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Paris, le
31 janvier 2008
Bilan de la grève
du 24 janvier
une journée d’action réussie ! |
La
participation à la grève a été forte avec plus de 40% des collègues dans
l’Enseignement Professionnel, et des cortèges fleuris partout en France. A la veille de la journée de grève, un
sondage la Gazette des communes/Ipsos sur la fonction publique révélait que 70 % des français ont une bonne image de cette dernière : ainsi
l’opinion publique soutient globalement le mouvement.
Dans
l’enseignement professionnel, les collègues se sont sentis particulièrement
concernés par les pertes de pouvoir d’achat, les suppressions de postes et la
généralisation du bac pro 3 ans.
En
réponse à cette journée d’action, le gouvernement a annoncé pour 2008
l’ouverture tardive d’une négociation salariale le 18 février. Le Ministre de
l’Education Nationale en a également profité pour faire part de sa volonté
d’entraver l’exercice du droit de grève (obligation préalable de se déclarer
gréviste 48h à l’avance et service « minimum »), ce qui est tout à
fait inacceptable.
Le
SNUEP-FSU maintient ses revendications pour :
• Une école qui permette la réussite de tous,
• Une véritable valorisation de la voie professionnelle,
le maintien des sections de BEP dans
les Lycées Professionnels et du Baccalauréat Professionnel après 2 années de
formation qualifiante en BEP,
• Le maintien des voies générale, technologique et professionnelle des
lycées et de vraies passerelles, plus nombreuses,
• Une politique éducative ambitieuse qui assure l'égalité de traitement
des élèves sur l'ensemble du territoire et garantisse des horaires et
programmes nationaux
• Une culture commune qui permette à tous les jeunes de s’insérer dans la
société, d’être des citoyens éclairés,
• Une carte scolaire qui assure une réelle mixité sociale et scolaire
• Les moyens de mettre en oeuvre des pédagogies diversifiées et d'aider
les élèves à tous les niveaux dès que les premières difficultés apparaissent,
• Des personnels enseignants, de santé, sociaux, d’administration en nombre
suffisant et bien formés, ayant les moyens d’assurer leurs missions
• Du temps de concertation pour favoriser le travail en équipe,
Le
secrétariat national
Postes aux
concours
Toujours moins ! |
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|
Concours PLP |
Concours CPE |
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Session |
Externe |
Interne |
3ème |
TOTAL
|
Externe |
Interne |
3ème |
TOTAL |
|
2005 |
2
004 / 2 100 |
301/310 |
53
/ 70 |
2358 |
415 |
55 |
0 |
470 |
|
2006 |
1
433 / 1 450 |
302
/ ? |
58
/ 58 |
1793 |
200 |
20 |
0 |
240 |
|
2007 |
1
419 / 1 436 |
235
/ 244 |
47
/ 49 |
1701 |
200 |
0 |
0 |
200 |
|
2008 |
…../
1 288 |
…/
220 |
.../
30 |
1538 |
200 |
0 |
0 |
200 |
|
|
Le premier nombre indique le nombre
de PLP réellement recrutés, le second indique le nombre de
postes ouverts aux concours |
Le
nombre de recrutés est identique au nombre de postes mis aux concours
Rappel : en 2003, le ministère recrutait 600 CPE. |
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Les recrutements
sont tous à la baisse et aucune discipline n’est
épargnée : - 35% dans le corps des PLP ; - 57 % pour les
CPE entre 2005 et 2008.
Il n’y a quasiment
plus d’espoir de titularisation pour des milliers de non-titulaires ;
les possibilités de titularisation ont chuté de - 34 % ( on passe
de 380 possibilités en 2005 – interne + 3ème concours
- à 250 en 2008) : le ministère prévoit donc
d’employer davantage de précaires !
Le
SNUEP-FSU condamne cette diminution des recrutements
qui réduira de manière significative l’offre de formation. Les suppressions
massives de postes se traduiront aussi par l’augmentation des effectifs par
classe. Ce sont donc les conditions d’un enseignement de qualité qui sont
remises en cause.
La
baisse des recrutements peut aussi être lue comme la préparation d’un vaste
plan de casse de l’emploi public dans l’Enseignement Professionnel
Public : la généralisation du bac pro 3 ans entraînera inévitablement 25%
de postes en moins. Ne pas recruter maintenant, c’est anticiper la disparition
d’un quart des postes qu’implique la généralisation.
C’est
tout à fait inacceptable.
LAÏCITÉ Sauvegardons
la laïcité de la République |
Les organisations
et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er
de la Constitution, la France est une République indivisible, démocratique,
laïque et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes
qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République.
Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions
personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la
République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel
indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de
Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la
liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de
pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en
changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun,
quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions
religieuses.
Dans notre
République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et
non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des
citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois
l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes
pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui
global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à
l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation des
évènements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité
permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la
culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une
démarche rationnelle et critique faisant toute leur place au doute, à
l’imagination et à la créativité.
C’est
pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute
tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du
contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des
difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la
laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une
société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour
tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.
NOS ENFANTS SONT
FICHES, NE NOUS EN FICHONS PAS !
Signez la pétition en ligne |
Depuis
quelques années, le nombre de fichiers informatiques considérés comme
indispensables par les autorités administratives est en constante augmentation
dans notre pays. L’Education nationale n’a pas échappé à cette évolution
dangereuse pour les libertés publiques et attentatoire à la vie privée.
Ainsi, en 2004, le
ministère de l’Education nationale a décidé de mettre en place, d’abord sous
forme expérimentale, un nouveau système relatif aux données concernant les
élèves des écoles maternelles et élémentaires (le fichier base élèves). Dans le
même temps, le fichier SCONET concernant les élèves de l’enseignement
secondaire a profondément évolué.
A
terme, tous les enfants devraient être « fichés » quel que soit leur mode de
scolarisation (publique ou privée, par correspondance ou instruction dispensée
hors de l’école), dès leur entrée à l’école et durant toute leur scolarité.
Ainsi
vont être centralisées à l’échelon académique des informations personnelles
qui, jusqu’alors, ne sortaient pas des établissements scolaires ou circulaient
de façon anonyme, du moins beaucoup d’enseignants le croyaient alors qu’il n’en
était rien.
Ce
fichage centralisé a été présenté comme un simple outil de gestion et n’a fait
l’objet d’aucun débat public. Les parents qui veulent s’y soustraire sont mis
devant le fait accompli. Ils ne pourront que consulter les informations les
concernant.
La
nature des données personnalisées que souhaite recueillir l’administration,
(difficultés scolaires, absentéisme, RASED, lieu de naissance…), va au-delà de
ce que nécessite « la gestion des établissements scolaires ».
L’adoption
de la loi dite prévention de la délinquance permettant au maire de bénéficier
du secret partagé peut conduire à terme au partage de toutes les données
sensibles de ces fichiers.
Sous
la pression d’un mouvement de protestation, les champs relatifs à la
nationalité des enfants, leur date d’entrée sur le territoire français, leur
culture et leur langue d’origine initialement prévus dans le fichier « base
élèves » ont été enlevés. Cependant en ce qui concerne les informations
relatives aux enfants dont l’un des parents est, ou a pu être, sans papier.
Nous ne pouvons être qu’inquiets devant le fait qu’ils ont pour l’essentiel été
réintroduits dans un autre fichier (le fichier Eloi) créé fin 2007.
C’EST POURQUOI :
- constatant que certains fichiers
constitués par d’autres administrations ont été détournés de leurs objectifs
initiaux de gestion pour se transformer en instrument de contrôle social,
- considérant que le partage de
données individuelles en dehors de l’école ou de l’établissement des enfants
n’apporte rien à la réussite des élèves et peut mettre en cause le respect de
la vie privée des familles et le droit à la protection des données
individuelles,
- nous demandons l’arrêt de toutes
les expérimentations en cours des fichiers actuels concernant les informations
relatives aux élèves,
- nous apportons notre soutien aux
directeurs et aux chefs d’établissement refusant d’entrer dans le dispositif,
- nous demandons une remise à plat de
l’ensemble des dispositifs existants avec les garanties que toutes possibilités
de centralisation, d’interconnexion et de partageabilité des données
nominatives soient exclues.
Signez la pétition
en ligne : http://www.nosenfantssontfiches.org/phpPetitions/index.php
Organisations
signataires :
ATMF, CEMEA, CGT,
CGT INSEE, CGT-PJJ, CONFÉDÉRATION SYNDICALE DES FAMILLES (CSF), CREIS, DROIT
SOLIDARITÉ, FERC-CGT, FSU, IRIS, LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT, LIGUE DES DROITS DE
L’HOMME, PEUPLE ET CULTURE, SNES, SNUAS-FP-FSU, SNUIPP, SNUEP-FSU, SUD
EDUCATION, SUNDEP-SOLIDAIRES, SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE, SYNDICAT NATIONAL
DES MÉDECINS DE PMI, UNION SYNDICALE SOLIDAIRES, UNSEN CGT
|
CONGRES du SNUEP-FSU Granville 2008 Vote d’orientation du SNUEP FSU |

Le vote d’orientation devra être validé par les instances
compétentes.