n° 043 du 12/03/2006 FSU
Lettre
d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement
Professionnel
« Spécial
Congrès »
Ce numéro de SNUEP infos
est entièrement consacré au débat
préparatoire à notre 2ème Congrès qui se déroulera du 6 au 9 juin
2006.
Il comprend 3 types de textes :
·
Des
contributions soumises au débat par des militant(e)s
ou des courants de pensée ;
·
Des
problématiques par thèmes produites par les différents secteurs qui doivent
permettre d’élaborer les motions des congrès académiques et du congrès
national ;
·
Des
propositions du Bureau National de modifications statutaires qui devront être
votées dans les congrès académiques.
Etant donné son volume ce SNUEP infos ne pourra pas être
envoyé, sous forme papier, aux adhérents qui ne le reçoivent pas
habituellement. Merci aux responsables d’établissement de le communiquer le
plus largement aux membres de leur section syndicale.
Le Secrétariat National
CONTRIBUTIONS
OU DE TENDANCES
Certains camarades, dans
notre syndicat et en dehors, considèrent qu’il n’est pas nécessaire voire
nuisible et inefficace de s’organiser en tendances.
Pourtant
souvenons nous ! Nous
appartenons à une fédération qui reconnaît ce droit puisque c’est l’un des trois piliers sur lesquels
Pourtant
rappelons nous ! Nous avons
construit le SNUEP parce que les
diverses tendances ont accepté de travailler ensemble, dans le respect de leurs
particularités et sans qu’aucune d’elle ne propose de se dissoudre (bien au
contraire chacun des tenants des « courants » historiques se range
derrière son groupe d’origine à chaque instance ou chaque congrès de la
fédération !). Et chacun des « groupes » fondateurs du SNUEP a
accepté et voulu inscrire dans les statuts de notre syndicat le droit de tendance
Et c’est notamment grâce à ce
droit que la démocratie peut réellement exister !
Car il est vrai que toute
l’histoire du syndicalisme est émaillée d’une longue suite de scissions et
d’exclusions qui ont entravé l’unité syndicale nécessaire. Ces ruptures ont
toujours été le produit de désaccords idéologiques ou de divergences non acceptés ; elles ont produit la
« balkanisation » que nous connaissons aujourd’hui dans le
syndicalisme français. La fin de la puissante FEN dans les années
Histoires du passé disent
certains ? … Il est vrai que nous sommes dans une période où l’envahissement et
la pression médiatiques balayent les références à toute idéologie et au passé,
aux valeurs et aux principes, et conduisent certains d’entre nous à refuser de
tirer les enseignements de nos expériences diverses.
Certains pensent aussi qu’il ne sert à rien de
« remuer » le passé syndical
et qu’il s’agit de construire du « neuf »… construire du neuf … sur
du sable ?
C’est cette amnésie et cette « mémoire
courte » qui permettent à d’autres de nous présenter comme progrès ou
comme nouveautés toutes les mesures antisociales qui nous ramènent au 19ème
siècle.
Car comment pouvons nous
construire un instrument de lutte solide sans assimiler les leçons de nos
expériences individuelles, de notre histoire collective et de l’histoire
syndicale ?
Mais … nous dit-on … le SNUEP
est un petit syndicat, nous n’avons pas de temps à perdre en
discussions : il nous faut avant tout être efficaces ! Efficaces,
pourquoi faire et dans quelles directions ?
Comment
pourrions nous construire un instrument de lutte solide et crédible sans réfléchir au sens
profond de la politique gouvernementale et patronale menée contre la formation
professionnelle, sans les replacer dans un contexte général et sans se
donner des perspectives globales et à long terme ?
Comment
pourrions nous construire un instrument revendicatif solide et unitaire sans affiner les
propositions que nous devons faire pour lutter
contre cette politique ?
Si
nous n’avons pas de positions claires sur l’ensemble des problèmes qui sont
d’abord politiques (au sens noble du terme),
nous naviguerons à vue et nous n’agirons qu’en réaction aux attaques menées ou en fonction des pressions de
toutes sortes qui peuvent s’exercer et elles sont nombreuses. Le droit de tendance permet d’affirmer
clairement des positions sans « manipulations », de choisir une
stratégie et de construire un projet global.
Il
est vrai que le passé nous a aussi fait faire l’expérience d’un fonctionnement
en tendances qui a pu entraver l’efficacité
du travail syndical et nous avons
tiré le bilan de ce fonctionnement. C’est ainsi que nous avons toujours
travaillé avec toutes les composantes à l’intérieur du syndicat, sans
exclusive. Pour développer notre instrument de lutte pour la défense de
C’est pourquoi, loin de vouloir dicter à tous une
conduite uniforme ou éliminer ceux qui pensent différemment, notre courant se
veut d’abord une force de réflexion et de propositions à l’intérieur du
syndicat pour :
… Pour défendre et promouvoir
Enseignement Professionnel et le service
public laïque d’éducation …
La
substitution progressive de l’apprentissage à l’enseignement professionnel
public n’est plus à démontrer ! Mais jusqu’où ira-t-elle ? Il est
clair que, pour les libéraux, l’enseignement public devrait se limiter à la
voie générale. Il en résulte que notre combat pour maintenir la spécificité de
la voie professionnelle dans l’éducation nationale est essentiel. Toute
tentative, d’où qu’elle vienne, pour déprofessionnaliser
certains cycles de la voie professionnelle est à
rejeter, y compris à travers le « collège pour tous » ou par le
« lycée unique », fût-il polytechnique.
Si
le palier d’orientation fin de 3ème n’est pas, dans son principe, à
remettre en cause (il permet globalement
une élévation du niveau de culture), il n’est pas contradictoire d’affirmer
que le collège unique ne convient pas à
une proportion significative de jeunes. C’est sur cette proportion de
jeunes à qui le collège ne parvient pas à assurer la réussite que s’appuient
les gouvernements réactionnaires pour les exclure de l’école en général et du
collège en particulier (alternance, apprentissage à 14 ans …) et pour remettre
en cause le droit à l’éducation pour tous. Il y a urgence à proposer de réelles
solutions alternatives pour ces jeunes et à ne plus se cantonner à l’objectif
d’un hypothétique collège idéal qui ne satisfait en fait que la bonne
conscience de certains.
Le
maintien, des années durant, d’élèves en échec est la cause principale de la
violence, de son transfert dans l’école et des difficultés à transmettre les
savoirs : assez d’élèves sacrifiés
et de professeurs qui ne peuvent plus enseigner, ne soyons plus complices de
ce désastre ! Il temps de
reconnaître l’apport pédagogique de l’enseignement professionnel qui
convient mieux à certains élèves que la transmission académique des savoirs.
Dés qu’un élève ne profite plus de l’enseignement classique au collège (à
partir de la 4ème) il faut
pouvoir lui proposer d’autres structures dans un EPLE et sous statut scolaire,
sur le modèle de l’enseignement professionnel ; les domaines
professionnels pouvant s’élargir à d’autres champs de connaissance avec
l’objectif de mener ces jeunes au moins au niveau Bac dans le cadre du service
public d’éducation.
Aujourd’hui
nous disons clairement que refuser cette
alternative, c’est accepter qu’une part significative d’une classe d’âge,
exclue du collège dès 14 ans, alimente l’exploitation de la jeunesse et ouvre
la voie à de nouvelles régressions, entre autres, en tarissant le recrutement
des L.P. L’enseignement professionnel public pourrait contribuer à faire
redémarrer la démocratisation pour peu que l’on favorise et valorise les
poursuites d’études au-delà du Bac Pro, contrairement à l’apprentissage.
Il
ne faut pas céder à la tentation des sirènes qui nous disent que
l’apprentissage public serait un moindre mal. Pour entretenir
la confusion et changer son image, l’implantation de l’apprentissage dans
l’enseignement professionnel est un élément essentiel de la stratégie de ses
promoteurs. Battons-nous contre toute
substitution de formations scolaires par l’apprentissage ! Et si
malgré tout nous sommes contraints de reculer et, momentanément, de céder,
donnons nous pour objectif de démontrer que l’apprentissage ne présente aucun
avantage : pour avoir la même qualité de formation il faut aligner les
conditions d’études des apprentis sur celles des élèves de Lycée Professionnel.
