178

Paris, le 4 janvier 2012
Évaluation
des enseignant-es
Le ministre doit retirer son projet
Communiqué commun du SNES-FSU, SNEP-FSU et SNUEP-FSU
du 22 décembre
Les 70
000 signatures électroniques (sans compter les signatures
« papier ») de la pétition ainsi que le
succès de la grève du 15 décembre qui portait sur ce sujet montrent à quel
point le projet de modification de l’évaluation des enseignants exaspèrent les
personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation. Les enseignants
rejettent particulièrement le rôle nouveau dévolu au chef d’établissement qui
deviendrait l’unique évaluateur. Cette situation avait conduit l’ensemble des
organisations syndicales (à l’exception du SGEN-CFDT) à demander le retrait de
ce projet et l’ouverture de discussions sur d’autres bases.
Certes,
le ministre et la direction générale des ressources humaines indiquent que des
discussions sont ouvertes. Mais en fait tout cela n’est qu’apparence puisque dans
le même temps toutes les déclarations du ministre et des plus hauts
responsables du ministère vont dans le même sens : le refus de remettre en
cause le rôle donné au chef d’établissement dans les projets de textes, faisant
bien comprendre que ce point n’est pas négociable. C’est donc bien l’entêtement
du ministre qui est à l’origine du blocage actuel.
Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU appellent les
collègues à développer dans les établissements les actions visant à exprimer
leur refus du projet ministériel en limitant leur activité aux strictes
obligations réglementaires. Ils les appellent à prendre contact avec les
associations de parents d’élèves afin d’échanger avec eux sur les conséquences
qu’aurait sur l’enseignement une évaluation essentiellement fondée sur ce qui
se passe en dehors de la classe, le chef d’établissement n’ayant pas les
compétences pour évaluer l’activité dans la classe, centrée sur la transmission
de connaissances et de compétences disciplinaires.
Face à
l’intransigeance du ministre, face à la conception de nos métiers que ce
projet sous-tend, face à l’attaque contre le statut d’enseignant -
fonctionnaire concepteur - qu’il engage, face aux difficultés sans cesse plus
importantes rencontrées par les personnels d’enseignement, d’éducation et
d’orientation pour exercer leur métier, face aux nouvelles dégradations des
conditions de travail des personnels et d’études des élèves que les
suppressions de postes pour 2012 vont entraîner, le SNES-FSU, le SNEP-FSU, et le
SNUEP-FSU ont appelé à une rencontre l’ensemble des syndicats du second degré
et leur proposent d’appeler le 31 janvier, avec eux, à une journée de grève
avec une manifestation nationale à Paris.
Grève et manifestation le
31 janvier
Pour une forte mobilisation
de l’enseignement professionnel public en janvier
Paris le 22
décembre 2011
L’enseignement professionnel public paie depuis quelques années un très
lourd tribut à la politique désastreuse du gouvernement. À la rentrée 2012, comme
le prévoit la carte des formations, ce sont encore plusieurs milliers de postes
de PLP qui seront supprimés.
Avec la généralisation du bac pro 3 ans, le développement de
l’apprentissage à niveau V et IV, les dérives de l’autonomie des
établissements, la tentative de passage en force sur l’évaluation des
enseignants, la politique de casse du service public de l’éducation a
profondément dégradé les lycées professionnels.
C’est
pourquoi, le SNUEP-FSU appelle l’ensemble des personnels à amplifier l’action
dès la rentrée de janvier et à faire de la journée du 31 janvier une grande
journée de mobilisation par la grève et une manifestation nationale sur les questions essentielles de
l’évaluation des personnels, de l’avenir des LP, du budget de l’Éducation
nationale, et plus généralement de l’austérité imposée par la crise financière.
Le secrétariat national
Rentrées 2011 et 2012
La grande saignée de l’enseignement professionnel
« Avec 33 100
élèves (sous statut scolaire) de plus qu'en 2010, les établissements publics et
privés du second degré de France métropolitaine et des cinq DOM accueillent 5
415 600 élèves à la rentrée 2011, soit une hausse de 0,6 % », indique la Depp1. Cette hausse
concerne les collèges (40 300 élèves) et un peu moins les lycées généraux
et technologiques (7 800), par contre nous avons une baisse dans la voie
professionnelle (-15 000).
Voie professionnelle
1) les académies les plus touchées
Les académies de Dijon, Nancy-Metz, Reims, la Martinique (que l’on
retrouve dans le tableau des suppressions de postes fortement touchées dans les
2 groupes en bas de page) ainsi que Nice et la Guadeloupe ont accueilli moins
d’élèves en 2011.
Les académies qui voient leur effectif augmenter sont celles du littoral
atlantique, ainsi que Toulouse, Montpellier et Grenoble.
2) les causes
L’effet du Bac Pro en 3 ans et la suppression des BEP ne permet pas une
analyse comparative « objective » sur 3 ans : gonflement
conjoncturel de la terminale professionnelle par exemple en 2011, fin des BEP
mais aussi les BEP maintenus (hôtellerie-restauration et carrières sanitaires
et sociales) dont la poursuite d’études se fait prioritairement en bac
technologique.
Malgré tout, la DEPP signale dans la voie professionnelle des sorties
plus nombreuses en cours de formation. Constat aussi de l’entrée en seconde
générale et technologique en hausse à la sortie de la 3ème depuis 5
ans (56,7 % à 60 %).
3) inégalité public et privé
Si la part du privé reste stable avec 1 sur 5 élèves, elle baisse
dans la voie professionnelle de près de 4 % avec 5 900 élèves en moins.
Leur croissance porte essentiellement sur la 6ème et la 2nd
GT.
