82

Paris, le
13 décembre 2007
SPECIAL CONGRES Contributions individuelles, de groupes ou de tendances |
Deux numéros du SNUEP
Infos spécial congrès (13/12/07 et 10/01/08) traiteront les contributions qui
sont envoyées au National.
Les contributions
peuvent être le fait de tendances, de groupes, de secteurs ou d’individu. Elles
doivent permettre de débattre dans les congrès académiques et d’affiner les
prochains mandats et orientations du syndicat.
RAPPEL : les textes
d’orientation des deux listes sont soumis au vote des adhérent-es du 10/12/07
au 18/01/08 (voir J39 spécial congrès).
1.
Contribution des tendances
Texte proposé par
l’Ecole Emancipée.
En proposant ce texte j’ai bien conscience d’aborder un
sujet qui pose polémique. Cette idée n’a pas fait partie des débats qui ont
permis de créer la liste UNITE et Pluralisme que nous soutenons.
Pourtant le moment d’un congrès est important pour se
poser toutes les interrogations même celles qui dérangent :
Le SNUEP est il en crise ? Quelles en sont les
causes ?
Une crise de croissance ? Un échec avéré ?
De quelle organisation ont besoin les PLP et les CPE de
l’enseignement professionnel ?
Quelles alliances faut il nouer ou renouer afin de
rebondir ?
Au moment de sa création, le SNUEP a été une création
volontariste d’appareil : l’appareil de la FSU, celui des tendances
U&A, l’EE les diverses sortes d’AGIR Autrement et aussi quelques cadres
issus du SNETAA.
La mayonnaise fut longue à prendre le passé récent avait
laissé la place à de tenaces rancœurs et il fallu beaucoup de persévérance pour
pouvoir avancer.
Cette construction s’est avéré rapidement comme une
coquille vide (ou presque) ou seules quelques académies qui avaient scissionné
du SNETAA sont arrivées avec de maigres troupes.
Peu de militants donc pour construire des mandats, pour
rétablir la place de l’EP dans la FSU pour exister (journaux site…). C’est
l’histoire de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf !
Beaucoup d’énergie dépensée pour un résultat assez maigre. (Que tous soient
félicités pour leur travail et leur engagement). A nos 1ères élections
professionnelles les 9%, un vrai succès, nous ont apporté un commissaire
paritaire national et un début de représentativité. Mais nos 2èmes élections
avec seulement 12% ont été un revers difficile à digérer. Nous y avions cru au
SNUEP et nous pensions que s’approcher des 20% était envisageable.
Pourquoi
un tel revers ? Le départ du SNETAA n’a pas été un mouvement de fond venu
de la base mais une crise d’appareil restée éloignée des adhérents. Malgré le
sigle FSU pour nous tirer en avant, le conservatisme des collègues (et leur
indifférence à l’égard des organisations syndicales) ne nous ont pas permis de
concurrencer utilement le SNETAA.
Pourtant
de nombreux SN ou SA ou simple militants y ont laissé plus que leur temps leur
énergie voire leur argent. Qu’ils en soient remerciés mais ce n’est pas les
remettre en cause que d’ouvrir les yeux : échec à l’élection et baisse de
nos adhérents l’an passé !
Il
faut se poser la question : le SNUEP est il l’outil syndical pour les PLP
et les CPE dans cette périodes ou 50% des PLP vont partir à la retraite en 7
ans (peut être un peu moins car beaucoup vont prolonger pour partir avec une
retraite raisonnable) ?
Les
stagiaires PLP à l’IUFM savent bien ce qu’est le SNES et la CGT. Autant les
néo-certifiés arrivent le chèque à la main vers le snes à la rentrée IUFM,
autant les néo-PLP ne comprennent pas la séparation en 2 syndicats du second
degré dans la fsu. Même horaire même paye même niveau de recrutement… et 2
syndicats dans la FSU !
Si
l’on s’en tient à des termes d’image et de notoriété le SNES est largement
devant et l’autonomie d’un SNES-pro pourrait nous donner un élan pour les
futures élections.
Soyons
clairs il n’est pas question pour nous de faire passer le snuep à la trappe
mais d’opérer une transition sur plusieurs années avec l’utilisation conjointe
des deux sigles SNUEP et SNES-pro. De même une souhaitable autonomie de la
direction du SNES-pro par rapport au SNES doit être recherchée.
L’autre
option, symétrique, serait de renouer avec le SNETAA maintenant que le départ
de PABOT a ouvert de nouvelles perspectives. Elle aurait comme mérite de
reconstituer dans la FSU le syndicat majoritaire des PLP. Ce n’est pas cette
option que nous soutiendrons car elle impliquerait la disparition complète du
SNUEP et donc de tout le travail fait avec la FSU.
Voilà
en quelque mot la problématique que l’EE aimerait poser au congrès du SNUEP.
C’est aux congressistes de s’en emparer afin d’élaborer les perspectives
futures pour notre syndicat.
Christian Péru
|
|
VOTE D’ORIENTATION
SNUEP-FSU UNITE ACTION soutient la liste
UNITE PLURALISME |
Le SNUEP organisera le
3ème congrès de son histoire, du 31 mars au 04 avril 2008 à
Granville, dans un contexte marqué par des attaques sans précédent et d’une
rare violence contre la formation professionnelle. Le SNUEP se doit de s’engager dans la voie de la rénovation, de la
construction d’un syndicalisme moderne, offensif, force de propositions et
résolument tourné vers l’avenir.
C’est pourquoi
Unité Action SNUEP FSU soutient la liste Unité Pluralisme.
Des dysfonctionnements inquiétants
Le 7 juin 2007, un BN spécial a été
réuni pour arriver à un consensus sur le fonctionnement : ce BN a élaboré
et voté à l’unanimité un texte (Une
nouvelle dynamique pour le SNUEP) pour essayer d’apaiser les tensions quant
au fonctionnement des instances nationales. Il nous paraissait important de
mettre au centre de l’année à venir la syndicalisation et la formation pour
retrouver un réel dynamisme syndical.
Trois jours après, le texte volait en
éclat. Des écrits diffamatoires, des documents tronqués ont circulé pour
discréditer des responsables nationaux.
Ces attaques ad hominem doivent
cesser, et chacun doit dorénavant œuvrer à l’UNITE et l’ACTION.
C’est pourquoi il est aujourd’hui
devenu salutaire de faire vivre notre liste Unité Pluralisme sur des projets
clairement énoncés soumis au vote des adhérents et adhérentes pour asseoir une
réelle légitimité qui ne puisse être sans arrêt contestée par quiconque.
Pour
que les statuts puissent vivre
Depuis
le congrès fondateur de 2001, ils établissent la distribution des
responsabilités. Il est important de pouvoir les faire vivre de façon
démocratique en associant le maximum de militant-es à tous les niveaux de
responsabilités afin de sortir d’un schéma strictement hiérarchique et
bureaucratique national, et de permettre aux sections académiques et
départementales de se développer.
