n° 054 du 11/09/2006 FSU
Lettre
d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement
Professionnel
Grève du 28 septembre
Communiqué des fédérations de l’Education :
Paris le 31 août
2006
Les
fédérations FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UN
Elles
se félicitent de l'unité réalisée avec les parents, les lycéens et étudiants
pour engager ensemble l'action contre ces choix et pour une politique éducative
qui assure la réussite de tous. Elles appellent les personnels à réussir
la première journée de mobilisation du mercredi 6 septembre (manifestations,
rassemblements délégations...au plan local).
Conformément
à leur engagement commun elles décident d'appeler les personnels à faire grève
le jeudi 28 septembre.
Le SNUEP s’adresse aux syndicats de l’enseignement
professionnel :
Aux organisations syndicales de
l’enseignement professionnel
public :
FERC-CGT,
SNETAA-EIL, SGEN-CFDT, SNLC-FO, UN
Chers collègues,
Comme
annoncé dès le mois de juin, certaines de nos fédérations viennent de décider
la grève pour le 28 septembre. Le SNUEP s’inscrit pleinement dans les actions
interfédérales de septembre en lien avec les parents d’élèves et les
organisations de jeunes ainsi que dans la campagne en direction de l’opinion
qu’elles ont décidées.
Parce qu’il subit la concurrence
totalement faussée de l’apprentissage, l’enseignement professionnel public est
encore plus sinistré que les autres secteurs par les restrictions
budgétaires : suppressions de filières au profit de l’apprentissage,
diminution des capacités d’accueil et regroupements de sections, réduction de
plus de 30% des recrutements de PLP,
taux record de précarité, dégradations des conditions de travail (mixité des
publics, violences…)
Dans ces conditions, une expression
spécifique et unitaire de nos organisations sur l’enseignement professionnel
(déclaration commune, communiqué, conférence de presse…) serait de nature à
favoriser la mobilisation de nos collègues et montrerait avec force notre
volonté de défendre le service public d’enseignement professionnel. Cela
pourrait être également l’occasion de mieux informer sur la situation réelle de
l’enseignement professionnel car les médias ont trop souvent tendance à
l’ignorer.
Nous vous demandons de bien vouloir
nous donner une réponse assez rapidement.
Bien syndicalement,
Pour le secrétariat
national du SNUEP
JC Duchamp
Préparons la grève !
Le ministre de l’Education clame
partout que tout va pour le mieux !
Est-ce l’avis des personnels ?
C’est le moment de faire connaître les
conditions réelles de cette
rentrée :
Dans vos établissements,
·
Réunissez-vous pour faire : le
bilan de la rentrée, l’état des besoins non satisfaits et des élèves sans
solution d’affectation ou mal affectés.
·
Faites remonter à vos responsables académiques la situation
de vos établissements afin qu’ils puissent intervenir auprès des instances
académiques et des médias.
Concours
2007
BO spécial n°6 du 13/07/06
|
Inscription :
du 14 septembre (12 heures) au 24 octobre (17 heures à Paris). |
|
Confirmation :
du 31 octobre (12 heures) au 14
novembre (17 heures, à Paris) |
Toute demande hors délai sera systématiquement refusée, quel
que soit le motif.
L’inscription, puis la confirmation se
font par internet : http://www.education.gouv.fr/siac/siac2
Vous pouvez procédez à des
modifications via internet tant au moment de l’inscription qu’au moment de la
confirmation.
Toute demande de modification est acceptée jusqu’au mercredi
15 novembre, avant minuit,
par courrier adressé en recommandé, le cachet de la poste faisant foi.
Vous pouvez vous inscrire au concours
externe, interne ou 3ème concours dans la mesure où il vous est
possible de vous présenter aux épreuves correspondantes
|
Pratique : |
|
1. Vous pouvez changer de centre
d’épreuves à condition d’en faire la demande avant le 21 décembre 2006. |
|
2. L’autorisation d’absence est de
deux jours (dont le samedi)
qui précèdent la 1ère épreuve d’admissibilité. |
|
|
Attention,
par le passé des candidats reçus se sont vus refuser le bénéfice du concours,
y compris après avoir reçu un document
officiel de réussite, au motif qu’ils ne remplissaient pas les conditions pour
se présenter. Un recours administratif sera vain.
Les candidats à certains concours
peuvent aussi s’inscrire pour passer une mention complémentaire, en même temps.
Les candidats au PLP Génie mécanique,
Génie industriel, Génie électrique, Génie chimique peuvent passer les mentions
complémentaires Mathématiques ou Physique-Chimie ; les candidats au PLP
Lettres-Histoire peuvent passer la mention complémentaire de Documentation.