TABLEAU 2 – Les orientations en fin de troisième
France métropolitaine + DOM (y compris Mayotte) - Public et
Privé (y compris EREA)
|
|
2007 |
2008 |
2009 |
2010 |
2011 |
|
Redoublement de troisième |
5.8 |
5.4 |
5.0 |
4.9 |
4.3 |
|
Troisième vers seconde GT |
56.7 |
57.2 |
58.8 |
59.0 |
60.0 |
|
Troisième vers voie professionnelle |
26.5 |
26.4 |
25.9 |
25.9 |
25.5 |
|
- dont vers première année de CAP en 2 ans |
3.6 |
3.9 |
5.1 |
4.8 |
4.7 |
|
- dont seconde professionnelle |
0.5 |
7.0 |
17.4 |
18.0 |
20.7 |
|
- dont seconde BEP |
22.2 |
15.4 |
3.3 |
3.0 |
0.0 |
|
Sorties (estimées) vers l’apprentissage ou l’agriculture |
11.0 |
11.0 |
10.3 |
10.2 |
10.2 |
|
Total |
100.0 |
100.0 |
100.0 |
100.0 |
100.0 |
Source : MENJVA-MESR DEPP
1 Note d’information
11.27 DECEMBRE 2011, site :
www.education.gouv.fr/statistiques
4) Des suppressions de poste à la rentrée 2012
Le comité technique paritaire ministériel
de l'Éducation nationale a été convoqué mercredi 4 janvier 2012. Il a examiné
la répartition des moyens entre les académies confirmant. Les suppressions
massives d'emplois alors que le nombre d'élèves continue d'augmenter : - 5550 emplois dans le second degré,
- 500 emplois pour les personnels administratifs.
Dans un premier groupe, plus de 2 %
d’emplois supprimés rapportés aux chiffres de septembre 2011,
soit 7 académies donc 5 « petites » comme Besançon, Caen, Limoges,
Reims, la Martinique plus 1 « moyenne » Nancy-Metz et 1
« grosse » Lille.
Un 2ème groupe avec de 1,5 à 2
%
Là est opérée une technique de saupoudrage
sur 9 académies de taille petite (Clermont, Dijon) ou moyenne (Aix-M, Amiens,
Lyon, Orléans, Rouen, Strasbourg) et la plus grosse : Versailles.
Ces 2 groupes (16 académies) font les 4/5 des suppressions.
D’autre part, les 3 plus grosses académies
(Créteil, Lille et Versailles) représentent 26 % des suppressions d’emplois (1
446 sur les 5 550).
Variation académique des moyens en emplois à la rentrée 2012
|
Académie |
Variation
|
Académie |
Variation
|
Académie |
Variation
|
|
Aix-Mars |
-285 |
Limoges |
-147 |
Rouen |
-194 |
|
Amiens |
-242 |
Lyon |
-263 |
Strasbourg |
-193 |
|
Besançon |
-177 |
Montpellier |
-97 |
Toulouse |
-70 |
|
Bordeaux |
-230 |
Nancy-Metz |
-425 |
Versailles |
-495 |
|
Caen |
-221 |
Nantes |
-98 |
Martinique |
-98 |
|
Clermt-Fd |
-105 |
Nice |
-113 |
Guadeloupe |
-35 |
|
Corse |
-25 |
Orléans-T |
-241 |
Guyane |
30 |
|
Créteil |
-362 |
Paris |
-131 |
Réunion |
-87 |
|
Dijon |
-157 |
Poitiers |
-58 |
Métrop+DOM |
-5 600 |
|
Grenoble |
-260 |
Reims |
-177 |
COM |
50 |
|
Lille |
-589 |
Rennes |
-55 |
TOTAL |
-5 550 |
C’est encore un mauvais coup que le ministère
porte à la réussite de tous les élèves, sur l’air de « tout va très
bien… ».
Le SNUEP-FSU appelle les
personnels à se mobiliser dans l'unité en préparant l'action du 31 janvier.
Déclaration SNUEP-FSU au CTM du
4 janvier 2011
RENTREE 2012 : 6500
NOUVELLES SUPPRESSIONS DE POSTES
DANS LE SECOND DEGRE
L’ENSEIGNEMENT
PROFESSIONNEL ENCORE DANS LE COLLIMATEUR
Avec
la poursuite de sa politique de casse de l’emploi public, le gouvernement
continue la destruction massive d’emploi dans l’Éducation Nationale qui
intervient alors que le nombre d’élèves inscrit pour l’année scolaire 2011/2012
était en augmentation (+22572) et le sera encore pour l’année à venir.
Pour
l’enseignement professionnel public, la rentrée 2011 s’est traduite par une
diminution des effectifs constatés (- 8548 élèves) qui peut s’expliquer
par la fin de la mise en place du Bac Pro 3 ans dans certaines
académies (Rennes, etc.) mais aussi par une augmentation des sorties d’élèves
du système scolaire, de plus en plus encouragées par l’EN via des dispositifs
comme développement du pré-apprentissage, de
l’apprentissage ou en raison de la détérioration des conditions d’accueil et
d’étude des élèves.
Le
ministère annonce donc, pour la rentrée 2012, la suppression de 5500 postes
dans le second degré. Ceci se traduira par la suppression de pas moins de 2000
postes de PLP, due pour l’essentiel à la résorption conjoncturelle du
sureffectif consécutif à l’intégration des derniers élèves de BEP dans les
sections du Bac Pro 3 ans.
Cette
annonce vient renforcer l’idée que cette politique ne prépare pas l’avenir. La réforme du
bac pro en 3 ans ne relève que d’une logique comptable : la preuve en est
ainsi faite qu’elle ne participe en rien d’une quelconque
« rénovation » comme le clame le gouvernement depuis
octobre 2007. Il ne suffit pas de truquer les statistiques de réussite au bac
en adjoignant des épreuves de contrôle de facto surévaluées ou en supprimant le
caractère national du diplôme pour conclure à un véritable succès de la
rénovation…
Plus
largement, en matière d’éducation, le gouvernement poursuit le seul objectif de
supprimer des postes. Sous couvert d’austérité, la seule politique en
application abandonne toute ambition éducative pour toutes et tous et
privilégie la réussite d’un petit nombre de méritants au mépris de la majorité.
Cette politique désastreuse contribue à amplifier les inégalités scolaires et
sociales, notamment en lycée professionnel.
Le
SNUEP-FSU dénonce cette « casse » systématisée de l’Éducation Nationale,
service public et laïque et demande que soit mis en place un budget ambitieux
pour la réussite de toutes et de tous, notamment dans l’enseignement
professionnel.