Pour que syndicalisation et formation
soient mises en avant
Cela doit être l’axe principal de toutes les instances,
du syndicat dans son ensemble. Ce point a été très partiellement entendu en
septembre 2007 mais relégué comme enjeu mineur malgré notre insistance !
Pourtant nous devons consolider, développer et soutenir les sections
académiques en recherchant si nécessaire l’appui de la FSU et de ses syndicats.
Le
Bureau National et le Secrétariat National doivent pouvoir organiser des
journées de formation. Certaines actions ont pu avoir lieu en 2006-2007 et se
poursuivent en ce début d’année scolaire parce que nous avons soutenu la
dynamique impulsée par le responsable formation, en direction des Secrétaires
Académiques.
La profession change, et il va nous falloir convaincre
plus de jeunes et de femmes de s’investir dans le syndicat. Mais aussi
renouveler nos cadres militants pour préparer l’avenir. Une nouvelle dynamique
doit être insufflée pour envisager le long terme. Le développement de la
formation peut l’impulser.
Pour une véritable réflexion sur la formation
professionnelle
C’est de façon collective
que nous pourrons réfléchir et analyser, en croisant tous les points de vue, en
mettant en place des stages de réflexion dans une période où les enjeux vont
devenir cruciaux. Nous ne pouvons nous permettre ni de passer du temps dans des
dysfonctionnements, des inerties de secteurs, ni bien sûr de confier à quelques
« spécialistes » uniquement les dossiers importants.
La question de la réforme des BEP tertiaires et de
l’instauration des bac pro trois ans pour la rentrée 2008 est
significative : le secteur éducation du SNUEP FSU a été incapable de se
mobiliser en ce début d’année sur cette question pourtant essentielle (sauf
dans certaines académies) !
Pour une participation pleine et entière au
fonctionnement de la FSU
Aujourd’hui beaucoup de décisions sont prises au niveau
régional. C’est pourquoi il nous faut prendre toute notre place dans les
instances régionales FSU. Cela veut dire s’investir aussi au niveau national
dans les différents secteurs ce qui s’est fait à la marge. Nous devons
répercuter vers tous les PLP, tous les CPE et autres personnels des LP, SEP,
SEGPA, EREA, et autres UPI, centres cliniques, les débats, les enjeux, les
informations ou les stages de formation de la fédération.
|
Aujourd’hui, le
pluralisme est nécessaire. C’est pourquoi nous nous sommes regroupés autour
de valeurs et de principes au-delà de nos tendances (UA, EE) ou sans
tendance. C’est ensemble que nous œuvrerons à l’unité, pour rassembler et
agir efficacement avec les personnels de l’Enseignement Professionnel. |
|
|
VOTEZ
et FAITES VOTER pour la liste UNITE PLURALISME du 10 décembre 2007 au 18 janvier 2008 Apportez
vous aussi votre soutien à la liste UNITE PLURALISME : - consultez
son site pour vous informer http://unitepluralismesnuep.free.fr - envoyez
votre soutien à unitepluralismesnuep@free.fr |
UA SNUEP
soutient la liste Unité
Pluralisme : Jean Sébastien
BELORGEY, Serge
BERTRAND, Jean-Bernard COUSSIRAT-BOURG, Jacques FOURGEAUD, Marie-Caroline GUERIN, Nathalie MAULNY-LECHONNAUX Dominique MULLER |
Nouveau : un vote d’orientation avec
deux listes en présence. Les consultations précédentes ne comportant qu’une liste
ne présentaient évidemment pas le même intérêt. Mais pour que les adhérents
participent le plus possible à ce scrutin encore faudrait-il qu’on leur en
donne tous les enjeux qui, à mon avis, n’apparaissent pas à la première lecture
des professions de foi. Les différences entre les deux listes ne portent pas, à
ce stade du débat préparatoire au congrès, sur les thèmes programmatiques habituels des congrès. Pourtant il existe
bien un malaise au sommet de l’appareil syndical, puisque depuis septembre les
responsables de l’autre liste ne participe plus au secrétariat national. Les
adhérents-votants sont en droit de connaître l’état et le fonctionnement de
leur syndicat pour pouvoir se prononcer sur son orientation à venir.
Le SNUEP se porte plutôt bien ! Depuis sa création il
a vu le nombre de ses adhérents augmenter chaque année (avec cependant un léger
recul l’an dernier) dans une période où tous les syndicats de l’enseignement
reconnaissaient des pertes d’adhérents. Nous avons progressé aux élections
professionnelles, même si l’on pouvait toujours espérer plus. Nous sommes
reconnus par nos partenaires syndicaux et fédéraux et grâce à notre appartenance à la FSU nous siégeons
dans tous les organismes paritaires institutionnels.
Une crise de croissance ? Au dernier congrès un
phénomène nouveau est apparu : des militants et responsables se sont
regroupés dans la mouvance des « Sans Tendances » (ST). Ces militants
ne se reconnaissant pas ou plus dans les tendances fédérales (UA et EE) ou dans
Agir Autrement (AA : composante numériquement la plus importante à la
création du SNUEP). C’est essentiellement cette dernière qui a fait les frais
de l’opération. Il s’est alors produit ce qui se passe dans beaucoup d’organisations quand leurs
fondateurs, ou qui s’estiment tels, perdent la majorité ou s’imaginent qu’ils
risquent de la perdre : un regain de crispation qui est allé crescendo
tout au long de l’année qui a suivi.
C’est alors que les vieux démons resurgissent : volonté de
verrouillage de l’appareil et de réglementations tatillonnes des échanges entre
militants, rappels formels aux statuts alors que par ailleurs on bloque le
fonctionnement du syndicat, référence à un complot dont serait victime la
tendance AA… Je me suis personnellement beaucoup impliqué pour essayer de
concilier toutes les parties et tenter de trouver une solution qui améliore le fonctionnement du syndicat
tout en permettant une meilleure expression du pluralisme. C’était chose faite
par le vote d’une motion unanime du BN du 7 juin. Mais 3 jours plus tard, la
publication par une SN, AA, d’une lettre insultante, indigne d’un syndicaliste,
à l’égard d’un membre du BN remettait tout en cause. Du fait des départs en
juin, un nouvel SN a été élu le 13 septembre par le BN à la majorité qualifiée, mais les AA,
aujourd’hui « RPPUPCALA » en ont démissionné rapidement.
