n° 048 du 10/04/2006 FSU
Lettre
d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement
Professionnel
Lutte contre le CPE : on a
gagné !
Le
communiqué du SNUEP du 10 avril 16h
Le Premier ministre vient d’annoncer le remplacement de
l’article 8 sur le CPE de la loi sur l’égalité des chances par une série de
mesures censées favoriser l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté.
A l’évidence cela équivaut au retrait du CPE, c’est incontestablement une
victoire du mouvement social à porter à l’actif de la détermination de la
jeunesse et de l’unité des organisations de salariés, d’étudiants et de
lycéens.
Le SNUEP,
particulièrement concerné par la formation professionnelle des jeunes, s’était
fortement mobilisé contre le CPE, appelant les personnels de l’enseignement
professionnel à toutes les grèves et aux manifestations. Ce succès montre
qu’avec des actions déterminées et unies jusqu’à obtenir satisfaction on peut
gagner. Le rapport de forces est maintenant en faveur des organisations syndicales ;
il doit être un point d’appui pour obtenir de nouveaux reculs du gouvernement.
Le SNUEP continue à être pour
l’abrogation de toute la loi sur l’égalité des chances. Loin de lutter contre
les discriminations comme elle le prétend, cette loi en instaure de nouvelles.
En effet l’apprentissage à 14 ans frappera durement et doublement les jeunes
issus des milieux les plus défavorisés : il réduira leur scolarité qui de
fait ne sera plus obligatoire jusqu’à 16 ans et la plupart d’entre eux ne
trouveront pas de contrats d’apprentissage.
La marque des mesures proposées en
remplacement du CPE n’est pas l’originalité. Elles
viennent renforcer des dispositifs qui existent déjà et qui n’ont pas fait la
preuve de leur efficacité. Elles vont mettre en place 50 000 stages qui ne sont
pas de nature à vraiment rassurer les jeunes, puisque c’est aussi contre cela
qu’ils se sont battus ! Par contre, encore une fois, ce sera l’occasion de
fournir des fonds publics aux entreprises dont globalement les profits sont
florissants et qui permettraient de créer des milliers d’emplois s’ils étaient
réinvestis.
Le gouvernement dit vouloir ouvrir
des négociations sur la formation-insertion ; notre syndicat est prêt à y
participer à condition de faire un réel bilan des politiques qui ont été menées
jusque là et qui sont manifestement en échec. Il faudra envisager d’autres
solutions en rupture avec les précédentes : à lui seul le remplacement de
tous salariés qui vont partir à la retraite réduirait considérablement le
chômage des jeunes. Le gouvernement est-il prêt à ce genre de rupture ?
Le communiqué des 12
UNEF, CÉ, UNL, FIDL, CFDT,
CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU,
Solidaires, UN
Après plus de deux mois d’intenses mobilisations pour obtenir le retrait du
CPE, les organi-sations syndicales de lycéens,
d’étudiants et de salariés, se félicitent de la décision enfin annoncée de
faire disparaître le CPE de la loi.
C’est un authentique succès à mettre à l’actif de la détermination, de la
persévérance et de l’unité d’action du mouvement.
Les organisations syndicales appellent les étudiants, les lycéens et les
salariés à marquer comme il convient ce résultat de leur action.
Elles restent vigilantes jusqu’à ce que la loi destinée à faire disparaître le
CPE soit effective-ment votée et promulguée, les actions décidées pour le 11
avril s’inscrivent dans ce cadre.
Ce succès remporté sur le CPE donnera à tous la confiance et la dynamique
nécessaires pour permettre que les questions de l’emploi des jeunes, de la
formation et de la précarité du travail trouvent rapidement des réponses, ainsi
que les questions posées par toutes les organisations syndicales concernant le
Contrat Nouvelles Embauches.
Elles demandent que soient créées les conditions pour que les étudiants et lycéens
ne soient pas pénalisés. Cela vise notamment les examens, les rattrapages
éducatifs, les bourses, les élections étudiantes et aux CROUS. A chaque fois
que nécessaire, des négociations avec les
organisations, lycéennes, étudiantes et les personnels de l’Education doivent
être menées.
Avec ce remarquable résultat, le syndicalisme par sa mobilisation et sa
détermination pour le retrait du CPE a fait preuve de son efficacité et de sa
responsabilité.
7 avril :
La rencontre ne nous a apporté
aucune réponse.
Nous avons redit notre exigence de retrait et insisté sur l'urgence pour les
universités et les lycées de sortir du conflit en apportant le
réponse que tout le monde attend. Nous avons réaffirmé la proposition d'un
dispositif en deux temps : d'abord abrogation immédiate; puis négociations
notamment sur les questions de l'emploi, de la précarité et de la formation des
jeunes. Nous avons reformulé notre proposition d'états généraux sur l'avenir
des jeunes.
