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Paris, le 2 novembre 2011
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Communiqué de
presse du 22 octobre 2011
SARKOZY VEUT SONNER LE GLAS DE
L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL PUBLIC
Lors de
sa visite à Nice consacrée à la formation et à l’insertion professionnelle des
jeunes, le Président de la République, M. SARKOZY s’est transformé en VRP pour
promouvoir les formations en alternance (contrat pro et contrat
d’apprentissage) montrant son mépris pour le service public d’éducation. Après
avoir vanté la réforme de la voie professionnelle, il a justifié le « siphonnage » des LP pour alimenter l’apprentissage.
Formation en alternance au niveau IV et V : un réel
échec sur toute la ligne
Malgré de nombreuses réformes – et la
dernière loi Cherpion – qui servent à financer et à
favoriser les développements des contrats d’apprentissage et de
professionnalisation, le gouvernement a du mal à atteindre ses objectifs.
L’État dépense pourtant chaque année plusieurs milliards d’euros notamment en
niches fiscales accordées aux entreprises pour développer un mode de qualification
qui est loin du modèle que l’on voudrait promouvoir. Sans succès !
L’apprentissage connait des taux de rupture
de contrats importants, il reste très discriminatoire et offre un taux
d’insertion qui à moyen terme n’est pas meilleur que celui des autres voie de
formation professionnelle. De plus, il offre des poursuites d’études réduites,
et limite les possibilités d’évolution et d’accès à la formation continue.
La
réforme de la voie professionnelle : un bilan très négatif pour les jeunes
Alors que la réforme n’est pas encore arrivée
à terme, Sarkozy, sans aucun bilan chiffré, prétend déjà en observer des effets
positifs. La réalité est tout autre. Le SNUEP-FSU observe au contraire que le
décrochage scolaire se développe avec la mise en place du Bac Pro en 3 ans.
Globalement, les chiffres du printemps dernier faisaient état de 292 000
décrocheurs toutes voies de formation confondues, les prochains chiffres ne
seront connus qu’au mois de novembre.
Quant à l’augmentation du nombre de
bacheliers professionnels, il n’est dû qu’à la superposition transitoire des
Bac Pro 3 ans et des parcours BEP et Bac Pro en 4 ans. Cet effet disparaitra
dès la session 2013. Le SNUEP-FSU ne constate pour l’instant aucune
augmentation du flux d’élèves à l’entrée de la voie professionnelle et donc
aucun attrait supplémentaire qui serait lié à cette « réforme ».
Les
annonces calamiteuses du président
Pour le SNUEP-FSU, la mission du système
éducatif est avant tout de former de futur-es citoyen-nes. Tous les élèves doivent accéder à une culture
commune qui leur permette de poursuivre vers les trois voies du lycée et de
s’insérer dans les meilleures conditions dans le monde professionnel.
Le contexte économique ainsi que la
préférence de nombreux jeunes pour le lycée professionnel public qui
accueillent encore presque 600 000 élèves sont des freins au développement
dogmatique de l’apprentissage voulu par ce gouvernement. Face à ces
difficultés, Sarkozy « demande à Luc
Chatel de réfléchir à la possibilité de rendre
obligatoire l’alternance lors des dernières années de préparation au Bac Pro et
au CAP ». 250 000 jeunes seraient concernés chaque année et de
fait, n’auraient plus le choix de leur mode de formation.
Cette annonce montre une fois de plus la
volonté du gouvernement
- de casser le service public de formation
professionnelle initiale sous statut scolaire,
- de ne tenir aucun compte de la volonté des
parents, des élèves et des personnels.
Le seul objectif est de réduire encore le
nombre de ses professeurs, de poursuivre le désengagement de l’État et de
transférer la formation professionnelle initiale aux entreprises.
Pour le SNUEP-FSU, cette annonce est une
vraie provocation. Cette mesure, si elle était appliquée aurait des effets
catastrophiques pour les élèves de l’enseignement professionnel public et
laïque.
> Accords européens
Des plans qui remettent en
cause l’avenir !
Communiqué FSU du 28/10
Un point
commun a réuni les participants au sommet européen : le choix d’une
austérité généralisée qui organise la récession et la remise en cause de l’Etat
social.