En aucun cas des désaccords éventuels au
sommet ne devraient nuire à l’efficacité du syndicat. Les responsables
syndicaux ont été élus et ont une décharge nationale pour faire fonctionner le
syndicat le mieux possible. Ils devraient agir dans l’intérêt général du
syndicat et non en fonction de ce que leur dicte leur tendance. Les 4 SN restants font tout leur possible pour
faire tourner le syndicat et je ne dis
pas que les responsables de secteur démissionnaires ne travaillent pas mais, je
sais par expérience, que leur absence de l’exécutif nuit à l’efficacité, à la cohésion et à la réactivité du syndicat.
C’est d’autant plus consternant que tous les échelons du syndicat sont engagés
dans une bataille décisive pour l’enseignement professionnel.
Quand le neuf bouscule l’ancien ! Certes le
développement des académies est inégal, mais des académies Orléans, Paris… ont
connu des développements spectaculaires ce qui est possible là est certainement
possible ailleurs, incontestablement la construction du syndicat fait
apparaître des forces nouvelles qui heurtent l’héritage ancien et créent des frustrations. Sans l’apport initial d’AA
le SNUEP n’aurait probablement pas existé et connu ce développement, mais les
rancœurs que peuvent susciter la crainte de voir passer son enfant en d’autres
mains, si elles sont bien humaines et compréhensives, peuvent devenir
suicidaire si elles tendent à l’étouffer !
Comme serait suicidaire de jeter le bébé avec l’eau du bain en
considérant que la construction du SNUEP est un échec et qu’il faudrait aller
au SNES et se regrouper dans un très hypothétique SNESPro.
Si Le SNUEP connaît une crise de croissance,
elle peut aisément être surmontée, pour
cela les forces existent et sont plutôt du coté de la liste Unité et
Pluralisme dont la diversité est à l’image du syndicat et son dynamisme est
l’avenir du SNUEP.
JC Duchamp, retraité depuis le 1er
septembre, membre du BN, Ex SN, AA
Qui sera élu si vous
votez po
r notre texte et po
r notre liste ?
Les représentants des deux orientations en présence
avaient décidé, en commun, de déposer leurs listes dans l’ordre
alphabétique !
Mais l’honnêteté et la logique veulent que vous sachiez
qui seront vos
représentants issus de la liste :

C’est pourquoi vous trouverez cette liste
ci-contre dans l’ordre d’éligibilté défini par ses membres !
Vous
pouvez donc choisir dés maintenant, pour ce qui nous concerne nos candidats,
en connaissance de cause.
|
Rouen |
SN, CAPA |
|
|
PEIGNON Cendrine |
La Réunion |
BN, SA, Trésorière FSU, CAPA |
|
CLEMENT François |
Lyon |
BN,
SA, CAPA, Tres FSU |
|
OUDOT Catherine |
Créteil |
|
|
DEVALLE Régis |
Reims |
BN,
SA, CAPA, Resp site Web |
|
BONNET Françoise |
Lyon |
SN, BA,
CAPN, CAPA |
|
DAMMEREY Jérôme |
Reims |
BN, BA,
CAPA |
|
GAUTHIER Béatrice |
Limoges |
SA, CAPA |
|
PASINI René |
Lyon |
SN, BA |
|
BOURNIOLE Françoise |
Créteil |
SN |
|
CARRE François |
Aix
Marseille |
|
|
TOUTAIN Jacqueline |
Rennes |
BN, BA,
Resp Ntl Retraite |
|
BRELOT Séverine |
Lyon |
CN, BA, CAPA |
|
SANTERRE Gilles |
Grenoble |
BN, CAPN
TIT |
|
BERLIOUX Guy |
Lyon |
BN,resp nat
CPE |
|
REMY Lucienne |
Reims |
BN, BA |
|
FARAS Nadia |
Lyon |
BN,BA,CAPA |
|
ROZUEL Florence |
Rennes |
|
|
CAHOUR Bruno |
La Réunion |
BA,CDFD
FSU |
|
DUCATEZ Geneviève |
Amiens |
CAPA |
|
BRISSIAUD Georges |
Créteil |
CN |
|
MANSUY Thierry |
Reims |
BA |
|
SICOT Philippe |
Rouen |
BN,
BA, Resp Ntl CTX |
|
TEISSIER Martine |
Nantes |
BN, SA, Resp Ntl IUFM |
|
MENIGOZ Pierre |
Versailles |
SA, BN |
|
DUMASDELAGE Maryline |
Rouen |
|
|
REVOLLON Bernard |
Strasbourg |
CN |
|
VAN THIENEN M-Christine |
Lyon |
CN,
CAPA |
|
CORRE Yvon |
Rennes |
BA, CAPA |
|
VAILLANT Jean Michel |
Strasbourg |
BN, BA, SD FSU |
|
ROUQUETTE Charles |
Versailles |
CN |
|
FRANCOIS M-Christine |
Nantes |
BA |
|
VISNELDA Jean François |
La Réunion |
BN, SA adjt, CAPA |
|
ROBERT Anne Marie |
Rennes |
CN, BA |
|
DEBON Jean Claude |
Amiens |
CN |
|
CHEVALLIER Fleury |
Lyon |
BA,
SD FSU |
|
MICHEL Jean Yves |
Nantes |
BA |
|
FLOCHON Françoise |
Lyon |
BA, trésorière |
|
BREANT-VALLEE
Virginie |
Créteil |
CN,CAPN |
|
SCHUMACHER Jacques |
Strasbourg |
SA, BN, CAPA |
|
CLAIR Anne-Marie |
Mayotte |
BA |
|
DURANT Sylviane |
Nantes |
BA |
|
GROFF Bernard |
La Réunion |
BA |
|
DAIRE Jacqueline |
Reims |
CN |
|
DJERBI Lassaad |
Nantes |
BA |
|
BOELLE Martine |
Rouen |
BA, CAPA |
|
M'BAYE Ismaila |
Mayotte |
BA,
CDFD FSU |
|
EVEILLARD Sylviane |
Nantes |
|
|
SAOUTER Valérie |
Créteil |
|
|
MAILLEZ Thérèse |
Lyon |
|
|
DUBOIS Jérome |
Rouen |
SA, CAPA |
|
SAUZEDE Delphine |
Grenoble |
|
|
MONNAYE Thierry |
Rouen |
BA |
|
MUHAREM Céline |
Clt-Ferrand |
|
|
ETTABIB Abderrazak |
Nice |
|
|
BRONDEL Françoise |
Rouen |
BA |
|
RASTELLI Steve |
Dijon |
|
|
VERVEUR Anne Marie |
Dijon |
|
|
REYMOND Gabriel |
Clt-Ferrand |
|
|
BONNET Evelyne |
Nlle Calédonie |
Contre la réforme des BEP/BAC PRO, POUR la
spécificité et la qualité de l’Enseignement Professionnel
Un Syndicat Spécifique pour les PLP dans la FSU !
Poursuivons Ensemble la Construction du SNUEP !
