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Paris, le 27 octobre 2011

 

> COMMUNIQUÉ ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES

FORTE PROGRESSION NATIONALE ET ACADÉMIQUE

DU SNUEP-FSU DANS LES CAP

 


Pour le SNUEP-FSU, les élections professionnelles sont un moment de démocratie qui doit permettre aux PLP de s’exprimer très massivement. Le bilan que le SNUEP-FSU fait des élections de 2011 est dramatique : 20 % de votes en moins à la CAPN par rapport à 2008 ! Cette chute de la participation est de l’entière responsabilité du ministère qui, en imposant le vote électronique dans l’éducation nationale, a empêché des milliers de PLP de participer à ces élections.

Dans ces circonstances, du fait de la baisse des votant-es, tous les syndicats ont perdu des voix. Le recul est  significatif pour 3 d’entre eux : - 25,5 % pour le Sgen, - 28,5 % pour la CGT et - 46,6 % (passant de 14 618 à 6 810 voix) pour le Snetaa-FO alors que le SNUEP-FSU ne perd que 8,8 % des voix.

En fait, Le SNUEP-FSU est le seul à progresser significativement passant de 11,6 % à 15,5 % des votes exprimés. Il gagne 16 sièges dans les académies (Besançon, Bordeaux, Caen, Clermont-Fd, Dijon, Guyane, Lille, Limoges, Montpellier, Nice, Orléans-T, Reims, Rennes, Toulouse) et arrive à gagner un deuxième siège en CAPN.

Le SNUEP-FSU remercie particulièrement les collègues d’Action et Démocratie qui ont fait le choix de la FSU, et du SNUEP, à Bordeaux et Toulouse, et qui permettent à ces 2 académies de progresser fortement. En CAPA à Bordeaux le SNUEP-FSU gagne 2 sièges et à Toulouse 1 siège. La dynamique et la progression du SNUEP-FSU sont irréversibles et les mandats que nous défendons sont reconnus par les collègues.

Il remercie aussi les personnels qui lui ont fait confiance, tou-tes les militant-es qui ont mené campagne.

Depuis 2007, le SNUEP-FSU s’est opposé à la généralisation du Bac Pro 3 ans qui a des conséquences très lourdes sur la réussite des élèves, et sur nos conditions de travail. Les organisations syndicales signataires de cette réforme (SNETAA-FO et SGEN-CFDT) ont été sanctionnées. C’est bien la preuve que les PLP veulent une toute autre politique pour la voie professionnelle initiale publique laïque sous statut scolaire. M. Châtel doit l’entendre et doit immédiatement arrêter la casse du service public de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire, qu’il organise depuis son arrivée au ministère de l’EN.

Le SNUEP-FSU compte bien s’appuyer sur cette représentativité renforcée pour continuer à défendre toujours plus efficacement l’enseignement professionnel public et ses personnels.

 


 

> Élections aux commissions administratives de l’Education nationale

LES SYNDICATS DE LA FSU PREMIERS

 


Après avoir confirmé sa place de première fédération de l’Education nationale aux élections du comité technique, très loin devant la seconde organisation, la FSU confirme avec ses syndicats sa place de première organisation aux élections des différentes commissions administratives paritaires. En effet, dans la quasi-totalité des CAP, les syndicats de la FSU progressent en pourcentage des exprimés.

La FSU et ses syndicats y voient la reconnaissance d’un syndicalisme unitaire, offensif et porte-parole des personnels. Ces votes marquent aussi le rejet de la politique ministérielle actuelle tant pour les choix budgétaires que pour les mesures et réformes éducatives en cours. Le Ministre doit entendre ce message.

La FSU et ses syndicats regrettent la forte baisse du taux de participation liée aux nombreux dysfonctionnements et à la complexité des modalités de vote qui ont empêché un grand nombre de collègues de pouvoir voter.

les syndicats de la fsu premiers (suite)

Le Ministre porte l’entière responsabilité de cette baisse de participation.

La FSU n’a cessé de dénoncer cette situation.

