n° 045 du 20/03/2006 FSU
Lettre
d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement
Professionnel
7, 16, 18 mars : toujours plus fort !
·
Pour le
retrait du CPE
· Pour stopper toutes les régressions !
POUR GAGNER !
Ne pas laisser la jeunesse isolée
Grève le 23 mars, pour participer aux
manifestations !
Grève interprofessionnelle le 28 mars
TEXTE du BDFN et
COMMUNIQUE de
Le mouvement
pour le retrait du CPE connaît une montée en puissance remarquable.
Dans tous les cas, elle appelle les personnels à assurer la réussite des
manifestations du 23 mars, y compris en recourant à la grève.
C'est cette proposition qu'elle portera à la réunion unitaire de ce soir.
Paris, le 20 mars 2006 16h
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COMMUNIQUE FSU
Paris le 20 mars 2006 21h
Le
mouvement pour le retrait du CPE connaît une montée en puissance remarquable.
Dans
cette perspective, elle appelle les personnels à assurer la réussite des
manifestations du 23 mars, y compris en recourant à la grève.
Elle
les appelle à être massivement en grève le 28 mars avec les autres salariés,
les étudiants et les jeunes.
Elle
les appelle à se réunir en assemblées générales, notamment à l'occasion de
cette journée de grève, pour débattre des suites.
COMMUNIQUE DE L’INTERSYNDICALE
Après
la formidable ampleur de la manifestation du samedi 18 mars, qui a vu descendre
dans la rue plus d'un million et demi de personnes pour obtenir le retrait du
CPE et devant l'obstination du gouvernement, les organisations syndicales d'étudiants,
de lycéens et de salariés appellent à amplifier la mobilisation.
Les organisations syndicales de salariés soutiennent la mobilisation du 23 mars
initiée par les étudiants et lycéens et appellent à contribuer à sa réussite.
L'ensemble des organisations syndicales appelle le 28 mars à une journée
d'action interprofessionnelle avec arrêts de travail, grèves et manifestations.
Suite à l'appel solennel lancé dès samedi par l'ensemble des organisations
syndicales, le gouvernement doit avoir la sagesse de sortir de l'impasse dans
laquelle il s'est mis : il doit retirer le CPE.
Ce retrait lèverait l'hypothèque à l'ouverture des négociations pour l'emploi
et l'avenir des jeunes.
UNEF, Confédération
étudiante, UNL, FIDL, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UN
Un
manifestant dans le coma :
Par ailleurs, l'intersyndicale indique
qu'un adhérent de Sud-PTT, âgé de 39 ans, est dans le
coma depuis samedi soir suite à une charge policière Place de
(Dépêche de l’AEF)
Sans reprendre intégralement la déclaration commune du 1er
mars 2006 et celle faite par
Certes, le projet de mouvement semble améliorer la situation d’un
certain nombre de collègues (notamment en Lettres/Histoire, Maths/sciences et
certaines disciplines industrielles), mais pour d’autres, la situation se
dégrade fortement (Lettres/Anglais, CAB, …).
Nous considérons que les mutations ne sont pas qu’une affaire privée,
même si de nombreux collègues y voient l’aboutissement de leur aspiration. De
fait, les mutations permettent de juger de la santé du Service Public :
elles sont le reflet de l’organisation des services, des moyens de travail et
de la place accordée à chacun des fonctionnaires ; elles participent de la
qualité du service public. Malheureusement, à la lecture du document, sur les
capacités d’accueil, le droit à mobilité des personnels n’est pas respecté
(certaines académies sont entièrement « sinistrées » – Limoges,
Dijon, Rennes, Poitiers ….).
Dans le cadre d’orientations budgétaires qui préconisent la réduction
de la dépense publique, l’investissement éducatif est présenté
comme une charge. Des milliers d’emplois sont supprimés au budget, les postes
sont atomisés en BMP, en HS, les compléments de service multipliés, des
enseignements sont sacrifiés, des établissements largement amputés de leurs
moyens. Combiné avec le non-remplacement des départs à la retraite et à la
baisse des recrutements, cela réduit les possibilités de mutations.
