n° 065 du
23/01/2007
FSU
Lettre d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement Professionnel
Succès de la
manifestation nationale de la FSU
Avec 25 à 30 000 participants
venus de toute la France et représentant tous les métiers et tous les secteurs
de l’Education, la manifestation du 20 janvier a été une réussite. Derrière la
banderole du SNUEP, l’enseignement professionnel était bien représenté. Elle
montre sans ambiguïté la mobilisation de l’ensemble des personnels contre une
politique de coupes budgétaires claires, de mépris et d’attaques contre leurs
métiers, de régressions pour les élèves et les jeunes ; elle montre aussi
la volonté de faire entendre les revendications et les propositions construites
par les personnels.
Rendant compte de la manifestation, la
presse a révélé qu’une enquête a estimé à plus de 20 % la perte de pouvoir
d’achat des enseignants du second degré depuis 1981. Même si cela est moins facilement quantifiable, elle s’est
accompagnée d’un accroissement incontestable des charges de travail. De bonnes raisons de donner des suites à la
manifestation du 20 janvier :
Vous
trouverez ci-après les communiqués de l’intersyndicale du second degré et des fédérations de la fonction publique.
Deux appels à la grève
convergents :
Pour
l’intersyndicale du second degré et après le succès de la grève du 18 décembre,
il s’agit de poursuivre l’action contre les modifications statutaires sur les
obligations de service. Le premier
ministre n’ayant pas répondu à la première lettre de l’intersyndicale, un
nouveau courrier lui a été transmis. Le
8 février, les fédérations de la fonction publique, estimant très insuffisantes
les propositions du ministre (+ 0,3% par rapport à l’augmentation prévue de 0,5
%), exigent l’ouverture de négociations sur les
salaires et l’emploi public. Depuis des semaines, les personnels
du second degré s’opposent à la dégradation de leurs conditions de travail et à
la dénaturation de leur métier. Toujours plus de tâches, pour un pouvoir
d’achat qui ne cesse de baisser : c’est en ce sens que nos
revendications rejoignent celles de tous les fonctionnaires et justifient notre
engagement dans cette action d’ensemble. Pour autant, dans ce mouvement il est
nécessaire qu’apparaissent nettement les revendications du second degré et que
nous continuions à agir pour exiger l’abrogation des récents décrets sur les
obligations de service. Vers la grève reconductible ? A l’annonce des
suppressions de sections pour la prochaine rentrée, de nombreux établissements engagent des actions pour s’y
opposer. Partout le SNUEP et ses militants y participent. Des établissements et
des syndicats de la région parisienne appellent à la grève le 25 janvier. Aux
regards de la multiplicité et de la convergence des attaques, certains
estiment que seul un mouvement de grande
ampleur, de type grève reconductible, serait susceptible de faire reculer le
ministre ; c’est une éventualité qui peut être discutée dans les
établissements. Les expériences passées montrent que ce genre de mouvement ne
se décrète pas d’en haut, mais qu’il se nourrit d’impulsion unitaire nationale,
appelant à des temps forts, et d’initiatives d’actions dans les établissements
et les localités .
Le SNUEP ouvre une rubrique
« établissements en lutte » sur son site : que chacun l’alimente
par les actions qui se mènent dans son établissement, sa localité ou sa région
(communiqués, motions, pétitions, lettres….). Envoyer toutes vos informations à
enlutte@snuep.com Communiqué
de l’intersyndicale du Second degré
Décret sur les obligations de service des enseignants du
2nd degré
Après le 18 décembre, l’intersyndicale appelle à la
grève le 8 février
En répondant massivement, le 18
décembre, à l’appel de l’intersyndicale du second degré, les enseignants des
lycées et collèges ont ainsi exprimé leur adhésion aux deux revendications
formulées depuis 3 mois :
- retrait du
projet de décret sur les obligations de service, remettant en cause le décret
de 1950 et les statuts particuliers.
- ouverture de
véritables discussions pour que des réponses soient apportées à la nécessaire
prise en compte des réalités du métier.
