A AFFICHER !

        

n° 054 du 11/09/2006                  FSU

 

Lettre d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement Professionnel

 

Grève du 28 septembre

 

Communiqué des fédérations de l’Education :

 

FAEN    FERC CGT   FSU    SGEN CFDT    UNSA Education

                                                                            Paris le 31 août 2006

 

Les fédérations FAEN,  FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education confirment leur dénonciation des décisions budgétaires du gouvernement pour 2007 qui, s'ajoutant aux coupes intervenues depuis 2003, conduiront à réduire considérablement les moyens du service public. Il s'agit bien d'une politique à courte vue, rétrograde dans ses choix et dangereuse pour l’avenir dont les élèves, les jeunes, notamment ceux qui sont le plus en difficulté, tout autant que les personnels vont  payer le prix : dégradation des conditions d’enseignement et de travail, réduction de l’offre d’enseignement, précarité accrue...

 

Elles se félicitent de l'unité réalisée avec les parents, les lycéens et étudiants pour engager ensemble l'action contre ces choix et pour une politique éducative qui assure la réussite de tous. Elles  appellent les personnels à réussir la première journée de mobilisation du mercredi 6 septembre (manifestations, rassemblements délégations...au plan local).

 

Conformément à leur engagement commun elles décident d'appeler les personnels à faire grève le jeudi 28 septembre.

 

Le SNUEP s’adresse aux syndicats de l’enseignement professionnel :

 

Aux organisations syndicales de l’enseignement  professionnel public :

 

FERC-CGT, SNETAA-EIL, SGEN-CFDT, SNLC-FO, UNSA-Education, SUD-Education, SNCL-faen.

                                                          

Chers collègues,

 

            Comme annoncé dès le mois de juin, certaines de nos fédérations viennent de décider la grève pour le 28 septembre. Le SNUEP s’inscrit pleinement dans les actions interfédérales de septembre en lien avec les parents d’élèves et les organisations de jeunes ainsi que dans la campagne en direction de l’opinion qu’elles ont décidées.

 

            Parce qu’il subit la concurrence totalement faussée de l’apprentissage, l’enseignement professionnel public est encore plus sinistré que les autres secteurs par les restrictions budgétaires : suppressions de filières au profit de l’apprentissage, diminution des capacités d’accueil et regroupements de sections, réduction de plus de  30% des recrutements de PLP, taux record de précarité, dégradations des conditions de travail (mixité des publics, violences…)

 

            Dans ces conditions, une expression spécifique et unitaire de nos organisations sur l’enseignement professionnel (déclaration commune, communiqué, conférence de presse…) serait de nature à favoriser la mobilisation de nos collègues et montrerait avec force notre volonté de défendre le service public d’enseignement professionnel. Cela pourrait être également l’occasion de mieux informer sur la situation réelle de l’enseignement professionnel car les médias ont trop souvent tendance à l’ignorer.

 

            Nous vous demandons de bien vouloir nous donner une réponse assez rapidement.

 

            Bien syndicalement,

                                                                                Pour le secrétariat national du SNUEP  

JC Duchamp

 

Préparons la grève !

 

Le ministre de l’Education clame partout que tout va pour le mieux !

 

Est-ce l’avis des personnels ?

 

C’est le moment de faire connaître les conditions réelles de cette rentrée :

Dans vos établissements,

·         Réunissez-vous pour faire : le bilan de la rentrée, l’état des besoins non satisfaits et des élèves sans solution d’affectation ou mal affectés.

·         Faites remonter  à vos responsables académiques la situation de vos établissements afin qu’ils puissent intervenir auprès des instances académiques et des médias.

 

 

Concours 2007

BO spécial n°6 du 13/07/06

 

 

Inscription : du 14 septembre (12 heures)  au 24 octobre (17 heures à Paris).

 

 

Confirmation : du 31 octobre (12 heures) au 14 novembre (17 heures, à Paris)

 

Toute demande hors délai sera systématiquement refusée, quel que soit le motif.

 

L’inscription, puis la confirmation se font par internet : http://www.education.gouv.fr/siac/siac2

Vous pouvez procédez à des modifications via internet tant au moment de l’inscription qu’au moment de la confirmation.

 

Toute demande de modification est acceptée jusqu’au mercredi 15 novembre, avant minuit, par courrier adressé en recommandé, le cachet de la poste faisant foi.

Vous pouvez vous inscrire au concours externe, interne ou 3ème concours dans la mesure où il vous est possible de vous présenter aux épreuves correspondantes

 

Pratique :

1. Vous pouvez changer de centre d’épreuves à condition d’en faire la demande avant le 21 décembre 2006.

2. L’autorisation d’absence est de deux jours (dont le samedi) qui précèdent la 1ère épreuve d’admissibilité.

 

Attention, l’administration ne vérifie pas au préalable que vous remplissez les conditions pour vous présenter au concours.  Elle vérifie les dossiers des seuls candidats admissibles …. ou admis. Assurez-vous que vous remplissez bien les conditions. Les conditions pour les candidats aux concours à un emploi public sont appréciées à la date de la clôture des registres des inscriptions (24/10/06).

