n° 058 du 10/11/2006 FSU
Lettre
d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement
Professionnel
Spécial Congrès
FSU
Éclairage du Bureau National
du SNUEP
sur le rapport national
d’activité de la FSU
Ce
sont les adhérents du SNUEP et donc
de la FSU qui auront à se prononcer sur le rapport national d’activité de la
FSU qui couvre les trois dernières années.
Le Conseil National du SNUEP du 5 octobre a souhaité que le Bureau
National donne son éclairage sur l’action et le fonctionnement de la FSU.
Sur
les questions sociales et salariales, la FSU est confrontée aux confédérations
dont les orientations ne sont pas toujours convergentes. Le fait que certaines
aient signé le dernier accord salarial, pèse lourdement sur les possibilités de
ripostes unitaires et entérine, de fait, la perte de pouvoir d’achat, qui
s’accumulant au fil des ans commence à avoir des conséquences dramatiques et
conduit à un appauvrissement généralisé des salariés. Les efforts unitaires de
la FSU pour rassembler les organisations de la fonction publique sont reconnus,
mais la fédération se heurte aux critères actuels de représentativité qui
tendent à l’écarter des questions qui concernent tout le salariat.
La
FSU a également été fortement sollicitée par la réforme de l’Etat qui s’est
poursuivie avec de nouvelles phases de décentralisation et tend à instaurer une
gestion libérale de la fonction publique et de ses personnels, à détruire les
solidarités et à remettre en cause le paritarisme. La multiplicité des angles
d’attaques, les difficultés à faire appréhender par les personnels toutes les
conséquences des réformes ont rendu difficile l’organisation des résistances sectorielles ou d’ensemble.
Sur
le plan éducatif, la FSU a été confrontée à un contexte politique et social
difficile, encore marqué par la défaite sur les retraites, et des orientations
gouvernementales très libérales attaquant sur tous les fronts. La FSU a impulsé
une large opposition à la loi Fillon et à tous les renoncements éducatifs, sans
réussir à imposer son retrait. La FSU est au centre de l’interfédérale de
l’éducation, c’est un outil essentiel de l’unité des personnels, mais en même
temps les nécessaires consensus contraignent parfois à des actions sur des
plates-formes à minima. Une expression plus offensive donnerait une image plus
combative de la fédération. Le doute sur les capacités du système éducatif à
faire réussir tous les jeunes, l’aggravation des conditions de travail, la montée
de la violence dans beaucoup d’établissements, l’absence de propositions
alternatives claires susceptibles d’améliorer le système conduit une partie de
la profession au scepticisme quant à l’action et à un certain découragement qui
pèse sur ses capacités à résister aux agressions. La FSU se cantonne souvent dans la dénonciation, ce qui ne
suffit pas à mobiliser les collègues, face aux régressions, elle doit montrer
que d’autres solutions sont possibles, sans cela elle risque de se couper d’une
partie des personnels. Ainsi, il aurait été particulièrement utile de faire des
contre-propositions pour les élèves en
difficulté et pour s’opposer à l’apprentissage-junior ; comme il ne suffit
pas de dénoncer, même si cela est nécessaire, le « tout sécuritaire »
pour répondre aux attentes des collègues en matière de lutte contre la
violence.
Lien
entre les organisations de jeunesse et les organisations de salariés, la FSU a
joué un rôle important dans le combat victorieux contre le Contrat de Première
Embauche . Les élèves de LP étant parmi les plus concernés par le CPE, le SNUEP
s’est trouvé en première ligne de ce combat, il a souvent déploré qu’à
l’interne de la fédération, certaines de ses composantes tardent à se mettre en
mouvement. Au-delà de la solidarité avec la jeunesse, la FSU aurait peut-être
dû dénoncer plus fortement les politiques de formation, d’insertion et d’emploi
qui ont généré ce profond malaise de la jeunesse. Elle a proposé des Etats
généraux pour rechercher des propositions avec les organisations de la
jeunesse.
