A AFFICHER !

        

n° 057 du 20/10/2006                  FSU

 

Lettre d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement Professionnel

 

Retrait du projet 

de modifications du décret de 1950 et de celui de 1992 concernant les PLP

 

Selon une méthode, maintenant bien rôdée, le ministère de l’éducation nationale fait procéder à des audits par son inspection et l’inspection des finances qui « révèlent » des possibilités d’accroissement de la rentabilité, et en fonction de ce seul critère concocte ce qu’il appelle des adaptations.

 

C’est ainsi que le projet  modifiant le décret de 1950, relatif aux obligations de service du personnel du second degré et les décrets relatifs à leurs statuts particuliers, s’il entrait en vigueur , permettrait de supprimer des milliers d’emplois, aggraverait encore la charge et les conditions de travail des personnels et réduiraient leurs protections statutaires.

 

Le projet comporte des dispositions qui concernent tous les enseignants du second degré et d’autres qui ne seraient applicables qu’à certains corps mais toutes remettent en cause les acquis de tous les personnels, pour s’y opposer efficacement un impératif : être solidaire !

 

·        Remettre en cause les qualifications, accroître la polyvalence, aller vers la fusion des corps :

 

Le projet stipule que: «…. Tout PLP peut-être tenu, si les besoins de son service l’exigent, d’effectuer tout ou partie de son service dans une autre discipline dans son établissement d’affectation… »

On ne peut être plus clair :

- aucun respect de la discipline d’origine, formatons les jeunes à la polyvalence  dès leur premier poste, ils seront plus flexibles dans la suite de leur carrière.  

- aucun respect pour les TZR qui vont être encore plus taillables et corvéables à merci

Mais on peut aussi appâter : « Le titulaire d’une mention complémentaire… peut percevoir une prime » Remarquons que les conditions de son attribution ne sont pas précisées. Elargissez vos champs de compétences et les primes tomberont…peut-être !

 

Ou diversifier les missions du PLP dont le statut serait compléter par un nouvel article précisant : « Les actions d’éducation et de formation autres que d’enseignement…peuvent entrer dans la composition des services ». Parmi ces actions on peut noter entre autres :  « encadrement d’activités pédagogiques (ou éducatives) au bénéfice des élèves d’un établissement ou d’un réseau d’établissement… » Notons que la nature de l’établissement n’est pas précisée et que les missions sont très vagues : C’est la conception du  PLP à tout faire, n’importe où !

 

 

·        Travailler plus pour le même salaire:

 

Pour les enseignants des collèges et lycées généraux et technologiques : « maxima de service majorés d’une heure pour ceux qui enseignent plus de 8 heures …dans des divisions dont l’effectif est inférieur à 20 élèves » De quoi récupérer des milliers de postes.  Imaginons ce que cela donnerait s’il leur venait à l’idée de transposer cette mesure à l’enseignement professionnel ! Soyons solidaire de nos collègues !

Pour ces mêmes personnels réduction considérable du nombre d’entre eux susceptibles de bénéficier de l’heure de première chaire.

 

·        Dégrader la qualité de l’enseignement… et des matériels ;

 

Fin des critères nationaux et objectifs d’attributions  des décharges pour les heures de laboratoires (sciences, langues, histoire-géo….) Les moyens affectés à ses missions seront laissés au bon vouloir des recteurs et des chefs d’établissements.

 

·        Compléments de services : ce serait pire !

 

« Le service du professeur amené, pour assurer son service complet, à enseigner dans trois établissements de la même commune, ou dans deux établissements de deux communes non limitrophes…serait diminué d’une heure » Le statut actuel des PLP accorde une heure de réduction de service  si l’on enseigne sur deux établissements situés dans des communes différentes.

 

 

Le SNUEP a participé le 19 octobre à la rencontre intersyndicale qui a décidé de s’adresser au ministre : voir lettre ci-après

 

 

 

 

 

SNETAA EIL      SNFOLC  -  Sud-Education   -   SE-UNSA  

   SNCL-FAEN   -  SNEP-FSU   -   SNALC-CSEN   - SNUEP-FSU

UNSEN-CGT   -   SGEN-CFDT   -   SNES-FSU

 

Les Secrétaires généraux à

Monsieur Gilles de Robien

Ministre de l’Education Nationale

110 rue de Grenelle

75007 PARIS

Paris, le 20 octobre 2006

 

Monsieur le Ministre

 

Nous vous demandons de nous accorder de toute urgence une audience.

 

Le projet de décret sur les obligations de service des enseignants du second degré, qui vient de nous être soumis, est inacceptable.

Son seul objectif est en effet de supprimer des postes dans le cadre d'une logique qui a déjà conduit à une dégradation sans précédent des enseignements de second degré.

 

Nous demandons le retrait de ce projet.

 

Nous demandons en même temps que s'ouvrent de véritables discussions pour que des réponses soient apportées à la nécessaire prise en compte des réalités du métier et que soient améliorées les conditions de son exercice.

 

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de nos respectueuses salutations.

 

 

 

Christian Lage

Secrétaire Général

SNETAA EIL

Marie Edmonde Brunet

Secrétaire Générale

SNFOLC

Maria Bianchini

Co-Secrétaire Fédérale Sud-Education

 

Luc Bérille

Secrétaire Général

SE-UNSA

Marc Geniez

Secrétaire Général

SNCL-FAEN

Jean Lafontan

Secrétaire Général

SNEP-FSU

 

Bernard Kuntz

Président

SNALC-CSEN

 

Bernard Berger

Secrétaire National

SNUEP-FSU

Denis Baudequin

Secrétaire Général

UNSEN-CGT

Jean-Luc Villeneuve

Secrétaire Général

SGEN-CFDT

Bernard Boisseau

Co-Secrétaire Général

SNES-FSU

 

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