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Paris, le
17 janvier 2008
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TOUS
EN GREVE LE 24 JANVIER ! COMMUNIQUE INTERSYNDICAL CGT FO
SNUEP SNEP SUD SNETAP |
S-FO-ERTA
![]()
Les informations
qui nous parviennent au niveau national sont concordantes, le protocole de
discussion n’a rien suspendu, la généralisation des Bac Pro 3 ans se met en
place. Dans certains cas les objectifs fixés par le ministre Xavier Darcos ont
même été largement dépassés par les recteurs les plus en pointe : c’est ce
qui ressort des documents des Comités Techniques
Paritaires Académiques (CTPA) préparatoires à la rentrée 2008.
Pour
nos organisations syndicales il n’est pas question de laisser cette politique
se mettre en place alors que depuis 2 mois et demi nous n’avons cessé, avec les
personnels, d’en dénoncer tous les dangers.
La
suppression de la formation aux BEP pour 2009 comme la généralisation des Bac
Pro 3 ans sont inscrites dans la logique
globale des suppressions massives d’emploi dans toute la Fonction Publique et
notamment dans le service public d’éducation.
80 000
emplois en moins d’ici 2012 pour l’Education c’est considérable. Les conditions
d’étude pour les élèves vont se détériorer, l’offre du service public pour leur
permettre de réussir une formation professionnelle diplômante et qualifiante se
réduire. Comme souvent ce sont ceux qui ont le plus besoin de l’Ecole qui vont
en être écartés les premiers.
Pour
les enseignants, augmentation des effectifs par classe, gestion de situations
très hétérogènes avec des élèves encore plus en difficulté, mise en place de
certification niveau V, vraisemblablement par
CCF, sont autant d’éléments qui ne feront qu’aggraver sérieusement des
conditions de travail déjà très difficiles.
Notre
lutte pour la défense de l’enseignement professionnel public s’inscrit pleinement
dans celle des fonctionnaires pour
l’emploi public et les salaires. C’est pourquoi nous appelons les personnels à
participer massivement à la grève unitaire du jeudi 24 janvier.
Lors
de sa campagne le Président de la République avait proposé le troc des emplois
publics contre des salaires supérieurs pour les fonctionnaires restants.
Aujourd’hui cette démagogie n’a plus cours mais le cynisme demeure. On supprime
bien effectivement les milliers d’emplois, mais le gouvernement refuse tout
rattrapage de notre perte de pouvoir d’achat, il refuse une augmentation
de nos salaires malgré l’inflation. Il faudrait accepter de travailler plus,
dans des conditions plus difficiles, pour finalement gagner moins !
Le 24
janvier nous serons donc dans les manifestations, à l’appel de nos
organisations, pour exiger le maintien de notre pouvoir d’achat par la
revalorisation du point d’indice, le maintien de nos missions de service public
d’Education qui passe par le refus des suppressions d’emplois, le refus de la généralisation
des Bac Pro 3 ans et la suppression des BEP.
Montreuil,
le 15 janvier 2008
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Postes aux
concours Session 2008 Une offre en peau de chagrin |
Le
ministère compte recruter 1288 PLP aux concours externes, 220 aux concours
internes et 30 au troisième concours, soient 1538 recrutements. A la session
2007, il y en avait 1728. Cela fait donc 190 postes de stagiaires PLP en
moins : c’est une baisse de plus de 10%. Le recrutement de la session
2008 ne permettra pas de faire face aux besoins réels.
Le
SNUEP condamne ce nouveau plan de réduction massive de l'emploi public et
revendique la création d'emplois statutaires pour assurer toutes les missions
de service public et les recrutements correspondants.
Les
départs à la retraite ne seront pas compensés et les rectorats utiliseront
encore davantage de personnels précaires, alors que le SNUEP-FSU reste attaché
au recrutement par concours.
On
peut aussi mettre cette baisse massive des recrutements en relation avec la
généralisation du bac pro 3 ans.
