n°067 du 14/03/2007 FSU
Lettre d’information du Syndicat National Unitaire de l’Enseignement Professionnel
Maintenir la pression : grève le 20 mars !
Dans
une situation où le pouvoir du ministre actuel se réduit de jour en jour, le
SNUEP a proposé d’interpeller les candidats à la présidentielle sous la forme
d’une lettre ouverte de l’intersyndicale à faire signer massivement dans les
établissements. Lettre ouverte dans laquelle nous aurions demandé que les
candidats s’engagent, dès le prochain gouvernement, à abroger les décrets,
annuler les suppressions de postes, ouvrir des négociations sur les nouvelles
réalités du métier. Démarche qui devait aller de pair avec le maintien de la
pression sous la forme d’une grève et de manifestations. Même si certains
étaient favorables à une interpellation des candidats, notre proposition n’a
pas été retenue.
Sur
les modalités de l’action l’intersyndicale n’a pas abouti à un accord. La
majorité s’est prononcée pour une grève
et des manifestations le 20 mars, quelques organisations n’ont pas souhaité y
appeler .
L’intersyndicale
a décidé unanimement d’adresser aux parents d’élèves la lettre ouverte
ci-dessous.
Les
fédérations de l’éducation nationale appellent à des actions diversifiées la
semaine du 20 mars, comme l’indique le communiqué ci-après.
Le
CDFN de la FSU des 13 et 14 mars appelle à multiplier les actions à l’occasion
de la semaine intersyndicale du 19 au 24 mars. Il appelle les personnels du
second degré à tout faire pour assurer la réussite de la grève et des
manifestations du 20 mars
Avec l’ensemble des
syndicats du second degré de la FSU et beaucoup d’autres le SNUEP appelle les
PLP et personnels d’éducation à participer massivement à la grève le 20 mars et aux manifestations
décidées localement.
(voir affichette p7)
CNGA,
FEP-CFDT, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNLC-FAEN,
SNEP-FSU,
SNES-FSU, SNETAA EIL, SNFOLC, SNPEFP-CGT, SNUEP-FSU, SUD EDUCATION, SUNDEP,
UNSEN-CGT
L’intersyndicale
du second degré, qui regroupe la quasi
totalité des organisations syndicales du secteur et qui représente plus de 99%
des personnels, a pris la décision de s’adresser à l’ensemble des parents
d’élèves des lycées et collèges.
Les
enseignants sont en effet engagés dans un conflit majeur avec le Ministre de
l’Education depuis maintenant plus de 6 mois.
Ce
conflit s’est notamment traduit par deux grèves massivement suivies les 18
décembre et 8 février, par de très nombreuses manifestations à Paris et partout
en France qui ont rassemblé au total des dizaines de milliers d’enseignants et
par de multiples actions locales dans les établissements.
A
l’origine de ce conflit se trouve un décret imposant de nouvelles obligations de
service aux enseignants. Ce décret se traduira par une dégradation totalement
injustifiée de la situation de près de 100 000 d'entre eux (augmentation de
leur temps de service ou baisse de leur rémunération). Il se traduira aussi par
une remise en cause de la qualité de l’enseignement et une détérioration des
conditions d’exercice du métier avec la généralisation des affectations
d’enseignants sur plusieurs disciplines (y compris des disciplines pour
lesquelles ils n’auront pas eu une véritable formation) et sur plusieurs
établissements.
Depuis
6 mois, le ministre G. de Robien n’a jamais voulu tenir le moindre compte de
l’avis de l’intersyndicale et de la profession, manifesté de façon si unanime.
Il n’a cessé au contraire d’afficher son mépris
et son refus de tout vrai dialogue.
De
plus le ministre a préparé une rentrée catastrophique pour le second degré
puisque 5 000 postes vont être supprimés à la rentrée 2007 s’ajoutant aux 20
000 postes déjà supprimés depuis 2003. De nombreux établissements sont d’ailleurs
actuellement mobilisés, souvent dans l’unité avec les parents d’élèves, contre
les baisses de la dotation horaire globale et contre les suppressions de postes
Le
Ministre de l’Education et le Gouvernement portent l’entière responsabilité de la détérioration
de la situation dans les établissements.
L’intersyndicale
demande aux parents d’élèves de comprendre et de soutenir l’action des
enseignants pour que soit entendues par le gouvernement actuel et le
gouvernement futur les revendications qu’ils portent depuis des mois
Paris,
le 13 mars 2007
·
COMMUNIQUE COMMUN :FAEN,
FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education
En dépit des
mobilisations importantes de ces derniers mois, le gouvernement et le ministre
de l’Education Nationale persistent dans leur refus de tout dialogue social et
confirment leur politique de régression : la publication du décret sur les
obligations de service des enseignants du second degré en est un des exemples
les plus provocants ; il n’est pas le seul.
Les
fédérations de l’éducation FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education
constatent que depuis le 12 février les actions locales se sont poursuivies
sous des formes diverses dans les établissements et dans les départements et
académies (grèves,
manifestations, assemblées générales, refus d’organiser le bac blanc…) et
montrent que les personnels continuent de contester les politiques menées en
matière d’éducation.
