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Paris, le 10 janvier 2007
SPECIAL CONGRES Contributions individuelles, de groupes ou de tendances |
Voici le deuxième numéro du SNUEP Infos spécial congrès (après le n°82
consultable en ligne sur le site) qui traitent des contributions parvenues au National.
Ces contributions peuvent être le fait de tendances, de groupes, de
secteurs ou d’individu. Elles doivent permettre de débattre dans les congrès
académiques et d’affiner les prochains mandats et orientations du syndicat.
RAPPEL : les textes d’orientation des deux listes sont
soumis au vote des adhérent-es du 10/12/07 au 18/01/08 (voir J39 spécial
congrès).
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VOTE D’ORIENTATION SNUEP-FSU Pourquoi je soutiens la liste UNITE PLURALISME |
Gilles PELLEGRINI |
Deux listes en présence !!!
Sans doute est-il
intéressant d’avoir des éléments de comparaison afin de faire le meilleur choix
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Listes en présence |
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Éléments de comparaison |
Unité-Pluralisme |
Rassembler pour proposer Unis pour construire Avec les adhérents |
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Moyenne
d’âge |
46 ans |
50,4 ans |
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%
de retraités |
5 % |
15 % |
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%
de retraités à la fin du prochain mandat (2011) |
10 % |
32 % |
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Tendances
représentées |
Agir Autrement |
1 |
Majoritaire |
|
École Émancipée |
5 |
0 |
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Unité Action |
11 |
0 |
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Sans tendance |
42 |
Les autres |
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Académies
représentées |
21 |
18 |
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Ce tableau est
révélateur : même si la liste RPPUPCAA clame dans ces publications qu’elle
veut donner une large place à la jeunesse dans les faits c’est bien nous qui le
mettons en pratique !
Lorsque l’on
voit que prés d’un tiers des candidats de cette liste, qui prône la
montée des jeunes, se retrouvera en retraite lors du prochain mandat s’ils sont
élus, cela pourrait faire
sourire si ce n’était pas si grave. D’après nos statuts : un seul retraité
peut siéger au Bureau National !
Qu’un bon nombre
de camarades appartenant à une ex-tendance du Snetaa (Agir Autrement) soit à
l’origine de la création du SNUEP, je le reconnais volontiers et je les en
remercie. Qu’ils pensent de ce fait que le syndicat leur appartient est plus
inquiétant. Un syndicat n’a d’existence que
par ses adhérents et ses militants qui oeuvrent à tous les niveaux. Des responsabilités au niveau national ne
donnent pas de droits particuliers, seulement plus de devoirs, c’est en tous
cas la vision que j’en ai. Que des Secrétaires Nationaux appartenant à cette
même liste aient démissionné pour des raisons tactiques à l’approche du vote
d’orientation et du congrès. Ils ont refusé un vote du Bureau
National le 13 septembre, pourtant à la majorité qualifiée, entérinant le
nouveau secrétariat national, comme les statuts le prévoient (ce n’est pas le
conseil national qui élit le SN, comme disent certains), refusant ainsi la
démocratie. Peu à peu, ils se sont « retirés » ou ont démissionnés
pour 4 d’entre eux. Les 4 SN restants n’ont reçu que très peu d’aide dans
l’organisation quotidienne du national (les BN, les participations à la FSU …),
voire des difficultés pour réaliser la presse.
La crise du bac pro 3 ans a bien montré les
dysfonctionnements. Dans un premier temps, le responsable du secteur éducation
n’a pas du tout relayé le démarrage du mouvement « bac pro 3 ans »,
n’a pas répondu à l’attente des académies qui du coup ont communiquées entre
elles ! Voilà tous les risques d’une position de retrait, d’une mise au
sommeil du travail d’un secteur. Je
trouve cela irresponsable et je leur demande de réintégrer leur fonction et
d’en assumer toutes les charges. Qu’ils affirment, dans leurs publications,
avoir été évincés du secrétariat national est mensonger et scandaleux.
Au vu de la
diversité des tendances qui se retrouvent sur notre liste, ils nous reprochent
d’être incompétents pour gérer le syndicat, et de plus laissent entendre que
les sans tendances sont manipulés. Cette dernière affirmation est insultante. Nous
n’avons pas honte de montrer notre diversité, c’est avec les différences de chacun que nous enrichirons
les débats au sein de notre organisation. Nous ne partageons pas tous les mêmes
analyses certes, mais c’est le jeu de la démocratie toutes les questions
méritent d’être débattues. Pour nous pas d’affirmation dogmatique ni de pensée
unique. A peine un de nos colistiers, dans une contribution individuelle qui
n’engage que lui, soulève la question de l’intégration des PLP dans le SNES
pour ne former qu’un seul syndicat plus fort. Aussitôt l’autre liste nous prête
l’intention de vouloir saborder le SNUEP !
Ces pratiques de dénigrement systématique
sont d’un autre temps et d’un autre syndicat dont ils ont peut-être du mal à
faire le deuil.
Ils critiquent
notre pluralité et sont étonnamment discrets sur la composition de leur liste
en ne faisant pas apparaître leur appartenance très majoritaire à un seul
courant « Agir Autrement » dont le comportement de ses membres en
bureau national, tout au long de l’année 2006-2007, a assurément contribué à rassembler
aussi largement autour de notre liste.
Le droit de
tendance est reconnu dans la FSU et on ne peut pas sur sa profession de foi
vanter les mérites et le travail fait avec la FSU pour dire ensuite dans
d’autres publications que les tendances officielles de cette même FSU
travaillent à la destruction du SNUEP : où est la cohérence ?
Je me suis
toujours efforcé de travailler avec tous, quelle que soit leur tendance, dans
l’intérêt du SNUEP-FSU, c’est pour moi ce qui est primordiale.
Ayant, surtout depuis
septembre, en charge la partie formation au niveau national, je me suis engagé
à doter notre syndicat d’outils capables d’aider les militants à tous les
niveaux. C’est ainsi que j’ai réalisé, l’an passé avec une équipe, le mémento
du secrétaire local que tous attendaient. J’ai également élaboré un diaporama
sur les risques de l’apprentissage, du lycée des métiers et de toutes les
mesures libérales qui tendent à vouloir supprimer l’enseignement professionnel
public et laïque. Je l’ai d’abord expérimenté dans mon académie et l’ai
personnalisé en incluant les données régionales spécifiques à chaque académie
après l’avoir présenté aux secrétaires académiques lors d’un stage national en
septembre 2007 Je me suis déplacé, et me déplace encore, dans toutes les
académies qui le souhaitent, lors de stages, pour sensibiliser les collègues
sur ce sujet.
Je souhaitais
constituer une équipe pour élaborer de nouveaux outils et former des
intervenants. L’inertie de certains ex SN de l’autre liste n’a pas permis à ce projet
d’aboutir, alors qu’il avait été validé en Bureau National. C’est maintenant un
des leurs qui se place en victime, affirmant dans le SNUEP infos N° 82 que ces
travaux ont été largement
bloqué par les initiateurs de la liste « Unité et Pluralisme ». C’est affligeant !
Vouloir le
pouvoir à n’importe quel prix et par n’importe quels moyens est bien
inquiétant !
C’est dans les actes qu’on juge le travail
accompli et pas dans les paroles !
Ce texte n’a pas d’autre ambition que de
rétablir la vérité sur certains points. Les adhérents ne peuvent pas voter sur
des mensonges !
Si vous avez apprécié mon action et m’avez
fait confiance, je vous demande à mon tour de faire confiance à liste Unité
Pluralisme en votant massivement pour elle.
VOTEZ et FAITES VOTER pour la liste UNITE
PLURALISME
du
10 décembre 2007 au 18 janvier 2008 |
Apportez aussi votre
soutien à la liste UNITE
PLURALISME :
- consultez son site pour vous informer http://unitepluralismesnuep.free.fr
- envoyez votre soutien à unitepluralismesnuep@free.fr
Le Réal syndicalisme vu par
la liste
Rassembler pour Agir, Unis pour construire
La « réal politik »
c’est de démontrer que l’on peu faire abstraction du combat légitime sur les
droits de l’Homme au nom de l’économie libérale. Le réal
syndicalisme à la sauce RUPPCALA, c’est d’imaginer que le combat syndical se mène dans une
bulle en faisant abstraction du monde qui nous entoure et de ses problèmes
sociétaux.
Dans le numéro 82 du SNUEP-INFO, nos camarades de la
liste RUPPCALA, ont rédigé un texte intitulé : Les priorités ou la priorité
du SNUEP ?
Morceaux
choisis :
« La création d’un nouveau secteur
« DROITS ET LIBERTE » a profondément changé la structure interne de
notre syndicat, son fonctionnement national et a empêché les secteurs les plus
importants de notre syndicat de se
développer comme nous l’aurions voulu.
J’en veux pour
preuve le journal 39 qui, après le SNUEP infos n° 77, dénote un changement de
ton, d’orientation et d’objectifs. A croire que l’on se laisse vampiriser par
Sud et par des extrémistes. J’en veux pour preuve la page 4, œuvre d’un secteur
qui mêle laïcité, droits et liberté, femme
Quand
je vois, dans le SNUEP-infos n° 77 les titres suivants « Les
jeunes majeurs étrangers en danger » , « Contre les franchises
médicales, pour l’accès aux soins pour tous,… » (titres « copier /
coller »), je pense que nous ne sommes pas dans notre rôle
de syndicaliste, défenseur de l’Enseignement Professionnel.
Quand
je lis à la fin du premier article cité : « Contactez votre section
académique », je m’interroge : tous les secrétaires académiques
sont-ils obligés de s’impliquer dans une action autre que celle de la défense
des personnels de l’EP ?
Même
étonnement en découvrant la page 4 du journal n° 39 : les problèmes liés à
l’immigration - que ce soit par rapport aux élèves sans papiers ou à la
nouvelle loi relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à
l’asile – à l’inégalité hommes / femmes, aux franchises médicales (une nouvelle
fois !) sont réels et préoccupants MAIS l’adhérent de base du SNUEP
n’attend pas ces informations du journal syndical. Pourquoi ? il les a
déjà obtenues dans les publications POUR de la FSU. »
La
liste Unité et Pluralisme est fière de l’appartenance du SNUEP a RESF décidée
lors du dernier congrès de Sablé en 2006. A l’instar de nos camarades de
RUPPCALA, nous ne vivons pas dans une citadelle assiégée, nous sommes
conscients des problèmes de NOS élèves sans papier, nous sommes conscients que
l’instauration des franchises médicales aura des incidences sur le pouvoir
d’achat des enseignants, sur leur santé, sur la pénibilité de leur métier, nous
sommes conscients que dans un métier ultra féminisé, les problèmes des femmes
sont aussi ceux de la majorité de nos collègues.
Comment peut-on imaginer aujourd’hui un syndicalisme
force de propositions et offensif complètement coupé
de son environnement sociétal ? Cette conception propre à la liste
RUPPCALA démontre son incapacité à se projeter dans l’avenir et à appréhender,
pour le bien de nos élèves et de nos collègues, la voie professionnelle dans sa
globalité.
C’est une vision totalement archaïque du
militantisme, c’est une vision désastreuse de notre appartenance à la FSU qui
démontre bien, que le fédéralisme pour RUPPCALA se limite à externaliser vers
la fédération le soin de traiter les sujets politiques et sociétaux comme s’ils
n’avaient aucune incidence sur notre métier et nos élèves au quotidien.
Ces propos immondes et inqualifiables ont au moins
l’intérêt de lever le voile sur les véritables motivations électoralistes de
RUPPCALA.
Nous pourrons également revenir sur les
merveilleuses déclarations de RUPPCALA sur la parité, alors que la création d’un
secteur « droits des femmes » au sein du SNUEP a été combattu avec
force et virulence par les membres de cette liste.
Nous pourrons également souligner le sujet des
retraites, traité certes par la FSU,
mais aussi par le SNUEP, grâce a l’opiniâtreté des militants d’Unité et
Pluralisme d’autant que le gros des troupes de RUPPCALA est composé de
retraités ou de militants qui seront en retraite dans les deux ans qui
viennent. Peut être pourront-ils nous remercier de notre combativité lorsque
l’heure de la retraite aura sonné et que leur pension leur permettra de vivre
décemment.
A Unité et Pluralisme, nous réaffirmons notre
attachement à un syndicalisme moderne, non déconnecté des problèmes du monde
contemporain et capable de les intégrer dans ses réflexions pour faire
progresser ses revendications.
Le
temps d’un syndicalisme corporatiste pur et dur est révolu depuis des lustres.
