protection sociale dans son ensemble, et des services publics.
C’est ce même gouvernement qui a massivement endetté la France (2/3 de la
dette) par ses politiques injustes, inégalitaires et irresponsables et qui
voudrait faire voter en fin de mandature une « règle d’or »
budgétaire qu’il n’a lui-même jamais mis en œuvre - alors que le pacte de
stabilité et croissance d’Amsterdam impose déjà un déficit budgétaire maximum.
Vont également s’ajouter les effets du pacte européen d’austérité
décidé par le Conseil Européen pour faire face à la crise économique actuelle,
malgré le refus de l’ensemble des organisations syndicales de la CES
(confédération européenne des syndicats). Le SNUEP-FSU refuse l’inscription de
la « règle d’or » qui grave dans le marbre des politiques injustes et
prive les citoyens de tout débat démocratique sur les questions budgétaires. Il
demande un audit de la dette et l’annulation des dettes illégitimes.
Encore une fois, ce sont les ménages, tout particulièrement les
familles monoparentales, et les salarié-es qui vont
financer les déficits creusés par les cadeaux faits aux riches via les orientations
budgétaires définies par le gouvernement Sarkozy et son absurde loi TEPA. Les
inégalités s’accroissent et une récente étude de l’INSEE fait apparaître une
augmentation non négligeable de 5 % de la population qui vit sous le seuil
de pauvreté - 13,5 % de la population française soit plus de
8,2 millions de personnes avec moins de 954 euros mensuels, et dont
la moitié avec moins de 773 euros mensuels - et un enrichissement des
classes les plus riches. Parallèlement le chômage ne cesse d’augmenter :
plus de 4,1 millions, soit 3 % de plus qu’il y a un an. Comme depuis
plusieurs années, les salarié-es les plus touchés
sont les jeunes et les séniors alors même que le gouvernement a allongé le
nombre de trimestres pour obtenir une retraite pleine et entière. La période
estivale a été noire pour les sans-abris et les mal-logés. Les expulsions se
sont multipliées et les sans-abris se voient même interdire de dormir dans la
rue. Le SNUEP-FSU a manifesté samedi 3 septembre dans le cadre de l’appel
« urgence un toit ! ».
Les réponses gouvernementales à la crise
dans le budget 2012 font apparaître un plan d’économie de 12 milliards d’euros
dont seuls 200 millions seront financés par les très riches, quand à l’automne
dernier la réforme de l’Impôt Sur la Fortune a coûté 2 milliards et concerné
300 000 nanti-es. Là encore le financement de la
rigueur gouvernementale va se faire sur le dos des plus fragiles.
L’augmentation de la taxation des mutuelles va encore aggraver l’accès aux
soins. On sait également que les entreprises du CAC40 ont distribué en 2011 40
milliards d’euros de dividendes des 80 milliards d’euros de bénéfices réalisés
en 2010. De l’argent, il y en a donc.
Mais le gouvernement préfère sacrifier les services publics sur
l’autel de la RGPP avec l’absurde règle dogmatique du non-remplacement d’un départ
sur 2 à la retraite. L’Éducation nationale n’est pas épargnée. Ainsi,
16 000 suppressions de postes sont prévues au budget 2012.
La rentrée 2011 est marquée par 4 800 suppressions de postes
dans le secondaire alors que le nombre d’élèves augmente de près de 80 000, dont
plus de 24 000 en lycée professionnel. Le ministre Châtel peut bien tenter
la diversion en réintroduisant les cours de morale en primaire ; avec les
nouvelles suppressions de postes dans l’éducation nationale, cette année va
être une année noire, avec des conditions d’accueil et d’enseignement des
élèves qui continuent à se dégrader.
Pour l’enseignement professionnel, la rentrée 2011 constitue
la 3ème et dernière année de la mise en œuvre de la généralisation
du Bac Pro 3 ans. Comme le président l’a lui-même annoncé dernièrement, cette
généralisation va servir de levier pour supprimer encore des milliers de postes
dans l’enseignement professionnel public, qui
paie un lourd tribut à cette politique. Pour 2012, l’Enseignement professionnel
sera donc fortement concerné par les suppressions de postes dans le secondaire,
vu également la promesse faite par le Président concernant le premier degré au
début de l’été. Ses personnels seront aussi dans la ligne de mire, vu la
proposition d’annualisation des obligations de service des PLP diffusée dans le
rapport sur les rythmes scolaires publié le 4 juillet.
Cette contre-réforme désorganise les établissements,
met à mal le métier d’enseignant. Elle est source d’inégalité et elle entérine
le renoncement gouvernemental à la réussite de tous les élèves. Elle se
conjugue avec l’augmentation des heures supplémentaires qui dégradent la
qualité des enseignements et augmentent la surcharge de travail. Le SNUEP-FSU appelle les collègues PLP et
CPE, titulaires et non-titulaires à refuser massivement les heures
supplémentaires non obligatoires. Les réformes mises en œuvre introduisent
de nombreuses inégalités entre établissements du fait de la disparition
progressive des cadrages nationaux, notamment horaires : ainsi ce sont
ceux qui ont le plus besoin de l’école dans les établissements les plus
défavorisés qui voient les moyens alloués diminuer le plus fortement.
En raison de
problèmes juridiques et de sécurité liées à la mise en place du cahier de texte numérique, le SNUEP-FSU
appelle les collègues à la plus grande vigilance et revendique un remplissage a minima pour répondre à nos obligations
de service.
La session du Bac Pro 2012 à venir
sera le premier bac délivré quasi-intégralement en CCF : fin de l’anonymat
des candidat-es ; fin du caractère national des
sujets ; conception, préparation, organisation, surveillance, correction
par les collègues en charge de la classe… Ce diplôme perd sa valeur nationale
et devient un diplôme local quoiqu’en dise le ministère. Non seulement
l’enseignement professionnel se retrouve dévalorisé, mais encore, cette
« réforme » dénature les enseignements, dégrade les conditions de
travail des enseignant-es et tourne le dos à la
réussite de nos élèves. Ce sont encore les élèves des milieux populaires qui
seront le plus pénalisés par cette mesure.