En
définitive la conception libérale de la formation professionnelle n’est qu’au
seul service de l’entreprise : il s’agit de faire en sorte que les jeunes
acceptent la précarité et qu’ils soient formatés à « l’esprit
d’entreprise », nouvelle
« Tables de
…pour résister à la décentralisation, au
démantèlement des services publiques,
à l’abandon par l’état de ses
prérogatives et à l’éclatement de la fonction publique !
La
défense et la promotion de la laïcité, du système éducatif et de la formation
professionnelle publique ne peuvent pas se satisfaire d’une dilution des
responsabilités et d’un émiettement au profit des collectivités territoriales
soumises aux aléas des changements politiques, aux pressions et à la proximité
des « milieux financiers », aux inégalités dans l’implantation du
tissu économique et donc dans la
répartition des ressources et des richesses. La planification et l’organisation
du système d’éducation et de formation professionnelle, la valeur et le
contrôle des diplômes doivent revenir dans le ressort de l’état et à contrario
ne pas être détruits par une organisation locale ou régionale des examens sous
couvert de CCF …
La
qualité et l’efficacité d’un enseignement et d’une formation professionnelle
publiques et laïques dépendent aussi des garanties
apportées aux personnels et donc de leur
statut ! La précarité qui se développe insidieusement et les
prérogatives consenties ou abandonnées aux chefs, petits ou grands, y compris
en matière de recrutement, soumettent de plus en plus les enseignants ou non
enseignants à des pressions de toutes sortes qui les conduisent à des
compromissions et à des renoncements …
L’ensemble
des personnels doit retrouver ou conserver les garanties de la fonction
publique d’état qui seule permet une sérénité professionnelle, une indépendance
pédagogique et une équité territoriale dans l’efficacité et la qualité du
système éducatif.
Jacqueline TOUTAIN, Martine
Michel
MANICHON, Sylvianne DURANT, Jean Claude
Contacts ð guy.berlioux@wanadoo.fr ( 06 63 74 19 96 annie.bourel@wanadoo.fr
QUEL SYNDICALISME POUR LE SNUEP ?
Le congrès de juin 2006 doit être un
moment fort qui permette d’établir un bilan de ces trois années passées, de
réfléchir ensemble pour porter plus loin nos mandats, de s’interroger sur notre
stratégie, nos actions.
Les résultats aux élections professionnelles sont révélateurs de la situation du syndicat. D’une part, il apparaît que le travail sérieux mené dans les académies où nous étions implantés, et où nous sommes parvenus à nous implanter, a payé. Le nombre de représentant en CAPA augmente assez significativement. D’autre part, ces résultats montrent la difficulté du syndicat de s’implanter là où nous n’avons pas vraiment de section académique active. Pour être représenter partout, et c’est un objectif essentiel, nous nous devons de travailler au développement du SNUEP. Il s’agit de consolider les structures existantes et de développer celles qui doivent être mises progressivement en place.
C’est pourquoi un membre
du secrétariat national pourrait avoir cette unique mission de consolider,
développer et soutenir les sections académiques qui se mettent progressivement
en place en métropole et dans l’outre-mer, en recherchant l’appui systématique
de
Nous devons nous fixer l’objectif ambitieux d’avoir dans trois ans des représentants en CAPA partout, et trois sièges au moins en CAPN. Là aussi, nous devrions penser à créer une commission, au moins 2 ans avant les échéances, pour préparer efficacement la campagne et les listes. Sur le terrain, il nous faudrait être plus visible. La réalisation de cette ambition passe surtout par un développement local.
Le nombre des syndiqué-e-s
augmente régulièrement chaque année (avec entre autres 55% de femmes), mais la
profession change, les générations du baby-boom partent à la retraite, et il
nous faut convaincre plus de jeunes et de femmes de s’investir dans le
syndicat : c’est aussi ce qui nous départagera des autres syndicats de PLP
et de CPE. Nous devons penser à renouveler nos cadres militants pour préparer
l’avenir, tout en partageant l’expérience des plus aguerri-e-s.
Egalement, nous devons nous fixer des objectifs de croissance ambitieux qui
nous permettent de développer un syndicalisme de masse et nous en donner les
moyens (cf. supra) pour construire le syndicat majoritaire des PLP et des CPE.
L’organisation
de la communication manque d’un peu de rigueur dans la définition de ses
objectifs. Nous devrions réfléchir à ce qu’elle soit peut-être plus importante,
plus variée, plus dense. En termes concrets, peut-être serait-il souhaitable de
fixer un jour précis par mois pour la parution, en organisant strictement
l’ensemble des étapes de la rédaction, en envisageant la parution de plus de
suppléments. Pour financer cet effort supplémentaire, il pourrait être envisagé
de demander un complément de budget à
Le
découpage des secteurs est à revoir : certains secteurs sont à créer, et
d’autres à diviser (le secteur corpo par exemple) si on ne veut pas épuiser
le/la responsable. Cela nous permettrait de faire progresser plus avant tous
les secteurs.
Nous devons absolument constituer un vivier de jeunes au sein duquel les femmes soient présentes durant les 3 ans à venir, pour ouvrir des perspectives d’avenir : il faut s’en donner les moyens si on ne veut pas être coupé de la base et péricliter.
Les instances à élire prochainement doivent en constituer l’étape principale, et notamment le prochain BN, pour parvenir à insuffler une nouvelle dynamique, rajeunie et féminisée.
Avons nous vraiment pris notre place dans
Jean Sébastien
BELORGEY et Marie-Caroline
jsbelorgey@free.fr ou marie-caroline.guerin@wanadoo.fr
8 mars 2006
Conforté
par les conquêtes féministes, le syndicalisme privilégie l’analyse des
inégalités sociales au détriment des inégalités de sexes. Comme l’opinion
commune, il a tendance à surestimer l’égalité formelle entre femmes et hommes
et à sous estimer la persistance des inégalités et les discriminations sexuées.
Or la domination masculine se perpétue selon des modalités toujours
réinventées. La proclamation du principe d’égalité ne suffit pas à garantir
l’égalité réelle entre les sexes. Des efforts colossaux restent donc à
accomplir pour réduire l’écart entre le
droit et le fait, même dans l’éducation. Faute d’y avoir réfléchi,
l’introduction de la mixité scolaire il y a 40 ans n’a pas produit les effets
escomptés. La ségrégation sexuelle selon les filières (95% de filles en
tertiaire et 5% en industrielle) et les disciplines (scientifiques et
techniques pour les garçons et littéraire pour les filles) reste la norme sans
que personne ne s’en émeuve.
Aussi devons-nous reconnaître la dimension sexiste de cette orientation générée par les préjugés des rôles dits « féminins » et « masculins » attribués aux disciplines et aux métiers afin de pouvoir agir contre la perpétuation de ces stéréotypes sexistes. Seule une éducation anti-sexiste permet la construction d’identités personnelles affranchies du poids des normes sexistes. C’est aussi la tâche d’un syndicalisme enseignant qui contribue à l’émancipation des personnes.
En ce qui concerne la carrière et la retraite des femmes dans l’éducation, le compte n’y est pas non plus. Comme dans les autres fonctions publiques ou dans le secteur privé et malgré des avancées, le déroulement de carrières des femmes est encore en majorité inférieur à celui des hommes. Inévitablement leur retraite l’est aussi. Le recrutement par concours entretient l’illusion que les femmes sont traitées à égalité avec les hommes. C’est opportunément oublier la structuration de la société définie par la division sexuelle du travail productif et reproductif entre les sexes : les arrêts, les temps partiels, les promotions fondées sur la disponibilité, la notation …. Les chiffres témoignent de cette inégalité : les femmes touchent des pensions un tiers inférieur aux hommes. C’est pourquoi la réforme des retraites a touché les femmes de plein fouet et qu’il nous faut toujours la condamner et se battre pour la modifier.
C’est le rôle du syndicalisme de revendiquer une égalité salariale, y compris des retraites, un meilleur accès à la formation continue et aux promotions internes à égalité. Le travail parental incombant quasi-exclusivement aux femmes, il appartient aussi au syndicat non seulement de réclamer une vraie politique d’accueil de la petite enfance mais aussi de l’instituer en son sein. Les jeunes mères – et jeunes pères - doivent pouvoir articuler vie syndicale et professionnelle et vie familiale.
Le taux de syndicalisation des femmes dans l’enseignement est élevé mais chose curieuse plus on s’élève dans la hiérarchie de l’appareil syndical, plus le taux de féminisation s’amoindri.