Lors de son intervention télévisée du 27 octobre, le Président de la République
a distribué les bons et mauvais points aux différents pays européens tout en
prétendant que la situation est moins pire en France. Pourtant dans notre pays
le pouvoir d'achat des salariés régresse, le chômage et la pauvreté explosent,
les retraités sont de plus en plus en situation de précarité, les inégalités
s'accroissent et les services publics sont de moins en moins en mesure d'y
faire face. 150 000 postes ont été supprimés dans la Fonction publique, et
depuis deux années les salaires des fonctionnaires sont gelés ce dont le
Président s’est félicité à maintes reprises ! Pour la FSU, effectivement
« le travail n’est pas un gros mot » et l’Etat devrait montrer
l’exemple en recrutant les personnels nécessaires au bon fonctionnement des
services publics.
Les
incantations présidentielles sur la « moralisation du système
bancaire », sur une « économie de marché plus équilibrée » ne
suffiront pas pour sortir réellement l’Europe de la crise économique et
financière.
Or, les gouvernements refusent de mettre en œuvre des solutions différentes en
cherchant de nouvelles recettes par une redistribution des richesses :
niches fiscales et sociales, réforme de la fiscalité, taxation des banques et
des entreprises qui font des bénéfices non redistribués, fiscalité
écologique…« Faire son devoir » serait de permettre la relance de
l’économie en revalorisant les salaires et en s’attachant à faire de
l’emploi une priorité. L’enjeu, devant les chiffres désastreux du chômage de
septembre notamment pour les jeunes et les seniors, n’est pas « travailler
plus » mais travailler tous ! Et ce ne sont certainement pas les
heures supplémentaires qui remplissent cette fonction.
Le Président
de la République poursuit la remise en cause du modèle social français. Il cherche à opposer les
français les uns aux autres pour tenter de défendre ses choix en mentant
délibérément : dire que les fonctionnaires ne sont pas impactés par la crise,
c’est mentir ; dire que les enseignants sont aujourd’hui mieux payés et
« plus formés », c’est mentir encore !
A la suite de ce sommet européen, le gouvernement
annonce un nouveau plan d’économie de 6 à 8 milliards en poursuivant dans la
logique de réduction des dépenses de l’Etat et en continuant de demander des
efforts aux seuls salariés. Il fait voler en éclats l'hypothèse de croissance
irréaliste (passage de 1.75% à 1%) sur laquelle le projet de budget de l'État
-en baisse en volume de 4% pour l'ensemble des exercices 2011 2012- a pourtant
été bâti…Et la Fonction publique reste la cible principale ! Or, à force
de diminuer la dépense publique, de refuser tout investissement d’avenir, on
s’interdit de préparer un avenir aux futures générations. La FSU propose
aux agents de la Fonction publique, avec l’ensemble des salariés, des
jeunes et des chômeurs de se saisir de ces débats et d’agir pour construire les
alternatives à la crise permettant réellement plus de justice sociale et de progrès
pour tous.
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Drame de Béziers
SNUEP-FSU,
SNES-FSU, SNEP-FSU et CGT Educ’action écrivent au
ministre
Paris, le 24 octobre 2011
Monsieur
le Ministre,
Le drame récent survenu à Béziers, le
choix pour notre collègue de son lieu de travail pour se suicider ont suscité
des réactions très nombreuses parmi
les personnels de l’Éducation nationale.
Au-delà
des messages de soutien à la famille et aux proches, les nombreuses réactions
et témoignages provoqués par cette tragédie témoignent de la profondeur du malaise enseignant qui ne
peut pas être renvoyé à des pathologies ou des fragilités individuelles.
Nous
vous avions déjà alerté sur l’augmentation de ce phénomène, due à la dégradation des conditions de travail et
les conséquences des suppressions de postes, mais aussi les transformations
du travail lui-même.
S’y ajoutent les pressions grandissantes
des hiérarchies locales et des modes
de gouvernance qui tendent à opposer établissements, personnels et disciplines
entre eux au lieu de favoriser le travail en équipe.
Pèsent
entre autres des programmes infaisables, des injonctions et prescriptions
incessantes, l’imposition de réformes contraires aux demandes des personnels et
la carence de la formation initiale et continue, les enseignants ont le sentiment de perte de leur métier.
D’où
la désaffection des étudiants par rapport au métier d’enseignement, la
lassitude et la révolte des enseignants plus chevronnés.
Nous
sommes donc bien devant un problème collectif qui doit être traité comme tel.
Nous vous demandons donc de bien vouloir
donner des instructions pour qu’une ½ journée banalisée soit organisée dans
tous les établissements du second degré la semaine du 14 au 18 novembre, afin de permettre à tous les personnels l’engagement
d’un débat, une analyse des problèmes professionnels, et de proposer des pistes
d’amélioration.
Ce
premier échange doit être le point de départ d'une réflexion approfondie sur
les métiers enseignants et d'une négociation sur les conditions de travail des
personnels.