Attention, par le passé des candidats reçus se sont vus refuser le bénéfice du concours, y  compris après avoir reçu un document officiel de réussite, au motif qu’ils ne remplissaient pas les conditions pour se présenter. Un recours administratif sera vain.

 

Mentions complémentaires (décret du 06/06/05).

Les candidats à certains concours peuvent aussi s’inscrire pour passer une mention complémentaire, en même temps. Les candidats au PLP  Génie mécanique, Génie industriel, Génie électrique, Génie chimique peuvent passer les mentions complémentaires Mathématiques ou Physique-Chimie ; les candidats au PLP Lettres-Histoire peuvent passer la mention complémentaire de Documentation.

Cela ne concerne que quelques candidats PLP. Mais le SNUEP dénonce cette nouveauté qui tend à l’unification des corps d’enseignants et qui nie la spécificité de nos métiers.

 

SCANDALEUX !

De nombreuses sections de concours sont fermées, le gouvernement  ne recrutant que 10 000 enseignants, soit 5 000 en dessous des départs prévus à la rentrée 2008.

Le SNUEP dénonce que les possibilités de titularisation pour les non-titulaires se réduisent avec la fermeture de nombreuses sections en interne, 3ème concours, après l’arrêt des concours réservés et examens professionnels (exemples : CPE interne : fermeture en 2007 et 2008 ; 3ème concours fermés en CAB, en compta, …etc….).

 

Une raison de plus de faire grève le jeudi 28 septembre

Un plan en faveur d’une meilleure maîtrise des langues étrangères

Améliorer le niveau de compétences des élèves en langues, notamment à l’oral, de façon à favoriser l’égalité des chances, la poursuite d’études et l’insertion professionnelle, tel est l’objectif du plan de rénovation des langues vivantes étrangères lancé par le ministère de l’éducation nationale. Ce plan est entré progressivement en vigueur à partir de l’année scolaire 2005-2006.

 

Rentrée 2005

• Création de commissions académiques des langues vivantes étrangères

Dès octobre 2005, une commission sur l’enseignement des langues vivantes étrangères est mise en place dans chaque académie. Ses missions : veiller à la diversité de l’offre de langues, à la cohérence et à la continuité des parcours de langues proposés et à la diffusion de l’information sur l’offre linguistique auprès des établissements, des élus, des parents…

Décret n° 2005-1011 du 22 août 2005 (titre 2), fixant les attributions, la composition, les conditions

de nomination des membres de la commission académique sur l’enseignement des langues

vivantes étrangères (B.O. n° 31 du 1er septembre 2005 - JO du 25 août 2005).

• Allègement des effectifs de langues en terminale des séries générales. À partir de la rentrée 2005, l’enseignement de la première langue vivante étrangère en classe terminale des séries générales est organisé en groupes allégés pour l’ensemble de l’horaire dû aux élèves : ceci favorisera un travail plus intensif en expression et compréhension orales.

En outre, les assistants étrangers de langues des lycées sont affectés, en priorité, à la mise en œuvre de cours de conversation organisés sous l’autorité des professeurs.

Circulaire de rentrée n° 2005-067 du 15 avril 2005 publiée au B.O. n° 18 du 5 mai 2005.

 

Rentrée 2006

 

• Extension du programme d’allègement en terminale LV1. Après une réduction des effectifs des classes de langues vivantes dans les classes terminales des séries générales (en 2005), ce programme d’allègement se poursuit, dans les mêmes conditions, dans les séries technologiques et professionnelles.

Le B.O. n° 23 du 08 juin 2006 précise :

3. L’allègement des effectifs de langue en terminale des séries générale, technologique et professionnelle

Le regroupement des élèves des classes terminales sera organisé de telle manière en langue que chaque groupe n’excède pas une vingtaine d’élèves. L’allègement des effectifs sera mis à profit pour augmenter le temps de parole de chaque élève et développer ses compétences en communication orale.

Le décret 2005-1011 du 22 août 2005 indique les diplômes concernés par les dispositions du plan en faveur d’une meilleure maîtrise des langues étrangères :

 

Le brevet d’étude professionnelle

Le brevet des métiers d’art

Le baccalauréat

Le baccalauréat technologique

Le baccalauréat professionnel

Le certificat d’aptitude professionnel

 

Le SNUEP invite les collègues de Langues vivantes à vérifier si ces dispositions sont bien appliquées.

Merci de nous informer de la situation dans votre établissement (snuepnat@snuep.fr).

 

Textes de référence :

Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École n° 2005-380 du 23 avril 2005.

Décret n° 2005-1011 du 22 août 2005

(B.O. n° 31 du 1er septembre 2005 - JO du 25 août 2005 - B.O. n° 23 du 08 juin 2006).