En conséquence, le syndicat doit se donner les moyens de permettre l’implication des femmes, comme celle des jeunes, à tous les niveaux de responsabilités. Les moyens existent (prise de parole hommes/femmes alternée, modifications statutaires…). Ce texte est la marque de cette volonté que nous souhaitons voir s’accomplir.
Marie-Caroline
Un syndicat « de Femmes » ou les Femmes dans LE
syndicat ?
Certains militants du SNUEP
revendiquent la création d’un « secteur femmes » ! On peut
légitimement se demander en quoi cela permettrait de faire progresser notre
adhésion et notre implication dans le syndicat et
Nous appartenons à une Fédération dont le rôle est d’organiser les relations entre les syndicats, entre des individus et des groupes et dont le fonctionnement repose bien sur le principe d’association et d’entraide.
La réflexion sur le thème des
« droits des femmes » existe déjà dans le cadre fédéral parce que
l’une des missions de
Le syndicat quand à lui est centré sur la défense d’intérêts professionnels communs à ses adhérents..
Le champ de syndicalisation du SNUEP est celui des Professeurs de Lycées Professionnels et des CPE, hommes et femmes indistinctement.
Il serait dangereux de laisser croire aux adhérents que l’on peut défendre séparément les « droits des femmes ». Il faut plutôt leur démontrer que la défense de notre profession et de nos intérêts communs matériels et moraux doit permettre l’épanouissement de chacune et de chacun dans l’exercice de son métier mais aussi d’exercer des responsabilités et d’accéder à des mandats de premier plan dans le syndicat et la fédération.
Rajouter des « e » à
chaque mot n’est pas une priorité car s’il ne s’agissait que de cela pour
rappeler l’existence des femmes cela se saurait. Les adhérentes dont je fais
partie ne le revendiquent pas mais militent pour que le syndicat soit mieux
implanté, qu’il soit plus reconnu et représentatif afin de faire respecter les
droits de chacun et de faire progresser l’égalité et l’équité dans le syndicat
et dans la société. Nous faisons entièrement confiance à
Françoise
Attention … un Bolkenstein pourrait en
cacher un autre !
La directive que l’on croyait enterrée est de retour dans une version certes allégée mais où subsiste néanmoins des menaces toujours dangereuses pour la fonction publique. Notion qui d’ailleurs n’existe plus dans cette directive puisque remplacée par celui de SIG (services d’intérêt général) par opposition aux SIEG (services d’intérêt économique général).
La mobilisation contre la première mouture était née des inquiétudes quand à la libéralisation du droit du travail (exemple du fameux plombier polonais) mais aussi de la mise en concurrence sous-jacente des SIG et des SIEG avec le privé.
Pour le moment il semblerait que
soient exclus du champ d’application de cette directive les services d’intérêts
généraux comme l’éducation, la justice, la police. Mais rien n’empêcherait
qu’un jour futur ou prochain
Ne devrions nous pas en tant que syndicat nous positionner pour réaffirmer notre attachement à un service public non marchand déjà bien compromis par le LDM (Lycée des Métiers), la baisse des recrutements, le non remplacement des enseignants. L’enseignement professionnel est toujours sous la menace d’une séparation d’avec l’Education Nationale pour être confiée au Ministère du Travail. Ce n’est pas un Serpent de mer nous le savons tous ! Nous serions donc les premiers à basculer vers les SIEG si nous ne sommes pas plus attentifs à ces évolutions qui fragiliseraient le service rendu aux nos élèves, nos conditions de travail et nos contenus d’enseignement.
Françoise
Quelques Réflexions d ’AVANT Congrès
Les lignes qui suivent ne veulent ni répéter
ce qui est dans le texte d’Orientation proposé aux adhérents ni reprendre ce
qui est écrit dans la « Contribution AGIR autrement ».Ce ne sont que
des compléments qui n’engagent que moi et qui ne demandent qu’à être partagées.
Sur l’Apprentissage : l’enseignement
professionnel public et laïc est soumis aux coups de boutoirs de toute sorte et
ce n’est pas nouveau ! Mais de plus en plus fréquemment quelques collègues
militants et responsables laissent entendre ou disent clairement que le combat est
perdu et qu’il vaut mieux « contrôler » l’entrée des sections
d’apprentis dans nos lycées, que des CFA publics voire académiques c’est moins
pire que des CFA privés, qu’il vaut mieux certaines choses « chez
nous » plutôt qu’ailleurs etc …
Certes mais c’est
l’apprentissage ! Donc nous y résistons et nous le
combattons ou alors à quoi sert le
SNUEP ? Et si nous résistons ça va de pair aussi avec le refus du
mixage des publics et le mélange des genres par le biais du LDM.
Il y a suffisamment de
syndicats complaisants ou favorables à l’apprentissage et au LDM ou Lycée
« caverne d’Ali Baba ». Notre créneau c’est autre chose : des
valeurs, des principes et s’y tenir. Même si il y a des phases de recul elles
doivent préparer des phases de « reconquête ».
Sur
Des enseignants qui exercent en CFA c’est soit
des PLP, soit des précaires ou statuts privés, soit des « fonctionnaires territoriaux ». Les
premiers ont le statut des PLP mais TOUS
doivent savoir que nous combattons l’apprentissage et que nous voulons que les CFA deviennent
des LP !
Syndiquer des fonctionnaires territoriaux « enseignants » ça veut dire que nous revendiquons pour
eux le statut des PLP et donc celui de fonctionnaires de l’état sauf si
… on est pour la décentralisation des PLP et des CPE et je m’y refuse.
Sur les Titularisations et les Concours :
loin de moi l’idée de négliger ou de mépriser les précaires
sous toutes leurs formes. Sur le terrain nous nous devons d’aider ces collègues
et les aider à se défendre c'est-à-dire à se « déprécariser ».
Il faut donc les inciter à s’inscrire à des concours quand ils le peuvent,
militer pour obtenir la réouverture ou la
re-création de concours adaptés à la diversité des situations,
revendiquer pour eux des conditions correctes de préparation des concours,
demander s’il le faut des « cycles préparatoires » antichambre du
« vrai » concours, etc …, les alerter
contre les risques qu’ils encourent, leur dire ce que l’administration ne leur
dit pas …
Mais pas scier la branche
sur laquelle repose
Sur ce sujet là aussi, si
nous adoptons les mandats d’autres syndicats ou groupes, à quoi sert le SNUEP ?
Alors bien sûr peut-on et
doit-on condamner des collègues « précaires » qui seront tentés
d’accepter un CDI qui leur fait croire à la pérennité de leur
emploi et à une certaine sécurité ? Naturellement
non. Mais notre travail « pédagogique » c’est de leur dire
que ce n’est qu’un pis aller temporaire et qu’à long terme leur demande et la
nôtre c’est qu’ils aient le même statut que nous avec ses avantages et …
ses inconvénients : mutations entre autres …
Réforme de
La spécificité de l’enseignement professionnel initial publique
et laïque auquel nous sommes, je pense, toujours attachés
est indissociable de l’existence d’un corps de PLP spécifique et donc (dans
L’existence de la fonction de CPE
(menacée entre autres par l’alignement européen par le bas) et son rattachement
au monde enseignant (par opposition à l’administratif ou à la
« direction ») passe par le maintien d’un corps, spécifique aussi,
totalement comparable à celui des PLP ou celui des Certifiés mais fondu ni dans
l’un ni dans l’autre.
Soyons clair entre nous
et vis à vis de l’extérieur sur ce sujet comme sur d’autres si nous ne voulons
pas donner des bâtons pour nous faire battre.
Donc pour l’avenir du SNUEP : ni fusion avec un syndicat existant et fréquentable acceptant de
revenir dans
Sur les CPE et leur syndicalisation :
la période n’est pas (et définitivement plus) à un affrontement
suicidaire avec un autre syndicat de
Les CPE, comme les prof
d’EPS, exercent dans tous les établissements du second degré : LP, SEP,
EREA, Lycées et Collèges. S’ils veulent être classés parmi les
« personnels enseignants » deux options syndicales s’offrent à eux
dans le cadre de
-
Soit avoir un syndicat spécifique
à l’image du SNEP (pour les prof d’EPS) qui a l’avantage depuis longtemps
d’être quasiment sans concurrent mais qui devrait parfois imaginer qu’il a des
vrais concurrents … Outre que les CPE sont numériquement moins nombreux et
professionnellement plus isolés (que les prof. d’EPS) leur intérêt
professionnel n’est pas de s’isoler encore plus et d’être coupés des
professeurs.