La pauvreté du nombre de postes amène une inflation démesurée des
barèmes. (Dans de nombreuses disciplines, la barre des 500 points est largement
dépassée).
Bien que ce ne soit pas à l’ordre du jour de
Le CPE, c’est aussi notre
affaire !
Ce contrat concerne au plus haut point les enseignants en tant que parents
mais aussi d’éducateurs, tout particulièrement les Professeurs de Lycée
Professionnel dont la mission est de faire acquérir les savoirs fondamentaux et
professionnels indispensables pour une insertion durable dans le monde du
travail. Comment pourra-t-on motiver les élèves de la voie professionnelle si
les seuls débouchés aux niveaux V et IV ne sont que des emplois précaires
assujettis à des licenciements sans motif autre que le
bon vouloir du chef d’entreprise ?
N’y a-t-il pas là une formidable dévalorisation de la qualification et,
en conséquence, de l’enseignement professionnel et de nos métiers
d’enseignants ? Cela ne relève-t-il pas de la même logique libérale que
les régressions que subissent l’enseignement
professionnel public (concurrence déloyale de l’apprentissage), nos conditions
de travail (montée de la violence), les recrutements (baisse de près de 40%),
nos rémunérations (baisse de notre pouvoir d’achat) ?
Pour la jeunesse et les salariés, les enjeux sont considérables. Le
gouvernement persiste. Le SNUEP,
à
La mise en place de
La suppression de plus de la moitié des postes aux
concours liée à cette surconsommation est tout aussi inacceptable et nous
demandons, dès cette année, le rétablissement du nombre de postes estimé par
vos propres services à 504 par an.
Ces baisses
successives aux concours rendront impossible la compensation des départs en
retraite ou vers d’autres corps et ignoreront toujours les besoins non pourvus
par la mise en place de l’ARTT et les nombreux établissements sans CPE.
Le remplacement des
CPE par des personnels non qualifiés et le recrutement de personnels précaires
risquent de s’accroître.
Si la logique comptable continue à sévir dans
l’Education nationale, elle servira à piloter le remodelage du système
éducatif, au mépris de l’intérêt des élèves.
Nous restons attachés à la circulaire de 1982, à la
dimension de CPE concepteur de son métier, entre autre, basé sur le suivi et
l’écoute de l’élève. Nous réaffirmons notre appartenance aux équipes éducatives
et pédagogiques. Notre métier ne pourrait être réduit à une vision purement
comptable. Nous ne sommes ni chef de service, ni responsable d’une vie scolaire
limitée à un aspect purement répressif ou administratif.
La déconcentration telle que vous la concevez et la pratiquez est en
réalité une complète déréglementation qui soumet toujours plus les personnels à l’arbitraire
des chefs d’établissement.
Les nouvelles règles imposées pour l’accès à la hors
classe lèsent de nombreux collègues et renforcent
l’arbitraire et le clientélisme.
Le mouvement 2005 :
Rappel 2005 :
1608 demandes dont 639
stagiaires, 952 demandes des
titulaires 29% de satisfaction
241 demandes de TZR (X par
2,5) 36% de satisfaction
Mouvement 2006 :
1556 demandes dont 558
stagiaires et 998 titulaires.
Pour les titulaires, le taux
de satisfaction est de 37 %.
La charte de la mobilité que vous avez tant prônée
depuis
Nous demandons la transparence quant aux décisions
d’ATP qui sont prises à un autre niveau et qui
ressemblent parfois à des 1000 points cabinet que nous avions
précédemment dénoncés
Nous rappelons notre exigence du respect des personnels, du paritarisme
et du dialogue social.
Nous réaffirmons le caractère incontournable du paritarisme tel que
nous le concevons et le promouvons avec l'appui des personnels : allier la
défense individuelle et collective des personnels avec celle du service public
d'Education Nationale.
Mayotte
La récupération des capacités laissées vacantes par
les CPE partant à Mayotte permettrait une fluidité du mouvement.
Concernant l’affectation à MAYOTTE, nous dénonçons
la remise plus que tardive des documents.
Nous souhaitons que l’administration fasse le point
sur la situation de ce collègue et demandons que soit appliquée la décision de