Elle s’adresse au Premier ministre et au ministre de l’Education pour demander un bilan sur la nature, l’importance et les causes des graves dysfonctionnements constatés mais aussi pour exiger du ministre de l’Education nationale la création d’une commission d’enquête administrative incluant des experts indépendants

La FSU s’adresse également aux groupes parlementaires pour demander une enquête parlementaire sur le déroulement de ces élections.

 

La FSU et ses syndicats de l’Education remercient les personnels qui ont par ce vote renouvelé leur confiance et leur attachement à un syndicalisme d’action et de propositions. Ces résultats vont permettre dans les années à venir de continuer à porter ensemble les exigences pour défendre les métiers de l’Education et les personnels ainsi que pour transformer le service public d’éducation au service de la réussite de tous les jeunes.


LE SNUEP-FSU PRÉSENT DÉSORMAIS

DANS 26 CAPA/CAPL SUR 31

 

SIEGES

CAPA

SNUEP

2005

SNUEP

2008

SNUEP

2011

DIF

2011-2008

Rang

2011

Aix Marseille

0

0

0

Pas de liste

-

Amiens

1

1

1

-

5ème

Besançon

0

1

2

+1

2ème

Bordeaux

0

0

2

+2

2ème

Caen

0

0

1

+1

5ème

Clermont-Fd

0

0

1

+1

4ème ex aequo

Corse

0

1

1

-

4ème

Créteil

3

3

3

-

2ème

Dijon

2

2

3

+1

2ème

Grenoble

2

2

2

-

3ème

Guadeloupe

0

0

0

-

-

Guyane

3

3

4

+ 1

1er

Lille

0

0

1

+1

 

Limoges

1

2

4

+2

1er

Lyon

2

2

2

-

2ème

Martinique

0

0

0

Pas de liste

-

Mayotte

0

3

1

-2

4ème

Montpellier

0

0

1

+1

4ème

Nancy

0

0

0

-

6ème

Nantes

0

1

1

-

4ème

Nice

1

1

2

+1

 

Orléans-T

2

2

3

+ 1

2ème

Paris

2

3

3

-

2ème

Poitiers

0

0

0

Pas de liste

-

Reims

3

2

3

+1

1er

Rennes

1

1

2

+1

3ème

Réunion

3

3

3

-

2ème

Rouen

2

2

2

-

2ème

Strasbourg

1

1

1

-

5ème

Toulouse

1

1

2

+1

3ème

Versailles

1

1

1

-

4ème

TOTAL

31

38

52

+ 14

3ème

 

Progression en pourcentage du nombre de sièges du SNUEP-FSU :

- De 2005 à 2008 : accroissement de 22,58 %

- De 2008 à 2011 : accroissement de 36,84 %

- De 2005 à 2011 : accroissement de 67,74 %

 

 ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES

La démocratie mise à mal par les nouvelles modalités

et les nouvelles instances : les Comités Techniques

 


UNE PÉRIODE PEU PROPICE AU VOTE

En pleine période de rentrée scolaire avec aussi tous les votes dans les établissements, la volonté ministérielle ne pouvait que déstabiliser les collègues, voire les ennuyer profondément. De plus, les nouvelles modalités et les nouveaux votes ne pouvaient guère être lisibles que des plus avertis. Á cela bien sûr il faut ajouter l’impréparation des services administratifs à tous les niveaux, puisque le passage en force du gouvernement s’est finalement décidé en juillet durant les congés ! Ces derniers ont donc été incapables de résoudre les problèmes et beaucoup de collègues ont été empêchés de voter : non-réception des notices de vote, non-fonctionnement des codes, erreurs de numen sur les notices, saturation du serveur, installation de java à faire, impossibilité d’accéder à l’ensemble des scrutins…

LA REPRESENTATIVITÉ DE LA FSU

Du fait des problèmes et dysfonctionnement et du nombre de collègues découragés par la complexité de la procédure de vote, nous enregistrons une baisse de participation de 20 points par rapport à 2008 (CAP).