De plus, dans les académies, afin de pouvoir
gérer cette casse, les recteurs demandent, par circulaires, aux Proviseur-es de LP et aux Directeurs/directrices d’EREA
placés sous leur autorité d’étudier toutes les possibilités de mise en place de
« Formations Mixées ».
« Sous
le terme générique de mixage, plusieurs configurations peuvent se
présenter :
· le mixage de formations permet de regrouper les enseignements
communs à plusieurs diplômes d’un même champ, tant en enseignement général
qu'en enseignement professionnel ;
· le mixage de publics (…) rassemble dans une formation des élèves,
des apprentis et/ou des stagiaires de la formation professionnelle
continue ;
· le mixage de parcours (1 + 1 ou 1 + 2) permet une première année
sous statut scolaire et la ou les années suivantes sous contrat d’apprentissage
ou de professionnalisation ;
· le mixage de niveaux consiste à rassembler des jeunes de 1ère
et 2ème année, ou de diplômes de niveaux différents pour
l’acquisition de compétences identifiées. »
Pour
le SNUEP-FSU, toutes ces propositions sont autant d’aberrations pédagogiques
qui nuiront à la qualité des enseignements dispensés et alourdiront
considérablement la charge de travail des PLP y intervenant. De surcroît, il va
de soi que ce type de « mixage » ne pourrait qu’introduire
insidieusement une obligation d’annualisation / globalisation des
horaires des enseignant-es concerné-es,
ce qui est contraire au statut des PLP. En outre, ce statut stipule précisément
qu’un enseignement dans des filières de type apprentissage et/ou formation
continue ne peut se faire que sur la base du volontariat de la part du PLP.
Les
pressions qui s’exercent sur les personnels pour accueillir des apprentis dans
leur classe n’ont pour objectif que de participer au nouveau plan de relance de
l’apprentissage. La volonté d’imposer l’apprentissage en derrière année de
formation n’a pour objectif lui que de permettre au ministère de continuer à
supprimer des milliers de postes dans l’enseignement professionnel public.
Enfin,
le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est
malheureusement pour les services publics encore d’actualité. Tout le monde
aura ainsi bien compris que le « Schéma d’emploi 2012–2013 » proposé
par le Ministre Chatel a pour objectif principal de
répondre à ce dogme. Après avoir réduit à un strict minimum la carte des
formations proposée dans les académies, à l’occasion de la mise en place de la
contre-réforme de la Voie Professionnelle, le Ministre n’a plus pour solution,
dans ce secteur, que de rechercher des économies d’emplois en proposant des
conditions insensées d’enseignement, tant pour les élèves que pour les
professeurs.
Le
SNUEP-FSU s’opposera fermement à ce type de mesure
remettant fondamentalement en question la qualité de la formation initiale
professionnelle sous statut scolaire. Le SNUEP-FSU n’est pas dupe du fait
qu’encore une fois, il est ici question de dévaloriser la Voie Professionnelle
dans le but unique et cynique de pouvoir mieux la démanteler par la suite.
L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL EN CHIFFRES
RERS 4.7 - Le second
cycle professionnel par âge et par sexe
[1] Répartition des élèves du second
cycle professionnel par âge et par sexe à la rentrée 2010
(France
métropolitaine + DOM)
|
|
|
Public |
Privé |
Public +
Privé |
|||||||
|
|
|
Garçons |
Filles |
Total |
Garçons |
Filles |
Total |
Total |
% |
||
|
CAP
en 1 an |
17
ans et moins |
199 |
148 |
347 |
118 |
429 |
547 |
894 |
14,1 |
||
|
18
ans |
301 |
230 |
531 |
110 |
796 |
906 |
1 437 |
22,7 |
|||
|
19
ans et plus |
561 |
447 |
1 008 |
270 |
2 724 |
2 994 |
4 002 |
63,2 |
|||
|
Total |
1 061 |
825 |
1 886 |
498 |
3 949 |
4 447 |
6 333 |
100,0 |
|||
|
CAP
en 2 ans : 1ère année (1) |
15
ans et moins |
4 440 |
2 945 |
7 385 |
1 097 |
1 759 |
2 856 |
10 241 |
16,2 |
||
|
16
ans |
19 545 |
12 234 |
31 779 |
2 634 |
3 566 |
6 200 |
37 979 |
60,1 |
|||
|
17
ans et plus |
6 726 |
4 122 |
10 848 |
1 683 |
2 469 |
4 152 |
15 000 |
23,7 |
|||
|
Total |
30 711 |
19 301 |
50 012 |
5 414 |
7 794 |
13 208 |
63 220 |
100,0 |
|||
|
CAP
en 2 ans : 2ème année (2) |
16
ans et moins |
3 415 |
2 524 |
5 939 |
897 |