Aujourd’hui
quelques camarades de l’autre liste (sous l’égide conjointe ou concurrente
de UA et EE) semblent prêts à préconiser le sabordage du SNUEP et sa
dissolution dans un Unique syndicat du second degré.
AU
PRETEXTE que notre construction ne serait pas assez rapide ! MAIS
EN REALITE au mépris de la spécificité de l’enseignement professionnel et
au nom d’une conception que nous refusons : le Corps Unique.
La
FSU s’était pourtant construite, notamment, sur le refus de voir
imposer le Syndicat des Enseignants Unique et sur la volonté, au
contraire, de maintenir les 3 voies de formation et leur spécificité.
Et
ces camarades proposent cela au moment même où, par la généralisation du
Bac Pro 3 ans et la mise au rancart des BEP, le Ministère tente de donner un
nouveau « mauvais coup » (le coup de grâce ?) à
l’enseignement professionnel public.
Car ne
nous laissons pas abuser : le Bac Pro en 3 ans c’est, dans un
premier temps, la création d’un Bac équivalent aux autres dans la
durée (3 années après la sortie du Collège) et, dans un second temps, à
terme, une option parmi d’autres d’un Bac Unique dans un
établissement polyvalent devenu Lycée Unique dans lequel serait
fondue, fusionnée ou dissoute la spécificité de la voie professionnelle et de
ses LP !
C’est
de fait le rejet de nombreux jeunes vers l’apprentissage et leur exclusion
du système éducatif public.
C’est
aussi la négation du métier de PLP : une pédagogie particulière, des conditions
travail adaptées aux méthodes et aux contenus de formation, aux besoins des
jeunes qu’ils ont en charge.
Tout
cela dans une pèriode où les gouvernements successifs cherchent à fondre en
un corps unique les différents corps de personnels enseignants, sans
aucune considération pédagogique, mais dans un souci purement comptable et de
gestion des « ressources humaines ».
Nous
pensons que le COLLEGE doit offrir POUR TOUS la diversité
pour accéder au second cycle !
Nous
pensons aussi que nous devons nous préserver du Lycée Unique et que les
LP doivent continuer à exister, aux côtés des autres lycées, pour offrir
aux jeunes des voies diversifiées de formation, dont la voie
professionnelle initiale publique.
Diversité ou diversification mais pas
étanchéité, ni filères « cul de sac », ni voies sans issues, grâce
à la construction de passerelles multiples et à double sens.
Donnons nous la capacité de promouvoir les LP et les PLP grâce au
SNUEP, avec des responsables et des instances syndicales en phase avec les
aspirations des personnels
Qu’ils interviennent
en LP, SEGPA ou EREA, les PLP ont besoin, dans la FSU, d’un syndicat qui sache s’associer
avec les autres dans leurs convergences et dans la recherche de l’Unité mais
qui puisse aussi se distinguer dans la défense particulière de ces personnels
et de la voie originale qu’ils représentent.
Pour préserver et
développer l’Enseignement Professionnel Initial Public et Laïque nous
disons :
PAS de Lycée Unique, PAS de corps unique
et PAS de Syndicat Unique.
En refusant le sabordage ou la dissolution du SNUEP
nous engageons les adhérents et les personnels - à dire OUI
POUR se Rassembler et Proposer les solutions de demain et à être Unis POUR Construire sans
relâche le SNUEP, syndicat spécifique de l’enseignement professionnel de
l’avenir.
Guy Berlioux, Régis Devallé, Jacqueline Daire, Jérôme Dammerey, Martine
Teissier
candidats sur la liste Rassembler POUR
Proposer, Unis POUR Construire avec les Adhérents.
2. Contributions de groupes
La bivalence des PLP, tradition ou réelle spécificité ?
En enseignement
général,
les PLP ont en charge 2 disciplines universitaires: c’est la bivalence,
lettres/langue vivante, lettres/histoire géographie et mathématiques/sciences
physiques sont les 3 combinaisons disciplinaires proposées aux concours. Malgré
tout, en plus des coefficients
hiérarchisés du concours, dans la pratique nous avons toujours une
différenciation entre une discipline majeure, le plus souvent celle du cursus
universitaire, qu’on pratique et une discipline mineure pas forcément
enseignée.
Il faut se demander quelle est la finalité à l’origine de
cette bivalence ? Au moment de la création des CET, quand le seul diplôme
préparé était le CAP avec de très jeunes élèves orientés fin de 5ème,
elle a pu correspondre à une réalité pédagogique. De surcroît, les PEGC qui
exerçaient en collège, avaient aussi une bivalence. Aujourd’hui, le corps des
PEGC est en extinction.
En enseignement
professionnel, l’enseignement correspond
à un faisceau de matières, que l’on retrouve dans l’enseignement
technologique, mais cela n’est pas calqué sur un enseignement universitaire de
2 disciplines.
Plusieurs questions
se posent alors aujourd’hui :
-
la
bivalence est-elle réellement pratiquée? Ou bien pratique-t-on une politique d’évitement en
allant dans le tertiaire quand on ne veut faire que des mathématiques et dans
l’industriel si on préfère enseigner les sciences ?
-
la
bivalence qui permet d’enseigner une discipline qui ne correspond pas au cursus
universitaire suivi peut-elle garantir un enseignement performant ? Si
oui, quelle valeur alors accorder aux disciplines universitaires ?
-
la
bivalence est-elle encore adéquate pour répondre à l’élévation du niveau
d’études des élèves, notamment avec les Bac Pro ? Peut-on envisager 2
types d’enseignants sur les bacs ? Comment garantir les principes
d’équité ? D’où les interrogations sur les heures de première chaire, les
heures de labo, l’indice terminal de fin de carrière …
-
la
bivalence n’est-elle pas qu’une question d’économie pour le gouvernement ?
Permet-elle une « souplesse » dans la gestion des postes et des
services ?, comme nous le révèle le désir ministérielle d’ instaurer la
bivalence aux certifiés, nous sommes alors bien loin d’une question
pédagogique.
Quelles propositions
faire ?
Nous devons réaffirmer que l’institution scolaire doit
garantir une équité de traitement entre les élèves quel que soit le bac
préparé. Les élèves méritent un enseignement de qualité dispensé par des
professeurs diplômés et formés, qu’ils soient en lycée général, technologique
ou professionnel. Quelle est la spécificité des PLP par rapport aux autres
enseignants du secondaire, si ce n’est pas la bivalence ni même la discipline
universitaire?
La spécificité du PLP, pour nous, c’est la capacité
pédagogique à remédier aux difficultés scolaires par un travail en équipe et
des méthodes adaptées, permettant aux élèves de retrouver confiance grâce à un
enseignement professionnel, les réconciliant ainsi avec l’Ecole. Notre
spécificité, c’est de porter vers la réussite les élèves les plus en
difficulté. Cette re-motivation prendra plus de temps pour ces élèves que le
cursus normal. Elle nécessite aussi une formation continue approfondie des
enseignants.