-
Soit adhérer à un syndicat d’enseignants du
second degré et, dans ce cas, ils n’ont pas à privilégier les
uns plutôt que les autres et doivent donc, quel que soit leur lieu d’exercice,
pouvoir choisir en permanence entre le
syndicat des Certifiés : le SNES et le syndicat des PLP : le SNUEP.
Mieux vaut un ou une CPE
syndiqué qu’un NON syndiqué ! Mieux vaut une ou un CPE à
Et bien sûr balayons
l’idée de demander à quelqu’un de changer de syndicat lorsqu’il change de lieu
d’exercice ! Imaginerait on que tous les PLP nommés en collège et qui sont
de plus en plus nombreux soient syndiqués par le SNES plutôt que par le
SNUEP ? NON ! Voudrait on que les Certifiés et Agrégés déjà
disséminés en LP se syndiquent au SNUEP ? NON
Sur le travail de syndicalisation des PLP et des CPE : globalement
nous devons viser les nouvelles générations, donc être à leur écoute, être
disponibles, être présents dans les IUFM et dans les bahuts et leur expliquer,
leur « enseigner » les valeurs qui sont les nôtres et non pas se
contenter de se lamenter périodiquement sur le thème « les jeunes de
maintenant … ». Le syndicat et ses militants doivent faire œuvre de
pédagogie, transmettre et former … . Pourquoi les nouvelles générations seraient
elles plus mauvaises que les précédentes alors que c’est
nous qui les avons faites … un peu … quand même !
Pour les CPE en
particulier : CPE et professeurs (y compris PLP) ont des
relations complexes et diverses, fondées parfois sur la méfiance et souvent sur
la méconnaissance mutuelle. Les CPE, pour la plupart, n’ont jamais été prof
face à une classe de manière régulière ; les prof,
pour la plupart, n’ont jamais été à la place du CPE. Les professeurs croient
parfois (et c’est rarement justifié) que les CPE sont « du côté du
chef » ou de la hiérarchie et leur prête des prérogatives qu’ils n’ont
pas; beaucoup de professeurs pensent sans doute que les CPE ont un pouvoir
hiérarchique sur eux ce qui n’est pas le cas. Trop de collègues CPE
entretiennent ces impressions et ces confusions, souvent
involontairement ; certains pensent que les prof. ont le « beau
rôle » sous prétexte qu’ils ne font que 18 heures face aux élèves.
Trop de collègues CPE acceptent – officieusement ou au grand jour – de
remplacer le « chef » ou de récupérer certaines de ses
prérogatives : faisant-fonctions d’adjoints, présidence de conseils de
classe … etc …
Nous gagnerions à mieux
nous connaître sur le plan professionnel et chaque militant syndical, voire chaque adhérent, doit être convaincu (par le syndicat) qu’il faut faire l’effort de proposer
l’adhésion aux CPE comme aux PLP ou aux précaires qui remplissent l’une ou
l’autre de ces fonctions et les associer à tous moments aux activités et aux
réflexions syndicales.
Le saucissonnage ou la sectorisation voire l’émiettement du
syndicat : si je pense incontournable le maintien d’un
secteur CPE je me suis toujours gardé de vouloir faire des CPE un syndicat dans
le syndicat ! Toujours refuser l’isolement.
Il faut et il y a par
nécessité, et pour des raisons d’organisation et de responsabilité, des
secteurs qui existent et qui doivent continuer : retraité(e)s, corpo, pédago, mutations, titulaires/non titulaires,
AIS, … mais ce sont des secteurs inter catégoriels …
Faudrait-il, pour chaque
problème global « de société » créer un « secteur
particulier » alors qu’ils existent dans la fédération et que c’est son
rôle avec (bien sûr) mais au delà de ses syndicats : femmes, salaires et
pensions, droits et libertés, problèmes généraux de la fonction publique, … et
on pourrait imaginer beaucoup de motifs et de critères pour découper chaque
syndicat en tranches plus fines les unes que les autres !
Le rôle d’un syndicat et
de ses militants est aussi de faire œuvre d’explication et de pédagogie pour
faire avancer certaines questions qui sont résumées par les termes de :
iniquité, inégalité, injustice (carrières et salaires ou pensions
inférieures pour les femmes, accès aux responsabilités professionnelles ou
syndicales plus difficiles pour elles aussi, etc ….).
Le syndicat doit exiger partout qu’il y ait équité dans la notation et la
progression de carrière, compensation éventuelle des ruptures de carrière dues
aux maternités … ; il doit aussi, le SNUEP, former ses militants et ses
militantes de manière à créer des compétences et des motivations (je ne dis pas
ambitions) permettant à toutes et tous de prétendre aux mêmes fonctions et
responsabilités dans le syndicat et la fédération. Ce qui n’empêche aucunement
le syndicat de mandater des collègues pour contribuer à ces travaux de
réflexion dans le cadre fédéral.
Les inégalités dans la
condition de la femme infirmière scolaire ou AS sont-elles si différentes dans
leur nature que celles de la femme prof ou de
Le rôle d’un syndicat : j’entends parfois
dire que sur tel ou tel sujet on ne peut pas mobiliser car les collègues s’en
f… ; j’ai lu aussi ou entendu qu’il fallait « coller aux
adhérents » c'est-à-dire collecter leurs avis et les répercuter au niveau
des instances du syndicat ! Certes, loin de moi l’idée qu’il ne faut pas
leur demander leur avis ; il faut surtout respecter leurs choix et leurs
votes et donc les mandats qu’ils ont donné au SNUEP ! Mais encore faut-il leur avoir d’abord donné des informations,
avoir fait œuvre de pédagogie pour les convaincre que tel ou tel sujet est important,
leur avoir expliqué les choses, les avoir éclairé sur le sens profond et à long
terme de tel ou tel engagement ou de tel ou tel choix et alors ensuite ils se déterminent en connaissance de cause !
Si l’on ne fait pas ça, si on se contente d’aller dans le sens du vent on fait
de la démagogie et on n’est pas réellement responsable.
La longueur et la clarté ne vont pas
toujours de pair ! J’espère avoir éclairé les un(e)s
sans endormir les autres et je n’ai pas la prétention d’avoir balayé –
loin s’en faut – toutes les questions possibles.
Guy
LES PROBLEMATIQUES
PREPARATOIRES AUX MOTIONS
DES PISTES
POUR
La fluidité des parcours
Rien
ne sera résolu si de profondes modifications concernant les voies de formation
ne sont envisagées.
Quels sont nos
propositions pour améliorer la fluidité entre les trois voies ?
Peut-on envisager des passerelles à
double sens et instaurer de véritables « carrefours »
d’orientation ?
La classe de troisième DVP existe, certaines sont implantées en LP. Il est donc indispensable de se positionner davantage sur l’articulation et le devenir de ces classes.
Que doit on proposer en matière
d’orientation ?
Doit
-on faire évoluer ces sections ?
Quelle doit être notre position
relative aux formes d’alternance au collège en prenant en compte ces
classes ?
Quelles sont les propositions du
SNUEP pour la diversification du collège ?
Doit-on envisager de dispositifs
de liaison entre les équipes pédagogique des collèges et celles des lycées
professionnels ?
Le CAP en 2 années a évolué. Nos mandats doivent le prendre en compte.
Doit-il être réservé aux seuls
élèves en difficultés et aux élèves issus de SEGPA ?
Quelles perspectives devons- nous
défendre pour l ‘avenir de ces élèves ?
Ces sections sont menacées par d’autres dispositifs proposés par le Ministère et les Régions.
Comment renforcer la pertinence
de ces sections pour les intégrer pleinement dans un Baccalauréat Professionnel
en 4 années ?
Quelle réflexion syndicale
poursuivons-nous par rapport aux BEP du secteur tertiaire ?
Le
baccalauréat professionnel est un diplôme reconnu et apprécié. Face à la
volonté de certains de développer des sections en trois années qui ne
concernent (dans les textes) que peu d’élèves de BEP, nous devons affiner notre
stratégie.
Face aux tentatives
ministérielles, quelles propositions avançons- nous pour réagir ?
Doit on envisager
un BAC PRO en 4 ans avec des carrefours d’accès pour des élèves issus des
autres voies de formation ?