Lors
de ces trois dernières années, la FSU a beaucoup travaillé les questions de
formation et d’enseignement professionnel, comme en témoigne la publication du
mémorandum sur les enseignements technologiques et professionnels. Elle a également
mené un débat approfondi sur l’apprentissage, le SNUEP se félicite qu’il ait
abouti à une condamnation ferme de la promotion et du développement de
l‘apprentissage, c’est un point d’appui important pour notre combat contre ce
pseudosystème de formation, qui concurrence de plus en plus l’enseignement
professionnel public.
Grâce
à son appartenance à la FSU, le SNUEP peut participer à de nombreux organismes
statutaires nationaux (Conseil Supérieur de l’Education, Comité Technique
Paritaire Ministériel, Conseiel Supérieur de la Fonction Publique, Conseil
National de la Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie, Haut Conseil
Education Economie Emploi…). Notre syndicat est associé à de nombreuses
délégations fédérales pour rencontrer ministres, cabinets ministériels,
parlementaires, représentants des régions…ou nos partenaires syndicaux. A
l’évidence notre appartenance à la première fédération de l’enseignement est
pour nous un atout considérable qui nous ouvre beaucoup de portes et qui
contribue au développement et à la reconnaissance du SNUEP dans le paysage
syndical.
Pour
conclure nous pouvons dire que le pluralisme, tendances, Sections
Départementales et syndicats, triptyque de construction de la fédération, à la
FSU, ça fonctionne, et si nous ne sommes pas toujours d’accord , nous pouvons
nous faire entendre et contribuer à construire des synthèses, même si, compte
tenu de nos forces, nous n’avons pas encore investi pleinement tous ses
secteurs. Si nous avons formulés quelques critiques sur l’action de la FSU, le
SNUEP estime que, dans la période difficile que nous venons de traverser,
l’activité de la fédération a été conforme à ses mandats et aux attentes de
notre syndicat.
Adopté
par le BN du 9 11 06 (unanimité moins 4
abstentions)
Comment fonctionne la FSU ? Pourquoi des tendances ?
Court rappel historique :
A
la sortie de la guerre 39/45 dans la CGT, la Fédération de l’Education
Nationale ( FEN) refuse la scission entre le courant pro-communiste CGT et le
courant socialiste CGT-FO.
En
gardant son autonomie elle maintient
l’expression de tendances en son sein.
Bien
plus tard la crise dans la FEN a donné naissance à la FSU en 1992. Dès le
départ le fondement de la FSU a été son trépied, a savoir : ses syndicats
nationaux, les sections départementales FSU et les tendances.
L’exigence
de démocratie est forte puisque la majorité dans la FSU ( comme dans le SNUEP )
est à 70%. Cela pousse a élaborer des synthèses, des compromis afin de mieux
représenter l’ensemble de la Fédération.. L’esprit ce n’est pas une opposition
stérile mais d’enrichir le débat de nos différences afin d’aboutir à une
synthèse fédératrice. C’est aussi la possibilité d’offrir une alternative à la
direction et à son orientation sans que cela ne se traite dans les couloirs
Vous avez plusieurs votes à faire :
1
– Sur le rapport d’activité DEPARTEMENTAL que vous recevrez directement de
votre FSU
-
Pour les listes
de tendances au niveau départemental ( quand il y a plusieurs listes )
2 –
Sur le rapport d’activité national et ses fenêtres ( les fenêtres permettent le
vote des adhérents sur des parties du texte qui ne font pas consensus) .
-
Pour les listes
de tendances nationales
Le
fonctionnement du SNUEP est pluraliste à tous les niveaux. Ses instances
nationales comportent des représentants des courants traditionnels de la FSU
mais aussi une large majorité de membres qui ne se reconnaissent pas dans ces
actuelles tendances fédérales. Des militants de cette majorité souhaitent
donner leur point de vue sur le congrès de la FSU.