Cela ne concerne que quelques candidats
PLP. Mais le SNUEP dénonce cette
nouveauté qui tend à l’unification des corps d’enseignants et qui nie la
spécificité de nos métiers.
SCANDALEUX !
De nombreuses sections de concours sont fermées, le
gouvernement ne recrutant que
10 000 enseignants, soit 5 000 en dessous des départs prévus à la rentrée
2008.
Le SNUEP dénonce que les possibilités de titularisation pour
les non-titulaires se réduisent avec la fermeture de nombreuses sections en
interne, 3ème concours, après l’arrêt des concours réservés et
examens professionnels (exemples : CPE interne : fermeture en 2007 et
2008 ; 3ème concours fermés en CAB, en compta, …etc….).
Une raison de plus de faire grève le
jeudi 28 septembre
Un plan en faveur d’une meilleure maîtrise des langues
étrangères
Améliorer
le niveau de compétences des élèves en langues, notamment à l’oral, de façon à
favoriser l’égalité des chances, la poursuite d’études et l’insertion
professionnelle, tel est l’objectif du plan de rénovation des langues vivantes
étrangères lancé par le ministère de l’éducation nationale. Ce plan est entré
progressivement en vigueur à partir de l’année scolaire 2005-2006.
• Création de commissions
académiques des langues vivantes étrangères
Dès octobre 2005, une commission sur l’enseignement des
langues vivantes étrangères est mise en place dans chaque académie. Ses
missions : veiller à la diversité de l’offre de langues, à la cohérence et à la
continuité des parcours de langues proposés et à la diffusion de l’information
sur l’offre linguistique auprès des établissements, des élus, des parents…
de nomination des membres de la commission académique sur l’enseignement
des langues
vivantes étrangères (B.O. n° 31 du 1er septembre 2005 - JO du 25
août 2005).
• Allègement des effectifs
de langues en terminale des séries générales. À partir de la rentrée 2005,
l’enseignement de la première langue vivante étrangère en classe terminale des
séries générales est organisé en groupes allégés pour l’ensemble de l’horaire
dû aux élèves : ceci favorisera un travail plus intensif en expression et
compréhension orales.
En outre, les assistants étrangers de langues des lycées sont
affectés, en priorité, à la mise en œuvre de cours de conversation organisés
sous l’autorité des professeurs.
Circulaire de rentrée n° 2005-067 du 15 avril 2005 publiée au B.O.
n° 18 du 5 mai 2005.
• Extension du programme
d’allègement en terminale LV1. Après une réduction des effectifs des classes de
langues vivantes dans les classes terminales des séries générales (en 2005), ce
programme d’allègement se poursuit, dans les mêmes conditions, dans les séries
technologiques et professionnelles.
Le
B.O. n° 23 du 08 juin 2006 précise :
3. L’allègement des
effectifs de langue en terminale des séries générale, technologique et
professionnelle
Le regroupement des élèves
des classes terminales sera organisé de telle manière en langue que chaque
groupe n’excède pas une vingtaine d’élèves. L’allègement des effectifs sera mis à profit pour augmenter le
temps de parole de chaque élève et développer ses compétences en communication
orale.
Le
décret 2005-1011 du 22 août 2005 indique les diplômes concernés par les
dispositions du plan en faveur d’une meilleure maîtrise des langues
étrangères :
Le brevet
d’étude professionnelle
Le brevet des métiers
d’art
Le baccalauréat
Le baccalauréat technologique
Le baccalauréat
professionnel
Le certificat
d’aptitude professionnel
Le
SNUEP invite les collègues de Langues vivantes à vérifier si ces dispositions
sont bien appliquées.
Merci
de nous informer de la situation dans votre établissement (snuepnat@snuep.fr).
Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École n°
2005-380 du 23 avril 2005.
Décret n° 2005-1011 du 22 août 2005
(B.O. n° 31 du 1er septembre 2005 - JO du 25 août 2005 - B.O. n° 23
du 08 juin 2006).
Lettre flash du 20 octobre 2005
Elèves
sans-papiers
L’an
dernier, Nicolas Sarkozy a dû reculer sur la question des familles sans
papiers. Dans un premier temps, les familles avec enfants scolarisés ont obtenu
un sursis jusqu’au 1er juillet face à la solidarité jamais démentie des
enseignants, parents d’élèves, élèves, voisins, militants associatifs,
syndicalistes, simples citoyens..., et à l’action de RESF (tél. 0820 20 70 70,
www.educationsansfrontieres.org), le ministre a publié une circulaire suscitant
bien des espoirs (13 juin 2006) : elle prévoyait des régularisations sur
critères. Selon le ministère, 30 000 dossiers ont été déposés, soit 10 000 de
plus que prévu ; malgré cette augmentation, Sarkozy annonce le 13 août, au
lendemain de la date limite pour le dépôt des demandes, qu’il maintient à 6
000, chiffre initialement prévu, les régularisations pouvant être accordées.