Que devons- nous exiger en
matière de poursuite d’études pour nos élèves ?
Les LP doivent ils accueillir de
nouvelles sections post-bac ?
Doit-on développer des modules de
formation en enseignement général ?
Quelles stratégies syndicales
développons-nous pour contrer les tentatives de limiter l’acquisition des
savoirs fondamentaux ?
Quelles
positions devons -nous adopter face à la remise en
cause des sections en 1 ans (CAP, BEP, Mentions complémentaires)
La
liaison avec les CPC est à mettre en place. Malgré les difficultés, nous devons
travailler davantage à ce niveau.
Quelle organisation mettons-nous
en place à partir de la rentrée 2006 ?
Comment renforçons- nous la mise
en place de nos correspondants disciplinaires ?
Face à la mise en place de l’apprentissage, nous devons renforcer notre position au niveau pédagogique
Quels sont
les arguments supplémentaires à ajouter au niveau pédagogique pour valoriser la
voie scolaire dans le cadre des poursuites d’études de nos élèves ?
Accueil des élèves en difficultés
Quelles
formes de cycles professionnels individualisés doit–on proposer pour accueillir
ces élèves et organiser l’orientation ?
Sous quelles
formes doit-on les envisager ?
Nous accueillons fréquemment en LP, des élèves qui,
dès le collège, ont été rebutés par un enseignement trop théorique dans lequel
le sens des savoirs à acquérir n’a pas été explicité.
Comment, alors empêcher la démotivation de la
majorité des élèves du collège?
Comment donner du sens aux savoirs fondamentaux et
faire naître de nouveaux besoins de connaissance ? Quelles pédagogies
mettre en place en amont du LP ?
Recourir au concret ou encore rassembler les élèves
autour d’un projet pluridisciplinaire les amènerait à être acteurs de leur
formation mais comment mettre en place ce type de pédagogie dans un
environnement scolaire cloisonné par les programmes, étiqueté, normalisé, dans
lequel l’adulte est soit cantonné à accomplir la seule tâche qui est celle de
sa fonction soit contraint de se disperser dans des tâches administratives,
disciplinaires ou de vie sociale des élèves?
Que propose-t-on aux enseignants et à leur classe en terme de moyens
pour s’impliquer dans ce type de pédagogie?
De plus, on peut s’interroger sur les structures
proposées aux collégiens en difficulté afin de lutter contre le sentiment
d’exclusion, la passivité ou la révolte de l’élève qui se heurte à des savoirs qu’il ne comprend pas et qu’il
refuse plus ou moins violemment. Il s’en suit une sélection des élèves qui
conduit à l’exclusion puis à la déscolarisation.
Enfin, les apprentissages fondamentaux ne prendront
toute leur importance que s’ils sont reconnus et valorisés par la famille de
l’élève. Or, dans cette société où la nécessaire activité salariale des adultes
les empêche d’être disponibles et réceptifs aux attentes des élèves, comment
impliquer les familles dans la construction du savoir de leurs enfants ?
Comment obliger l’institution à pallier les
déficiences parentales ? (Etude obligatoire, collège ouvert...)
Comment
rénover l’orientation pour la rendre judicieuse et attractive ? Quels doivent être les acteurs de cette
orientation ? Comment se baser sur les capacités et le potentiel d’un
élève et non plus privilégier ses souhaits et ceux de sa famille en
choisissant une filière existant dans
l’établissement le plus proche afin de ne se couper ni de sa famille ni de ses
amis ?
Comment se positionner par rapport à l’utilisation
des 3ème DVP, classe type de l’orientation par l’échec des
savoirs ? Quelles structures nouvelles
mettre en place pour une orientation collège / lycée?
D’ailleurs, tous les élèves ne devraient-ils pas
avoir une connaissance des branches professionnelles ?
En accueillant alors des élèves ayant une
connaissance des champs professionnels, le LP pourra valoriser son cursus en
mettant en relief ses formations qualifiantes et les possibilités de rejoindre
un système d’études longues en multipliant les passerelles. Quelle perméabilité
des voies souhaitons-nous ?
Depuis plusieurs
années les gouvernements utilisent l’incapacité du collège à faire réussir tous
les élèves, pour les évacuer de plus en plus tôt et de plus en plus massivement
vers l’apprentissage espérant réduire, voire
tarir le recrutement en LP.
S’interroger sur le socle commun de compétences
c’est s’intéresser à nos élèves de demain. Quelles compétences nos élèves
entrants de LP auront-ils acquises lors des années antérieures? Pourront-ils
être en adéquation avec les exigences du monde du travail qui sont :
« culture générale » et « comportement » (parfois même au
détriment des savoir-faire) ?
L’école se doit de réduire les inégalités et de
faciliter l’accès au savoir et à la culture, or, face aux difficultés
rencontrées par nos collègues de collège, la proposition de socle commun de
compétences affiche des objectifs moins ambitieux : il ne s’agit plus de
transmission des savoirs et de mode de pensée mais de connaissances minimum
refusant nombre d’outils intellectuels au futur ouvrier.
Quel serait l’enjeu d’une acceptation de ce socle
sur notre conception de l’individu ? On peut légitimement s’interroger sur
la sélection des élèves quand on sait que ceux qui n’auront pu atteindre les
éléments du socle verront leur cas examiné par le Haut Conseil de
Comment accepter ce socle commun ? N’est-ce pas
contribuer à accentuer les inégalités sociales existantes ?
Par quoi le remplacer ? Quelle ambition de la
réussite proposons-nous à nos enfants ? Peut-on accepter une école
ségrégative ?
On peut également se demander si une culture commune
est possible lorsque des valeurs qui sont les nôtres (valeurs républicaines et
judéo-chrétiennes) sont rejetées par une
partie de nos élèves :
(place de la femme dans une société…. ( les filles,
elles-mêmes, se contentent d’attendre la date de leur mariage et ne viennent
donc pas pour apprendre un métier, ni pour être indépendantes), rôle de la
religion et de l’Etat, le programme
d’Histoire est remis en cause sous prétexte qu’il ne retrace pas leur passé…)
violences
et difficultés scolaires
·
Au-delà de tous les phénomènes de violences on
traitera de l’ensemble des difficultés à enseigner, notamment lié au manque de
motivations, à l’absentéisme, à la faiblesse des niveaux scolaires, à l’hétérogénéité des classes….
· Outre que cela pourrit la vie professionnelle et souvent la vie tout court de beaucoup de collègues, cela est et sera utilisé pour dénigrer le service public et contribuera à le démolir
· Comment apprécier l’ampleur de ces phénomènes ? L’administration n’a-t-elle pas tendance à les masquer ou les minimiser ? A l’exemple de l’affaire d’Etampes, les médias au contraire n’ont-ils pas tendance à les monter en épingle, à agir comme révélateur, voire catalyseur ou accélérateur ? Quels outils pour « mesurer » le phénomène ?Quelle est la fiabilité des statistiques ? Nos établissements sont-ils particulièrement touchés ?…..
· ……
2) Quelles causes ?
a) Sociétales :
· Changement du regard de la société sur les enfants et les adolescents ;
· Pertes de certains repères et valeurs concernant le respect des autres, des institutions, de l’autorité….
· La laïcité passe au second plan au profit du droit à la différence qui engendre une montée des communautarismes et des tensions qu’ils peuvent susciter ;
· Influence des médias ;
· …..
b) Sociales :
· Dégâts sociaux d’une société de plus en plus inégalitaire : exclusion sociale, paupérisation et ghettoïsation de certains quartiers ;
· Panne de démocratisation de l’école qui pour beaucoup n’apparaît plus comme une possibilité d’ascenseur social. Recherche de solutions individuelles pour s’en sortir, marginalité ; sociétés parallèles….
· Chômage persistant depuis plusieurs décennies qui mine l’espoir d’une vie meilleure, discriminations à l’embauche ou à l’entrée en stage….
· ……
c)
Educatives et pédagogiques
La fonction et le fonctionnement de l’école évolue :
· La demande éducative change : devient plus consumériste et utilitariste
· Ouverture de l’école entraîne une perméabilité à la vie sociale et à ses travers dont la violence ;
· De fait, l’école accueille quasiment tous les jeunes jusqu’à 18 ans.
· …..