Il est temps pour le SNUEP de rompre avec les méthodes paléolithiques prônées
par RUPPCALA et d’entrer définitivement dans l’avenir avec UNITE et PLURALISME.
du 10 décembre 2007 au
18 janvier 2008
Nathalie MAULNY-LECHONNAUX
|
Liste conduite par : |
||
|
Bernard BERGER |
Secrétaire national |
Votre carrière, vos droits |
|
René PASINI |
Secrétaire national |
Les programmes, les diplômes, les
filières |
|
Françoise BONNET |
Secrétaire nationale |
L’organisation dans le syndicat |
|
Françoise BOURNIOLE |
Secrétaire nationale |
Les réponses à vos courriers |
|
Gilles SANTERRE |
Commissaire Paritaire national |
Le mouvement |
|
Jacqueline TOUTAIN |
Responsable nationale retraite et
retraités |
Votre retraite et sa préparation |

Le bilan qui vous est présenté
dans le N° 39 de pour l’Enseignement Professionnel
est celui de l'équipe dont les noms sont ci-dessus.
Les fondateurs du SNUEP, dont nous sommes, ont milité toute leur
carrière pour un syndicat de PLP, indépendant des politiques et seulement
soucieux des droits attachés au corps des PLP et à la promotion d'une voie
professionnelle publique et laïque. Ils n'ont jamais eu la prétention de régler
tous les problèmes sociétaux, (violence, salaires, droits et libertés…),
problèmes communs à tous les corps de la fonction publique et, à ce titre, pris
en compte par la Fédération Syndicale et Unitaire : la FSU, légitimement plus
entendue des interlocuteurs ministériels.
En période électorale, il faut dire et se redire les choses puis
travailler ensemble. Mais est-il sain de revisiter l'histoire syndicale comme
le fait l’autre liste « Unité Pluralisme », travestir la réalité et se
camoufler pour tenter « un hold-up » sur une organisation dont le
bilan honorable est présenté dans le journal N° 39 et mis en valeur par ceux
qui aspirent à « changer la face du syndicat »...comme si ce bilan
était le leur !!!
« Que tous soient félicités
pour leur travail et leur engagement » clame le représentant (1) École Émancipée dans sa justification de
soutien à la liste « Unité et Pluralisme… Et dans le même temps, EE
voudrait, en se camouflant derrière une liste hétéroclite, les
remercier en les virant ?
Où, quand et comment les responsables historiques du Snuep ont-ils
failli
à leurs engagements, aux mandats du syndicat ?
Que leur reproche-t-on pour mettre à mal le fonctionnement du Snuep
?
Est-il honnête d'écrire, comme ce même représentant
(1) l'écrit au nom d’Ecole Emancipée, « le
SNUEP a été une création volontariste d’appareils : l’appareil de la FSU,
celui des tendances U&A, l’EE et les diverses sortes d’AGIR
Autrement... » ?
En inversant l'ordre des créateurs, il
voudrait démontrer la prédominance du politique sur le syndical.
Nous sommes convaincus que la majorité des PLP et des adhérents du Snuep
en particulier n'ont pas cette conception du syndicalisme. L’appellation « diverses sortes d'Agir Autrement » montrent une évidence : Agir Autrement n'a
pas été une tendance (ni cotisation, ni hiérarchie, ni publication, ni
réunion de groupe pour préparer les réunions syndicales).
Cela a été un groupe politiquement indépendant sans
rattachement idéologique, à l'inverse de la tendance
U&A (Unité et Action) qui n'affiche pas ouvertement son affinité avec un
parti passéiste ou de la tendance EE (école émancipée) qui se réclame de
l'extrême.
En ce sens, la liste « Rassembler
pour Proposer, Unis pour Construire avec les Adhérents » est la seule vraie liste composée de
collègues « Sans Tendance »
|
La Liste « Unité et Pluralisme »
n’est-elle autre chose qu’un CAMOUFLAGE d’Unité et Action (UA) et
d’Ecole émancipée (EE) ? |
En effet, s'approprier l'appellation « ST » (Sans tendance)
est un camouflage opéré par la liste
« Unité Pluralisme » tendant à édulcorer la prééminence du rôle des
UA et ÉÉ, responsables de la mise en place de cette récupération dès le congrès de Sablé.
« Unité et Action
Snuep » soutient la liste « Unité Pluralisme »: Sous la signature des auteurs de ce texte dans le Snuep info 82, ces
militants d’une tendance politique tentent de démontrer qu'ils innoveraient
« en associant le maximum de
militant-es à tous les niveaux de responsabilités afin de sortir d’un schéma
strictement hiérarchique et bureaucratique national, et de permettre aux
sections académiques et départementales de se développer.»
Comment expliquer que des responsables U & A confirmés, secrétaires
départementaux FSU, ont toujours refusé de s’engager pour développer le Snuep mais
voudraient balayer ce qui a été
construit pour le remplacer par un bloc
U & A ?
C'est
assurément nier la réalité de ce qui est en pratique depuis la création du
SNUEP. Aucun responsable académique ou départemental n'a été mis en place
par une hiérarchie ou une bureaucratie nationale. Bien au contraire ...
Tous ceux qui ont voulu s'investir dans notre organisation ont pu le
faire : il en est ainsi à Toulouse, Metz, Dijon, Montpellier, Nice, Poitiers, Créteil, Bordeaux, Aix, Caen. Pas un seul de
ces secrétaires académiques, bien que leur appartenance à U & A ou É É
soit connue, n'a été bridé ni dans ses actes, ni dans ses écrits. Pourtant, on
peut légitimement s’interroger sur le non développement du Snuep dans
certaines de ces académies.
Qui a abandonné le premier les responsabilités au sein du Secrétariat
National du Snuep ? Ceux qui ont-été mis en avant par la FSU lors de la
création les représentants d’Ecole Emancipée(1) ou d’Unité
Action(3).
Ces collègues sont partis politiquement et non parce qu’ils ont été
empêchés de travailler dans et pour le Snuep. Ils poursuivaient, à titre
individuel ou collectif, un but : celui de mettre dans le giron de la FSU
le seul syndicat qui n’adopte pas le schéma traditionnel des
« tendances ».
Et qui navigue
dans le Snuep pour son intérêt propre ? Celui qui s’était institué
représentant des ex Snetaa, qui n’en a jamais converti un seul et ceux qui se camouflent derrière un militantisme
politique sont en quête de responsabilité.
Ont-ils tous besoin de se
camoufler derrière des « hors tendance » dont certains sont connus
pour leur engagement politique ?
En
conclusion :
Les Professeurs
Techniques de Lycée et les certifiés de collège ont-ils gagné en considération
lors de leur intégration dans le Snes ? Alors, entre le « …mais d’opérer une transition sur plusieurs
années avec l’utilisation conjointe des deux sigles SNUEP et SNES-pro »
de EE et le « comme serait
suicidaire de jeter le bébé avec l’eau du bain en considérant que la
construction du SNUEP est un échec et qu’il faudrait aller au SNES et se
regrouper dans un très hypothétique SNES Pro » du dernier Agir
Autrement (2), on mesure l’incohérence de la liste Unité et
Pluralisme.
Ce que nous craignons, c'est le changement de cap
du SNUEP.
Nous ne voulons pas, comme vous, qu'il devienne le
syndicat du refus et de l'enfermement idéologique.
Nous ne voulons pas laisser
la place à des idéologues préoccupés par les problèmes de société.
Les signataires : Georges BRISSIAUD Retraité,
Co-fondateur du Snuep – Ex- Secrétaire Académique de Créteil B. BERGER - R. PASINI – F.
BOURNIOLE –
F. BONNET – G. SANTERRE J. TOUTAIN – T. MANSUY – F. CARRE – L. REMY – M.
TEISSIER – G. BERLIOUX – C. PEIGNON – C.OUDOT
Pour cela, vous voterez

|
Corps unique, SNESpro et stratégie de construction du syndicat majoritaire des PLP |
|
Le pavé dans la marre lancé par C PERU mérite d’autres réponses que
des invectives. Il soulève de nombreuses questions d’une extrême importance et y
répondre par de fausses évidences à l’emporte pièce empêche que s’instaure un réel débat. Plusieurs aspects sont à prendre en
compte : |
1) La question de construire un grand syndicat
du second degré (avec une branche enseignement professionnel) pourrait se poser s’il y
avait un corps unique des enseignants du second degré, ce qui n’est pas le cas
aujourd’hui. Mais avec la relance de la réforme de
l’Etat, la fusion des corps va de nouveau être d’actualité. On sait que diminuer le
nombre de corps de fonctionnaires pour :
· réduire le périmètre de l’Etat,
· améliorer la rentabilité des services publics,
· détruire les qualifications et l’indépendance
des fonctionnaires,
est un thème essentiel de la conception libérale de L’Etat. Il y a donc une bataille
capitale à mener contre cette réforme. D’une certaine manière proposer la fusion avec le SNES aujourd’hui, c’est reconnaître que le combat est
perdu d’avance et ce n’est certainement pas la meilleure façon de s’y préparer.
2) Notre statut, notre syndicat et son combat sont liés à la
spécificité du modèle français de l’enseignement professionnel public. Ce modèle s’oppose
frontalement à la vision libérale de la formation professionnelle, pas étonnant
donc que toutes les réformes, depuis plus de 20 ans,
aient tenté d’en réduire les capacités. S’il existe toujours on le doit aux combats de
syndicats spécifiques, pas de syndicats généralistes qui ont toujours quelques
difficultés à appréhender la formation professionnelle.
3) La sclérose et l’isolement du SNETAA depuis les années 2000, fragilisent cette résistance et posent l’urgente nécessité de poursuivre la
construction dans la FSU d’un syndicat des PLP qui a vocation à devenir
majoritaire : le SNUEP.
Je partage l’analyse de JC
Duchamp dans sa contribution, on ne peut pas dire que la construction d’un syndicat qui n’a fait que progresser depuis sa
création, soit un échec.
S’il y a crise, c’est une crise de croissance, certes aigüe, mais qui doit être surmonté par ce congrès. On peut être impatient et penser que notre progression ne va pas assez vite, mais 50 ans d’existence crée une inertie historique qui ne s’efface pas d’un coup de baguette magique.
C’est caricaturer la situation que de dire que l’alternative se situe entre SNESpro ou renouer avec le SNETAA. Ce dernier s’enfonçant durablement dans l’isolement, sans réelle affiliation fédérale, il ne peut que dériver sur des positions de plus en plus corporatives, qui le conduise à une stratégie de tractations dans les coulisses du ministère.
Comme il l’a fait dans les mouvements en 2000, le SNETAA a régulièrement brisé l’unité de la profession. Sa position actuelle dans l’intersyndicale des LP qui mobilise sur le dossier des Bac Pro 3 ans est particulièrement ambiguë, elle nous offre de réelles opportunités, si nous savons défendre une ligne unitaire qu’essayera aussi de jouer la CGT. Pour ce qui nous concerne, nous avons l’immense avantage d’appartenir à la FSU.
4) Notre préoccupation première devant être la progression à venir de la syndicalisation, est-ce que se fondre dans un syndicat unique regroupant les 3 voies du 2° degré est la meilleure stratégie ? Le SNES par son expérience passée de la fusion avec le syndicat de l’enseignement technique (dans les années 60) sait que les choses ne sont pas si faciles. Pourtant à l’époque, les personnels avaient le même statut et les syndicats étaient dirigés par la même tendance. Il me semble qu’il serait plus productif de viser à ce que le SNUEP devienne le syndicat majoritaire de la voie professionnelle !
5) Selon
C PERU, Les jeunes ne comprendraient pas cette séparation en plusieurs corps ?
Ils le comprennent d’ailleurs d’autant moins qu’on
ne leur explique pas les enjeux de l’évolution de la profession. Il est donc
normal qu’en y entrant, ils n’en saisissent pas tous les tenants et
aboutissants.
Des efforts de communication sur les conséquences
d’une fusion des corps doivent être faits, nos jeunes collègues sont tout à
fait à même d’appréhender les dangers relatifs à l’évolution des services et des
affectations, à l’utilisation plus flexible des personnels ………. qu’induiraient
le corps unique ! Par contre la défense de notre spécificité n’empêche
aucunement le travail en commun avec
les autres syndicats du 2° degré de la FSU. A tous les niveaux, il nous faut renforcer
nos interventions communes avec le SNES, le SNEP, le
SNETAP…….
comme nous le faisons déjà :
· pour le corpo,
· dans l’action (ex : l’année dernière contre
les décrets Robien et en ce moment pour construire une large mobilisation face
aux projets de réforme des voies Professionnelle et Technologique)
D’autres
synergies sont encore réalisables, nous devons au niveau national mais aussi dans les
académies les systématiser : Campagnes de syndicalisation avec des documents
communs ; Stages de formation (Mutations, S1, CA, DHG ……) ….. N’oublions pas que notre ciment commun c’est la FSU.
|
Conclusion : Pour toutes ces raisons, il me semble que la question du SNESpro n’est pas d’actualité. Que C. Peru exprime cette
position publique et connue de la tendance EE fédérale, cela n’a rien
d’extraordinaire. Mais il est utile de
rappeler que ce point ne fait pas partie de la plate-forme de « Unité et
Pluralisme ». |
Notre liste
est réellement pluraliste, nous avons des divergences dont nous pouvons débattre en toute
sérénité, mais surtout des convergences qui
font notre programme commun…
C’est toute la différence avec l’autre liste.…
Hervé Crouzet (Liste U&P)

Deux Conceptions Divergentes du Syndicalisme Enseignant
Toutes
les organisations syndicales ont la forme de syndicats généraux ou de syndicats
« de tous les enseignants » : UNSEN-CGT, SGEN-CFDT, SE-UNSA,
SNFOLC, SUD éduc … si l’on excepte le SNETAA qui, malgré ses prétentions, reste
un syndicat autonome et coupé de toute fédération ou confédération.