Sur
le rapport d’activité
A notre avis les critiques formulées
par le Bureau National à l’encontre de l’activité de la FSU sont justifiées,
mais nous
appelons néanmoins à voter oui au rapport d’activité
parce que :
ŸDans une
situation difficile, d’offensive libérale tout azimut, la FSU a fait ce qu’il
était possible de faire pour tenter de mobiliser les personnels ; elle a
eu un rôle positif dans les mobilisations contre le CPE.
ŸLa question de
l’enseignement professionnel et une condamnation ferme de l’apprentissage ont
été largement prises en compte dans les mandats défendus (Rédaction du
mémorandum sur l’Enseignement Professionnel, Large participation du SNUEP dans
les délégations fédérales, présence au Conseil Supérieur de l’Education,…).
Sur l’orientation
future de notre fédération
Nous sommes
partisans d’un syndicalisme de proximité. Nos propositions d’orientation se
fondent donc sur les préoccupations des personnels de l’enseignement
professionnel.
Avenir du système éducatif
Face
aux régressions éducatives, la FSU doit avancer des contre-propositions
crédibles qui redonnent un nouvel espoir aux personnels et envie de lutter pour
les faire aboutir. Le point névralgique se situe au niveau des élèves en échec.
Si les PLP savent par expérience que la quasi-totalité d’une classe d’âge
pourrait atteindre le niveau BAC, ils ont la certitude que ce n’est pas le
collège pour tous dans sa forme actuelle qui peut préparer à cet objectif. Une
réelle diversification au sein du service public avant la fin de la 3ème de collège est impérative. L’enseignement
professionnel n’a pas vocation à se spécialiser dans le traitement de l’échec
scolaire, son expérience et ses pratiques pourraient être utilement appliquées
à certaines catégories d’élèves. La lutte contre l’échec scolaire doit se faire
au sein du système éducatif. Les signataires souhaitent que le SNUEP fasse des propositions dans ce sens au congrès.
Enseignement professionnel
La
mobilisation contre le CPE a mis en relief la nécessité de professionnaliser
les études et par conséquent de donner une place plus importante à
l’enseignement professionnel public qui,
outre la préparation à un métier, permet aux jeunes, par la formation
générale, d’appréhender dans les meilleures conditions leur vie d’homme et de
citoyen. Mais l’acharnement à développer l’apprentissage montre bien que, pour
le patronat et les libéraux, l’enseignement professionnel ne relève pas du
service public d’éducation. La FSU doit faire du développement de
l’enseignement professionnel public et laïque un axe majeur de résistance à la
logique libérale de démantèlement de l’école publique. La FSU doit défendre les diplômes et s’opposer aux
évaluations qui tendraient à leur faire perdre leur caractère national.
Violences
Les difficultés à enseigner, les
phénomènes de violences deviennent le souci majeur pour un grand nombre de nos
collègues. Pour répondre à leurs attentes la seule dénonciation du « tout
répressif » peut se révéler contre productive, si nous n’avons pas de
propositions à formuler. La FSU doit entreprendre en profondeur une réflexion
pour proposer des mesures concrètes pour lutter contre la violence.
Retraite, salaire
La FSU doit rappeler et confirmer son mandat
d’abrogation de la loi Fillon sur les retraites. Conséquence d’années de perte
de pouvoir d’achat, l’appauvrissement des classes moyennes est reconnu par
tous : les revendications de rattrapage du pouvoir d’achat et de
revalorisation des carrières doivent devenir une priorité de l’action fédérale.
Régionalisation, Laïcité
C’est
aussi le moment pour la FSU de rappeler son mandat sur la possibilité de
réversibilité du transfert aux régions de certaines catégories de personnels.
Sur la base des inégalités induites par la décentralisation, la FSU doit exiger
des mesures réparatrices, un cadrage national de certaines politiques et un
retour de certaines fonctions dans le giron de l’Etat. Face à la montée des
communautarismes et de l’obscurantisme, le combat laïque est plus que jamais
d’actualité ; la FSU l’a un peu oublié, elle doit le remettre à sa juste
place dans son action et ses discours.