Le SNUEP-FSU a
dénoncé et combattu la généralisation du Bac Pro 3 ans, contrairement à
d’autres organisations qui ont signé les accords
gouvernementaux et qui se targuent d’avoir obtenu une ridicule indemnité en
contrepartie de la destruction progressive des diplômes et de nos métiers.
C’est aussi à nous de montrer aujourd’hui que cette réforme est une
mauvaise réforme qui ne remplira pas les deux objectifs affichés par le
ministère : l’augmentation du niveau de qualification des jeunes et la
baisse significative des sorties sans qualification.
Dès cette
année, le bilan doit être tiré dans les académies et au niveau national. Ce
bilan doit permettre au SNUEP-FSU de faire valoir le projet tout autre qu’il
porte pour l’enseignement professionnel public et laïque, aujourd’hui
fortement attaqué par la promotion tapageuse autour de l’apprentissage et son
énième plan de relance.
Il est
remarquable que l’ensemble de ces mesures n’engagent pas les finances de
l’État. Tout est fait pour que le ministère de l’éducation nationale soit
déchargé d’une partie toujours plus importante de la jeunesse : l’ensemble
des plus de 16 ans qui ne sont pas dans un parcours de formation vers
l’enseignement supérieur, et même de jeunes collégiens qui, en difficultés
scolaires, seraient réorientés vers une hypothétique formation en
apprentissage.
Cette politique est d’abord une attaque frontale contre
l’enseignement professionnel sous statut scolaire. Elle
consolide une césure dans le système de formation professionnelle initiale des
jeunes ; à l’apprentissage les formations doublement sélectives (entrée en
CFA plus contrat de travail) dans les secteurs porteurs d’emplois, et aux lycées professionnels celles réservées aux jeunes en
grandes difficultés sociales et scolaires, dans des formations peu onéreuses en
investissement et sur des secteurs où les qualifications sont peu reconnues. De
plus, dans un contexte de rigueur budgétaire pour le service public de la
formation professionnelle initiale et de la poursuite du dogme gouvernemental
du non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite, cette
politique risque de « siphonner » les LP. Elle pousse les régions et
les rectorats à développer le mixage des parcours (scolaire, apprentissage ou
contrat pro) et des publics pour des raisons purement économiques au détriment
de la qualité de la formation. Cette orientation est aussi une erreur politique
grave : l’apprentissage ne peut se développer que dans le cadre du
développement de l’emploi, il s’agit d’abord d’un contrat de travail. C’est
pour cela que, malgré tous les « plans de relance » l’apprentissage ne se
développe plus sur les plus bas niveaux de qualification (CAP, BEP) depuis des
dizaines d’années, mais en revanche se développe sur les qualifications de haut
niveau (BTS, licence et au-delà). Développer aujourd’hui cette voie de
formation correspond à proposer un accès à des jeunes qui ont déjà un premier
niveau de qualification et n’offrira aucune possibilité de formation nouvelle
aux jeunes sans qualification et en difficulté scolaire.
En cette rentrée, le sort fait aux stagiaires ne s’améliore pas. La
seule réponse du ministère aux nombreuses critiques de cette réforme, et à la
quasi-unanime opposition de l’ensemble des organisations syndicales, a été la
mise en place du master en alternance qui va encore aggraver les conditions de
formation des étudiants. Cette année, l’ensemble des stagiaires seront mis à
plein temps devant élève et devront suivre leur « formation » en
dehors des cours !
Le SNUEP-FSU
nourrit de grosses inquiétudes quant à la mise en place et au développement des
Masters spécifiques pour l’Enseignement professionnel. Le SNUEP-FSU doit
continuer à être à l’initiative afin de garantir des préparations effectives
aux concours CAPLP. En ce qui concerne le recrutement des PLP, les contrats
précaires se développent toujours. La politique de suppressions de postes pèse
lourdement sur le nombre de places ouvertes aux concours. La multiplication des
exigences en termes de certificats (CLES, C2I2E) met de nombreux collègues ou
des étudiants dans l’incapacité de passer les concours ouverts. De ce fait, on
constate depuis un an, une chute inquiétante du vivier des candidats qui menace
la qualité du recrutement des PLP.
Les diminutions de postes aux concours de recrutement vont aggraver
encore la précarité dans notre secteur et donc porter une atteinte supplémentaire
inacceptable au statut de la fonction publique. Pour la deuxième année
consécutive, l’insuffisance de formation des nouveaux professeurs stagiaires
est tout aussi inacceptable.
En ce qui concerne les retraité-es,
l’ampleur des menaces sur leur pouvoir d’achat - et en l’absence de réponse sur
le financement de l’aide à l’autonomie reporté à nouveau au début 2012 - a
conduit les organisations syndicales de retraités à appeler à une action de
manifestations le 6 octobre. Le SNUEP-FSU s’associe pleinement à cette journée
d’action et appelle ses adhérent-es - notamment retraité-es - à y participer.
Le SNUEP-FSU
appelle tou-tes les PLP et CPE des LP, SEP, SEGPA et
EREA à se réunir très rapidement en assemblée générale dans leurs
établissements, pour faire un bilan de rentrée à transmettre aux secrétaires
académiques, et pour débattre des actions à venir, de la journée de grève et de manifestation du 27 septembre et des suites à
donner (INTERPRO). Le SNUEP-FSU appelle les collègues à réussir la journée
d’action en se mettant massivement en grève et en participant aux
manifestations. Le SNUEP-FSU appelle aussi les collègues à se réunir très
rapidement après cette journée d’action pour discuter des modalités d’actions
qui auront lieu dans la semaine du 10 octobre.
La mise en place du vote électronique pour les élections
professionnelles s’est faite dans des conditions de précipitation déplorables,
ce qui risque de remettre en cause la forte participation habituelle. Le
SNUEP-FSU y voit une volonté de décrédibiliser les syndicats de l’Éducation
Nationale. C’est pourquoi pour porter
haut un enseignement professionnel public ambitieux le SNUEP-FSU appelle tous
les personnels PLP, CPE, titulaires et non-titulaires à voter SNUEP-FSU, à participer massivement aux élections et à voter
FSU du 13 au 20 octobre.
Pour faire échouer les contre-réformes,
le SNUEP-FSU a besoin de tou-tes les PLP et CPE.