Seul le SNUEP,
affilié à la première fédération de l’enseignement et de la fonction publique
d’état, garde, au sein de la FSU qui unit et rassemble l’ensemble des
fonctionnaires et l’essentiel des enseignants, une particularité et une
spécificité !
Ce fut même une
des principales raisons de la fondation de la FSU (en 1993) par ceux qui
refusaient la dérive de la FEN laquelle prétendait alors contraindre les divers
syndicats d’enseignants à se fondre en un syndicat unique.
Cette particularité
et cette spécificité du SNUEP.fsu qu’il « serait suicidaire » d’abandonner pour « aller au SNES et se
regrouper dans un très hypothétique SNESPro » comme le dit très
bien Jean Claude Duchamp (de la liste UP et « ex-AA ») dans le
SNUEPinfos 82.
Ce
n’est poutant pas (et quoi que dise et prétende le SA de Grenoble) ce que
préconise Christian Péru (de la même liste UP et représentant de l’EE) qui non seulement explique leur présence (celle de EE) sur la liste
UP : « afin de ne pas laisser le champ libre à U&A qui
pourrait manipuler les "sans tendance" » mais préconise
aussi : « de lancer l'évolution du SNUEP vers un SNES-PRO.
C'est le constat de l'échec du développement du snuep qui nous pousse a
proposer cette transformation. »
Pluralisme et Unité ou Diversité de Divergences ?
Le mariage de la Carpe et du Lapin !
Pour leur part les militants de la liste
« Rassembler POUR Proposer, Unis POUR Construire avec les Adhérents »
n’entendent pas
adopter cette démarche de liquidation et se mobiliseront sans relâche pour
reprendre et poursuivre la construction du SNUEP.fsu.
En particulier ils réaffirment la nécessité de conserver au SNUEP son rôle de Syndicat Spécifique sur
le secteur de l’enseignement professionnel initial publique, syndicat
indépendant du Syndicat National des Enseignements de Second Degré (SNES) comme
du Syndicat National de l’Education Physique (SNEP) et des autres syndicats de
la FSU.
Ils estiment que cette
spécificité syndicale est étroitement liée au maintien des 3 voies de formation
dont la voie professionnelle à égale dignité avec les deux autres !
Ils proposeront au prochain Bureau National du
SNUEP (qui devrait se réunir le 22 Janvier) de voter une
motion réaffirmant son attachement à l’organisation actuelle de la FSU en
syndicats de secteurs ou de catégories et à l’existence des divers syndicats de
l’enseignement du second degré.
Guy
BERLIOUX – Membre de la liste


Ce qu’ils disent ….. Et ce qu’ils
font ou veulent faire
Notre liste, intitulée Rassembler pour
Proposer, Unis pour Contruire avec les
Adhérents est composée des membres fondateurs (qui ont contribué à la naissance du SNUEP dans la FSU en
2001) et de nouveaux militants … et de
jeunes militants !
La liste, dite Unitaire, est
surtout constituée de groupes hétérogènes, soutenue, voire étayée par
les tendances dans lesquelles la majorité des collègues ne se reconnait pas.
Aujourd’hui,
le SN n’est plus à l’image du bureau national (pluraliste, lui). 4 collègues,
dont certains n'ont pas été régulièrement élus par le Bureau National, se
disent seuls « maîtres à bord ». Trois d'entre eux se réclamant de la
tendance U A.
Après
l’auto-proclamation comme Secrétaires nationaux pour deux d’entre eux, cette
main mise U§A sur la liste « Unité
Pluralisme » présage-t-elle une « mise au pas » de notre
syndicat ? Une perte de son originalité et de son indépendance politique ? Nous
le craignons. Mais qu’on ne se méprenne pas : nous ne sommes pas contre
les tendances (nous revendiquons pour chacun le droit de tendance, notamment
parce qu’elles nourrissent le débat démocratique dans la FSU et dans ses
syndicats) mais qu’on ne nous reproche pas de ne pas nous reconnaître dans tel
ou tel courant de pensée existant.
Ces
personnes, "aux manettes" depuis septembre et dont les noms figurent
partout et sur tout, nous reprochent d'avoir abandonné et d’être seuls
aujourd’hui à « gérer » le syndicat …Ce qui est une
contre-vérité !
Tous
les collègues de notre liste qui n'assistent
plus au secrétariat national autoproclamé, tous continuent à travailler
dans les secteurs qui leur ont été attribués, qu'il s'agisse du secteur corpo,
du secteur juridique, de l'organisation pour les tâches d'exécution, du secteur
éducation, du fichier, et d'autres tâches encore jugées subalternes par nos contradicteurs. De plus, notre présence au Bureau national
est régulière et notre participation effective.
Enfin,
les deux commissaires paritaires (dont le titulaire) qui figurent sur notre
liste portent le mandat du syndicat et
font leur travail lorsqu'ils sont en possession des documents préparatoires
pour les CAP (nationale et académiques). Et ils le feront encore cette
année, pour la défense des personnels.
Nous
effectuons toujours et encore des tâches indispensables à la vie quotidienne et
à l'avenir du SNUEP-FSU.
Alors
pourquoi veut-on nous écarter ? Et que nous reproche-t-on ?
Comment
peut-on voter pour une liste à deux têtes « UA/EE» dont le seul ciment est de virer ceux qui ont fondé le SNUEP,
liste qui n’a pas le même objectif pour le SNUEP, lequel pourrait se fondre,
pour les uns, dans un syndicat unique du second degré et, partant, serait prêt
à abandonner la bivalence pour aller vers
le corps unique.
Que tous les électeurs qui ne se sont pas encore
prononcés lisent nos textes (1) : ils donnent l'idée de ce que nous souhaitons pour le seul syndicat de l'enseignement
professionnel oeuvrant avec sa fédération, la FSU, la plus à même de traiter
les revendications générales (salaire, emploi, retraite, par exemple) des
fonctionnaires que nous sommes, la plus à même de traiter des problèmes de
société, parce que nous sommes PLP et
aussi citoyen.
Oui
à un SNUEP qui entend rester un syndicat indépendant, vivant, afin de
continuer à revendiquer notre spécificité au sein de la FSU dans le respect des
formations, des personnels et des élèves,
Et pour cela vous voterez pour notre liste
:

(1) site internet : http://membres.lycos.fr/pourlesadherents/
Martine TEISSIER – Bernard BERGER
Une formation
des jeunes
à la hauteur des
enjeux économiques
|
Nous savons qu’aujourd’hui, l’éducation de haut
niveau, la formation et la recherche sont des enjeux de société que méconnaît
le gouvernement, en cela « mal » conseillé par le MEDEF et sa branche
la plus dure l’UIMM.
Non seulement nous revendiquons une Ecole
publique et laïque, plus juste et plus égalitaire, mais nous estimons qu’elle
se doit d’éviter les sorties sans qualification. Notre société a de plus en
plus besoin de travailleurs qualifiés ayant les moyens de maîtriser leur outil
de travail. Accéder à une formation de citoyens cultivés, critiques, aptes à
prendre des responsabilités ne doit pas être réservé à une élite. Nous refusons
une société et une Ecole à deux vitesses.
Pour nous, le rôle de la formation initiale sous
statut scolaire est primordial et cette formation se doit d’être diversifiée,
tout en mettant à égalité les trois voies de formation. Ce n’est pas en
diminuant la formation professionnelle, ou en la rapprochant de la formation
technologique que nous élargirons le nombre de bacheliers, surtout si le nombre
de bacs est encore plus restreint. Mettre tous les individus dans un même
moule, dans un même parcours de formation, est impossible.
Mettre à égalité de dignité n’a jamais signifié donner le même nombre d’années pour réussir.
L’égalité, c’est permettre à tout le monde d’avoir le bac, quel que soit le bac
et quel que soit le temps pour y parvenir. Cet « égalitarisme »
cache-sexe mis en avant par le gouvernement ne dissimule plus guère la volonté
de réduire les moyens de l’Education Nationale ainsi que le nombre de
fonctionnaires, tout en faisant croire à l’augmentation du nombre de bacheliers.
L’introduction de la philosophie pour les élèves de baccalauréat professionnel
serait une mesure égalitaire mais il n’en est pas question. À aucun moment le
ministère ne parle des élèves en difficulté, et il semble méconnaître la
réussite dans la voie professionnelle d’élèves rejetés de, ou rejetant la voie
générale. Il existe un aveuglement des élites gouvernementales françaises qui
mesurent la réussite scolaire et sociale à celle de la seule voie
« royale ».
La généralisation du seul bac pro en 3 ans en est
encore un bon exemple. Au mépris des rapports plus que sceptiques sur cette
expérience, le gouvernement décide unilatéralement la généralisation du bac pro
en 3 ans et la disparition des BEP à brève échéance.
Même si les BEP et CAP sont
des diplômes de niveau V, ils n’ont pas la même finalité et surtout ils ont
permis de re-motiver des élèves décrocheurs pour leur permettre de poursuivre
vers un bac pro, ce qu’ils n’auraient jamais fait à la sortie de la 3ème.
Décider de maintenir un seul diplôme de niveau V est une hérésie et une
méconnaissance du développement des adolescent-es.
Rendre les bacs pros plus généralistes, au nom de
l’égalité des voies de formation, est une « vraie fausse » bonne
idée. N’est ce pas dire que la seule possibilité de réussir est encore et
toujours la seule voie généraliste, et son bac S, top du top ? On comprend
très bien alors que le nombre de bacs doit tendre vers quelques uns. L’idée
sous jacente c’est aussi que l’égalité ne peut permettre qu’une formation scolaire
généraliste. Ce n’est pas de l’égalité mais des a priori égalitaristes d’une
pensée totalitariste qui méconnaît la diversité, les cheminements différents,
les temps d’apprentissage différents et bien sûr les individus différents.
Oui, il existe « une sélection qui ne dit pas
son nom » à l’issue du collège et il est grand temps de s’en
préoccuper. Mais la solution avancée aujourd’hui par le ministère est encore
plus inégalitaire que celles existantes : envoyer les meilleurs des moins
bons vers les filières de bac pro 3 ans, et les moins bons des moins bons vers
les CAP et BEP avec l’illusoire perspective de poursuivre vers deux années de
bac.
C’est développer une voie professionnelle à deux
vitesses, et c’est un choix qui sera mal compris par les jeunes et leurs
familles. C’est aussi un danger pour l’avenir : les passerelles ne
fonctionnent pas aujourd’hui, faire croire que demain elles fonctionneront avec
cette nouvelle organisation est une véritable supercherie.
Nous refusons ces mesures politiques et technocratiques,
qui ne prennent pas en compte la réalité des élèves. Bien sûr, nous pensons que le système actuel doit être
amélioré notamment avec des passerelles entre les trois voies. Ce qui veut dire
de vraies négociations syndicales, un vrai paritarisme.
Jean Sébastien BELORGEY, Marie-Caroline
GUERIN
Unité Pluralisme
|
ALLOCATION D’ETUDES, HEBERGEMENT, TENUES et OUTILLAGES |
Depuis plus d’une dizaine d’années nous constatons une augmentation du nombre d’élèves acceptant « des petits boulots » et ce de plus en plus tôt. Bien sûr les motifs sont variés et certains peuvent nous sembler sujet à caution. L’évolution de la société fait qu’ils veulent avoir plus d’autonomie financière. De plus, nous savons que les parents ne peuvent pas assumer toutes les demandes des jeunes.
Malgré tout, le constat est une fatigue supplémentaire et une disponibilité moins grande pour le travail scolaire. L’autre aspect est une tendance à aller vers l’apprentissage pour pouvoir être payés, même mal, et pas forcément pour la qualité de la formation.
Non seulement nous demandons à l’Etat et la Région de maintenir la gratuité de la formation, voire de la rétablir réellement, tant au niveau matériel (livres, consommables, premiers équipements …) que financier (fonds sociaux est baisse depuis plusieurs années et bourses pas forcément suffisantes) et ce de façon égalitaire sur tout le territoire. Aujourd4hui quelques régions prennent en charges les livres et les premiers équipements, tenues et outillages indispensables à la formation. Certaines sections professionnelles demandent des investissements importants financiers en consommables (produits …), voire en outillage et matériels personnels pour examens (crayons ou feutres dessin …) aux élèves, les établissements scolaires n’ayant pas toujours su où s’adresser pour en trouver le financement.