Malgré tout, la FSU reste toujours la 1ère fédération de l’Éducation avec 40,62 % des voix en CT et 7 sièges sur 15, ce qui légitime tous les mandats qu’elle a défendus et ses actions engagées contre les réformes gouvernementales. Ceci démontre également que les enseignant-es ne supportent plus la casse du service public d’Éducation, en particulier l’application du dogme du « non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux ». Ils subissent au quotidien la dégradation de leurs conditions de travail, l’empêchement de mener à bout leur mission et la soumission à une pression accrue des hiérarchies. Et le suicide par immolation de notre collègue à Béziers souligne de façon tragique la détresse des enseignant-es.

En conséquence, le SNUEP-FSU exige le retour au vote papier dans les établissements pour l’ensemble des scrutins.

 


 

Élections à l’Education nationale

LES PERSONNELS CHOISISSENT TOUJOURS LA FSU

 


Pour la première fois les personnels étaient amenés à élire directement leurs représentants aux comités techniques. Ce vote définit la représentativité des organisations syndicales.

Avec 40,62% des voix la FSU confirme sa place de première fédération de l’Education nationale très loin devant la seconde organisation.

Les choix ministériels ont pourtant rendu ces élections difficiles par des modalités complexes et nombreux dysfonctionnements de la procédure informatique. Et de plus plusieurs dizaines de milliers de personnels ont même été empêchés de voter. Ceci entraîne une baisse de participation de plus de 20 points. Une des conséquences en est la baisse de l’Education nationale dans la représentativité au sein de la Fonction publique de l’Etat.

La FSU remercie les personnels qui lui font confiance et poursuivra avec eux son action pour le développement et l’amélioration du système éducatif dans le cadre de son action pour l’ensemble des services publics.


 

Élections à la Fonction publique d’État

LA FSU CONFIRME SA PREMIÈRE PLACE

 


Les élections professionnelles dans la Fonction publique étaient un rendez-vous social majeur. Le vote direct des personnels aux comités techniques pour établir la représentativité des organisations syndicales, un élément fondamental du paysage syndical.

 

La FSU reste la première organisation de la Fonction publique d'Etat

Pour autant, des dysfonctionnements graves sont apparus au cours de ces élections ne permettant pas à tous les personnels d’être représentés normalement. C’est particulièrement le cas à l’Education Nationale où des dizaines de milliers de personnels ont été empêchés de voter. Au total c’est une baisse de plus de 20 points de participation. La FSU attend les explications du Ministre de l’Education Nationale sur cette situation et demande une commission d’enquête. Par ailleurs, les élections ont dû être reportées à la Justice. Cela reste inacceptable.

Mais les personnels ont exprimé leur volonté de déjouer tous les pièges du gouvernement. Aujourd’hui, la FSU confirme largement sa place de première organisation syndicale à l’Education Nationale et à l’Agriculture et elle progresse dans les autres ministères où elle a présenté des listes. Elle reste ainsi une force essentielle dans la Fonction publique pour représenter les personnels à tous les niveaux et porter leurs exigences.

Le contexte de crise économique et sociale pèse essentiellement sur les salariés. Le gouvernement remet en cause la Fonction Publique, dégradant chaque jour un peu plus la qualité des services aux publics et les conditions de travail des agents. Dans ce contexte, la FSU est déterminée à poursuivre avec tous les personnels dans la voie d’un syndicalisme unitaire d’action et de propositions pour donner un avenir à la Fonction Publique, à ses personnels et pour construire un avenir plus démocratique !

 

Pour finir, la FSU accroît sa représentativité dans la Fonction Publique d'Etat :

Dans l'Education Nationale, elle confirme sa place de première Fédération Syndicale avec une avance conséquente (plus du double de voix) par rapport à la seconde organisation syndicale. Elle totalise 7 sièges.

Au ministère du Travail et de l'Emploi, la FSU progresse de 3.79 points et obtient 2 sièges.

Au ministère de l'agriculture, la FSU est la première organisation avec 30.8% de voix, elle obtient donc 5 sièges.

● À l'écologie (MEDDTL), la FSU rentre à nouveau au ministère et elle acquiert 1 siège.

Tout comme à la Caisse Des Dépôts et des Consignations où la FSU obtient un siège.

Enfin, la FSU rentre au Comité Interministériel (santé-jeunesse, vie associative, solidarités, cohésion sociale, ville et sports) en obtenant un siège.

 


 

 

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