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SPECIAL BAC PRO 3 ANS
Paris, le
13 décembre 2007
Ce supplément de quatre
pages au Journal n°40 de décembre 2007 vous est envoyé après une semaine
d’actualité syndicale bien chargée. Le SNUEP-FSU a donc souhaité vous informer
au plus près de l’actualité des réunions intersyndicales et des audiences
ministérielles auxquelles il a participé.
AUDIENCE MINISTERIELLE DU 10 DECEMBRE
10
décembre 2007 |
Le
SNUEP-FSU a été reçu avec le SNES-FSU et le SNEP-FSU par MM. HUART, Conseiller
Enseignements technologique et Professionnel et JOUVE, Conseiller Social.
Visiblement,
le ministère souhaitait tenter de trouver des points d’ancrage afin de faire
reconnaître les dispositions de la note aux Recteurs visant à généraliser les
baccalauréats professionnels en 3 ans. Les organisations ont dénoncé ce passage
en force visant à imposer une réforme sans consultation des organisations et
des instances de l’Education Nationale. Le Ministère tente de se justifier en
s’appuyant sur les chiffres de l’insertion des élèves qui sont plus faibles au
niveau V qu’au niveau IV. Visiblement il s’agit de réduire les sorties au
niveau V, les besoins étant inférieurs aux sorties actuelles. Le Ministère
considère que trop d’élèves de BEP ne poursuivent pas leur scolarité et sont
confrontés à des problèmes d’insertion.
Interrogé
sur le maintien des voies professionnelles et technologiques, M. JOUVE
considère qu’il n’y aura pas de confusion ou de fusion. Nous avons demandé
qu’une annonce officielle soit faite afin de rassurer l’ensemble des collègues,
mais ne soyons pas dupes.
Le
Ministère nous confirme qu’il n’est pas question de retirer sa note du 29
octobre. Il considère que seulement 20 % en moyenne des secondes
professionnelles seront remplacées à la rentrée 2008, et qu’il faut mettre à profit
les mois suivants pour lancer une concertation sur le dispositif. Le SNUEP à
fait remarquer qu’il ne se situerait pas dans cette logique, sa demande étant
l’arrêt de la généralisation des Baccalauréats 3 ans et le retrait de la note.
MM. JOUVE et HUART considèrent que le rapport PRAT de 2005 n’est plus pertinent
face à la situation. Ils précisent que l’opération n’est pas une opération
comptable car la voie professionnelle accueillera davantage d’élèves.
Interrogés
sur les flux d’élèves issus de la classe de troisième, aucune réponse
pertinente à la question de l’accueil des élèves qui ne pourront entrer en
baccalauréat professionnel n’a été apportée. Seule la question d’une
« certification de niveau V » semble abandonnée au profit d’un BEP intégré
ou de sections de CAP.
Communiqué de l’intersyndicale de l’Enseignement Professionnel11
décembre 2007 |
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Les
organisations de l’intersyndicale
(SE-UNSA-SGEN-CFDT–SNALC-CSEN-SNFOLC–SNUEP-FSU–UNSEN-CGT) ont été reçues par le
ministre Darcos le 11 décembre 2007.
Elles lui ont fait
part de leur demande commune :
« L'intersyndicale dénonce la méthode
ministérielle relevant du coup de force visant, sans aucune concertation, à
généraliser les bacs professionnels en 3 ans d'ici 2009 par le remplacement et,
à terme, la disparition progressive d'un grand nombre de sections de BEP.
Elle demande solennellement au Ministre de
retirer sa note aux recteurs du 29 octobre 2007.
Face à l'émoi suscité dans les académies par
cette mesure, à l'inquiétude légitime qu'elle fait naître chez les personnels,
les élèves et leurs familles, l'intersyndicale exige l'ouverture d'une
concertation sur le devenir de l'enseignement professionnel public et son
développement comme véritable voie de réussite pour les jeunes. »
Au terme d’échanges fournis, le ministre a
tenu à réaffirmer son attachement au principe de la généralisation du bac pro
en trois ans.
Il
a déclaré, cependant, qu’il n’était pas insensible à nos arguments. Il a
envisagé de modérer la montée en puissance de l’implantation de nouveaux bacs
pro 3 ans à la rentrée 2008.
Il a conclu
l’entretien en annonçant qu’il souhaitait réfléchir et qu’il donnerait sa
position rapidement, « d’ici 48 H ou, en tout cas, avant la fin de
l’année ».