Des
STATUTS et un reglement interieur
pour impulser un
fonctionnement clair et démocratique !
Les fondateurs du SNUEP, créé en
2001 seulement, auraient pu choisir de rejoindre l’un des divers syndicats
existants ou de se fondre dans un des syndicats d’enseignants de la FSU !
Ils n’ont pas voulu de la 1ère
solution parce que leur volonté était de rejoindre la
FSU et de renforcer ainsi la plus importante fédération de l’éducation, pôle de
rassemblement de la fonction publique !
Ils n’ont pas choisi non plus la
seconde voie parce qu’ils étaient convaincus de la
nécessité, pour défendre la voie originale de l’enseignement professionnel
public, de faire exister, dans la FSU, un syndicat spécifique.
Ils ont, pour la plupart,
souhaité tirer les leçons du passé et de leurs expèriences diverses et variées
afin de préserver le SNUEP-fsu des erreurs et des dérives qui ont
discrédité ou affaibli diverses organisations en portant préjudice à l’image et
à l’efficacité du syndicalisme.
Ce n’est donc pas le hasard s’ils
ont introduit dans les Statuts et le Règlement Intérieur National du SNUEP des
dispositions originales et des « gardes fous » qui ne servent qu’à
garantir la vie démocratique interne mais c’est loin d’être accessoire !
C’est le cas de la limitation des
décharges : les militants à tous niveaux doivent
obligatoirement assurer au moins un demi service face aux élèves parce qu’une
responsabilité syndicale n’est pas un métier et on ne peut bien défendre les
collègues et parler en leur nom que si on vit leurs conditions de travail.
Seuls les secrétaires nationaux peuvent avoir – aprés accord voté par le Bureau National – jusqu’à 2/3 de
décharge et donc 1/3 de service.
Nous veillerons pour notre part
à ce qu’il n’y ait aucune entorse à cette règle et il faudra bien que
l’ensemble des élus et responsables du syndicat à tous niveaux la fassent
appliquer par tous les militants, qu’ils aient des responsabiltés dans le SNUEP
ou dans la FSU.
C’est le cas aussi de la limitation
des mandats : ainsi les membres du BN (Bureau
National) et donc les Secrétaires Nationaux qui en sont issus ne peuvent pas
exercer plus de trois mandats consécutifs. Cela signifie, puisque le SNUEP
fsu va tenir, en Mars/Avril 2008, son troisième congrés ordinaire, qu’un
certain nombre de camarades vont entamer leur 3ème : ce sera
leur dernier mandat électif au sein du BN. Cela constitue une difficulté de
« jeunesse » du syndicat mais une saine et salutaire obligation de
renouvellement.
Nous nous efforcerons là aussi d’éviter
que certains veuillent ou tentent de déroger à cette règle statutaire sous le
prétexte fallacieux que telle ou tel serait indispensable ou que la relève ne
serait pas là. A chacun de nous, par la formation syndicale, par le travail
collectif, par le partage progressif des tâches militantes de faire en sorte
que cette rotation des responsables soit possible et se fasse sans heurts.
Pour notre part, nous avons veillé,
dans le choix de l’ordre d’éligibilté de nos candidats, à ce que ce nécessaire
mouvement soit possible.
Les Statuts et le RIN peuvent,
certes, être pèriodiquement modifiés, mais par des procédures qui
évitent les décisions faites à la hâte ou au gré des circonstances. Il faut
notamment que chacune des académies ait étudié et se soit prononcée sur les
modifications envisagées avant que le Congrés National ou le Conseil National
puissent les valider par un vote. Le BN – donc tous ses membres et encore
plus les secrétaires nationaux – a pour mission notamment de « veiller
au respect des statuts et à l’application des décisions prises ». Il
ne lui appartient donc pas ni à aucun de ses membres de transgresser les
statuts ni d’y déroger. Chacun peut prendre des initiatives pour impulser des
modifications mais personne n’a le droit de les anticiper et nous y
serons attentifs.
Et si le nombre de membres du
secrétariat national (qui n’est qu’un exécutif) est limité au tiers du
bureau national ce n’est pas non plus le hasard ! Le Bureau National,
délibératif, prend des décisions à la majorité qualifiée de 70% et il ne peut
être question que le SN à lui tout seul constitue ou « fasse » la
majorité.
Mais les textes réglementaires du
SNUEP-fsu prévoient aussi,
à tous les niveaux, le respect de la diversité et le pluralisme et
n’interdit absolument pas qu’un exécutif y compris le SN soit hétérogène. Le
pluralisme établi dans la clarté par le vote des adhérents – et non par des
accords plus ou moins secrets entre individus influents ou appareils –
c’est, lorsque le poids de chacun a été mesuré, que personne n’est évincé ou
tenu à l’écart et que chaque groupe peut, s’il le veut, contribuer à la marche
du syndicat. D’ailleurs la composition du BN doit se faire conformément au
résultat du vote des adhérents et de même les délégations académiques au
congrés national doivent en tenir compte ! Cela conduit donc à faire une
place, sa place, à chacune des minorités s’il y en a et cela est
parfaitement sain.
Et il faudra bien que tous les
prétendants à des fonctions au secrétariat national ou à l’animation d’un
secteur admettent que personne n’est « propriétaire » d’un
domaine !
Il est temps
d’instaurer dans chaque domaine ou secteur une
responsabilité partagée afin d’induire un travail collectif sur tous
les plans et que chacun des SN soit là pour servir le syndicat et non pas
« sa propre carrière syndicale». Une organisation a des règles de
fonctionnement : elles ont besoin, d’abord, d’être respectées et, en
premier lieu, par ses principaux responsables.
Ou
alors ce n’est pas vraiment un
syndicat !
Bernard BERGER, Philippe SICOT, Guy BERLIOUX,
candidats sur la liste Rassembler POUR Proposer, Unis POUR Construire avec les Adhérents.
PLP et
CPE, complémentaires dans les établissements
et dans le syndicat
Lors de sa
création, les militants fondateurs ont décidé que le SNUEP-FSU aurait deux
champs de syndicalisation : les PLP et les CPE ainsi que les personnels
occupant des emplois précaires correspondant à ces deux statuts.
Force est de constater
qu’après 6 ans d’existence, le secteur CPE n’a pas été développé avec
suffisamment d’efforts dans de trop nombreuses académies.
Sans élèves, pas
d’enseignement professionnel : les mandats de notre syndicat ne doivent
pas se limiter à la seule défense de nos statuts, de nos postes et de nos
établissements. Il nous semble que le SNUEP devrait profiter du regard plus
«pédagogique» des PLP et plus «éducatif» des CPE pour afficher un projet
éducatif pour les élèves accueillis dans nos LP, SEGPA et EREA.