Texte action adopté au CN du SNUEP-FSU des
31/08 – 1/09 2011
> Intéressement collectif dans la Fonction publique
Des dispositions dangereuses
Le décret instituant
une prime d’intéressement collectif dans la Fonction publique de l’Etat a été
publié au JO du 1er septembre. Le gouvernement ayant échoué à obtenir la
signature ne serait-ce que d’une seule organisation syndicale sur le protocole
d’accord proposé à l’automne 2009, a choisi de
publier ce décret sans aucune concertation, une méthode détestable sur
la forme pour un texte dangereux sur le
fond.
La rémunération à la
performance oriente l’activité professionnelle vers les tâches mesurées, au détriment de toutes les autres, au
mépris de la cohérence de ces activités dont la qualité ne saurait se mesurer à
l’aune des seuls effets immédiatement quantifiables. Les effets pervers sur la
qualité du service rendu, les stratégies de tricherie sont inhérents à ces
dispositifs, qu’il s’agisse de valoriser une « performance individuelle » au
travers de la PFR (prime de fonctions et de résultats) ou la « performance
collective ».
Le ministre y voit un
moyen de motiver les agents. Il cache que par principe le versement de la prime
ne saurait concerner qu’un agent sur 4 ou 5, quand bien même l’ensemble des
services concernés auraient été efficients dans l’atteinte des objectifs
promus. Il y a là des dispositions vexatoires, sources de démotivation, de
concurrence des services entre eux quand il faut rechercher des coopérations.
Pour la FSU, la
motivation des personnels de la Fonction publique se construit par le sens de
leur travail,
la fierté de servir l’intérêt général. L’efficacité du service dépend largement
des moyens consacrés aux missions et à la qualité de la formation des
personnels. Les conséquences négatives
de la RGPP sont à ces égards aussi particulièrement lourdes.
Pour la FSU,
l’urgence est de revaloriser les traitements par une augmentation du point
d’indice.
Il convient d’inverser les politiques en œuvre pour faire de la fonction
publique et de ses services des atouts pour lutter contre la crise. Elle
s’opposera dans les ministères à la mise en place de ces dispositifs.
> Fonction publique : contre les mesures injustes
et inéquitables
Journée de mobilisation le 11
octobre
Le
gouvernement a annoncé le 24 août des mesures censées réduire « le déficit
de la France ».
Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires en dénoncent le
caractère injuste et inéquitable. La
facture est principalement supportée par les salariés et les
consommateurs.
Le gouvernement ne remet pas en cause les
niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et
sociale. La contribution des plus hauts
revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités.
Pour
relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable,
réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une
autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et
social est incontournable.
Cela suppose des réformes structurelles
importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus
grande progressivité, une politique
industrielle coordonnée au niveau européen, des services publics de qualité.
Cela
appelle aussi des mesures urgentes :
• Abandonner la taxation des complémentaires
santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures
supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale
et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.
• Mettre en œuvre la taxe sur les
transactions financières.
• Faire de l’emploi, en particulier celui des
jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction
publique.
• Soutenir le pouvoir d’achat notamment des
plus bas revenus et réouvrir les négociations
salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les
inégalités notamment entre les femmes et les hommes.
Les organisations syndicales estiment indispensable
l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les
débats parlementaires en cours et à venir.
Elles décident d’une journée nationale
d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011. Partout, le débat sur
le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemblements,
arrêts de travail, etc.) est nécessaire pour construire cette journée. Les
organisations se retrouveront le 15 septembre 2011.
Communiqué
CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires du 1er septembre 2011
>
CONCOURS 2012
DE TRES MAUVAISES REFORMES POUR LE RECRUTEMENT
Concours internes 2012
Les
inscriptions aux concours internes du CAPLP et de CPE seront enregistrées du jeudi 15 septembre 2011 à partir
de 12 heures, au jeudi 27 octobre 2011, à 17 heures, heure de Paris.
|
BILAN CONCOURS SUR LES TROIS DERNIERES SESSIONS |
||||||
|
SESSION |
POSTES |
PRESENTS |
ADMIS- -SIBLES |
ADMIS |
ADMIS/ PRESENTS |
ADMIS/ POSTES |
|
2009 |
1318 |
8536 |
2847 |
1301 |
15,2% |
98,7 % |
|
2010 |
1318 |
7793 |
2855 |
1272 |
16,3 % |
96,5 % |
|
2011 |
1343 |
4314 |
2267 |
1203 |
27,9 % |
89,6 % |
Bilan 2011
Comme
le SNUEP-FSU l’a dénoncé régulièrement, les « réformes »
ministérielles sont calamiteuses pour le recrutement. Cela se vérifie au
regard des résultats d’admissibilité du concours PLP externe 2011, 140 places sur 1343 (10,4%) n’ont pas été
pourvues aux concours 2011 : les disciplines les plus touchées sont
Biotechnologie (santé environnement : -28), Economie Gestion commerce et
vente (-19), Génie civil (-43 pour les 3 options) et arts appliqués (-16 pour
les 2 options) ; mais dans 15 disciplines le recrutement est déficitaire
par rapport aux postes. Comme le montre le tableau en haut de page, le recrutement des PLP à l’externe se
dégrade de plus en plus.
La loi
« masterisation » de la formation des
enseignants ne s’est visiblement pas adaptée aux spécificités de l’Enseignement
Professionnel
et a provoqué une chute importante de l’attractivité de la profession, et ce malgré
un affichage de postes en hausse. Le
concours devient moins sélectif mais de nombreux postes ne sont pas pourvus…
Les disciplines qui perdent des postes
sont le Génie Mécanique Construction en 2009, le Génie mécanique et le
Génie Civil en 2010. Au PLP interne 2011, par contre, le recrutement atteint quasiment le nombre de
places (323 sur 326). C’était d’ailleurs aussi le cas en 2009 et 2010, et ce
malgré une importante augmentation des postes en 2010 (326, contre 220 en
2009).
Pour la
session 2012
Dans une interview accordée à la presse le 21
juillet 2011, le Ministre Luc Chatel se félicite de
l’augmentation globale des inscriptions de 7% aux concours de l’Enseignement.