A un moment
où les questions d’éducation sont particulièrement présentes dans le débat
public, elles appellent à poursuivre et amplifier ces actions pour la défense
du service public d’éducation, pour les salaires et l’emploi, le refus des
suppressions de postes, de la baisse des DHG et des mesures de carte scolaire,
le retrait des mesures autoritaires imposées par le ministre (notamment l’abrogation
du décret sur les obligations de service et le retrait du projet de décret sur
les EPEP... ) Elles condamnent les mesures visant à restreindre l’exercice du
droit syndical, et parmi elles la répression vis-à-vis des directeurs d’école.
Il s’agit de peser dans le débat et de faire en sorte que la rentrée se fasse sur
des bases profondément différentes de celles prévues aujourd’hui : le
gouvernement actuel et le futur gouvernement doivent l’entendre.
Elles
appellent leurs organisations à coordonner leurs initiatives à l’occasion d’une
semaine d’action du 19 au 24 mars prenant des formes diversifiées.
Mouvement INTER
·
Premier
bilan des groupes de travail pour le mouvement spécifique
PLP
en STI, arts appliqués et tertiaires
L’Administration
a recensé 350 dossiers dont 176 (50 %) par des PLP titulaires, 43 (12,5%) par
des TZR, 101 (29%) par des stagiaires et
11 (3%) par des PLP en ATP. De manière plus fine, on peut noter :
STI :
Il
y avait quasiment le même nombre postes que l’an dernier pour une augmentation
de 10 % de candidats : 183 collègues ont déposé un dossier dont 47 PLP ont obtenu un poste
spécifique soit 25,6 % de satisfaction.
Il reste 90 postes disponibles non pourvus fautes de candidatures ou de
candidats retenus.
Arts
Appliqués :
Il
y a une diminution du nombre de postes disponibles. Constatant néanmoins qu’un
grand nombre de postes restent vacants, l’inspection générale va proposer
l’ouverture d’un concours des métiers d’Art. Ce concours permettra, selon elle,
aux contractuels très nombreux d’être titularisés.
Bilan chiffré : 63 candidats pour 68 postes
disponibles. 31 postes ont été pourvus.
Tertiaire :
108 candidats en tertiaire avec une diminution du
nombre de postes disponibles.
CAB :
2 postes pourvus sur 3 disponibles ; 5 candidats
COB :
7 postes pourvus sur 7 disponibles ; 24 candidats
Vente :
4 postes pourvus sur 6 disponibles ; 19 candidats
PLP Chefs
de travaux
L’administration
constate une augmentation des postes disponibles (144 contre 112 l’an dernier).
Mais elle affirme également qu’au moins 40% des postes ne sont pas mis au
mouvement, ce que le SNUEP dénonce. Pour ce mouvement, la priorité a été donnée
aux titulaires et aux « Faisant fonction ».
L’inspection
générale ayant constaté une nette différence de formation des chefs de travaux
selon les académies, afin d’arriver à une adéquation entre les postes et les
candidats, il est envisagé la création d’une commission pour
« classer » les candidats (Recteur + IPR + IEN).
Nos revendications :
Le chef de travaux a un rôle d’animateur, de coordonnateur,
d’organisateur et de conseiller du chef d’établissement dans le cadre de la
formation initiale et continue.
Ces missions confèrent au chef de travaux, professeur de lycée
professionnel, un rôle très important qui nécessite une forte revalorisation de
sa fonction :
Promotion
à l’échelon supérieur dès la titularisation dans la fonction, NBI à 50 points,
augmentation de l’indemnité de responsabilité, création de postes de chef de
travaux dans tous les LP et EREA, passage aux 35 heures hebdomadaires avec la
création de postes statutaires d’ATCT à temps plein,
Les Chefs de travaux doivent bénéficier d’une formation
accompagnée d’un tutorat. Ils doivent bénéficier de regroupements réguliers
leur permettant d’appréhender le métier dans toute sa diversité.
Le SNUEP - FSU émet les plus grandes réserves concernant le projet
de circulaire relative aux Chefs de travaux tant dans sa fonction,
ses missions, son mode de recrutement que dans sa formation parce qu’il est
dangereusement inspiré des textes fondant le Lycée des Métiers
Bilan
chiffré :
546
dossiers (358 en STI ; 101 en tertiaire ; 47 services
collectivités et 40 en hôtellerie)
97
postes pourvus en STI sur 133 vacants
20
postes pourvus en tertiaires sur 27 postes vacants
12
postes pourvus en Services et Collectivités sur 19 postes
vacants
10
postes pourvus en Hôtellerie sur 13 possibles
soit 25 % de demandes de
mutation satisfaites .
Bon à savoir pour
les futurs candidats
1. L’an prochain l’Administration
espère avancer dans la dématérialisation des dossiers avec des nouvelles
fonctionnalités (exemple : possibilité de joindre son dernier rapport
d’inspection).