La présence des CPE
dans les collèges, SEGPA et lycées est une force pour le syndicat : par
leur connaissance de ces différents types d’établissements, ils peuvent
contribuer à l’élaboration de nos mandats pour nous permettre de prendre en
compte le quotidien des jeunes, leurs besoins et leurs difficultés, mais aussi
leurs souhaits en terme d’orientation et leurs attentes.
La vie scolaire
dans un établissement, ce n’est pas que la gestion des retards et des
absences : c’est aussi un lieu d’écoute qui permet de prendre en compte
les soucis quotidiens de nos élèves et de les aider à comprendre l’école, puis
à s’intéger dans la société sur les plans professionnel et citoyen.
Nous partageons le
champ de syndicalisation des CPE avec le SNES au sein de la FSU : notre
expérience avec nos camarades du SNES de l’académie de Lyon prouve que nous
avons tout a gagner à développer dans la FSU la syndicalisation des personnels
d’Education. Nos relations sont basées sur la confiance et cela
fonctionne : la liste commune des CPE SNES-SNUEP a largement progressé
lors des dernières élections professionnelles dans notre académie.
Marie-Christine VAN THIENEN, Nadia FARAS
élues titulaires du SNUEP à la CAPA des CPE de
l’académie de LYON
candidates sur la liste Rassembler pour Proposer, Unis pour
Construire avec les Adhérents
Les
priorités ou la priorité du SNUEP ?
Créé, il n’y a pas si
longtemps, par des hommes et des femmes engagés depuis de nombreuses années
dans la défense de l’enseignement professionnel, le SNUEP s’était fixé une
priorité simple et partagé par tous.
La défense de l’enseignement professionnel public
et laïque.
Cette défense passait
par la défense de notre métier, de nos conditions de travail et des formations
dispensées dans nos lycées.
Cette défense passait
par la défense de notre statut et celle de nos collègues au quotidien dans les
établissements.
C’est pour cela que
je me suis syndiqué au SNUEP comme beaucoup de collègues et c’est pour cela que
beaucoup d’entre nous se sont investis et ont participé à tous les échelons au
développement de SNUEP.
Aujourd’hui, encore
plus qu’hier, cette orientation me semble indispensable.
La
défense de l’enseignement professionnel public et laïque.
Depuis 2 ans, les
attaques des gouvernements successifs n’ont fait que détériorer nos conditions
de travail, mettre à mal notre statut, affaiblir nos formations pour finir
aujourd’hui par supprimer purement et simplement sections, formations et
diplôme.
Nous qui sommes sur
le terrain, sentons bien que notre métier change mais cette évolution nous mène
t-elle sur le bon chemin ?
Notre travail se
complexifie et on nous en demande de plus en plus. La mise en place de CCF
-avec toutes les conséquences en terme de travail que vous connaissez et sur
lesquelles je ne reviendrai pas ici, le développement des outils informatiques-
qui devait simplifier notre travail, et qui, en fait, nous oblige à de plus en
plus d’actes purement administratifs (cahier de texte, note et préparation de
conseil de classe informatisé, B2I , suivi des PFE, CBI : validation des
professeurs stagiaires …) sont des tâches qui pèsent de plus en plus lourdement
sur notre travail au quotidien.
Notre travail
pédagogique est aussi de plus en plus complexe. Il demande de plus en plus de
temps en termes de préparation et de plus en plus d’énergie en terme de
transmission, d’animation et d’échange avec les élèves.
Ceci parce que nous
rencontrons des élèves de plus en plus en grande souffrance, souffrance
psychique qui engendre de plus en plus des comportements déviants. Ces
comportements se généralisent et se banalisent, banalisation qui est alimenté
par l’incapacité, à tous les niveaux, de proposer des solutions.
De plus en plus
souvent, les élèves ont des attitudes
violentes envers eux-mêmes - car ils
sont bien les premières victimes de
cette violence - , envers leurs camarades et souvent aussi envers l’adulte.
Dans ce contexte, l’acte d’enseigner et la
construction des apprentissages en classes
augmentent la recherche, l’ingéniosité, les efforts de l’enseignant alors même que les moyens pour
répondre aux difficultés des élèves ne font que diminuer.
Les collègues de plus
en plus dans l’incapacité de répondre à la problématique globale de nos élèves,
se sentent démunis et souffrent de plus en plus face à cet état d’impuissance.
Les soutiens et aides ne sont pas toujours présents (corps d’inspection absent,
formation devenu quasi inexistant, collègues eux-mêmes enfermés dans leurs
difficultés …).
A terme, on peut
craindre un développement encore plus marqué des troubles psychosociaux chez les enseignants de LP.
Nous qui sommes
informés, nous savons que notre situation, nos conditions de travail ne
pourront s’améliorer que par une forte
mobilisation de tous et c’est tous ensemble que nous devons nous battre
pour faire reconnaître la pénibilité de notre métier et de ses incidences sur
notre santé.
Or depuis 2ans, le
SNUEP a perdu de vu sa priorité.
La
défense de l’enseignement professionnel public et laïque.
Certaine personnes
ont voulu que le SNUEP soit partout, de toutes les batailles et de toutes les
causes.
La création d’un
nouveau secteur « DROITS ET LIBERTE » a profondément changé la
structure interne de notre syndicat, son fonctionnement national et a empêché
les secteurs les plus importants de
notre syndicat de se développer comme nous l’aurions voulu.
J’en veux pour preuve
le journal 39 qui, après le SNUEP infos n° 77, dénote un changement de ton,
d’orientation et d’objectifs. A croire que l’on se laisse vampiriser par Sud et
par des extrémistes. J’en veux pour preuve la page 4, œuvre d’un secteur qui
mêle laïcité, droits et liberté, femme … problèmes hautement politiques mais
qui ne peuvent être réglés par le SNUEP seul. Les faibles forces du SNUEP
devraient être mobilisées pour les secteurs de la formation et de l’éducation
des élèves de la voie professionnels et de ses personnels, les publications de
notre Fédération nous informant largement de ces problèmes sociétaux.
Cette politisation et
cette dérive de notre syndicat, les adhérents
du SNUEP la refusent silencieusement.
Alors revenons à
notre PRIORITE ! ! ! ! ! !
La défense de l’enseignement professionnel
public et laïque.
Jerome DAMMEREY
Catherine OUDOT
Lucienne REMY
Que sont devenues les publications du SNUEP ?
Pourquoi une presse syndicale ?
Pour informer les adhérents de l’action du syndicat
Pour donner les analyses du syndicat sur les orientations
gouvernementales
Pour les aider à comprendre les évolutions du métier de
PLP, de CPE
Pour les aider dans leur vie professionnelle, leur
évolution de carrière
Pour leur aider à effectuer une demande de mutation
Pour les défendre éventuellement face à l’administration,
au chef d’établissement
Pour etc. …
Je n’ai pas l’intention d’être exhaustive mais je
constate une nette dérive, en particulier depuis la rentrée de septembre, tant
dans le SNUEP-infos que dans le journal « Pour l’Enseignement
Professionnel Public » envoyé à tous les adhérents.