1 680 |
2 577 |
8 516 |
15,8 |
||
|
17
ans |
14 531 |
9 983 |
24 514 |
2 159 |
3 310 |
5 469 |
29 983 |
55,8 |
|||
|
18
ans et plus |
6 540 |
4 418 |
10 958 |
1 606 |
2 694 |
4 300 |
15 258 |
28,4 |
|||
|
Total |
24 486 |
16 925 |
41 411 |
4 662 |
7 684 |
12 346 |
53 757 |
100,0 |
|||
|
BEP
en 1 an |
16
ans et moins |
- |
7 |
7 |
4 |
24 |
28 |
35 |
12,9 |
||
|
17
ans |
- |
13 |
13 |
6 |
37 |
43 |
56 |
20,6 |
|||
|
18
ans et plus |
2 |
68 |
70 |
16 |
95 |
111 |
181 |
66,5 |
|||
|
Total |
2 |
88 |
90 |
26 |
156 |
182 |
272 |
100,0 |
|||
|
BEP
en 2 ans : seconde |
15
ans et moins |
995 |
6 620 |
7 615 |
264 |
3 188 |
3 452 |
11 067 |
40,8 |
||
|
16
ans |
999 |
6 859 |
7 858 |
392 |
3 645 |
4 037 |
11 895 |
43,8 |
|||
|
17
ans et plus |
306 |
1 980 |
2 286 |
222 |
1 661 |
1 883 |
4 169 |
15,4 |
|||
|
Total |
2 300 |
15 459 |
17 759 |
878 |
8 494 |
9 372 |
27 131 |
100,0 |
|||
|
BEP
en 2 ans : terminale |
16
ans et moins |
1 282 |
5 861 |
7 143 |
235 |
2 691 |
2 926 |
10 069 |
36,4 |
||
|
17
ans |
1 627 |
6 721 |
8 348 |
420 |
3 394 |
3 814 |
12 162 |
43,9 |
|||
|
18
ans et plus |
787 |
2 498 |
3 285 |
268 |
1 902 |
2 170 |
5 455 |
19,7 |
|||
|
Total |
3 696 |
15 080 |
18 776 |
923 |
7 987 |
8 910 |
27 686 |
100,0 |
|||
|
Bac
pro : seconde pro |
15
ans et moins |
33 476 |
18 943 |
52 419 |
5 617 |
3 979 |
9 596 |
62 015 |
37,1 |
||
|
16
ans |
38 590 |
22 249 |
60 839 |
8 084 |
5 522 |
13 606 |
74 445 |
44,5 |
|||
|
17
ans et plus |
13 867 |
8 048 |
21 915 |
4 904 |
4 075 |
8 979 |
30 894 |
18,5 |
|||
|
Total |
85 933 |
49 240 |
135 173 |
18 605 |
13 576 |
32 181 |
167 354 |
100,0 |
|||
|
Bac pro/BMA : première pro |
16
ans et moins |
24 309 |
14 680 |
38 989 |
4 056 |
2 852 |
6 908 |
45 897 |
22,1 |
||
|
17
ans |
42 542 |
26 230 |
68 772 |
8 161 |
6 085 |
14 246 |
83 018 |
39,9 |
|||
|
18
ans et plus |
38 636 |
24 378 |
63 014 |
8 522 |
7 520 |
16 042 |
79 056 |
38,0 |
|||
|
Total |
105 487 |
65 288 |
170 775 |
20 739 |
16 457 |
37 196 |
207 971 |
100,0 |
|||
|
Bac pro/BMA : terminale pro |
17
ans et moins |
7 273 |
6 151 |
13 424 |
2 031 |
1 619 |
3 650 |
17 074 |
12,0 |
||
|
18
ans |
22 453 |
17 074 |
39 527 |
6 256 |
5 195 |
11 451 |
50 978 |
35,9 |
|||
|
19
ans et plus |
32 380 |
23 894 |
56 274 |
9 349 |
8 274 |
17 623 |
73 897 |
52,1 |
|||
|
Total |
62 106 |
47 119 |
109 225 |
17 636 |
15 088 |
32 724 |
141 949 |
100,0 |
|||
|
Mentions complémentaires |
Total |
1 789 |
3 068 |
4 857 |
344 |
1 479 |
1 823 |
6 680 |
- |
||
|
Formations diverses de niveaux IV et V |
Total |
269 |
2 184 |
2 453 |
130 |
600 |
730 |
3 183 |
- |
||
|
Total second cycle professionnel |
|
317 840 |
234 577 |
552 417 |
69 855 |
83 264 |
153 119 |
705 536 |
|
||
(1)
Y compris 1ère et 2ème années de CAP en 3 ans, 71 élèves à la rentrée 2010
(2)
Y compris 3ème année de CAP en 3 ans, 118 élèves à la rentrée 2010
Sources
: MENJVA-MESR DEPP / Système d’information SCOLARITE
Champ
: Etablissements sous tutelle du MEN
[2] Répartition des élèves en
début de 2nd cycle professionnel en 2010 selon l'origine scolaire (%)
(France métropolitaine
+ DOM, Public + Privé, y compris EREA)
|
Origine |
CAP2 1ère année |
2nde BEP |
2nde Pro |
Lecture : 57,5% des élèves inscrits en
troisième (y compris insertion) l'année précédente sont passés en première
année de CAP en 2 ans à la rentrée 2010. Champ : Etablissements sous tutelle du MEN Source
: MENJVA-MESR DEPP / Système d'information SCOLARITE et enquête16 auprès des
établissements privés hors contrat |
|
3ème
(y compris insertion) |
57,5 |
84,6 |
81,2 |
|
|
3ème
SEGPA |
24,1 |
0,3 |
0,2 |
|
|
2nde
GT |
2,0 |
7,4 |
7,2 |
|
|
Redoublants |
4,1 |
2,0 |
4,9 |
|
|
Autres |
12,2 |
5,7 |
6,5 |
|
|
Ensemble |
100,0 |
100,0 |
100,0 |
|
|
Effectif |
63 122 |
27 131 |
167 354 |
[3]
Evolution des redoublements, passages et sorties (%)
(France métropolitaine + DOM, Public + Privé,
y compris EREA)
|
|
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
2008 |
2009 (1) |
2010 (1) |
|
CAP
2 ans : première année |
||||||||
|
Redoublement |
3,9 |
3,6 |
3,5 |
4,0 |
3,7 |
4,0 |
4,3 |
4,1 |
|
Passage
en 2e année |
77,6 |
77,1 |
77,2 |
76,3 |
75,9 |
76,3 |
76,3 |
76,1 |
|
Passage
en BEP |
2,5 |
2,5 |
2,5 |
2,6 |