Mais nous demandons aussi que tous les élèves aient une allocation d’études1 individuelle et personnelle (détachée des parents) dès l’entrée au lycée. Il nous faut réfléchir à la forme qu’elle peut prendre : montant progressif avec l’avancée dans le cursus ? qui couvrirait quoi, le transport, la restauration, les stages … ? Ainsi les élèves pourraient choisir leur formation sans contraintes financières.
Dans le même ordre d’esprit il devient de plus en plus urgent de revoir les modalité d’accueil en internat des jeunes adultes (là ou il y en a et d’autres à créer). Nos jeunes, en particulier ceux des actuels BAC PRO en 4 ans, sont bien souvent majeurs et certains vivent déjà de manière autonome par rapport à leurs parents. Or nous les gérons comme des mineurs irresponsables, sans prendre en compte les évolutions l’année même des 40 ans des évènements de Mai 68 !
La mise en place de cités de type « étudiant » (avec un tarif adapté aux ressources) consécutives à la situation d’interne après 18 ans pourrait être une solution.
Marie-Caroline GUERIN, Thomas LANCELOT-VIANNAIS, Christian PERU
Unité Pluralisme
_______________________
1 Mandat du dernier congrès de la FSU à Marseille en 2007

De l’outil informatique au sein d’un syndicat
Finalement, je regrette le
temps de la publicité Apple pour ses produits dans les années 90 : des
outils pour les travailleurs du savoir.
Avec l’avènement de la
micro-informatique, quelqu’un travaillant avec sa tête (un intellectuel ?)
dispose effectivement du marteau des charpentiers, appliqué au travail
cérébral.
Je me souviens des années où tel défendait son Atari, tel défendait son Amiga,
avec des machines disposant d’un fort pouvoir d’attractivité, vite limité à la
seule marque, quand ce n’était pas une limitation au seul modèle.
Ah, les joies du MO-5 sur les réseaux Sil’z.(la mise en place des nano-réseaux)
Parlons un peu de Microsoft.
Au milieu de la cacophonie de ces temps bénis des balbutiements, une société crée
un système d’exploitation. Est-il le meilleur de l’époque ? Certes
pas ! Est-il innovant ? Certes pas, puisqu’il doit beaucoup au
système d’exploitation CP/M qui préexistait. Mais cette époque laborieuse et
lointaine a permis de faire émerger une notion novatrice en informatique :
les standards.
Pendant que beaucoup
peinaient sur les lignes de commande DOS, j’avais déjà pris les chemins de
traverse, travaillant sous interface graphique sur Macintosh, avec un tableur
(Excel) voire même un logiciel hypertexte, comme Hypercard, qui permettait de
transformer n’importe quel mot d’une phrase en lien vers une fiche, une image
ou une explication.
Revenons au présent, cessons d’évoquer des temps
révolus que les moins de 40 ans n’ont pu connaître, faisons jeune. Mais à la
lumière d’une expérience de plusieurs années, faisons aussi averti.
Il me semble culturellement important de prendre
connaissance de quelques informations :
·
http://www.dossiersdunet.com/article613.html
·
http://securite.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-google-bigbrother-de-demain-11094.html
·
http://actu.abondance.com/2007-22/article-29.php
Ainsi, et contrairement aux idées reçues, Google est
actuellement potentiellement plus dangereux que Microsoft, dont la position
hégémonique a déjà attiré l’œil des législateurs. Pourtant, Google a une bien
meilleure réputation que Microsoft, et beaucoup installent délibérément un
outil d’espionnage Google sur leur micro.
Et puis, il se trouve que j’étais aussi à Sablé.
J’ai peu parlé, beaucoup écouté. Et il m’a bien semblé que des louanges sur
Linux sont apparues, au point que, hors ce système d’exploitation, point de
salut.
Mais quel Linux ? Quelle distribution
prenons-nous ? Debian, Ubuntu, RedHat, Suse, … ? Arrêtons de crier
Linux de façon incantatoire. Il est invoqué, tel un « deus ex machina » sauvant le
pauvre monde. Linux n’est pas unique, il est pluriel, et si son interface
graphique en simplifie l’utilisation, il reste toujours aussi difficile de
faire reconnaître sa clé wifi usb!
Quel Linux ? Et surtout, pourquoi faire ? S’il
s’agit d’imposer à l’utilisateur final tel système d’exploitation plutôt que
tel autre, ce débat est dépassé depuis les années décrites ci-dessus.
S’il s’agit de serveur, là encore, ce débat m’ennuie profondément. Comment
peut-on prôner, avant de définir les services hébergés, le système
d’exploitation qui va le faire tourner ?
Alors, peut être que Linux n’est évoqué que comme
l’icône du libre ? Mais depuis quand un produit est mauvais quand il est
payant et excellent quand il est libre ? Ne vaudrait-il pas mieux partir
de besoins, puis trouver des solutions qui répondent à ces besoins, et enfin
retenir une solution ? A ce niveau, peu m’importe le coût de la solution,
du moment qu’elle couvre exactement mes besoins. Ou encore, si la solution est
vraiment trop chère pour moi, mes besoins sont-ils vraiment si
importants ?
Prenons un exemple : les serveurs Web sont,
dans une très grande majorité des cas, Apache et IIS (Internet Information
Serveur). Apache est sans doute le meilleur serveur Web actuellement. Si l’on
me parle d’hébergement, je suis favorable à son utilisation. Et pour le reste,
la question reste entière : pour quoi faire ?
S’il s’agit de poser le site Web du syndicat, alors
un bon hébergeur fait très bien l’affaire, et peu importe la solution qu’il a
adoptée. La sécurité du site ne dépend que de lui, et lors de la perte
de données, il est toujours possible de trouver un responsable, d’autant qu’on
conserve le site source.
S’il s’agit de poser la base de données du syndicat,
la problématique est très largement différente. La plupart des hébergeurs
limitent la taille des fichiers en téléchargement. Pire, ils limitent aussi la
taille des fichiers que peut produire les scripts sur le serveur.
La base est alors visible de tout le monde en ligne, mais est inexploitable
pour le syndicat. Un fichier de mailing pour les adhérents est de taille
supérieure à ce que laisse passer un hébergeur sérieux.
De plus, la sécurité dépend alors autant de
l’hébergeur que du développeur de l’application, qui pourrait laisser des
failles de sécurité dans son code.
Une autre solution consisterait à être notre propre
hébergeur. Les problèmes de taille de fichiers sont alors réglés, mais assurer
la sécurité d’un serveur Web est un métier qui n’est pas le nôtre.
Cerise sur le gâteau : la base de données sur
le Web nécessite un développement d’applications spécifiques pour la gérer.
Elle est déjà difficile à créer, puis à faire vivre, dans des produits
disposant de tous les outils nécessaires (relations, générateurs de requêtes,…).
Là, il faudrait tout faire à la main : écrans de saisie, formulaires
d’enregistrement, vérification des cohérences d’information, requêtes
d’interrogation de la base. Envisager ce développement pour un avenir somme
toute assez lointain est souhaitable, mais cela ne résout en rien les problèmes
actuels, appelés à perdurer, si la seule chose qu’on sache faire avec cette
base, c’est de la gloser.
Qui est développeur PHP, MySQL, et donc tout à la fois spécialiste des bases de
données, spécialiste du SQL, fin connaisseur du HTML, et tant qu’à faire,
connaisseur en feuille de style CSS ? C'est-à-dire qui saura créer des
pages web, présentées correctement, avec un langage de programmation, et des
interrogations vers une base de données en ligne ? Ce profil est tellement
commun qu’il y aura profusion de développeurs dans pas très longtemps. Et même
ainsi, comment passera t-’on les données de la base actuelle dans la base
MySQL ? (HTML : langage web,
CSS : feuille de style, PHP : langage de programmation WEB,
MySQL : base de données WEB)
Oui, notre syndicat est jeune ; oui, notre
syndicat voit déjà partir de glorieux anciens qui ont beaucoup donné. Mais je
l’ai dit, j’étais à Sablé. Quand et comment a t-on remercié Georges du travail
qu’il a fait ?
Il n’y a eu que critiques et reproches personnels ! Peut-on dire que le
travail de Georges était parfait ? Bien sûr que non, il est très largement
abondable.
Mais pour un tout jeune syndicat, quelle que soit sa
taille, il est nécessaire d’entretenir une liste des syndiqués, avec un minimum
de renseignements. Quels sont les outils disponibles à ce moment là pour créer
ce fichier ? Le texteur, le tableur, la base de données.
Qu’a fait Georges Brissiaud ? Il a retenu la
base de données. En quoi ce choix est inadapté ? Il me semble pouvoir
affirmer, sans gros risque de me tromper, que c’est à l’occasion de la création
de cette base que Georges a véritablement découvert les bases de données. Que
c’est à cette occasion qu’il a véritablement approfondi un produit de ce type.
Quelles sont les bases de données disponibles sur le
marché permettant de faire un choix, à ce moment là ? Celle d’Open Office,
Access, 4D, Omnis, SQL Serveur, mySQL !
Ayons la franchise de reconnaître que la base de données libre d’Open Office
n’est pas un modèle de convivialité et d’ergonomie. Ayons l’honnêteté de
reconnaître que le choix de mySQL pour une base locale n’est pas forcément un
choix très judicieux. Et que reste-t-il alors ?
Hormis le travail de création de cette base, le
travail d’alimentation en données, Georges a accompli une lourde et difficile
tâche de vérification de cohérence des données. La base est ensuite découpée en
autant de bases académiques que nécessaire, afin de fournir un outil de travail
aux SA.
Cet outil est-il efficace ? Il semble que non.
Il aurait alors pu y avoir un travail de groupe,
pour améliorer les protocoles et fluidifier les circuits d’information. Combien
de SA n’ont jamais fait remonter d’information par le truchement de la
base ? Je ne veux pas compter, cela m’indiffère au plus haut point. Mais
la boucle de la médiocrité est en place. Pourquoi travailler sur un outil
imparfait, quand la personne qui s’en occupe est submergée par le travail qui
devrait être fait par d’autres ? Quand trouve-t-on alors le temps
d’améliorer l’ensemble ? Il ne reste plus qu’à hurler avec les loups pour
voir ce qu’on a vu à Sablé.
Mais cela change t-il la problématique ?
Maintenant, nos données sont dans Access, et le resteront sans doute un
moment ?
Cela change t-il la problématique qu’il va falloir
améliorer cet outil si on veut le rendre profitable à tous ? Pire, que
valent nos valeurs de solidarité et de travail altruiste quand on préfère
camper sur des positions plutôt qu’aborder les problèmes ?
Je fais partie de cette commission informatique qui n’a pas travaillé.
Bien entendu, une grande partie des réflexions a
porté sur la base. Un protocole d’échange des informations entre le national et
les académies a été défini. Pour la connaissance que j’ai du problème, le national
a rempli la part du contrat qui était la sienne. A-t-on pour autant obtenu plus
de retours des académies ? Peut être, mais il en manquait toujours !
Pourtant, les propositions étaient simples et devaient s’appliquer à tous. Et
certains se sont empressés de ne pas s’y conformer. Les mêmes font maintenant
leurs propositions, avec le rappel à une
conformité nécessaire pour que l’ensemble fonctionne. J’avoue avoir
quelques difficultés à suivre ce raisonnement. J’avoue même, en
noircissant le trait, que cela peut même faire peur.
Je fais partie de cette commission informatique qui n’a pas travaillé.
Un autre
grief contre la base résidait dans la difficulté qu’éprouvaient certains à
réaliser des saisies en évitant les erreurs. Je me suis engagé à simplifier les
formulaires de saisie du fichier national. Depuis cette réunion, j’ai
entièrement refait la base de données, pour qu’elle soit plus relationnelle,
avec davantage d’aide en cours d’utilisation. Mais je ne suis pas SA ou SN, et
beaucoup des données du fichier n’étaient pas parlantes pour moi. J’ai
sollicité l’aide de Georges Brissiaud à plusieurs reprises, je l’ai toujours
obtenue. Je me suis lancé dans cette tâche difficile, à la demande de Françoise
Bonnet, alors responsable de l’organisation.
Est-ce à dire que les problèmes sont réglés ? Certes non ! D’abord,
je n’ai pas complètement terminé, ensuite, le syndicat ne pouvait rester sans
fichier pendant ce travail. Les données ont donc vécu leur vie dans l’actuelle
base nationale, pendant que les données de ma version vivaient leur vie dans
leur coin. Il faudra tôt ou tard rapprocher les deux, et cela aussi prendra du
temps.
Je fais partie de cette commission informatique qui n’a pas travaillé.
