A AFFICHER !

        

n° 064 du 12/01/2007                  FSU

 

Lettre d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement Professionnel

 

Agir par tous les moyens !

 

 

            Au nom de l’intersyndicale des 15 syndicats du second degré, il a été fait une déclaration reprenant, pour l’essentiel, le communiqué du 22 décembre.

            Le CTPM a entériné la suppression des 5060 postes. Vous trouverez en annexe la répartition par académie.

            Comme toujours, la seule logique ministérielle est comptable : récupérer des postes de fonctionnaires,  conformément aux directives européennes, dont nos dirigeants sont solidaires.

Le ministre, ignorant le succès de la grève du 18 décembre, de manière cynique et provocante, met en place son dispositif pour la rentrée 2007. Il pense peut-être que les enseignants ne sont pas en mesure de se mobiliser sur leurs conditions d’exercice, sur leur métier

Mais qui peut accepter une telle dégradation de notre statut ?

Mais qui peut accepter d’aller enseigner dans trois établissements ?

Qui peut accepter d’enseigner une autre discipline (ou d’autres) que celle(s) pour laquelle il a été recruté ?

 

 

Le projet vient d’être porté à la connaissance des syndicats. En application de la LOLF, il instaure le pilotage des établissements par la performance. Comme nous l’avions pressenti , il met bien le conseil pédagogique au service de cette stratégie pour atteindre les objectifs fixés par les académies et délivrer les moyens en fonction des résultats.  La succession de mesures favorisant les promotions au mérite vont dans le même sens. Malgré l’échec cuisant de l’apprentissage-junior, il ne renonce pas à l’introduire dans nos établissements et à amplifier l’implantation de l’apprentissage en général au détriment des formations initiales sous statut scolaire.

 

 

Même si le processus n’en est qu’aux textes de cadrage, on peut déjà craindre un appauvrissement généralisé des contenus d’enseignement et une généralisation du contrôle en cours de formation qui pourrait bien porter un coup fatal au caractère national des diplômes. On en a de plus en plus le sentiment qu’il faut aligner l’enseignement professionnel sur l’apprentissage …et en plus cela fait faire des économies !

 

Pour réduire les moyens des services publics, le gouvernement procède toujours de la même manière : il demande des audits aux inspections générales et ensuite prend les mesures pour appliquer leurs préconisations. C’est ce qu’il vient de faire pour les obligations de services, ne doutons pas que c’est ce qu’il va faire pour la voie professionnelle.

Le rapport de l’audit sur la voie professionnelle n’y va pas par quatre chemins. Entre autres, il dit que l’on pourrait récupérer 7000 à 8000 postes par une utilisation optimum des moyens des LP (mixage des publics, annualisation des services…) ; plus de 4000 postes pourraient également être récupérés par une meilleure utilisation des enseignants pendant les stages en entreprises des élèves….

 

Faut-il attendre que ces préconisations qui, est-il besoin de le dire, remettraient fondamentalement en cause notre statut, se traduisent par des décrets d’application pour nous mobiliser ?

 

Tous les moyens seront bons pour dire non :

 

 

 

·       Dans l’immédiat il faut réussir la manifestation nationale de la FSU à Paris du 20 janvier

 

Il n’y a jamais eu autant de mesures convergentes pour réduire la qualité de l’enseignement public, aggraver nos conditions de travail, porter atteinte à nos statuts, le tout sur fond de baisse continue de notre pouvoir d’achat, quand ce n’est pas de dénigrement de notre profession .

 

Ça  suffit !

Participons tous à la manifestation

Organisons les délégations de nos établissements

 (S’inscrire vite auprès des responsables locaux du SNUEP ou de la FSU)

 

Reproduisez et affichez l’affichette ci-après

 

Préparation de la rentrée 2007, projet de décrets sur les obligations de service, « rénovation » des enseignements généraux, audit sur la voie professionnelle

Tout converge pour

·         Supprimer des postes

·         Aggraver les conditions d’études des élèves et les conditions de travail des personnels

·         Appauvrir les contenus d’enseignement, menacer le caractère national des diplômes

·         Remettre en cause nos statuts, ignorer nos qualifications

 

En faire toujours plus pour être moins payé

Ça suffit !

Tous à la manifestation nationale de  la FSU

A paris le 20 janvier

 

Départ : 13h 30  Place Denfert-rochereau et Arrivée  17h Bastille

S’inscrire auprès des militants du SNUEP ou de la FSU

 

 

        11 janvier 2007

Zone de Texte: Cela fait donc un total de – (2002 + 3058) équivalent temps plein (total des deux dernières colonnes)  selon la LOLF mais ne vous leurrez pas, chers collègues, cela signifie 5060 postes de supprimés. La seule logique ministérielle est comptable : récupérer des postes de fonctionnaires,  confor-mément aux directives européennes, dont nos dirigeants sont solidaires, ne nous trompons-pas.
 
Et De Robien, de manière cynique et provocante, met en place un dispositif pour la rentrée 2007 dont il n’a pas encore forcément les moyens. Il parie sur notre capacité à laisser faire et sur un échec de la manifestation du 20 janvier, pensant que les enseignants ne sont pas en mesure de se mobiliser sur leurs conditions d’exercice, sur leur métier et que le 18 n’a été qu’un baroud d’honneur réussi certes ,  mais sans suite.
C’est sans compter sur notre attachement à notre métier, à nos conditions de travail, à notre conception du service public d’enseignement.
Mais qui peut accepter une telle dégradation de notre statut ?
Mais qui peut accepter d’aller enseigner dans trois établissements ?
Qui peut accepter d’enseigner une autre (d’autres disciplines)  discipline que celle(s) pour laquelle il a été recruté ?
 
Non demain, je ne souhaite pas aller surveiller la cour
Non, demain, je ne souhaite pas enseigner le français, parce que c’est ma langue maternelle, 
Je suis prof de  ……! Et j’y tiens, c’est ma discipline de recrutement
 
Mépris du métier !
On ne peut pas laisser faire !
 
Bernard BERGER

ACADEMIES

Dotation 2006

Dotation 2007

Décharges/mesures diverses

Aix- Marseille

18 593, 5

-81

- 139

Amiens

14 234,0

- 148

- 104

Besançon

8 309, 3

- 75

- 63

Bordeaux

18 901, 6

+ 97

- 137

Caen

9 378, 8

- 66

- 72

Clermont-Ferrand

7 754, 5

- 28

- 57

Corse

1 944, 0

- 10

-13

Créteil

31 296, 6

- 146

-196

Dijon

10 731, 7

- 176

- 78

Grenoble

19 463, 5

+ 1

- 151

Guadeloupe

4 520, 5

+ 13

- 31

Guyane

2 309 , 4

+ 82

-12

Lille

29 382, 8

- 452

- 215

Limoges

4 876, 7

- 40

- 38

Lyon

18 358, 1

- 25

- 141

Martinique

4 201,3

- 47

- 27

Montpellier

16 049, 8

+ 7

- 117

Nancy-Metz

17 403, 9

- 189

- 131

Nantes

17 403, 1

+ 12

-126

Nice

13 044,3

- 82

- 94

Orléans-Tours

16 430, 0

- 75

- 126

Paris

12 732, 7

O

- 95

Poitiers

10 619 ,9

- 58

- 81

Reims

9 886, 7

- 177

- 74

Rennes

14 437, 7

- 27

- 110

Réunion

9 091, 5

+44

- 63

Rouen

13 462, 4

- 98

- 98

Strasbourg

12 863, 8

- 138

- 92

Toulouse

16 618, 2

+ 79

- 113

Versailles

37 572, 2

- 199

- 264

 

 

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