2,6 |
1,9 |
0,5 |
0,3 |
|
Autres
orientations |
0,9 |
0,8 |
0,4 |
0,5 |
0,7 |
1,3 |
2,8 |
3,0 |
|
Sorties
(2) |
15,1 |
16,0 |
16,3 |
16,5 |
17,0 |
16,6 |
16,1 |
16,6 |
|
CAP
2 ans : deuxième année |
||||||||
|
Redoublement |
6,9 |
6,6 |
5,8 |
5,3 |
5,6 |
5,5 |
5,3 |
5,1 |
|
Passage
en BEP |
13,6 |
12,4 |
12,7 |
12,0 |
11,5 |
8,8 |
3,1 |
1,0 |
|
Passage
en bac pro |
8,3 |
8,7 |
10,0 |
10,0 |
10,7 |
13,5 |
20,3 |
23,8 |
|
Autres
orientations |
7,5 |
7,1 |
7,4 |
7,6 |
7,5 |
7,9 |
9,1 |
8,1 |
|
Sorties
(2) |
63,8 |
65,2 |
64,1 |
65,1 |
64,7 |
64,3 |
62,2 |
61,9 |
|
Seconde
BEP |
||||||||
|
Redoublement |
4,6 |
4,6 |
4,6 |
4,9 |
4,6 |
3,2 |
0,7 |
1,8 |
|
Passage
en terminale BEP |
84,1 |
84,1 |
83,7 |
82,2 |
81,2 |
81,5 |
80,0 |
88,6 |
|
Passage
en bac pro |
0,1 |
0,1 |
0,1 |
1,5 |
5,2 |
3,3 |
||
|
Autres
orientations |
1,1 |
1,1 |
1,2 |
1,3 |
2,3 |
1,6 |
2,0 |
1,9 |
|
Sorties
(2) |
10,2 |
10,2 |
10,3 |
11,5 |
11,9 |
12,2 |
12,2 |
4,4 |
|
Terminale
BEP |
||||||||
|
Redoublement |
8,2 |
8,0 |
7,6 |
8,7 |
8,3 |
7,5 |
4,7 |
0,8 |
|
Passage
en bac pro |
40,1 |
41,0 |
41,8 |
41,5 |
42,4 |
43,9 |
49,1 |
50,2 |
|
Passage
en bac techno |
14,1 |
13,6 |
13,0 |
11,6 |
10,7 |
10,3 |
10,3 |
10,6 |
|
Autres
orientations |
3,6 |
3,7 |
3,6 |
3,7 |
3,9 |
3,6 |
3,4 |
4,8 |
|
Sorties
(2) |
34,1 |
33,7 |
34,0 |
34,6 |
34,7 |
34,8 |
32,5 |
33,7 |
|
Bac
pro/BMA 2 ans : première |
||||||||
|
Redoublement |
1,6 |
1,6 |
1,6 |
1,8 |
1,6 |
1,9 |
0,0 |
2,3 |
|
Passage
en bac pro / BMA : terminale |
83,7 |
84,6 |
84,6 |
83,3 |
83,7 |
84,0 |
84,6 |
84,9 |
|
Autres
orientations |
0,7 |
0,5 |
0,6 |
0,7 |
0,7 |
0,7 |
2,7 |
8,4 |
|
Sorties
(2) |
14,0 |
13,3 |
13,2 |
14,2 |
14,0 |
13,4 |
12,7 |
4,4 |
|
Bac
pro/BMA 2 ans : terminale |
||||||||
|
Redoublement |
5,7 |
5,5 |
6,0 |
5,3 |
5,0 |
5,1 |
2,9 |
0,1 |
|
Autres
orientations |
3,2 |
3,2 |
3,1 |
2,8 |
3,0 |
3,3 |
3,3 |
6,0 |
|
Orientations
formations et sorties (2) |
91,1 |
91,4 |
90,9 |
91,9 |
91,9 |
91,6 |
93,7 |
93,9 |
|
Bac pro 3 ans : seconde pro |
(3) |
(3) |
(3) |
(3) |
(3) |
|||
|
Redoublement |
8,3 |
5,6 |
5,0 |
|||||
|
Passage
en bac pro 3 ans : première pro |
74,4 |
80,2 |
78,3 |
|||||
|
Autres
orientations |
9,6 |
3,2 |
3,1 |
|||||
|
Sorties
(2) |
7,7 |
10,9 |
13,6 |
|||||
|
Bac
pro 3 ans : première pro |
(3) |
(3) |
(3) |
(3) |
(3) |
(3) |
||
|
Redoublement |
7,9 |
2,3 |
||||||
|
Passage
en bac pro 3 ans : terminale pro |
82,2 |
84,9 |
||||||
|
Autres
orientations et sorties (2) |
9,9 |
12,7 |
||||||
|
Bac pro 3 ans : terminale pro |
(3) |
(3) |
(3) |
(3) |
(3) |
(3) |
(3) |
|
|
Redoublement |
7,8 |
|||||||
|
Autres
orientations et sorties (2) |
92,2 |
(1) Avertissement : compte tenu de la
rénovation de la voie professionnelle, certains taux mesurés sur 2009 et 2010
sont à interpréter avec précaution, notamment sur les formations au BEP et au
bac pro / BMA en 2 ans.
(2) Sorties de l'enseignement secondaire sous
tutelle du Ministère de l'éducation nationale (voir définition du taux de
sortie ci-contre).
(3) Jusqu'à la rentrée 2008, le baccalauréat
professionnel en trois ans était expérimental. Les flux observés, peu
significatifs, ne sont donc pas mentionnés.
Champ : Etablissements sous tutelle du MEN
Source : MENJVA-MESR DEPP / Système
d'information SCOLARITE et enquête16 auprès des établissements privés hors
contrat
ENSEIGNEMENT
PROFESSIONNEL
UNE DÉSTABILISATION CONFIRMÉE
extraits de l’avis du Sénat
• Le Baccalauréat professionnel en trois
ans : une réforme injuste
« Il est même possible de faire une lecture
globale des deux réformes de l’éducation prioritaire et de l’enseignement
professionnel, comme deux moments d’une même volonté de mettre en tension
les segments les plus fragiles du système scolaire, ceux où se concentrent
beaucoup d’enfants de milieu défavorisé. Parallèlement, l’enseignement
supérieur et le lycée général voient leurs moyens préservés, alors qu’ils
s’adressent à des élèves qui connaissent moins de difficultés sociales. »
(p.41)
• Une réforme inefficace
« Dans son principe même, la réforme portait
les germes d’un conflit entre deux priorités potentiellement antagonistes, la
lutte contre le décrochage scolaire et l’élévation du niveau de qualification.