Certes, Access, produit Microsoft, est révolu. Je me
suis toutefois appuyé sur la version 2007 de ce produit pour obtenir des
formulaires plus légers, plus aérés. Je me suis appuyé sur ce produit pour
rendre les tables sous jacentes propices à une migration vers d’autres
produits. Je me suis efforcé de préparer l’avenir dans mon cahier des charges,
comme me l’avait demandé Françoise Bonnet. Mais il faudra bien conserver cette
version encore un grand moment, au moins tout le temps nécessaire à la mise en
place d’un nouveau format du fichier national. Aussi, mettons sous tente à
oxygène le mourant, dont la seule justification de sa mise en bière est qu’il
provient de chez Microsoft. Je tiens toutefois à ajouter que j’aurai sans
doute, au même moment, dans le même contexte, fait le même choix que Georges
Brissiaud !
Je fais partie de cette commission informatique qui n’a pas travaillé.
Régis Devallé, responsable national du site, m’a
demandé, et à plusieurs reprises, de
préparer quelque chose de simple, capable de descendre jusqu’au moindre
établissement, permettant de répondre à plusieurs critères, dont :
·
Une liste des adhérents (par établissement, par département, par
académie)
·
Un accès sécurisé à plusieurs niveaux (le syndiqué, le SL, le SD, le
SA, le national)
·
Une mise en ligne rapide, une mise à jour simplifiée
·
L’affichage des résultats des mutations interacadémiques.
J’ai sans doute eu de la chance, mais ce travail
semblait convenir à tous. Toutefois, il y a eu des conditions objectives de
réussite de ce projet. Tout d’abord, j’avais une communication privilégiée tant
avec Régis qu’avec Françoise et Georges, de façon à obtenir les réponses aux
questions que je me posais. Ensuite, j’ai eu toute liberté de travailler à mon
rythme, comme je l’entendais, car je connaissais les tenants et les
aboutissants du projet. Je n’avais pas à m’occuper de l’exploitation du
produit, car Régis le faisait. Et enfin, je n’avais pas à m’occuper non plus
des données, car elles étaient déjà dans Access. Ainsi, une infime partie de la
base, mais une partie tout de même, a été spécifiquement créée par Georges,
pour permettre la vie du site. Qu’il me soit permis ici de les remercier du
concours précieux qu’ils ont apporté à la réussite de ce projet, qui a tout de
même nécessité 6 mois de développement.
Incidemment, je tiens à décrire une anecdote. Pour aller d’Access à un site en
PHP, MySQL, HTML et CSS, les données transitent par Excel, pour générer un
format particulier, le CSV. Open Office ne génère pas un tel format de façon
propre, et s’avère inadapté dans ce cas. Etonnant, non ?
Je fais partie de cette commission informatique qui n’a pas travaillé.
Mais le problème des sites académiques a toutefois
été abordé. Régis Devallé a annoncé, contrairement à ce que beaucoup pensaient,
que chaque académie avait un hébergement prévu. Maintenant, que la
rationalisation des URL (Uniform
Ressource Locator ou adresse des sites) soit aussi précise que réclamée par
certains reste un mystère pour moi. Il me semble impératif que le site national
permette un accès à chacun des sites académiques existants, et c’est le cas.
Grand merci à Régis Devallé, qui n’a toujours pas démérité sur cette affaire.
Quant aux sites académiques, ils peuvent se faire connaître par un travail de
proximité, de l’affichage dans les établissements, des publications académiques.
Par contre, ils se devraient tous de comporter un lien retour vers le site
national, et ce n’est pas toujours le cas.
Il est évident que chaque académie doit pouvoir compter sur le concours du
national pour aider à créer les pages nécessaires à leur communication. Mais au
nom de quoi doit-on imposer BeeSpip, plus qu’EvaWeb, ou Typo3, ou EZ-Publish,
ou encore des pages HTML natives ? Il me semble que le meilleur, dans
l’académie, c’est la façon de procéder qui permet d’obtenir localement la meilleure
productivité. Le reste importe finalement assez peu.
S’il doit y avoir un dogmatisme du libre, l’idéal irait même vers Joomla, dont
les trophées du libre ont souligné les performances.
Je fais partie de cette commission informatique qui n’a pas travaillé.
Certaines demandes voulaient que notre syndicat ait
un fonctionnement informatique proche de celui du Snes. J’ai formulé alors,
publiquement, certains faits techniques qui me rendaient sceptique quant à la
réalisation de ce souhait. Je n’ai pas eu de contradicteur dans ce débat. Par
contre, peu de temps plus tard, la demande du mode de fonctionnement Snes était
toujours aussi forte.
Je me suis donc rendu au siège du Snes, avec Georges Brissiaud, pour y
rencontrer le Trésorier national du Snes. Nous avons eu une longue conversation
sur les attendus techniques de leur mode de fonctionnement informatique, et la
tenue du fichier national.
La réalité était encore pire que ce que je pensais en termes de coûts de
fonctionnement. J’ai fait un rapport écrit pour le BN. Je n’ai plus jamais
entendu parler du mode de fonctionnement tant demandé. Toutefois, je ne suis
pas bien certain d’avoir réussi à convaincre de l’impossibilité technique de la
chose, en l’état actuel de notre syndicat.
Beaucoup trop fantasment les possibilités de l’informatique, et confondent le
but avec l’outil. D’ailleurs, il n’est pas impossible que, dans quelques cas,
le but soit l’outil. Dans ce cas de figure, il est regrettable d’aliéner la
réalité au point que le traitement automatique de l’information ne devienne
uniquement un outil de propagande.
Parlons métier, parlons franc. Les réseaux
informatiques existent ans les établissements scolaires depuis une dizaine
d’années. Ne serait-il pas temps de s’intéresser au sort fait aux administrateurs
de réseaux ? Ne serait-il pas temps de s’intéresser aux conditions de leur
formation, de leur désignation par les chefs d’établissement ? Ne
serait-il pas temps de se poser des questions sur les extranets qui vont se
mettre en place, et qui feront que nous aurons un temps pédagogique chez
nous ? Pourquoi un nouveau texte législatif rend la main aux
administratifs sur les réseaux pédagogiques ?
J’observe,
plutôt attentivement, ce qui se passe autour de moi. Par mon activité dans
cette pseudo-commission (dixit certains), j’espère avoir apporté ma pierre à
l’édifice. Je n’ai ni le temps ni le goût de prendre du pouvoir dans le
syndicat.
Je
soutiens les outils collaboratifs, qui permettent de démultiplier la puissance
de la réflexion. Mais je connais aussi les dangers de ce type d’outils qui
permet de virer très rapidement dans des fonctionnements autocrates. Je
soutiens la communication, qui permet à chacun de s’informer et de se
déterminer dans un débat. Mais attention, internet est un média fragile, au
sens où la sécurité de l’ensemble du système ne tient bien souvent qu’à la
robustesse d’un mot de passe.
Cela
tient bien entendu de la science fiction que d’imaginer une personne diffusant
sur internet le mot de passe d’une autre. Et quand bien même cela arriverait,
cela ne saurait qu’être le fait de l’ignorance de l’importance de la faute.
L’auteur ne pourrait ensuite que se confondre en excuses, lors de la
compréhension de la bêtise de l’acte.
Par contre, si l’auteur reste inconnu, alors, oui, je le répète, internet est
un média dangereux, et je ne vois pas ce qu’il y a de collaboratif dans quelque
outil que ce soit, si les personnes ne savent pas collaborer.


LEUR SENS
DE LA COMMUNICATION ……à l ’U.. P
Dans nos
contrées, très éloignées de la capitale, nous ne sommes guère informés des
guerres pour le pouvoir qui se livrent à Lutèce.
Il parait
que des grands vizirs voudraient prendre la place des califes….
Nous ne
savons pas tout cela dans nos campagnes.
Personne
ne nous informe de quoi que ce soit.
Depuis
quelques temps, une nouveauté, appelée internet, nous a ouvert une petite
lucarne et nous permet de consulter ‘ la vie du château ’. Mais il n’y est
jamais fait allusion aux luttes fratricides qui sévissent à Lutèce.
Nous
recevons des informations en ‘ undisclosed-recipient’, ce qui ne nous
permet pas de savoir qui sont les heureux destinataires de la ‘
substantifique moelle ‘ distillée au compte goutte et qui concerne des
faits de la vie courante, des problèmes sociaux et humains qui n’ont rien à
voir, nous semble-t-il, avec les problèmes de notre ‘confrérie ‘. Il nous
semble, vu de notre petite province, que seules les informations
concernant les membres de notre
confrérie sont à prendre en compte. Les gentils membres de cette confrérie ont
même mis la main à leur bourse et nous ont versé quelques écus pour que nous
les informions et les défendions vis à vis des grands seigneurs qui nous
gouvernent et nous écrasent chaque jour un peu plus.
Il parait
que, récemment, quelques ‘jacqueries’ eurent lieu en notre bonne ville de
Massalia. Cela concernerait un ‘certificat en 3ans’. Nous n’avons guère reçu d’informations
sur ces événements à part d’une confrérie amie, la FSU.
Dans nos
terres éloignées, les différents membres locaux de la confrérie étant isolés
les uns des autres, et ne se connaissant guère, puisqu’aucune liste ni
réunions, ni rassemblements n’ont jamais lieu, ne savent, de fait, rien de ce
qui se passe. Et ne peuvent pas renseigner les autres membres.
Certains
disent qu’une missive appelée ‘e-mail’ nous aiderait. Mais qui détiens la liste
des ‘e-mail’ ? Le chef du groupe
local de la confrérie doit l’avoir. Cela semble être un secret bien gardé….
A Lutèce,
ils doivent posséder cette liste. Mais
quel est le calife qui la possède ?
Sont-ils
plusieurs à la posséder ?
Un de nos
valeureux compagnons a essayé de contacter les membres locaux de la confrérie
locale. Il a reçu un opprobre général à la réunion des califes à Lutèce.
Actuellement,
il rase les murs de Massalia et se terre, car il risque plusieurs coups de
fouets s’il est attrapé.
Notre
lieu de réunion a été déménagé vers la montagne. Qui en a décidé, personne ne
le sait. La vie est malgré tout centralisée sur la ville la plus important de
notre province. Fi de tout cela mes seigneurs….
Nous
devons élire un nouveau SA, il devra rétablir la communication d’Aix-Marseille
avec Paris et réunir, vraiment, les adhérents de notre syndicat.
François CARRE - Membre de la
liste

CONTRIBUTION
de Gilles Pellegrini (liste U&P) 05
janvier 2008
« LA FORMATION SYNDICALE : »
Déjà, lors du dernier congrès de Sablé une forte demande de formation syndicale a été exprimée par les participants.
Quel bilan ?
Réalisation du
mémento du secrétaire local. Élaboration d’un diaporama sur les risques de
l’apprentissage, du lycée des métiers et de toutes les mesures libérales qui
tendent à vouloir supprimer l’enseignement professionnel public et laïque. Ce
diaporama a été personnalisé en incluant les données régionales spécifiques à
chaque académie. Il a été présenté aux secrétaires académiques lors d’un stage
national en septembre 2007 Intervention dans les académies qui le souhaitaient,
lors de stages, pour sensibiliser les collègues sur ce sujet.
Des
stages nationaux « commissaires paritaires » et « fichier »
ont également eut lieu.
Le
principal frein a été un manque d’intervenants au niveau national pour élaborer
de nouveaux supports et pour répondre aux demandes d’animations dans les
académies.
Quelles
formations, pour qui et pourquoi ?
Il
semble important de distinguer plusieurs niveaux de formation :
Stages
nationaux :
ð en direction des secrétaires académiques pour qu’ils puissent découvrir les nouvelles offres de stages exportables dans les académies
ð thématiques : retraite, structures régionales,
disciplinaire, diplômes et formations, etc…
ð techniques : fichier, commissaires paritaires, etc …
Stages
académiques :
Les stages de formation syndicale sont ouverts à tous. Ils peuvent donc permettre l’entrée de nouveaux adhérents et la transformation d’adhérents en militants.
Divers
thèmes peuvent être abordés :
ð ASH
ð Précarité
ð formation des secrétaires locaux, les mutations, les
carrières, etc …
Quelles
perspectives ?
-
Comment rendre plus efficace et plus performante notre offre de formation
syndicale ?
-
Quels sont les supports (brochure, CD, diaporama, autre ) que souhaiteraient
les académies et sur quels thèmes ?
-
Faut-il créer une équipe spécifique pour la formation ?
-
La formation doit-elle devenir un secteur à part entière ?
-
doit-on la coupler avec la syndicalisation et faire ainsi un nouveau secteur
tourner vers l’action, à l’interface de tous les secteurs ?
Voici quelques
pistes de réflexion qui pourront être débattues dans les congrès académiques et
lors de notre prochain congrès national dans l’objectif d’un syndicat toujours
plus efficace.