L’intersyndicale a convenu de se revoir le
jeudi 13 décembre afin de faire le point sur la situation et d’envisager les
suites nécessaires à leur action.
Paris, le
12 décembre 2007
Compte-rendu de l’audience du SNUEP-FSU à la DGESCO11
décembre 2007 |
Le SNUEP avait sollicité une audience auprès de la
Direction Général de l’Enseignement SCOlaire afin d’examiner l’ensemble de la
procédure de la mise en place des baccalauréats professionnels en 3 ans. Le
SNUEP a été reçu par MM. Nembrini, Directeur de la DGESCO, et Goursolas,
Sous-Directeur.
Le SNUEP a rappelé son opposition à la généralisation en
justifiant sa demande de retrait de la note du Ministre et a développé son
argumentation face aux problèmes des sections de niveaux V. Nous avons insisté
sur la différenciation CAP–BEP que le Ministre tente de gommer dans sa note
ainsi que sur les méthodes d’évaluation et de certification si la réforme était
mise en place.
Le Directeur de la DGESCO n’a tenté que de justifier la
réforme annoncée sans faire de véritables propositions pour l’ensemble des
élèves issus de troisième. Il pense que la grande majorité des élèves entreront
en classe de seconde et que la question des élèves en difficulté dans cette
voie ne sera que marginale. Il suffira alors de développer une pédagogie
différenciée et adaptée pour régler les problèmes. Son souhait est que
80 % des élèves obtiennent à terme un baccalauréat professionnel ce qui
serait une rupture avec les bilans actuels relatifs aux élèves entrant en
seconde de BEP.
Il annonce que le Ministre s’exprimera auprès des CPC
(Commission Professionnelles Consultatives) afin d’adapter les contenus et les
horaires d’enseignement.
En ce qui concerne les grilles, il semble que les
grilles des baccalauréats professionnels s’appliqueront, la première année
correspondant à la seconde année de BEP.
Les programmes seront adaptées sur trois années y
compris les programmes des enseignements généraux qui étaient en cours de
rénovation.
Le Directeur parle de redondance de
certains contenus de formation.
Le SNUEP a fait remarquer qu’il ne faut pas généraliser en ce domaine
et que cette situation, si elle peut exister dans certains contenus
professionnels, ne saurait justifier la généralisation du Baccalauréat
Professionnel en 3 ans.
Le SNUEP-FSU RECU PAR LE MINISTRECompte-rendu de l’audience du mercredi 12 décembre
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Le SNUEP a été reçu par
messieurs DARCOS, JOUVE, conseiller social du ministre, et HUART, conseiller
technique du ministre.
Le ministre a
confirmé que :
- il n’y aura pas
de fusion entre les voies professionnelle et technologique ;
- il ne faudra
exclure aucune passerelle entre les filières, faire attention aux « cas
individuels » ;
- il faudra être
attentif au système d’accompagnement pour la mise en place du bac pro pendant
la « période de transition » des deux baccalauréats
professionnels ;
- la
généralisation se fera à la rentrée 2009 – comme initialement prévu dans sa
note aux Recteurs du 29 octobre ;
- les élèves qui
alimenteront les classes de Bac Pro trois ans sont ceux qui sont actuellement
en BEP.
Le Ministre
maintient que l’objectif est la généralisation du bac pro trois ans, tout en
reconnaissant que « ça peut donner l’impression de faire de la casse au
départ ». Il estime qu’il a « raison » !
Face aux
mobilisations massives dans les académies, le Ministre reconnaît qu’est venu le
temps du débat, en cherchant un « accord de base », pour mettre en
place un pilotage global, accord souhaité avec les organisations syndicales.
Le SNUEP a
renouvelé sa condamnation de la généralisation du Bac Pro trois ans, en
avançant les arguments développés dans le Snuep Info n°80 (devenir des élèves,
besoin du diplôme qualifiant de niveau V, CAP comme BEP, etc.).
La délégation du
SNUEP est repartie stupéfaite, le Ministre ayant annoncé qu’il engagerait des
consultations et des négociations avec les organisations syndicales qui auront
accepté la généralisation des baccalauréats professionnels en 3 ans. Curieuse
conception du dialogue social.
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CONSEIL SUPERIEUR DE L’EDUCATION Jeudi 13 DECEMBRE |
Le
dossier du Baccalauréat Professionnel a été évoqué en début de séance :
lecture du communiqué de l’intersyndicale, intervention des organisations et de
notre représentant.