Les
sous-signés
reconnaissent le droit de tendance dans la fédération mais constatent que les
propositions d’orientations ci-dessus ne se retrouvent pas dans les professions
de foi des tendances traditionnelles de la FSU ; en conséquence, ils appellent
les adhérents du SNUEP à ne pas s’abstenir et à participer au vote
d’Orientation MAIS sans opter pour l’une des tendances fédérales !
Vote 1 : PAS DE CHOIX au vote d’orientation !
Vote 2 : OUI au Rapport d’activité
fédéral !
(Pour le vote d’orientation, vous avez le
choix de ne remplir aucune des cases prévues ou de les remplir toutes !)
Signataires : Berger B (SN), Berlioux
G (BN), Bonnet F (SN), Bourniole F (SN), Brissiaud G (CN), Chevallier F,
Clément F (BN-
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Pourquoi nous appelons à voter POUR LES LISTES UNITE ACTION |
Unité Action, tendance
unitaire
Depuis la création de la FSU, la
tendance Unité et Action (UA) est majoritaire dans la FSU. Cette tendance unitaire
a toujours défendu :
- Un renforcement de la FSU et de ses syndicats
- Un syndicalisme démocratique de masse
- Une recherche de l’unité la plus large
Des valeurs que défend
Unité Action
La crise économique et sociale touche
de plein fouet la société française, et par conséquent l’Ecole, la Culture, la
Recherche. Il nous faut affirmer et réaffirmer certaines valeurs auxquelles
nous croyons et qui sont souvent délaissées :
- La solidarité, la laïcité,
les libertés
- La nécessité de services publics garants d’égalité
aussi bien entre les personnes que sur tout le territoire.
- La nécessité pour tous et toutes d’avoir un emploi, un salaire et une
retraite décents, une protection
sociale, un logement, un droit à l’éducation…
Les conditions d’enseignement et
de vie dans les établissements et tout particulièrement dans l’enseignement
professionnel se dégradent : c’est pourquoi nous exigeons enfin une véritable politique de lutte contre
l’échec scolaire et les violences. Le « tout sécuritaire » n’est
pas une réponse viable.
Des
alternatives existent au règne du tout libéral
Dans le contexte actuel, nous
devons poursuivre la construction d’alternatives économiques et sociales pour
ne surtout pas être réduit au dogme libéral, pas assez libéral encore pour
certains. Dans cette logique porteuse
de divisions et d’éclatements, la recherche de « boucs
émissaires » responsables de tous les maux est devenue
insupportable : une fois, ce sont les fonctionnaires, une autre fois les
immigrés, ou encore une autre fois les « jeunes ».
C’est pourquoi nous devons
rassembler autour de nos idées les autres syndicats ou confédérations, et
propulser des convergences, seul moyen de contrer le libéralisme. Nous
avons su évoluer vers ce côté rassembleur avec la prise en considération de
formes plus informelles comme les collectifs, même si cela n’a pas toujours été
facile. La lutte contre le CPE, la participation à Réseau Education Sans
Frontières nous ont permis de nous retrouver un temps ensemble.
La force de la FSU
La force de la FSU, c’est sa
diversité, la synergie qui s’en dégage : c’est ce qui permet d’enrichir
les débats et les réflexions. Nos revendications doivent continuer à être
ancrées dans la réalité. Et pour obtenir l’unité la plus grande, pour ne pas
nous couper des collègues, nous devons avancer ensemble, argumenter et
convaincre le plus grand nombre.
Le SNUEP dans la FSU
Conscient de ses limites, le SNUEP
doit aujourd’hui s’investir, encore plus, dans tous les secteurs de la FSU,
participer aux groupes de travail et aux audiences, tant nationaux, régionaux
ou départementaux, où là aussi nous devons expliquer et convaincre. Il n’est
pas toujours facile de faire comprendre la mystification de l’apprentissage, et
plus encore de l’apprentissage junior, à ceux qui n’y sont pas confrontés. Plus
nous serons présents et combatifs et plus nous aurons de chance de nous faire
comprendre et de voir reprendre nos propositions.