On veut nous faire croire que seule la liste UP porterait haut les
couleurs du SNUEP !
On voudrait nous faire avaler entre autres couleuvres que les maux
actuels dont souffrirait le SNUEP ne proviendraient que des agissements d’un ou
de quelques individus
Il est vrai que celui ou celle qui ne fait rien, ne risque pas de faire
des erreurs, mais en trouver permet aussi de lyncher en toute tranquillité pour
réparer de soi disant outrages.
Qui, parmi les collègues appelés à voter, serait prêt à croire que seul
un tir à vue systématique sur certains responsables permet de prendre de la
hauteur dans les débats ?
Qui pourrait suivre des responsables autoproclamés qui se sont assis sur
les statuts en laissant entendre que ces derniers ne voulaient plus rien dire
puisque nombre des fondateurs du SNUEP issus du groupe « Agir
Autrement » seraient devenus minoritaires ?
Qui accepterait qu’aux seules fins d’éliminer un responsable on avance
des prétextes aussi minables que les difficultés rencontrées par ce dernier
dans la gestion de sa vie privée et de ses enfants ? Le tout servi avec
onction, par les « responsables » Droits et Libertés et du « secteur
Femmes » !
Qui continue à jouer au punching-ball en accusant un autre responsable
retiré depuis du SN de diffuser un discours contraire aux mandats élaborés en
Congrès national ?
Assurément pas les collègues qui se sont retrouvés dans les mêmes valeurs
sur la liste RPCA et qui ont unanimement rejeté ces mauvais scénarii.
Nous ne sommes ni bons, ni bêtes mais nous avons la certitude à lire les
déclarations ou à voir les agissements de certains membres de la liste UP que
nous allons nous faire « truander ».
En effet comment peut-on dans un mail racoleur descendre en flèche les
fondateurs issus de la liste Agir Autrement et être les seuls à présenter un
candidat qui récupère cette appellation ?
Comment peut-on écrire qu’il faut se rassembler sur une liste pour
surveiller ses colistiers issus d’une autre tendance fédérale qui pourraient
manipuler les « Sans Tendance » qui les accompagnent ?
Comment est il possible d’expliquer que seule la disparition du SNUEP
par intégration dans un Snes-pro serait la solution alors que les
« copains » de liste écrivent le contraire et qui ose parler
d’échec du développement du Snuep ? Propos extrêmement choquants de la
part de quelqu’un qui a été SN pendant trois ans
C’est à donner le vertige et à y perdre son latin ! Quelle
démocratie dans le Snuep nous attend lorsque qu’en BN nous sommes traités de
poujadistes pour avoir rédigé les textes que vous avez lu dans le Snuep Infos
n° 82 ! Est ce à dire que le SNUEP doit penser comme un seul homme ?
Alors que dans la FSU la liberté d’expression et l’exercice de la
démocratie sont vécus au quotidien. Au SNUEP il ne faudrait rien dire qui
pourrait contrarier les membres de la liste UP.
Surtout ne pas écrire que nous déplorons la nouvelle version du journal
ou des circulaires ! Qu’il nous paraissait, important d’évoquer les
problèmes sociétaux puisque nos élèves sont très souvent issus de l’immigration
et majoritairement de milieux défavorisés mais qu’il fallait prioritairement
s’attaquer aux problèmes auxquels sont confrontés quotidiennement les collègues
dans leurs LP ou leurs classes. Et que seul un « prof » épanoui dans
son travail peut être efficace pour venir en aide aux élèves ? Cela il
n’aurait pas fallu en parler.
Systématiquement depuis le début de ce vote, les collègues de notre
liste font l’objet d’attaques répétées sur la façon de diffuser nos idées.
Mais que penser de ce SA qui envoie à tous les adhérents de son
académie, un courrier à en-tête du SNUEP comme si c’était une information
syndicale alors qu’en réalité c’est un appel au seul service du Vote pour la
liste UP ?
Que dire de cet autre SA qui joue l’indigné et le trompé par un de ses
adhérents parce que ce dernier à osé envoyer un mail aux collègues adhérents de
son académie alors que ce même SA s’était permis de diffuser le code d’une
responsable nationale à un des ses « camarade de tendance » !
Cela n’était pas du vol c’était normal, c’était juste pour permettre à ce
camarade lui aussi SA d’avoir le fichier des adhérents non pas seulement de son
académie mais de la France entière.
Et tous ces braves gens se permettent de donner des leçons de morale sur
l’air de « faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais ».
Non, décidément ne les laissons pas nous berner car s’il n’y a ni bons
ni bêtes et encore moins de « brutes » dans le Snuep, il y a par
contre des collègues qui partagent des valeurs de démocratie, de sincérité, de
liberté de penser, ces collègues n’ont jamais rejeté qui que ce soit, ils se
sont simplement donné des priorités : la défense de l’enseignement
professionnel publique et laïque et se sont rassemblés sur la liste RCA .
Si vous pensez que l’urgence de
la situation vis-à-vis de l’enseignement professionnel mérite la plus grande
vigilance et que les procés contre les personnes sont des débats stériles dont
personne ne peut sortir grandi,
Si vous pensez que nous sommes confrontés à des enjeux graves, celui de
la disparition programmée de l’enseignement professionnel et que nous avons
besoin d’être forts pour y faire face, alors votez et faites voter pour notre
liste.
|
CONTRIBUTION
de Hervé Crouzet
(liste U&P) 29 décembre 2007 « Diversification
de l’offre de formation » « Pour une
véritable valorisation des voies professionnelle et technologique » |
Réforme
des voies Professionnelle et
Technologique : finalités et priorités
du Plan Darcos !
Depuis la présentation début septembre 2007 de son
plan de soi-disant « rénovation de la filière professionnelle »,
Xavier Darcos (Ministre de l’Education Nationale) n’a absolument pas dévié de
ses intentions initiales.
En proposant la généralisation des Bac-Pro 3ans
pour la rentrée 2009, il entérine :
·
La disparition du BEP
2ans dans la quasi-totalité des filières tertiaires,
industrielles et agricoles.
·
Le niveau V uniquement
maintenu pour les CAP débouchant sur une insertion professionnelle
immédiate.
·
L’impossibilité pour une
partie des élèves d’accéder à une qualification de niveau IV (Bac
Professionnel) et éventuellement par une poursuite de leurs études à une
qualification de niveau III (BTS ou Licence Professionnelle), la durée de
formation étant insuffisante pour réaliser les conditions nécessaires à une
réelle remédiation de leurs difficultés.
Les priorités de son plan clairement exposées dans le courrier du 5/10/07 envoyé aux Recteurs
par la DGESCO (« refondation et optimisation de l’offre de formation et du besoin en
enseignants ; mieux articuler les liens entre formations dispensées et emplois
disponibles ; resserrer l’offre de diplômes en réduisant le nombre de
divisions…………… »), ont le triple avantage de permettre :
·
Une réduction significative du nombre
d’enseignants du 2°degré pris dans son ensemble.
·
Une remise en cause de la diversification des
formations offertes par les voies professionnelle et technologique
(diminution de l’offre par réduction du nombre de filières).
·
Une réorientation en sortie de 3ème
de collège, des élèves les plus en difficulté vers des dispositifs locaux
de formation (Apprentissage, UFA, FCIL …….) pris en charge par les régions ou
le secteur privé.
C.Q.F.D. « Moins de services, moins de personnels, moins
d’Etat ! » Avec de tels indicateurs de performance, Xavier
Darcos devrait obtenir une excellente note au palmarès des ministres, car
au regard des objectifs fixés au gouvernement par le tandem « Fillon-Sarkozy »,
il est un des plus consciencieux !
Stratégie
mise en place par le ministre !
Pour parvenir, sans trop d’encombres (croyait-il !) à ses fins. Notre
ministre a utilisé une stratégie qui aujourd’hui avec la
signature d’un protocole de discussion ratifié par certaines organisations
syndicales, est claire et facile à décoder :
· Dans un premier temps, aucune concertation avec les organisations syndicales mais des
directives données aux Rectorats pour préparer le terrain et engager de manière
significative les réformes : « faire un état des lieux et prévoir
l’évolution de la carte des formations : perspectives régionales
d’emploi ; flux d’élèves et d’apprentis actuels et attendus ; mesures
de rationalisation envisagées ……. ».
· Et dans un deuxième
temps sous la pression de la mobilisation des
personnels, l’affichage d’un pseudo-recul du ministre, suivi de la proposition
d’un protocole de discussion qui promet : La valorisation et la
rénovation de l'enseignement professionnel, l'augmentation du niveau des
qualifications et l’attractivité des lycées professionnels, la lutte contre
l'échec scolaire et les sorties sans qualification, mais qui garde sa
logique de généralisation des Bac Pro 3ans :
Extraits du Protocole :
« Programme portant sur les modalités futures de la mise en œuvre
de la réforme des baccalauréats professionnels en trois ans à la rentrée 2009.
Le travail en commun, qui permettra d’organiser
l’évolution de l'enseignement professionnel et en particulier celle des
baccalauréats professionnels se concentrera entre autres sur :
·
la place et le
statut des diplômes de niveau V afin de renforcer leur capacité d'insertion
dans l'emploi et la reconnaissance réelle par les branches
professionnelles ;
·
la détermination
de passerelles entre les formations de niveau V et les formations de niveau
IV ;
·
l'organisation
de la scolarité et les modalités pédagogiques des baccalauréats professionnels
en 3 ans selon les publics ;
·
l'évolution de
l'enseignement professionnel pour qu'il accueille des publics diversifiés dans
le but d'augmenter les niveaux de qualification ;
·
les perspectives
pour favoriser la réussite des bacheliers professionnels dans l’enseignement
supérieur ;
·
la mise en place
de parcours diversifiés dans le cadre de l'article 34 de la loi d'orientation. »
On voit bien à cette
étape, la subtilité de la manœuvre. Après avoir laisser penser
que la voie professionnelle serait la principale variable d’ajustement
budgétaire permettant d’atteindre les 12 000
suppressions de postes dans
l’éducation nationale prévues au budget 2008, le ministre se charge
maintenant de faire payer leur part aux autres voies du 2° degré.
Dans cette phase, le déshabillage de la voie technologique
avec concomitamment la promesse de permettre aux Professeurs de LP d’enseigner
en BTS, nous donne un peu de grain à moudre mais vise surtout à faire passer la pilule de la disparition des BEP !
Au SNUEP-FSU, nous ne
sommes pas tombés pas dans le panneau grossier du « protocole de
discussion », ce sont de véritables
négociations que le ministre doit engager sans préalable et sans exclusive avec tous les partenaires !
Quelles
ambitions pour une véritable revalorisation !
La mission de service
public des Enseignements Professionnel et Technologique, réside dans la capacité de ces deux voies à
accueillir un maximum d’élèves afin de leur assurer un niveau de
qualification le plus élevé possible. En réduisant le nombre de filières
et en supprimant le cycle « BEP 2ans », le ministre se place
en totale contradiction avec ces objectifs de réussite scolaire du plus grand
nombre !
Sa réforme telle qu’il prévoit de l’appliquer va sacrifier une
partie des élèves des lycées professionnels (souvent les plus défavorisés
socialement !) et abandonner ainsi un pan de l’ambition émancipatrice
de l’Ecole républicaine. En se déchargeant de sa mission sur les
régions ou sur les organismes privés de formation, l’Etat va exclure des
élèves (sortant de troisième) en difficulté scolaire, d’une orientation
positive qui les plaçait souvent en situation de réussite et permettait
qu’ils accèdent au Baccalauréat Professionnel.
Au regard du Cadre Européen de Certification (C.E.C)
adopté par le parlement européen le 24 octobre 2007 et qui a intégré dans sa
version finale les certifications de l’enseignement professionnel, le diplôme
du BEP peut sembler inutile à certains et sa disparition assez logique. « Le C.E.C étant un outil qui répond aux
besoins de comparer entre elles, les qualifications et certifications délivrées
dans chaque état membre de l’U.E. pour pouvoir les faire reconnaître et les
utiliser dans un autre Etat membre. D’ici 2012, tous les niveaux de certificats
de qualification, diplômes et documents « Europass » feront
clairement mention du niveau correspondant du C.E.C. » On voit bien dans un tel contexte, la difficulté
que pose par son système de formation
professionnelle, l’exception
française. Néanmoins, il faut préciser que le C.E.C. respecte la compétence des états : « Les qualifications et diplôme sont délivrés
par chaque Etat membre selon des systèmes et des procédures propres. Le C.E.C
ne sera qu’un outil de comparaison, de traduction, de conversion des
qualifications d’un état membre à l’autre. Ce cadre respectera la diversité des
systèmes de certification et la richesse des qualifications existantes dans
l’Union. » donc concernant le maintien du
BEP comme diplôme qualifiant rien n’est inéluctable, c’est juste une question de choix et de volonté
politique !
