n° 063 du 21/12/2006 FSU
Lettre
d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement
Professionnel
Grève et manifestations du 18
décembre
un incontestable succès !
Lycées et
collèges : plus d’un enseignant sur deux en grève le 18 décembre
Plus d’un enseignant sur
Une telle mobilisation atteste de la pleine
adhésion des personnels à la plate-forme de l’intersyndicale : retrait du projet
de décret et ouverture de véritables discussions pour que des réponses soient
apportées à la nécessaire prise en compte des réalités du métier et que soient
améliorées les conditions de son exercice.
L’intersyndicale appelle les personnels
à rester mobilisés et demande à être reçue par le ministre dans les tout
prochains jours. Elle se réunira dans les 48h pour faire le point de la
situation.
Paris,
le 18 décembre 2006 – 19 h
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Amplifier la mobilisation dès la
rentrée pour obtenir le retrait (l’abrogation) des décrets sur les obligations
de service
Des
réserves de mobilisation existent, notamment dans l’enseignement
professionnel. Si on en croit une
dépêche de l’AEF du 19 décembre, les PLP pourraient bien trouver de nouvelles
raisons de s’engager dans l’action. En effet, selon l’AEF l’audit du printemps
dernier sur la voie professionnelle conclurait qu’il serait possible de
« redéployer » 7000 à 8000 postes dans l’enseignement professionnel,
à condition d’envisager une annualisation des services des enseignants et une
autre utilisation de leur temps pendant les stages en entreprises des élèves.
Il
s’agirait, à l’évidence de remettre en cause notre statut qui, certes n’est pas
parfait, mais reste le produit de la lutte des PLP en 2000. Si le ministre parvenait
maintenant à ses fins, alors que toutes les organisations du second degré sont
unies et mobilisées, il ne fait pas de doutes qu’il pourrait alors s’attaquer
en profondeur au statut des PLP.
Le seul objectif du ministre est de supprimer des postes, avec la préparation de la prochaine rentrée, les suppressions vont être perceptibles dans les établissements dès janvier. Le CTPM du 11 janvier doit répartir les moyens dans les académies, cela doit être un nouveau temps fort de l’action. Comme le propose l’intersyndicale, il faut tenir des AG dans tous les établissements pour décider des suites de l’action.
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Communiqué de l’intersyndicale du
second degré du 21 décembre
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Lettre au premier ministre
Manifestation
nationale du 20 janvier
La FSU
a décidé de proposer aux organisations syndicales de l'éducation
d’organiser une manifestation nationale à Paris le 20 janvier pour la défense
et la promotion du service public d’éducation et contre la politique de
régressions que conduit le gouvernement. Cette proposition s'inscrit dans le
prolongement de la grève du 28 septembre et des mobilisations en cours dans le
premier degré, le second degré et les IUFM, auxquelles la FSU a apporté et
apporte tout son soutien.
Il s’agit d’obtenir les moyens d’un service
public d’éducation, qui assure la réussite de tous, et de s'opposer à toutes
les attaques contre l'école et ses personnels, notamment sur les statuts, la
formation, l'emploi, la précarité, le temps et les conditions de travail, les
conditions de scolarisation des élèves ainsi que la remise en cause du travail
des professionnels de l’éducation. Il s'agit en même temps de porter dans le
débat public nos propositions d'amélioration du système éducatif et de nos
métiers.
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Hors-classe
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Audience
SNUEP au ministère
Le projet ministériel laisse chaque
recteur fixer les modalités d’accès à la
Hors-classe, tout en fixant un cadre qui fait la part belle au
« mérite » en précisant toutefois :
1) le barème ne conserve qu’un
caractère indicatif
2) il importe de tenir compte des
avis du chef d’établissement et du corps
d’inspection.
3) il est également recommandé de « repérer les personnels méritants les
plus jeunes bénéficiant d’abord d’un avancement plus rapide d’échelon avant de
les faire bénéficier éventuellement d’un avancement de grade ».
·
LE
SNUEP a dénoncé les directives ministérielles.