Il faut relativiser cette augmentation puisque pour les PLP, les inscriptions sont passées de 14822 en 2010 à 9913 en
2011, soit une baisse de 33,8 %. On est donc très loin d’avoir
retrouvé le niveau des inscriptions de 2010. Il faut également ajouter le fait que le nombre d’inscrits est toujours
très inférieur au nombre de présents, phénomène qui risque de s’amplifier
avec les nouvelles exigences de certification de langue (CLES) et
d’informatique (C2i).
Le
nombre de places mises au PLP externe 2012 est en très légère augmentation (1357
pour 1343 en 2011). Deux disciplines sont supprimées, Génie Industriel et
Esthétique Cosmétique, cette dernière étant transférée à l’interne.
Par contre, on constate une nette diminution du recrutement PLP interne
2012 (275 pour 326 en 2011). Six disciplines sont supprimées :
Biotechnologie option biochimie, Economie Gestion options commerce et vente, et
communication et organisation, Génie Civil option Construction Economie, Génie
Industriel option matériaux souples et Génie Mécanique option maintenance
véhicules. Une seule est ouverte, Esthétique cosmétique, mais par transfert de
l’interne. Cela correspond à des volumes importants de recrutement en Génie
mécanique (13) et surtout en Economie Gestion option commerce et vente (55).
Lors de l’audience du SNUEP FSU à la DGESCO,
le Ministère avançait l’argument de la mise en place de l’accord sur les
non-titulaires (ANT) pour justifier ces décisions, mais en attendant de
nombreux postes restent vacants dans ces disciplines et les rectorats sont contraints d’utiliser voire de recruter des
personnels non-titulaires. Le SNUEP FSU considère que c’est encore une
façon de réduire le nombre de fonctionnaires dans l’Enseignement Professionnel
public, au détriment de l’encadrement des jeunes de leur réussite, et de la
qualité de la formation à laquelle ils ont droit.
|
REPARTITION PAR
SECTIONS ET OPTIONS DES POSTES OFFERTS
AUX CONCOURS 2012 |
||
|
Sections et options |
externe |
interne |
|
Arts
appliqués option design |
40 |
15 |
|
Arts
appliqués option métiers d'art |
5 |
5 |
|
Bâtiment
option peinture-revêtements |
16 |
12 |
|
Biotechnologies
option santé-environnement |
165 |
65 |
|
Économie
et gestion option commerce et vente |
150 |
0 |
|
Économie
et gestion option communication et organisation |
30 |
0 |
|
Économie
et gestion option comptabilité et gestion |
32 |
0 |
|
Esthétique
- cosmétique |
0 |
8 |
|
Conducteurs
routiers |
10 |
0 |
|
Génie
civil option construction et économie |
15 |
0 |
|
Génie
civil option construction et réalisation des ouvrages |
27 |
15 |
|
Génie
civil option équipements techniques-énergie |
30 |
15 |
|
Génie
électrique option électrotechnique et énergie |
35 |
6 |
|
Génie
industriel option bois |
15 |
20 |
|
Génie
industriel option construction en carrosserie |
12 |
0 |
|
Génie
industriel option matériaux souples |
17 |
0 |
|
Génie
industriel option structures métalliques |
0 |
7 |
|
Génie
mécanique option maintenance des systèmes mécaniques automatisés |
10 |
0 |
|
Génie
mécanique option maintenance des véhicules, machines agricoles, engins de
chantier |
35 |
0 |
|
Hôtellerie
- restauration option organisation et production culinaire |
18 |
0 |
|
Hôtellerie
- restauration option service et commercialisation |
15 |
0 |
|
Langues
vivantes - lettres : allemand-lettres |
0 |
5 |
|
Langues
vivantes - lettres : anglais-lettres |
120 |
10 |
|
Langues
vivantes - lettres : espagnol-lettres |
30 |
0 |
|
Lettres
- histoire et géographie |
250 |
25 |
|
Mathématiques
- sciences physiques |
230 |
42 |
|
Sciences
et techniques médico-sociales |
50 |
25 |
|
TOTAL |
1 357 |
275 |
Note de
Didier Godefroy
Projet de décret non-titulaires
Le SNUEP le SNES et le SNEP
font des propositions à la DGRH
« Lors du CTPM du 13 juillet dernier, vous nous avez
invités à formuler nos remarques sur le projet de
modification du décret du 12 mai 1981 relatif au recrutement des professeurs
contractuels dont l’examen a été repoussé à un prochain CTPM.
Nos organisations syndicales sont attachées au principe
du statut général qui stipule que les emplois permanents sont occupés par des
fonctionnaires. Les besoins permanents du système éducatif
doivent donner lieu à la création d’emplois permanents. Il convient donc selon nous de mettre fin au recrutement de nouveaux
contractuels et de mettre en oeuvre un plan de
titularisation qui concerne l’ensemble des contractuels déjà recrutés. Nous
vous avons sur ce point communiqué nos propositions par courrier en date du 30
mai.
Nos organisations
syndicales ont exprimé à plusieurs reprises leurs demandes relatives aux
conditions d’emploi et de rémunération des personnels contractuels. Les
remarques que nous formulons sur le projet de décret en sont issues.
L’évolution de la
réglementation devrait passer par l’abrogation du décret du 12 mai 1981 dans la
mesure où l’ensemble des textes cités en référence a été abrogé en conséquence
de la publication des titres I et II du statut général. La rédaction d’un
nouveau décret citant les textes actuellement en vigueur nous paraît mieux à
même de servir l’objectif démocratique d’accessibilité du droit.
Nos organisations
ont agi à maintes reprises pour l’abrogation du décret 89-497 du 12 juillet
1989 relatif au recrutement de vacataires d’enseignement. Elles ne sauraient
admettre que celle-ci s’accompagne de diverses dispositions permettant le
recours à des contrats courts ou de faible quotité, maintenant au fond un
fonctionnement proche du système actuel dont aurait seulement disparu le
plafonnement à 200 heures de vacation par année scolaire. C’est tout le sens
des amendements adressés par la FSU à la veille du CTPM du 13 juillet dernier
que nous joignons en annexe pour mémoire. Nous
renouvelons notre demande que, dès la prochaine rentrée 2011, le recours à des
vacations soit effectivement abandonné.