Notre gouvernement
actuel dans sa logique libérale a déjà
fait le sien. Pour imposer d’autres priorités, une mobilisation massive et unitaire de tous les syndicats de la
FSU concernés et au-delà des autres organisations du 2° degré est indispensable.
Nous devrons y faire
valoir nos ambitions pour un système
éducatif émancipateur et soucieux de la
réussite du plus grand nombre, cela passe par :
·
Une grande diversification des parcours et de
l’offre de formation dans les voies professionnelle et technologique qui doivent être
pensées en complémentarité.
·
L'augmentation
réelle du niveau de qualification pour
un maximum d’élèves.
·
Des passerelles à tous les niveaux de qualification, entre les
différentes voies du système éducatif.
·
Des moyens budgétaires qui privilégient l’intérêt des élèves et leur
formation.
·
La prise en
compte de la réalité des jeunes et de leur environnement pour permettre que leurs insertions sociale et
professionnelle soient confortées.
Contact
: Hervé CROUZET – Unité et Pluralisme - Tel : 04 75 34 78 54 Portable : 06 - 83 - 92 - 64 –
78

Aux Camarades
et Militants académiques du SNUEP
Ou comment confondre Agitation et Activisme
avec Responsabilité et Action Syndicale
Certains militants ont l’art de se mettre en avant et de donner
l’illusion qu’ils ont une activité débordante et en tous cas, en toute modestie
– on n’est jamais si bien servi que par soi-même - ils se chargent
eux-mêmes de le faire savoir !
C’est ainsi que depuis longtemps déjà et particulièrement depuis deux
mois nous sommes inondés régulièrement de mails personnels ou officiels d’un
Secrétaire académique.
J’ai cru un instant le 23 Décembre que ce collègue allait déclencher à
lui tout seul une grève et une manifestation nationale … dans son académie … ou
dans son village pour le 26 ou 27 Décembre !
A vrai dire les trois quarts de ces mails (j’en ai compté 37 entre le
1er Novembre et le 2 Janvier, et je ne les ai sans doute pas tous
eus ni conservés) ne sont que des
infos académiques, certes intéressantes pour les responsables des autres
académies, pour les responsables nationaux, pour faire le point, par exemple.
Oui à la diffusion des journaux académiques, oui à la diffusion des
positions de telle ou telle instance rectorale ou régionale pour aider à
construire ailleurs, en apportant des éléments qui fournissent des
« points d’appui » mais non à l’anathème, non aux propos à la limite
de la diffamation.
Qui plus est – de l’humour sans doute – ce camarade prend la
peine d’expliquer que certaines de ces infos vitales sont disponibles pour les
adhérents ou membres du BA de son académie sur son blog académique mais avec un
code d’accès … qu’il s’empresse de donner à la France entière, sans doute parce
qu’un secret n’est bien gardé que s’il l’est par un très grand nombre de
personnes !
Que dire des conseils ou demandes pressantes qu’il délivre le 23 à notre
camarade responsable du site national ? Alors qu’une de ses colistière,
représentante de UA s’est fâchée tout rouge parce que, selon elle, seuls les
secrétaires nationaux (dont elle prétend faire partie) doivent pouvoir donner d’ordres au
responsable du site !
Que dire du fait qu’il adresse parfois ses messages « en copie
cachée » et d’autres fois nous avons droit aux mails de tous les membres
du Bureau académique!
Et bien sur lorsque les mails en question ont un intérêt
« national » ou global (un quart d’entre eux en étant généreux) c’est
le plus souvent avec un souci « collaboratif » et
« constructif » puisqu’il le dit lui-même. Mais c’est presque
toujours pour désigner du doigt les responsables de « l’inactivité »
du syndicat qui sont, comme par hasard, des membres de la liste concurrente de
la sienne (notamment le responsable du secteur éducation) ou les
« vilains » membres du SN qui s’en sont retirés en
Septembre dernier !
Ce Camarade ferait mieux d’expliquer à ses collègues par quel artifice, le 13 Septembre, deux
camarades se sont proclamés élus membres du SN au mépris des statuts du
syndicat qu’il a contribués à élaborer puisqu’il était à l’époque secrétaire
national ! Et c’est cette manipulation qui nous vaut aujourd’hui, sans que
jamais aucun vote légitime des adhérents ou d’une instance ne l’ait validé, 3
SN ou prétendus tels de la tendance U et A et un 4ème SN se
réclamant « ST »
Mais le savent-ils tous, les membres dudit Bureau académique, que leur
SA actuel a été aux responsabilités nationales ? Certes, il n’a pas laissé de
bilan remarquable puisque sa seule activité consistait comme maintenant
d’envoyer des mails, sans concertation avec les autres secrétaires nationaux et
sans aucun discernement, dans toutes les directions.
Et notre Camarade SA a-t-il expliqué à son bureau académique qu’en 2003,
après ses déboires nationaux, il prétendait « reprendre » le poste de
SA (comme si c’était sa propriété ) !
Au lieu de laisser croire mensongèrement, comme d’autres, que les « lyonnais »
sont responsables de l’essentiel et isolés et donc coupables de beaucoup de
choses ce Camarade serait bien inspiré de mettre son énergie au service du
collectif et pas pour se faire « mousser ».
Facile de tenter
d’apparaître comme le bon qui veut tout arranger notamment en faisant voter un
texte le 6 Décembre par un BA ( qui n’était pas le BA tout entier mais
seulement une partie ) qui ne possède qu’une partie des informations ! Mais pas très glorieux !
Le SNUEP a besoin de tous
ses militants et de toutes ses forces vives !
Et il ne suffit pas de
s’agiter dans tous les sens, de le faire savoir par large
diffusion de mails pour être crédible et constructif et être jugé digne
d’assumer des responsabilités.
La gesticulation et le
grenouillage peuvent certes faire illusion un temps mais ne
sont pas synonymes de responsabilité et de maîtrise de l’action syndicale.
Guy BERLIOUX, membre de la
liste

|
« LAICITE, DROITS et
LIBERTES », un secteur à part entière |
Le congrès de Sablé en juin 2006 a voté à la majorité qualifiée la création d’un secteur « Laïcité, Droits et Libertés » chargé « de travailler sur les thèmes de réflexion, les lois, le dossiers concernant les discriminations (racistes, sexistes, homophobes) et les attaques subies portant atteinte aux libertés ». Il a de plus voté une motion qui dénonçait les atteintes inadmissibles en France notamment avec « les expulsions d’étrangers et plus particulièrement de scolaires » et les poursuites judiciaires contre les jeunes lycéens ou les atteintes à l’exercice du droit syndical. Une autre motion avait aussi été adoptée largement par le congrès, celle de l’adhésion du SNUEP à RESF (56 Pour, 21 Abstention et 3 Contre).
La liste Unité et Pluralisme se reconnaît toujours dans ce qui a été voté au congrès de Sablé et souhaite que soit réellement mis en place ce secteur, tout comme il l’est à la Fsu (en fait 3 secteurs à la Fsu : « Droits et Libertés », « Femmes », « International »), même s’il ne s’investi pas sur tous les dossiers.
Il n’est pas question pour nous de revenir dessus et de nous laisser entraîner dans des dérives passéistes, voire droitières et poujadistes, d’un syndicalisme exclusivement composé du « pédago-corpo » coupé de la société et de ses problèmes.
Il n’est pas non souhaitable pour un syndicat de reporter sur sa fédération une partie des préoccupations du syndicalisme, même si nous faisons confiance à la Fsu.
Pourquoi nous pensons qu’il
faut persister dans cette voie ?
Si la famille transmet des modèles, l’Ecole elle doit transcender les particularismes, ce qui peut parfois produire des décalages avec la famille. D’autres structures ont aussi une part de l’éducation des jeunes comme les associations sportives, culturelles ou d’éducation permanente, mais l’Etat par le biais des restrictions drastiques dans les politiques publiques et le report vers les Régions, a encore accru les inégalités sociales et territoriales.
Aujourd’hui nos élèves, qui sont parmi les plus fragiles, doivent être mis en condition d’apprendre pour que nous puissions faire passer notre enseignement. Et c’est vrai que pour eux, l’Ecole assume une part de plus en plus importante de l’éducation leur permettant une insertion réussie dans la société. Cela implique aussi une formation des enseignants à la prise en compte de la difficulté scolaire sous toutes ses formes, ainsi qu’un réel travail en équipe de tous les personnels concernés dans l’établissement.
Nous sommes donc concernés par la société dans laquelle vivent nos élèves et leur famille. Nous ne pouvons pas laisser la Fsu analyser les conditions particulières des élèves de l’enseignement professionnel (et pourquoi le ferait-elle si nous ne nous en préoccupons pas ?) alors que nous revendiquons fortement une spécificité de l’enseignement professionnel.
Un certain nombre de dimensions des discriminations vis-à-vis des femmes peuvent être traitées certes dans d’autres secteurs (« pédago », « corpo » …) à condition d’en avoir fait l’analyse auparavant, ce qui bien souvent n’est pas le cas.
Il a ainsi fallu la réforme des retraites pour que l’opinion constate, que les femmes percevaient une retraite d’un tiers en moyenne inférieure à celle des hommes et qu’elles étaient les principales victimes de la réforme ! Renvoyer à des analyses non genrées ne permet pas d’avoir une bonne perception de la réalité. Aucun secteur corpo ne le traitait à ce moment là.
De la même façon aucun secteur corpo n’analysera le déroulement de carrière entre les femmes et les hommes, s’il n’est pas bousculé par un secteur « femmes » montrant que ce déroulement de carrière est différent et dû à des particularismes identifiables (temps partiels, arrêt de carrière pour les enfants …).
Certainement que le secteur « pédago » devrait se pencher sur le matériel pédagogique, et tout particulièrement les livres et manuels, pour dire que des schémas sexistes, homophobes ou racistes sont à l’œuvre et doivent être dénoncés, combattus et modifiés. Ce n’est pas naturel d’identifier les schémas discriminatoires, et il n’y a rien de déshonorant à ce qu’un secteur y réfléchisse plus particulièrement, puis fasse profiter les autres secteurs de ses réflexions.
Là encore rien ne dit que les analyses dans l’enseignement professionnel soient en tous points identiques à celle de l’enseignement général. Par exemple, les parcours professionnels ne sont pas les mêmes avec entre autres la validation de carrières antérieures.
Nous nous retrouvons tout à fait dans la démarche de la FSU « cherchant à contribuer à une alternative économique et sociale », avec un « projet syndical revendicatif dans une perspective de transformation de la société fondée sur le refus des discriminations et l’émancipation de toute forme d’exploitation, de domination, pour un monde de paix ». Faire reculer les inégalités, apprendre à vivre ensemble sont des valeurs fortes qui fondent une République laïque et sociale.
Là aussi il faut nous forger des instruments d’analyse et d’actions propres au SNUEP. Nos collègues ont souvent été les premiers sur la ligne du front de RESF, en ce qui concerne les élèves sans papiers. Ils ne comprendraient pas qu’on les renvoie systématiquement à la FSU. Nous savons que nos élèves sont plus souvent qu’ailleurs victimes de discriminations ne serait-ce que pour trouver des stages.
Nous le savons le cadre de la laïcité permet « le vivre ensemble », nous devons donc réaffirmer ses principes et faire qu’ils s’appliquent dans tout le territoire, y compris hors métropole. « Vivre ensemble, ce sont des droits à défendre pour la liberté et l’égalité de tous les citoyens, de toute la population. La diversité est source de richesse économique et culturelle. L’Histoire le montre, toute société qui se replie est condamnée ! »[1].
L’existence d’un secteur LDL
n’est donc plus à démontrer
Nous devons le faire vivre et être autonome de la FSU, tout en participant aux secteurs de cette dernière dans toute la mesure de nos moyens. Cela veut dire rechercher des collègues qui puissent s’investir à la FSU et au SNUEP, collègues sortant du cercle des autres secteurs si nécessaire. C’est ce que nous essayons modestement de faire depuis septembre 2007 avec au moins 3 personnes (plusieurs autres sur l’ensemble des dossiers), ce que nous n’avions pas pu faire en 2006-2007 (1 seule personne).
Non le secteur n’a pas pu fonctionner correctement durant l’année 2006-2007, soit parce que les personnes se sont investies ailleurs, soit parce que des responsables nationaux freinaient. Ainsi nous avions toutes les peines du monde pour faire passer des articles dans la presse du SNUEP, à l’instar des autres secteurs. Cela avait été voté à Sablé mais accepté du bout des lèvres par certains de nos nationaux, qui s’empressaient alors d’appliquer l’inertie la plus grande.
Le secteur existe, il doit
être pleinement reconnu et avoir les mêmes droits, les mêmes moyens que les
autres secteurs.
Marie-Caroline GUERIN
UNITE PLURALISME
Le
BAC PRO 3 ans c’est « Donner moins à ceux qui n’ont rien ! »
|
Le
projet de passage des BAC PRO en trois ans peut être abordé par un autre angle
que certains pourraient appeler « sociétal ».