Sa mise en œuvre pratique pourrait malheureusement conduire, éventuellement à
augmenter le nombre de bacheliers, mais surtout à accroître les sorties du
système éducatif. » (p.43)
• Des fondations fragilisées en seconde
professionnelle
« Néanmoins, la hausse des sorties, même vers
d’autres types de formation, constitue clairement « une alerte sur le fonctionnement de la seconde
professionnelle. » 1 Outre les effets délétères de
l’orientation par défaut et par l’échec, que la réforme n’est pas parvenue à
endiguer, il faut pointer notamment la pression sur les élèves plus fragiles
et les défaillances de l’accompagnement personnalisé, pourtant
leitmotiv pédagogique du Ministère. » (p.44)
• Des conclusions s’imposent
« Si
cette tendance se confirmait, la réforme se solderait par un accroissement
sérieux des inégalités sociales et scolaires, qui signerait son échec et la
nécessité d’en revoir profondément l’architecture. » (p.44)
• Pour
garantir une réelle égalité des chances sur tout le territoire national
« C’est pourquoi votre rapporteure
préconise que la cohérence et la complémentarité des parcours soient
assurées dans chaque bassin de formation, afin qu’une offre à la fois de CAP et
de bac professionnel dans des spécialités proches existe au niveau d’une même
zone géographique. À défaut, les diverses passerelles censées garantir la
fluidité des parcours pour s’adapter aux besoins de chaque élève ne resteront
qu’une vaine promesse. » (p.45)
• Du point de vue des entreprises,
des avis mitigés
« Unanimement, les représentants des
entreprises considèrent que la réforme n’a pas été pensée en fonction des
spécificités de l’apprentissage. » (p.46)
• Des ressources qui tendent à se
tarir :
En tout état de cause, les moyens
consacrés au lycée professionnel aussi bien par l’État que par les entreprises
diminuent, notamment en raison d’un affaiblissement alarmant des subventions
aux établissements via le barème de la taxe d’apprentissage. »
(p.46)
• Des distorsions dans le financement
qui grèvent les budgets des établissements
« Au sein du second degré, le public reçoit
12,5 % du produit de la taxe et le privé 10,7 % alors que ce dernier scolarise cinq fois
moins d’élèves ; au sein du second degré public, les lycées généraux et technologiques
reçoivent 4,8 % du produit de la taxe contre seulement 2,9 % pour les lycées
professionnels qui ont de gros besoins et accueillent des élèves plus
fragiles. » (p.47)
• Une certification intermédiaire
dépourvue de cadrage national
« L’incohérence et la complexité de la mise en
œuvre pratique du dispositif de certification intermédiaire l’ont déjà vidé de
sa substance, comme le soulignent unanimement les acteurs de terrain et comme votre
rapporteure le craignait déjà l’an passé. » (p. 48)
• Un contrôle en cours de formation
(CCF) qui ne garantit pas l’égalité des chances
« Le
diplôme intermédiaire et le contrôle en cours de formation cristallisent une
grande partie des écueils de la réforme et en mettent en évidence simultanément
toutes les failles. » (p.48)
• Des (PFMP) qui constituent une
indéniable réussite du corps enseignant
« Pour
autant, il n’a pas été signalé à votre rapporteure de
cas d’élèves qui ne trouvaient pas d’entreprise d’accueil. La mobilisation des
enseignants et des chefs d’établissement qui ont su tisser d’année en année des
liens avec leur environnement économique se révèle payante. » (p.50)
• Des poursuites d’études en section de
technicien supérieur (STS) fragilisées
« Plus
précisément, deux tiers des bacheliers professionnels engagés dans un BTS
venaient du domaine des services mais leur taux de réussite n’était que de 44,8 %. » (p.52)
• Des
inégalités sociales tenaces et récurrentes renforcées par la régionalisation
« Ce
constat conforte malheureusement l’impression générale d’une réforme non
seulement incapable de renverser la logique de tri social mais qui s’en
accommode et le consoliderait presque. » (p.55)
• Un
Acte III 2 hasardeux en gestation de la décentralisation aux
effets prévisibles délétères
« Votre
rapporteure demeure réservée sur l’idée même d’un
service public territorialisé de l’orientation pour les mêmes raisons de
principe qui lui font repousser toute régionalisation de l’éducation nationale,
dont on peut craindre que la territorialisation de la mission d’orientation ne soit
que la première pierre. » (p.57)
• De
la formation initiale des enseignants et de la masterisation
en Lycée Professionnel
« La
mastérisation a ouvert, de l’aveu général des acteurs
de terrain, une crise majeure de recrutement d’enseignants en lycée
professionnel. » (p.58)
• De l’indifférence aux conditions
d’entrée des nouveaux titulaires dans le métier
« Alors que l’enseignement professionnel
rassemble la plus grande proportion d’élèves fragiles et socialement
défavorisés, votre rapporteure déplore avec la plus
grande énergie l’indifférence apparente avec laquelle le Ministère aborde le
recrutement et la formation des enseignants qui y interviennent. » (p
59)
Merci à Pierre Douart,
militant de l’académie de Grenoble, pour la réalisation de cet abstract
Source : Sénat avis n° 110, 17 novembre 2011
http://snuepfsunantes.free.fr/images/stories/document/avisSENATenseignement_pro2011.pdf
Le SNUEP-FSU a été reçu par la
commission du Sénat le 7 novembre et la rapporteure
s’appuie largement sur l’analyse que nous avons développée : réforme
injuste, inefficace, développement du tri social….
1 IGEN-IGAENR, Suivi de la mise en œuvre de la rénovation de la voie
professionnelle, n° 2011-019, février 2011, p. 5.
2
Rapport sur la clarification des compétences des collectivités territoriales,
De Peretti, septembre 2011 http://www.arf.asso.fr/
Acte III de la
décentralisation et développement de l’apprentissage
L’intersyndicale de
l’enseignement professionnel
interpelle le ministre et le
président de l’ARF
|
Les
organisations : CGT
Éduc’action, SNUEP-FSU SNEP-FSU,
SNETAP-FSU SUD
Éducation, SNCL FAEN, Se-UNSA Snetaa-FO, Sgen-CFDT A&D,
SNALC-CSEN-FGAF Syac-CGT, Sea-UNSA réunies en intersyndicale |
Paris,
le 16 décembre 2011 à Monsieur le Ministre de
l’Éducation nationale, de
110,
rue de Grenelle 75357
PARIS SP7 |
Monsieur le Ministre,
Depuis plusieurs mois, différentes déclarations venant du président de
Ainsi, Nicolas Sarkozy a envisagé « la possibilité de rendre obligatoire l’alternance lors des dernières
années de préparation au Baccalauréat professionnel et au CAP ». Si,
pour le Président, alternance signifie apprentissage, 250 000 jeunes se
verraient imposer ce mode de formation chaque année.