· N’a-t-on pas abusé des méthodes dites actives, de découverte, de l’école « sans peine », des projets tous azimuts, au détriment du travail, de la répétition et de la vérification que le niveau était atteint par tous.
· Le redoublement n’est pas la panacée, mais le passage systématique dans la classe supérieure engendre pour certains élèves des difficultés qui deviennent vite insurmontables.
· En deçà des conseils de disciplines, des punitions éducatives passées de mode et de moins en moins dissuasives. Des élèves exclus qui passent d’établissement en établissement…
· …..
· …qui rencontre toujours un public récalcitrant à entrer dans le moule. On peut comprendre que des jeunes maintenus en échec pendant des années manifestent une certaine révolte….
· Plus longue est la durée de l’échec, plus difficile est la remotivation !
· …..
3) Quels remèdes ?
· Un impératif dans l’intérêt des élèves et des enseignants : restaurer un climat de sérénité dans les établissements et les classes propice à la transmission des savoirs, est-ce réalisable partout ?
· En matière de violences et de difficultés à enseigner les facteurs précédents expliquent la situation actuelle. Si on ne peut pas espérer que l’école change la société, elle peut néanmoins agir sur ce qui est de son ressort ;
· Faut-il considérer que les évolutions sociétales sont inéluctables, qu’il faut s’y adapter et se contenter de former les enseignants à la gestion des conflits ?
· Faut-il importer dans l’école les méthodes répressives utilisées par la société (la police dans l’école) et considérer que les élèves étant des citoyens à part entière peuvent les subir sans inconvénients ?
· Faut-il se contenter de dénoncer ces méthodes (l’arsenal Sarkosy), sans rien proposer ?
· Ne faut-il pas au contraire considérer que les élèves ne sont que des apprentis-citoyens, que dans certaines limites, ils ont droit à l’erreur et à la faute, que dans l’immense majorité des cas, ces fautes devraient être sanctionnées par des punitions éducatives rapides et proportionnées ?
· Tolérance zéro, pourquoi pas ? s’il s’agit d’œuvrer dans le cadre d’une discipline interne à l’établissement, pour ne rien laisser passer de ce qui a été collectivement défini comme inacceptable. Mais a-t-on les moyens de l’appliquer ? quels moyens seraient souhaitables ?
· Plutôt que d’introduire des policiers dans les établissements, l’effort financier ne devraient-ils pas porter sur les moyens à donner aux établissements pour faire respecter de manière éducative les règles fixées en commun en restaurant, notamment, les moyens en personnels d’éducation et de surveillance.
· Comment sanctionner un jeune de manière adaptée à la faute commise sans compromettre son avenir ? Que faire des élèves exclus d’établissement ?
· Restaurer confiance et sérénité n’est pas qu’une affaire de moyens, c’est aussi affaire de détermination et de volonté, de ce point de vue le rôle du chef d’établissement est déterminant pour assurer la cohésion d’une équipe. Est-ce compatible avec l’introduction de plus en plus pressante de critères au soi-disant mérite qui risquent de casser les solidarités et le travail d’équipe ?
· Sans le dépistage et le traitement de toutes les difficultés scolaires le plus tôt possible, toute solution n’est-elle pas illusoire ? Ce qui impliquerait :
o Des moyens en personnels qualifiés pour former des équipes pluridisciplinaires dès la maternelle
o Des solutions alternatives en rupture avec ce qui se fait actuellement au collège pour les élèves qui n’y réussissent pas (en relation avec la problématique collège)
o ……
Vers un cadre européen des certifications professionnelles
Ainsi, la commission européenne a soumis à concertation, dans la précipitation, aux pays de l’UE, un Cadre Européen des Certifications Professionnelles (CECP), avec , dans le calendrier prévu, l’adoption d’une recommandation pour le printemps 2006.
Notons que le mécontentement de
C’est une étape dans le processus de Bruges - Copenhague :
- mars 2002, le sommet de Barcelone décide d’instaurer une coopération plus étroite dans le domaine de la formation professionnelle (sur le modèle du processus de Bologne pour l’enseignement supérieur)
- décembre 2004, la conférence ministérielle donne pour priorité l’élaboration de ce cadre européen des certifications professionnelles
- mars 2005, le Conseil de l’Europe demande l’adoption du CECP pour 2006.
« Le
marché européen de l’emploi ne pourra pas fonctionner de façon efficace et
fluide tant qu’il n’existera pas de cadre européen servant de référence commune
pour la reconnaissance des qualifications…un tel cadre devrait s’appuyer sur
des cadres nationaux eux-mêmes cohérents … ». Rapport 2004/C104
1.
les éléments du CECP
Il s’appuie sur 8 niveaux de référence, répartis en 6 compétences regroupées en types : connaissances, savoir-faire, compétences personnelles et professionnelles (autonomie et responsabilité, capacité à apprendre, compétences à communiquer et gérer des relations interpersonnelles et enfin, compétences à l’exercice de l’activité professionnelle)
2.
Ses objectifs
- Permettre les comparaisons entre les systèmes nationaux et favoriser leur convergence
- Permettre les comparaisons à l’intérieur d’un pays (comparer CQP et diplômes ?)
- Fournir de modèle pour les évolutions des certifications.
Mais pas question que ce cadre apporte une forme de garantie collective pour les salariés et leurs syndicats .
3. Ses principes et procédures
Il s’appuie, entre autres sur l’assurance qualité (pour tous les dispositifs d’enseignement et de formation avec leur évaluation régulière) , la validation des apprentissages formel et non formel.
4.
Les outils
D’une part des dispositifs existants déjà (Europass), d’autre part un système de transfert et d’accumulation de crédits.
- L’expression « service public d’éducation » n’apparaît pas une seule fois.
- Le terme « qualification » a disparu : le CECP évalue les performances des « résultats d’apprentissage » et des « compétences sociales ».
- L’objectif de créer un véritable marché du travail ne semble plus prioritaire. Par contre, une des fonctions essentielles du cadre est de constituer un guide de réforme des systèmes nationaux.
-
Les certifications sectorielles (CQP) sont autant considérées que les diplômes nationaux.
Ce projet
n’entraîne-t-il pas la mise à mal du service public d’éducation et des diplômes
nationaux, et par là même l’existence,
déjà menacée, des Lycées professionnels ?
Qu’en est-il de la défense du salarié, qui se retrouve seul face à l’employeur et doit faire la preuve de son « employabilité » en faisant la démonstration de ses acquis ?
Comment organiser un véritable marché du travail qui s’appuie sur un droit social européen et non un asservissement à l’Europe libérale ?
Ces
quelques interrogations pourraient alimenter notre débat lors de notre congrès national .
APPRENTIS
Historique :
Deux voies de formations professionnelles cohabitent pratiquement depuis l’origine.
L’enseignement professionnel public dispensé actuellement dans les LP où le jeune est sous statut scolaire et l’apprentissage sous statut salarié principalement du ressort des CFA.
Quelques dates :
En 1919, la loi Astier jette les bases d’une scolarisation de la formation professionnelle.
1959 voit la création des CET, qui se transformeront en LEP en 1975 et pour finir en LP en 1985.
Jusqu’à la fin des années 80 les effectifs des jeunes apprentis n’ont cessé de baisser, puis, la tendance s’est inversée sous l’impulsion de nombreux plans de relances de l’apprentissage (gouvernement Cresson, Balladur, qui avec l’adoption de la loi quinquennale de 93, confie aux régions la responsabilité de la formation professionnelle).
Constat :
L’apprentissage présente de nombreux inconvénients :
Impossibilité d’entreprendre ou de poursuivre des études sans entreprise d’accueil (à noter une sous représentation des jeunes issus de l’immigration et des filles), conditions de formation discutables avec des horaires parfois excessifs dans l’entreprise et l’autorisation du travail de nuit et le week-end, fatigue accrue pour les jeunes et difficulté de mener de front le travail en entreprise et les études, taux de rupture de contrats importants sur certains secteurs, réussite aux examens plus faible qu’en LP (pourrait se réduire avec la dégradation des conditions de travail dans nos établissements et la généralisation du CCF) …
L’apprentissage offrirait aux jeunes une meilleure insertion professionnelle, affirmation démentie par une récente étude du CEREQ (2005) qui souligne, notamment pour les niveaux V :
« En terme d’accès à l’emploi, le niveau de formation prime sur la filière de formation. La poursuite d’études par la voie scolaire protège toujours mieux du chômage qu’une orientation précoce en CFA »
Tendances :
Malgré ce constat, depuis les années 80, les différents gouvernements et les régions ont pourtant établi de nombreux plans de relance de l’apprentissage. Parallèlement les deux voies se sont rapprochées avec une présence plus forte des apprentis en centre de formation et des périodes de formation plus longues en entreprise pour les scolaires.