En premier lieu, la durée du contrat ne saurait être
inférieure à l’année scolaire que dans le seul
cas du remplacement et la durée doit alors correspondre à la durée de l’absence
de l’agent remplacé. Prévoir comme le propose le projet des contrats d'une
durée inférieure à l'année scolaire sans autre justification que les
« besoins de l'administration » ouvre la voie à des abus comme
l'expérience permet de le constater. Il va de soi que recourir à un contractuel
pour un remplacement n’aurait de sens que dans le cas d’une absence de moyenne
ou longue durée.
En deuxième lieu cette révision doit être l’occasion
d’établir l’égalité de traitement des personnels sur l’ensemble du territoire
en matière de rémunération ainsi que vous y invite la médiatrice
de l’Education nationale. De notre point de vue, il faut établir des échelles
de rémunération en lien avec le diplôme détenu par les intéressés, ou en
l’absence de diplôme en lien avec l’expérience professionnelle de l’intéressé,
et permettant une progression de la rémunération en lien avec l’ancienneté de
service. En tout état de cause, l’introduction
dans le projet de décret d’une référence « à la situation du marché de
l’emploi » est pour nous parfaitement inacceptable.
S’agissant des obligations de service, celles-ci doivent
être définies à l’identique de celles des personnels titulaires,
et ne sauraient être définies par une durée « moyenne ». C’est
l’objet de l’amendement n°4, qui proposait de réécrire en ce sens l’article 7
du décret 81-535.
Enfin, ce travail sur la réglementation devrait être
l’occasion de corriger les dispositions pénalisantes du décret du 5 décembre
1951 en matière de classement lors de titularisation par la suppression de la
règle du butoir, cette règle ne subsistant plus que
pour les seuls corps enseignants.
Nous vous
confirmons notre disponibilité pour une rencontre sur ce projet de décret comme
sur l’ensemble des sujets qui doivent être abordés dans la suite des
négociations conduites l’hiver dernier par le ministre de la Fonction
publique. »
Mutations à l’étranger
AEFE et mission laïque
I. Pour l’AEFE
Les
personnels enseignants ou d'éducation peuvent postuler comme candidats à un
poste dans le réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. La
transmission des dossiers de candidature munis des avis hiérarchiques se fera
directement à l'AEFE par le rectorat (2nd degré).
Sont
à pourvoir au sein du réseau de l'AEFE des postes d'enseignants du second degré
et d'éducation.
La liste des postes
d'expatriés,
vacants ou susceptibles de l'être, proposés par l'AEFE est consultable sur le
site du ministère de l'Éducation nationale : www.education.gouv.fr,
rubrique « concours, emplois et carrières » / « personnels
enseignants », SIAD, et sur le site de l'AEFE http://www.aefe.fr, à
compter du 1er septembre 2011.
Les
candidats doivent savoir, qu'outre leur mission d'enseignement, un rôle de
formation auprès de personnels non-titulaires leur est le plus souvent dévolu.
Leur activité s'inscrit dans un ensemble d'actions qui contribuent à la
politique éducative, culturelle et de coopération de la France dans le pays de
résidence.
Conditions de
candidature
1)
Être titulaire dans le corps considéré
2)
Justifier au minimum de trois ans de services effectifs en qualité de
titulaire
3)
Se trouver dans l'une des situations administratives suivantes : en
position d'activité, de congé parental, de disponibilité ou de détachement en
France ou à l'étranger.
Conditions de
recrutement
-
Personnels du second degré
Les
postes d'enseignants expatriés dans le second degré du réseau AEFE sont
progressivement généralisés sous l'intitulé « conseillers
pédagogiques », avec une implication forte dans les actions de formation
continue au sein d'un établissement, d'un pays ou d'une zone et
l'accompagnement des personnels recrutés locaux.
Les
candidats doivent avoir une expérience des fonctions requises avérée et
récente, en France ou à l'étranger. Ils veilleront à joindre à leur dossier
tout document ou attestation précisant leurs compétences.
Lorsqu'une
série et/ou un niveau de classe d'enseignement est exigé dans le profil du
poste publié, une expérience récente (inférieure ou égale à 4 années) sera
demandée. Elle sera justifiée par la production d'un document administratif
(attestation du chef d'établissement, VS, etc.)
Seul
l'accord donné par la direction générale des ressources humaines du ministère
de l'Éducation nationale autorise un départ en détachement.
Dans
l'hypothèse d'une participation au mouvement interacadémique,
l'arrêté de désignation dans la nouvelle académie des personnels qui auraient
obtenu un détachement sera rapporté.
Dans
le cas d'une candidature au titre d'un autre détachement ou d'une affectation
dans une collectivité d'outre-mer, l'acceptation d'un poste par le candidat
conduit à l'annulation des autres demandes de recrutement.
Constitution du
dossier de candidature
Les
postes à pourvoir nécessitent une expérience et des qualifications qui devront
être attestées dès la constitution du dossier de candidature. C'est pourquoi
les documents suivants seront obligatoirement joints au dossier :
1)
Lettre de motivation manuscrite ;
2)
Curriculum vitae détaillé sur papier libre mentionnant les différentes
affectations et fonctions occupées ;
3)
Dernier rapport d'inspection ;
4)
Tout document administratif justifiant les notes pédagogique et administrative
(second degré) ;
5)
Arrêté de titularisation dans le corps actuel ;
6)
Dernier arrêté de promotion d'échelon ;
7)
Documents attestant les compétences et diplômes mentionnés.
Le
défaut de production d'une de ces pièces dans le dossier de candidature
entraîne un rejet de la candidature. Le candidat est libre d'ajouter à son dossier
tout élément qu'il jugera utile, permettant de mettre en valeur des compétences
personnelles et professionnelles en priorisant ceux qui présentent un intérêt
au regard des compétences attendues. Aucun
document complémentaire ou modification ne sera pris en compte au-delà du 31
décembre 2011.
Transmission des
dossiers
Les
dossiers de candidatures seront saisis par voie électronique et imprimés à
partir du site internet de l'AEFE http://www.aefe.fr, entre le 1er et le 27 septembre 2011.
Le
dossier imprimé, accompagné des pièces justificatives indiquées ci-dessus, sera
remis en double exemplaire au plus tard
le 30 septembre 2011 au supérieur hiérarchique direct qui, après avis, le
transmettra au rectorat (personnels du 2nd degré).