Malgré les aides importantes promises par l’État aux employeurs, et
notamment les exonérations de charges qui grèvent le budget de la protection
sociale, et la politique de communication des régions qui visent à promouvoir
les formations par apprentissage qui sont de leur responsabilité depuis
plusieurs années, les objectifs qu’ils se sont fixés ne sont pas atteints. Les
difficultés sont nombreuses : difficultés tant structurelles que
conjoncturelles à trouver un employeur ; crise économique ;
discriminations sexuelle, sociale, raciste ; ruptures de contrats, etc. La
généralisation de l’apprentissage à des niveaux V et IV ne répond ni à tous les
besoins réels de formation initiale ni à la nécessaire élévation du niveau de
qualification des jeunes.
Par ailleurs, l’Association des Régions de France revendique un pilotage
plus important, voire complet, des lycées et notamment de l’enseignement
professionnel, de l’enseignement agricole et de l’orientation. Les conséquences
de ces transferts, quelle que soit leur ampleur, seraient nombreuses tant pour
les publics en formation que pour les personnels. Le transfert de la gestion
des personnels aux régions les amènerait, comme les personnels TOS, à perdre le
statut de fonctionnaire d’État.
L’Intersyndicale de l’enseignement
professionnel public craint que ces orientations politiques organisent de plus
en plus le tri des élèves les plus éloignés de l’école, laissant le traitement
des difficultés scolaires et des décrocheurs à la seule responsabilité des
collectivités locales. À terme, nous craignons un transfert de plus en plus
important des missions de l’État en termes d’éducation vers les Régions, et la
perte du caractère national de la formation et des diplômes, voire l’inégalité
de traitement sur le territoire pour les jeunes.
En conséquence, nous aimerions, Monsieur le Ministre, vous rencontrer
pour un échange plus approfondi sur ces dossiers. Ce sera l’occasion de
clarifier nos positionnements respectifs, et d'échanger sur ces questions.
En souhaitant que notre demande retienne
toute votre attention, veuillez croire, Monsieur le Ministre, en notre
attachement au service public d’Éducation.
L’intersyndicale de l’enseignement
professionnel public
Une même demande
d’audience a été faite formulée par l’intersyndicale de l’EPP auprès du
président de l’association des régions de France, Alain Rousset.
Délai de carence
Chasse aux malades !
Communiqué FSU du
15/11/2011
Le gouvernement
poursuit dans sa volonté de faire payer la crise aux salariés du privé comme du public, sous prétexte de
chasse aux économies. Au nom d'une soi-disant « équité », il tire les
droits de tous les salariés vers le bas en proposant d’allonger encore les
jours de carence dans le privé et d'en instaurer une journée dans le public. C’est inacceptable. Ce n’est pas de
créer un délai de carence dans le public mais de supprimer celui du privé qui
serait équitable !
Il lance dans le même temps une campagne anti-fraude, stigmatisant les
salariés et n’hésite pas à remettre en cause le bien fondé d’arrêts de maladie
jugés de « complaisance » alors qu’ils sont ordonnés par des médecins !
Au lieu d’interroger la réalité des conditions de travail des salariés,
il propose de contrôler encore davantage les arrêts de travail… Pourtant
l'allongement des carrières, l'intensification du travail et les renoncements
aux soins aggravent déjà l'état de santé de la population.
En rognant la progression de l'ONDAM (objectif des dépenses de santé) de
2,8 à 2,5%, en taxant les mutuelles, il dégrade l’accès aux soins de nombre de
citoyens et la qualité du service public hospitalier.
Au lieu de partir à la « chasse aux malades », le gouvernement
devrait prendre des mesures structurelles et à long terme pour sortir de la
crise économique (fin des niches fiscales, réforme de la fiscalité…).
La FSU demande le retrait de la proposition concernant les jours de
carence.
BTS et PLP
Enseigner en Section de Techniciens Supérieurs ?
Depuis 2008 les PLP ont « l’autorisation » d'enseigner en STS
(préparant au BTS) avec la mise en place du Bac Pro en 3 ans. De nombreuses
questions se posent quant aux heures de pondération et de 1ère chaire que touchent les professeurs enseignant
en STS.
Les heures de 1ère chaire sont aussi attribuées en classe de
première et terminale de lycée général et technologique : à notre
connaissance aucun PLP exerçant en première et terminale Bac Pro n'en
bénéficie.
La majoration de service pour effectif réduit que l'on retrouve dans le
même texte ne concerne pas les PLP.
Notre statut est postérieur a celui des certifié-es
ou agrégé-es et ne fait nullement référence ni aux
heures de 1ère chaire ni à la pondération.
Ces décharges,
heures de premières chaires et pondération comme la majoration de service sont
liées au corps et non à la section ou la filière. Les 3 voies ne sont pas à égalité de
traitement (comme déjà vu avec la philo qui n’existe pas en Bac Pro).
Mayotte
Extrait de la déclaration FSU au CTM
Suite au mouvement contre la vie chère à Mayotte, la FSU demande au
ministre de prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre le
retour des collègues qui le souhaitent et qui sont affectés depuis 1 ou 3 ans.
Le ministre doit annuler les avis négatifs opposés par le vice-recteur à la
prolongation des séjours des responsables syndicaux ou du responsable de RESF.
ACTUALITÉ POUR
ALLER PLUS LOIN
• 20 propositions de la
FSU pour l’école de demain : http://www.fsu.fr/IMG/pdf/actu_101125_Les_20_propositions_de_la_FSU_pour_l_ecole_de_demain.pdf
• Sur les rythmes
scolaires : http://www.fsu.fr/IMG/pdf/doss_educ_101013_note_FSU_rythmes.pdf
Du côté des académies
Mortagne au Perche se bat pour
maintenir la SEP
Dans l’académie de Caen, le Rectorat profite de la
fusion du bac pro compta et secrétariat pour réduire l’offre de formation
tertiaire. En effet, il va devoir décider des endroits où il va implanter le
nouveau bac pro Gestion-Administration au moment d’arrêter la carte des
formations pour la rentrée 2012 : là où il ne sera pas ouvert, nous
pouvons facilement craindre que cela participe de la fermeture d’établissements
pro tertiaire ou de sections professionnelles tertiaire implantées dans des
lycées d’enseignement général et technologique.