Il semblerait que le bilan national (22
académies n’ont promu que des collègues au 11ème échelon et que 98 %
des promus de l’an dernier sont au 11ème échelon – résultat des
bagarres locales tant en groupe de travail qu’en CAP académiques) soit
insupportable pour l’administration qui veut un accès à la hors-classe réellement possible dès le 7ème
échelon et qui souhaite donc mettre en avant le mérite de manière plus marqué
et ainsi casser l’idée de déroulement de carrière qui devrait logiquement, à
nos yeux, se terminer par l’échelon terminal de la hors-classe. Le SNUEP a demandé le gel de ce projet de
note de service pour ouvrir une vraie négociation sur le sujet avec le
ministère.
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Nos
mandats :
Le SNUEP revendique la reconstruction
de la grille indiciaire au cours des 11 échelons avec la disparition de la
Hors-classe et l’intégration des actuels indices « Hors-Classe ». Le
SNUEP a demandé l’abandon de toute notion de mérite, notion subjective car ne
reposant que sur des appréciations ponctuelles et partisanes qui contribuent à
créer un climat malsain au sein des équipes pédagogiques.
Pour info :
Le ratio promus/promouvables est
de 4, 91 % pour les PLP et de 2,53% pour les CPE. Ce ratio, encore valable
pour l’année à venir, indique le nombre de collègues promus par rapport à
l’ensemble des promouvables. Le ministère fixe ensuite le contingent de chaque
académie, pour chaque corps.
Intégration des IUFM
aux universités
·
Les CPE absents du « cahier des
charges ! »
Notre catégorie a fait l’objet d’une réduction
drastique des postes au concours. Aujourd’hui, nous constatons sa disparition
pure et simple du projet de cahier des charges de la formation des
maîtres : à la
lecture du projet d’arrêté portant sur le cahier des charges de la formation
des maîtres en IUFM présenté au CSE dernièrement, les Conseillers Principaux
d’Education n’apparaissent pas !
Pour la première fois
depuis 1992, date de l’entrée de la profession en IUFM, un texte de cette
importance « oublie… ..» toute référence aux CPE : disparition
ou volonté de redéfinition du métier (…vers « le
management » ?).
Du rapport Piétryck remis
au Ministre aux dernières recommandations du HCE, les CPE ont toujours été
inclus aux propositions. La préparation au concours et la formation aux côtés des enseignants ont été une
avancée majeure dans la construction et la reconnaissance de la
professionnalité des CPE. Le travail en collaboration avec les professeurs,
affirmé par le code de l’éducation et la complémentarité des métiers a conforté
l’appartenance des CPE aux équipes pédagogiques et légitimé leur intégration en
IUFM.
Les commissaires paritaires CPE, élus
tiennent à condamner solennellement cet « oubli » et font connaître
leur opposition totale à cette mesure.
Nous défendrons une
conception ambitieuse et universitaire de la formation et demandons le rétablissement immédiat
des CPE dans le cahier des charges de la formation des maîtres.
Le SNES-FSU, le SNUEP-FSU, le SE et le
SGEN appellent tous les collègues à tout type de mobilisation pour défendre
notre identité professionnelle.
·
INTERVENTION DE RENE
Monsieur
le Conseiller, Mmes et M. les membres des commissions,
Notre
position relative au projet d’arrêté
universitaire de formation du cahier des charges de la formation des
maîtres, en instituts universitaires de formation des maîtres est connue. Vous
avez pu en prendre connaissance par communiqué de presse. Dans le cadre de
cette commission, beaucoup de choses ont été déjà abordées et nous partageons
certaines positions. Je me limiterai donc à deux chapitres essentiels : l’organisation de la mise en œuvre par les universités et la
problématique toute spécifique de la formation des professeurs de Lycée
Professionnel.
Nous
partageons certains objectifs développés en matière de formation de maîtres
mais nous ne pouvons que constater l’absence de pistes pour leur réalisation
d’autant plus que l’on reporte la mise en œuvre sur les établissements
d’enseignement. Nous avons la conviction que ce projet est dans la droite ligne
des objectifs libéraux du Gouvernement.