Les
personnels en poste à l'étranger transmettront leur dossier au chef
d'établissement puis au conseiller de coopération et d'action culturelle.
Les
personnels en disponibilité ou en congé parental transmettront leur dossier par
l'intermédiaire des services académiques dont ils dépendaient lors de leur
dernière affectation.
Tout
dossier reçu par les autorités hiérarchiques devra être transmis à l'AEFE, qui
statuera sur sa recevabilité.
Formulation des vœux
Les
candidats peuvent, au regard de leurs compétences, formuler :
-
de 1 à 5 vœux parmi la liste des postes vacants ou susceptibles de
l'être ;
-
2 vœux géographiques parmi les 10 zones géographiques proposées lors de
l'inscription en ligne.
Cette
rubrique « vœux géographiques », indépendante des choix de vœux de la
rubrique précédente, bien que facultative, est importante ; en effet, les
vœux géographiques servent à effectuer la sélection des candidats sur des
postes supplémentaires déclarés vacants ou susceptibles de l'être après la
publication de la présente note de service et de la liste des postes qui s'y
rattache.
Les
vœux formulés traduiront une adéquation entre la description des postes (corps,
grade, discipline, fonction) et le propre profil du candidat.
L'AEFE
attire tout particulièrement l'attention des candidats sur le fait que des
postes supplémentaires ne faisant pas l'objet d'un nouvel appel à candidatures
peuvent se libérer en cours d'année scolaire, tant dans de nouvelles
disciplines pour le second degré que pour des postes d'enseignants
maîtres-formateurs en établissement, ou de conseillers pédagogiques auprès de
l'IEN dans le premier degré. Aussi est-il très vivement recommandé aux
personnels non intéressés par les postes publiés de constituer cependant un
dossier de candidature en indiquant uniquement des vœux géographiques.
Un
choix de vœu géographique « large » (tous pays) est conseillé afin
d'optimiser toute éventuelle sélection sur les postes supplémentaires.
Entretiens et
commissions paritaires
Les
entretiens se dérouleront pour le second degré : entre le 15 février et le
24 février 2012.
Les
commissions paritaires se dérouleront les 14 et 15 mars 2012.
Tests de langue
L'AEFE
organise des tests d'évaluation linguistique pour tout poste mentionnant la
nécessaire maîtrise d'une langue. Les candidats apporteront un soin particulier
à joindre tout document permettant à l'AEFE d'évaluer leurs compétences
linguistiques.
Les
tests de langue (anglais, allemand et espagnol) se dérouleront, sous réserve de
modifications, aux mêmes dates que les entretiens.
Acceptation du poste
Les
candidatures sont soumises à l'avis des commissions consultatives paritaires
centrales placées auprès de l'AEFE. Tout refus d'un poste correspondant à un
vœu exprimé doit être dûment justifié. Seuls les personnels retenus sont avisés
individuellement par l'agence de la suite réservée à leur demande.
La
proposition de poste ne sera effective qu'après l'agrément de l'ambassade de
France concernée et l'accord des autorités administratives dont dépend le
candidat.
Il
est conseillé aux personnels recrutés de demander, avant leur départ, leur
affiliation auprès du centre de sécurité sociale 501, 72047 Le Mans cedex.
Toutes les demandes de renseignements concernant les prestations de la sécurité
sociale versées au titre des frais médicaux engagés en France à l'occasion des
congés, ou à l'étranger, doivent être formulées auprès de cet organisme.
Toute
demande de renseignements concernant l'ensemble de ce recrutement (difficultés
liées à la saisie informatique du dossier de candidature, choix des vœux,
modalités administratives de prise en charge par l'AEFE, etc.) pourra être
formulée auprès de la DRH de l'AEFE (bureau du recrutement : téléphone :
02 51 77 29 23 ou par courriel : candidature.aefe@diplomatie.gouv.fr).
II. Pour la Mission
Laïque Française
Liste des postes
La
liste des postes susceptibles d'être vacants sera consultable sur le site du
ministère de l'Éducation nationale www.education.gouv.fr rubrique
« concours, emplois et carrières / personnels enseignants », SIAD, et
sur le site internet de la MLF : http://www.mlfmonde.org/.
Dossier de
candidature
Les
candidats rempliront, à l'exclusion de tout autre document, un formulaire en
ligne à partir du dossier téléchargable dans la
rubrique « recrutement » du site de la MLF : http://www.mlfmonde.org/
du 13 septembre 2011 au 15 octobre 2011.
En
complément, ils enverront au siège de la Mission laïque française les pièces
administratives demandées (rapports d'inspection, arrêté de promotion, etc.).
Tout dossier incomplet ne sera pas pris en compte.
Les personnels
retenus feront parvenir en parallèle :
-
à la MLF : leur fiche d'acceptation formelle du poste ;
-
à la DGRH : une copie de cette fiche, accompagnée de la demande officielle
de détachement.
Seul
l'accord donné par la direction générale des ressources humaines du ministère
de l'Éducation nationale autorise un départ en détachement.
La
gestion administrative de la carrière des personnels détachés relèvera, selon
les domaines (avancement, demande d'admission à la retraite, etc.) de la
Mission laïque française ou de la DGRH.
Les
textes :
BO n°31 du 1er septembre 2011
Échos des
académies
La situation
des stagiaires de Polynésie Française
Les
chiffres
-
sur 41 stagiaires du secondaires 19 ont obtenu leur affectation en PF parce qu'
ils ont des enfants : ce sont les critères du Vice-Recteur
(VR),
-
les 19 restants - dont 11 sont PLP - ont obtenu un arrêté d'affectation en
Polynésie et sont en poste depuis la pré-rentrée le
mardi 16/08,
-
22 stagiaires sur 41 ont eu un arrêté d'affectation en France (Versailles,
Créteil, Nantes, Amiens, Aix Marseille....)
-
sur les 22 « refoulés », 13 ont refusé d'aller en France.
Les
actions locales
Le
groupe des « 13 » s'est constitué en collectif et ont déposé un
recours au Tribunal Administratif.