Lettre flash du 20 octobre 2005

 

Elèves sans-papiers

 

L’an dernier, Nicolas Sarkozy a dû reculer sur la question des familles sans papiers. Dans un premier temps, les familles avec enfants scolarisés ont obtenu un sursis jusqu’au 1er juillet face à la solidarité jamais démentie des enseignants, parents d’élèves, élèves, voisins, militants associatifs, syndicalistes, simples citoyens..., et à l’action de RESF (tél. 0820 20 70 70, www.educationsansfrontieres.org), le ministre a publié une circulaire suscitant bien des espoirs (13 juin 2006) : elle prévoyait des régularisations sur critères. Selon le ministère, 30 000 dossiers ont été déposés, soit 10 000 de plus que prévu ; malgré cette augmentation, Sarkozy annonce le 13 août, au lendemain de la date limite pour le dépôt des demandes, qu’il maintient à 6 000, chiffre initialement prévu, les régularisations pouvant être accordées. Tout l’été, et maintenant encore, les familles sans papiers ont vécu dans l’angoisse du verdict : devenir (presque) des parents comme les autres, ou rester indésirables, dans la hantise d’une expulsion (à laquelle les autres n’échapperont d’ailleurs pas définitivement). Car le ministre, reste intransigeant : « lorsqu’on a une lettre de refus, on a vocation à quitter la France » a-t-il déclaré. Et les préfets appliquent, dans une grande diversité. Partout des consignes sont données pour expédier les dossiers : les personnes maintenant ont peur d’y aller. Le flou de certains critères de la circulaire (celui d’intégration notamment) rend très disparate le traitement des dossiers selon les préfectures. Et malgré les annonces du médiateur A.Klarsfeld, des expulsions de jeunes scolarisés ou de familles de scolarisés ont eu lieu .

Mais la mobilisation ne s’est pas relâchée au cours de l’été : accompagnement de familles, pétitions, rassemblements contre les expulsions programmées... Le SNUEP, fidèle à ses principes d’égalité et de droit à l’éducation pour tous, reste solidaire des  jeunes majeurs scolarisés et des parents d’élèves sans papiers et appelle tous ceux qui refusent le cynisme du ministre de l’intérieur à manifester leur colère et à se mobiliser : aucune chaise vide à l’école !

Audience du 6 septembre chez le Recteur de l’académie de Paris , A propos des menaces d’expulsion qui pèsent sur nos élèves majeurs et mineurs « sans –papiers » :

En réponse à  une question posée par le SNUEP ,  Maurice Quenet , Recteur de l’Académie de Paris en présence du Directeur de l’Académie et de la Secrétaire Générale  a déclaré :

« …Les élèves en situation irrégulière seront scolarisés , il ne leur sera pas demandé de justificatif autre que celui du domicile.» Le Recteur de Paris a ajouté : « … Aucun élève , majeur ou mineur , scolarisé au 1er septembre dans les écoles et lycées parisiens ne sera inquiété ni expulsé  au cours de l’année scolaire …Ces jeunes ne courent aucun danger d’expulsion  »  M. Quenet a demandé aux personnels de lui signaler toute procédure d’expulsion engagée contre nos jeunes lycéens , il s’engage à intervenir pour les faire cesser . Un accord sur ce sujet a été passé avec le Préfet de Paris , accord rappelé en août , au cours des cérémonies commémoratives  de la libération de Paris . « Ces jeunes sont des victimes et nous les aiderons , on les scolarise et une fois scolarisés , on les garde.. » a-t-il ajouté .

Mr Quenet a ensuite  rappelé que chaque année , l’académie de Paris accueille plus de 1500 jeunes non francophones qui passent par le CASNAV , il déplore par ailleurs les conditions d’existence des 1000 « enfants des rues »  recensés à Paris ,ces enfants sans doute plus nombreux sont totalement seuls ou aux mains d’organisations malfaisantes . M Quenet affirme vouloir  tout mettre en œuvre pour les scolariser .

Communiqué des organisations FCPE, FERC-CGT, FIDL, FSU, SGEN-CFDT, UNEF, UNL et UNSA  

Élèves sans papiers : restons vigilants ! ( le 4/9/06 )

Des  milliers d'enfants et de jeunes vont faire leur rentrée dans la crainte et la précarité parce que, eux ou leurs familles sont sous la menace d'une expulsion. Nos organisations affirment ensemble qu'elles n'admettront aucune chaise vide dans les écoles, les collèges, les lycées, les universités. Elles appellent solennellement le gouvernement à s'engager à arrêter les expulsions d'élèves, d'étudiants ou de familles ayant des enfants scolarisés. Elles disent aux familles et aux jeunes de ne pas avoir peur : venir à l'école est leur droit et les personnels, les parents et les élèves contribueront à assurer leur protection, comme ils l'ont déjà fait. Elles appellent tous les membres de la communauté éducative à être vigilants et à réagir collectivement à toute menace et elles confirment leur engagement dans ce mouvement.

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