Les
jeunes de nos LP et SEP, SEGPA ou EREA, sont bien souvent les mêmes que ceux
qui habitent nos cités difficiles, nos banlieues explosives, ceux qui composent
la France d’en bas.
Par
l’enseignement professionnel, malgré toutes nos imperfections et nos limites
nous arrivions à offrir à bien de ces jeunes une ouverture, un passage afin
d’échapper à cette logique de marginalisation, cette mort sociale lente. Le
discours du Ministère était de « donner plus à ceux qui en ont le
moins » et voilà qu’on leur « ampute » leur formation de 25% ! Comment vont ils réussir en trois ans ce qu’ils avaient bien
souvent du mal à obtenir en quatre ans ? Cette remédiation des deux années
de BEP qui leur permettait d’en finir avec un échec scolaire annoncé était
l’étape nécessaire pour repartir vers un BAC. Ce sont EUX qui vont être les premières
victimes du passage au BAC PRO 3 ans ! Rejeté par le système il ne leur
restera plus que les CAP d’insertion (?) sans aucune poursuite d’étude
possible.
Ce
sera vécu comme une frustration de plus en direction d’une population laissée
pour compte.
Ne
nous étonnons pas si la haine de ce qui représente l’Etat, qui a trop souvent
agité nos banlieues, ne se tourne aussi contre nos lycées et leurs
personnels !
Dans
les AG du 20 novembre 2007 nulle part je n’ai entendu la liaison entre le
mouvement social de la fonction publique et ce qui se passait dans les cités et
la banlieue (même si c’était avant « l’accident » de la mini-moto).
La régression sociale qui frappe le service public en particulier celui
d’éducation, touche en premier CEUX qui ont le plus besoin du service public.
Chaque fois que l’intégration des jeunes de nos cités recule (formation,
logement, emploi) c’est un peu plus de fracture entre les quartiers, les
populations, et la montée des intolérances.
Le
mouvement syndical est-il muet face à cette situation qui, jour après
jour, s’enkyste dans le tissu social ? Il est à noter qu’après ces
incidents le monde syndical est resté muet sur ces policiers, fonctionnaires
comme nous, tirés comme des lapins (à part les syndicats de la police).
Le
règlement du problème des cités et de la banlieue passera aussi par
l’amélioration de l’enseignement professionnel et ce n’est certes pas en
généralisant le BAC PRO en 3 ans que
nous avancerons dans le bon sens.
Christian Péru
Aix-Marseille
Constitution
de 1958 : Article 1er : « La
France est une République indivisible, laïque, démocratique et
sociale. » Loi de 1905 de
séparation des églises et de l’état : TITRE PREMIER « Art. 2.- La République ne reconnaît, ne
salarie ni ne subventionne aucun culte. »

Censé être le gardien de la constitution,
garant (en théorie) de la loi de 1905 et des autres, le Président de la
République dans sa volonté de rupture tous azimuts ne craint pas de remettre en
cause le principe fondamental, s’il en est, de Laïcité de l’Etat !
Car pourquoi
profiter d’une cérémonie somme toute « coutumière » au Vatican pour
avancer l’idée de « Laïcité positive » comme d’autres évoquent
parfois une « nouvelle » laïcité ou une laïcité
« moderne » ?
La notre, celle de
la République serait-elle dépassée ? ou négative ?
Car pourquoi
refaire de la France en quelque phrase la « fille ainée de l’église »
en redonnant au catholisisme son rang de « religion d’état » ?
Qu’on en juge :
·
«Comme Benoit XVI, je considère qu’une nation
qui ignore l’héritage éthique, religieux, spirituel de son histoire commet un
crime … ». Rappelons nous l’exigence de certains (dont Sarkozy
lui-même) qui voulaient faire inscrire les « racines chrétiennes de
l’Europe » dans le projet (finalement rejeté par référendum) de constitution
européenne !
·
« Je partage l’avis du pape quand il
considère … que l’espérance est une des questions les plus importantes de notre
temps. » Il est vrai que le citoyen lambda qui n’arrive pas à joindre
les deux bouts et attend toujours un miracle sur son pouvoir d’achat pourra
aisément payer son loyer ou son alimentation avec un bon stock
d’espérance !
·
Je sais aussi que …
la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous
permettent de surmonter ces épreuves. » La pratique d’une religion et la
prière quotidienne vont-elles devenir obligatoire ?
·
« Dans la transmission des valeurs et dans
l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne
pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé … parce qu’il lui manquera toujours
la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par
l’espérance. » Les enseignants de la « laïque »,
instituteurs et professeurs ont du être contents d’apprendre que le président
de leur République les replace en concurrence avec le curé mais avec un peu
moins de considération quand même !
"La laïcité n'est pas un
particularisme accidentel de l'histoire de France, elle constitue une
conquête à préserver et à promouvoir, de portée universelle."
Henri Pena-Ruiz - "Laïcité et égalité,
leviers de l'émancipation",
Et ce Président qui met ses baskets dans
les « mules » du Pape va-t-il enfourcher aussi les
« valeurs » de Benoit XVI qui vient encore d’en remettre une couche
contre l’avortement. L’extrême droite intégriste peut aller se rhabiller ;
il prend très bien la relève.
La laïcité « à la française »,
héritée d’un passé complexe et tumultueux a permis depuis longtemps de pacifier
la vie sociale et les relations avec les cultes, les croyances et les
« incroyances ». La conception de Sarkozy est un vrai retour en
arrière quand il insiste sur « ce lien particulier qui a si longtemps
uni notre nation à l’église ». Mais on se souvient aussi de l’accueil
réservé (au ministère des Finances) à un acteur vedette éminent représentant de
la scientologie . Le Président poursuit dans l’optique qui l’a fait encourager
la mise en place du CFCM en accordant une reconnaiisance odfficielle à des
organisations intégristes.
Aucune société ou culture n’est fondée sur
une doctrine unique, religieuse ou pas. La ou les religions n’en sont qu’un
élément parmi d’autres. Pour aller plus loin la laïcité est une garantie pour chaque citoyen mais
aussi pour chaque religion car loin d’imposer une idéologie officielle, elle
permet la liberté individuelle de pensée pour tous.dans le respect de tous.
Loin d’imposer des certitudes elle permet à
l’individu d’aller sur le chemin qu’il préfère. La laïcité lui laisse la
liberté de croire ou de ne pas croire mais interdit à l’Etat de privilégier une
idéologie ou une croyance et c’est cela qu’il faut sauvegarder, faute de quoi
l’idée et le mot disparaitront de la
Constitution.
Si
Sarkozy est dangereux par son ultra libéralisme et ses mesures anti sociales il ne l’est pas moins sur le plan des valeurs et de sa
conception de la cohésion de la société, de la défense de la chose publique.
S’attaquera-t-il
frontalement ou insidieusement aux fondements de la République et à la
Laïcité ? Difficile à dire mais il est clair que nous devons être
vigilants et prêts à l’affonter !

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Pour une école laïque sans emprise cléricale ni patronale. |
L’objectif partagé entre le gouvernement et les
Régions de développer l’apprentissage en portant à un demi million le nombre
d’apprenti doit nous inquiéter. Selon nous, l’apprentissage menace directement
la formation professionnelle. En effet, le choix politique de privilégier
l’apprentissage au détriment de la formation initiale répond à deux objectifs.
D’une part, il vise à faire réaliser de substantielles économies budgétaires au
ministère de l’Education nationale en transférant la compétence de la formation
professionnelle aux conseils régionaux, voire aux entreprises. D’autre part, il vise à sacrifier ce qui reste
de la formation de l’esprit critique dispensée dans les lycées professionnels.
Les cours de philosophie n’existent déjà pas dans l’enseignement professionnel.
Bientôt, on pourra aussi faire l’économie de l’histoire, de la littérature, de
l’éducation civique etc. D’ailleurs, au fond, à quoi ça sert ? Et puis,
les classes populaires elles-mêmes ne réclament-elles de l’emploi pour leurs
enfants plutôt que de l’instruction ? En réalité, l’actuelle politique
favorisant l’apprentissage nous oblige à nous déterminer sur l’école et la société
que nous voulons. Quels élèves souhaitons-nous former ? Des élèves
ignorants et serviles qui emboîtent le pas ou des élèves indociles et libres
qui osent protester quand le pouvoir ne suit pas la justice ? Des élèves à
la nuque raide ou des élèves à plat ventre ? Ainsi devons-nous formuler
les termes de l’enjeu qui se dessine derrière l’encouragement gouvernemental à
la formation par apprentissage.
La formation par apprentissage actuellement conçue
comme l’antichambre du marché et de l’emploi rend totalement caduque la
finalité de l’enseignement professionnel. Si les lycées professionnels ont pour
mission de former des futurs salariés, ils ont aussi et surtout pour mission de
former des futurs citoyens, la promesse d’hommes et de femmes libres.
L’enseignement technique, qui en son temps fut généreusement institué pour
soustraire l’apprenti à l’exploitation patronale, va donc perdre sa finalité
première sous la pression des restrictions budgétaires commandée par une
logique marchande libérale et les diktats européens. Or vouloir investir les
lycées professionnels par le biais de l’apprentissage pour en faire un seul
pourvoyeur d’emplois, c’est empiéter sur les prérogatives du politique. Le
lycée professionnel particulièrement et
l’Ecole d’une façon plus générale ne sont-ils pas le lieu où l’élève
doit être protégé des préjugés et des contraintes du travail et du
profit ? C’est tout le sens de la laïcité, qui veut dire séparation.
L’Etat doit veiller à ce que les puissances de l’argent n’enfreignent pas cette
séparation, condition d’une libre instruction destinée à faire des citoyens en
fortifiant leur esprit critique.
Dans un contexte de chômage, l’emploi est devenu un
véritable enjeu surtout pour les jeunes issus des classes paupérisées qui
peuplent les Centres de formation d’apprentis (CFA). Pour autant, le lycée
professionnel doit-il céder à la pression du marché et du système capitaliste,
abdiquant ainsi sa fonction d’instruire l’esprit et l’élever à la
liberté ? Certes, la rhétorique de l’argent triomphe partout. L’élection
de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République inaugure en même temps
qu’elle illustre l’allégeance du politique envers le monde du profit. La
frugalité républicaine n’est plus de mise. Avec la fin des espérances
révolutionnaires, nous sommes entrés en plein dans l’ère de la richesse qui
s’étale et qui écrase. Mais est-ce une raison suffisante pour abandonner aux
intérêts de l’économie marchande la formation professionnelle publique ?
Devons-nous céder à l’incessant chantage au chômage pour achever la destruction
de l’enseignement professionnel public et laïc ? Evidemment, non. A notre sens, l’école
républicaine et laïque qu’elle soit générale, technique ou professionnelle doit
être impérativement soustraite de la tutelle de l’Eglise et du Capital. Ou pour
résumer : « Ni curés, ni patrons ».
Thomas LANCELOT-VIANNAIS
Unité Pluralisme
Le 9 janvier 2008
LE PARITARISME |
Nous venons de vivre une période récente pendant
laquelle le gouvernement a fait fi du paritarisme et fait passer en force ses
réformes. Un gouvernement de politiques et de technocrates sait-il tout ?
Se pensent-ils éclairés en ne consultant personne en dehors de leur clan ?
Est-ce une nouvelle façon de gouverner ?
Cette façon de faire s’inscrit dans la logique de
l’idéologie néo-libérale la plus dure, qui veut détruire toute opposition, qui
ne supporte pas ceux qui ne pensent pas comme elle. C’est la mise en place de
dogmes qui veulent briser les solidarités et renvoyer vers l’individualisme,
qui veulent aussi instaurer une méritocratie « fait du chef », de
façon à vassaliser les personnels. Or cela n’est pas compatible avec un
développement des services publics, une égalité de traitement pour tous les
individus, ou un paritarisme. Ce n’est donc pas seulement un mépris des
syndicats et des salarié-es, c’est aussi toute une logique de pouvoir et
d’établissement d’une autre politique générale.
Si nous ne combattons pas, nous risquons de voir
voler en éclat beaucoup d’autres principes et valeurs comme par exemple la
laïcité (voir le discours du président de la République à Latran le 20-12-07).
Nous devons réclamer un paritarisme qui soit réel, voire réfléchir à de
nouvelles formes et soumettre un projet modifié en cas d’opposition de la
parité syndicale1. Nous devons aussi demander de réels moyens pour
que les élu-es exercent correctement leur mandat.
Jean-Sébastien BELORGEY, Marie-Caroline
GUERIN
Unité
Pluralisme
________________________
1Congrès FSU
de Marseille en 2007
[1] Textes adoptés au 5è congrès de la FSU à Marseille en 2007, extrait du thème 3, partie 2, page 52