La menace est d’autant plus forte qu'à
Mortagne-au-Perche les collègues ont été mis devant le fait accompli de la
« suspension-fermeture ? » de la filière comptabilité en juillet
2011 pour la rentrée 2012. Et de l’ouverture d’une 6ème seconde
générale !
Quand les collègues ont creusé un peu plus, ils
ont pris conscience du discours tenu en collège par les principaux, à savoir
que l’administration pousse les 3ème à faire des vœux de 2nde
générale au prétexte qu’ils pourront toujours faire un bac technologique
tertiaire « plus ouvert et favorable
à la poursuite d’études supérieures » plutôt que le bac pro… et en
insistant sur le fait que la vocation d’un diplômé bac pro n’est pas la
poursuite d’études mais l’insertion pro ! Les collègues du lycée de Mortagne au Perche dénoncent ce scandale à deux titres. Le
premier parce qu’on envoie des élèves en difficultés dans des filières où ils
ne pourront pas suivre. Le deuxième, parce qu’on a tous connu des élèves pour
qui, à la fin de la 3ème, la poursuite d’études sup n’était pas
envisagée et qui au final, reprenant goût à l’école, motivés par la filière
choisie, décidaient de faire un BTS.
Par ailleurs, il a été affirmé aux collègues que
la finalité première et principale du nouveau bac tertiaire est l’insertion
professionnelle, la poursuite d’études supérieures étant l’exception voire non
envisageable pour une majorité d’élèves ! Ce discours a été tenu par des
inspecteurs lors de formations auxquelles les collègues de Mortagne
au Perche ont assisté l’an dernier, puis récemment par les instances rectorales
et académiques aux proviseurs lors de réunions sur les effectifs pour la
rentrée 2012…
Depuis mi-novembre, anxieux de ne pas
obtenir l’ouverture du nouveau bac, et donc à court terme d’assister à la
fermeture de la SEP en milieu rural, les collègues du SNUEP-FSU ont contribué à
construire une mobilisation avec l’ensemble des personnels (enseignants sep,
LGT mais aussi agents des lycées) : deux réunions d’information syndicale
ont été organisées. A la dernière, les journalistes locaux ont été conviés à
une conférence de presse. Puis ils ont lancé une pétition papier et sur
internet pour informer les habitants de la région de Mortagne
(http://lapetition.be/en-ligne/petition-10741.html). Ils ont aussi interpellé
le Président du Conseil régional et la Rectrice sur l’intérêt d’ouvrir le
nouveau bac. Ils ont demandé à leur Sénateur-Maire d’intercéder auprès des
instances rectorales et régionales, ce qu’il a fait.
Le 14 décembre, le Rectorat devait communiquer la carte
des formations pour la rentrée 2012 ; trois jours avant, les chefs
d’établissement ont appris par courriel que la réunion était reportée… sans
date de report programmée : les collègues espèrent que c’est le résultat
de leur mobilisation et que c’est bon signe pour eux (ce qui reste à voir, bien
sûr).
Le 15 décembre, pour montrer au Rectorat qu’ils ne le
laisseraient pas gagner du temps, les personnels du lycée de Mortagne au Perche ont profité de la grève pour faire une
AG et de nouveau une conférence de presse…
Les collègues sont confortés par l’avis négatif
rendu par le CSE le 8 décembre dernier (cf. SNUEP infos 177) : cet avis
devrait finir de convaincre les Sénateur-Maire et Proviseur de l’intérêt de
maintenir la SEP à Mortagne au Perche… D’autant plus
qu’un BTS GESTION PME-PMI était jusqu’à présent largement ouvert aux élèves de
bac pro tertiaire (car peu de demandes)… Les collègues de BTS ont rejoint
l’action craignant d’être également menacés si la SEP venait à disparaître.
Le Pass
éducation reconduit pour trois ans
Le ministère a annoncé qu’une nouvelle carte
« pass éducation » sera distribuée aux enseignant-es
par les directeurs d'école et les chefs d'établissement au cours du mois de
janvier 2012. Ce nouveau « pass éducation »
sera valable pour la période 2012-2015. Il remplacera celui diffusé en avril 2009 ».
Il permet à tous les enseignant-es en activité du 1er
et du 2nd degré (public et privé sous contrat) d'accéder
gratuitement aux collections permanentes de plus de 150 musées et monuments
nationaux, dans le but d’y emmener leurs élèves et de les sensibiliser à la
culture.
En attendant, notre
pouvoir d’achat a été sacrément rogné présentée aux salarié-es
et notamment aux PLP avec :
- la poursuite du gel
des salaires entamé en 2010, le décrochage du point d’indice par rapport à
l’inflation,
-10 % de pouvoir
d’achat en 5 ans, le maintien de salaires inférieurs d’un tiers à la moyenne
européenne ;
- l’augmentation des cotisations retraites
(retenue pour pension civile) pour les fonctionnaires, soit au terme de la
réforme l’équivalent d’un trentième en moins sur les fiches de paie ;
- l’accélération de la réforme des retraites
avec raccourcissement d'un an du calendrier de mise en place de la réforme des
retraites portant l'âge légal du départ à la retraite à 62 ans ;
- la taxation des mutuelles à hauteur d’1,5
milliard d’euros ;
- l’imposition d’une à deux journées de délai
de carence pour les congés maladie des fonctionnaires. Soit une double-peine
pour les collègues qui en plus d’être malades seront pénalisé-es
financièrement.
- l’augmentation des impôts avec le
décrochage du seuil de relèvement du barème de l'impôt sur le revenu du taux
d'inflation, ce qui aura pour effet de faire basculer des milliers de foyers
fiscaux dans la première tranche et des milliers d'autres dans la tranche
supérieure.