Tout l’été, et maintenant encore, les familles sans papiers ont vécu dans
l’angoisse du verdict : devenir (presque) des parents comme les autres, ou
rester indésirables, dans la hantise d’une expulsion (à laquelle les autres
n’échapperont d’ailleurs pas définitivement). Car le ministre, reste
intransigeant : « lorsqu’on a une lettre de refus, on a vocation à quitter la
France » a-t-il déclaré. Et les préfets appliquent, dans une grande diversité.
Partout des consignes sont données pour expédier les dossiers : les personnes
maintenant ont peur d’y aller. Le flou de certains critères de la circulaire
(celui d’intégration notamment) rend très disparate le traitement des dossiers
selon les préfectures. Et malgré les annonces du médiateur A.Klarsfeld, des
expulsions de jeunes scolarisés ou de familles de scolarisés ont eu lieu .
Mais
la mobilisation ne s’est pas relâchée au cours de l’été : accompagnement de
familles, pétitions, rassemblements contre les expulsions programmées... Le
SNUEP, fidèle à ses principes d’égalité et de droit à l’éducation pour tous,
reste solidaire des jeunes majeurs
scolarisés et des parents d’élèves sans papiers et appelle tous ceux qui
refusent le cynisme du ministre de l’intérieur à manifester leur colère et à se
mobiliser : aucune chaise vide à l’école !
Audience
du 6 septembre chez le Recteur de l’académie de Paris , A propos des
menaces d’expulsion qui pèsent sur nos élèves majeurs et mineurs « sans
–papiers » :
En
réponse à une question posée par le
SNUEP , Maurice Quenet , Recteur de
l’Académie de Paris en présence du Directeur de l’Académie et de la Secrétaire
Générale a déclaré :
« …Les
élèves en situation irrégulière seront scolarisés , il ne leur sera pas demandé
de justificatif autre que celui du domicile.» Le Recteur de Paris a
ajouté : « … Aucun élève , majeur ou mineur , scolarisé au 1er
septembre dans les écoles et lycées parisiens ne sera inquiété ni expulsé au cours de l’année scolaire …Ces jeunes ne
courent aucun danger d’expulsion »
M. Quenet a demandé aux personnels de lui signaler toute procédure
d’expulsion engagée contre nos jeunes lycéens , il s’engage à intervenir pour
les faire cesser . Un accord sur ce sujet a été passé avec le Préfet de Paris ,
accord rappelé en août , au cours des cérémonies commémoratives de la libération de Paris . « Ces jeunes
sont des victimes et nous les aiderons , on les scolarise et une fois
scolarisés , on les garde.. » a-t-il ajouté .
Mr
Quenet a ensuite rappelé que chaque année
, l’académie de Paris accueille plus de 1500 jeunes non francophones qui
passent par le CASNAV , il déplore par ailleurs les conditions d’existence des
1000 « enfants des rues » recensés à Paris ,ces enfants sans
doute plus nombreux sont totalement seuls ou aux mains d’organisations
malfaisantes . M Quenet affirme vouloir
tout mettre en œuvre pour les scolariser .
Communiqué des organisations FCPE, FERC-CGT, FIDL, FSU, SGEN-CFDT,
UNEF, UNL et UN
Élèves sans papiers : restons
vigilants ! ( le 4/9/06 )
Des
milliers d'enfants et de jeunes vont faire leur rentrée dans la crainte et la
précarité parce que, eux ou leurs familles sont sous la menace d'une expulsion.
Nos organisations affirment ensemble qu'elles n'admettront aucune chaise vide
dans les écoles, les collèges, les lycées, les universités. Elles appellent
solennellement le gouvernement à s'engager à arrêter les expulsions d'élèves,
d'étudiants ou de familles ayant des enfants scolarisés. Elles disent aux
familles et aux jeunes de ne pas avoir peur : venir à l'école est leur droit et
les personnels, les parents et les élèves contribueront à assurer leur
protection, comme ils l'ont déjà fait. Elles appellent tous les membres de la
communauté éducative à être vigilants et à réagir collectivement à toute menace
et elles confirment leur engagement dans ce mouvement.