Le
SNUEP-FSU Polynésie a manifesté avec eux le jeudi 18/08 depuis le Vice-Rectorat
de Polynésie Française (PF) où cordon de policiers et RG nous en refusait
l’accès. Nous sommes allés ensuite à l'Assemblée de PF où débutait la session
parlementaire puis au Haut Commissariat.
Suite
au refus du Tribunal Administratif concernant le référé pour demander
l'annulation de leur affectation en métropole, le Haut Commissaire a ordonné
aux stagiaires de regagner leur poste en Métropole car dans le cas contraire
ils seraient considérés comme abandonnant leur poste.
Les
stagiaires concernés, jusqu'alors présents dans leur établissement, ont été
reçus par le Ministre de l'Education (et Ministre des Sports) de PF et ils ont
été invités à prendre l'avion, vendredi dernier pour se rendre aux Jeux du
Pacifique Sud en Nouvelle Calédonie, avec la délégation de Polynésie. Sarkozy
arrivant le vendredi 25/08 à Nouméa devait recevoir le Ministre de l'Education
local dans l'après-midi au sujets des stagiaires. À suivre...
Le
contexte local
Depuis
le changement pour un chef du Gouvernement Indépendantiste les « velléités
entre Etat et territoire » se trouvent renforcées.
Lors
des commissions paritaires locales, tous les stagiaires avaient un poste qui
leur était réservé car le Ministre local avait fait le choix de réserver des
postes à partir de la publication des résultats des admissibilités, sur la base
d'1 poste réservé par admissible.
En
juin dernier, tous les commissaires paritaires de PF ont été favorables à
l'attribution de bonification pour que les futurs stagiaires à la rentrée
soient affectés en Polynésie Française.C'est en effet
le Ministre local qui attribue les postes et qui choisit les candidats à la
mise à disposition. La formation des stagiaires étant assurée en Polynésie avec
l'IUFM, puis l'Université de Polynésie, il apparaît légitime que les candidats
de Polynésie ayant préparé le concours en Polynésie, restent stagiaires en
Polynésie.
Notre
position syndicale est d'inciter les collègues contractuels et les jeunes
« masters » à passer les concours pour obtenir un poste de titulaire.
Si les lauréats des concours avaient été informés du fait qu'ils pouvaient être
affectés en Métropole, certains n'auraient pas passé le concours.
Les
velléités entre Etat et Territoire se trouvent renforcées depuis l'an dernier
avec l'attribution des CIMM (Centres d'Intérêts Matériels et Moraux). Jusqu'à
présent, la Polynésie Française proposait des noms de collègues pour
l'obtention du CIMM et le Vice-Rectorat se conformait à ce choix.
Avec
l'arrivée du VR Cirioni, la donne a changé et il y a
eu des divergences sur le choix des CIMM et les collègues retenus par le VR se
sont vus refuser tout poste en PF à la rentrée 2010 et ont dû soit prendre une
disposition ou retourner en Métropole pour avoir un poste.
Qu'adviendra-t-il
de ces 22 jeunes qui partent à 18 000 km pendant une année minimum, dans
un pays où beaucoup n'ont pas d'attache et sans certitude de pouvoir effectivement
obtenir un poste en Polynésie à l'issue de cette année de stage ?
Le
SNUEP-FSU Polynésie soutient les collègues Polynésiens et les accompagne dans
leurs différentes démarches pour obtenir leur maintien en Polynésie.
Pour contacter le SNUEP-FSU Polynésie et ses commissaires
paritaires :
Maryline DUMASDELAGE marylinedumasde@yahoo.fr BP51701 - 98716 PIRAE
Retraites
La FSU intervient pour les parents de trois enfants
La FSU a attiré l’attention de la direction
générale de l'administration et de la Fonction publique sur la situation des
parents de trois enfants qui, ayant exercé une activité à temps
partiel avant l'adoption de la loi n°84-16 portant statut général de la
fonction publique de l'Etat, ne peuvent valider ces périodes de réduction
d'activité au titre de l'article R.37 du code des pensions civiles et
militaires de retraites, ce dernier ne mentionnant que le temps partiel prévu à
l'article 37bis de la loi.
Il s'agit en effet d'une interprétation
restrictive des nouvelles dispositions de l'article R.37 susceptible de priver
nombre de parents de trois enfants du bénéfice du départ anticipé à la
retraite. Après intervention de la FSU,
telle ne sera pas l'interprétation du service des retraites de l'Etat.
Désormais l'ensemble des périodes de services à temps partiel intervenues avant
l'adoption de la loi 84-16 doivent pouvoir être prises en compte dès lors
qu'elles ont été prises avant les trois ans de l'enfant et dès lors qu'elles
correspondent tant sur leur durée que sur leur quotité, aux conditions prévues
par l'article R.37.
Conseil Supérieur de
l’Education du 7 juillet 2011
Déclaration de la FSU
Ce dernier CSE de l’année nous invite à en
faire un bilan.
La FSU
déplore l’absence d’un réel dialogue social. Nous ne citerons que quelques
exemples éclairants : la circulaire de rentrée, le texte « sport
l’après-midi », la mise en œuvre du dispositif Eclair où nombre
d’établissements ont appris qu’ils sortaient de l’éducation prioritaire sans
plus de concertation, le projet d’arrêté sur la gouvernance qui a amené
l’ensemble des organisations à boycotter le dernier CSE…
Les
conditions de scolarisation et d’étude des élèves ne cessent de se dégrader et
l’ambition éducative pour tous n’est pas au rendez-vous. De même en ce qui
concerne les conditions de travail des personnels. Les conditions de passation
des examens témoignent aussi des limites de la suppression des personnels
administratifs.
Cette
situation et les mesures prises ne permettent pas d’assurer la réussite de tous
les élèves ni la nécessaire élévation du niveau de qualification des jeunes. La FSU qui est
attachée à une scolarisation continuée entre le collège et le lycée, tient à
redire qu’elle n’acceptera pas de palier
d’orientation au collège.