Le ministre de l’Education a fait le choix de ne pas tenir
compte de la colère qui s'est exprimée, et a transmis le projet de décret au
Conseil d'Etat comme si de rien n'était. Le Premier Ministre saisi par l’intersyndicale
depuis plus d’un mois n’a toujours pas donné de réponse aux demandes qui lui
ont été adressées.
Le gouvernement en rajoute en préparant une rentrée 2007
encore plus mauvaise que celle que prévoyait le budget 2007 : plus de 6 000
postes supprimés à la rentrée, 27 000 depuis 2003.
Dans
cette situation, l'intersyndicale des 15 a décidé de donner nouvelles suites à
son action après la grève du 18 décembre et la journée d'interpellation du
Premier Ministre du 11 janvier.
L’intersyndicale appelle à développer au niveau des
académies, des départements et des établissements, en liaison notamment avec la
tenue des CTP, des initiatives sur la rentrée (décret, suppressions de postes,
etc. .). Chaque CTP et chaque CA doit être l’occasion d’exprimer les
revendications des personnels (lecture d’une motion)
L’intersyndicale, sur la base de ses deux revendications,
appelle les personnels des lycées et collèges à la grève le 8 février en convergence avec les décisions prises au niveau de l'ensemble de l'éducation
et de la fonction publique.
Paris, le 22 janvier 2007 – XXX h
Communiqué des fédérations de fonctionnaires CGT-FO-FSU-UNSA-SOLIDAIRES
POUR NOS SALAIRES,
L'EMPLOI PUBLIC ET LA DEFENSE DES MISSIONS,
TOUS DANS L'ACTION
ET LA GREVE LE 8 FEVRIER
Les organisations de fonctionnaires (CGT-FO-FSU-UNSA-SOLIDAIRES) exigent l'ouverture immédiate de
véritables négociations portant sur :
-
le maintien du pouvoir d'achat du point
en 2006 ;
-
L'augmentation des salaires pour 2007
sur la base minimum de l'inflation
prévue, soit 1,8% ;
-
Le rattrapage sur les pertes
intervenues depuis 2000 (+ de 6%) ;
-
Une refonte globale de la grille
indiciaire.
Elles constatent également une dégradation alarmante des conditions
de travail, la multiplication des attaques contre le service public, des
réductions massives d'emplois et de recrutements publics et l'aggravation de la
précarité.
Le ministre de la Fonction Publique vient d'annoncer de
façon unilatérale des mesures qui constituent une avancée minimale. Même si
elles sont à mettre au crédit des actions unitaires et des luttes dans les
différents secteurs, elles laissent entier l'essentiel du contentieux, d'autant
plus que le ministre lui-même les présente comme un échange emplois contre
salaires.
Or les services publics sont essentiels pour la population
et l'aménagement du territoire. Leurs agents ont droit, comme tous les
salariés, à une juste rémunération de
leur travail et aux moyens nécessaires à l'exercice de leurs missions.
Combattant
les logiques « travailler plus et
gagner moins » et « moins
de fonctionnaires mais mieux payés », les organisations syndicales
appellent l'ensemble des personnels de la Fonction Publique (Etat,
territoriaux, hospitaliers) à participer massivement à la journée d'actions du
8 février 2007 en particulier par la grève et les manifestations.
-
Pour
l'ouverture de véritables négociations sur l'ensemble du contentieux salarial
et la refonte de la grille et le niveau des pensions.
-
Pour une politique d'emploi public statutaire
qui corresponde aux besoins.
-
Pour
la défense des services publics et de la fonction publique.
-
Pour
l'amélioration des conditions de travail et de vie de tous les personnels.
En cas d'absence de réponse positive, elles envisageront
ensemble, après cette journée, les suites à donner à la mobilisation.
Paris, le 17
janvier 2007
(1) Dernière minute : l’UFFA-CFDT
appelle également à la grève

Jeudi
8 février
Tous en grève
·
A l’appel de l’intersyndicale du second degré pour
exiger
è l’abrogation des nouveaux décrets sur les obligations de
services
è le respect de nos statuts et de nos qualifications
·
A l’appel des fédérations de fonctionnaires
è Pour l’augmentation de nos salaires et le rattrapage de notre pouvoir d’achat