Quand je vois, dans le SNUEP-infos n° 77 les titres
suivants « Les jeunes majeurs étrangers en danger » , « Contre les
franchises médicales, pour l’accès aus soins pour tous,… » (titres
« copier / coller »), je
pense que nous ne sommes pas dans
notre rôle de syndicaliste, défenseur de l’Enseignement Professionnel.
Même
étonnement en découvrant la page 4 du journal n° 39 : les problèmes liés à
l’immigration - que ce soit par rapport aux élèves sans papiers ou à la
nouvelle loi relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile
– à l’inégalité hommes / femmes, aux franchises médicales (une nouvelle
fois !) sont réels et préoccupants MAIS l’adhérent de base du SNUEP
n’attend pas ces informations du journal syndical. Pourquoi ? il les a
déjà obtenues dans les publications POUR de la FSU.
Par
contre, le supplément n° 39 Spécial « Congrès National »me
semble montrer des lacunes :
Où
se trouve le rapport d’activité dus secteurs
« Droits et
Libertés » ?
Celui
du secteur « syndicalisation » ?
Nous
ne devons pas disperser nos moyens dans des combats hautement politiques bien
que légitimes, le SNUEP a besoin de toutes
ses forces vives pour maintenir la spécificité de l’Enseignement
Professionnel menacé de dilution dans un lycée unique.
Mobilisons donc toutes nos forces pour la défense de
l’Enseignement
Professionnel public et laïque !
Les Elus
Paritaires du SNUEP !
Au service des
personnels ; Porte-paroles du syndicat
L’idée de parité
entre les employés et les employeurs a été inclus dans le préambule de la
constitution de 1946. Le syndicalisme enseignant s’est impose avant même que le
droit syndical ne soit officiellement reconnu Ce début de travail collaboratif
a permis la naissance des instances paritaires
Les organismes paritaires sont
composés à part égale de représentants de l’administration et du
personnel. Ils ont un rôle consultatif
et leurs avis ont été jusqu’à maintenant mais jusques quand ? … le plus
souvent validés par l’administration.
Chaque corps de fonctionnaire, par
exemple, est représenté par des commissions administratives paritaires au
niveau académique (CAPA) ou national(CAPN).
Ainsi le SNUEP est représenté en
CAPN des PLP par trois élus : 1 titulaire et 2 suppléants ; il a
également 2 élus paritaires au titre du corps des CPE.
Ces collègues ont pour rôle de
défendre les dossiers individuels des collègues, de s’assurer que les règles
établies sont appliquées de manière équitable pour tous et qu’il n’y a pas de
passe-droits.
Mais ils ont aussi la charge,
en s’exprimant au nom du syndicat devant les représentants de l’administration
et les autres partenaires syndicaux de faire connaître et de populariser les
mandats et les analyses du SNUEP !
C’est dire que leur activité ne peut
qu’être dégradé par un comportement individualiste et irresponsable !
Il ne saurait y avoir entre les
Commissaires Paritaires de « chef » qui accapare les informations,
décide de qui siège ou ne siège pas ou rédige seul et sans consultation les
autres élus et les instances délibératives du SNUEP surtout si ce prétendu-chef
n’est que le 2nd suppléant.
Sur ce plan les mauvaises habitudes
que certains tentent de dicter de puis quelques mois devront cesser.
Les candidats de notre liste,
dont font partie deux des trois élus PLP actuels (dont le titulaire) et une
élue CPE, préconisent de revenir à un fonctionnement collectif du travail de
représentation en CAPN, travail abandonné depuis quelques mois
Sous la tutelle d’un secrétariat
national relégitimé et controlé par le Bureau National les élus
paritaires du SNUEP devront reconstituer une équipe et reprendre
l’habitude de sièger ensemble (ou au moins deux d’entre eux par rotation)
et de porter et préparer collectivement les mandats et la parole du SNUEP
devant l’administration.
Pour la liste Rassembler POUR
Proposer, Unis POUR Construire avec les Adhérents
Les élus paritaires titulaire et 1ère
suppléante : Gilles Santerre, Françoise Bonnet
3.
Contributions individuelles
CHEFS DE TRAVAUX
REVALORISATION OU NOUVEAU STATUT ?
Ecartelés entre la circulaire de 1991 définissant leur
fonction et le statut des PLP, les chefs de travaux peinent à faire entendre
leur voix sur la nécessaire reconnaissance de la particularité de leur fonction
par l’Education Nationale.
A la fois conseiller
du chef d’établissement, coordonnateur des enseignements professionnels, les
tâches qui incombent aux chefs de travaux sont variées et multiples et se
diversifient tout en se démultipliant.
Au regard de la
dégradation de nos conditions de travail, de l’exclusion du chef de travaux de
la commission permanente, de la non reconnaissance de la nécessité d’être
assisté par des personnels qualifiés, dotés d’un véritable statut, sur des
postes budgétaires, quel est l’avenir même de cette fonction ?
Quel attrait pour les
nouveaux recrutés ? Quelle revalorisation salariale pouvons nous espérer
tout en restant dans le cadre du statut des PLP et sans jamais déroger aux
règles d’avancement d’échelon, d’accès à la hors classe, règles qui définissent
La nécessaire égalité de traitement entre les personnels d’un même corps.
Lors du Congrès de
Sablé sur Sarthe en 2006, le SNUEP avait défini une revendication majeure d’une grille indiciaire intégrant les
échelons de la hors classe ainsi que le dernier échelon du corps des agrégés.
Quelles peuvent être, dès lors, les revendications salariales des chefs de
travaux ? Augmentation de la NBI, revalorisation des indemnités ?
Sommes- nous contraints à nous limiter à ces seules pistes de réflexion et nous
en satisfaire ?
Les syndicats de la FSU, SNUEP et SNES,
syndiquent peu de chef de travaux et nous devons nous interroger sur la portée
de nos revendications pour ces personnels. Syndiqués majoritairement dans des
structures dont l’aura est quasiment nulle, pourquoi la FSU et ses syndicats
nationaux sont-ils dans l’incapacité de porter les revendications, et les
légitimes aspirations des chefs de travaux ? Est-il à ce point impossible
de concilier les statuts des personnels enseignants et la fonction particulière
des chefs de travaux.
Ne sommes nous pas
aujourd’hui à un carrefour qui conduirait les chefs de travaux à faire un
constat d’échec ? L’échec d’une fonction incompatible par nature avec
celle d’un personnel enseignant, échec de 17 années passées au sein des
statuts de PLP, certifiés ou agrégés.
