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Paris, le 19
octobre 2011

> VOTE ÉLECTRONIQUE AUX ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES :
LES CRAINTES DU SNUEP-FSU SE
RÉVÈLENT JUSTES
CP du 17 octobre 11
Passage en
force du ministère
Le gouvernement a décidé de modifier unilatéralement
les règles du jeu : période de vote peu propice au vote (octobre au lieu
de décembre) en même temps que la rentrée et les élections dans
l’établissement, 4 votes au lieu de 2, vote électronique au lieu du vote
papier.
Lors de notre communiqué du 29 septembre nous
avions émis toutes nos réticences et nos inquiétudes sur les nouvelles
modalités de vote mises en place à la hussarde par le ministère. Non seulement
le SNUEP-FSU s’interrogeait sur la volonté de nuire à l’expression démocratique
mais il s’interroge aujourd’hui sur la fiabilité et la faisabilité du système.
Dysfonctionnements
graves dès l’envoi des notices de vote
Tous les personnels titulaires, non titulaires,
AED ou stagiaires, n’ont pas reçu la notice de vote avec l’identifiant et le numen permettant de se connecter sur le site gouvernemental
pour obtenir son code. Des notices sont arrivées dans le mauvais établissement,
des non-titulaires ne les ont jamais reçues. Les services administratifs
(établissement, rectorat) se trouvent souvent incompétents pour renseigner les
collègues, n’étant pas eux mêmes formés ! Les dysfonctionnements et le
manque de préparation de l’administration centrale montrent que le ministère
n’avait pas l’intérêt des personnels en perspective mais plutôt d’aller contre
les avis des syndicats et de minorer leur poids.
Votes
empêchés dès le 13 octobre
Aussi bien au niveau national que dans les
académies dès l’ouverture du vote le SNUEP-FSU a constaté des
dysfonctionnements qui vont empêcher nos collègues de voter :
- certains et certaines ont brusquement disparu
des listes le 13 alors qu’ils avaient récupérés leur code
- d’autres se sont vus interdire 2 votes sur les 4
(ou 3 sur 4) après avoir vérifié qu’ils étaient bien sur la liste électorale
les jours précédents et qu’ils avaient droit aux 4 votes
À cela s’ajoute des problèmes de serveur :
- impossibilité de se connecter
- identifiant non reconnu
- affichage du message « erreur
cryptographique »
- serveur occupé
- obligation d’installer la dernière version de
java
Déni de
démocratie
On ne s’y prendrait pas mieux si on voulait
empêcher les personnels de voter.
Le SNUEP-FSU rappelle que les personnels
enseignants font partie des groupes qui votent massivement aux élections
professionnelles : 60 % environ !
La complexité des votes ne peut avoir que des
répercussions néfastes et entraîner une baisse de participation : lundi 17
octobre à 6 heures, le taux de participation à la CAPN des PLP était de
21,28 % soient 12 806 votants sur 60 167 électeurs.
Le SNUEP-FSU
exige que le vote papier redevienne la règle pour
l’ensemble des scrutins concernant l’enseignement professionnel. Il demande le
retrait du décret n° 2011-595 du 26 mai 2011 relatif aux conditions et
modalités de mise en œuvre du vote électronique par internet.
> DRAME DE BÉZIERS
UN MALAISE GRANDISSANT DANS LA
PROFESSION
Le décès à Béziers de
notre collègue de mathématiques, consécutif à son immolation par le feu dans l'enceinte
de son lycée, provoque une très vive émotion et une très grande tristesse dans
toute la profession.
Le SNES, le SNEP et le
SNUEP tiennent à exprimer leur solidarité avec la famille, les proches, tous
ceux qui ont connu cette collègue et s'associent à leur douleur.
Ils rappellent au
Ministre de l'Éducation leur demande de temps de
débat dans les établissements à la rentrée des congés de Toussaint afin de
permettre aux personnels de confronter ensemble leurs analyses des problèmes
professionnels, des évolutions du travail métier et des conditions de travail
et de porter des propositions d'amélioration.
Ce drame a entraîné des
réactions nombreuses qui attestent d'un malaise grandissant des enseignants,
trop souvent confrontés à un déni de leur professionnalité, ayant de moins en
moins de prise sur un travail saturé de prescriptions et d'injonctions. Entre
les réformes contestées, les manques en matière de formation, la
dégradation des conditions de travail et les pressions des hiérarchies, c'est bien
toute une profession qui est sujette aux tensions, un problème collectif qu'il
faut traiter.