Nos interlocuteurs ont écouté attentivement et nous ont posé quelques questions
sur la façon dont on voyait la formation professionnelle dans l'enseignement
supérieur et la question des jeunes sortis sans qualification mais ils n'ont
rien laissé percer de leurs intentions : il nous a été dit qu'ils ne
s'exprimeraient pas avant la fin des rencontres et qu'ils allaient réfléchir
pour en tirer les conclusions.
Je vous précise que nous rencontrerons les groupes PS et PCF respectivement
lundi et mardi
matin.
G
Aschieri
Le SNUEP s’adresse aux parlementaires et élus territoriaux
La lettre
ci-après sera envoyée par le secrétariat national aux différents responsables
des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Les
responsables académiques ou locaux du SNUEP pourront s’en inspirer pour écrire
à leurs élus nationaux ou locaux ou les rencontrer.
Mesdames,
Messieurs,
Le
premier ministre a annoncé que l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances
était remplacé par un dispositif d’insertion professionnelle des jeunes en
difficulté. A l’évidence cela équivaut au retrait du CPE. C’est un
incontestable succès pour la mobilisation historique des jeunes et des salariés
et l’unité de leurs organisations. Notre syndicat le SNUEP, directement
concerné par la formation professionnelle des jeunes, s’est pleinement inscrit
dans ce mouvement en appelant, à de nombreuses reprises, les personnels de
l’enseignement professionnel à la grève et aux manifestations.
Mais,
comme les organisations de jeunes, le SNUEP estime que c’est toute la loi sur
« l’égalité des chances » qu’il faudrait abroger, comme d’ailleurs le
CNE qui relève de la même logique. En effet, elle contient une disposition
scandaleuse, l’apprentissage à 14 ans,
qui frappera durement et doublement les jeunes le plus souvent issus de milieux
défavorisés. Elle les privera d’une partie de la scolarité qui, de fait, ne
serait plus obligatoire jusqu’à 16 ans, et ne leur garantira aucunement un
contrat d’apprentissage de par le caractère discriminatoire de ce dernier.
Les
mesures qui remplacent le CPE ne brillent pas par leur originalité ; pour l’essentiel, elles tendent à élargir des
dispositifs existants comme les contrats CIVIS, SEJE ou de
professionnalisation. Elles seront l’occasion, une nouvelle fois, d’accorder de
nouvelles aides aux entreprises. L’engagement de proposer 50 000 stages ne va
pas soulever l’enthousiasme de la jeunesse, qui s’est élevée contre leur
utilisation abusive.
Outre ces mesures, le
gouvernement propose d’ouvrir des négociations sur l’insertion professionnelle
des jeunes ; les syndicats, et le nôtre en particulier, sont
prêts à y participer à condition de faire un réel bilan des politiques menées
dans ce domaine. Ce que les jeunes ont dénoncé, c’est leur précarisation qui
résulte de ces politiques ; ce qu’ils ont rejeté, c’est le principe même
de nouveaux contrats spécifiques qui leur seraient réservés. Ce faisant ils
remettent en cause les politiques de formation-insertion-emploi
qui ont été mises en œuvre depuis plusieurs décennies et qui ont abouti, à
notre avis, à un quadruple échec sociétal, social, éducatif et économique que
nous connaissons aujourd’hui.
Si
ces politiques ont connu des variantes, elles s’articulaient toutes sur un
schéma simple : l’école, c’est -à -dire la formation professionnelle
initiale, ne répond pas aux besoins des entreprises, c’est ce qui explique le
chômage des jeunes ; formons-les par et dans l’entreprise, incitons par
des aides publiques les entreprises à le faire et le problème sera réglé. Bien sûr si l’entreprise les forme, en contrepartie
elle les rémunérera peu (les apprentis) ou pas du tout (beaucoup de
stagiaires). Les capacités d’accueil des entreprises étant limitées et pour
permettre à un maximum de jeunes d’avoir la « chance » de bénéficier
de ces dispositifs, il faut assurer un « turn
over » rapide, d’où la multiplication et la
grande diversité des contrats (aidés ou pas) et la promotion permanente de
l’apprentissage. La conséquence en est une précarisation sans précédent des
jeunes qui doivent attendre 5, 8 ou 10 ans pour trouver un emploi stable, avec
tous les effets sociétaux que l’on connaît : c’est le premier
fiasco !