Il est à noter l’importance de la situation économique du pays sur la formation professionnelle :
Pendant les « 30 glorieuses » la modernité voulait que l’on sorte les jeunes et la formation des entreprises alors qu’en période de difficulté économique, c’est l’inverse qui se produit.
Il est vrai que la jeunesse constitue, dans la logique libérale actuelle, un réservoir important pour alimenter en main d’œuvre bon marché les métiers en tension (BTP, Hôtellerie-Restauration, …) ; l’apprentissage permet aussi au chef d’entreprise un contrôle important de ses plus jeunes employés (les moins jeunes aussi, avec le CPE maintenant).
Les lois Fillon et Borloo préconisent un développement important de l’apprentissage consulaire et l’implantation de sections d’apprentissages dans les LP.
La réforme de la taxe d’apprentissage et l’apprentissage à 14 ans vont dans le même sens.
Le choix du modèle prédominant semble fait.
Ce choix essentiellement basé sur des critères économiques profitera plus aux entreprises qu’aux jeunes.
Réflexion à mener :
Quelle attitude avoir devant cet état de fait et comment le dénoncer ?
Quel devenir pour l’enseignement professionnel français face au modèle libéral et aux choix européens également tournés vers l’apprentissage ?
Les LP doivent-ils servir de régulateur ethnico-social concentrant une population de jeunes que les entreprises refuseront ?
Comment prendre en compte syndicalement la situation des collègues enseignant en section d’apprentissage ?
La liste n’est pas limitative mais c’est bien sur tous ces points, qu’à l’issu de son congrès, le SNUEP devra se positionner clairement.
Les STAGES/PFE en entreprises ont déjà fait l’objet au SNUEP d’un groupe de travail (tertiaire), d’un questionnaire et d’une « Motion » (congrès du SNUEP).
Ils sont plus que jamais d’actualité !.
Le SNUEP doit avoir une réflexion collective et responsable sur la situation actuelle et le devenir à souhaiter de ces STAGES/ PFE.
Les quelques pistes -ci-dessous- devraient permettre aux Congrès Académiques d’engranger des
idées, de faire des propositions et permettre ainsi de faire avancer le débat sur ce thème « urticant » !!
1)
Le système
éducatif vit en dehors de « l’Espace Entreprise ».
o Un enseignement professionnel crédible peut-il faire l’impasse sur des
stages-PFE pour ses élèves ?
o Peut-on dire qu’une Entreprise est formatrice ? (comme on l’entend de plus en plus dans les Conseils Régionaux ).
o Ces stages existent depuis 1980, serait-il envisageable de faire machine arrière ?
o Doit–on en exiger un bilan « général » ?
o Quel lien trouver avec l’Entreprise ?
2)
L’apport des stages/PFE
o
Quel est aujourd’hui l’apport réel des stages/PFE en entreprise ?
o
Quel devrait être (pourrait être) cet
apport ?
o
Peut-on en améliorer le qualitatif ?
3) Notre
positionnement
Peut-on avoir une attitude « unique » concernant ces stages/PFE ?
o Doit-on moduler notre position en fonction des branches professionnelles
(qui sont très diversifiées), des diplômes, des attendus selon les disciplines ?
o Des domaines sont-ils à privilégier pour ces Stages/PFE en fonction des spécialités ?
Doit-on alors parler de Formation ?
de Découverte ?
d’Application des connaissances en complémentarité ?
d’évaluation (pour les PFE) ?
Mais alors :
Quelle durée ? Quelle solutions ou remèdes pour en améliorer la qualité ?
4) Comment envisager une allocation d’autonomie pour nos élèves ?
o
Dans quelles conditions ?
o
Quelles propositions ?
o
Qui alimente les fonds de cette
allocation ?
5) Les principaux
« dysfonctionnements » et problèmes
o
Formation des tuteurs ?
o
Difficultés des suivi
de stage ?
o
Difficultés de plus en plus grande à trouver des
entreprises d’accueil ?
o
Pratiques discriminatoires des
entreprises ?
o
Disparité des PFE
ORIENTATIONS REGIONALES et VALIDATION des ACQUIS et de L’EXPERIENCE
Le temps de la séparation de la formation professionnelle initiale (réservée à l’Education Nationale) et des formations professionnelles par apprentissage ou continues (gérées le plus souvent par les Régions) semble bien révolu !!!
Le congrès devra se pencher sérieusement sur les réponses à
apporter aux questions que posent les Plans Régionaux de Développement de
Le désengagement de l’Etat est double : Sur le plan de
l’organisation , la responsabilité est partagée entre les Rectorats et
Ces nouvelles orientations induisent l’éclatement de la formation professionnelle en formations régionales. Dans ce domaine, l’Education n’aura plus rien de Nationale, mais le Congrès du S.National.U.E.P. devra- t’il apporter une réponse ou plusieurs suivant les régions ?
Le dernier éclatement qui nous guette est pédagogique (pas
le secteur),
Quels mandats faudra t’il voter pour garantir un véritable service public d’enseignement professionnel initial ?
V.A.E.
L’idée de départ peut paraître légitime, mais à y regarder
de près, elle constitue un véritable détournement des voies classiques
d’obtention des diplômes. Comment infléchir cette tendance pour un processus
inscrit dans
§ Toute procédure entamée est tellement lourde qu’elle doit aboutir
§
La maîtrise du processus revient-elle
essentiellement au Rectorat par
§ L’opposition à ce système ne favorise- t’elle pas une simple adaptation au poste de travail ou à l’embauche, ou les contrats de qualification au détriment des diplômes
§ De quels critères disposent les jurys pour respecter les référentiels des diplômes ?
§ Quel coût pour le salarié, pour l’Entreprise ? Faut-il acheter son diplôme ?
On peut légitimement se poser des questions sur
Secteur corpo
PRÉCARITÉ
Dans l’Éducation Nationale, toute personne qui n’est pas titulaire d’un poste est un précaire. Dans les EPLE nous avons en moyenne 20 % de précaires, et 50 % dans les Greta et les MGI, voir plus selon les académies.
Le Congrès demande
l’élaboration d’un plan pluriannuel de titularisation avec une grille commune
d’échelons et d’indices pour tous les non titulaires basée sur la grille des
PLP. Nous devons ré-ouvrir les concours réservés et l’examen professionnel. Le
concours est en effet le seul moyen d’assurer l’égalité d’accès aux emplois et
l’homogénéité du recrutement, à la condition expresse que les postes offerts
soient en nombre suffisant et que les possibilités matérielles de préparation
soient satisfaisantes, notamment par des aménagements de service.
En attendant, tout ce qui concerne les précaires doit être traité en CAPA dans toutes les Académies. Le CDI proposé par les mesures gouvernementales aux plus de 50 ans doit se transformer en Titularisation dans toute l’Éducation Nationale.
Le Congrès exige AUSSI que
les personnels enseignants non titulaires bénéficient des mêmes montants
de primes que les titulaires.
Le SNUEP réclame la suppression des vacataires 200 heures au profit de postes de TZR ou de «Contractuel ».
Le SNUEP se doit d’accueillir, d’aider, d’encadrer (et de syndiquer bien
sûr) les « précaires » des établissements, pour les protéger de
l’autoritarisme des directions, les intégrer dans les équipes éducatives et
mener avec eux la lutte pour leur titularisation.
Et le CDD/CDI ?
Faut-il le condamner ?
Faut-il exiger son application pour tous ?
Faut-il exiger que tous les non-titulaires qui sont en CDI signent bien ce type de contrat définitif et
non un avenant et qu’ils bénéficient
d’une grille d’échelons et d’indices similaires aux PLP ?
Elections
Faut-il revendiquer que les personnels non-titulaires qui sont en CDI
aient le droit de voter et de se présenter sur les listes aux Élections
Professionnelles ?
Quelle formation voulons nous pour les futurs enseignants ?
La réforme Fillon a intégré l’IUFM au sein des Universités (application entre 2006 et 2008), Mérieux parle de désintégration expliquant que le risque de cassure entre l’année de préparation aux concours et l’année de stage va s’aggraver.