Les syndicats du second
degré de la FSU appellent de ce fait l'ensemble des personnels des collèges et
lycées à manifester leur sympathie envers notre collègue et sa famille en se
réunissant en salle des professeurs et en observant mercredi matin prochain une
minute de silence en salle des professeurs avant de prendre en charge les
élèves, et à exiger du ministre une demi-journée banalisée de concertation.
Redonner aux enseignants
et aux autres personnels de l’éducation nationale la maîtrise de leur métier,
permettre la construction de véritables collectifs de travail rompant
l'isolement des individus, apporter aide et soutien aux équipes plutôt que de
pratiquer l'autoritarisme et d'encourager les formes de concurrence sont
aujourd'hui des nécessités. Le gouvernement, l'institution doivent l'entendre.
CP Snuep, Snes, Snep du 17/10/2011
> Du Coté de l’académie de Versailles
Masters en alternance =
Tromperie pour les étudiant-es !
Après une création
annoncée à grands renforts de publicité, la présence du Ministre en personne
pour accueillir lors de leur rentrée les étudiants qui s’y sont inscrits, les
masters en alternance préparant aux métiers de l’enseignement se mettent en
place dans des conditions totalement scandaleuses dans l’académie, de nature à
compromettre les chances de réussite des étudiants concernés aux concours et
aux masters :
- service d’enseignement
effectué dès le 2 septembre et non à compter de novembre après les épreuves
d’admissibilité au CAPES
- quotité de service qui
peut excéder les 6 heures préconisées par le Ministère, emplois du temps et
charge de travail très lourds, parfois dans des lieux de stage éloignés des
domiciles ou des universités, imposant des trajets longs
- sans contrat, sans
rémunération ni avance à la date d’aujourd’hui
- refus de verser aux
étudiants concernés les frais de transports engagés pour se rendre sur leur lieu
de travail, frais pourtant versés à tous les personnels de l’académie
titulaires ou non titulaires.
Les sections académiques
du SNES, du SNEP et du SNUEP de Versailles condamnent ces pratiques absolument
indignes. Elles exigent du Rectorat une régularisation immédiate des situations
et que les dispositions soient prises pour améliorer les conditions
d’affectation et de service de ces étudiants afin qu’ils puissent réussir une
année lourde d’enjeux pour eux.
Sur le fond, elles
réaffirment leur opposition aux masters en alternance. Ces masters préparant
aux métiers et aux concours de l’enseignement servent à justifier la
suppression de l’année de stage dont bénéficiaient auparavant les enseignants
après leur réussite aux concours, en intégrant dans leur cursus une
pseudo-formation professionnelle sous la forme de stage en responsabilité.
Dévoyant l’idée de
pré-recrutement, le Recteur entend ainsi se doter d’une nouvelle main d’œuvre
précaire pour faire face à la pénurie organisée de personnels titulaires et aux
problèmes aigus de remplacement. Il
réduit l’apprentissage de nos métiers, complexes et exigeants, à la
reproduction mimétique de bonnes pratiques qui s’apprendraient sur le tas.
Le SNES, le SNEP et le
SNUEP continuent d’exiger :
- une autre réforme de
la formation des maîtres
- le rétablissement
d’une véritable année de stage après le concours où alternent théorie et
pratique avec un service ne pouvant excéder un tiers des obligations
réglementaires de service.
- l’abandon des stages
en responsabilité pour les étudiants et la mise en place d’une véritable
politique de pré recrutement afin de donner le temps et les moyens aux
étudiants de se préparer sereinement et efficacement aux concours.
Arcueil, Le 18 octobre 2011
CP des sections académiques
du SNUEP-SNES et SNEP
> Pêle-mêle
À L’ÉCOUTE DES
SYNDIQUÉ-ES
•
QUESTION : « Le proviseur adjoint m'a
dit que en cas de classes allégées (en dessous d'un certain nombre d'élèves), ce
ne serait plus une heure qui serait comptée mais 0.8h ou 0.6h ... Enfin, il n'a
pas été précis. De quel texte veut-il parle ? »
Réponse : Votre proviseur adjoint évoque des textes
qui ne concernent que les certifiés. Il fait allusion aux décrets 50.581 et
50.582 du 25 mai 1950 : ces textes ne sont pas applicables pour les PLP.