Le
volume de travail effectué par des stagiaires ou des apprentis non ou mal
rémunérés correspond à des centaines de milliers d’emplois qui pourraient être
occupés par des salariés en CDI (le plus souvent) ou en CDD et, en conséquence,
augmente d’autant le nombre des chômeurs. Ce travail gratuit ou mal payé a
contribué à tirer les salaires vers le bas, à réduire le niveau de vie des
salariés, à ralentir la croissance et donc à augmenter le chômage. De plus, le
principe même de l’embauche ou de l’entrée en formation par contrat où le
patron est souverain, introduit un facteur discriminatoire important qui a
abouti au doublement du chômage des jeunes dans les quartiers défavorisés. Qui,
dans ces conditions, s’étonnerait des tensions sociales qui s’y
manifestent ! Facteur aggravant du chômage qui touche plus durement les
plus faibles : c’est le deuxième échec de ces politiques.
Ces
politiques ont remis en selle un système archaïque de formation, l’apprentissage,
qui avait failli disparaître dans les années 70. Ce système de formation, parce
qu’il forme plus à l’adaptation à un poste de travail qu’il ne développe la
culture générale et les capacités d’adaptation aux évolutions des technologies,
ne nous semble pas adapté à notre époque. La promotion volontariste et
incessante de l’apprentissage et son corollaire, la volonté de planifier le
dépérissement de l’enseignement professionnel public, comme d’ailleurs de
toutes les formations « professionnalisantes »
du service public d’éducation, ont contribué à la stagnation ou à la régression
des indicateurs éducatifs (poursuites d’études, accès au niveau bac, à
l’enseignement supérieur…).
Le dénigrement des diplômes
et qualifications, initié par le patronat et abondamment relayé par les médias,
au profit de vagues compétences inhérentes aux individus et évaluables dans le
seul cadre de l’entreprise, porte atteinte à la finalité même de
l’enseignement. Le fait de dire « on entre d’abord dans l’entreprise, on
se forme ensuite » ne peut qu’entraîner une dévalorisation des diplômes
nationaux et des garanties que leurs détenteurs pouvaient en attendre. Le
diplôme national est à la fois l’outil de l’ascenseur social et la principale
motivation des jeunes pour les études ; brouiller ce repère ne peut
qu’accentuer la perte de sens des études et la démotivation des jeunes et, à
terme, transférerait de l’école à l’entreprise le moteur de l’ascenseur social.
Chacun imagine bien selon quels critères ! La valeur des diplômes est
également sapée de l’intérieur, son caractère national notamment, par
l’introduction de dose de plus en plus massive de contrôle continu. Facteur de
démantèlement du service public d’éducation, surtout de tout ce qui concerne la
professionnalisation, brouillage des repères fondamentaux de l’école de
Enfin
la régionalisation de la formation professionnelle et l’empilage des réformes
correspondant aux multiples relances de l’apprentissage ont construit une usine
à gaz extrêmement complexe des financements de la formation professionnelle
dont tous les rapports officiels, depuis plusieurs années, reconnaissent les
multiples et volumineuses déperditions. Les aides aux entreprises pour
embaucher, prendre en stage ou en apprentissage se sont également empilées et
multipliées ; elles constituent une
utilisation importante de fonds publics, alors que par ailleurs globalement les
profits des entreprises sont florissants. Ces politiques de financements contribuent à une répartition inégalitaire des
richesses nationales. Organisation complexe qui conduit à une gestion
dispendieuse, utilisation injuste de fonds publics, c’est le quatrième échec.
Ceux
qui veulent entendre les revendications de la jeunesse comme celles des
salariés devraient partager ce constat et en déduire que, s’il l’on veut
réellement lutter contre le chômage, il est impératif de rompre avec ces
orientations. Rompre également avec un
certain nombre d’idées reçues et matraquées depuis des années et fonder sur
d’autres principes une nouvelle politique pour l’emploi :
·
Il n’y a jamais eu dans ce pays autant de jeunes diplômés et qualifiés ; ils méritent d’être embauchés en CDI, rien ne
justifie la période d’essai de plus en plus longue qu’on leur fait subir.
·
Les entreprises embauchent si leur activité le nécessite ; il faut réorienter les aides publiques qui
leur étaient accordées ;
·
L’élévation du niveau de culture et de qualification est un facteur
déterminant de la compétitivité de l’économie ; la formation sur le tas ne
la favorise pas, il faut redonner la priorité aux formations initiales et
« professionnalisantes » scolaires. Il faut
aider par des allocations d’études les jeunes les plus défavorisés à poursuivre
leurs études professionnelles dans le service public d’éducation ;
·
Le partenariat entre enseignants et professionnels pour élaborer les
contenus des formations doit être renforcé, les diplômes réhabilités et leur
caractère national conforté en réduisant tout ce qui est susceptible de le
compromettre ;
·
L’Etat doit donner l’exemple de la lutte contre la précarité, en
titularisant les personnels précaires qu’il emploie. A l’Éducation nationale il
y a urgence à négocier un nouveau plan de titularisation ;
·
Les départs à la retraite des générations d’après-guerre constituent
des gisements d’emplois qui pourraient largement absorber l’arrivée des jeunes
générations sur le marché du travail, à condition d’avoir la volonté de les
remplacer et ne pas prolonger l’âge de la retraite. Dans ce sens il faut revoir
et accroître les recrutements des personnels de l’Éducation nationale.