La tendance UA réaffirme la
nécessité d’un syndicalisme indépendant, refusant d’être inféodé à toute
structure politique : cela n’interdit pas de dialoguer et d’analyser tous
les sujets.
Voter Unité Action
Si vous partagez ces orientations, nous vous invitons à
voter du 6 au 24 novembre 2006 :
- pour les listes Unité Action nationale et
départementales
- pour le rapport d’activité fédéral
Si vous n’avez pas reçu le matériel de vote par courrier,
manifestez-vous soit auprès du SNUEP National, soit auprès de votre section FSU
départementale.
Jean
Sébastien
Serge
Jacques
Marie-Caroline
Dominique
Faisons avancer la fédération toutes et tous
ensemble !
Exprimez-vous, votez.
À
l’initiative de l’Ecole Emancipée
Depuis le dernier congrès, les militant-es de l’EE se sont retrouvés avec d’autres militant-es de la fédération dans les débats et les luttes ; c'est afin de poursuivre cette démarche qu'a été constituée une liste ouverte pour une FSU plus fédérale, unitaire et offensive. Dans le SNUEP nous avons participé aux instances apportant notre analyse pour s’ancrer plus encore dans les luttes avec la FSU.
La mondialisation capitaliste imposée par le FMI, l’OMC et la commission européenne ne fait qu’accroître les inégalités entre pays, groupes sociaux et individus.
Afin de rattraper le « retard » français dans la course à la marchandisation, les gouvernements appliquent des politiques destructrices de services publics. Le droit à l’éducation pour tous et l’axer à un niveau de connaissance suffisamment élevé à la compréhension du monde contemporain sont remis en cause.
Alors que l’enseignement professionnel a largement contribué à l’élévation des qualifications, l’état se désengage de la formation professionnel au profit du « tout apprentissage ». Fermeture de formations en LP et transfert vers les CFA, concentration sur les Lycées des Métiers et désertification ailleurs, le LP devient de plus en plus la destination des élèves rejetés par le système !
Alternatives...
La FSU n’a pas livré jusqu’au bout la bataille pour le retrait de la loi Fillon, laissant les lycéens isolés ; les conséquences de cette défaite pèsent lourd sur l'école. Avec la loi sur la prévention de la délinquance, la répression prend le pas sur l’éducation. Il nous faut construire un mouvement déterminé pour la fin des ghettos scolaires, une école et une recherche émancipatrices, démocratiques.
Dans les services publics, la marchandisation généralisée se traduit par un recul général des prestations. Au contraire, des services publics contrôlés démocratiquement seraient une première satisfaction des attentes sociales. Un mouvement alliant usagers, personnels et élus est indispensable.
En matière d'emploi et de protection sociale, la lutte contre le MEDEF reste à mener pour garantir à toutes et tous un salaire décent, un emploi qualifié à temps plein, la fin des contrats précaires, et une formation continue.
Une
véritable fédération
L’État se transforme, les structures de travail, les niveaux de décisions se modifient, la FSU se doit d’y répondre : bien peu de questions relèvent maintenant d’un seul syndicat.
Les luttes récentes démontrent que l’unité, la détermination, la clarté des mots d’ordre sont décisifs. Si nous avons contraint le gouvernement à reculer sur le CPE, c’est parce qu’étudiants et lycéens ont imposé une stratégie offensive et unitaire, largement mobilisatrice. Face à des politiques libérales agressives, c’est bien le « tous ensemble » que la population attend. Mobilisations massives, blocages, grèves interprofessionnelles, assemblées générales et coordinations, tels sont les outils, efficaces, que la FSU doit mettre en œuvre, renforçant aussi son engagement dans le mouvement social et altermondialiste.
Patrick Lanzi