Seul le statut de 2000 définit nos obligations de services (cf. SNUEP Infos
172).
•
QUESTION : « Je suis PLP en lycée pro, maman de 3 enfants, j’ai presque 14 ans
de service et je suis une victime de plus de la réforme des retraites !!
Merci de me donner les renseignements sur ces points dans le cadre de cette
odieuse réforme :
· Si je
rachète l’année et le trimestre qui me manquent pour avoir les 15 ans de
service avant le 31/12/2011 afin de réunir les conditions avant cette date,
dois-je impérativement demander la retraite avant le 31/12/2011 ou bien ai-je
un délai supplémentaire pour déposer ma demande de retraite dans la mesure où
les conditions sont remplis avant la fin de l’année, si oui quel est ce
délai ?
· Comment
faire pour simuler la pension retraite que je percevrai en tenant compte des
nouvelles règles de calcul de cette catégorie (maman de 3 enfants, départ
anticipé), les simulateurs en ligne en tiennent-ils compte ?
· Comment
connaître le montant à payer pour le rachat des années d’études ?
Réponse : Le droit ouvert avant la réforme de 2010
aux parents de 3 enfants ayant 15 ans de service et ayant interrompu leur
activité pour chacun des enfants est maintenu :
- pour les fonctionnaires nés avant le 1/01/1956
- pour les fonctionnaires nés avant le 1/01/1961
s'ils totalisaient 15 de service en catégorie active.
- les autres parents de 3 enfants remplissant les
conditions (15 ans et interruption de service) avant le 1/01/2012 conservent la
possibilité d'un départ anticipé mais la pension est calculée sur la base du
droit commun en référence à leur date de naissance (CPCMR L24, R37 et article de la loi 2010-1330; décret 2003-1306 art 25)
Pour la 2ème partie de votre question,
allez sur le site www.minefi.gouv : à partir de ce site on peut faire une
simulation qui prend en compte la situation et la date de départ.
Pour la 3ème partie
qui concerne le rachat, il faut ajouter le salaire net plus les charges patronales
c'est à dire la partie indiquée pour information sur la feuille de paie, cela
double le salaire net. En gros le rachat d'une année est égal au double du
perçu.
Par ailleurs, le SNUEP-FSU tient à disposition de ses adhérent-es à jour de cotisation un supplément retraite qui
sera envoyé sur simple demande.
•
QUESTION : J’ai entendu parler d’un compte individuel de formation. De quoi
s’agit-il ?
Réponse : Il s'agit du DIF droit
Individuel à la formation; le collègue cumul 20h de DIF par an cumulable sur 6
ans soit 120h, elles se déroulent en dehors du temps scolaire, donc sur les
vacances mais elles sont rétribuées. Les textes sont parus au Bulletin officiel n°43 du 25 novembre 2010
Les textes sur la
formation
- La loi n° 2007-148 du 2
février 2007 de modernisation de la fonction publique rénove profondément la
formation professionnelle des agents publics, désormais appelée formation
professionnelle tout au long de la vie. Elle est complétée par :
- le décret n° 2007-1470
du 15 octobre 2007 relatif à la formation professionnelle tout au long de la
vie des fonctionnaires de l’État
- le décret n° 2007-1942
du 26 décembre 2007 relatif à la formation professionnelle tout au long de la
vie des agents non titulaires de l’État
•
QUESTION : « combien d'années doit-on
effectuer dans l'éducation nationale avant de pouvoir demander une indemnité de
départ volontaire ? »
Réponse : aucune ancienneté n’est nécessaire sauf si
vous avez bénéficié d'un congé formation. Dans ce dernier cas, vous devez à l’État
3 fois la durée du congé. Pour plus d’info, le décret n° 2008-368 du 17
avril 2008 instituant une indemnité de départ volontaire en constitue la
principale référence. Retrouvez au BOEN du 28 mai 2009 la circulaire n°2009-067 du
19 mai 2009 relative à l’indemnité de départ volontaire attribuée
aux personnels de l’Éducation nationale.
> LE POINT SUR…
L’ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ
RAPPEL DE LA MISE EN PLACE
I- La notion d’accompagnement a connu ces dernières années un véritable
engouement, envahissant tous les domaines de la vie sociale.