A Granville, en mars 2008, nous devrons nous poser cette
question : Les chefs de travaux sont-ils des enseignants, doivent-ils
rester des enseignants ? Si nous sommes dans l’incapacité de trouver des
pistes concrètes de revalorisation au sein d’un statut d’enseignant, alors nous
devrons également nous poser la question du maintien des chefs de travaux au
sein du corps des PLP.
Nathalie MAULNY-LECHONNAUX
Quid de la laïcité ?
Monsieur le Président de la République dans
sa plaquette « Lettre aux Educateurs », nous tient un langage plus
qu’ambigu qui nous laisse interrogatifs et sceptiques quand il écrit :
« Le spirituel,
le sacré accompagnent de toute éternité l’aventure humaine. Ils sont aux
sources de toutes les civilisations et l’on s’ouvre plus facilement aux autres,
on dialogue plus facilement avec eux quand on les comprend ».
C’est oublier très
vite l’intolérance des religions émergentes, c’est faire peu de cas des grands
évènements de notre Histoire. Contrairement à Monsieur Sarkozy, nous sommes
très attachés à une laïcité stricte et non pas aménagée ou adaptée qui pourrait
remettre gravement en cause la séparation des Eglises et de l’Etat.
L’athéisme devient-il
un crime dans notre société républicaine ?
Charles ROUQUETTE
Laisser
la parole aux adhérents
POUR
FAIRE DU SNUEP
UNE FORCE DE PROPOSITION
L’actuel débat sur la
généralisation du Baccalauréat Professionnel en 3 ans montre la nécessité
d’organiser un large concertation au sein de notre organisation.
Depuis de longs mois, nous avons
tenté d’initier une profond réflexion sur la place du baccalauréat
professionnel afin de faire de nouvelles propositions à soumettre auprès de
l’ensembles de nos adhérents.
Il s’agissait d’ouvrir des pistes
afin de sauvegarder la voie de formation
professionnelle et permettre l’accueil de tous les élèves qui le
souhaitent, au sein de nos structures d’enseignement.
Ce dossier a été largement bloqué
par les initiateurs de la liste « Unité et Pluralisme » qui se
présente aujourd’hui à vos suffrages. Après le blocage délibéré des travaux par
une fraction du Secrétariat National,
nous avons pu réunir une commission pluraliste qui a élaboré des réflexions
innovantes qui devaient être diffusées sur une plaquette décrivant un organigramme
complet de l’enseignement professionnel ; celui ci avait le mérite de
faire des propositions dans de nombreux domaines, comme par exemple :
Cette plaquette de propositions devait
ensuite être soumise à nos adhérents pour initier un large débat et des
validations dans nos instances.
Ce dossier a été de nouveau bloqué
lors du dernier Conseil National puisqu’il n’était plus à l’ordre du jour. Le
dossier sur les baccalauréats Professionnels en 3 ans a été relégué au point 6
de l’ordre du jour du Bureau National du 22 Novembre alors que nous devions
être plus réactifs face à la situation imposée par les propositions du Ministre
de l’Education.
L’avenir nous donne évidemment
raison, puisque toutes les problématiques soulevées aujourd’hui dans les
audiences ministérielles imposent au syndicat des réponses claires et
pertinentes pour défendre la spécificité de la voie professionnelle.
Il faut donc rompre avec des
pratiques qui consistent à imposer les positions de tel ou tel groupe de
pression, de telle ou telle tendance politique ou de quelques individualités.
Lors de la construction du SNUEP, nous avons fait
le choix de l’indépendance et nous ne devons pas abandonner ce choix.
Ce sont les seuls adhérents qui décident des
mandats qu’ils élaborent dans les instances de notre syndicats !
Reprenons et
poursuivons cette démarche !
Choisissons de
développer à nouveau ces valeurs fondamentales en votant pour
la liste « Rassembler
pour proposer, Unis pour Construire, avec les Adhérents »
Le
pouvoir d'achat des retraités
La baisse du pouvoir
d'achat des Français (les salariés bien entendu) occupe l'actualité depuis
plusieurs mois à juste titre. Les décisions gouvernementales sont connues. Les
médias ont abondamment rendu compte des démarches, prises de position, etc;
Mais qu'en est-il pour les retraités (secteur public et secteur privé) ?
Peu de personnes, à part les
fédérations et associations de retraités, semblent se préoccuper des 13
millions de retraités français qui ont pourtant les mêmes motifs de
mécontentement que les actifs en terme de pouvoir d'achat.
En application de la loi de 2003 une
augmentation de 1,1 % des pensions est annoncée comme suit pour 2008 :
|
Année |
Révision de hausse
des prix |
Augmentation |
hausse réelle |
Différentiel
augmentation |
|
|
2007 |
1,8 % |
1,8 % |
1,3 % |
+ 0,5 % |
|
|
2008 |
1,6 % |
1,1 % |
|
- 0,5 % |
récupération de
2007 |
Conclusion ! Les retraités
auraient été trop payés en 2007 ??
Quand on sait que l'application
stricte de la loi de 2003, pour la revalorisation des pensions conduit à la
baisse constante du pouvoir d'achat des retraités, déjà estimée à 3 % de 1994 à
2004, on ne peut que souhaiter la réunion en 2008 de la conférence prévue par
l'article 27 de la même loi de 2003, conférence qui a pour mission de veiller
au respect de la garantie du pouvoir d'achat des pensions (1)
Le gouvernement reconnaît l'érosion
permanente du pouvoir d'achat des retraités. Cependant aucune mesure concrète
n'a été prise et n'est envisagée pour le moment.
Dans sa campagne électorale, le
Président de la République a déclaré que les petites pensions seraient
augmentées. Elles attendent toujours.
600 000 retraités
perçoivent une pension inférieure à 800 €. Le nombre des retraités ayant
recours aux associations caritatives augmente de plus en plus.
Cependant les retraités subissent,
comme tous les citoyens, les hausses de prix, les franchises médicales, etc.
L'estimation de la hausse des prix pour 2008, faite au 1er semestre,
est maintenant dépassée !
Les retraités attendent des pouvoirs
publics qu'ils mettent fin à l'érosion de leur pouvoir d'achat et prennent
d'urgence des mesures pour les petites pensions dont la situation est
catastrophique.
Le SNUEP doit inciter sa fédération
à être beaucoup plus le fer de lance, au sein des forces syndicales, dans la
défense des retraités et des systèmes de retraites
Jacqueline TOUTAIN (responsable nationale du secteur
retraités)
Membre
de la liste « Rassembler pour proposer, Unis pour Construire,
avec les Adhérents »
(1)
Dernière nouvelle : les retraités de la Fonction publique ne seraient pas
concernés par cette conférence (suivant la lettre du Ministre Xavier Bertrand
du 05/12/2007).