Dans ce
contexte et en raison du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à
la retraite, la rentrée 2011 s’annonce comme catastrophique. Depuis des mois, la
FSU alerte et mobilise, y compris avec d’autres organisations, pour obtenir
d’autres conditions pour la rentrée. Les annonces du Président de la République
sur l’Ecole primaire ne rassurent personne car c’est bien sur l’ensemble du
parcours des élèves qu’il faut travailler et assurer de bonnes conditions c’est
à dire de la maternelle au lycée ! Le budget de l’Education doit être
considéré comme un investissement et non pas comme une contrainte
C’est
pour ces raisons que la FSU appellera les personnels à participer massivement à
la grève unitaire du 27 septembre prochain.
Les attentes sont fortes pour la prochaine
rentrée ….
Des dossiers importants en perspective pour
le Ministre :
• Rythmes
scolaires : le sujet est d’importance qui demande de travailler sur
tous les paramètres (calendrier scolaire, conditions de scolarisation…) et avec
l’objectif de faire réussir tous les jeunes à l’Ecole. La FSU demande, avant toute décision, un débat avec l’ensemble de la
communauté éducative. Elle n’acceptera pas que cela se traduise par une
charge de travail supplémentaire pour les personnels ni par une augmentation de
leur temps de travail.
• Evaluation
des personnels : ce chantier doit être ouvert avec l’objectif
d’améliorer l’efficacité du système éducatif et non pas celui d’instaurer un
nouveau management. Il s’agit de donner des outils aux enseignants pour qu’ils
puissent exercer mieux leur métier au quotidien et non pas de les mettre en concurrence
ni d’en faire un élément d’individualisation des carrières.
• Gouvernance :
le projet se traduit par une reconcentration et un
renforcement du pilotage académique au détriment de l’échelon départemental. La
FSU demande le report du projet de décret et une concertation avec les usagers,
les élus et les personnels….
Mais il y a aussi en cette fin d’année, des
préoccupations absentes des prévisions du Ministre :
• la
revalorisation de tous pourtant promise par le Président de la République
• la
relance de l’éducation prioritaire qui concerne plus de 70 000 jeunes.
La FSU
attachée à la réussite de tous les jeunes et convaincue qu’il est possible de
donner les moyens et les ambitions nécessaires au service public d’éducation
pour y parvenir, poursuivra tous les débats nécessaires et son engagement en ce
sens.
LU AU BULLETIN OFFICIEL
AU BO N°31 DU 1ER
SEPTEMBRE
• Prépa-pro : toutes les
modalités de l’organisation de la 3ème prépa-pro
•
Brevet professionnel « Coiffure » : modification pour 2013. Les
candidats titulaires de la mention complémentaire « styliste
visagiste » sont dispensés, à leur demande, de l'unité U30A ou de l'unité
U30B du brevet professionnel. Les candidats titulaires de la mention complémentaire
« coloriste permanentiste » sont dispensés, à leur demande, de
l'unité U20 du brevet professionnel.
• CAP
« horlogerie » : dans l'annexe I « Référentiel des
activités professionnelles, Référentiel de certification » le tableau
« S4 représentation graphique » est remplacé par celui figurant en
annexe I de l’arrêté du
21-6-2011. De même dans l'annexe III fixant le règlement
d'examen, les définitions des épreuves professionnelles « EP1 Analyse et
exploitation de données » et « EP2 Réalisations horlogères et
technologie » sont remplacées par les définitions d'épreuve figurant en
annexe II du même arrêté.
• BEP
« industries graphiques : modification de l’article 6 de l'arrêté du 7
avril 2011 : au lieu de « aura lieu en 2011 », lire :
« aura lieu en 2013 ».
AU BO N°30 DU 25 AOUT
2011
• Sorties et
voyages scolaires au collège et au lycée : circulaire n° 2011-117 du 3-8-2011
• Brevet d'études
professionnelles et baccalauréat professionnel « Industries
graphiques » et « Façonnage de produits imprimés » : l'arrêté du 26
avril 2011 est modifié. Au lieu de : « l'option C - Façonnage de
produits imprimés » lire : « l'option C - Façonnage de produits
imprimés, routage ».
Au
lieu de : « la spécialité façonnage de produits imprimés du
baccalauréat professionnel » lire : « la spécialité
façonnage de produits imprimés, routage du baccalauréat professionnel ».
• Formation continue
des enseignants :
modules de formation d’initiative nationale dans le domaine de l’adaptation
scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés - année scolaire
2011-2012
AU BO N°29 DU 21
JUILLET 2011
• CAP
« Dessinateur d'exécution en communication graphique » : abrogation (arrêté
du 20-6-2011)
• CAP « Métiers
de la mode, vêtement tailleur » : rectificatif à l'arrêté du 8 avril 2011
(arrêté du 21-6-2011)
• CAP « Métiers
de la mode, vêtement flou » : rectificatif à l'arrêté du 8 avril
2011 (arrêté du 21-6-2011)
• Baccalauréat
professionnel « Agencement de l'espace architectural » : rectificatif
à l'arrêté du 7 avril 2011 (arrêté du 21-6-2011)
AU BO N°28 DU 14
JUILLET 2011
• Baccalauréat
professionnel « Commercialisation et services en restauration » : création et
conditions de délivrance (arrêté du 31-5-2011)
• Baccalauréat
professionnel « Cuisine » : création et conditions de délivrance
(arrêté du 31-5-2011)
AU
BO SPECIAL N°6 SUR 25 AOUT 2011
• Discipline dans les établissements
d'enseignement du second degré : décret n° 2011-728 du 24-6-2011
• Discipline dans les établissements
d'enseignement du second degré et les établissements d'État relevant du
ministère de l'Éducation nationale : décret n° 2011-729 du
24-6-2011 - J.O. du 26-6-2011
• Organisation des procédures disciplinaires dans les collèges,
les lycées et les établissements régionaux d'enseignement adapté, mesures de
prévention et alternatives aux sanctions : circulaire n° 2011-111 du
1-8-2011
• Le règlement intérieur dans les
établissements publics locaux d'enseignement : circulaire n° 2011-112 du
1-8-2011
AU BO N°27 DU 7
JUILLET 2011
• Baccalauréat
professionnel « Maintenance des systèmes mécaniques automatisés »,
option systèmes ferroviaires : abrogation (arrêté du 24-5-2011)
•
Programme Éclair : Liste des écoles et des établissements scolaires publics
inscrits - rentrée scolaire 2011 (arrêté du 21-6-2011)