Nous ne saurions trop insister, Monsieur
le Ministre, sur la dimension revêtue par cette question et l’urgence à
entendre le message de nos professions.
Veuillez
croire, Monsieur le Ministre, en notre profond attachement au service public
d’Éducation
> 24 Heures pour le logement
URGENCE ! Un toit pour toutes et tous, toute l’année !
JOURNÉE DE
MOBILISATION À L’APPEL DES
COLLECTIFS :
-
La Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale
-
La Plateforme « Un chez-soi pour tous »
-
La Plateforme Logement des Mouvements sociaux
Pour la première fois, les sans-logis
mobilisés, les associations, les salariés de l’urgence sociale, les syndicats,
collectifs locaux et institutions nationales se rassemblent pour faire entendre leur colère face au mépris du
gouvernement pour les lois qui protègent les plus fragiles.
On compte aujourd’hui plus de 8 millions
de personnes sous le seuil de pauvreté,
le contexte de crise économique accroît le nombre de ménages en difficulté, les
prix de l’immobilier n’ont jamais été aussi élevés... Et, alors que 84 %
des Français jugent insuffisante l’action des responsables politiques en
matière de logement, le gouvernement communique sur sa politique du « logement
d’abord » sans se donner les moyens de la mettre en œuvre.
Aussi aujourd’hui, près de 700 000
personnes sont privées de domicile personnel, les lois en matière de droit et d’accès au logement (DALO, SRU) ne
sont pas respectées, et le secteur de l’hébergement d’urgence et d’insertion
est délaissé, au mépris des individus et du code d’action sociale qui affirme
pourtant le droit à l’accueil inconditionnel pour toute personne qui en exprime
le besoin. Face à cette situation inhumaine pour tant d’hommes, de femmes et d’enfants,
et en réponse au cynisme du gouvernement qui refuse de considérer la gravité et
l’urgence de la situation, nous vous
appelons à vous mobiliser le
JEUDI 10 NOVEMBRE À PARTIR DE 14H à
Paris mais aussi partout en France,
afin de faire entendre les
revendications suivantes :
-
La mise en œuvre du droit à l’accueil inconditionnel de toute personne
sans-abri, toute l’année et avec des moyens adaptés aux besoins, jusqu’au
relogement.
-
La garantie d’un accompagnement social global proposé aux la participation des
personnes mal logées à l’élaboration des politiques qui les concernent.
-
Un moratoire sur les expulsions et la prévention de toutes les formes d’exclusion
-
L’application de la loi DALO, et un plan d’urgence pour le relogement rapide
des prioritaires DALO, des sans logis en campement de mobilisation, en habitat
de fortune, ou à la rue
-
La mobilisation des logements et locaux vides
-
Contre le logement cher : une vraie régulation des loyers, de l’immobilier
et du foncier pour rendre le logement accessible à tous, la réalisation massive
de logements sociaux et l’abandon des mesures qui fragilisent la vocation
sociale des HLM.
RDV LE JEUDI
10 NOVEMBRE À 14H DEVANT LE SÉNAT
15 rue de Vaugirard
Paris 6è, M° 4 et 10 « Odéon » ou RER B « Luxembourg »
URGENCE UN TOIT – PROGRAMME DE LA MOBILISATION À
PARIS :
14h : Marche organisée par le Collectif des Associations Unies et
le collectif « Urgence un Toit », en direction des plus hautes
institutions de la République, ponctuée de séquences d’interpellation devant le
Sénat, l’Assemblée nationale, l’Élysée et le
Conseil économique et social.
Tout au long de ce parcours, les associations demanderont la mise en œuvre
en urgence de réformes ambitieuses pour sortir notre pays de la violente crise
sociale qu’il traverse.
19h : Point presse commun, Parvis des Droits de l’Homme, au
Trocadéro
20h : Nuit blanche organisée par le collectif « Urgence un
Toit » sur le Parvis des Droits de l’Homme, repas solidaire, spectacles de
rue, témoignages, installation du bivouac, petit déjeuner solidaire ?
http://collectifurgenceuntoit.over-blog.com - www.urgencesociale.org
LU AU BO
> BO N°38 DU 20
OCTOBRE 2011
Classement des
lycées professionnels - Modification - arrêté du 14-10-2011
> BO N°39 DU 27
OCTOBRE 2011
Concours externes
du CAPLP et du Cafep, concours internes du CAPLP et
du CAER : Programmes - session 2012 - rectificatif du 7-10-2011
Section arts
appliqués
Le programme de
l'épreuve d'admissibilité est supprimé.