Voici l’analyse et les
propositions que le SNUEP compte défendre si un réel dialogue s’instaure avec
les pouvoirs publics.
Le
Secrétariat national du SNUEP
Bref bilan du mouvement INTER 2006
Des documents ont été fournis par le
MEN seulement quelques jours avant les CAPN qui malheureusement n'ont duré que
2 jours, le 22 et 23 Mars 2006.
Comment expliquer ces retards et cette
relative précipitation dans l'étude des cas ? En 2006 nous n'avions que
2525 capacités d’accueil au lieu de 3943 en 2005,_soit
une baisse de 30%.Cela s'est traduit par un très faible taux de mutations pour
les PLP titulaires (31%), parfois beaucoup moins (5% pour les Lettres
Anglais).Dans certaines académies, les capacités d’accueil ont été réduites de
plus de 50% (Nice, Rennes,
Conséquence des capacités réduites, on a vu une explosion des barèmes dans près de la moitié des académies et des disciplines dépassant allègrement les 300 points, voire les 500 ,1000 points.
Malgré tout nous avons réussi, grâce à
notre ténacité, à améliorer le mouvement pour 10% de nos collègues. Il serait
souhaitable que plus de collègues nous envoient leur dossier syndical de
mutation pour que nos commissaires paritaires soient en capacité de les
défendre. C’est ainsi que des collègues nous transmettent maintenant des
demandes d’ATP, alors que si nous avions eu leur dossier lors du mouvement, il
est vraisemblable que nous aurions pu résoudre leur problème.
Contre la précarité : demande d’audience au ministre
|
SNES |
SNEP |
SNUEP |
UNSEN
– CGT |
|
||
|
SUD EDUCATION |
CNT – FTE |
Collectif des non-titulaires |
||||
Paris, le 6 avril 2006
Monsieur Gilles de Robien
Ministre de l’Education nationale,
de l’Enseignement supérieur et de le Recherche
107, rue de Grenelle
75007 PARIS
Objet : demande d’audience
Monsieur le ministre,
Nous vous
avons souvent alerté sur la situation des personnels précaires de l’Education
Nationale, au moment où ceux-ci, soutenus par une large intersyndicale, se
mobilisaient dans toute
C’est pourquoi nous revenons aujourd’hui vers vous et nous vous prions instamment de bien vouloir recevoir l’intersyndicale et les collectifs de non titulaires pour que nous puissions nous entretenir avec vous sur le devenir des personnels non titulaires relevant de votre ministère.
Nous souhaiterions que soit effectué un recensement précis de ces personnels, enseignants et non enseignants qu’ils soient en poste ou au chômage en attente d’un emploi.
Il nous paraît essentiel que le recours aux vacations laisse place au recrutement de personnels sous contrat.
La disparité de la gestion de ces personnels nous paraît fort regrettable. Nous demandons que les rectorats uniformisent leurs pratiques sur la situation la plus favorable : modalités de nomination, barèmes, libellé et durée des contrats, rémunération, avancement et évaluation, congés… il est indispensable que tous puissent renouveler leurs vœux pour l’an prochain.
Le renvoi de la mise en place du CDI tel qu’il a été instauré par la loi du 27 juillet 2005, dans les rectorats laisse celle-ci sans effet. De nombreux rectorats n’ont même pas commencé le recensement des collègues concernés et la circulaire trop restrictive du 1er décembre laisse beaucoup de collègues sans aucune perspective. Nous réaffirmons notre opposition à cette loi. En tout état de cause, le CDI ne constitue pas une solution satisfaisante. La résolution du problème de la précarité passe par la mise en place de nouvelles mesures de titularisation pour tous dans les corps de la fonction publique.
Nous sommes persuadés que maintenir les personnels dans la précarité est une façon de les traiter qui manque de dignité et qui nuit à la qualité l’image du service public d’éducation. C’est pourquoi nous renouvelons notre demande de vous rencontrer d’urgence pour envisager les mesures qui feraient cesser cette situation inacceptable.
En espérant que vous accéderez à notre demande, nous vous prions d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de nos sentiments respectueux et dévoués.
|
SNES |
SNEP |
SNUEP Yves |
UNSEN – CGT Alain VRIGNAUD |
|
||
|
SUD EDUCATION Annick CHAMPEAU |
CNT – FTE Rodolphe SIUELLA |
Collectif des non-titulaires Abdellatif BENWAKRIM |
||||