C’est encore une bonne raison de faire grève le jeudi 24 janvier
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|
PLP : |
Externes |
Internes |
3ème
concours |
|
Sections
/ options |
|
|
|
|
Arts
appliqués |
50 |
8 |
0 |
|
Bâtiment
option peinture-revêtements |
13 |
5 |
0 |
|
Biotechnologies
option santé-environnement |
80 |
30 |
0 |
|
Coiffure |
10 |
0 |
0 |
|
Communication
administrative et bureautique |
54 |
12 |
0 |
|
Comptabilité
et bureautique |
62 |
13 |
0 |
|
Conducteurs
d'engins de travaux publics |
4 |
0 |
0 |
|
Conducteurs
routiers |
19 |
0 |
0 |
|
Esthétique-cosmétique |
9 |
0 |
0 |
|
Génie
chimique |
6 |
0 |
0 |
|
Génie civil
option construction et économie |
18 |
3 |
0 |
|
Génie
civil option construction et réalisation des ouvrages |
17 |
8 |
0 |
|
Génie
civil option équipements techniques-énergie |
22 |
7 |
0 |
|
Génie
électrique option électrotechnique et énergie |
30 |
5 |
0 |
|
Génie
industriel option bois |
14 |
12 |
0 |
|
Génie
industriel option matériaux souples |
19 |
0 |
0 |
|
Génie
industriel option structures métalliques |
17 |
7 |
0 |
|
Génie
mécanique option construction |
70 |
0 |
0 |
|
Génie
mécanique option maintenance des systèmes mécaniques automatisés |
45 |
12 |
0 |
|
Génie
mécanique option maintenance des véhicules, machines agricoles, engins de
chantier |
42 |
11 |
0 |
|
Génie
mécanique option productique |
45 |
0 |
0 |
|
Hôtellerie
- restauration option organisation et production culinaire |
24 |
0 |
0 |
|
Industries
graphiques |
5 |
0 |
0 |
|
Langues
vivantes - lettres : anglais-lettres |
73 |
0 |
9 |
|
Lettres -
histoire |
210 |
25 |
0 |
|
Mathématiques
- sciences physiques |
192 |
30 |
13 |
|
Prothèse
dentaire |
5 |
0 |
0 |
|
Réparation
et revêtement en carrosserie |
11 |
8 |
0 |
|
Sciences
et techniques médico-sociales |
20 |
8 |
0 |
|
Vente |
102 |
16 |
8 |
|
TOTAL PLP : |
1288 |
220 |
30 |
|
TOTAL CPE : |
200 |
0 |
0 |
Bac Pro
3 ans le
SNUEP, le SNEP, la CGT et FO écrivent au Ministre |

Le 9 janvier 2007
A Xavier
Darcos,
Ministre de
l’Education nationale,
110 rue de
Grenelle
75007 Paris
Monsieur le
Ministre,
Nous
vous prions de nous accorder une audience à propos de votre décision de
généraliser les baccalauréats professionnels en 3 ans.
Dans
les académies, les recteurs ont commencé à annoncer un très grand nombre de
transformations dès septembre prochain. Ce sont autant de sections de BEP qui
vont fermer et, à terme, de nombreux postes dont la suppression est programmée.
C’est toute une partie de nos élèves, les plus en difficulté, qui seront
empêchés d’accéder à une qualification et un diplôme.
Les
personnels, les élèves et leurs familles sont extrêmement inquiets.
La
mobilisation se poursuit et s’amplifie.
Nous
souhaitons vous présenter notre point de vue et nos revendications sur ce
dossier décisif pour l’avenir des lycées professionnels : nous sommes
opposés à la généralisation des Bac pro 3 ans et à toute suppression de
sections de BEP.
Dans
l’attente de votre réponse, nous vous adressons, Monsieur le ministre, nos
meilleures salutations ;
|
UNSEN-CGT Denis Baudequin Secrétaire général
|
SNFOLC Marie-Edmonde Brunet Secrétaire générale |
SNUEP-FSU René Pasini Secrétaire national |
SNEP-FSU Serge Chabrol Secrétaire général |
LA LAICITE
BALAYEE EN UN DISCOURS Motion
laïcité du Conseil Délibératif Fédéral National de la FSU du 16 janvier 2008 |
Le
déplacement de N. Sarkozy le 20 décembre pour prendre possession du titre de
chanoine honoraire de la basilique de Latran l’a conduit à un discours qui ne
peut que susciter l’indignation des défenseurs de la laïcité.
La FSU juge
inacceptable l’essentiel des propos tenus par le Président de la République à
cette occasion.
« Dans la transmission des valeurs et dans
l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne
pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il
s’en approche parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de
sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. ». Cette
phrase est choquante à plus d’un titre. L’homme et la société ne pourraient se
passer du religieux pour définir ce qui est bien et ce qui est mal. Sur tous
les débats de société, juridiques, politiques, éthiques qui se posent dans le
monde aujourd’hui on imagine facilement où peut conduire ce genre de
soumission. L’exemple du droit à l’avortement et la tentation d’imposer
le créationnisme ne sont que deux exemples parmi d’autres. Quant à
« la radicalité du sacrifice » il serait l’apanage des seuls
religieux. Toutes celles et tous ceux qui à travers l’histoire de notre pays se
sont engagés, ont combattu parfois jusqu’au sacrifice conscient de leur vie,
pour l’idéal de la liberté, voient leur combat minimisé voire méprisé au regard
du sens et de la portée qu’ils ont donné à leur acte.