Certes,
l’intégration des IUFM est aujourd’hui actée dans la loi, mais nous demandons
un cadrage national tant dans l’intégration que dans la définition des contenus
de formation pour les corps et tout particulièrement pour les professeurs de
Lycée Professionnel. Les modalités d’intégrations sont très disparates et nous demandons un décret national. Il serait en effet fort regrettable de
voir s’installer des négociations régionales en matière de formation.
Nous
tenons à rappeler notre opposition au report des charges
de formation sur les établissements. Cela ne signifie en aucune façon que nous refusons
l’alternance préconisée pour les professeurs stagiaires, mais ces derniers sont
en situation d’apprentissage. Ils ne doivent donc pas être considérés comme des
moyens d’enseignement comme actuellement. Cette situation ne facilite pas la
formation des intéressés et la vie des établissements. Il s’agit d’une approche
comptable dommageable.
Nous
nous interrogeons sur la disparition du mémoire professionnel, disparition que
beaucoup semblent regretter. D’autre part, aucune référence
relative aux Conseillers Principaux d’Education n’est faite dans ce projet. Le
cahier des charges doit prendre en compte ces enseignants.
Dans
un autre domaine nous relevons que la formation serait adaptée à chaque
établissement sous la responsabilité de son responsable. Cela semble en
contradiction avec les objectifs recherchés.
La
partie relative à la formation des Professeurs de Lycée professionnels est plus
que restreinte voire inexistante. Vous nous proposez de nous orienter vers une
logique d’amendement au texte, mais comment pouvons nous amender un texte qui
n’existe pratiquement pas ?
Les
PLP nourrissent les plus vives inquiétudes sur l’avenir de leur corps et ce
texte n’est pas en mesure de les rassurer. Il fait
abstraction de la spécificité de l’Enseignement Professionnel. La formation s’organise dans un champ
professionnel précis, notamment pour ceux qui seront amenés à enseigner ces
disciplines techniques. Aucune approche n’est faite concernant les
enseignements généraux et professionnels. Ils ont leur spécificité par rapport
aux autres ordres d’enseignement. Le recours aux
stages comme moyen de formation est plus qu’aléatoire. L’acquisition des compétences ne doit
pas relever de ce dispositif, mais tout processus de formation doit répondre
aux exigences précises des individus dans une notion de
complémentarité.
Dans ce domaine nous considérons
que ce n’est pas à l’Université de fixer seule les contenus de formation. La formation doit être pluraliste. Les
professeurs de lycée Professionnel sont attachés à un triptyque qui a fait ses
preuves. La formation doit reposer sur un ancrage universitaire mais aussi sur
un ancrage professionnel et sur un ancrage institutionnel dans le cadre de
l’Education Nationale. Ce dernier point ne signifie en aucune façon que nous
acceptons l’utilisation des moyens des établissements pour assurer une partie
de la formation des Professeurs stagiaires.
Il
serait par ailleurs regrettable que l’on reporte une partie de la formation
dans le temps. On assisterait alors à des dérives identiques à celles que l’on
commence à voir dans le cadre de la formation tout au long de la vie et dans le
cadre de la VAE. Certes, on abordera le problème de la formation continue des
enseignants, mais lorsque l’on connaît les moyens mis en œuvre dans ce domaine,
on ne peut que s’inquiéter.
Nous réaffirmons la nécessité de
la prise en compte de la situation
réelle des élèves dans le cadre d’une réflexion sur les rôles de l’enseignant
et de ses limites. Il
nous faut répondre au désarroi des jeunes collègues face à la complexité du
métier.
Il est
aussi nécessaire d’aborder la formation continue des adultes. L’approche n’est
pas suffisante alors que cette formation sera une réalité.
L’enseignement
professionnel a une spécificité. Toute spécificité nécessite une diversité.
Nous vous demandons de la mettre
en œuvre.
Je
vous remercie.
Bonnes fêtes
et meilleurs vœux pour
2007