L’absence
de concertation a été largement évoquée. Elle est commune à de nombreux autres
dossiers en cours. Devant les réponses du Directeur de la DGESCO, les
organisations ont demandé une suspension de séance et ont quitté la séance
après avoir lu le communiqué suivant.
« Les
organisations (FCPE, Ligue de l’Enseignement, UNL, UNEF, Sgen-Cfdt, FEP-Cfdt,
CFDT, Unsa-Education, Se-Unsa, SIEN, AI, SNPDEN, FSU, SNES, SNUipp, SNUEP,
SNEP, SNESUP, SGPN-Cgt, CGT), membres du Conseil Supérieur de l’Education,
dénoncent l’absence totale de consultation du CSE sur l’ensemble des réformes
annoncées publiquement par le ministre de l’Education Nationale. Elles exigent
que le CSE soit le lieu d’un véritable dialogue avec l’ensemble des partenaires
et qu’il puisse jouer tout son rôle de réflexion, de discussions, et de
propositions avant tout engagement de réforme sur l’avenir du système éducatif.
Constatant l’absence de réponse à cette demande, elles ont décidé de quitter la
séance du CSE du 13 décembre 2007 ».
Communiqué de
l’intersyndicale de l’Enseignement Professionnel
Jeudi 13 décembre 2007 - projet en cours de validation
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L’Intersyndicale, réunie le 13 décembre 2007
1. réaffirme ses
demandes
L’intersyndicale dénonce la méthode ministérielle
relevant du coup de force visant, sans aucune concertation, à généraliser les
bacs professionnels en 3 ans d'ici 2009 par le remplacement et, à terme,
la disparition progressive d'un grand nombre de sections de BEP.
Elle demande solennellement au Ministre de
retirer sa note aux recteurs du 29 octobre 2007.
Face à l'émoi suscité dans les académies par cette
mesure, à l'inquiétude légitime qu'elle fait naître chez les personnels, les
élèves et leurs familles, l'intersyndicale exige l'ouverture d'une concertation
sur le devenir de l'enseignement professionnel public et son développement
comme véritable voie de réussite pour les jeunes.
2. S’adresse au
ministre pour lui rappeler que les organisations syndicales et les personnels
attendent sa réponse avant le 20 décembre.
3. Appelle les
personnels à poursuivre et amplifier leur mobilisation dans l’attente d’une
réponse positive
4. Décide de se
réunir de nouveau le 20 décembre au soir pour faire le point.
En l’absence de
réponses positives, l’intersyndicale appellera les collègues à se mobiliser
pour obtenir satisfaction, par des actions pouvant aller jusqu’à la grève.
Lettre au Ministre de l’IntersyndicaleJeudi 13 décembre 2007 - projet en cours de validation
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Monsieur le
Ministre,
Lors de l’audience
que vous nous avez accordée le 11 décembre, nous vous avons présenté nos
demandes telles que formulées dans la première lettre que nous vous avons
adressée et dans notre communiqué du 7 décembre.
L’intersyndicale dénonce la méthode ministérielle
relevant du coup de force visant, sans aucune concertation, à généraliser les
bacs professionnels en 3 ans d'ici 2009 par le remplacement et, à terme, la
disparition progressive d'un grand nombre de sections de BEP.
Elle demande solennellement au Ministre de
retirer sa note aux recteurs du 29 octobre 2007.
Face à l'émoi suscité dans les académies par cette
mesure, à l'inquiétude légitime qu'elle fait naître chez les personnels, les
élèves et leurs familles, l'intersyndicale exige l'ouverture d'une concertation
sur le devenir de l'enseignement professionnel public et son développement
comme véritable voie de réussite pour les jeunes.
A cette audience,
vous nous avez déclaré vouloir réfléchir pour donner votre réponse, selon vos
propres termes, « d’ici 48 heures
ou, au plus tard, avant la fin de l’année ».
Nous ne saurions
accepter que la prochaine rentrée soit organisée sur la base des mesures
découlant de l’application de votre note du 29 octobre 2007.
Nous sommes très
attachés à la possibilité pour nos élèves d’atteindre le niveau de
qualification et les diplômes les plus élevés possibles. Comment dire que vous
nous proposez d’en discuter en ayant déjà pris vos décisions ?
Les collègues et
nos organisations syndicales attendent votre réponse.
Nous vous prions
d’accorder une nouvelle audience à notre intersyndicale nationale avant les
congés de Noël.
Nous vous
adressons, Monsieur le Ministre, nos salutations les plus respectueuses.