Elle est présentée comme vertueuse, consensuelle, propre à susciter l’adhésion,
mais n’en reste pas moins ambiguë, prenant des formes et des significations
différentes au cours du temps et selon les acteurs. D’abord réservée au champ
du social, elle s’est développée et s’applique maintenant à différentes
situations dans des domaines très variés (musical, éducatif, scolaire,
universitaire, de la formation professionnelle et de l’éducation continue des
adultes, juridique et social, cliniques des soins médicaux et hospitaliers…).
L’essor des démarches
d’accompagnement n’est pas sans lien avec la montée en puissance de
l’individualisation que l’on retrouve aujourd’hui dans les dispositifs de
formations. « La démarche
d’accompagnement trouve son origine dans la mutation de civilisation marquant
la fin du rôle joué par les grands intégrateurs sociaux (la religion, la
famille et l’école). Cette mutation trouverait son origine dans une série
d’ébranlement (fin des trente glorieuses) qui
aurait peu ou prou promu le développement d’une idéologie libérale et d’un
certain individualisme » (G. Le Bouédec, 2002).
II- Textes officiels
Ÿ Circulaire n° 2009-028 du 18-2-2009
Les grilles horaires présentent des marges d'organisation et d'adaptation locales importantes notamment au niveau de la définition et de la programmation des actions d'accompagnement personnalisé ;
Ÿ Arrêté du 10-2-2009 - J.O. du 11-2-2009
Article 4 - Les dispositifs d'accompagnement
personnalisé s'adressent aux élèves selon leurs besoins et leurs projets
personnels. Il peut s'agir de soutien, d'aide individualisée, de tutorat, de
modules de consolidation ou de tout autre mode de prise en charge pédagogique.
Les heures attribuées à chaque division pour la mise en œuvre de ces
dispositifs peuvent être cumulées pour élaborer, dans le cadre du projet de
l'établissement, des actions communes à plusieurs divisions.
CALCUL
Durée
du cycle : 84 semaines auxquelles s'ajoutent une PFMP de
22 semaines et 2 semaines d'examen, soient 210 heures par cycle
(70 h à l’année), soient
2,5 h/semaine par élève.
Ÿ Circulaire de rentrée 2009
L'accompagnement personnalisé
figure dans les grilles horaires des élèves en formation de baccalauréat
professionnel, au même titre et au même rang que les enseignements
obligatoires. Il sera mobilisé au profit des élèves rencontrant des
difficultés, et aussi de ceux qui souhaitent profiter des passerelles qui
existent entre les spécialités au sein de la voie professionnelle ou entre
cette dernière et les voies générale et technologique, ou encore de ceux qui
ont un projet de poursuite d'études supérieures.
OBJECTIFS ET MODALITÉS DANS L’EN
I- Objectifs affichés
Les objectifs affichés par le ministère sont sur le site d’EDUSCOL.
L'accompagnement
personnalisé permettrait, selon le ministère, d'individualiser le parcours de
l'élève. Il répond, toujours selon le ministère, à différents objectifs, par
exemple :
-
améliorer le niveau des élèves dans les disciplines
fondamentales (au niveau de la compréhension écrite et de l'expression écrite
en français) ;
-
offrir une aide méthodologique (par l'apprentissage de la
prise de notes et l'entraînement à des recherches documentaires) ;
-
préparer une nouvelle orientation, en approfondissant un
champ disciplinaire (en mathématiques par exemple), en entraînant les élèves
aux examens et aux concours et en les aidant à conforter leur projet
professionnel.
II- Modalités
Les textes ministériels
sont volontairement flous et cadrent très peu la mise en place de l’AP. Ils
permettent ainsi, dans le cadre de l'autonomie des établissements, aux directions
d'établissement de les interpréter chacune à leur façon.
Ces textes font
officiellement référence aux besoins et aux projets personnels de l’élève alors
qu'en réalité dans beaucoup d’établissement l’AP devient juste un outil
d'ajustement des dotations horaires. De surcroît, il se substitue à la mise en
place de réelles passerelles et des moyens qui vont avec. Et même si ses
modalités sont supposées être choisies par les équipes pédagogiques elles
doivent être soumises au CA. Il n’en reste pas moins que l’AP n’est qu’un
triste palliatif qui ne compense pas les horaires d’enseignement perdus à
l’occasion de la mise en place de la contre-réforme du Bac Pro 3 ans de la voie
professionnelle.