Il estime que le lien entre la formation théorique et l’établissement de rattachement du stagiaire va se fragiliser et que les formations professionnelles et technologiques seront les plus menacées.
Le ministère plaide pour un rapprochement entre formation universitaire et formation des futurs enseignants pour :
- adosser la formation à la recherche
- créer un master correspondant au niveau d’études effectif
- utiliser les dispositifs de la formation continue organisée par les IUFM en les destinant aux enseignants du supérieur
- organiser la formation sur une plus longue échelle ….
On sait que les réformes engagées actuellement afin de réformer le système scolaire est basé sur une logique budgétaire : extension du CCF pour diminuer les frais d’examen, suppression de filières, suppression de postes, remplacement des absences de courte durée …. . C’est la même optique qui prévaut pour l’intégration des IUFM dans les Universités : choix de l’allongement du stage en responsabilité (économie de postes enseignants titulaires). Les stagiaires deviennent bouche trous et cela aux dépens d’une formation pédagogique et professionnelle de qualité. Les stages ne sont pas toujours de niveau équivalent et souvent les stagiaires en font les frais.
On peut légitiment craindre que les budgets alloués actuellement aux IUFM soient fondus dans les budgets des Universités, ce qui entraînerait plus d’opacité sur le fonctionnement de la formation des enseignants.
Au congrès fondateur du SNUEP nous avions formulé ce qui nous semblait primordial pour la formation initiale des futurs enseignants. Faut-il reprendre ses revendications :
- juste équilibre de la bivalence
- formation juridique sur la responsabilité des personnels, fonctionnement des EPLE, des différentes missions en collaboration avec les équipes pédagogiques, CPE, infirmières, ….
- Pédagogie prenant en compte les difficultés croissantes de leur futur métier (gestion des classes difficiles, gestion du stress, des conflits …)
- Laïcité
- AIS
- Organisation des stages en entreprises
- NTIC
Mais aujourd’hui, vu les projets en cours, vu l’évolution du métier, on peut se poser quelques questions :
- Doit-on arriver à une formation étalée
sur deux ans après la réussite au concours de manière à permettre une immersion
« douce » dans les établissements scolaires différents et la
possibilité d’observer des classes de niveaux différents ?
- Les futurs enseignants étant recrutés
après la licence, quelle articulation entre les deux années de formation et le
master ?
-
Faut il étaler la pratique accompagnée afin de mieux permettre aux tuteurs et
aux stagiaires une analyse plus formatrice du cours ?
- Le stagiaire devrait-il n’être en
responsabilité que la seconde année de manière à être mieux à même
d’appréhender le métier ?
- La bivalence est elle toujours d’actualité ?
La réforme des retraites de
D’importantes régressions sociales aboutissent à une diminution lourde des pensions et incitent les personnels à un allongement de leur carrière professionnelle, ce qui répond positivement au vœu gouvernemental.
Les femmes fonctionnaires sont particulièrement victimes de cette réforme par la liquidation des bonifications pour enfants.
Si quelques avancées ont pu être
obtenues grâce à l’acharnement et la pression des organisations syndicales,
notamment de
La modification des articles essentiels du Code des pensions demeure : allongement des durées de cotisation, taux, décote, suppression de la péréquation et de l’assimilation etc….
De plus, prévue aussi par la loi de réforme la retraite additionnelle a été mise en place au 1er janvier 2005. Ce régime confirme les craintes que nous avions en 2003 de s’acheminer vers les fonds de pension ; il ne garantit aucun droit aux personnels. Et pour compléter, le gouvernement a concocté une réforme inacceptable de l’IRCANTEC ( Retraite Complémentaire des Agents Non titulaires de l’Etat et des Collectivités). Face à la mobilisation des organisations syndicales, il a suspendu son projet. Les travaux devraient reprendre en 2006.
En
2008 (échéance prévue par la loi de 2003) la situation financière des retraites
sera réexaminée et de nouvelles dispositions sont à craindre.
Le précédent congrès du SNUEP a
eu lieu en juin 2003 alors que la loi réformant les retraites de
Quelques pistes peuvent être proposées à la réflexion :
Quelle position globale sur le système de retraites des fonctionnaires ? Quelle(s) demande(s) formuler sur la réforme de 2003 ?
Déroulement de carrière : amélioration de la validation des années d’études, des temps partiels, des années de précarité, etc… ?
CPA : quelles propositions ?
CFA : faut-il exiger son rétablissement ?
Situation des femmes : carrières, avantages familiaux, prise en compte des enfants, etc….
Les sujets sont nombreux et variés et méritent d’être étudiés et proposés. C’est le rôle des adhérents et des délégués en congrès.
Pour que les
congressistes se penchent un peu sur les CPE
Sans qu’il soit
nécessaire ni judicieux de mettre en place une commission spécifique CPE il
devrait ressortir du Congrès :
- une
motion strictement centrée sur les questions spécifiques aux CPE et à la
« Vie Scolaire », motion organisée par petits pavés plutôt qu’un
texte lourd et fourre tout. .
(Astreintes, permanences, logement … - Inspection
spécifique – Dotation en postes des EPLE – Etiquetage des postes – Place du ou
des CPE dans les instances – Conditions de travail, RTT – Positionnement dans
les EPLE et dans les équipes – Gestion des équipes de Vie Scolaire avec la
multiplicité des statuts … etc … - Note « Vie
Scolaire » )
- des
contributions aux autres motions à travers les diverses commissions pour toutes
les questions corpo qui sont communes aux CPE et PLP et sur les questions
générales : précaires, recrutements et concours (accès aux concours),
salaires et indemnités, retraites, promotions et hors classe, poursuites de
carrières, formation initiale et continue, validation de stage, mouvements,
filières de formation, … et tout ce qui est lié à l’actualité récente (
apprentissage/orientation/CPE/CNE – sécurité/violence – décentralisation – ZEP
– cartes scolaires - policiers référents
… etc … )
En Projet :
Un nouveau « 4 Pages » spécial CPE pourrait être diffusé dés la
rentrée scolaire de Septembre contenant le Tableau des « personnels de Vie
Scolaire » et la fiche « Vie Scolaire » ainsi que les textes,
motions ou extraits spécifiques issus du Congrès.
Pour cette partie CPE et Vie Scolaire voir aussi
la fiche en 3 feuillets en Annexe
1
Propositions de
Modifications
Statutaires ou
Réglementaires (RIN)
Les congrès académiques devront se prononcer en répondant par OUI ou
par NON à chacune des propositions
ci-dessous ! En dernier ressort c’est le congrès national qui validera les
modifications de STATUT et c’est le Conseil National (nouveau) qui sera
installé par le congrès qui devra entériner les modifications de RIN.
Ces
propositions ont été élaborées par le Bureau National lors de sa réunion du 9
Mars.
1)
L’article 7
(2ème alinéa) des statuts et l’article 15 du RIN sont
désormais rédigés à l’identique comme suit pour ce qui est de la
composition du Congrès National :
« Le congrès est composé du Bureau National sortant et de délégations académiques élues par les congrès académiques …. ». Bureau National signifie les 24 Titulaires, chaque titulaire absent étant remplacé par le suppléant correspondant selon la méthode définie pour la convocation des suppléants.
2) L’article 9 des statuts est complété comme suit :
Après la phrase « Le
bureau National se réunit au moins une fois par mois sur convocation du
Secrétariat National »
« Le BN peut décider périodiquement de s’élargir à
l’ensemble des
3) De même l’article 12 du RIN doit être
complété comme suit :
Après
la phrase « Seuls peuvent être candidats au BN les syndiqués depuis au
moins 2 ans » :
« Le bureau
National se réunit au moins une fois par mois sur convocation du Secrétariat
National. Il peut décider périodiquement de s’élargir à l’ensemble des
4)
Rythme
des Congrès nationaux : article
7 des statuts :
La
1ère phrase est complétée en
gras comme suit :
« Le congrès a lieu tous les trois ans. Il ne pourra pas se réunir pendant la même
année scolaire que celle où se déroulent les élections professionnelles »
5) Le RIN est modifié dans son article 15 concernant le calcul des délégations académiques :
Au lieu des trois alinéas actuels, trois alinéas
comme suit :
-
2 délégués de 5 à 80 adhérents
-
1 délégué supplémentaire par tranche de 50 adhérents au-delà
de 80 adhérents