Section
lettres-histoire et géographie
Les questions
d'histoire et de géographie sont maintenues pour l'épreuve d'admission.
Appel commun MGEN-LMDE pour la santé et les droits des
femmes
Santé et droits des femmes : des reculs inquiétants
Depuis
plus de quarante ans, les combats successifs pour les droits des femmes et
notamment pour l’accès libre et gratuit à la contraception et à l’IVG ont
permis des avancées considérables.
Dans
ce combat, le mouvement mutualiste a contribué à faire progresser les droits
des femmes, de par leur rôle de transformation sociale, mais aussi grâce à la
mise en œuvre effective de ces droits.
Aujourd’hui,
bien que le droit et la liberté de choix des femmes en matière de santé et de
contraception soient inscrits dans les lois, ils ne le sont plus suffisamment
dans les faits !
Les
moyens et les organisations actuels du système de santé ne garantissent plus
l’accès de toutes les femmes à ces droits fondamentaux :
● Le
non-remboursement de certains moyens de contraception ne permet pas un réel
choix et l’offre oriente la demande, organisant ainsi le maintien au sein d’un
modèle contraceptif où la pilule et le stérilet sont le plus couramment
prescrits
● Le
nombre et les moyens des centres de planification sur le territoire ne
permettent pas de garantir à toutes les femmes, notamment les plus jeunes,
d’être conseillées et d’accéder gratuitement à un moyen de contraception et de
façon anonyme
●
L’accès à l’IVG n’est pas égal sur tout le territoire. La réorganisation
hospitalière et la fermeture de centres d’IVG ne font qu’aggraver une situation
déjà compliquée. En effet, de nombreuses femmes ne peuvent pas obtenir de
rendez-vous dans les délais prévus par la loi du fait du manque de personnel
et/ou du refus de certains praticiens de réaliser des interruptions volontaires
de grossesse.
Nous
assistons donc aujourd’hui à un double recul préoccupant : recul du droit à la
contraception et recul du droit à l’avortement !
Face
à ces constats, la LMDE et la MGEN, mutuelles engagées dans la lutte pour les
droits des femmes, demandent aux pouvoirs publics de :
●
Développer des programmes de prévention à tous les âges de la vie, de la
maternelle, au grand âge, s’appuyant sur la relation à l’autre, le respect des
choix de vie, de l’orientation sexuelle et des identités de genre :
● Appliquer
la loi du 4 juillet 2001, qui prévoit l’obligation de « dispenser une
information et une éducation à la sexualité dans les écoles, les collèges et
les lycées, à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge
homogène ».
●
Garantir un suivi gynécologique à toutes les femmes sur tout le territoire et à
tous les âges de la vie par :
§ La présence de praticiens assurant ce suivi sur tout
le territoire sans dépassement d’honoraires
§ Le développement de l’information et de la formation
des praticiens et des sages-femmes concernant leurs actions de prévention, la
prescription de tous les moyens contraceptifs et de tous les traitements ou
vaccins susceptibles d’être favorables à la santé des femmes et au maintien de
leur qualité de vie
§ L’organisation d’une consultation gynécologique
gratuite pour toutes les femmes de 50 ans. Cette consultation permettrait de
favoriser l’accès aux campagnes organisées de dépistage des cancers féminins et
de mieux prendre en charge les troubles liés à l’âge. Cela implique de garantir
à toutes les femmes l’accès et la prise en charge aux thérapeutiques adaptées.
● Garantir
la gratuité de l’ensemble des moyens de contraception disponibles y compris les
préservatifs féminins et masculins dans le cadre de l’assurance maladie. Cette
mesure doit permettre à chacune d’accéder au moyen de contraception qui lui
convient, de préserver son intimité et ainsi d’améliorer l’état de santé des
femmes
● Développer
la recherche dans le domaine des produits contraceptifs mensuels ou
trimestriels pour leur mise sur le marché
● Défendre
et garantir le droit à l’avortement sur tout le territoire, en garantissant
l’existence et l’accès aux structures de proximité capables de prendre en
charge les femmes dans les délais prévus par la loi
Le
combat de tous pour le droit des femmes en matière de santé et de contraception
est un combat majeur pour la défense des droits fondamentaux.
Les
reculs auxquels nous assistons depuis quelques années en la matière appellent
les pouvoirs publics à réagir et à agir.
C’est pourquoi la MGEN, la LMDE ainsi
que tous les signataires de cet appel, demandent aux pouvoirs publics d’assumer
leurs responsabilités afin que s’exercent pleinement ces droits fondamentaux
dont le non-respect s’avère gravement attentatoire aussi bien à la santé qu’à
la liberté des femmes.