2.
Jusqu’à maintenant
les avis favorables étaient toujours présents (même anciens) mais cela va être
supprimé et il y aura certainement une obligation de constituer son dossier
chaque année.
3.
La personne qui
formule un avis devra obligatoirement le signer, que le signataire soit un Chef
d’Etablissement ou un Inspecteur.
Quelques
éléments de réflexion
Rappelons
d’abord aux collègues que nous avons averti officieusement de n’entreprendre
aucune démarche - si ce n’est celle de contacter leur futur chef
d’établissement - tant qu’ils n’ont pas d’avis officiel.
Trop
de collègues n’ont pu obtenir satisfaction au motif que de nombreux postes
n’étaient pas étiquetés comme il fallait (notamment en postes chef de travaux),
que d’autres n’étaient pas offerts au
mouvement par les académies parce qu’ils sont utilisés pour d’autres taches
(coordination, etc, …).
On
peut s’interroger sur l’information insuffisante faite aux collègues
pour postuler sur ce genre d’emploi, vu le nombre de candidats, à moins que ce
ne soit le manque d’attractivité de la fonction qui en arrête un grand
nombre ?
Le
SNUEP souhaiterait également avoir accès aux dossiers des trop nombreux
candidats qui ont un avis défavorable, généralement présenté par l’inspection
générale de manière lapidaire sous la forme « n’a pas les compétences
requises ». Ne faisons pas de procès d’intention ! N’affirmons pas
que cela permettrait ensuite d’affecter qui un certifié, qui un agrégé ….
-
Les dossiers médicaux
240
collègues ont vu leur dossier médical transmis au ministère. 54 ont obtenu 1000
points (dont 9 en commission) sur 240, soit moins du quart des dossiers
présentés au ministère. Statistique qui ne tient pas compte des nombreux
dossiers qui n’ont pas franchi la barrière académique.
23
dossiers « cotorep » ont été recensés et 15 ont obtenu 1000 points
(dont 1 en commission).
-
Rappels des consignes pour le
mouvement inter
CPE : Mercredi 21 mars matin
PLP : Mercredi 21 mars après-midi - Jeudi 22 et
vendredi 23 mars
Permanence au national
de 9 h 30 – 23 h pendant ces trois jours.
Numéros de téléphones à
utiliser par tous les collègues :
08 72 90 42 11 - 01 45 80 14 95 - 01 45 65 02 56 - 01 45 65 02 69
Les
demandes de mutations sont étudiées dans l’ordre du code des disciplines :
en premier l’enseignement général ( L/H, L/A, L/alld , L/esp, M/S,) qui sera
« vu » le mercredi et le jeudi puis, ce même jeudi, les disciplines
industrielles et enfin, les disciplines tertiaires le vendredi.
Bernard BERGER
« LAISSEZ-LES
GRANDIR ICI ! »
http://www.educationsansfrontieres.org/?article4633
Nous sommes des enfants de « sans papiers ».
Un sans-papier, c’est quelqu’un qui n’a pas de carte de séjour même s’il est en
France depuis longtemps. Comme beaucoup d'entre vous, nos parents sont venus
d'ailleurs.
Ils ont fui la violence, la misère. Ils sont venus pour travailler et nous
donner une vie meilleure Certains d'entre nous sont nés ici. Avec ou sans
papiers la France est notre pays. On vit dans des hôtels meublés, des appartements,
des chambres où on s'entasse. Tous les jours on a peur. On a peur que nos
parents soient arrêtés par la police quand ils vont au travail, quand ils
prennent le métro. On a peur qu'on les mette en prison, que nos familles soient
séparées et qu'ils nous renvoient dans des pays qu'on ne connaît pas. On y
pense tout le temps. A l’école aussi. Est ce que c’est normal d'avoir peur
quand on va à l'école ?
L'été dernier nos parents et nous, on a eu l'espoir d'avoir enfin des papiers.
On a fait des dossiers, on a passé des jours et des nuits à faire la queue
devant des préfectures. On s'est inscrit dans des bureaux. On a cru qu'on
serait régularisés, que le cauchemar serait terminé. On remplissait tous les
critères, mais on nous a dit : non. Nous sommes venus à visage découvert avec
nos noms, nos adresses.
Ceux qui ont eu leurs papiers avaient le même dossier que nous.
Et pourtant on nous a dit : non. Arbitrairement. Maintenant on est en danger et
on doit se cacher. Pourquoi cette injustice ? Nous ne voulons plus vivre dans
la peur. Nous voulons que la France nous adopte. Nous voulons être régularisés.
Laissez nous grandir ici.

Grève nationale et manifestations
Le
20 mars
Pour exiger :
è L’abrogation
des nouveaux décrets sur les obligations de services
è Le respect de notre métier et de nos
qualifications
è Des DHG à la hauteur des besoins
è Le rétablissement des postes
supprimés à la rentrée 2007
è La garantie de réemploi des
non-titulaires