III- Exemples de mise en application constatée dans les établissements
En fait, chaque direction
d’établissement finit par décider de l'organisation de l'AP - quitte à user de
pressions de tout ordre sur les collègues. Elle peut prendre plusieurs formes,
par exemple :
Ÿ en
modules, regroupant des élèves
d'une même classe ou de classes différentes ;
Ÿ en
groupes de taille variable,
pour une aide individualisée, notamment pour les savoirs fondamentaux ;
Ÿ en tutorat,
adapté à la préparation d'un concours ou à un changement d'orientation.
Nous constatons alors les
applications suivantes :
Ÿ quelques heures placées
dans l’emploi du temps des élèves : heures d’aide
individualisée, 1 heure par semaine voir une heure quinzaine. Petits
groupes de 5 ou 6 élèves qui travaillent par compétences. Évaluation préalable
pilotée par les inspecteurs ;
Ÿ des dédoublements
supplémentaires dans certains établissements ;
Ÿ sortie de cours d’élèves
pour mise en place d’un suivi personnalisé et
individuel avec un professeur ;
Ÿ Multiplications des
projets ;
Ÿ Utilisation des heures
d'AP pour repositionner certains élèves et les réorienter.
Plus besoin de classe d’adaptation (plus besoins de passerelles) : tout
cela est géré grâce à l’AP en individualisant les parcours. Cela permet de
transférer les missions du COPsy sur les
professeurs !
ANALYSE DU SNUEP-FSU
Il faut rappeler que pour
le ministère cet accompagnement aurait dû permettre de :
Ÿ compenser la perte d’une
année entière de formation avec la disparition des formations de BEP
en 2 ans et donc des parcours en 4 ans (BEP+BAC) au profit du cycle Bac Pro 3
ans.
Ÿ gérer l’hétérogénéité des
classes qui va en augmentant avec la disparition de la
formation en 2 ans amenant aux BEP.
Pour le SNUEP-FSU, les
heures d’accompagnement personnalisé qui devraient faire partie intégrante de
l’emploi du temps des élèves comme le dit le ministère, ne devraient pas être
en HSA ou HSE mais être dans l’emploi du temps du prof.
L’AP permet au ministère
« pompier pyromane » de communiquer et d’afficher une réponse ciblée aux besoins de chaque élève,
pour le SNUEP-FSU la réalité est tout autre.
La réforme de la voie pro
a fortement dégradé les conditions d’accueil et d’enseignement de ses
élèves : l’augmentation des effectifs par classe, la diminution des heures
à effectifs réduits ainsi que la diminution du volume horaire de formation
mettent en échec très rapidement les élèves les plus fragiles.
Dans les faits, l’AP
permet au mieux de réorienter vers un CAP ou vers une formation en
apprentissage (par ailleurs source d'échecs) les élèves qui ne peuvent pas suivre
le nouveau rythme de formation du cycle en 3 ans.
De plus, ce suivi des
élèves nécessite plus globalement du personnel formé : COPsy,
CPE, assistance sociale, médecin scolaire… Le professeur ne peut pas se
substituer à tous ces professionnel-les !
Le SNUEP-FSU appelle les collègues à
s’opposer à toutes organisations de l’AP qui remettraient en cause le statut
des PLP notamment par un brouillage de leur mission et/ou par une annualisation
de leur service.
Le SNUEP-FSU revendique
Dans l’immédiat, à ce que l'AP soit recentré sur les missions de l’enseignant-e. Il demande une circulaire nationale
permettant le cadrage organisationnel de l’AP afin d’éviter des dérives déjà constatées.
A terme, l’abandon de l’AP, la
transformation des heures qui y étaient consacrées en horaires d’enseignement
attachés à des matières clairement identifiées et le retour à des volumes horaires fixes, hebdomadaires
et distinct selon le niveau de classe (seconde, première, terminale), avec des
dédoublements selon nos mandats. L’AP n’est pas une matière, il introduit de la
flexibilité au détriment des conditions de travail et de la qualité de notre
enseignement.
Le développement de la
formation initiale et continue des PLP permettant une meilleure prise en compte
des difficultés des élèves au quotidien dans la classe.
Le SNUEP-FSU demande aux collègues qui
siègent en CA de faire pression sur l’administration pour que l’AP soit intégré
dans le service horaire hebdomadaire de l’enseignent obligatoire (18h +1h HSA) et de s’opposer à
l’utilisation des HSE pour la mise en place de l’AP.