« La morale laïque risque toujours de
s’épuiser et de se changer en fanatisme quand elle n’est pas adossée à une
espérance qui comble l’aspiration à l’infini ». « (…) Mais un homme qui croit, c’est un homme
qui espère et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes
qui espèrent ». L’histoire et l’actualité présente sont tragiquement
pleines de tous les fanatismes qui se sont construits et continuent de se
construire à partir de la volonté d’imposer un certain type « d’aspiration
à l’infini ». Le choix et la richesse de
la laïcité sont justement de ne pas s’immiscer dans « cette aspiration à
l’infini », laissant chaque citoyen sur ce sujet, libre de sa propre
réponse. La critique de N. Sarkozy porte donc ici sur la nature même de la
laïcité. Tous ceux qui, croyants ou non croyants, ont inscrit leur combat dans
une perspective de progrès ont souvent fondé ce combat sur une espérance qui ne
relevait pas de celle à laquelle N.Sarkozy fait manifestement référence.
Du contrôle
social au contrôle des consciences, l’appel à l’intervention des religieux dans
les banlieues, les institutions, les universités marque une rupture profonde
avec les principes fondamentaux de la laïcité républicaine. Ces discours sont
significatifs d’une conception des rapports sociaux où les religions sont
appelées à la rescousse de politiques libérales qui accroissent les inégalités,
mettent à mal les solidarités et fragmentent le corps social.
On pourrait
continuer ainsi les citations plus scandaleuses les unes que les autres (le
besoin pour la France de catholiques « pleinement chrétiens », la
comparaison entre son engagement en politique et l’engagement religieux, la
reconnaissance d’une France « fille aînée de l’Eglise ») qui signifie
une soumission à l’église catholique.
En
assimilant et en ramenant l’identité nationale aux racines chrétiennes, Nicolas
Sarkozy reprend une des thématiques chère à l’extrême droite. Il opère une
falsification historique qui conduit aujourd’hui à présenter l’étranger comme
un danger et à encourager la chasse au sans papier. C’est la même logique qui a
présidé à la mise en place du Ministère de l’Immigration et de l’Identité
Nationale.
Dans ce
discours transparaît un mode de relation entre la République et la Papauté qui
s’identifie presque à celle qui existait entre le pape et le roi sous l’ancien
régime.
Les
interventions du président de la République lors de son voyage en Arabie
Saoudite ne font que confirmer la gravité des attaques contre le caractère
laïque de la République.
La FSU
rappelle son attachement à la laïcité.
Le principe
de laïcité est inscrit dans l’article premier de la Constitution. La République
est laïque refusant le mélange entre convictions religieuses et exercice des
responsabilités politiques. Elle garantit la liberté de conscience et de culte
mais n’en reconnaît ni n’en soutient aucun. Elle garantit aussi, à l’encontre
du prosélytisme religieux, la liberté absolue d’être sans religion. Dans notre
pays, la laïcité est un élément majeur du lien politique.
Pour la
FSU, ce qui rend proprement intolérable les propos de Nicolas Sarkozy, c’est
qu’ils soient tenus officiellement par un Président de la République en
exercice, donc au nom de la France. Nicolas Sarkozy a beau dire qu’il ne
modifiera pas « les grands équilibres de la loi de 1905 », le contenu
même de son discours constitue une remise en cause des éléments essentiels de
cette loi qui impose à l’Etat et à ses représentants (en particulier au premier
d’entre eux) une stricte neutralité. En ce sens la FSU considère ce discours
comme anticonstitutionnel car contraire au Préambule de la Constitution.
A l’école,
elle doit se traduire par le devoir de scolariser tous les enfants présents sur
le territoire et le soutien aux équipes éducatives qui, au quotidien,
construisent l’intégration de tous les jeunes, quelle que soit la situation de
leurs parents, leurs origines, leurs opinions philosophiques ou religieuses. La
FSU tient à rappeler avec force que les personnels de l’Ecole publique ont
comme mission de transmettre les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité,
de laïcité et de solidarité, ce qui impose en particulier de mettre fin au
dualisme scolaire.
La FSU
prendra contact avec les différents mouvements laïques afin de construire une
réaction unitaire à un discours qui remet de fait en cause la Laïcité, valeur
essentielle de notre République. Le CDFN souhaite que cette démarche puisse
parallèlement permettre la constitution d’une veille active, permanente et
unitaire visant à empêcher toute remise en cause des principes de laïcité dans
notre pays et à réagir rapidement à toute tentative de modification de la loi
de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, comme le préconise le rapport
Machelon.
MOUVEMENT INTER 2008 Groupe de travail Mouvement Spécifique |
Les
commissaires paritaires du SNUEP-FSU siègeront aux groupes de travail du
mouvement spécifique. Ils se tiendront le 4 février pour les STI, le 7 février
pour Arts appliqués et Tertiaire et le 4 mars pour les Chefs de Travaux.
Pensez
à faire remonter vos dossiers au siège national du SNUEP-FSU 12 rue Cabanis
75014 Paris. La fiche syndicale se trouve pages 23 et 25 du journal mutations
2008 en ligne sur notre site www.snuep.com
RAPPEL : le mouvement national aura lieu les
18, 19 et 20 mars. Le SNUEP-FSU sera organisé pour informer les collègues qui
lui auront fait confiance.. A la suite des groupes de travail, une permanence
téléphonique sera assurée de 19h à 23h au siège national.